Homosexualité et psychiatrie

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pierre_
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar pierre_ » mer. 12 sept. 2018, 22:59

Je suis en parfait accord avec Nevermind7 qui pour moi se situe dans la Vérité.
Professeur, c'est ce discours que je tiens et paroissien, ce sont les idées que je porte. Je l'en remercie.
Je crois que le Pape manifeste tous les jours une bienveillance sans limite et que son intention d'écoute et de prière prime sur ses maladresses inhérentes à chaque humain.

Non, l'homosexualité n'est pas une maladie, cela nous le savons tous. Il n'est donc pas question de la considérer comme telle.

Quel est le Vrai? Que dire quand nous voulons exprimer notre désaccord au sujet d'une pratique qui va à l'encontre de sa foi catholique?
Ecouter Dieu, seulement Dieu.
En la personne homosexuelle, voir Dieu, car en chaque humain, il y a Dieu.
Et comprendre, aimer, écouter.
Voilà tout ce que nous pouvons et savons faire. Le reste, ce sont des idées. Ce sont des mots. Ce sont des paroles.

Mon enfant m'annonce son homosexualité, comment réagir?
J'écoute, je comprends, j'aime, comme a dit le Pape.
C'est tout ce que je fais.

Regardez comme par ce message, nous somme tous réconciliés ! Le non-jugement existe donc bel et bien !
Il n'y a rien d'autre à dire et à faire ! C'est donc finalement très simple, aimons nous :oui: :coeur: :coeur:

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar SergeA » jeu. 13 sept. 2018, 8:20

Bonjour Pierre_

je vous rejoins lorsque vous placez l'amour comme seule attitude ; aimer son prochain, quel qu'il soit, c'est aimer Dieu.

Par contre, je suis un peu inquiet lorsque vous dites :
Je suis en parfait accord avec Nevermind7 qui pour moi se situe dans la Vérité.
Professeur, c'est ce discours que je tiens ...
Nevermind7 a dit beaucoup de choses, des choses très vraies et des choses plus contestables aussi (selon mes critères).
Et en tant que professeur, je suis de tout cœur avec vous si c'est d'amour que vous parlez.
Par contre, à l’extrême, rien ne dit dans votre message que vous ne faites pas la promotion du genre ... rassurez moi ... car au delà même du contenu, je trouve inadmissible cette incursion de l'éducation nationale dans la sphère privée des individus.
.........................................................................................................................................................................................

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 13 sept. 2018, 8:22

Je pense que ce qu'a voulu dire le pape est assez clair. Ni condamner, ni ignorer, aider. La mention de la psychiatrie a été supprimée de l'écrit parce qu'elle a été mal comprise,
N'est-ce pas dommage et dommageable de devoir effacer des mots parce que les gens ne les comprennent pas correctement ?
Ne serait-il pas plus charitable de les expliquer, plutôt que de considérer que la population mondiale est trop débile pour comprendre ?
Il y a une forme de mépris de la vérité et de la population dans ces attitudes.
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar prodigal » jeu. 13 sept. 2018, 8:32

Cher PaxetBonum,
la volonté d'apaisement n'est pas du mépris.
Le mot "psychiatrie" n'a en réalité, au sens où le pape François l'a employé, aucune importance doctrinale. Il est objectivement ambigu, même si le contexte en éclaire le sens, et il a été prononcé das un discours oral improvisé. Il n'y a donc pas d'inconvénient majeur à l'effacer.
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 13 sept. 2018, 8:42

Mon enfant m'annonce son homosexualité, comment réagir?
J'écoute, je comprends, j'aime, comme a dit le Pape.
C'est tout ce que je fais.
Et bien pas moi.
Moi J'écoute, j'ai beaucoup de mal à comprends, j'aime mon enfant mais pas son péché si il vit son homosexualité.
Et surtout je ne m'arrête pas là : je lui explique l'enseignement de l'Eglise face à l'homosexualité.
Vivre l'homosexualité n'est pas un chemin de sanctification.
J'aurai a cœur d'expliquer à mon enfant la déviance qu'est l'homosexualité, car si j'aime mon enfant j'ai à cœur encore plus son salut éternel.
Or la Bible est clair concernant les pratiques homosexuelles :

1 Corinthiens 6.9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni gens de mœurs infâmes,
Autre traduction : 1 Corinthiens 6.9 Ne savez–vous pas que les injustes n’hériteront pas le royaume de Dieu ? Ne vous égarez pas : ce ne sont pas ceux qui se livrent à l’inconduite sexuelle, à l’idolâtrie, à l’adultère, les hommes qui couchent avec des hommes,

Romains 1.26-27 : « C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. »

Lévitique 18.22 : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. »


Si on aime son enfant on aime avant tout qu'il suive le chemin de sanctification que Dieu a tracé pour lui.
La tolérance est une autoroute qui conduit en enfer.
J'aurai donc à cœur de ne pas cacher la vérité à mon enfant et lui proposerait de lire des instructions à ce sujet tel : https://questions.aleteia.org/articles/ ... -106618065
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar la Samaritaine » jeu. 13 sept. 2018, 12:08

Je pense vraiment que nous n'avons pas à juger de ce qui est du chemin de sanctification d'une personne. la sanctification est liée à la manière dont une personne accueille et redonne l'amour de Dieu autour d'elle et elle peut le vivre quelque soit sa vie privée.
"Les prostituées vous précèdent dans le Royaume de Dieu"...

Récemment, j'ai rencontré un prêtre qui a emmené des personnes prostituées au congrès Fratello à Rome l'année dernière (les pauvres autour du Pape), il me disait qu'elles lui faisaient rentrer comme personne dans le mystère de l'Eucharistie.
Certaines se confessent une fois par an puis vont communier ensuite une fois par an, une fois seulement "à cause de leur vie". Bien qu'aidées par une association, elles ne changent pas de vie "à cause d'un obstacle intérieur", un truc, une blessure, un gouffre d'insécurité que nous n'avons pas à juger et qui les maintient dans cet esclavage. Mais au cœur de cette vie là, la grâce passe et ces femmes touchent au cœur ceux qui les accompagnent….

Concernant les personnes homosexuelles et leurs parents, je crois vraiment que les parents ne doivent pas du tout se mêler de la sexualité de leurs enfants, c'est une intrusion symboliquement de type incestuel… Et si un père dit à son enfant qu'il vit dans le péché s'il a des relations et qu'il doit vivre à vie dans l'abstinence, c'est, au niveau symbolique et psychique, une castration.

Cette invitation à suivre le Christ dans la chasteté peut être faite de la part d'un prêtre ou d'un ami lui-même concerné, mais jamais d'un parent. Celui-ci doit juste accueillir et aimer et prier. s'il ne comprend pas, il ne va pas se forcer à comprendre mais son incompréhension le regarde. Que ce parent se fasse aider, qu'il ne projette pas sur son enfant des grands principes moraux qui ne font pas sens pour un(e) jeune qui vit déjà une situation compliquée.

La plupart du temps, une personne homosexuelle à qui on dit qu'elle est digne d'être aimée mais que sa sexualité vécue est haissable et pécheresse, cette personne se sent atrocement jugée. Parce qu'il s'agit de son intimité, de sa fragilité, de sa capacité et aimer et désirer, la seule qu'elle peut mettre en oeuvre et qui se voit malgré tout condamnée.

L'abstinence totale et à vie pour une homosexuelle est de l'ordre d'un apppel intérieur qui ne vient que de Dieu. C'est l'affaire de la relation entre une âme et Dieu et personne ne doit s'en mêler. Et ceux qui ne se sentent pas appellés ou qui, éventuellement, n'entendent pas cet appel, et bien on ne doit pas juger leurs actes et leur vie privée. Il y a peut-être, comme le vivent les dames du pélerinage Fratello, un "obstacle intérieur" et qui sommes-nous pour juger cet obstacle ???

Nous n'en avons pas nous, des obstacles intérieurs, à la charité ? Toutes les fois ou nous déba..ltérons sur les autres, ou nous nous victimisons, l'autre m'a dit ça, m'a fait ça, et blablabla, toute cette nature humaine beaucoup plus pécheresse que nous ne l'imaginons.

Ceux qui ne vivent pas l'appel si appel il y a, et s'ils vivent en couple avec toute la charité et la fidélité dont ils sont capables, la grâce de Dieu les rejoint tels qu'ils sont, l'Amour de Dieu est toujours là, toujours disponible et prêt à se livrer.

Avez-vous remarqué que jamais, jamais le pape François ne précise la différence entre homosexuels abstinents et homosexuels "actifs"? (contrairement à ce qu'exprime le prêtre de l'article d'Alétéia) Jamais. Avec une infinie délicatesse, il ne se permet pas de rentrer dans la vie sexuelle et intime des personnes, il ne juge pas leurs choix privés, il parle juste des "personnes homosexuelles" et c'est tout. Cela me parait sain et saint.

En fait il s'exprime comme un père à ses enfants.

Concernant les paroles de Saint-Paul : mais qui comprend ce qu'est l'homosexualité à l'époque ??? On croit que c'est un choix, on croit que c'est le plaisir pervers de se vautrer dans la fange, Paul bénéficie-il des lumières des sciences humaines de notre époque ?
Il croit que l'orientation homosexuelle est un choix, comme tout le monde à son époque.

En Christ,

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar PaxetBonum » jeu. 13 sept. 2018, 21:10

Avez-vous remarqué que jamais, jamais le pape François ne précise la différence entre homosexuels abstinents et homosexuels "actifs"? (...) il parle juste des "personnes homosexuelles" et c'est tout. Cela me parait sain et saint.
Je n'ai jamais parlé personnellement au saint Père pour pouvoir affirmer qu'il ne fait pas la légitime différence du pécheur qui lutte contre son penchant mauvais et celui qui s'y complait.
Par contre le prêtre de l'article souligne un point essentiel : il n'y a pas de personnes homosexuelles, on ne peut pas définir un être humain en fonction de ces attirances sexuelles : "À cause de tout cela, une personne ne peut jamais être identifiée à sa tendance sexuelle : on n’identifie pas quelqu’un à sa sexualité et encore moins à ses tendances. On ne peut pas utiliser le verbe « être » pour la question de l’homosexualité. On est un garçon, une fille, on est un être humain, mais on n’est pas un ou une homosexuel(le)."

On ne parle pas de Pierre qui est gourmand, Paul qui est voleur et Jacques qui est adultère.
On ne peut définir une personne en fonction de sa sexualité et encore moins en fonction de son péché !
Sinon pour me nommer il faudrait citer tous les péchés et infamies de la terre !

Concernant les paroles de Saint-Paul : mais qui comprend ce qu'est l'homosexualité à l'époque ??? On croit que c'est un choix, on croit que c'est le plaisir pervers de se vautrer dans la fange, Paul bénéficie-il des lumières des sciences humaines de notre époque ?
Il croit que l'orientation homosexuelle est un choix, comme tout le monde à son époque.
Ah ? La lumière des sciences humaines est plus éclairée et éclairante que l'Esprit Saint Lui-même ?
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar la Samaritaine » jeu. 13 sept. 2018, 22:05

Ah ? La lumière des sciences humaines est plus éclairée et éclairante que l'Esprit Saint Lui-même ?
Mais bien sur !! Parce que l'Esprit saint se révèle dans l'effort de vérité que fait l'homme pour mieux se connaître, pour sortir de l'ignorance et de l'erreur.
Et le Pape François a rappelé que les saints pouvaient dire des choses non conformes à l'Evangile parce qu'ils ne sont pas parfaits, seul le Christ est parfait.
L'Esprit Saint pénètre toute la Bible. Mais celui qui écrit dans le Lévitique que la femme adultère doit être lapidée
et-il inspiré par l'Esprit saint ? Il est dans les limbes de l'ignorance. On apprend, peu à peu, individuellement au cours d'une vie et collectivement au cours des siècles.

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar prodigal » ven. 14 sept. 2018, 11:05

la Samaritaine
Par contre le prêtre de l'article souligne un point essentiel : il n'y a pas de personnes homosexuelles, on ne peut pas définir un être humain en fonction de ces attirances sexuelles : "À cause de tout cela, une personne ne peut jamais être identifiée à sa tendance sexuelle : on n’identifie pas quelqu’un à sa sexualité et encore moins à ses tendances. On ne peut pas utiliser le verbe « être » pour la question de l’homosexualité. On est un garçon, une fille, on est un être humain, mais on n’est pas un ou une homosexuel(le)."
Ceci me paraît en effet très vrai et très important. On n'est pas homosexuel. On est éventuellement attiré par les personnes de son sexe, on vit parfois en couple avec une personne de son sexe, on pratique parfois le libertinage homosexuel, mais on n'est pas homosexuel.
C'est la raison pour laquelle il ne faut pas juger. Et si donc un adolescent se découvre des tendances homosexuelles, cela ne signifie pas qu'il est homosexuel, mais qu'il a des tentations qui ne sont pas forcément les nôtres, qui ne sont pas les miennes en tous cas. Cela ne le rend a priori ni meilleur ni pire que moi, ni en meilleure santé ni plus malade. Il est bien mon frère humain.
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar Sam D. » ven. 14 sept. 2018, 11:53

La plupart du temps, une personne homosexuelle à qui on dit qu'elle est digne d'être aimée mais que sa sexualité vécue est haïssable et pécheresse, cette personne se sent atrocement jugée
Très juste. Si l'on peut faire le distinguo en théorie, en pratique, le raisonnement est complètement spécieux et de nul secours pour la personne que l'on entend aider par là.
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar Cinci » ven. 14 sept. 2018, 14:48

Pierre a écrit :
Mon enfant m'annonce son homosexualité, comment réagir?
J'écoute, je comprends, j'aime, comme a dit le Pape.
C'est tout ce que je fais.
Sauf que l'Église catholique ne peut tout simplement pas s'en tenir à une telle attitude "désengagée".

L'Église

Le rôle des évêques est d'éclairer la conscience des fidèles quant au péché, pour aider les sujets à démêler le vrai du faux, en particulier et surtout dans des époques où les vérités de foi tendent à se brouiller, si ce n'est disparaître dans les esprits je dirais, par la présence d'un monde profane et séculier à la culture antichrétienne quelque peu envahissante. Les fidèles ont droit de recevoir un message clair de la part de leurs chefs.

Le message clair que l'Église envoie - et à rebrousse-poil de tout ce qui se dit aujourd'hui dans la sphère médiatique - c'est que l'homosexualité n'est pas une condition de vie qu'elle pourrait positivement reconnaître. L'homosexualité ne peut pas être une norme pour l'Église, ni correspondre à un idéal ni à une réalité bénéfique.

Il y a une différence entre reconnaître la "réalité de ce que les gens peuvent vivre et les respecter à travers leurs difficultés", ensuite le fait de prendre position sur la valeur positive ou négative d'une situation dans laquelle ils peuvent se trouver.

Oui

On doit respecter les chômeurs, sans se croire obligé de penser que le chômage est une bonne chose.
Il faut être gentil avec les malades, ce qui ne fait pas de la maladie un idéal à vivre et à maintenir.
L'abbé Myriel a raison d'être charitable avec Jean Valjean dans le roman d'Hugo, ce qui n'excuse pas les péchés anciens de Valjean et le vol de l'argenterie du presbytère.

Le Pape

Le pape a bien beau être gentil avec un lépreux, recevoir ensuite à dîner le Dalaï-lama, accepter de blaguer avec une évêque protestante mariée à une femme, inviter l'Italie à ouvrir davantage les portes aux musulmans d'Afrique, il n'en fera pas de la lèpre une joie, du Dalaï-lama un docteur de l'Église, de l'évêque-femme dissidente la voie d'avenir à suivre pour Rome et de l'islam une vérité d'Évangile. De la même façon, la condition homosexuelle ne représente pas quelque chose de souhaitable. Pas quand on se dit catholique, chrétien, émule du curé d'Ars, admirateur de la foi des martyrs du XVIIe siècle, etc.

Aussi ...


Prétendre que l'homosexualité serait rien du tout, en rien problématique, chose normale, belle, bonne ... que monsieur le curé devrait même bénir l'union des deux époux ... ce n'est plus la foi catholique. Ce ne serait "juste" plus la foi de l'Église.

C'est pourquoi je soupçonne le pape François d'avoir évoqué le psychiatre, songeant lui-même qu'une habile intervention auprès d'un jeune pourrait peut-être lui éviter bien des difficultés plus tard, et des difficultés liés à une condition homosexuelle. Je le soupçonne de penser que l'on pourrait éviter à certains/certaines d'aller s'identifier à ce modèle réfractaire.

:|

(heuh, quoi de neuf docteur ?

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar prodigal » ven. 14 sept. 2018, 15:13

Cher Cinci,
je ne suis pas convaincu que l'attitude de Pierre soit si désengagée que vous le dites.
Je ne crois pas non plus qu'il faille considérer que l'homosexualité n'est "rien du tout". Je ne crois pas que c'est ce que Pierre a voulu dire. Mais peut-être vous répondra-t-il lui-même.
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar PaxetBonum » ven. 14 sept. 2018, 20:40

La réponse de Pierre serait bienvenue car tout comme Cinci je pense qu'accepter l'autre comme il est sans lui proposer de voie de salut éternel, juste pour ne pas le perturber durant sa vie terrestre, cela est un désengagement total, un manque de charité inouïe.
Cinci l'a parfaitement exprimé avec une verve que je ne possède pas, chapeau bas :cyrano:
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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar Jesper Andieu » ven. 14 sept. 2018, 21:09

Cependant, j'entends quand même dire qu'il est des hommes sur le plan physique, qui ont un cerveau de femme et inversement.
Or il se trouve souvent que physiquement cette réalité est visible. Pas toujours.
Je ne vois pas trop ces personnes apprendre des gestuelles typiques de l'autre sexe dans un miroir. Rien n'est simple.
Si l'homosexualité par jeu (Grèce du temps de St Paul) peut relever, et relève, de l'impureté, il n'en va pas forcément de même avec les cas que j'évoque.
Il me semble que Dieu en Jésus nous a laissé de nombreuses prérogatives, mais je ne crois pas qu'on ait la permission de juger.
Si dès que quelqu'un veut approcher la prière on commence à dresser des péages, à quoi bon appeler les pauvres ? Après tout Il est venu pour les malades et les pécheurs.
« Je ne me reconnais, en pensée, aucun maître en dehors de Dieu »
Lucien Jerphagnon

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Re: Homosexualité et psychiatrie

Message non lupar nevermind7 » sam. 15 sept. 2018, 4:16

La plupart du temps, une personne homosexuelle à qui on dit qu'elle est digne d'être aimée mais que sa sexualité vécue est haïssable et pécheresse, cette personne se sent atrocement jugée
Très juste. Si l'on peut faire le distinguo en théorie, en pratique, le raisonnement est complètement spécieux et de nul secours pour la personne que l'on entend aider par là.
Je pense surtout que cela ne nous regarde pas. Dire à quelqu'un qui fait des choses haïssables et pécheresses c'est profondément intrusif comme comportement. Je vois pas vraiment quelle est notre légitimité à juger ces gens dans la mesure où ils ennuient personne. Et même si c'est sous prétexte de les aider, ça n'aide rien, la pulsion sera toujours présente, ce n'est qu'une vaine culpabilisation qui ne fait qu'enfonce que la personne concernée.


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