Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

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Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » jeu. 03 avr. 2008, 10:05

Dominica II Paschae
Deuxième dimanche de Pâques (A)
« Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu'au dimanche de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l'exultation, comme un jour de fête unique, ou mieux “un grand dimanche”. C'est surtout en ces jours que l'on chante Alleluia. » (Normes universelles de l’Année liturgique, n°22). Dans la forme extraordinaire du rite romain, Pâques s’achève avec l’octave qui prolonge le dimanche de la Résurrection (“Pâques closes”), tandis que la forme ordinaire considère l’ensemble du Temps pascal comme “un grand dimanche”, “un jour de fête unique”. Ainsi, notre dimanche dit de Quasimodo (en raison du premier mot de l’introït) est appelé le “1er dimanche après Pâques” (Dominica I post Pascha) dans le Missel de 1962, tandis qu’il est le “2ème dimanche de Pâques” (Dominica II Paschae) dans le Missel rénové (1). Rien ne met mieux en lumière ce changement de perpective que le transfert de l’ancienne collecte de notre dimanche de Quasimodo au dernier jour du Temps pascal, le samedi précédant le dimanche de la Pentecôte (2). L’oraison d’ouverture (3) qui lui a été substituée s’adresse tout particulièrement aux néophytes qui, dans les temps anciens, participaient à toutes les liturgies de l’octave pascale revêtus de leur aube baptismale, qu’ils déposaient solennellement le samedi précédent (4). Il en est de même de l’oraison sur les offrandes (5) et de l’introït Quasi modo, dont le texte est justement lu à l’épître du samedi in albis deponendis dans le MR1962 (6).

(1) “Les dimanches de ce temps sont considérés comme des dimanches de Pâques et, après le dimanche de la Résurrection, on les désigne comme les IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe dimanches de Pâques ; le dimanche de Pentecôte clôt cette période sacrée de cinquante jours.” - Normes universelles de l’Année liturgique, n°23.

(2) Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, qui paschália festa perégimus, hæc, te largiénte, móribus et vita teneámus. | [Traduction Dom LEFEBVRE] Faites, Dieu tout-puissant, qu’arrivés au terme de la célébration des fêtes de Pâques, nous puissions, par le don de votre grâce, les garder présentes en nous par toute la conduite de notre vie.

(3) Deus misericórdiæ sempitérnæ, qui in ipso paschális festi recúrsu fidem sacrátæ tibi plebis accéndis, auge grátiam quam dedísti, ut digna omnes intellegéntia comprehéndant, quo lavácro ablúti, quo spíritu regeneráti, quo sánguine sunt redémpti. | Dieu d’éternelle miséricorde, qui par le retour de ces fêtes pascales enflammes la foi de ton peuple consacré, augmente la grâce que tu lui as donnée afin que tous, par une intelligence juste, comprennent par quel baptême ils ont été purifiés, par quel Esprit ils ont été régénérés, par quel sang ils ont été rachetés.

Selon l’abbé Zuhlsdorf (*), cette oraison est basée sur une prière du Missale Gothicum (n°309).

On remarquera que cette oraison s’adapte remarquablement avec l’épître de saint Jean lue dans le MR1962 (1 Jn V, 4-10). La prière a visiblement été rédigée en s’inspirant du texte biblique, et pour l’accompagner. On doit regretter que la péricope proposée dans le nouveau lectionnaire en l’année B (1 Jn V, 1-6) ait été coupée - sans doute en raison de l’obscurité du texte et peut-être aussi de la gêne occasionnée par la glose trinitaire introduite dans la version latine -, ce qui fausse le rapprochement entre la lecture et l’oraison.

(4) “En ce même samedi, à l’issue des vêpres et après une dernière station au baptistère, les néophytes se réunissaient dans une dépendance de la basilique du Latran pour déposer, au cours d’une cérémonie fort touchante, les aubes blanches dont ils s’étaient revêtus au sortir de la piscine sacrée. De là vient que les anciens sacramentaires intitulent le samedi de l’octave pascale Sabbatum in albis deponendis, le samedi de la déposition des aubes.” - Dom FLICOTEAUX, Le triomphe de Pâques, Cerf, 1952, pp. 107-108.

C’est par erreur que, plus tard, le dimanche a lui aussi était dit in albis.

(5) Súscipe, quǽsumus, Dómine, plebis tuæ (et tuórum renatórum) oblatiónes, ut, confessióne tui nóminis et baptísmate renováti, sempitérnam beatitúdinem consequántur. | Recevez, Seigneur, nous vous en prions, les offrandes de votre peuple (et de vos néophytes), afin que, régénéré(s) par la confession de votre nom et par le baptême, il(s) obtienne(nt) la béatitude éternelle.

Il s’agit de la secrète du jeudi dans l’octave de Pâques dans le Missale Romanum de 1962.

(6) [1 P II, 2 V/ Ps 80, 2] Quasi modo geniti infantes, alleluia : rationabile, sine dolo lac concupiscite, alleluia, alleluia, alleluia. V/ Exsultate Deo adiutori nostro : iubilate Deo Iacob. | Tels des enfants nouveau-nés, alléluia, soyez avides du pur lait spirituel, alléluia, alléluia, alléluia. V/ Poussez des cris de joie pour Dieu, notre soutien ; acclamez le Dieu de Jacob.


Le lectionnaire pascal - excluant, selon une tradition très ancienne, toute lecture vétérotestamentaire - nous donne à parcourir en leur presque intégralité deux grands livres du Nouveau Testament : les Actes des apôtres, qui expose le premier développement de l’Eglise sous le souffle de l’Esprit, et l’évangile selon saint Jean. Les dimanches, la deuxième lecture est prise, selon les années, à la première épître de saint Pierre, admirable catéchèse baptismale de l’Eglise primitive (année A), à la première épître de saint Jean, qui s’accorde et introduit l’évangile du même apôtre (année B), et à l’Apocalypse, qui nous associe à la joie de la Jérusalem céleste, dont la joie pascale est comme le gage et l’anticipation (année C).

En ce deuxième dimanche de Pâques, c’est le bel évangile de l’apparition à Thomas l’incrédule que la liturgie nous donne à méditer (L3 ; Jn XX, 19-31). Si Dieu a permis que Thomas doutât, c’est pour raffermir notre propre foi envers le mystère essentiel de la Résurrection glorieuse de Notre-Seigneur (7), car, nous dit saint Paul, si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine (1 Co XV, 17). Non seulement Thomas a vu le Seigneur, mais il a encore touché ses plaies glorieuses, ce qui a entraîné un acte de foi immédiat : “Mon Seigneur et mon Dieu !”. Dans l’obscurité, et malgré toutes les difficultés et les obstacles, nous aussi nous sommes appelés à toucher du doigt de notre foi les saintes blessures de Notre-Seigneur, et à confesser tout ensemble et sa résurrection, et sa divinité : “Tout cela doit donner à Dieu louange, gloire et honneur quand se révèlera Jésus Christ, lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore ; et vous tressaillez d'une joie inexprimable qui vous transfigure, car vous allez obtenir votre salut qui est l'aboutissement de votre foi” (L2 ; 1 P I, 3-9). C’est tout particulièrement dans le mystère eucharistique que nous pouvons pour ainsi dire toucher la substance du Ressuscité, sous le voile du sacrement (8).

(7) “L'Esprit de vérité n'aurait pas permis ces hésitations dans les cœurs de ses prédicateurs si cette défiance, ces retardements pleins de curiosité n'avaient affermi les fondements de notre foi. Ce sont nos troubles que le Sauveur guérissait dans la personne de ses apôtres : en eux ils nous prémunissait contre les calomnies des impies et contre les arguments de la sagesse terrestre. Ce qu'ils ont vu nous a éclairé ; ce qu'ils ont entendu nous a renseigné ; ce qu'ils ont touché nous a affermis. Ils ont douté pour que le doute ne nous fût plus possible”. - Saint Léon le Grand, Sermon I pour l'Ascension.

(8) [Jn XX, 27] Mitte manum tuam, et cognosce loca clavorum, alleluia : et noli esse incredulus, sed fidelis, alleluia, alleluia. | Avance ta main et reconnais la place des clous, alléluia ; et ne te montre plus incrédule, mais croyant, alléluia, alléluia.

Les autres antiennes sont elles aussi tirées des récits évangéliques des différentes apparitions du Ressucité :

Premier Alleluia

[Mt XXVIII, 7] Alleluia, alleluia. V/ In die resurrectionis meae, dicit Dominus, praecedam vos in Galilaeam. Alleluia. | Le jour de ma résurrection, je vous précèderai en Galilée. Alléluia.

Deuxième Alleluia

[Jn XX, 26] Alleluia, alleluia. V/ Post dies octo, ianuis clausis, stetit Iesus in medio discipulorumsuorum, et dixit : Pax vobis. Alleluia. | Huit jours après, toutes portes closes, Jésus se tint au milieu de ses disciples et dit : “La paix soit avec vous !”. Alléluia.

L’offertoire

[Mt XXVIII, 2, 5, 6] Angelus Domini descendit de caelo, et dixit mulieribus : Quem quaeritis, surrexit, sicut dixit, alleluia. | L’ange du Seigneur descendit du ciel et dit aux femmes : “Celui que vous cherchez est ressuscité”, comme il l’avait dit, alléluia.

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Re: Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » dim. 06 avr. 2008, 10:01

Dominica III Paschae
Troisième dimanche de Pâques (A)
Les oraisons

La collecte

Semper exsúltet pópulus tuus, Deus, renováta ánimæ iuventúte, ut, qui nunc lætátur in adoptiónis se glóriam restitútum, resurrectiónis diem spe certæ gratulatiónis exspéctet.

[Merci à A. JORE pour son aide dans la traduction] O Dieu, que votre peuple, l’âme rajeunie, soit toujours dans l’exsultation ; afin que, tout à la joie d’avoir été renouvelé dans la gloire de l’adoption, il attende le jour de la résurrection dans l’espérance d’une récompense assurée.

Cette prière est une nouvelle composition qui amalgame la première partie d'une oraison du sacramentaire gélasien (n°515) à la finale d'une oraison du sacramentaire de Vérone (n°1148 ici) : cf. la note 27 de cet article.

La Super Oblata

Súscipe múnera, Dómine, quǽsumus, exsultántis Ecclésiæ, et, cui causam tanti gáudii præstitísti, perpétuæ fructum concéde lætítiæ.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Accueillez, Seigneur, les présents de votre Eglise transportée d’allégresse, et puisque vous lui avez donné un si grand sujet de joie, accordez-lui le bienfait d’un bonheur sans fin.

Cette oraison est utilisée au dimanche in albis dans le MR1962.

La postcommunion

Pópulum tuum, quǽsumus, Dómine, intuére benígnus, et, quem ætérnis dignátus es renováre mystériis, ad incorruptíbilem glorificándæ carnis resurrectiónem perveníre concéde.

Sur votre peuple, Seigneur, jetez un regard bienveillant, nous vous en prions ; puisque vous avez daigné le restaurer par les Mystères éternels, accordez-lui de parvenir à la résurrection incorruptible de la chair glorifiée.

Selon le Père Zuhlsdorf (*), cette oraison serait une nouvelle composition basée sur une prière du Gélasien et un passage de saint Léon le Grand (sermon 71, 6, prononcé le Samedi Saint 443 : Et quia antiquorum morborum difficilis et tarda curatio est, tanto velocius adhibentur remedia, quanto recentiora sunt vulnera, ut semper ab omnibus offensionibus in integrum resurgentes, ad illam incorruptibilem glorificandae carnis resurrectionem pertinere mereamur in Christo Iesu Domino nostro, qui vivit et regnat…).



La première préface pascale

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre : Te quidem, Dómine, omni témpore confitéri, sed in hoc potíssimum gloriósius prædicáre, cum Pascha nostrum immolátus est Christus.

Ipse enim verus est Agnus qui ábstulit peccáta mundi. Qui mortem nostram moriéndo destrúxit, et vitam resurgéndo reparávit.

Quaprópter, profúsis paschálibus gáudiis, totus in orbe terrárum mundus exsúltat. Sed et supérnæ virtútes atque angélicæ potestátes hymnum glóriæ tuæ cóncinunt, sine fine dicéntes : Sanctus, Sanctus, Sanctus...


Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de te louer, Seigneur, en tout temps, mais avec plus de magnificence que jamais en ces jours où le Christ, notre Pâque, a été immolé.

Car c’est lui l’Agneau véritable qui a enlevé les péchés du monde ; qui, en mourant, détruisit notre mort, et, en ressuscitant, restaura notre vie.

C’est pourquoi, dans la profusion des joies pascales, le monde entier tressaille d’allégresse, tandis qu’avec lui chantent les Vertus célestes et les Puissances angéliques, redisant sans fin l’hymne de ta gloire : Saint, Saint, Saint...
(**)


(**) Traduction de Dom FLICOTEAUX dans « Le triomphe de Pâques », Cerf, Paris, 1952, p. 20. Avec cette note : « Nous traduisons ici d’après le texte primitif , tel que le donne le sacramentaire gélasien, avec son ancienne finale. Dans notre missel cette même finale ‘quapropter profusis gaudiis, etc.’ est devenue la conclusion de la préface de la Pentecôte. On attribue, avec assez de vraisemblance, cette modification à saint Grégoire. Peut-être aura-t-il estimé que le ‘totus in orbe terrarum exsultat’ ne convenait guère à la fête de Pâques et qu’il s’appliquait mieux à la Pentecôte, puisque c’est en ce jour que l’Eglise commença à se répandre sur toute la terre. »

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Re: Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » dim. 13 avr. 2008, 10:41

Dominica IV Paschae
Quatrième dimanche de Pâques (A)
La collecte

Omnípotens sempitérne Deus, deduc nos ad societátem cæléstium gaudiórum, ut eo pervéniat humílitas gregis, quo procéssit fortitúdo pastóris.

Dieu éternel et tout-puissant, guidez-nous jusqu’à la société des joies célestes, afin que la faiblesse du troupeau parvienne là d’où la force du pasteur a procédé.


Il n'a pas été possible de déterminer l'origine de cette oraison.

La Super Oblata

Concéde, quǽsumus, Dómine, semper nos per hæc mystéria paschália gratulári, ut contínua nostræ reparatiónis operátio perpétuæ nobis fiat causa lætítiæ.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Inspirez-nous, Seigneur, de constantes actions de grâces pour ces mystères de Pâques, afin que le perpétuel renouvellement de l’œuvre rédemptrice soit pour nous une cause de joie sans fin.


Il s’agit de la secrète du samedi in albis dans le MR62.

La postcommunion

Gregem tuum, Pastor bone, placátus inténde, et oves, quas pretióso Fílii tui sánguine redemísti, in ætérnis páscuis collocáre dignéris.

Portez un regard bienveillant sur votre troupeau, ô Bon Pasteur, et daignez établir dans les pâturages éternels les brebis que vous avez rachetées par le sang précieux de votre Fils.


Le Père Zuhlsdorf (*) se contente d'indiquer : "This prayer was not in the 1962MR but it had antecedents in various ancient sacramentaries".

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Re: Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » dim. 20 avr. 2008, 11:30

Dominica V Paschae
Cinquième dimanche de Pâques (A)
La collecte

Omnípotens sempitérne Deus, semper in nobis paschále pérfice sacraméntum, ut, quos sacro baptísmate dignátus es renováre, sub tuæ protectiónis auxílio multos fructus áfferant, et ad ætérnæ vitæ gáudia perveníre concédas.

Dieu éternel et tout-puissant, portez toujours à sa perfection l’efficacité du sacrement pascal en nos âmes, afin que ceux que vous avez daigné rénover par le saint baptême puissent donner beaucoup de fruits grâce au secours de votre protection, et qu’ils parviennent jusqu’aux joies de la vie éternelle.


Il n'a pas été possible de déterminer l'origine de cette oraison.

La Super Oblata

Deus, qui nos, per huius sacrifícii veneránda commércia, uníus summǽque divinitátis partícipes effecísti, præsta, quǽsumus, ut, sicut tuam cognóvimus veritátem, sic eam dignis móribus assequámur.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Dieu qui par les admirables échanges réalisés en ce sacrifice nous rendez participants de votre unique et souveraine divinité, faites que connaissant votre vérité, nous puissions aussi l’atteindre par une conduite digne d’elle.


Il s’agit de la secrète du 18ème dimanche après la Pentecôte dans le MR62.

La postcommunion

Pópulo tuo, quǽsumus, Dómine, adésto propítius, et, quem mystériis cæléstibus imbuísti, fac ad novitátem vitæ de vetustáte transíre.

Dans votre bonté, Seigneur, venez en aide à votre peuple ; après l’avoir enrichi par les mystères célestes, faites-le passer de la vétusté [de l’humanité déchue] à la vie nouvelle [de la Résurrection].


Cette oraison est une adaptation de la postcommunion du lundi dans l'octave de la Pentecôte.

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Re: Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » sam. 26 avr. 2008, 10:09

Dominica VI Paschae
Sixième dimanche de Pâques (A)
La collecte

Fac nos, omnípotens Deus, hos lætítiæ dies, quos in honórem Dómini resurgéntis exséquimur, afféctu sédulo celebráre, ut quod recordatióne percúrrimus semper in ópere teneámus.

Accordez-nous, Dieu tout-puissant, d’achever avec la même ferveur la célébration de ces jours de joie que nous avons accomplis en l’honneur du Seigneur ressuscité, de telle manière que nous puissions toujours retenir dans notre vie ce que nous ne faisons que traverser dans le souvenir.


Notre collecte est l'exemple même du procédé de centonisation employé pour composer la plupart des nouvelles oraisons du Missel de 1970. Je renvoie pour plus de détails au tableau à la page 13 de cet article.

La Super Oblata

Ascéndant ad te, Dómine, preces nostræ cum oblatiónibus hostiárum, ut, tua dignatióne mundáti, sacraméntis magnæ pietátis aptémur.

Que nos prières montent vers vous, Seigneur, avec ces offrandes sacrificielles ; afin que, ayant été purifiés par votre condescendance, nous soyons aptes à recevoir ces mystères de grande bonté.


Cette secrète, qui ne se trouve pas dans le MR1962, est composée de deux parties de deux prières différentes du Sacramentarium Veronense (ici). La première partie est empruntée à l'oraison n°1191, la seconde à la n°181 (*).

La postcommunion

Omnípotens sempitérne Deus, qui ad ætérnam vitam in Christi resurrectióne nos réparas, fructum in nobis paschális multíplica sacraménti, et fortitúdinem cibi salutáris nostris infúnde pectóribus.

Dieu éternel et tout-puissant, qui nous avez restaurés en la vie éternelle dans la résurrection du Christ, multipliez en nous les fruits du sacrement pascal et répandez dans nos coeurs la force de ces aliments de salut.


"Today’s Post communion was based in part on a prayer in the Gelesian Sacramentary." (**).

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Re: Commentaire des dimanches du Temps pascal (A)

Message non lu par VexillumRegis » sam. 03 mai 2008, 16:59

Dominica VII Paschae
Septième dimanche de Pâques (A)
[Je remercie M. l'Abbé Thomas Diradourian, de la Communauté Saint-Martin, pour l'aide précieuse apportée dans la traduction de ces oraisons.]

La collecte

Supplicatiónibus nostris, Dómine, adésto propítius, ut, sicut humáni géneris Salvatórem tecum in tua crédimus maiestáte, ita eum usque ad consummatiónem sǽculi manére nobíscum, sicut ipse promísit, sentiámus.

Dans votre bonté, Seigneur, soyez attentif à nos supplications, afin que, comme nous croyons que le Sauveur du genre humain est avec vous dans votre gloire [majesté], nous ressentions aussi qu’il reste avec nous jusqu’à la consommation des siècles, comme il l’a lui-même promis.


Cette oraison, légèrement différente, se trouve dans le Sacramentarium Veronense (N°169 ici) et dans l'Hadrianum (N°502 In Ascensa Domini ici).

La Super Oblata

Súscipe, Dómine, fidélium preces cum oblatiónibus hostiárum, ut, per hæc piæ devotiónis offícia, ad cæléstem glóriam transeámus.

[Traduction Dom LEFEBVRE] Accueillez, Seigneur, les prières des fidèles avec l’offrande de ce sacrifice, afin qu’en vous rendant ces devoirs de pieuse fidélité, nous parvenions à la gloire du ciel.


Secrète du mardi de l’octave de Pâques dans le MR62.

La postcommunion

Exáudi nos, Deus, salutáris noster, ut per hæc sacrosánta mystéria in totíus Ecclésiæ confidámus córpore faciéndum, quod eius præcéssit in cápite.

Écoutez-nous, Dieu, notre salut, afin que par ces mystères sacro-saints nous soyons confirmés dans l’espérance que l'Église tout entière connaîtra dans son Corps [la gloire] à laquelle, en son Chef, elle est déjà parvenue.


Il s'agit de l'oraison N°174 du Sacramentaire de Vérone.

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