Hommage à Louis XVI

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K-doudal
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Hommage à Louis XVI

Message non lu par K-doudal » mer. 09 janv. 2008, 1:07

VENEZ NOMBREUX!

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Il est 10h22, ce 21 janvier 1993. Tandis que Jean-Pierre Darras commence à lire le testament écrit par le Roi le 25 décembre 1792, à l'autre bout du temps roule la tête de Louis XVI.
Mécanique, impitoyable, imbécile, la guillotine a fonctionné ; et, dans le ciel de neige qui caractérise ce 21 janvier 1793, s'élève alors l'exortation de l'abbé de Firmont : "Fils de Saint Louis, montez au ciel!".
Deux siècles plus tard, ce 21 janvier 1993, des milliers et des milliers de Français sont venus se recueillir, des bouquets de fleurs dans les mains.
Depuis le 21 janvier 1793, à 10h22, la tête de Louis XVI, le Roi martyr, n'arrête pas de rouler sur toutes les routes de France, sur toutes les avenues du monde, ensanglantant les provinces, les pays, les peuples.
Nées de ce régicide, les révolutions ne se comptent plus, qui embrasent ce monde. Ah, oui, "le bonheur est une idée neuve en Europe". Blasphème prophétique de Saint-Just, ce mot terrible recouvre de son linceul des millions et des millions de morts.
Il est 10h22. Pour combien de temps encore sera-t-il 10h22, place de la Concorde, anciennement place Louis XV? Au vrai, quand donc s'arrêtera la tuerie révolutionnaire?
J'étais place de la Concorde, ce 21 janvier 1993, et, à 10h22, j'ai demandé pardon. Au Roi, bien évidemment, dont je voudrais voir s'instruire le procés en béatification, aux victimes directes de la révolution, aux pauvres suppliciés des colonnes infernales, aux noyés de Nantes, à tous ces Vendéens anonymes ou illustres qui ont sauvé l'honneur de la foi et qui ont enseigné la foi de l'honneur ; puis, plus lointainement, à tous ceux qui, bâtisseurs de cathédrales ou chefs de guerres, saints admirables ou poètes délectables, on vu se briser net le grand élan d'un peuple le 21 janvier 1793, à 10h22.
Platon définissait le rythme comme un ordre dans un mouvement. Depuis ce 21 janvier 1793, à 10h22, seul subsiste le mouvement.
Détaché de son ordre naturel, le mouvement est devenu fou, se nommant tour à tour Staline et Hitler et Pol Pot. Voilà pourquoi, demandant pardon place de la Concorde et m'associant au Pater dit par l'abbé Chanut, j'ai compris que la Vendée, fourches dressées, resterait à jamais le coeur battant, le coeur sanglant, le coeur pantelant des grands génocides révolutionnaires.
Une idée neuve en Europe que le bonheur? Ah, sans nous plaindre jamais par respect pour le partyre du Roi, nous est-il permis de dénombrer les morts, les suppliciés, pauvres chairs en lambeaux qui, de Verdun à Saint-Pétersbourg, de Berlin à Phnom Penh, pour s'en tenir à ce XXème siècle atroce, ont rejoint, ombres parmi les ombres, ces Vendéens farouches qui refusaient de troquer la joie contre le bonheur.

Henry BONNIER

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Boris
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21 janvier : Serviteur de Dieu Louis, XVIe du nom

Message non lu par Boris » lun. 21 janv. 2008, 11:14

Louis XVI, Roi de France et de Navarre, in testament, a écrit :Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis
Introït Messe des défunts, Liturgie Catholique Romaine, in Missale Romanum (2002 et 1962) et Graduale Romanum (1974 et précédents), a écrit :Requiem aeternam dona eis, Domine ;
et lux perpetua luceat, luceat eis.

Te decet hymnus, Deus, hymnus Deus, in Sion,
et tibi reddetur votum in Ierusalem.

Requiem aeternam dona eis, Domine ;
et lux perpetua luceat, luceat eis.

Exaudi orationem meam ;
ad te omnis caro veniet.

Requiem aeternam dona eis, Domine ;
et lux perpetua luceat, luceat eis.

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto
Sicut erat in principio et nuc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.

Requiem aeternam dona eis, Domine ;
et lux perpetua luceat, luceat eis.
UdP,
Boris

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par BJLP » mer. 30 avr. 2008, 14:40

Dieu seul est celui à qui on rend homage.
L'histoire de notre pays est une succéssion de meurtres, de guerres, de viol, d'injustices, etc...
Mais de grace ne marchons pas à reculons avec la nostalgie du passé pas trés glorieux pour l'homme.
Pourquoi ne pas rendre homage aux 17000 hommes femmes et enfants tuer au mur des fédéré en 1848 par la bien pensante bourgeoisie de l'époque. Pour la plupart d'anciens royalistes reconvertis en républicains.
Que tous ces masacres gratuits au nom de ""la liberté ""nous fasse comprendre que nous ne devons plus refaire cela.


Louis XVI était un brave Roi mais la cour qui l'entourait n'etait pas un exemple de sagesse, de charité, et surtout cette noblesse qui se croyez au dessus des LOIS et des hommes ,ne payait aucun impot .
On regrétera simplement le rejet de Dieu dans la révolution , mais à qui la faute?

Mais Dieu n'a pas son royaume en ce monde.

Il faut choisir Dieu ou le roi mais Dieu est ROI et nous sommes tous fils et filles de Roi.

Bonsoir

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par Arzur » jeu. 01 mai 2008, 23:24

Je suis assez d'accord avec vous BJLP.

Arzur
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La langue Bretonne et la foi sont frère et soeur en Bretagne !

christelle
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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par christelle » mar. 17 juin 2008, 23:22

En plus action français je voudrais pas etre méchante mais quand meme...
ça donne pas envie !

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par ti'hamo » mer. 18 juin 2008, 5:54

C'est "action" ou c'est "française" qui vous embête ? :-D

Oh et puis prout à la bien-pensance bourgeoise, justement : effectivement, rien ne sert de vivre dans le passé ; mais cela ne veut pas dire le mépriser.
Avoir de l'estime pour un personnage passé, pour ses actes héroïques et tout en tenant compte de ss faiblesses humaines, ne me semble pas répréhensible en soi.
Tenir un discours directement inspiré de la lutte des classes, c'est déjà un peu plus gênant (du style "ah ces bourgeois qui massacrent le bon peuple" : ça, on ira pas justifier "les Versaillais" de Thiers, enfin pas moi, mais quant au bon peuple il se livrait à ce moment, me semble-t-il, à des massacres notamment sur les prêtres et religieuses qui lui venaient en aide...)

Où va se loger la bonne conscience, parfois...
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression

christelle
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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par christelle » jeu. 19 juin 2008, 20:07

Vous voulez que je vous rappele l'interdiction du parti par votre saint père le pape ?
ou allez vous l'insulter de mangeur de bourgeois ?
:boxe: :hypocrite:

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ti'hamo
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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par ti'hamo » sam. 21 juin 2008, 8:40

...interdiction levée par notre saint père le pape également.

Non, je m'en fiche un peu, je vis au XXIe siècle, voyez-vous. Ce qui me gêne, ce sont les a priori, que ce soit à l'encontre de personnes passées ou actuelles.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par christelle » lun. 23 juin 2008, 1:41

perso je ne m'en fiche pas c'est un parti ouvertement xénophobe et antisémite.
Royaliste ou pas je m'en fiche aussi, à savoir que leurs idéologies sont néfastes c'est tout.

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par Abbé B. Pellabeuf » mar. 29 juil. 2008, 2:05

Comme prêtre, je veux commencer par rappeler que Louis XVI est mort avant tout parce qu'il a rejeté la constitution civile du clergé, c'est à dire une loi qui faisait que les prêtres devaient obéir à l'Etat plutôt qu'à l'Eglise. S'il ne s'y était pas opposé, il aurait peut-être échappé à la mort. En tout cas il fut l'un des rares personnages de son temps à voir le point précis où les nouvelles institutions devenaient totalitaires : quand elles prétendaient s'immiscer dans la relation de l'homme à Dieu.
Autrement, il faut reconnaître que son règne fut un grand règne, avant la Révolution. Par exemple, il releva le niveau de la marine au point de vaincre l'Angleterre là où elle se croyait chez elle : sur mer.
Après les désastreuses guerres de Louis XIV et Louis XV, il a voulu la paix. Il a tenté de relever l'économie.
Les causes de la Révolution sont à trouver ailleurs que dans la politique de Louis XVI. Il a payé d'abord pour l'esprit de caste d'une certaine partie de la noblesse. Ainsi, alors qu'au cours du XVIIIème siècle on a admis dans l'armée des officiers roturiers, la réaction nobiliaire a conduit sous Louis XV a y renoncer. La noblesse de robe, la plus récente par conséquent, a souvent été particulièrement dure vis à vis du peuple, relevant des taxes tombées en désuétude, etc.
Il a payé aussi le dévergondage de ses prédécesseurs et des régents. Le peuple aimait ses rois, il était prêt à faire des sacrifices pour les intérêts supérieurs de la nation. Encore fallait-il que les rois se montrent irréprochables, car dans l'Ancien Régime la nation et le roi ne font qu'un.
Il a payé encore les conséquences des guerres de Trente Ans, de Sept Ans, etc.
Mais surtout il a été victime d'une haine féroce contre la conception de la communauté humaine comme famille. Il est bien clair que pour les révolutionnaires, il fallait abattre le Roi, pour abattre le Père, pour abattre Dieu. Cette idéologie s'est développée d'autant plus facilement que le haut clergé avait, en grande partie, perdu la foi - et Louis XVI en était conscient, lui qui avait son mot à dire pour la nomination des évêques avait le souci d'en choisir de bons.
Et c'est donc encore comme prêtre que je termine ce petit plaidoyer pour ce grand chrétien : quand on a voulu lui lier les yeux, il a d'abord essayé de s'y opposer, jugeant cela indigne d'un roi ; mais son confesseur l'a persuadé de se laisser faire, pour ressembler davantage au Christ en sa passion.
Alors, oui, je crois qu'un jour on reconnaîtra à la mort de Louis XVI son caractère de martyre, et que l'Eglise le canonisera.
Abbé BP
Omnia catholica mea
(que soit mien tout ce qui est catholique)

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par Invité » jeu. 31 juil. 2008, 16:27

oui la Révolution a été injuste et la mort du roi -et de la reine ....et des religieux martyrisés, guillotinés - les religieuses de Port Royal,,,( voir le Dialogue des Carmélites), les pretres noyés dans le Rhone à Lyon et tout le sang innocent versé sans motif par la Terreur, en sont les sombres aspects. Le journaliste Démoulins montait a la guillotine en criant " O liberté, que de crimes commet on en ton nom!". Robespierre faisait guillotiner Danton...avant d'etre guillotiné apres lui...
etc...etc. Napoléon a mis fin a la Terreur.
N' oublions pas la Commune et les "Versaillais", les morts et le sang des Parisiens versé.
Mais il y a aussi la Saint Barthélémi si on veut et les protestants trucidés d'un coup dans la nuit par la haine catholique.
Il y a encore la terrible Inquisition et ses tortures et cette Eglise meurtriere de Torquémada.
Heureusement que Jean-Paul II, Mère Thérésa ou l'Abbé Pierrre
et tant d'autres sont venus apporter de l'air frais!!
toutes les institutions ont leurs grandeurs et leurs faiblesses humaines: la monarchie, la république, et memes les églises qui sont liées a l' imperfection dont notre humanité est bléssée
Mais la République est un grand chantier ouvert il y a deux siècles et qui est loin d'etre encore terminé . Notre génération y apporte sa pierre.
Critiquer la République? Pourquoi.....?
la République c'est nous! A nous de la faire belle!( Fraternité et dignité pour tous)
Tant pis pour nous si nous la salissons.
Le fait que nous soyons profondément républicains ne signifie pas que nous sommes nécéssairement des sans-culottes!
Le peuple souverain doit vouloir sa dignité. Car c'est bien de notre dignité dont il s'agit. La République c'est pas Marianne mais c'est bien nous!

Un petit mot maintenant pour les "royalistes":
Ce n'est pas la couronne qui fait le prince MAIS LE COEUR .
Henri de France, Comte de Paris, le papa de notre "Monseigneur" actuel disait :
"la monarchie en France c'est aujourd' hui une affaire de coeur ".
Juste reflexion à laquelle on doit quand meme ajouter cette remarque :
" Oui mais, Monseigneur, la République en France c'est aussi une affaire de coeur".
Alors Vive la Monarche mais aussi Vive la République!
comment régler le problème?
Un prince qui respecte la République- je dis le peuple souverain- peut etre respecté
pour sa conduite exemplaire et a défaut de couronne ,de trone , et de carosse...------ bons pour Hollywood--, se contenter du titre de "Monseigneur", par égard pour la République et mériter par sa conduite le titre de . PREMIER CITOYEN D' HONNEUR
DE LA REPUBLIQUE; Ce qui serait suffisant pour rendre la dignité à la couronne de France et donnerait aussi beaucoup d' honneur à notre République.
Mais il faut du bon sens, de l' humilité, de l'intelligence, MAIS SURTOUT DU COEUR
POUR LE COMPRENDRE.
IL Y A DES INTERPRETATIONS MONARCHIQUES DEPASSEES OU REPUBLICAINES
BORNEES QUI BLOQUENT TOUTES SOLUTIONS QUI HONORERAIENT TANT NOTRE REPUBLIQUE QUE NOS PRINCES (qui sont toujours vivants, dans l' indifférence quasi générale).
Que nos princes montrent leur concitoyenneté et leur coeur et le Peule souverain montrera peut etre le sien.....qui sait....?
Il n'est pas défendu de rever.....
UN PRINCE TRES HONORABLE ET TRES BON CITOYEN, ça peut interésser les Français ,non? Et ça ne déparerait pas notre République?
Mais au fait , MONSEIGNEUR, votre avis serait peut etre interessant..
Mais où etes vous pour qu'on puisse en parler ?
On voit passer parfois le Prince Charles- bien aimable- ou encore les princesses de Monaco( très sympathiques)...
Mais le princes de France où sont ils?
la République ne reconnait que les princes étrangers...
On a perdu 18 siècles de notre histoire et ça commence "comme ils disent "
en 1789. A croire que la République commence a la Creation du monde.
" Ah ça ira, ça ira ,ça ira, ALLONS ENFANTS", voila donc toute la France.!
Avant c'est les privilèges, c'est le chaos, alors on n' en parle pas.
République "présomptueuse" disait Monseigneur le Comte de Paris.
Soit mais alors où sont nos princes si il y en a encore pour ouvrir un dialogue positif? ON NE LES VOIT JAMAIS,! A LA TELE PAR EXEMPLE! DANS CERTAINES SOLENNITES ET FETES PUBLIQUES AUPRES DU PRESIDENT DE LA REBULIQUE!
SI NOUS AVONS UNE STATUE EN PLATRE QUI S' APELLE MARIANE C' EST PARCEQUE NOUS N' AVONS PAS DE PRINCE POUR NOUS REPRESENTER;
POURTANT LA SOLUTION N' EST PAS LOIN....

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Hommage à Louis XVI

Message non lu par K-doudal » dim. 04 janv. 2009, 2:34

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La messe pour le repos de l’âme du roi Louis XVI sera célébrée à Paris,
à la demande de l’OEillet blanc, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois,
paroisse des rois de France, le mercredi 21 janvier 2009 à 12 h 15.
M. l’abbé Néri célébrera une messe le dimanche 25 janvier place de la Concorde à 15 heures.

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par BJLP » mar. 06 janv. 2009, 14:05

Une messe pour tous les morts de cette révolution à Notre dame serait-elle souhaitable.
Si la noblesse de l'époque avait accepté une monarchie constitutionnelle nous aurions évité la révolution et ses débordements.
Que Louis XVI repose en Paix.
Que la noblesse ne cherche pas à se réapproprier les privilèges.
Cela ne sert à rien au paradis.

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par Mistral » lun. 12 janv. 2009, 1:20

Quand on lit le testament de Louis XVI, que l'on soit royaliste, républicain ou autre, on ne peut être, en tous les cas, indifférent à l'appel à la miséricorde de Dieu et à la dévotion pour le Christ dont fait preuve le roi condamné :
[+] Texte masqué
""Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième de décembre mil sept cent quatre vingt douze.

Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments.

Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.

Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. Je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Église de Jésus-Christ, mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Église suivie depuis Jésus-Christ.

Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.

Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.

Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.

Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.

Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.

Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s'ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'Éternité. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.

Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.

Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.

Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les personnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs personnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.

Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéressé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes.

Je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.

Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.

J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur coeur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.

Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi".

Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.

Louis
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Je trouve cela magnifique et bouleversant.
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)

"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)

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Re: Hommage à Louis XVI

Message non lu par polomnic » mar. 14 avr. 2009, 16:13

BJLP a écrit :Une messe pour tous les morts de cette révolution à Notre dame serait-elle souhaitable.
Si la noblesse de l'époque avait accepté une monarchie constitutionnelle nous aurions évité la révolution et ses débordements.
La noblesse, du moins un certaine partie, était pour la monarchie constitutionnelle et contre la monarchie de droit divin.
C'est cette noblesse qui a déclenché la révolution en essayant de s'attaquer l'autorité du roi, qui était réformateur.
Nombre de libelles contre la monarchie furent financés par Philippe Égalité.

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