Situation économique en Grèce

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Christian
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Christian » lun. 24 août 2015, 18:28

Si Syriza avait proposé seulement le début d’une esquisse d’un programme économique qui ne se résumât point à mendier, personne ne se serait immiscé dans leurs affaires.
Syriza avait proposé et a fait tout le contraire...
Bonjour Wazabi,

Vous m'intriguez. Qu'est-ce donc que Syriza avait proposé, sinon que les contribuables européens donnent plus d'argent à la Grèce, et effacent sa dette ?

Je pose sincèrement la question. J’ai écouté et lu les déclarations de Syriza depuis avant même son élection. Je me suis rendu à des réunions que ses envoyés tenaient à Londres. Je n’ai jamais entendu une proposition, pas une seule, sur la façon de redresser l’économie du pays.

Mettre fin à l’austérité n’est pas une réponse. C’est un slogan. C'est quoi ‘mettre fin à l’austérité’. On continue comme avant ? on embauche encore plus de fonctionnaires ? on augmente encore plus les retraites ?

Ça, c’est dépenser. Ce n’est pas produire. Ce n’est pas planter des oliviers, construire des hôtels, mettre des friches en cultures, ouvrir des usines… Vraiment, je n’ai pas entendu une proposition sur le développement des entreprises, que ce soit pour encourager les entrepreneurs privés, ou les nationaliser. Rien. Silence.

Si vous avez des infos qui m’ont échappé, je suis preneur – un article qui indiquerait comment Tsipras et son équipe allait s’y prendre pour faire de la Grèce un pays où l’on eut envie d’investir, développer des projets, satisfaire des demandes, créer de la richesse, quel que soit le sens qu’on donne à ce mot ?

Christian

PS Augmenter les impôts des riches, ce n’est pas créer de la richesse, c’est au mieux la déplacer. Mais taxer quelques grosses fortunes rapportera toujours moins que taxer des millions de contribuables qui font leur petit business. Or que promet Syriza à ces millions de gens ?

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Wazabi » mar. 25 août 2015, 13:58

Quand les Grecs ont voté pour Syriza, c'était dans une volonté de faire front à l'Europe et la quitter. C'est ce que Tsípras leur faisait sous-entendre. C'est aussi ce qu'ils espéraient à travers le référendum.

Et les Grecs ont compris à quel point ils se sont fait dupés à ce moment là... Il suffit de voir l’abstention massive et la victoire du non.
Si Tsípras avait véritablement été du coté des Grecs, il aurait fini comme Papandreou (il voulait faire un véritable référendum sur la question économique) sur la fin : au chomdu.

Les 25 députés qui l'ont compris ont quitté Syriza. Mais c'est possiblement encore un leurre de l'U.E. pour faire traîner les Grecs jusqu'au Tafta.

Les politiques... il y a ce qu'ils disent :
- dans le pays
- hors du pays
- en privé
- et ce qu'ils inscrivent réellement dans les statuts de leur parti politique.

Depuis l'U.E. ils n'ont plus aucun complexe à dire aux gens ce qu'ils veulent entendre, et faire exactement le contraire, comme si un discours et les promesses n'engageaient strictement à rien...Comme si cela n'avait pas d'importance... Et dans le fond c'est vrai; car seuls les statuts du parti et les programmes officiels (dans les enveloppes officielles) au moment des élections engagent les politiques.

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Christian » mar. 25 août 2015, 15:03

Quand les Grecs ont voté pour Syriza, c'était dans une volonté de faire front à l'Europe et la quitter. C'est ce que Tsípras leur faisait sous-entendre. C'est aussi ce qu'ils espéraient à travers le référendum.
Que non.

Les Grecs ne voulaient surtout pas quitter l'eurozone, et encore moins quitter l'UE. Ils ne le veulent toujours pas, dans leur immense majorité. Les Grecs croient à la vieille chimère, qu'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre.

Les Syriza avaient promis à un électorat niais qu'ils pourraient amener les contribuables de toute l'Europe à financer le budget des Grecs. C'est raté. Seuls 25 députés ont quitté le parti. Les autres ont bien compris que le peuple ne les suivrait pas. Même au prix de "l'austérité", les Grecs savent que l'euro est préférable à une monnaie de singe, la drachme.

Christian

PS Je n'ai toujours pas de réponse à la question que je pose aux laudateurs de Syriza depuis des mois : qu'est-ce que ce parti proposait/propose qui pourrait tirer le pays hors de la pauvreté, à part mendier.

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » mer. 26 août 2015, 16:11

Quelques citations de Yanis Varoufakis à la "Fête de la rose", à laquelle Arnaud Montebourg l'avait invité :

- Je ne fais pas confiance à l'Europe. Par deux fois, elle a prouvé sa capacité à s'auto-détruire"

- Je porterai le dégoût des créanciers avec fierté.

- Pourquoi nous ont-ils forcé à fermer les banques ? Pour insuffler la peur aux gens. Et, quand il s'agit de répandre la peur, on appelle ce phénomène le terrorisme.

- Les officiels allemands ont toujours aboyé plus fort qu'ils ne mordent.

Début août, dans le quotidien espagnol "El Pais" Varoufakis a assuré que:

- le "Plan de Wolfgang Schäuble (le ministre allemand des finances) est de mettre la Troïka partout : à Madrid, bien sûr, mais aussi et surtout ... à Paris ! Paris, c'est le gros lot, c'est la destination finale de la troïka"

- "Le plan de sauvetage de la Grèce ressemble à la technique de torture de simulation à la noyade"

(A découvrir dans "Le Point"de ce 20 août)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Christian » mer. 26 août 2015, 17:19

Les éructations amusent, mais ne font pas une politique.

Je n’ai toujours pas de réponse à ma question. En dehors de réclamer des sous, qu’est-ce Varoufakis et sa clique proposaient pour relancer l’économie de la Grèce ?

C'est curieux l'attention qu'on porte aux braillards, qui n'ont pas d'idée.

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » mer. 26 août 2015, 18:22

L'accord auquel la Grèce et ses créanciers semblent être arrivés après de longues négociations est un mauvais accord, selon l'économiste français Jacques Sapir. Le texte, qui est la conclusion logique du diktat imposé le 13 juillet 2015 va accroître l'austérité dans un pays dont l'économie est en chute libre depuis les manœuvres de la Banque centrale européenne à partir du 26 juin dernier.

L'accroissement des prélèvements fiscaux est un non-sens dans une économie en récession. Tout le monde le sait, que ce soit le gouvernement grec ou ses créanciers. Pourtant ces derniers persévèrent dans l'erreur. Pourquoi?

On pointe la responsabilité de l'Allemagne, qui entend lier cet accord à un ensemble de conditions très strictes et imposer non seulement une importante réforme des retraites à Athènes - alors que ces mêmes retraites jouent le rôle d'amortisseur à la crise dans un pays où les transferts intergénérationnels remplacent des allocations de chômage - mais veut encore imposer de larges privatisations.

Cela permettrait aux entreprises allemandes (qui sont loin d'être "nettes et sans reproche") de continuer une liste d'achat à bon marché. Pour exemple : la concession de 14 aéroports grecs, y compris ceux des îles de Crète, Rhodes, et Corfou, ainsi que celui de la seconde plus grande ville du pays, Thessalonique, à la société allemande Fraport AG, la société qui gère l'aéroport de Francfort. Une excellente affaire !

Mais pour le reste, les "discordances et dissonances" sont à ce point qu'aucune personne saine d'esprit, si l'on en croit D. Berns, ne songe encore à investir en Grèce, puisque l'on va "écraser le frein en augmentant les taxes... pour atteindre un inaccessible surplus primaire de 3,5 % du PIB... Tout le monde s'accorde pour dire que la dette publique va encore gonfler à 200 % du PIB d'ici deux ans. De ce fait, il n'est plus du tout improbable que le FMI quitte le navire !

Que peut-il se passer encore ? A par remettre "tous les compteurs à zéro" - ce qui ne manquerait de susciter des crises de jalousie - la comédie pourrait tourner au drame...

http://www.express.be/business/fr/econo ... 215142.htm

http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/01 ... 01376.html
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Wazabi » jeu. 27 août 2015, 14:47

Que non.

Les Grecs ne voulaient surtout pas quitter l'eurozone, et encore moins quitter l'UE. Ils ne le veulent toujours pas, dans leur immense majorité. Les Grecs croient à la vieille chimère, qu'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre.

Les Syriza avaient promis à un électorat niais qu'ils pourraient amener les contribuables de toute l'Europe à financer le budget des Grecs. C'est raté. Seuls 25 députés ont quitté le parti. Les autres ont bien compris que le peuple ne les suivrait pas. Même au prix de "l'austérité", les Grecs savent que l'euro est préférable à une monnaie de singe, la drachme.

Christian

PS Je n'ai toujours pas de réponse à la question que je pose aux laudateurs de Syriza depuis des mois : qu'est-ce que ce parti proposait/propose qui pourrait tirer le pays hors de la pauvreté, à part mendier.
Le résultat du référendum ne corrobore pas du tout ce que vous dites. Ni les ressources inexploitées dont disposent la Grèce. Vous partez dans l'optique que la dette grecque est totalement légitime et doit être totalement remboursée. Elle ne l'est pas... pas plus que les autres dettes de la zone euro.

http://www.audit-citoyen.org/2015/06/22 ... e-grecque/

Je ne répondrais pas à coté du sujet qui est la légitimité de la dette et la volonté politique (de Tsipras entre autres) de la faire peser sur les épaules des citoyens pour justifier le pillage des pays européens. On berne les gens en les détournant de la seule solution viable : quitter l'U.E. et ne pas rembourser la dette odieuse (elle a d'ailleurs dans la plupart des cas été largement remboursée si on supprimes les intérêts abusifs).

L'abstention (et le "non" en parti) au référendum prouve que la volonté populaire n'est pas de choisir entre :
- voulez vous rester dans l'Euro ou voulez vous rester dans l'Euro;
Mais :
- voulez vous rester dans la zone Euro ou la quitter (ce qui sous-entend quitter l'U.E. car c'est le seul moyen juridique).

Tsipras a été élu comme les autres sur la base de : on a rien de mieux sous la main (c'est pareil en France). Et les Grecs n'auraient de toute façon rien eu d'autre sous la main. Les vraies alternatives sont boycottées (on en parle pas du tout ou le moins possible) par les médias, l'U.E. et le pouvoir en place.

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Situation économique de la Grèce

Message non lupar Wazabi » mar. 23 févr. 2016, 0:34

Les immenses gisements de pétrole et de gaz naturel, ainsi que les mines d’or, d’uranium, d’osmium et d’autres minerais rares, de même que quelques-unes des 6 000 îles qui étaient jusqu’à maintenant propriété d’Etat de la Grèce, sont en vente. L’Amérique met tout en œuvre pour se réserver la part du lion.
http://www.kla.tv/index.php?a=showlangu ... fr&id=7744

Après, on raconte que la Grèce est pauvre et incapable de rembourser sa dette...
La réalité est qu'on ne la laisse pas respirer pour pouvoir la piller.

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La Grèce soumise aux décideurs de l'UE

Message non lupar etienne lorant » mer. 24 févr. 2016, 11:25

L'Autriche réunit mercredi neuf pays des Balkans pour évoquer la gestion du flux de migrants qui arrivent depuis la Grèce, provoquant l'agacement d'Athènes qui n'a pas été convié et subit les conséquences d'une restriction du nombre de migrants admis à transiter par les Balkans.


Les ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères des pays de la route balkanique empruntée par les migrants (Albanie, Bosnie, Bulgarie, Kosovo, Croatie, Macédoine, Montenegro, Serbie et Slovénie) ont été invités par Vienne à une réunion de coordination sur la "gestion migratoire".

La Grèce y voit une initiative "unilatérale et inamicale" visant à prendre, sans elle, "des décisions concernant directement ses frontières".

Vienne a fait valoir mardi qu'une telle réunion n'était pas une première. Ce à quoi Athènes a répondu : "Répéter une erreur ne la corrige pas."

Prenant acte de l'impuissance jusqu'à présent de l'Union européenne à réguler le flux de migrants et à en assurer la répartition parmi les Vingt-Huit, l'Autriche a instauré le 19 février des quotas quotidiens d'entrées sur son territoire : 80 demandeurs d'asile et 3.200 personnes en transit.

Et Athènes, qui doit gérer dans l'urgence le blocage de milliers d'exilés arrivés de Turquie et jusque-là autorisés à poursuivre leur périple en Europe, a protesté tant auprès de Vienne qu'auprès de l'UE, sur l'absence de concertation migratoire européenne.

http://www.la-croix.com/Monde/Migrants- ... 1300742072
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Message non lupar etienne lorant » ven. 26 févr. 2016, 15:27

La Grèce a refusé de recevoir la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. Athènes avait rappelé jeudi son ambassadrice à Vienne pour “consultations”, en signe de protestation contre la ]tenue par l’Autriche d’une réunion des pays des Balkans consacrée à la crise migratoire et dont la Grèce a été exclue.

Les vives tensions entre la Grèce et l’Autriche ont empoisonné la rencontre jeudi à Bruxelles des pays de l’UE censée mettre fin à la cacophonie face à l’afflux de migrants qui risque de déclencher une crise humanitaire de grande ampleur.

“L’Autriche nous traite comme des ennemis”, s‘était exclamé le ministre grec de la Politique migratoire Yannis Mouzalas devant ses homologues au cours de cette réunion, selon une source diplomatique.

A Vienne, le ministère de l’Intérieur a déploré la décision d’Athènes, précisant que la ministre de l’Intérieur avait déclaré “à ses collègues grecs hier (jeudi) à Bruxelles qu’elle pouvait venir en Grèce pour une discussion ouverte” qui lui permettrait ““d’expliquer en détail la position de l’Autriche”.

La Grèce est montrée du doigt par plusieurs pays emmenés par l’Autriche qui lui reprochent de ne pas suffisamment protéger la frontière extérieure de l’UE par laquelle de nombreux réfugiés entrent sur son territoire.

A Bruxelles jeudi, la ministre autrichienne s‘était demandée si la Grèce avait sa place dans la zone Schengen.
“Si les frontières externes de la Grèce ne peuvent pas être protégées, peut-on toujours les considérer comme des frontières Schengen?”, s‘était-elle interrogée.

Dans un communiqué, M. Mouzalas a accusé Mme Mikl-Leitner de “falsifier la vérité” et “d’entraîner l’Autriche vers des actions de plus en plus hostiles à l‘égard de la Grèce et de l’UE”.

“Notre pays surveille ses frontières, qui sont également celles de l’Europe, de la meilleure manière qui soit. C’est un fait confirmé par Frontex (l’agence européenne des frontières extérieures), la Commission européenne et les autres institutions”, a-t-il affirmé.

Athènes estime que Vienne a encouragé une série de restrictions “unilatérales” aux frontières des pays des Balkans, ce qui a provoqué le blocage de milliers de migrants sur le territoire grec.

Ce pays s’est défendu en expliquant avoir voulu, avec des Etats des Balkans, envoyer “un signal clair” sur sa volonté de “réduire le flux des migrants” se dirigeant vers le nord à partir de la Grèce.

La Grèce se sent de plus en plus livrée à elle-même. Depuis début janvier, plus de 102.000 migrants ont ainsi gagné ce pays par la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

http://fr.euronews.com/depeches/3158908 ... linterieur
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 29 févr. 2016, 15:58

La tension à la frontière gréco-macédonienne est montée d'un cran lundi après que la police macédonienne eut tiré des gaz lacrymogènes contre des centaines de migrants qui tentaient de forcer la barrière frontalière pour protester contre la fermeture des frontières, un sujet qui divise l'UE.

Plus de 7.000 migrants et réfugiés restaient bloqués lundi au poste grec d'Idomeni après des restrictions imposées par plusieurs pays dont la Macédoine sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoires.

Alors que dimanche la Macédoine n'avait laissé quasiment aucun migrant traverser, lundi à l'aube, 300 Irakiens et Syriens ont finalement pu entrer en Macédoine.

A la mi-journée, un autre groupe de 300 Irakiens et Syriens, dont des femmes et enfants, ont forcé un cordon policier grec et enfoncé une partie de la barrière de barbelés marquant la frontière avec la Macédoine.

Les policiers macédoniens ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes pour faire reculer les migrants et les empêcher d'entrer sur leur territoire.

Selon l'ONG Médecins du monde (MDM) sur place, "au moins 30 personnes ont demandé à être soignées, dont de nombreux enfants".

Selon MDM, le nombre actuel de migrants à Idoméni est quatre fois plus élevé que la capacité des deux camps installés près du poste-frontière et de nombreuses personnes doivent dormir dans les champs.

http://www.la-croix.com/Monde/Migrants- ... 1300743261
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 29 févr. 2016, 16:54

Crise migratoire : Merkel défend la Grèce et condamne la fermeture des frontières

"Pouvez-vous sérieusement croire que les pays de l’euro ont combattu jusqu’au dernier pour que la Grèce reste dans l’euro (…) pour qu’un an plus tard, en fin de compte, on laisse pour ainsi dire la Grèce plonger dans le chaos ?".

Ainsi s'exprimait hier Angela Merkel, lors d’une émission télévisée sur la chaîne publique allemande ARD, appelant à ne pas "abandonner ainsi" Athènes qui ne parvient plus à gérer l'arrivée de réfugiés sur son territoire.
Angela Merkel sur la chaîne ARD - 28 février 2016
La Grèce menacée par les quotas en Autriche et dans les Balkans

Un peu plus tôt dans la journée, rapporte Le Monde, "le ministre chargé de la politique migratoire grecque (…) a annoncé (…) que près de 22 000 personnes sont actuellement bloquées sur le territoire grec, notamment à la frontière avec la Macédoine. Selon lui, avec les quotas imposés successivement par les pays des Balkans aux migrants qui arrivent en Grèce, 'entre 50 000 et 70 000 individus' pourraient être 'pris au piège' dès le mois de mars dans le pays".

"Porte d'entrée en Europe pour les migrants, notamment les Syriens fuyant la guerre et venant de Turquie" [La Tribune], le pays est désormais contraint d'en accueillir le plus grand nombre, après la décision des Etats voisins de réduire drastiquement les passages à leurs frontières.

Plusieurs pays des Balkans ont ainsi "emboîté le pas à l'Autriche qui a choisi il y a plus d'une semaine de limiter l'entrée des migrants à 80 demandeurs d'asile par jour, et à 3 200 personnes en transit" [Challenges]. Vendredi, la Slovénie, la Croatie, la Serbie et la Macédoine ont décidé de réduire à 580 le nombre d'hommes, de femmes et d'enfants transitant quotidiennement par leur territoire.

Et le chancelier autrichien Werner Faymann a enfoncé le clou dimanche, accusant Athènes de se comporter "comme une agence de voyages" en laissant librement passer les migrants [Challenges].

Or si les contrôles aux frontières sont prolongés, la Grèce risque de se voir exclue de fait de l’espace Schengen. "Personne ne peut envisager de faire de la Grèce un camp géant de migrants en Europe", croit bon de rappeler un diplomate européen cité par La Croix.
Le "foutu devoir" d'Angela Merkel

C'est donc plus particulièrement à ces mesures que la chancelière allemande s'en est prise hier sur les plateaux de télévision. "Nous aurions pu attendre le Conseil européen du 18 mars", a-t-elle regretté. Ainsi, on "aurait eu un peu plus de temps" pour "penser à la façon dont nous pourrions mettre en place la réinstallation" des réfugiés [Der Standard].

Angela Merkel a rappelé son objectif : conclure "un accord avec la Turquie prévoyant une protection des frontières extérieures de l’Europe en échange d’aide financière et de contingents de demandeurs d’asiles légaux venant en Europe", notent Les Echos.

Elle espère ainsi que "les discussions programmées entre les dirigeants européens et la Turquie le 7 mars, puis le sommet européen sur l'immigration des 18-19 mars permettront de sortir l'Europe de l'impasse et de la course au rétablissement des frontières" [La Tribune].

"Mon foutu devoir et mon obligation est que cette Europe trouve un chemin ensemble", a poursuivi la chancelière "avec une verve inhabituelle" face à la journaliste Anne Will, en insistant sur le fait "qu'il n'y avait selon elle pas de 'plan B' à l'accord conclu entre Bruxelles et Ankara pour réduire l'afflux de migrants" [La Tribune].

Une position confirmée par le président du Conseil européen Donald Tusk cité par La Croix : "Nous devons éviter les batailles entre plans A, B, C. Cela est insensé et crée des divisions au sein de l’Europe", a-t-il déploré.

Celui-ci est attendu cette semaine à Vienne, à Ljubljana, à Zagreb, à Skopje et à Athènes, les principales capitales le long de la route des Balkans, où il tentera d'arracher un "hypothétique consensus" avant les prochains sommets [Challenges].
Elections du 13 mars : quel impact ?

Pour les observateurs, objecte cependant RFI, "la chose est entendue, Angela Merkel a, bien sûr, un plan B. Le gouvernement envisagerait de fermer les frontières, mais il n'est pas question d'aborder le sujet avant les élections régionales du 13 mars dans trois Länder du pays, de peur d'être accusé d'opportunisme".

Car depuis plusieurs mois, remarque la Süddeutsche Zeitung, la pression s'est accentuée sur la chancelière. En témoigne le fait qu'elle ait décidé, trois jours auparavant seulement, de revenir sur le plateau d'ARD ce dimanche pour expliquer sa politique migratoire.

http://www.touteleurope.eu/revues-de-pr ... ieres.html








http://www.touteleurope.eu/revues-de-pr ... ieres.html
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar etienne lorant » lun. 29 févr. 2016, 17:05

UN COMMENTAIRE SUR "LIBERATION"

L’Europe se décompose chaque jour davantage, et nous y sommes pour quelque chose. Nous en subirons donc les conséquences sur tous les plans : l’honneur, qui commande une part moins négligeable qu’on ne croit de la légitimité historique des constructions politiques, mais aussi la sécurité collective ou la protection des individus, qui sont les conditions de la vie civile. Sauf si, au bord de l’irrémédiable, la conjonction d’un mouvement d’opinion éclairé et d’un réflexe de courage de nos gouvernants (ou de certains d’entre eux), amorçait un redressement. Je n’y crois pas trop, bien sûr, après ce que nous venons de voir. J’en formulerai pourtant les deux conditions qui me semblent incontournables..

La première, c’est de dire enfin haut et fort que Merkel a eu raison, et que son initiative (à laquelle, même placée sur la défensive, elle n’a toujours pas officiellement renoncé) ne doit pas échouer. La question n’est pas de ses motivations, dans lesquelles on continuera de disséquer la part de l’intérêt économique et celle de la moralité. C’est de reconnaître la justesse politique d’une décision, la ligne de démarcation qu’elle trace entre deux conceptions de l’Europe, et l’importance des responsabilités qui en découlent pour nous tous. Après cela, que Merkel paye de son isolement dans les opinions européennes des années de «politique de puissance» et d’imposition de l’austérité en Europe, c’est sûr, mais ce n’est pas la question – et nous n’avons rien à lui envier à cet égard puisque nous l’avons suivie quand il aurait fallu, au contraire, lui résister. Le Président français doit donc aller à Berlin, cette fois pour la bonne cause : dire le moment historique où nous sommes, et appeler solennellement avec l’Allemagne les autres nations européennes à y faire face dans leur intérêt et pour leur avenir.

La seconde, c’est de refuser immédiatement et activement l’isolement de la Grèce où se déverse la grande masse des réfugiés – c’est-à-dire son exclusion du système des nations européennes, que les diktats politico-financiers de la troïka n’avaient pas réussi à obtenir, et que le bouclage des frontières, descendant depuis la Hongrie et l’Autriche jusqu’à la Macédoine et l’Albanie, est en train de réaliser dans les faits, transformant de jour en jour le pays tout entier en un camp de rétention à ciel ouvert, dans lequel se développeront pour notre compte et sous notre responsabilité des violences de toute nature qu’il ne sera plus temps de déplorer quand elles seront devenues incontrôlables. Il ne suffit pas, à cet égard, de faire hypocritement la leçon aux voisins balkaniques et aux Grecs eux-mêmes, ou d’aller supplier les Turcs engagés de plus en plus activement dans la guerre du Moyen-Orient, en leur promettant un peu plus d’argent, ou de charger l’Otan d’une guérilla maritime contre les «passeurs». Il faut des mesures d’urgence et de grande envergure, comme en d’autres temps de catastrophe collective. La plus évidente consisterait à transférer par avions ou par bateau ceux des réfugiés qui ont déjà été recensés et ceux qui vont l’être dans les pays du Nord – dont le nôtre – qui ont les moyens de les accueillir, en mobilisant tous les moyens civils ou militaires dont nous disposons.

Je rêve, n’est-ce pas ? Non, j’ouvre la discussion, pour que le pire ne soit pas encore le plus sûr. Le pire, c’est la démission, c’est l’aveuglement, c’est le poujadisme historique, même quand il se pare de l’apparence du réalisme. Discutons donc, je vous prie, mais n’attendons pas trop, car le compte à rebours a commencé.
Etienne Balibar philosophe


http://www.liberation.fr/debats/2016/02 ... se_1436318
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Kerniou
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Re: Situation économique de la Grèce

Message non lupar Kerniou » lun. 29 févr. 2016, 18:45

Merci, Etienne, de nous avoir communiqué cet article auquel j'adhère.
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etienne lorant
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L'Autriche sonne la charge sur la Grèce !

Message non lupar etienne lorant » mar. 01 mars 2016, 18:09

Une fois de plus, l’égoïsme et l’égocentrisme des architectes de la construction européenne priment. Réunis en sommet informel à Amsterdam, les ministres de l’Intérieur se sont entretenus afin d’échanger sur la gestion des frontières extérieures de l’Union européenne et l’afflux migratoire.

La sortie de la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, est à épingler. Après avoir évoqué l’exclusion temporaire de la Grèce de l’espace Schengen, la ministre a récidivé le lundi 25 janvier. En effet, bien que les États membres se soient montrés, individuellement, incapables de gérer la crise migratoire, elle a déclaré : « Si nous ne réussissons pas à sécuriser la frontière extérieure de l’Europe, la frontière gréco-turque, la frontière extérieure de l’Europe va se déplacer vers l’Europe centrale ». Si son homologue allemand soutient une solution européenne, il presse, néanmoins, la Grèce de « faire ses devoirs ».

Ce n’est pas la première fois que la Grèce se voit incriminée en matière de migration. En effet, de nombreux Etats membres avaient déjà énergiquement protesté lorsque la Grèce a commencé à fournir des titres de séjour aux immigrants leur permettant de se déplacer sur le territoire de l’Union européenne. Cependant, c’est la première fois qu’un “Grexit” de Schengen est explicitement brandi comme menace pour un État débordé par l’afflux de réfugiés et dont les finances ne permettent pas un contrôle strict de ses frontières. Certains Etats d’Europe centrale, tels que la Hongrie, la Slovénie ou la Hongrie, militent en faveur de cette option.

Une solution commune de toute urgence

Les États membres montrent à nouveau qu’ils ont oublié la raison d’être de l’Union européenne et la solidarité qui est au fondement de l’accord communautaire. Les phénomènes de migration auxquels l’Union fait face sont un problème européen qui nécessite une solution commune de toute urgence. Il ne faut pas continuer à tolérer que certains pays fuient leurs responsabilités sous prétexte qu’ils ne sont pas directement concernés par les migrations ou bien parce qu’ils ne l’entendent pas de cette oreille.

L’Autriche peut bien s’agiter dans tous les sens, dénier la responsabilité qui est la sienne, accuser les autres de ne pas combler efficacement le vide qu’elle laisse béant, rien ne pourra tarir le flot de réfugiés espérant une vie meilleure sur un autre continent idéalisé. Ces demandeurs d’asile incarnent l’expression des premières maladies du « rêve européen » dont ils sont également les victimes. Si Mme Mikl-Leitner voulait gérer efficacement les flux migratoires traversant le territoire de l’Union européenne, elle s’apercevrait que seules deux solutions s’offrent à elle. (...)

La suite sur : http://www.taurillon.org/la-grece-bouc- ... e-schengen
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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