Le code de droit canonique est-il appliqué?

Carhaix
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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Carhaix » dim. 01 juil. 2018, 9:10



Mais c'est quoi, le magistère ? Quand une homélie se met à délirer, ce n'est pas le magistère ? Quand ce sont des évêques qui font des déclarations farfelues, ce n'est pas le magistère ? Et les actes de Vatican II, ou encore la rédaction du nouvel ordo, ou bien encore les traductions rénovée des lectures liturgiques, ça ne fait pas partie du magistère ?
Dans l'ordre : non, non, oui, oui, non.
Très bien... Dans ce cas l'Église se contredit.

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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Socrate d'Aquin » dim. 01 juil. 2018, 14:26



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Bienvenue chez les sédévacantistes :clap:
Sicut enim maius est illuminare quam lucere solum, ita maius est contemplata aliis tradere quam solum contemplari.
(S. Thomas d'Aquin, Somme de théologie, IIa IIae, q.188, a.6, r.)

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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Suliko » dim. 01 juil. 2018, 14:56

Socrate d'Aquin,

Il me semble qu'il faut tout d'abord se demander si les enseignements conciliaires sont tous en harmonie avec les enseignements pré-conciliaires et seulement ensuite essayer - si possible - de trouver une explication si la réponse à la première question s'avérait négative. Or, j'ai l'impression que vous partez de la fin pour arriver au début, càd que vous partez de l'affirmation de la non rupture dans le Magistère pour en déduire que les textes conciliaires ne sauraient être en quoi que ce soit hétérodoxes. Le souci, c'est que pour le prouver, vous serez forcé d'interpréter lesdits textes dans un sens traditionnel qu'ils n'ont jamais eu et de faire de même avec les textes pré-conciliaires, en les interprétant dans un sens libéral qui leur était tout autant étranger. Je me refuse à ces acrobaties intellectuelles. Je me contente de constater qu'il y a rupture, sans avoir la prétention d'expliquer quoi que ce soit. Et quand bien même j'aurais une explication à cette crise théologique que nous vivons, elle resterait par définition un avis personnel, que je ne saurais imposer à qui que ce soit.
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Socrate d'Aquin » dim. 01 juil. 2018, 15:03

Socrate d'Aquin,

Il me semble qu'il faut tout d'abord se demander si les enseignements conciliaires sont tous en harmonie avec les enseignements pré-conciliaires et seulement ensuite essayer - si possible - de trouver une explication si la réponse à la première question s'avérait négative. Or, j'ai l'impression que vous partez de la fin pour arriver au début, càd que vous partez de l'affirmation de la non rupture dans le Magistère pour en déduire que les textes conciliaires ne sauraient être en quoi que ce soit hétérodoxes. Le souci, c'est que pour le prouver, vous serez forcé d'interpréter lesdits textes dans un sens traditionnel qu'ils n'ont jamais eu et de faire de même avec les textes pré-conciliaires, en les interprétant dans un sens libéral qui leur était tout autant étranger. Je me refuse à ces acrobaties intellectuelles. Je me contente de constater qu'il y a rupture, sans avoir la prétention d'expliquer quoi que ce soit. Et quand bien même j'aurais une explication à cette crise théologique que nous vivons, elle resterait par définition un avis personnel, que je ne saurais imposer à qui que ce soit.
Suliko,

Vous avez entièrement raison. Je pars du principe que l'Eglise, la même depuis 2000 ans, a promulgué des textes. Or l'Eglise reste et demeure la même (à moins de verser dans le sédévacantisme, que je vois comme une absurdité). Or, nous savons par ailleurs que l'Eglise ne saurait se contredire. De là, il me semble qu'une interprétation "traditionnelle" des textes de Vatican II et de ceux qui ont suivi est non seulement possible, mais qu'elle est la seule viable.

Mais nous nous éloignons par trop du but premier de cette conversation :)
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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Suliko » dim. 01 juil. 2018, 15:14

De là, il me semble qu'une interprétation "traditionnelle" des textes de Vatican II et de ceux qui ont suivi est non seulement possible, mais qu'elle est la seule viable.
Et comment expliquez-vous que ladite interprétation qui serait d'après vous la seule correcte n'existe guère que sur papier et dans de petites communautés qui ne forment pas la majorité - loin de là - des paroisses ? Et quand bien même ce serait la seule interprétation possible, encore faudrait-il qu'elle puisse se faire. Il me semble au contraire que certains textes conciliaires ne se plient pas à une telle interprétation, si ce n'est en en tordant le sens d'une manière inadmissible et qui plus est artificielle.
Mais nous nous éloignons par trop du but premier de cette conversation :)
Certes. Pourquoi donc le droit canon, même de 1983, n'est-il pas vraiment appliqué ?
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Carhaix » dim. 01 juil. 2018, 15:48


Très bien... Dans ce cas l'Église se contredit.
Bienvenue chez les sédévacantistes :clap:
Sauf que le sédévacantisme est la négation même de l'Église.

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Re: Le code de droit canonique est-il appliqué?

Message non lupar Carhaix » dim. 01 juil. 2018, 15:54

Socrate d'Aquin,

Il me semble qu'il faut tout d'abord se demander si les enseignements conciliaires sont tous en harmonie avec les enseignements pré-conciliaires et seulement ensuite essayer - si possible - de trouver une explication si la réponse à la première question s'avérait négative. Or, j'ai l'impression que vous partez de la fin pour arriver au début, càd que vous partez de l'affirmation de la non rupture dans le Magistère pour en déduire que les textes conciliaires ne sauraient être en quoi que ce soit hétérodoxes. Le souci, c'est que pour le prouver, vous serez forcé d'interpréter lesdits textes dans un sens traditionnel qu'ils n'ont jamais eu et de faire de même avec les textes pré-conciliaires, en les interprétant dans un sens libéral qui leur était tout autant étranger. Je me refuse à ces acrobaties intellectuelles. Je me contente de constater qu'il y a rupture, sans avoir la prétention d'expliquer quoi que ce soit. Et quand bien même j'aurais une explication à cette crise théologique que nous vivons, elle resterait par définition un avis personnel, que je ne saurais imposer à qui que ce soit.
Suliko,

Vous avez entièrement raison. Je pars du principe que l'Eglise, la même depuis 2000 ans, a promulgué des textes. Or l'Eglise reste et demeure la même (à moins de verser dans le sédévacantisme, que je vois comme une absurdité). Or, nous savons par ailleurs que l'Eglise ne saurait se contredire. De là, il me semble qu'une interprétation "traditionnelle" des textes de Vatican II et de ceux qui ont suivi est non seulement possible, mais qu'elle est la seule viable.

Mais nous nous éloignons par trop du but premier de cette conversation :)
Je ne connais pas bien les textes du concile. En revanche, pour ce qui concerne le nouvel ordo, que vous incluez dans le magistère (infaillible, selon vous), il y a très clairement un changement d'orientation par rapport au missel précédent, puisqu'on est passé d'une liturgie du sacrifice à une liturgie de la table. La concélébration, et la réécriture intégrale de l'offertoire en sont les signes les plus évidents.


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