Royauté vous avez dit ?

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
Christian
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Message non lupar Christian » mar. 24 mai 2005, 19:28

Bonsoir VexillumRegis,
C'est que l'économie corporative est une économie de répartition, et non une économie capitaliste. Comme l'écrit Emile [..] "Le but essentiel n'est pas la production, ni la richesse. Ce sont les hommes.
A-t-on vraiment les hommes comme but, lorsqu’on a une économie qui produit de la misère ? Si le corporatisme a été abandonné partout, c’est bien que son système de privilèges est incompatible avec l’innovation, donc la croissance.
La suppression des corporations par la Révolution eut des conséquences extrêment néfastes. Les ouvriers, désormais seuls, furent poings et pieds liés livrés à la cupidité sans bornes de leurs patrons.
La loi Le Chapelier nous a fait basculer d’un excès dans l’autre. Elle a eu raison de supprimer les corporations, mais ses rédacteurs n’ont pas compris la différence entre l’obligation d’adhérer à une corporation pour exercer un métier, et la liberté de s’associer en vue de n’importe quelle activité. L’interdiction de s’associer inscrite dans la loi a pu alors être interprétée par les capitalistes comme visant les syndicats.
Il faut bien comprendre que les parlementaires forment au XVIIIème siècle un parti de puissants aristocrates attachés à leurs privilèges de caste, dont ils ne souhaitent rien d'autre que la pérennisation.
L’aristocratie au 17ème s. était la seule force capable de s’opposer au pouvoir royal. C’est l’aristocratie anglaise, dès la Magna Carta de 1215, qui grignote l’absolutisme royal anglais.
En supprimant brutalement toute réglementation sur le commerce des grains, il provoqua un certain dérèglement des approvisionnements et des émeutes. Turgot était un philosophe et n'avait pas l'étoffe d'un homme d'Etat. Il était incapable de s'imposer aux parlements, seul moyen véritable à long terme de sortir de l'impasse financière
Les émeutes – et pire –, il me semble que les autres ministres ne les ont pas évitées. Et en grande partie pour n'avoir pas appliqué les prescriptions de Turgot.
La détresse des finances que tu dénonces ne vient nullement d'une mauvaise gestion de l'administration royale, mais d'un système fiscal inadapté. "Un Etat pauvre dans un pays riche" comme a justement écrit Gaxotte. Plusieurs fois l'administration royale tenta d'imposer de nouveaux impôts qui ne toucheraient pas seulement les plus pauvres, mais les riches. Mais les privilégiés (le clergé et la noblesse, avec à sa tête les parlements), crispés sur leurs intérêts, opposèrent toujours un front invincible à l'autorité royale. Ce sont eux qui ont paralysé la France et empêché toute évolution politique et sociale.
Un Etat pauvre dans un pays riche est la situation normale d’un pays d’hommes libres.

On comprend la résistance à l’impôt lorsque celui-ci sert aux dépenses somptuaires. J’en reste à ces remarques lapidaires. Je n‘ai pas le temps de poursuivre ce soir ce débat, pourtant bien intéressant.

Cordialement
Christian

Olivier
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Message non lupar Olivier » jeu. 13 oct. 2005, 23:04

L'Eglise n'a jamais condamné le régime républicain si je ne m'abuse. Il me semble même qu'elle a appelé dans "mirari vos" de Grégoire XVI "ennemis de l'Eglise" ceux qui prétendait qu'elle avait désapprouvé le nouveau régime. Ce que l'Eglise n'a en revanche jamais accepté et c'est normal, c'est la spoliation de ses biens.

L'Eglise n'est liée à aucun régime politique. Attention à ne pas tomber dans ce que j'appellerais un "anti-révolutionnarisme" primaire. Pourquoi la république serait-elle viciée, expliquez nous. Il existe des républiques chrétiennes où le catholicisme est religion de l'Etat je crois, mais j'ai peur de dire une bêtise. Malte est-il une république? A vérifier.

Wanderer

:)
En France on est mauvais républicain si on n'est pas athée et anticlérical!!
face à la monarchie tres chrétienne, on a developpé la république trés athée!!

entre les deux, il faut choisir^^

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Recherche d'auteurs

Message non lupar Eremos » sam. 15 oct. 2005, 18:12

Y aurait-il des auteurs royalistes chrétiens, contemporains ou plus anciens, dont vous recommanderiez la lecture pour approfondir le sujet historiquement et politiquement ?
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Christophe
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Re: Recherche d'auteurs

Message non lupar Christophe » ven. 21 oct. 2005, 23:32

[align=justify]Salut Eremos ! :)
Y aurait-il des auteurs royalistes chrétiens, contemporains ou plus anciens, dont vous recommanderiez la lecture pour approfondir le sujet historiquement et politiquement ?
Sans être spécialiste de la question (loin s'en faut !), je vous suggère l'anthologie "politique" du Docteur Angélique par Denis Sureau. Le livre De Regno, dont la partie authentique est traduite dans son intégralité est d'un intérêt premier pour la question qui vous occupe.

L'oeuvre de Fénélon me semble également pertinente à consulter. Fort heureusement pour vous, il se trouve que VexillumRegis a rédigé un mémoire intitulé "Le modèle royal dans l'oeuvre de Fénelon" que vous pouvez consulter sur notre site.

Si vous cherchez un auteur qui ait incarné au mieux l'esprit de l'Ancien Régime - jusque dans ses excès gallicanistes - alors je crois que Bossuet est tout indiqué.

En ce qui concerne l'étude historique, je suis personnellemnent en train de lire "L'Ancien Régime - Institutions et société" de François Bluche chez Livre de Poche. Lorsque je l'aurais achevé, j'en ferai une présentation et une synthèse. Pour compléter ma réponse, je fais suivre la bibliographie suggérée en fin d'ouvrage.


Serviteur
Christophe

ANTOINE Michel, Louis XV, Paris, Fayard, 1989
BABELON Jean-Pierre, Henry IV, Paris, Fayard, 1982
BARBEY Jean, Être Roi, Paris, Fayard, 1992
BLUCHE François, Dictionnaire du Grand Siècle, Paris, Fayard, 1990
BLUCHE François, Louis XIV, Paris, Fayard, 1986
BLUCHE François et SOLNON Jean-François, La Véritable Hierarchie sociale de l'ancienne France, Genève, Droz, 1983
BURKE Edmond, Réfexions sur la révolution de France, Paris-Londres, s.d.
CABOURDIN Guy et VIARD Georges, Lexique historique de la France d'ancien règime, Paris, A. Colin, 1978
CHARTIER Roger, Les origines culturelles de la révolution française, Paris, Le Seuil, 1990
CHAUNU Pierre, La Civilisation de l'Europe classique, Paris, Arthaud, 1966
CHEVALLIER Pierre, Henri III, Paris, Fayard, 1985
CLOULAS Ivan, Henri II, Paris, Fayard, 1985
COCHIN Augustin, Les Sociétés de pensée et la démocratie moderne, Paris, Copernic, 1978
DUPÂQUIER Jacques, Histoire de la population française, t. II De la Renaissance à 1789, Paris, P.U.F., 1988
EGRET Jean, La Pré-Révolution française, Paris, P.U.F., 1962
FURET François, Penser la révolution française, Paris, Gallimard, 1978
HAROUEL Jean-Louis et alia, Histoire des institutions de l'époque franque à la Révolution, Paris, P.U.F., 1987
JACQUART Jean, François Ier, Paris, Fayard, 1981
LE ROY LADURIE Emmanuel, L'Etat royal (1460-1610), Paris, Hachette, 1987
LE ROY LADURIE Emmanuel, L'Ancien Règime (1610-1770), Paris, Hachette, 1991
MARION Marcel, Dictionnaire des instititutions de la France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Picard, 1968
OLIVIER-MARTIN François, L'Organisation corporative de la France d'ancien règime, Paris, Sirey, 1938
RICHET Denis, La France moderne : l'esprit des institutions, Paris, Flammarion, 1973
SOLE Jacques, La Révolution en questions, Paris, Le Seuil, 1988
SOLNON Jean-François, La Cour de France, Paris, Fayard, 1987
SUEUR Philippe, Histoire du droit public français XVe-XVIIIe siècle, Paris, P.U.F., 1989
TAINE Hippolyte, Les Origines de la France contemporaine, Paris, Bouquins, 1986
TAPIE Victor-Lucien, La France de Louis XIII et de Richelieu, Paris, Flammarion, 1952
TOCQUEVILLE Alexis de, L'Ancien Régime et la Révolution, Paris, Gallimard, 1952
VERI Joseph-Alphonse abbé de, Journal, Paris, Plon, 1933
VIGUERI Jean de, Le Catholicisme des Français dans l'ancienne France, Paris, N.E.L., 1988
VIGUERI Jean de, Christianisme et Révolution, Paris, N.E.L., 1986
[/align]
« Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites. » (Matthieu 25, 40)

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Message non lupar Olivier » jeu. 24 nov. 2005, 2:24

[align=justify]Ma nullité en histoire ne m'autorise pas à contredire ta liste VR, mais franchement, Louis XIV dans les rois compétants, je trouve ça un peu exagéré. La monarchie de droit divin me semble être un concept pour le moins sujet à caution et puis je ne pense pas qu'il ait eu beaucoup d'attention pour les plus démunis, mais je peux me tromper.

Je me demande bien ce que l'Eglise a dit au moment où le roi s'est dit de droit divin.[/align]
C'est sous Louis XIV que l'école gratuite et obligatoire fut installée (n'en déplaise à Ferry, na), c'est sous lui, que des hôpitaux furent construit aidée par le pouvoir royal, Louis XIV fut venir du Maghreb et de l'Europe de l'Est du blé afin d'eviter la famine. Le roi avait la fonction judiciaire, militaire et nouriciere.


Pour Maurras, il a défiguré la monarchie capetienne. Il n'a pas compris l'essence de l'institution!

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...Confusion et excuses...

Message non lupar Eremos » jeu. 24 nov. 2005, 18:03

Je remercie Guillaume d'avoir écrit ce message qui m'a permis de voir la liste donnée de lecture donné par Christophe et que j'avais complètement manqué... :oops: Honte à moi ! J'en profite donc pour vous remercier d'avoir pris le temps de me répondre, en m'excusant du retard de mes remerciements :) .

Dans la joie du Seigneur,
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Message non lupar Olivier » jeu. 24 nov. 2005, 21:52

olivier a dit
En France on est mauvais républicain si on n'est pas athée et anticlérical!!
face à la monarchie tres chrétienne, on a developpé la république trés athée!!

entre les deux, il faut choisir^^
ça veut dire quoi? que l'on doit choisir entre
a)monarchie tres chrétienne
b)république trés athée

ou alors que avec le terme "entre" vous préconisez de trouver un compromis:

a)monarchie très athée
b)république très chrétienne



?
?

Guillaume
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La République "française" ne peut être chrétienne!

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Message non lupar Guillaume » mer. 30 nov. 2005, 22:14

Donc il faut une monarchie très athée?

Guillaume
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Grichka
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la haine inutile ....

Message non lupar Grichka » lun. 14 août 2006, 16:07

Je pense que la République, et surtout la république française, est fondée sur des principes individualistes et matérialistes, issus des Lumières. Je ne fais pas de l'anti-révolutionnarisme primaire mais je fais en effet de l'anti-révolutionnarisme
La République française est fondée sur le principe de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
http://www.justice.gouv.fr/textfond/ddhc.htm

La Déclaration universelle des droits de l'Homme s'inspire de la Déclaration de notre République. Elle fut proposée par Réné Cassin au nom de la France aux Nations Unis, et adoptée le 10 décembre 1948
http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

Je rappelle que l'esprit de cette déclaration, et le lettre a été largement approuvée par les autorités de notre église.

http://www.vatican.va/holy_father/paul_ ... mo_fr.html

Image
Je ne vois pas en quoi, un système politique dont l'autorité serait un privilège de naissance, serait plus proche de l'esprit de notre Seigneur Jésus-Christ qu'un système politique dont l'autorité serait choisi par reconnaissance, donc par élection ?

La République Française nous empêche elle l'exercice de notre foi, la liberté d'expression de notre foi, et d'exercer pleinement la charité au milieu de nos concitoyens en notre Seigneur Jésus-Christ ?

Cherchez les ennemis dans votre coeur, plutôt que d'attiser inutilement la haine dans notre nation. Cette haine inutile répandue n'est elle pas le signe des ennemis dans votre coeur ?

cordialement

Christian
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école obligatoire !

Message non lupar Grichka » lun. 14 août 2006, 16:09

C'est sous Louis XIV que l'école gratuite et obligatoire fut installée (n'en déplaise à Ferry, na), c'est sous lui, que des hôpitaux furent construit aidée par le pouvoir royal, Louis XIV fut venir du Maghreb et de l'Europe de l'Est du blé afin d'eviter la famine. Le roi avait la fonction judiciaire, militaire et nouriciere.
J'aimerai, SVP avoir des références sur cette information.

peut-être vouliez-vous parler de la Déclaration Royale sur l'Obligation scolaire. Une obligation placée sous l'égide de l'Etat et le contrôle de l'Eglise catholique. (1698) ?
Rien de comparable avec la Loi de Jules Ferry. En effet, il ne s'agissait pas de l'obligation pour l'Etat d'instruire tous les enfants de la Nation, mais tout simplement cette déclaration présentait les obligations d'enseignement scolaire qui revenait à l'Etat afin d'assurer les postes nécessaires à la bonne marche de la royauté. Entre autres, il s'agissait aussi de placer sous l'autorité royale le monopole écclésial de l'enseignement.

Ce qui ne dut pas être une mince affaire, il faut bien le reconnaître.

Une boutade juive : Les catholiques instruisent tous leurs enfants depuis Jules Ferry, les protestants depuis Luther, les juifs depuis Moïse ! ;-)

Image

merci de votre compréhension
Cordialement

Christian
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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 15:55

Je crois que nous sommes globalement d'accord. Ce qui me gêne dans la royauté, c'est que si le roi a un fils idiot, on hérite d'un monarque idiot et ça, c'est un peu gênant.

Wanderer

Parce que depuis deux cents ans nous n'avons pas été dirigé par des cretins?

1. Si le roi devient fou ou incompétent?

- Nous avons moins de risque d'avoir un roi fou qu'un président plongé dans la folie. En effet, en 1500 ans de monarchie, nous avons eu un seul roi fou, et en 200 ans de République, un président fou élu par ses pairs. Nous pouvons dire qu'un président ne peut être réélu à la prochaine élection, ou démissionner. Mais un roi fou ne gêne pas non plus. Certes, Charles VI donna la couronne à l'Angleterre, mais institutionnellement, le traité fut illégal car les lois fondamentales l'interdisaient, il était dans le devoir des sujets de désobéir à l'usurpateur et d'obéir au roi légitime, puis à l'aide de la Providence, le roi légitime fut rétabli dans ses droits, et il fut un glorieux règne ainsi que Louis XI. Cela n'a pas empêché la France de ne pas tomber dans l'oublie de l'histoire et au contraire, elle fut après puissante.

- Louis XV a une réputation d'avoir été un mauvais roi, ce qui peut être discutable, mais même en ayant été mauvais roi, la France au XVIIIeme siècle, fut le pays le plus peuplé d'Europe, grande puissance économique et militaire, le roi était protecteur des arts et des sciences, et le français fut parlé jusqu'en Russie

"Jamais la France n'a été si riche, et si abondante en toutes sortes de manufactures, si ornée par la foule de ses savants, si bien cultivée dans les campagnes et si peuplée en habitants, que sous le règne de Louis XV... Nulle époque de la monarchie ne nous présente une paix aussi longue... Jamais la France ne fut jamais aussi heureuse que sous ce règne." Abbé de Véri (1778)

L'incompétence du roi n'a pas assombri la France. François Bluche dans sa biographie de Louis XV montra qu'il régna mais ne gouverna pas jusqu'en 1774. Si le roi a ces deux tares, il règne mais il ne gouverne pas. La nature et la politique ayant horreur du vide, soit un régent, soit un ministre gouvernera. Le roi représentera par son règne la France. De toute façon tout gouvernement est d'essence monarchique, il suffit de voir avec les Périclès, César de Gaulle ou Mitterrand !

l y a plus de chances de rencontrer un bon souverain par l'hérédité que par l'élection." Napoléon Bonaparte

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 15:58

Est-ce pire que d'élire un escroc...
Oui en un sens parce que l'on peut espérer que le niveau d'instruction montant, le peuple n'élise plus d'escroc. En revanche, sur vingt générations, il finira toujours par y avoir un idiot. Je n'ai pas assez réfléchi à cette question, mais pour cette raison, le système de royauté m'a toujours semblé être intrinsèquement vicié. Ce n'est pas le cas de la démocratie à mon avis.

:)

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La majorité des gens sont fous! (il faut parler aux gens pour s'en rendre compte). DOnc automatiquement, ils élisent un des leurs^^

Le prince a été appartient à l'aristocratie, comme disait un dicton medieval "un roi sans culture est un âne couronné", depuis tous petit il a été élévé pour accomplir son devoir que Dieu l'a choisi. Il connaît ses défauts et ses limites, donc il gouverne avec modération, aidé par sa famille ou amis. Généralement, quand une branche est décadente, la couronne passe naturellement à la branche cadette, comme si la Providence l'avait décidé!

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:02

Franchement, je dois me creuser l'esprit pour trouver ne serait-ce que quatre ou cinq rois de France qu'on peut considérer comme raisonnablement compétents et qui ont mené une politique qui n'ait pas été axée uniquement sur l'accroissement de leur pouvoir. Et encore, je suis gentil.

[Je suis vraiment désolé, mais du fait d'une fausse manipulation - j'ai édite au lieu de citer - , j'ai effacé la suite du message de Guelfo. Que ce dernier veuille bien excuser ma maladresse - VR :( ]

Tout homme qui a le pouvoir cherche le pouvoir, c'est dans la nature humaine. Mais la difference entre royauté et république démocratique, c'est que l'intêret du roi va de paire avec l'interêt de la nation, la gloire de l'un fait la gloire de l'autre.
La monarchie a fait porter la France dans l'apogée de sa civilisation. Durant 30 ans la France fut en paix au XIXeme siècle et ce fut entre 1814 et 1848!!

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:09

[align=justify]Ma nullité en histoire ne m'autorise pas à contredire ta liste VR, mais franchement, Louis XIV dans les rois compétants, je trouve ça un peu exagéré. La monarchie de droit divin me semble être un concept pour le moins sujet à caution et puis je ne pense pas qu'il ait eu beaucoup d'attention pour les plus démunis, mais je peux me tromper.

Je me demande bien ce que l'Eglise a dit au moment où le roi s'est dit de droit divin.[/align]
Louis XIV a fait venir du blé d'ALgerie et de Pologne lors des famines.
Louis XIV a fait construire des hopitaux un peu partout en France pour les pauvres.
Louis XIV a fait fondre sa vaisselle en 1709 pour ne pas faire augmenter ses impots.
C'est sous Louis XIV qui a fait à ce que l'instruction soit public et obligatoire.

Le roi avait en outre une fonction nourricière.

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Message non lupar Olivier » mer. 16 août 2006, 16:11

Des gens qui ont les mains tâchées du sang de victimes innocentes (dont notamment celui des membres d'un ordre monastique en ce qui concerne Philippe le Bel, je le rappelle à tout hasard) ne méritent pas d'autre nom.

Si tu entends pas "compétence" une certaine intelligence manoeuvrière, ils l'avaient sans doute. Mais si le sens que tu donnes à ce terme est en rapport avec le bien-être de leurs "sujets", c'est tintin.
Citez moi un seul chef d'Etat qui n'a pas de tache de sang dans sa conscience.


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