Pie XII et la shoah

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Marie Cécile
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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Marie Cécile » mar. 15 déc. 2015, 13:41

Université de Louvain : "Le New York Times cite et acte ce message dans son tirage du jour suivant."

C'est ainsi encore que, devant les atrocités toujours plus nombreuses commises par la Gestapo et les S.S., le pape Pie XII laisse
l'Osservatore Romano exprimer l'indignation universelle dans son numéro du 25 octobre 1943.

Aussitôt les Allemands font saisir le journal dans les kiosques et menacent de reprendre les perquisitions dans les monastères pour y débusquer les Juifs cachés. En outre, le commandant des S.S. de Rome ordonne au chef de la communauté israélite de fournir 50 kg d'or dans les 24 heures sous peine de déportation immédiate de 200 autres Juifs (une grande rafle ayant déjà eu lieu le 16 octobre 1943). La collecte n'ayant réuni que 35 kg d'or, le grand rabbin de Rome reçoit du pape Pie XII les 15 kg manquants.

Pie XII n'avait pas attendu ce jour-là pour agir en faveur des Juifs. Il organisait, avec l'aide du clergé de Rome et d'ailleurs, des réseaux pour faire échapper les Juifs aux griffes des Nazis. Par diverses filières, ils pouvaient ensuite gagner des pays neutres ou faisant partie de la conférence des Alliés.

Le 29 novembre 1944, une délégation de 70 rescapés vient, au nom de la United Jewish Appeal (organisme dirigeant du mouvement sioniste mondial), exprimer à Pie XI la reconnaissance des Juifs pour son action en leur faveur.

Peu après la guerre, Albert Einstein, savant de renommée mondiale, mêle sa voix au concert de louanges et d'hommages qui montent vers le Vatican en déclarant que « l'Église catholique a été la seule à élever la voix contre l'assaut mené par Hitler contre la liberté ».

Le 9 février 1948, Pinchas E. Lapide, alors consul d'Israël à Milan, est reçu en audience par Pie XII. Celui-ci se voit à nouveau remercié
pour ses multiples interventions en faveur des Juifs.

Le 26 mai 1955, des musiciens Juifs au nombre de 94, venus de 14 pays différents, jouent devant Pie XII la neuvième symphonie de Beethoven et ce, pour lui exprimer leur gratitude d'avoir arraché à la mort tant de Juifs pendant la guerre et pour célébrer la grandiose oeuvre humanitaire accomplie par lui.

Le 9 octobre 1958, Pie XII décède et les messages de condoléances affluent vers le Vatican. On y relève celui de Golda Meïr, ministre
des affaires étrangères d'Israël, qui souligne en cette occasion que « pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs et pour invoquer la pitié envers leurs victimes ».

En 1963 - et alors seulement - une pièce de théâtre médiocre ayant pour titre Der Stellvertreter (le Vicaire) est publiée par un ancien membre des Jeunesses hitlériennes, Rolph Hochhuth, qui y présente Pie XII sous les traits d'un monstre d'indifférence, n'ayant pas agi ni parlé comme il aurait dû.

Il est à noter, comme le fit remarquer encore récemment Bernard-Henri Lévy, que ce Rolph Hochhuth, qui lança la polémique autour des "silences" de Pie XII, est un négationniste patenté, condamné plusieurs fois comme tel, et dont la dernière provocation, voici quelques années, fut de prendre la défense, dans une interview à l'hebdomadaire d'extrême droite Junge Freiheit, de celui qui nie depuis toujours l'existence des chambres à gaz, à savoir David Irving.

Le 13 décembre 1963 est publiée dans le journal français Le Monde une déclaration de Pinchas E. Lapide, ancien consul d'Israël à Milan. Celui-ci y affirme ne pas comprendre le pourquoi de cet acharnement contre le défunt Pie XII qui « ne disposait ni de divisions blindées, ni de flotte aérienne, alors que Staline, Roosevelt et Churchill, qui en commandaient, n'ont jamais voulu s'en servir pour désorganiser le réseau ferroviaire qui menait aux chambres à gaz ».

(à suivre)

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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Cinci » mar. 15 déc. 2015, 16:06

Oui, merci de le rappeler.

[...]

Dans le passé, j'aurai été moi aussi sous la vague impression d'un Pie-XII germanophile, judéophobe bien dissimulé et peut-être pas si mécontent au fond de voir les fascistes faire le boulot tout en gardant les mains propres pour célébrer la messe. Maintenant, je sais que cette impression fausse provenait de la lecture des journaux, les échos véhiculés à la télé sans trop prendre garde, reportages, talk-shows, racontars. Le dicton selon lequel il n'y aurait pas de fumée sans feu.

Il aura fallu un petit effort minimal comme celui d'aller lire et consulter des gros bouquins. Il aura fallu que je le fasse moi-même pour que je réalise à quel point la légende noire est à peu près juste comme l'inverse de ce qu'il en aura été. Et - oui - le gros mensonge fut bien une création d'adeptes du communisme. Quand on y pense : on se dit que la malveillance n'a pas de limites. Les menteurs professionnels du communisme de l'époque, eux, ils savaient fort bien tout cela cf. les témoignages nombreux des juifs en faveur de l'Église, le discours des officiels israéliens, etc.

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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Fée Violine » mar. 15 déc. 2015, 18:11

Je viens de découvrir quelque chose sur ce sujet. Mes recherches généalogiques m'amènent à approfondir divers points d'histoire, notamment le génocide arménien : je viens d'apprendre qu'en 1915 le pape Benoît XV est intervenu auprès du gouvernement ottoman en faveur des Arméniens, ce qui a provoqué un accroissement des massacres. Et c'est probablement pour cette raison que Pie XII a préféré agir discrètement.

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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar etienne lorant » mar. 15 déc. 2015, 19:19

A périodes fixes, le sujet est relancé. Le grand tort du Pape, c'est sans doute d'être rester discret ?

Et cependant :


GOLDA MEÏR (à l’occasion de la mort de Pie XII 1958): “Pendant les dix années de terreur nazie, quand notre peuple subit un terrible martyre, la voix du pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs et invoquer la pitié envers leurs victimes. La vie de notre temps a été enrichie par une voix qui disait les grandes vérités morales au dessus du tumulte des conflits quotidiens. Nous pleurons un grand serviteur de la paix. »

MARCUS MELCHIOR, GRAND RABBIN DU DANEMARK, (RESCAPE DE LA SHOAH) (cité par David Dallin, « le mythe du pape d’Hitler » TEMPORA 2007 : « Si le pape avait parlé, Hitler aurait massacré beaucoup plus que six millions de Juifs et peut être 10 millions de catholiques. »

ISSAC HERZOG, Grand Rabbin de Jérusalem et père de l’ancien Président de l’Etat d’Israël. (Lettre à Pie XII, mars 46) : « Le peuple juif se souviendra vivement avec la plus profonde gratitude de l’aide apportée par le Saint Siège au peuple souffrant durant la persécution nazie. Sa Sainteté a agi pour éradiquer l’antisémitisme dans de nombreux pays. Que D… permette que l’histoire se souvienne que lorsque tout était noir pour notre peuple, Votre Sainteté a allumé pour lui une lumière d’espérance.

ALBERT EINSTEIN : « L’Eglise catholique a été la seule à élever sa voix contre l’assaut mené par Hitler contre la liberté. »

Dr ELIE TOAFF, GRAND RABBIN DE ROME (Le Monde 10 Octobre 1958) « Les Juifs se souviendront toujours de ce que l’Eglise Catholique a fait pour eux sur l’ordre du pape au moment des persécutions raciales. Quand la guerre mondiale faisait rage, Pie XII s’est prononcé souvent pour condamner la fausse théorie des races. De nombreux prêtres ont été emprisonnés et ont sacrifié leur vie pour aider les Juifs. »

L’ORCHESTRE PHILARMONIQUE D’ISRAËL SE REND A ROME JOUER DEVANT LE PAPE EN TEMOIGNAGE DE GRATITUDE POUR l’attitude du pontife pendant la Shoah (novembre 1955)

Le 13/12/63 le journal « le Monde » publie une déclaration de Pinhas Lapide : « Pourquoi cet acharnement envers Pie XII ? Le pape, personnellement, le Saint Siège et toute l’Eglise ont sauvé plusieurs centaines de milliers de Juifs d’une mort certaine » Le même publiera en 1967 « Rome et les Juifs » Le Seuil où il écrira : « Après enquêtes approfondies, c’est 860.000 Juifs que Pie XII a sauvés.

1963 La pièce de théâtre LE VICAIRE de Rolph Hochut qui critique le comportement du pape pendant la guerre est interdite en Israël.

LEON POLIAKOV, dans un article intitulé « Le Vatican et la question juive » : « Pie XII mit personnellement plusieurs kilos d’or à la disposition des Juifs de Rome lorsqu’une participation de leur part fut exigée des Allemands. Tout au long des neuf mois que dura l’occupation de Rome des dizaines de Juifs Romains trouvèrent refuge dans les édifices du Vatican. »

Le même dans « Bréviaire de la Haine » calman Lévy 1951: « Face à la terreur hitlérienne, les Eglises déployèrent sur le plan de l’action humanitaire une action inlassable et inoubliable avec l’approbation ou sous l’impulsion du Vatican. »

29/11/45 le pape reçoit délégués des réfugiés Juifs, provenant de camps de concentration allemands « très honorés de pouvoir remercier personnellement le Saint Père pour la générosité qu’il leur a démontrée pendant la terrible période nazie. »

Le procès de Nuremberg n’établira pas de complicité entre Pie XII et les criminels nazis.

En 42, Pie XII fit savoir au Maréchal Pétain, par l’intermédiaire du nonce à Vichy, Mgr Valério Valeri qu’il n’approuvait pas l’attitude du Gouvernement français à l’égard des Juifs.

LE 25/12/42 Le New York Times écrivait dans son éditorial : « La voix de Pie XII est bien la seule qu’on entend dans l’obscurité qui enveloppe l’Europe en ce Noël. »

Harold Tittman, délégué US au Vatican déclarera dans ses mémoires publiées en 2004 par son fils : « Je ne peux m’empêcher de penser qu’en évitant de parler, le Saint Père a fait le bon choix ; il a ainsi sauvé bien des vies. »

Le 2/6/43, devant le collège des cardinaux, Pie XII déclare : « Toute parole de notre part à l’autorité doit être sérieusement pesée dans l’intérêt même des victimes. »

Le 26/6/43 Radio Vatican déclare : Quiconque établit une distinction entre Juifs et autres Hommes doit être considéré comme un infidèle. »

(...)


En Octobre 1945, le Congrès Juif Mondial offre 20.000 dollars au Vatican, en reconnaissance des efforts de la Sainte Eglise Catholique Romaine dans le sauvetage des Juifs persécutés par le nazisme et le fascisme. (New York Times 11 Octobre 1945)

EDITH MUTZ écrira dans son article « Les Juifs et le Vatican sous Pie XII » Bulletin N° 2 des élèves de l’Athénée Israélite de Bruxelles :

« La véritable raison du silence de Pie XII durant la guerre n’était pas la crainte d’être déporté dans un camp de concentration mais celle d’aggraver le cas de ceux qui s’y trouvaient déjà. »

NEW YORK TIMES (4 FEVRIER 1944)De tous les pamphlets incendiaires fabriqués à Moscou et lancés avec désinvolture et imprudence au sein de l’unité des nations Alliées, aucun n’est susceptible de faire autant de mal que cette attaque injuste voulant faire croire que le Vatican est pro nazi.

New York Times 31 MARS 1940 :Louis Finkelstein, Directeur/Doyen du Séminaire Américain de théologie hébraïque écrit une lettre au rédacteur en chef du New York Times. Son intention est d’attirer l’attention des lecteurs sur leur intégration à une époque « où l’hostilité à toutes les formes de religion, qui caractérise le totalitarisme moderne, nous mène à conclure que la préservation de la liberté est liée à la préservation de la religion. Et actuellement, ce sont les églises chrétiennes qui manifestent la plus vive résistance au IIIèm Reich. Excepté PIE XI et son successeur PIE XII, aucune autre institution n’a osé adresser de si vive remontrance au régime nazi.

Sur le blog terredisrael.com (La voix des israéliens francophones et de leurs amis)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Guillaume C.
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Le vénérable Pie XII et la condamnation du national-socialisme

Message non lupar Guillaume C. » mer. 27 janv. 2016, 13:48

DISCOURS AU SACRÉ COLLÈGE A L'OCCASION DE LA FÊTE DE SAINT EUGÈNE Ier (2 juin 1945) (1)

Dans ce discours, le Saint-Père revient sur la condamnation du national-socialisme et la persécution religieuse infligée aux catholiques d'Allemagne :

En accueillant, Vénérables Frères, avec une vive gratitude les souhaits que Nous a offerts en votre nom à tous, le vénérable et très aimé doyen du Sacré Collège, Notre pensée Nous reporte à quelque six années en arrière, alors qu'en cette même circonstance vous Nous présentiez vos voeux de fête, pour la première fois après l'élévation de Notre indigne personne à la Chaire de Pierre.

Le monde était alors encore en paix : mais quelle paix ! et combien précaire ! Le coeur rempli d'angoisse, avec perplexité et en priant, Nous Nous penchions sur cette paix, comme on se penche au chevet d'un agonisant, qu'un ardent amour s'obstine à disputer, même contre toute espérance, aux étreintes de la mort.

Dans les paroles que Nous vous avons alors adressées (2) transparaissait Notre douloureuse appréhension pour le déchaînement d'un conflit, qui semblait devenir de plus en plus menaçant, et dont personne n'aurait pu prévoir ni l'extension ni la durée.

Les événements qui se sont déroulés depuis n'ont que trop démontré la justesse de Nos prévisions les plus sombres ; ils les ont même de beaucoup dépassées.

Aujourd'hui, après bientôt six ans, les luttes fratricides ont cessé, au moins dans une partie de ce monde dévasté par la guerre.

C'est une paix — s'il est permis de l'appeler ainsi — bien fragile encore et qui ne pourra se maintenir et se consolider qu'au prix de soins assidus ; une paix dont la sauvegarde impose à toute l'Eglise, au Pasteur et au troupeau, de graves et très délicats devoirs : prudence patiente, fidélité courageuse, esprit de sacrifice ! Tous sont appelés à s'y consacrer, chacun dans son emploi et à sa place. Personne ne pourra jamais y apporter trop d'empressement ni trop de zèle.

Quant à Nous et à Notre ministère apostolique, Nous Nous sentons bien assuré, Vénérables Frères, de pouvoir compter sur votre sage collaboration, sur vos incessantes prières, sur votre dévouement inébranlable.

I L'EGLISE ET LE NATIONAL-SOCIALISME

En Europe la guerre est finie : mais quels stigmates elle y a imprimés ! Le divin Maître avait dit : « Tous ceux qui mettront injustement la main à l'épée périront par l'épée » (cf. Matth. Mt 26,52). Or, que voyez-vous ?

Vous voyez ce que laissent derrière elles une conception et une action de l'Etat qui ne tiennent aucun compte des sentiments les plus sacrés de l'humanité, qui foulent aux pieds les principes inviolables de la foi chrétienne. Le monde entier contemple aujourd'hui, stupéfait, l'écroulement qui en est la conséquence.

Cet écroulement, Nous l'avions vu venir de loin, et bien peu, croyons-Nous, ont suivi avec une plus grande tension d'esprit l'évolution et le rythme précipité de cette chute inévitable. Plus de douze années, qui comptent parmi les meilleures de Notre âge mûr, Nous avons vécu, par devoir de la charge qui Nous était confiée, au milieu du peuple allemand. Durant cette période, avec la liberté que permettaient les conditions politiques et sociales d'alors, Nous Nous sommes employé à consolider la situation de l'Eglise catholique en Allemagne. Nous eûmes ainsi l'occasion de connaître les grandes qualités de ce peuple et Nous Nous trouvâmes en relations personnelles avec ses meilleurs représentants. C'est pourquoi Nous avons confiance qu'il pourra s'élever une fois encore à une nouvelle dignité et à une nouvelle vie, quand il aura repoussé de lui le spectre satanique exhibé par le national-socialisme et quand les coupables (comme Nous avons déjà eu l'occasion de l'exposer d'autres fois) auront expié les crimes qu'ils ont commis.

Tant qu'il restait encore une lueur d'espoir que ce mouvement pût prendre une tournure différente et moins pernicieuse, soit par la résipiscence de ses membres plus modérés, soit par une opposition efficace de la partie non consentante du peuple allemand, l'Eglise a fait tout ce qui était en son pouvoir pour opposer une digue puissante à l'envahissement de ces doctrines aussi délétères que violentes.

a) Le Concordat avec l'Allemagne.

Au printemps de 1933, le gouvernement allemand pressa le Saint-Siège de conclure un concordat avec le Reich, idée qui rencontra aussi l'assentiment de l'épiscopat et de la plus grande partie tout au moins des catholiques allemands. En effet, ni les concordats déjà conclus avec quelques Etats particuliers de l'Allemagne (Lander) ni la Constitution de Weimar ne leur semblaient assurer et garantir suffisamment le respect de leurs convictions, de leur foi, de leurs droits et de leur liberté d'action. Dans de telles conditions, ces garanties ne pouvaient être obtenues qu'au moyen d'un accord, dans la forme solennelle d'un Concordat avec le gouvernement central du Reich. Il faut ajouter qu'après la proposition faite par celui-ci la responsabilité de toutes les conséquences douloureuses seraient retombées, en cas de refus, sur le Saint-Siège.

b) Persécution religieuse et violation du Concordat.

Ce n'est pas que, de son côté, l'Eglise se laissât leurrer par d'excessives espérances ou que, en concluant le Concordat, elle entendît approuver de quelque manière que ce soit, la doctrine et les tendances du national-socialisme, comme déclaration et explication en furent alors expressément données (3). Toutefois il faut reconnaître que le Concordat, dans les années suivantes, procura quelque avantage ou du moins empêcha des maux plus grands. En effet, malgré toutes les violations dont il fut bientôt l'objet, il laissait aux catholiques une base juridique de défense, un camp où se retrancher pour continuer à affronter, tant qu'il leur serait possible, le flot toujours croissant de la persécution religieuse.

En fait, la lutte contre l'Eglise allait toujours s'aggravant : c'était la destruction des organisations catholiques ; c'était la suppression progressive des écoles catholiques, publiques et privées, si florissantes ; c'était la séparation forcée de la jeunesse d'avec la famille et l'Eglise ; c'était l'oppression exercée sur la conscience des citoyens, particulièrement des employés de l'Etat ; c'était le dénigrement systématique, au moyen d'une propagande habilement et rigoureusement organisée, de l'Eglise, de son clergé, de ses fidèles, de ses institutions, de sa doctrine, de son histoire ; c'était la fermeture, la dissolution, la confiscation de maisons religieuses et d'autres institutions ecclésiastiques ; c'était l'anéantissement de la presse et de l'édition catholiques.

Pous résister à ces attaques, des millions de vaillants catholiques, hommes et femmes, se serraient autour de leurs évêques, dont la voix courageuse et sévère ne manqua jamais de se faire entendre jusqu'en ces dernières années de guerre ; autour de leurs prêtres, pour les aider à adapter sans cesse leur apostolat aux nécessités et aux circonstances nouvelles ; jusqu'à la fin, avec patience et fermeté, ils opposèrent au front de l'impiété et de l'orgueil le front de la foi, de la prière, de la conduite et de l'éducation franchement catholiques.

c) L'encyclique «- Mit brennender Sorge ».

Pendant ce temps, le Saint-Siège, sans hésiter, multipliait auprès des gouvernants allemands ses instances et ses protestations, les rappelant avec énergie et précision au respect et à l'accomplissement des devoirs dérivant du droit naturel lui-même et confirmés par le Concordat. Dans ces années critiques, Notre grand prédécesseur Pie XI, joignant à la vigilance attentive du Pasteur la patiente longanimité du Père, remplit avec une force intrépide sa mission de Pontife suprême.

Lorsque néanmoins, après avoir vainement essayé toutes les voies de la persuasion, il se vit de toute évidence aux prises avec les violations délibérées d'un pacte officiel et d'une persécution religieuse, dissimulée ou manifeste, mais toujours durement menée, le dimanche de la Passion 1937, dans son encyclique Mit brennender Sorge (4), il dévoila au regard du monde ce que le national-socialisme était en réalité : l'apostasie orgueilleuse de Jésus-Christ, la négation
de sa doctrine et de son oeuvre rédemptrice, le culte de la force, l'idolâtrie de la race et du sang, l'oppression de la liberté et de la dignité humaine.

Comme un coup de trompette qui donne l'alarme, le document pontifical, vigoureux — trop vigoureux, comme le pensait déjà plus d'un — fit sursauter les esprits et les coeurs.

Beaucoup — même hors des frontières de l'Allemagne — qui, jusqu'alors, avaient fermé les yeux sur l'incompatibilité de la conception nationale-socialiste et de la doctrine chrétienne, durent reconnaître et confesser leur erreur.

Beaucoup, mais pas tous ! D'autres, dans les rangs mêmes des fidèles, étaient par trop aveuglés par leurs préjugés ou séduits par l'espoir d'avantages politiques. L'évidence des faits signalés par Notre prédécesseur ne réussit pas à les convaincre, encore moins à les décider à changer de conduite. Est-ce une simple coïncidence ? Certaines régions, qui furent ensuite les plus durement frappées par le système national-socialiste, furent précisément celles où l'encyclique Mit brennender Sorge avait été le moins ou même n'avait été aucunement entendue.

Aurait-il été possible alors de freiner une fois pour toutes, par des mesures politiques opportunes et adaptées, le déchaînement de la violence brutale et de mettre le peuple allemand en état de se dégager des tentacules qui l'étreignaient ? Aurait-il été possible d'épargner de cette manière à l'Europe et au monde l'invasion de cette immense marée de sang ? Personne n'oserait se prononcer avec certitude. En tout cas, pourtant, personne ne pourrait reprocher à l'Eglise de n'avoir pas dénoncé et indiqué à temps le vrai caractère du mouvement national-socialiste et le danger auquel il exposait la civilisation chrétienne.

« Quiconque érige la race, ou le peuple, ou l'Etat, ou une de ses formes déterminées, les dépositaires du pouvoir ou d'autres éléments fondamentaux de la société humaine... en règle suprême de tout, même des valeurs religieuses, et les divinise par un culte id'olâtrique, celui-là pervertit et fausse l'ordre des choses créé et voulu par Dieu. » (5)

Cette phrase de l'encyclique résume bien l'opposition radicale qui existe entre l'Etat national-socialiste et l'Eglise catholique. Au point où en étaient venues les choses, l'Eglise ne pouvait plus, sans
manquer à sa mission, renoncer à prendre position devant le monde entier. Par cet acte, pourtant, elle devenait, une fois de plus, un « signe de contradiction » (Lc 11,34), devant lequel les esprits s'affrontèrent et prirent position en deux groupes opposés.

Les catholiques allemands, on peut le dire, furent d'accord pour reconnaître que l'encyclique Mit brennender Sorge avait apporté lumière, direction, consolation, réconfort à tous ceux qui prenaient au sérieux et pratiquaient de manière conséquente la religion du Christ.

d) Hostilité croissante contre l'Eglise.

La réaction, pourtant, ne pouvait faire défaut de la part de ceux qui avaient été frappés ; et, de fait, l'année 1937 fut précisément, pour l'Eglise catholique en Allemagne, une année d'indicibles amertumes et de tempêtes terribles.

Les grands événements politiques qui marquèrent les deux années suivantes et ensuite la guerre n'atténuèrent aucunement l'hostilité du national-socialisme contre l'Eglise, hostilité qui se manifesta jusqu'en ces derniers mois, quand ses adhérents se flattaient encore de pouvoir, la victoire militaire une fois remportée, en finir pour toujours avec l'Eglise. Des témoignages autorisés et incontestables Nous tenaient informé de ces desseins ; ceux-ci, du reste, se dévoilaient d'eux-mêmes par les mesures réitérées et toujours plus hostiles prises contre l'Eglise catholique en Autriche, en Alsace-Lorraine et surtout dans les régions de la Pologne qui, déjà pendant la guerre, avaient été incorporées à l'ancien Reich ; tout y fut frappé, anéanti ; tout, c'est-à-dire tout ce qui pouvait être atteint par la violence extérieure.

e) Les messages du pape durant la guerre.

Continuant l'oeuvre de Notre prédécesseur, Nous n'avons pas cessé, Nous-même, durant la guerre, spécialement dans Nos messages, d'opposer les exigences et les règles indéfectibles de l'humanité et de la foi chrétienne aux applications dévastatrices et inexorables de la doctrine nationale-socialiste, qui en arrivaient à employer les méthodes scientifiques les plus raffinées pour torturer ou supprimer des personnes souvent innocentes. C'était là, pour Nous, le moyen le plus opportun et, pourrions-Nous dire, le seul efficace de proclamer devant le monde les principes immuables de la 'loi morale et d'affermir, parmi tant d'erreurs et de violences, les esprits et les coeurs des catholiques allemands dans l'idéal supérieur de la vérité et de la justice. Cette sollicitude ne resta pas sans effet. Nous savons, en effet, que Nos messages, surtout celui de Noël 1942, malgré toutes les défenses et tous les obstacles, furent pris comme sujets dans les conférences diocésaines du clergé en Allemagne et ensuite exposés et expliqués au peuple catholique.

Mais si les dirigeants de l'Allemagne avaient résolu de détruire aussi l'Eglise catholique dans l'ancien Reich, la Providence en avait disposé autrement. Les tribulations infligées à l'Eglise par le national-socialisme se sont terminées avec la fin soudaine et tragique du persécuteur !

f) Dans les camps de concentration.

Des prisons, des camps de concentration, des bagnes affluent maintenant, avec les détenus politiques, les phalanges de ceux, tant clercs que laïques, dont l'unique crime fut la fidélité au Christ et à la foi de leurs pères ou l'accomplissement courageux des devoirs sacerdotaux. Pour eux tous, Nous avons ardemment prié et Nous Nous sommes appliqué par tous les moyens, chaque fois que ce fut possible, à leur faire parvenir Nos paroles de réconfort et les bénédictions de Notre coeur paternel.

En effet, plus se lèvent les voiles qui cachaient jusqu'à maintenant la douloureuse passion de l'Eglise sous le régime national-socialiste, plus apparaissent la fermeté, souvent inébranlable jusqu'à la mort, d'innombrables catholiques et la part glorieuse que le clergé a eue dans ce noble combat. Bien que nous ne possédions pas encore de statistiques complètes, Nous ne pouvons pas pourtant Nous abstenir de mentionner ici, à titre d'exemple, quelques-unes au moins des nombreuses nouvelles qui Nous parviennent de prêtres et de laïques internés au camp de Dachau, qui furent dignes d'endurer des affronts pour le nom de Jésus (Ac 5,41).

En première place, pour le nombre et pour la dureté des traitements subis, se trouvent les prêtres polonais. Entre 1940 et 1945, 2800 ecclésiastiques et religieux de ce pays furent emprisonnés dans ce camp, parmi lesquels l'évêque auxiliaire de Plock, qui y mourut du typhus. En avril dernier, il en restait seulement 816 ; tous les autres étaient morts, à l'exception de deux ou trois transférés dans un autre camp. Durant l'été de 1942, on y signala rassemblés 480 ministres du culte de langue allemande dont 45 protestants et tous les autres prêtres catholiques. Malgré l'afflux continuel de nouveaux internés, spécialement de quelques diocèses de Bavière, de Rhénanie et de Westphalie, leur nombre, en raison de la forte mortalité, ne dépassait pas, au début de cette année, 350. Et on ne peut passer sous silence ceux qui appartenaient aux territoires occupés : Hollande, Belgique, France (parmi eux l'évêque de Clermont), Luxembourg, Slovénie, Italie. Beaucoup de ces prêtres et de ces laïques ont eu à supporter d'indicibles tourments à cause de leur foi et de leur vocation. En une occasion, la haine des impies contre l'Eglise en vint au point de parodier sur un prêtre interné avec des fils de fer barbelés la flagellation et le couronnement d'épines du Rédempteur.

Les victimes généreuses qui, durant douze ans, depuis 1933, en Allemagne, ont fait au Christ et à son Eglise le sacrifice de leurs biens, de leur liberté, de leur vie, élèvent vers Dieu leurs mains en une oblation expiatoire. Puisse le juste Juge l'agréer en réparation de tant de crimes commis contre l'humanité, non moins qu'au détriment du présent et de l'avenir de leur propre peuple, spécialement de l'infortunée jeunesse, et abaisser finalement le bras de son ange exterminateur.

Avec une insistance toujours croissante, le national-socialisme a prétendu dénoncer l'Eglise comme ennemie du peuple allemand. L'injustice manifeste de l'accusation aurait frappé au plus vif les sentiments des catholiques allemands et les Nôtres si elle était sortie d'autres lèvres ; mais sur celles de tels accusateurs, loin d'être une charge, elle est le témoignage le plus éclatant et le plus flatteur de l'opposition ferme et constante, soutenue par l'Eglise contre des doctrines et des méthodes si pernicieuses pour le bien de la vraie civilisation et du peuple allemand lui-même. A celui-ci Nous souhaitons que, délivré de l'erreur qui l'a précipité dans l'abîme, il puisse retrouver son salut aux sources pures de la vraie paix et du vrai bonheur, aux sources de la vérité, de l'humilité, de la charité, qui ont jailli avec l'Eglise du Coeur du Christ.

II REGARDS VERS L'AVENIR

Dure leçon que celle de ces dernières années ! Qu'au moins elle soit comprise et qu'elle profite aux autres nations ! « Instruisez-vous, vous qui jugez la terre ! (Ps 2,10). C'est le voeu le plus ardent de quiconque aime sincèrement l'humanité. Victime d'une exploitation impie, d'un cynique mépris de la vie et des droits de l'homme, celle-ci n'a qu'un désir, elle n'aspire qu'à une seule chose : mener une vie tranquille et pacifique dans la dignité et l'honnête labeur.

C'est pourquoi elle désire ardemment qu'on mette un terme à l'effronterie avec laquelle la famille et le foyer domestique ont été maltraités et profanés durant les années de guerre ; effronterie qui crie vers le ciel, qui s'est transformée en un des plus graves dangers non seulement pour la religion et la morale, mais aussi pour toute vie bien ordonnée de la communauté humaine ; faute qui, surtout, a créé les multitudes de déracinés, de déçus, de désolés sans espoir qui vont grossir les masses de la révolution et du désordre, à la solde d'une tyrannie non moins despotique que celle qu'on a voulu abattre.

a) Sort des nations. Victoire du droit.

Les nations, les petites et les moyennes en particulier, réclament qu'il leur soit permis de prendre en main leurs propres destins. Elles peuvent être conduites à contracter, de leur plein gré et dans l'intérêt du progrès commun, des obligations qui modifient leurs droits souverains. Mais après avoir supporté leur part, leur large part de sacrifices pour détruire le système de la violence brutale, elles sont en droit de ne pas accepter que leur soit imposé un nouveau système politique ou culturel, que la grande majorité de leurs populations repousse résolument.

Elles pensent, et avec raison, que le devoir principal des organisateurs de la paix est de mettre fin au jeu criminel de la guerre et de protéger les droits vitaux et les devoirs réciproques entre les grands et les petits, entre les puissants et les faibles.

Au fond de leur conscience, les peuples sentent que leurs dirigeants se discréditeraient si, au délire fou d'une hégémonie de la force, ils ne faisaient pas succéder la victoire du droit. La pensée d'une nouvelle organisation de la paix a jailli — personne ne pourrait en douter — du vouloir le plus droit et le plus loyal. Toute l'humanité suit, anxieuse, le progrès d'une aussi noble entreprise. Quelle amère déception ce serait si elle venait à échouer, si tant d'années de souffrances et de privations étaient rendues vaines pour laisser triompher de nouveau cet esprit d'oppression, dont le monde espérait se voir finalement libéré pour toujours ! Pauvre monde, auquel pourrait s'appliquer alors la parole de Jésus : que sa nouvelle situation est devenue pire que celle dont il était sorti avec tant de peine ! (cf. Luc, Lc 11,24-26).

Les conditions politiques et sociales mettent sur Nos lèvres ces paroles d'avertissement. Nous avons malheureusement dû déplorer, en plus d'un pays, des meurtres de prêtres, des déportations de civils, des massacres de citoyens exécutés sans procès ou par vengeance privée. Non moins tristes sont les nouvelles qui Nous sont parvenues de la Slovénie et de la Croatie.

Mais Nous ne voulons pas perdre courage. Les discours prononcés par des hommes autorisés et responsables au cours de ces dernières semaines laissent comprendre qu'ils ont en vue la victoire du droit, non seulement comme but politique, mais encore plus comme devoir moral.

b) Appel à la prière.

C'est pourquoi Nous adressons de grand coeur à Nos fils et à Nos filles du monde entier un chaleureux appel à la prière. Qu'il parvienne à l'oreille de tous ceux qui reconnaissent en Dieu le Père très aimant de tous les hommes créés à son image et ressemblance, de tous ceux qui savent que dans la poitrine du Christ bat un Coeur divin riche en miséricorde, source profonde et inépuisable de tout bien et de tout amour, de toute paix et de toute réconciliation.

De la trêve des armes à la paix vraie et sincère, comme Nous le disions il n'y a pas longtemps, le chemin sera ardu et long, trop long pour les aspirations anxieuses d'une humanité affamée d'ordre et de calme. Mais il est inévitable qu'il en soit ainsi. Et peut-être aussi préférable. Il faut d'abord laisser s'apaiser l'ouragan des passions surexcitées : Motos praestat componere fluctus, « mieux vaut que s'apaise l'agitation des flots » (7). Il est nécessaire que la haine, la défiance, les excitations d'un nationalisme extrême cèdent la place à l'élaboration de sages conseils, à Péclosion de desseins pacifiques, à la sérénité dans les échanges de vues et à la mutuelle compréhension fraternelle.

c) Que le Saint-Esprit guide les constructeurs de la paix!

Daigne le Saint-Esprit, lumière des intelligences, doux Maître des coeurs, exaucer les prières de son Eglise et guider dans leur travail


difficile ceux qui, selon leur haute mission, s'efforcent sincèrement, malgré les obstacles et les contradictions, d'arriver au terme si universellement, si ardemment désiré : la paix, la vraie paix, digne de ce nom. Une paix qui se fonde et trouve sa fermeté dans la sincérité et dans la loyauté, dans la justice et dans la réalité ; une paix d'effort loyal et résolu pour vaincre ou prévenir les conditions économiques et sociales qui pourraient, à l'avenir comme par le passé, conduire facilement à de nouveaux conflits armés ; une paix qui puisse être approuvée par tous les esprits droits de tous les peuples et de toutes les nations ; une paix que les générations futures puissent considérer avec reconnaissance comme le fruit heureux d'un temps malheureux ; une paix qui marque dans les siècles un tournant décisif dans l'affirmation de la dignité humaine et de l'ordre dans la liberté ; une paix qui soit comme la grande Charte qui a fermé l'ère sombre de la violence ; une paix qui, sous la conduite miséricordieuse de Dieu, nous fasse passer à travers la prospérité temporelle, de manière à ne pas perdre le bonheur éternel (8).

Mais avant d'atteindre cette paix, il est vrai que des millions d'hommes, dans leur foyer ou à la guerre, dans la prison ou dans l'exil, doivent encore goûter l'amertume du calice. Comme il Nous tarde de voir la fin de leurs souffrances et de leurs angoisses, la réalisation de leurs désirs ! Pour eux aussi, pour toute l'humanité qui souffre avec eux et en eux, que monte vers le Tout-Puissant Notre prière humble et ardente.

En attendant, ce Nous est un immense réconfort, Vénérables Frères, de penser que vous prenez part à Nos soucis, à Nos prières, à Nos espoirs, et que dans le monde entier, évêques, prêtres, fidèles joignent leurs supplications aux Nôtres dans la grande voix de l'Eglise universelle. En témoignage de Notre profonde gratitude et comme gage des miséricordes infinies et des faveurs divines, à vous-mêmes, à eux, à tous ceux qui Nous sont unis dans le désir et dans la recherche de la paix, Nous accordons du fond du coeur Notre Bénédiction apostolique.

(2) Cf. Documents Pontificaux 1939, p. 112.
(3) Cf. VOsservatore Romano du 2 juillet 1933. Voir dans La Documentation catholique, t. XXX, 1933, col. 506, la traduction de ce document dans l'étude consacrée au Concordat du 20. 7. 33 entre le Saint-Siège et le Reich allemand (n° spécial 672).
(4) Cf. La Documentation catholique, t. XXXVII, 1937, col. 901.
(5) A. A. S., 29, 1937, pp. 149 et 171.
(6) Cf. La Documentation catholique, 1945, col. 353 et 457.
(7) Virgile, Enéide, 1, 135.
(8) Cf. Oraison du IIIe dimanche après la Pentecôte.

Source : clerus.org
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Re: Le vénérable Pie XII et la condamnation du national-socialisme

Message non lupar Guillaume C. » mer. 27 janv. 2016, 18:49

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/es/cct.htm

(descendre à l'allocution prononcée le 2 juin 1945)
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Re: Le vénérable Pie XII et la condamnation du national-socialisme

Message non lupar Guillaume C. » mer. 27 janv. 2016, 18:52

Pie XII et la seconde guerre mondiale par le R.P. Pierre Blet (*) - page 119 :

" La fortune des armes avait changé de camp depuis l'arrivée des Anglo-Américains en Afrique du Nord, puis en Italie, et un équilibre provisoire des forces aurait pu conduire à des négociations si les dirigeants du Reich n'avaient pas été prisonniers d'une idéologie avec laquelle leurs adversaires refusaient tout compromis.

Weizsäcker [ambassadeur du Reich national-socialiste auprès du Saint-Siège, NDLR], pourtant, cherchait, à travers le Vatican, à prendre contact avec les Alliés, dans l'espoir de ménager à son pays une paix de compromis. Il comptait aussi que le thème du péril soviétique lui faciliterait l'audience du pape et de ses collaborateurs.

Reçu par le cardinal Maglione [secrétaire d'Etat de Pie XII, NDLR] le 6 janvier 1944, il évoqua la conférence tenue à Moscou en octobre 1943 par les Anglo-Américains et les Soviets et se lamenta de l'aveuglement des premiers devant les dangers d'une victoire russe :
« Si l'Allemagne, rempart contre le bolchevisme, devait succomber, l'Europe entière deviendrait communiste. »

À quoi le cardinal de répondre :
« Quel malheur qu'avec sa politique antireligieuse, l'Allemagne ait suscité des préoccupations aussi graves. » "


(*) Prêtre jésuite (ordonné en 1950), le R.P. Pierre Blet a été appelé à Rome en 1959 pour enseigner l’histoire de l’Église à l’université Grégorienne. À la demande du pape Jean XXIII il met en chantier, en 1961, la publication des Acta Nunciaturae Gallicae sur la correspondance des nonces apostoliques en France ; il la poursuivra jusqu’à la fin (15 volumes). Pendant 17 ans il enseigne également l’histoire de la diplomatie pontificale à l’Académie pontificale ecclésiastique (où est formé le personnel diplomatique du Saint-Siège). Le R.P. Pierre Blet est un des quatre historiens auxquels Paul VI ouvre les archives du Vatican en 1964 pour qu’ils en publient les documents concernant l’attitude du Saint-Siège durant la Seconde Guerre mondiale.
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Attitude du vénérable Pie XII durant la guerre

Message non lupar Guillaume C. » dim. 14 févr. 2016, 17:05

Extrait d'une allocution du vénérable Pie XII à un groupe de représentants des divers mouvements de l'Action Catholique espagnole (20 février 1946): le Souverain pontife y revient sur son attitude pendant le conflit mondial qui vient de se terminer et en particulier sur l'épisode de la guerre qui a opposé le Reich allemand à l'Union soviétique :

« Attitude du pape durant la guerre.

Avec une exquise finesse de sentiment, votre interprète vient de rappeler Nos efforts pour soulager les innombrables et indicibles souffrances, misères et détresses dérivées de la guerre ; une fois de plus, Nous tenons à manifester Notre profonde reconnaissance envers les nations qui Nous ont prêté leur généreux concours en ces oeuvres de chrétienne charité. Il parlait aussi des messages et autres démarches multipliés par Nous en vue de défendre et promouvoir « les grands principes élémentaires de l'ordre moral, les droits de la vérité et de la justice », et il Nous assurait en même temps que, si « Notre voix n'a pas été toujours écoutée, jamais elle ne fut sans un écho profond dans les consciences ». Nous le croyons volontiers et chaque jour Nous en arrivent, des sources les plus variées comme les plus lointaines, de réconfortants témoignages.

En aucune occasion Nous n'avons voulu dire un seul mot qui fût injuste ni manquer à Notre devoir de réprouver toute iniquité, tout acte digne de réprobation, en évitant néanmoins, alors même que les faits l'eussent justifiée, telle ou telle expression qui fût de nature à faire plus de mal que de bien, surtout aux populations innocentes courbées sous la férule de l'oppresseur. Nous avons eu la préoccupation constante d'enrayer un conflit si funeste à la pauvre humanité. C'est pour cela, en particulier, que Nous Nous sommes gardé, malgré certaines pressions tendancieuses, de laisser échapper de Nos lèvres ou de Notre plume une seule parole, un seul indice d'approbation ou d'encouragement en faveur de la guerre entreprise contre la Russie en 1941. Assurément, nul ne saurait compter sur notre silence dès lors que sont en jeu la foi ou les fondements de la civilisation chrétienne. Mais, d'autre part, il n'est aucun peuple à qui Nous ne souhaitions avec toute la sincérité de Notre âme de vivre dans la dignité, dans la paix, dans la prospérité à l'intérieur de ses frontières. Ce que Nous avons eu toujours en vue dans toutes les manifestations de Notre pensée et de Notre volonté, c'était de reconduire les peuples du culte de la force au respect du droit et de promouvoir entre tous la paix, paix juste et solide, paix apte à garantir à tous une vie au moins tolérable. »

ici
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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Cinci » dim. 10 avr. 2016, 21:22

Pièce supplémentaire (Pie XI, avant-guerre) :

"... ce fut l'honneur de l'Église que d'être au premier rang, d'être presque seule durant plusieurs années, dans la lutte contre les tyrans. Alors que dans les églises protestantes, la résistance à l'hitlérisme ne fut le fait que de quelques personnalités, tel l'admirable pasteur Niemoeller, les membres du clergé et de la hiérarchie catholique firent front, sinon à l'unanimité, du moins en très grand nombre. Mené par le cardinal Faulhaber de Munich, les évêques von Preising, von Galen, tous trois amis du cardinal Pacelli qui devait les élever à la pourpre quand il serait devenu le pape Pie XII, l'épiscopat mena une contre-offensive dont le courage fit impression.

On entendit par exemple, Mgr von Galen, de Munster, s'écrier, contre la thèse officielle de l'obéissance inconditionnelle à l'État : "Une obéissance qui asservir l'âme, qui viole le sanctuaire le plus intime de la liberté, la conscience, est un esclavage, le plus dégradant des esclavages. Elle est pire que le meurtre, car elle écrase la personne même de l'homme : elle tente de détruire sa ressemblance avec Dieu." De Fulda partirent sans cesse à destination du gouvernement, des protestations véhémentes contre la violation du Concordat, les violences envers l'Église. En janvier 1937, tous les évêques allemands signèrent une lettre collective assurant "qu'ils étaient prêts à donner à l'État ce qui lui revient et à soutenir le Fûhrer dans sa lutte, mais qu'ils exigeaient le respect des droits de l'Église". La résistance fut menée par les grands ordres, jésuites et dominicains, bénédictins - plusieurs furent arrêtés ou durent s'exiler - comme par les simples prêtres. Nombre d'entre eux montrèrent un courage admirable à dénoncer en pleine chaire l'hérésie raciste, ou à rappeler que le Christ était juif et la Bible un livre juif; le curé de Rostock, l'abbé Laffen, s'illustra par l'audace de son attitude, avant d'être jeté en prison.

Cet héroique mouvement, il va de soi que Pie XI l'appuya par tous les moyens. On a calculé que du 25 septembre 1933 au 26 juin 1936 seulement, le Saint-Siège envoya au gouvernement du Reich trente-quatre notes, trois mémoires, trois aide-mémoires, six communications, six notes, tous pour protester contre les violations du Concordat. Il n'y eut pour ainsi dire pas de jours où l'Osservatore Romano et le poste de Radio-Vatican ne dénoncent les doctrines du nazisme et ses violences, si bien que le journal romain fit saisi par la Gestapo et les émissions radio déclarées interdites.

Des condamnations du Saint-Office tombèrent sur les principaux ouvrages nationaux-socialistes, notamment ceux de Rosenberg et de Bergmann, A la lutte, Pie XI prit une part personnelle. Il saisit toutes les occasions, celles d'un discours de canonisation, celle d'un message adressé au cardinal Schulte, de Cologne, celles des audiences accordées à des pélerins allemands pour reprendre inlassablement ses protestations. "On veut déchristianiser l'Allemagne, criait-il, et la ramener à un paganisme barbare!" Ouvrant, au printemps 1936, l'exposition mondiale de la presse catholique, il allait plus loin encore, en comparant le national-socialisme et le bolchévisme l'un à l'autre "ennemis de toute vérité et de toute justice", identification que Hitler reçut comme un soufflet.

Cette attitude si ferme fit sensation dans le monde.

Au moment où l'ambassadeur de France André François Poncet notait avec une subtile ironie, que "le monde s'extasiait devant la réussite de Hitler et que la force d'attraction de son régime s'exerçait au-delà des bornes de son pays, le vieillard désarmé du Vatican, lui, tenait tête". La résistance catholique au nazisme fut le premier témoignage porté par le monde libre contre le dictateur brun. Répondant aux paroles du Pape, l'épiscopat américain prit position avec vigueur : le cardinal Mundelein de Chicago, parla en clair de persécutions nazies, de violations scandaleuses de la justice, s'étonant qu'une nation entière acceptât de courber l'échine devant une poignée de fripons. Une lettre collective de l'épiscopat américain dénonça le "néo-paganisme hitlérien, entreprise qui vise à déshonorer l'Église".

En vain, l'ambassadeur d'Allemagne protesta-t-il contre cette philippique auprès du cardinal Pacelli : celui-ci lui répondit en sortant de son tiroir le dossier soigneusement tenu à jour des violences nazies.

Mais Pie XI était résolu à aller plus loin encore. Après avoir fait venir à Rome en consultation les cardinaux allemands, il décida de lancer contre le national-socialisme une condamnation formelle. La façon dont il la publia ne manqua pas d'ironie, ni d'habileté politique. En même temps, il avait préparé une autre grande encyclique, consacrée au communisme, Divini Redemptoris, afin de bien marquer que l'Église était également hostile à l'un et l'autre totalitarisme. Mais il publia d'abord l'encyclique anti-marxiste, le 19 mars 1937, alors qu'elle était postérieure de quatre jours à l'autre. Aussi, la presse allemande eut-elle tout le loisir de se réjouir bruyamment : le pape avait enfin compris ! Il s'était rallié à la lutte allemande contre le bolchévisme! Mais le dimanche des Rameaux 21 mars, les curés allemands lurent en chaire le texte de Mit brennender Sorge, rédigé en allemand - pour la première fois de l'histoire - que des messagers secrets leur avaient apporté, ronéotypé, narguant Himmler et toute la Gestapo.

Le document pontifical, long, minutieux, énumérait toutes les erreurs doctrinales du national-socialisme, étatisme, racisme, nietzschéisme, paganisme. Il rappelait que l'Église n'a jamais eu de leçons d'heroisme à recevoir de personne et qu'elle était bien résolue à ne pas se laisser intimider. Un passage visait le "Dieu national" caricature du vrai Dieu. Il terminait par un raccourci magistral de la doctrine de l'Église en face de toutes les oppressions collectives. Et, pour préciser sa pensée, Pie XI fit publier, l'année suivante, le 13 avril 1938, un véritable Syllabus de l'"hérésie national-socialiste, faussement colorées du nom de science, qui ne proposent d'autre but que de pervertir les esprits et d'en arracher la vraie religion". Hitler accusa le coup, sentant bien qu'il n'avait pas le beau rôle. Une nouvelle vague de violence sévit contre l'Église, contre la hiérarchie, contre le clergé. Le cardinal Faulhaber fut insulté en public. La campagne de diffamation contre l'Église et contre les prêtres fut accentuée : de nouveaux procès pour cause de moeurs furent montés en épingle dans la presse nazie. Des centaines de fidèles furent envoyés dans des camps de concentration. Derechef l'évêque de Rottenburg vit son palais pillé et l'archevêque de Fribourg sa chapelle envahie et souillée. La Gestapo alla jusqu'à saisir des bannières des groupements catholiques représentant le Christ et la Vierge [...] cependant que la presse hitlérienne se déchaînait dans l'insulte et la calomnie.

Un épisode significatif montre aussi la résolution de Pie XI à ne pas céder devant la tyrannie nazie. Au lendemain de l'Anschluss (13 mars 1938) le cardinal Innitzer accepta de s'entendre avec le vainqueur et l'épiscopat autrichien publia un manifeste d'adhésion au régime nouveau. Pie XI fit aussitôt convoquer à Rome le cardinal qui fut reçu par le cardinal Pacelli, secrétaire d'État, avec une véhémence dont l'ambassadeur de France Charles Roux recueillit l'écho. Le cardinal comprit son erreur et, rentré à Vienne, prit la position qui s'imposait. Ce qui lui valut une manifestation "spontanée" de 200 000 nazis et une attaque en règle de son palais qui fut pillé, partiellement incendié, cependant que son secrétaire était jeté par les fenêtres et se fracturait les jambes. Une potence fut même dressée sur la place avec une pancarte : "Ici sera Innitzer". [...]"

Daniel-Rops, Un combat pour Dieu. 1870-1939, p. 532

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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Kerniou » lun. 11 avr. 2016, 15:03

Pendant longtemps, j"ai cru que Pie XII était quelqu'un de timoré qui craignait de s'exprimer par peur des représailles envers ceux qu'il aurait voulu soutenir. Il est vrai, par ailleurs que nulle part dans les nombreuses réunions auxquelles j'ai participé dans le cadre de l'Eglise, je n'ai entendu parler de l'oeuvre de Pie XII à l'égard des juifs pendant le guerre !
C'est grâce au forum que je l'ai appris.
MERCI !
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Re: Pie XII et la shoah

Message non lupar Fée Violine » jeu. 14 avr. 2016, 17:27

quelqu'un de timoré qui craignait de s'exprimer par peur des représailles envers ceux qu'il aurait voulu soutenir
C'est pourtant son cas, si j'ai bien compris. Mais ça s'appelle plutôt de la prudence.
Et il avait raison, car l'expérience a montré que les interventions de l'Église avaient plutôt tendance à amener des représailles : il y a eu cet évêque néerlandais dont l'intervention a été immédiatement suivie de la déportation des juifs du pays, en 1943. Et auparavant, l'intervention de Benoît XV en faveur des Arméniens avait été suivie d'une aggravation du génocide...

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Pape Pie XII

Message non lupar antoine75 » jeu. 18 oct. 2018, 16:45

Avec tous ces papes canonisés, on peut se demander si un jour le pape Pie XII le sera. Il a été reconnu vénérable par Benoit XVI. Mais pour moi, un pape a une influence non négligeable dans le monde et doit œuvrer pour la paix. En témoigne le saint Jean-Paul II qui a œuvré pour mettre un terme à la guerre froide avant qu'elle n'éclate en guerre ouverte. Pie XII pour moi, ne peut donc être saint car il n'a pas assez œuvré contre l'Allemagne nazi et éviter entre autre la Shoah.

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Re: Pape Pie XII

Message non lupar Pathos » jeu. 18 oct. 2018, 23:57

Pie XII a fait beaucoup pour les juifs. Plusieurs rabbins le considèrent comme Juste. 16 pages de discussion ici :

http://www.cite-catholique.org/viewtopic.php?t=39935

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Re: Pape Pie XII

Message non lupar Fée Violine » ven. 19 oct. 2018, 13:45

Pie XII a fait tout ce qu'il a pu contre le nazisme, mais à lui seul il ne pouvait pas tout faire. Il a sauvé, paraît-il, environ 800 000 juifs.
Sa cause de béatification a été introduite, mais est bloquée tant que la lumière n'est pas entièrement faite sur son action pendant la guerre. Et comme son action, évidemment, était secrète, il faut du temps pour que tous les documents soient connus.

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