Royauté vous avez dit ?

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:18

Pour ce qui est des guerres de Louis XIV, les contester est peut-être aussi absurde que contester nos frontières actuelles. La guerre pour protéger la frontière du Nord et de l'Est avait déjà eu lieu avant Louis XIV et se répétera jusqu'en 1939. Il y a à Rethel dans les Ardennes un panneau indiquant les dates auxquelles des armées étrangères sont passées par là : 1411, 1543, 1650, 1814, 1870, 1914, 1940...
La guerre que Louis XIV a mené dans le nord a été une guerre de conquête au détriment des Pays-Bas espagnols, qui, je le répète, a fait un nombre de victimes très important, y compris françaises d'ailleurs.

Je suis par ailleurs d'accord avec toi qu'il y a une continuité dans ces conflits européens, mais il consiste en un double mouvement: d'abord impérialisme français (l'oeuvre de Louis XIV a été poursuivie par les sans-culottes et ensuite par Napoléon), ensuite réveil de l'Allemagne sous l'impulsion de la politique de conquête du Premier Empire qui aboutira à la "guerre civile européenne".

Puisqu'on s'intéresse ici à l'Action Française, plutôt que Maurras, je vous conseille de lire Bainville.

Tous les historiens et même Voltaire vous diront que ces guerres ont été defensives: protégé Paris.
Jusqu'au guerres révolutionnaires, aucune armée n'a franchi nos frontières, sous Louis XV et Louis XVI.
Louis XIV a fait le sale boulot et conseilla à Louis XV de ne pas faire la guerre: pourquoi, les frontières de l'Est était infranchissable, et les Habsbourg ont été abaissé.

Politique etrangère de Louis XV: Paix avec les Habsbourg pour équilibrer les puissances européenne face à la montée de l'Angleterre et de la Prusse.

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:22

Il ne semble pas que la politique militaire de Louis XIV et celle de Napoléon qui alla se battre jusque sur la Moskowa aient quoi que ce soit de commun. Mais je me soumets à l'avis d'historiens, s'il y en a ici qui s'y connaissent.
[align=justify]Tu as parfaitement raison. L'objectif des guerres de Louis XIV était très clairement défensif, il s'agit de consolider les frontières, tout particulièrement celles encore très vulnérables du nord. C'est ce que l'on appelle la politique du "pré carré". Il ne faut pas oublier qu'en août 1636, les Espagnols s'emparent et occupent Corbie, à une centaine de kilomètres de Paris, où c'est la panique. Cette épisode a sans nul doute marqué les esprits. La politique de consolidation des frontières du nord était donc un impératif.

Il est évident que la politique extérieure de Louis XIV, en fin de compte, a été nettement plus bénéfique (car réaliste) à la France que la vaine tentative d'hégémonie européenne d'un Napoléon.[/align]

- VR -

Contrairement à Napoléon, à la mort de Louis XIV la France était plus grande que quand il l'avait prise!

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:25

Il est vrai que la translation du coeur politique du pays de Paris à Versailles fut l'une des grandes erreurs du règne à mon avis, qui pesa lourd tout au long du XVIIIème siècle. Le roi apparut de plus en plus comme un être lointain, abstrait, confiné dans un monde irréel et à la merci de mauvais conseillers. La volonté du peuple de Paris, lors de la Révolution, de ramener la famille royale dans la capitale témoigne de cet écart qui s'est creusé.

Par contre il me semble excessif de repprocher à Louis XIV d'avoir domestiqué sa noblesse. Il ne faut quand même pas oublier le traumatisme que causa la Fronde dans l'esprit du jeune roi. Pour rétablir l'ordre, il était nécessaire de mieux contrôler les "grands".
[align=justify]Le problème, c'est qu'on a généralement une image faussée de l'absolutisme, que notre inconscient rapproche souvent instinctivement des régimes totalitaires plus récents. En réalité, l'Ancien Régime était "hérissé de libertés". Les corps intermédiaires (surtout les Parlements) et les autres solidarités opposaient une inertie (mortelle à terme) invincible face au pouvoir royal. Par ailleurs, l'éducation chrétienne des princes contribuait à leur donner une haute idée de leur charge et leur évitait de sombrer dans la mégalomonie.[/align]
Je m'étonne que tu ne t'aperçoives pas toi-même de la contradiction dans ce que tu as écrit. L'absolutisme ("l'état, c'est moi) avait précisément pour projet d'abolir les libertés héritées du moyen-âge, ce ce compris celles des "grands" et des parlements. Il est donc à tout le moins paradoxal d'invoquer ces libertés pour le justifier.

La preuve que l'absolutisme n'était pas la solution idoine est qu'il a abouti à la révolution et à tous ses excès, contrairement à ce qui s'est passé par exemple en Angleterre.
[align=justify]Il est vrai que les premières guerres du règne (guerre de Dévolution et guerre de Hollande) furent entreprises avec légèreté, dans le seul but de trouver cette gloire si cher au coeur du roi. Lui-même l'a reconnu sur son lit de mort.

Mais les dernières guerres du règne (guerre de la Ligue d'Augsbourg et guerre de Succession d'Espagne), les plus sanglantes, eurent surtout pour cause la jalousie des ennemis, surtout l'Angleterre.

Il ne faut pas oublier que les guerres de Louis XIV s'inscrivent dans la continuation des guerres précédentes. Car depuis Charles Quint, les Habsbourg règnent à Madrid et à Vienne. La France est encerclée. Et le grand mérite du roi, c'est d'avoir mis fin à cette situation. Car en acceptant la couronne d'Espagne pour son petit-fils (ce qui déclancha la guerre voulue par l'Angleterre), Louis XIV a permis de briser l'encerclement en installant un Bourbon à Madrid. La puissance des Habsbourg n'est plus désormais une menace (et sera même une alliée à partir de 1756), et c'est dorénavant l'Angleterre le principal danger.[/align]

- VR -
C'est surtout la France qui est une menace pour toute l'Europe pendant deux siècles si tu veux mon avis...
Petit bémole, la monarchie ne fut jamais aussi absolue ce qu'on dit, et quand elle fut sous Louis XIV, socioliogiquement la monarchie louisquatorzienne fut plus en fase avec ces successeurs, car elle était plus égalitariste et meritocratique ce qui convenait mieux aux attentes des français.
Au XVIIIème siècle, les bourgeois sont écartés au profit de la noblesse (qui le meritait certes).
Donc votre thése, "la révolution a été contre l'absolutisme" dans les faits ca ne correspond pas.

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Re: la haine inutile ....

Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:38

Je pense que la République, et surtout la république française, est fondée sur des principes individualistes et matérialistes, issus des Lumières. Je ne fais pas de l'anti-révolutionnarisme primaire mais je fais en effet de l'anti-révolutionnarisme
La République française est fondée sur le principe de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
http://www.justice.gouv.fr/textfond/ddhc.htm

La Déclaration universelle des droits de l'Homme s'inspire de la Déclaration de notre République. Elle fut proposée par Réné Cassin au nom de la France aux Nations Unis, et adoptée le 10 décembre 1948
http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

Je rappelle que l'esprit de cette déclaration, et le lettre a été largement approuvée par les autorités de notre église.

http://www.vatican.va/holy_father/paul_ ... mo_fr.html

Image
Je ne vois pas en quoi, un système politique dont l'autorité serait un privilège de naissance, serait plus proche de l'esprit de notre Seigneur Jésus-Christ qu'un système politique dont l'autorité serait choisi par reconnaissance, donc par élection ?

La République Française nous empêche elle l'exercice de notre foi, la liberté d'expression de notre foi, et d'exercer pleinement la charité au milieu de nos concitoyens en notre Seigneur Jésus-Christ ?

Cherchez les ennemis dans votre coeur, plutôt que d'attiser inutilement la haine dans notre nation. Cette haine inutile répandue n'est elle pas le signe des ennemis dans votre coeur ?

cordialement

Christian

La République encourage-t-elle à l'évangelisation des français et du monde?
On tolère (dans le sens antique du mot) les catholiques, qui se font generalement passés pour des ringards dégénérés!

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:40

Spoiler!
[align=justify]Ce fameux mot : "l'Etat, c'est moi" est apocryphe ; Louis XIV ne l'a jamais prononcé. Il a même dit tout le contraire à l'heure de son décès : "Je m'en vais, mais l'Etat demeurera toujours" (F. Bluche, p. 891).
C'est possible, mais son succès tient à ce qu'il décrit parfaitement la politique de Louis XIV.
Ceci étant dit, il est faux de prétendre que l'absolutisme ait eu un "programme" bien défini visant à abolir les libertés héritées du Moyen-Age (quelles libertés au juste ?). C'est évidemment plus complexe. La seule période de l'Ancien Régime où l'on tenta réellement de remettre en cause certaines "libertés" héritées fut le court ministère "éclairé" de Turgot, qui supprima par exemple les corporations par un édit de mars 1776 (elles furent cependant rétablies dès sa chute).
Nous ne devons pas avoir la même définition de "libertés"; Turgot avait parfaitement raison de vouloir supprimer les corporations qui cadenassaient totalement l'activité économique. Le programme de l'absolutisme est par ailleurs fort clair, c'est celui qu'a réalisé à sa suite la république: centralisation, étatisation de la vie économique, idéologie officielle, etc.
En réalité, ce fut plutôt une de ces "libertés héritées" (les parlements) qui tenta d'abolir une partie de la prérogative royale. Tout le XVIIIème siècle est marqué par la lutte qui opposa les cours, qui rêvaient d'une monarchie parlementaire à l'anglaise, au pouvoir royal. C'est pour mettre fin à la rébellion incessante de l'aristocratie parlementaire que Louis XV, par l'intermédiaire de son chancelier Maupeou, réforma totalement la justice pour amoindrir la puissance des "grandes robes". Cette réforme salutaire fut cependant abandonné par Louis XVI à son accession au trône : décision qui fut en grande partie fatale à la monarchie (on oublie souvent de rappeler que le mouvement révolutionnaire prend naissance avec la révolte du parlement de Paris).
Cette "réforme salutaire" comme tu dis est tout simplement une illustration de la tyrannie royale, et si les successeurs de Louis XIV étaient certes moins énergiques que lui, ils ont cependant tenté de maintenir ce système injuste et inefficace avec les conséquences que nous savons.

D'autre part, je te rappelle que si Louis XVI est obligé de convoquer les parlements que la monarchie avait tenté de marginaliser, c'est parce que ses prédecesseurs et lui avaient ruiné l'état et le pays et devaient passer par les parlements pour lever des impôts... Très justement, les parlements en ont profité pour remettre l'église au milieu du village et, faute de pouvoir virer le mauvais gestionnaire, limiter ses pouvoirs.

Si Louis XVI avait respecté la constitution qu'il avait juré de défendre plutôt que fuir à l'étranger pour rétablir l'absolutisme à la tête d'armées étrangères, se rendant coupable de haute trahison, peut-être auriez-vous encore aujourd'hui une sympathique monarchie constitutionnelle et auriez-vous évité la Terreur, le génocide vendéen, les carnages napoléoniens, etc.
Mais il faut éviter les discours déterministes (car simplificateurs) du genre : "l'absolutisme est responsable de la Révolution". La comparaison avec l'Angleterre (qui a aussi connu une Révolution sanglante au XVIIème siècle, il faut quand même ne pas l'oublier...) est dangereuse, tant l'évolution et les moeurs politiques des deux nations sont différentes (et pas forcément au bénéfice de l'Angleterre, contrairement à ce que l'on croit souvent).
C'est précisément parce que l'Angleterre a connu elle aussi une révolution sanglante que la comparaison est intéressante...
Tu te trompes. Au XVIIIème siècle, la France a été une puissance qui recherchait un équilibre pacifique. Louis XV était un prince pacifique. Au siècle des Lumières, les nations belliqueuses sont les puissances émergentes : l'Angleterre, la Prusse et la Russie.[/align]

- VR -
Ca, c'est ce qu'on enseigne en France. Hors de l'hexagone, tout le monde sait bien que la France reste expansionniste jusqu'au Congrès de Vienne.

Louis XVI ne voulait pas aller à l'etranger, mais à la frontière du coté français pour proteger sa famille et relier l'armée de Condée pour remettre de l'ordre à Paris.
On reproche à Louis XVI Varennes, mais pas Baden Baden pour de Gaulle.

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Re: école obligatoire !

Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:43

C'est sous Louis XIV que l'école gratuite et obligatoire fut installée (n'en déplaise à Ferry, na), c'est sous lui, que des hôpitaux furent construit aidée par le pouvoir royal, Louis XIV fut venir du Maghreb et de l'Europe de l'Est du blé afin d'eviter la famine. Le roi avait la fonction judiciaire, militaire et nouriciere.
J'aimerai, SVP avoir des références sur cette information.

peut-être vouliez-vous parler de la Déclaration Royale sur l'Obligation scolaire. Une obligation placée sous l'égide de l'Etat et le contrôle de l'Eglise catholique. (1698) ?
Rien de comparable avec la Loi de Jules Ferry. En effet, il ne s'agissait pas de l'obligation pour l'Etat d'instruire tous les enfants de la Nation, mais tout simplement cette déclaration présentait les obligations d'enseignement scolaire qui revenait à l'Etat afin d'assurer les postes nécessaires à la bonne marche de la royauté. Entre autres, il s'agissait aussi de placer sous l'autorité royale le monopole écclésial de l'enseignement.

Ce qui ne dut pas être une mince affaire, il faut bien le reconnaître.

Une boutade juive : Les catholiques instruisent tous leurs enfants depuis Jules Ferry, les protestants depuis Luther, les juifs depuis Moïse ! ;-)

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merci de votre compréhension
Cordialement

Christian

C'était surtout pour contrer les protestants.
Mais l'école de Ferry ne fut-il pas pour contrer les catholiques?

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élection !

Message non lupar Grichka » mer. 16 août 2006, 16:47

lL y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection." Napoléon Bonaparte
C'était peut-être un auto-jugement ? De qui Napoléon tenait le pouvoir ? de l'hérédité ou de l'élection ?

L'hérédité n'a pas empéché les intrigues politiciennes. Je préfère quand à moi, choisir mon souverain parmi de brillants candidats et dans le feu d'un débat démocratique que d'avoir à souffrir un monarque incompétant à l'exercice de cette autorité ? On peut toujours changer de président par une élection, mais il faudra souffrir un roi incompétent jusqu'à sa mort, ou guerroyer pour le destituer.

De toute façon, Dieu choisit les siens dans le peuple, et non parmi les fils de monarque. La preuve : le roi David, la preuve Jésus qui n'était ni fils de monarque, ni fils de prêtre.

Je suis un partisan de l'élection, et non de l'hérédité. L'hérédité est la propriété des animaux, l'élection celle d'être humain.
Dans le royaume de Dieu, Nous choisissons, dans le royaume de ce monde, nous héritons. Il faut choisir !
:lol:
cordialement
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Re: élection !

Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:58

Depuis que nous élisons le chef d'Etat (1962) nous choisissons le plus cynique, le plus machiavelique qui a abattu ses proches amis, le plus démago... et nous voyons l'état de la France.
Et je parie que notre prochain président sera Sarkozy, car il a les mêmes "qualités" que ses prédécesseurs, et il nous fera regretter Chirac.^^
Combien de fois j'ai entendu "je vote un tel faute de mieux". La démocratie vise la satisfaction de la masse, de la quantité et non de la qualité!!!
Un roi peut voir la qualité d'un homme politique, un président l'eviterait au risque de lui faire de l'ombre!

Les entreprises familiales marchent beaucoup mieux que les autres, les grandes entreprises sont souvent familiales et héréditaires et non démocratiques.

Etes vous catholique? Je suppose que oui, pourtant, vous ne choisissez pas votre pape! C'est une monarchie certes elective (héréditaire, ca ferait pas trés catholique :lol: ), mais c'est une monarchie absolue! C'est le pape qui tranche à la fin, et l'Eglise catholique est la plus vieille institution sur terre avec la famille (choissiez vous vos parents?)!!!

Il est prouvé sociologiquement, que plus les décisions sont prises en commun, plus ça foire!!!

Enfin l'election du chef de l'Etat au SUD entraîne une centralisation du pouvoir. En effet, l'Etat doit s'occuper de la diplomatie, de l 'armée, domaine où les français sont incompétents et n'y connaissent rien. Si une élection était basée sur cela jamais les français se déplaceraient pour voter, alors les candidats préferent développer les themes politique, social, sociétal (mariage homo) pour qu'on vote pour eux!

PS: Napoléon a fait un coup d'Etat^^

PS2: Dieu a choisi David comme roi, et non comme président de la république élu par le peuple juif^^

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rôle de chacun ?

Message non lupar Grichka » mer. 16 août 2006, 16:59

La République encourage-t-elle à l'évangelisation des français et du monde?
non, ce n'est pas son rôle, c'est celui des églises ! Le rôle de l'Etat est de veiller à la cohabitation en toute justice de tous les citoyens quelque soit leur conviction religieuse.
Ce n'est pas l'Etat romain qui a permis l'évangélisation de l'Empire romain, mais le dynamisme dans la foi des chrétiens qui ont permis l'évangélisation.

Si l'évangélisation s'essouffle en France, c'est notre seule faute !
Manque de ferveur ? Manque de charité ? Manque de sainteté ?

Si par contre certaines églises (je pense par exemple aux églises évangéliques) ont le vent en poupe, cela prouve que l'évangélisation est possible.
Si l'islam se propage plus vite que le christianisme, cela prouve que nos concitoyens ne sont pas étrangers à toute forme de foi.

que proposez-vous à la place de la République française, une République qui donne le pouvoir religieux à la communauté religieuse la plus prospère. Méfions-nous que cela ne soit la communauté musulmane d'ici quelques années.

cordialement
Christian
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l'idée peu concluante ....

Message non lupar Grichka » mer. 16 août 2006, 20:13

Dieu a choisi David comme roi, et non comme président de la république élu par le peuple juif
Il est bon de rappeler qu'il est écrit que l'idée monarchiste n'était pas une idée de Dieu, mais une idée du peuple israéalite qui voulait faire comme les autres nations. Malgré tout, Dieu s'inclina à cette volonté du peuple israélite.

En dehors de David, puis de Salomon, l'expérience royaliste du peuple israélite ne peut pas être jugé concluante .... mais plutôt catastrophique.... la réponse salutaire à cette expérience douloureuse fut .... Jésus-Christ qui n'était pas assis sur un trône, loin de là !

Il me semble d'ailleurs que l'expérience de notre église catholique est un peu similaire. Depuis que l'empereur Constantin, (qui n'était pas chrétien mais un adepte opportuniste du culte solaire de Mithra) donna à notre église d'être l'instrument du pouvoir, il me semble que notre église y a gagné .... en grosses catastrophes, faisant preuve bien trop souvent de très mauvaises nouvelles de violence, de persécution, d'intrigue, d'enrichissement démesurés, etc plutôt que de Bonne Nouvelle libératrice de notre Seigneur Jésus-Christ.

C'est à méditer, non ?

Personnellement, je ne crois pas que la vocation d'un saint soit politique. Notre royaume n'est pas de ce monde.
Le monde politique est là pour que les chrétiens puissent suivre le Christ .... sur la croix ! ;-)

cordialement

Christian
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Re: rôle de chacun ?

Message non lupar Olivier » jeu. 17 août 2006, 10:05

La République encourage-t-elle à l'évangelisation des français et du monde?
non, ce n'est pas son rôle, c'est celui des églises ! Le rôle de l'Etat est de veiller à la cohabitation en toute justice de tous les citoyens quelque soit leur conviction religieuse.
Ce n'est pas l'Etat romain qui a permis l'évangélisation de l'Empire romain, mais le dynamisme dans la foi des chrétiens qui ont permis l'évangélisation.

Si l'évangélisation s'essouffle en France, c'est notre seule faute !
Manque de ferveur ? Manque de charité ? Manque de sainteté ?

Si par contre certaines églises (je pense par exemple aux églises évangéliques) ont le vent en poupe, cela prouve que l'évangélisation est possible.
Si l'islam se propage plus vite que le christianisme, cela prouve que nos concitoyens ne sont pas étrangers à toute forme de foi.

que proposez-vous à la place de la République française, une République qui donne le pouvoir religieux à la communauté religieuse la plus prospère. Méfions-nous que cela ne soit la communauté musulmane d'ici quelques années.

cordialement
Christian

Vous avez raison.
Mais un régime peut etre bienveillant ou non envers l'envagélisation. Or ce n'est pas le cas de la République. Elle a tous fait pour deschristianiser la France.
Son autorité vient du peuple, pas de Dieu!! Les bases sont antichrétiennes!
Je vous le dis, elle nous "tolère" point barre.
Vous devriez lire "quand les catholiques étaient hors la loi" de Sevilla (pas encore lu

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Message non lupar Olivier » jeu. 17 août 2006, 10:09

De toute facon, la République a toujours né dans le sang et morte dans le sang!
On varie entre parlementarisme anarchique et bonapartisme autoritaire.
Et depuis que nous l'avons, nous sommes devenue une puissante déclinante.

Hormis tous aspects religieux, par simple aspect politique, on doit condamner se régime qui ne colle pas en France!

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trahison ?

Message non lupar Grichka » jeu. 17 août 2006, 17:43

Son autorité vient du peuple, pas de Dieu!! Les bases sont antichrétiennes!
D'où venait Jésus de Nazaret .... était-il du peuple, ou bien fonctionnaire religieux ou royal ?
L'autorité de Jésus était elle reconnu par ceux qui étaient considérés comme légataires de l'autorité religieuse ou royale ?
Rien n'empêche un citoyen du peuple, d'exercer, et d'exprimer au mieux l'autorité divine, à l'exemple de Jésus de Nazaret.
Il me paraît vain de penser que la plénitude de la vocation chrétienne passe par l'exercice d'une quelconque autorité institutionnelle. Tout au contraire, l'exercice du pouvoir entraine à trahir les principes de notre foi.

cordialement

Christian
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Re: trahison ?

Message non lupar Olivier » jeu. 17 août 2006, 18:42

L'autorité vient de dieu et donne la potestas aux hommes (rois aristocrates ou peuple)
La potestas doit rendre des comptes à l'autorité, c'est à dire Dieu.

Dans notre république, l'autorité est le peuple qui nomme comme potestas nos élus qui soient du président de la république au simple maire (problème de légitimité quand un président perd des elections communales).

Dans le dernier schema Dieu est ignoré!

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Bézier !

Message non lupar Grichka » jeu. 17 août 2006, 20:24

Cher Olivier,
Dans le dernier schemas Dieu est ignoré!
Je pense, mon cher Olivier, que nous avons tout deux comme voeux le plus cher de servir au mieux notre Seigneur Jésus-Christ. Mais 2000 ans d'expérience de notre foi, révèle que malheureusement en proclamant s'en remettre à l'autorité de D.ieu bien des actes ignobles ont été commises et que la bonté, la charité pouvait s'exprimer ailleurs et autrement contre l'autorité de ceux qui se disaient sous l'autorité de Dieu.
S'il suffisait qu'un chef proclame qu'il s'en remet à l'autorité de Dieu pour être sûr qu'il fera le bien, ce serait vraiment super, j'en conviens !

Notre église reconnait qu'au moins 70 000 personnes ont été condamnés, torturés, et brûlés par l'Inquisition.
Jésus-Christ a été condamné, torturé, brûlé 70 000 fois par une autorité qui se réclamait agir au nom de Jésus-Christ.
Je relisais hier soir, l'histoire de Béziers. Cette ville fut injustement saccagé pendant la croisade contre les albigeois pour le seul prétexte que chrétiens catholiques, cathares, juifs, et sarazins y vivaient paisiblement en bonne intelligence. Quand l'Abbé de Citeaux et les croisés sous l'autorité du pape, proposèrent que la ville livre les "hérétiques" afin qu'ils soient jugés et brûlés, Béziers refusa. Elle fut entièrement sacagée, sur les 20 000 habitants que comptaient la ville, juste 150 habitants échappèrent au massacre.

Tout être humain est pour moi, une expression vivante de notre Seigneur Jésus-Christ. Je me méfie de ceux qui au nom de Jésus-Christ répandent du venin de haine dans notre nation.

cordialement

Christian
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