Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Carolus
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » ven. 22 mars 2019, 21:32

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Aujourd'hui, sans attendre, cherchons une "BA" et vous serez surpris de ce qu'elle vous procurera !
Merci pour votre réflexion, cher Étienne. :)
CEC 2074 Jésus dit : " Je suis la vigne ; vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi, vous ne pouvez rien faire " (Jn 15, 5).
Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ nous dit : Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient (Lc 6, 27-28).

Faisons du bien à ceux qui nous haïssent !

etienne lorant
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Splendeur de la justice qui se meut en miséricorde

Message non lu par etienne lorant » sam. 23 mars 2019, 12:55

Lecture du livre du prophète Michée
Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Égypte, tu lui feras voir des merveilles ! Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage:un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur?  De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité,
à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères
depuis les jours d’autrefois.




PSAUME
(102 (103),
R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (102, 8a)
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse !

Il n’est pas pour toujours en procès,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père :
“Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite- moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou
et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le,  mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort,
et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”  Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi,
et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ;
car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ;
il était perdu, et il est retrouvé !” »


– Cy Aelf, Paris

Cette parabole est extraordinaire tant elle prend la justice des hommes à défaut de la miséricorde. En effet, quel est le chef d'entreprise qui , ayant découvert des malversations d'un comptable, le reprendrait dans son entreprise simplement parce qu'il reconnaît sa mauvaise conduite en ayant dépensé en débauches l'argent qu'on lui avait confié pour le faire fructifier ?
Et, cependant... il existe bien le cas réel du brigand Vidock qui , envoyé au bagne, revenu en France, devint préfet de police ?

Et de même on se fait vacciner contre la grippe en se faisant injecter une une dose affaiblie du virus, afin que le corps se mettent à produire les anticorps adéquations. Si l'on transpose ce paradoxe au niveau de la conscience, on trouvera que les pécheurs repentis s'efforcent de vivre de plus en plus en cette forme de justice qu'est la miséricorde envers tous.

Et pour les fidèles, s’efforcent de vivre vraiment leur l'absolution
qu'ils ont reçue, deviendront comme comme le bon grain semé dans la bonne terre. Si l'on peut bien saisir la splendeur de absolution, on vivra dans une joie qui dépasse toute l'expérience strictement humaine. C'est par la chute suivie du relèvement que l'homme accède pleinement à la joie parfaite qui illumine toute vie...




.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » sam. 23 mars 2019, 14:17

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Si l'on transpose ce paradoxe au niveau de la conscience, on trouvera que les pécheurs repentis s'efforcent de vivre de plus en plus en cette forme de justice qu'est la miséricorde envers tous.
Exactement, cher Étienne. :)
Lc 7, 41-43 Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette.Tu as raison », lui dit Jésus.
Pour vraiment aimer Jésus, il faut que je reconnaisse que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ m’a fait grâce d’une grande dette.

Selon CEC 459, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ « est en effet le modèle des Béatitudes et la norme de la Loi nouvelle : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12) ».

Pardonnons-nous donc les uns les autres comme IL nous a pardonnés !

etienne lorant
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L'oeuvre de la rédemption se poursuit aujourd'hui

Message non lu par etienne lorant » dim. 24 mars 2019, 11:23

Lecture du livre de l’Exode
En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d’un buiss n en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire: pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? »  Le Seigneur vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson: « Moïse ! Moïse !» Il dit: « Me voici ! »  Dieu dit alors: N’approche pas d’ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Et il déclara : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.» Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances.  Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel.   Maintenant donc, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple, les fils d’Israël. » Moïse répondit à Dieu : « J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.’ Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ?   Dieu dit à Moïse :« Je suis qui je suis. Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : Je-suis’. » Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d’Israël : ‘Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob’. C’est là mon nom pour toujours, c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge. »

 

PSAUME
(Ps 102 (103)
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint
.


Epitre de saint Paul apôtre
Frères, je ne voudrais pas vous laisser ignorer que, lors de la sortie d’Égypte, nos pères étaient tous sous la protection de la nuée, et que tous ont passé à travers la mer.     Tous, ils ont été unis à Moïse par un baptême dans la nuée et dans la mer     tous, ils ont mangé la même nourriture spirituelle ;   tous, ils ont bu la même boisson spirituelle ; car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher, c’était le Christ. Cependant, la plupart n’ont pas su plaire à Dieu : leurs ossements, en effet, jonchèrent le désert.  Ces événements devaient nous servir d’exemple, pour nous empêcher de désirer ce qui est mal comme l’ont fait ces gens-l   Cessez de récriminer comme l’ont fait certains d’entre eux : ils ont été exterminés. Ce qui leur est arrivé devait servir d’exemple, et l’Écriture l’a raconté pour nous avertir, nous qui nous trouvons à la fin des temps.   Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber.

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens
que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des  sacrifices qu’ils offraient.  Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ?   Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.  Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?  Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »  Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.  l dit alors à son vigneron : ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?’ Mais le vigneron lui répondit : ‘Maître, laisse-le encore cette année,
le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.     Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir.
Sinon, tu le couperas.’
»


Cy Aelf,  Paris

A la question posée ouvertement par le prêtre: "Pourquoi cette avalanche de textes de nouveau", la réponse est que de nombreux chrétiens méconnaissent que le dessein de Dieu pour le salut des âmes. De Moïse jusqu'à nous, le "trajet" de la transmission du message du Salut continue d'être annoncé  aux hommes afin qu'ils reconnaissent, non pas seulement leurs égarements mais aussi:  le chemin qui s'ouvre à tous ceux qui, marchant dans les ténèbres du péché ainsi que dans l’ignorance... puissent accéder à la foi, qui leur conférera  l'espérance qu'ils manifesteront et transmettront le salut qui s'obtient par des signes de charité.

Mais dans le même temps, les mêmes, nous avons des obstacles à franchir, un chemin à parcourir dans le désert de l'ignorance   ainsi que toutes sortes d'idéologies destructrices qui secouent le monde et suscitent la colère, la folie, l'oppression d'une multitude par la publication et le jeu des idéologie ....  tout cela ne mène qu'au chaos, à la folie et à la perte des âmes.

A l'approche de Pâques "lavons nos âmes", revêtons l'humilité,  repoussons les décisions faciles qui provoquent des scandales petits ou grands, revenons boire à la coupe amère du repentir qui se changera en joie parfaite, en forces nouvelles, en espérance du Salut final et définit !



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le temps de Dieu, c'est le présent éternel

Message non lu par etienne lorant » lun. 25 mars 2019, 13:03

Lecture du livre du prophète Isaïe
En ces jours-là,  le Seigneur parla ainsi au roi Acaz:  « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut.»  Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel,     car Dieu est avec nous. »



PSAUME
(Ps 39 (40)
R/ Me voici, Seigneur,
je viens faire ta volonté.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J'annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon cœur,
je n'ai pas caché ta fidélité, ton salut ;
j'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée
.



Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs
enlève les péchés.  Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché;  alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre. Le Christ commence donc par dire: Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché,
ceux que la Loi prescrit d’offrir. Puis il déclare: Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.  Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,  à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David,  appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie.  L’ange entra chez elle et it  «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi.» À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.  L’ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père;  il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.»  Marie dit à l’ange: « Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit  « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.  Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.  Car rien n’est impossible à Dieu  Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.


Cy Aelf, Paris





Il ne nous est de donné de saisir le déroulement du temps  du temps tel qu'il est. Nous connaissons: le passé, le présent et l'avenir. C'est notre temps,mais ce temps mais le temps de Dieu n'a ni passé ni avenir, mais il est un éternel présent. Comment le faire saisir encore un peu ?  Disons encore :  Sous le regard de Dieu, " Mille ans son comme un jour comme mille ans".  D'où cette autre locution de sagesse: "Ce lui qui va trop vite se rapproche de la mort par devant, celui qui tarde trop se rapproche de la mort par devant, seul l'acte posé à temps demeure pour toujours.

La parole de Dieu demeure toujours , elle est aussi de notre temps, elle ne varie pas, mais elle demeure et nous fait prendre pleine confiance.  En effet, si nous comprenons bien cet"éternel présent" de Dieu, alors nous sommes heureux,  car notre foi nous conduira à demeure sans fin dans la miséricorde divine.

Si nous cherchons à demeurer toujours dans cette béatitude, nous sommes toutes et tous des bienheureux  qui n'ont rien à craindre de la mort, car si nous veillons en cet amour, nous ne  connaîtrons pas la mort, mais d'un même pas égal, nous entrerons dans l'éternité de l'Amour de Dieu !


Alléluia !



.
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » lun. 25 mars 2019, 14:05

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Si nous cherchons à demeurer toujours dans cette béatitude, nous sommes toutes et tous des bienheureux  qui n'ont rien à craindre de la mort, car si nous veillons en cet amour, nous ne  connaîtrons pas la mort, mais d'un même pas égal, nous entrerons dans l'éternité de l'Amour de Dieu !
Merci pour votre réflexion, cher Étienne.
CEC 1823 C’est pourquoi Jésus dit : " Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour " (Jn 15, 9). Et encore : " Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12).
Comment peut-on demeurer en son amour ?
Jn 15, 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Gardons les commandements de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ pour demeurer en son amour !

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Invoquer le tribunal de la Miséricorde

Message non lu par etienne lorant » mar. 26 mars 2019, 11:21

Lecture du livre du prophète Daniel
En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ;au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit: À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers. Or nous voici, ô aître,le moins nombreux de tous les peuples, humiliés aujourd’hui sur toute la terre, à cause de nos péchés. Il n’est plus, en ce temps, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour,trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Ne nous laisse pas dans la honte, agis envers nous selon ton indulgence et l’abondance de ta miséricorde. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur.



PSAUME
(24 (25),
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas,
en raison de ta bonté, Seigneur.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour ’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.  C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »


Cy  Aelf, Paris

Dans ce diocèse, du fait de manque de prêtres,  l’Évêque a instauré des séances d'examens de consciences collectifs. Le prêtre officiant rappelle ce qui est permis de vivre et ce qui ne l'est pas afin de se corriger.  L'absolution donnée est considérée comme valide... mais le pénitent n'y retrouve pas la Joie  intérieure qui, d'habitude, rejaillit à l'absolution.  Lors de mon expérience de conversion au pied d'un crucifix - en 1985, les larmes versées sur des années d'errances dans des réflexions de caractères philosophiques...  m'avaient conduit à un prêtre, lequel n'avait pas bien compris ma démarche, me laissant sans perspectives de vie renouvelée.  Et que fut ma pénitence ?  Ce fut  de rechercher la  porte d'entrée de l'Eglise, mais sans obtenir que l'on me confie une quelconque perspective... Je repris mon travail, tout perplexe.   Une année de grande perplexité et de prières,  jusqu'au jour où  me proposa une  théologie de la Miséricorde divine - en lien avec les Sœurs du sanctuaire de la Cracovie - en  Pologne.

Je rapporte tout ceci en lien avec les lectures du de la Liturgie de ce jour. Car en vérité - je le dis -pour tous tous ceux et toutes celles qui rencontrent des difficultés liées à la pratique de la foi.  Il faut chercher sans se lasser,  frapper à la porte de l'Eglise  avec force, sans craindre d'être "importun".  Toutes les vocations sont vérifiées par l'épreuve.  L'idéal est d'en arriver à une foi de confiance absolue - elle rend possible tout ce qui paraissait impossible  !


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Nous sommes les héritier de l'Alliance

Message non lu par etienne lorant » mer. 27 mars 2019, 11:22

Lecture du livre du Deutéronome
Moïse disait au peuple: « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Voyez, je vous enseigne les décrets et les ordonnances que le Seigneur mon Dieu m’a donnés pour vous, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays où vous allez entrer pour en prendre possession. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique; ils seront votre sagesse et votre  intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !”
Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l’invoquons? Et quelle est la grande nation dont les décrets et les ordonnances soient aussi justes que toute cette Loi que je vous donne aujourd’hui? Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ;
ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. »


– Parole du Seigneur.

PSAUME
(147 (147b)
R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem !    
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.

Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ;
nul autre n’a connu ses volontés.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux
. »
Cy Aelf, Paris


Pourquoi Jésus est-il venu "accomplir" ?  C'est en grande partie du fait que les juifs avaient, de toutes sortes de manières, voulu  "confisquer" la relation à Dieu et contraindre Dieu de leur octroyer ce qu'ils voulaient.  Pour s'en rendre bien compte, on pourrait rappeler, par exemple, comment les juifs vinrent harceler Nathan de leur donner un roi avec cette justification, tout à fait immature, infantile et irrévérencieuse, d'être "un peuple comme les autres". Ils avaient ,Dieu et les prophètes, mais plutôt que de se réjouir d'être le peuple élu parmi tous les autres, ils se se mirent à vouloir - aussi - "un peule comme un autre...  C'état d'un enfantillage digne seulement d'une bonne fessée - mais Dieu consentit parce que Dieu est patient et lent à la colère !

Afin de remettre toutes choses en ordre, comme dirent afin de remettre "toutes choses en ordre, Dieu envoya son Fils unique afin de rapprocher de "tout remettre en ordre".  Mais ils n'en voulurent pas et devinrent des "vignerons homicides" ...

Songeons donc, en toute humilité, reconnaître cette immense grâce qui nous fut faites de devenir de ces enfants de Dieu qui ont hérité de Royaume en adhérant au message de l’Évangile qui aboutit à la résurrection laquelle nous aurons part au Royaumes des Cieux, pour peu qu'ils suffit de suivre...,    C'est extraordinaire , "Qui est comme Dieu, Alléluia !"




.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Tentation, chute, relèvement, victoire

Message non lu par etienne lorant » jeu. 28 mars 2019, 10:57

Lecture du livre du prophète Jérémie
Ainsi parle le Seigneur:Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix: je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci; ils ont tourné leur dos et non leur visage. Depuis le jour où vos pères sont sortis du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, j’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas.Tu les appelleras,et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. »




PSAUME (94 (95),
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent:« C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons.» D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. i Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement, auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

– Cy Aelf, Paris

Un démon qui rend sourd et muet ? Ne serait-ce pas plutôt une maladie, ou bien un handicap ? Mais pour les juifs, la maladie forcément liée à un démon. Pourquoi pas ! La maladie est quelque chose que l'on combat systématiquement car elle empêche autant la vie saine que la vie sainte... Inutile, en ce domaine, de songer au film l'Exorciste. Ce n'est que du cinéma mais une de mes amies de l'époque s'est aperçue d'une mèche de cheveux devenue grise. Mais il n'y a pas que le cinéma ! Il y a le tabac, l'alcool, les excitants nerveux, la gourmandise, la sexualité débridée, les exagérations liées au pouvoir, etc.

Il nous faut choisir de lutter contre toutes nos exagérations, nos plaisirs vains, les jugements faciles ou le "laissez-faire". Lorsque j'ai découvert la théologie de la Miséricorde, je me suis très tôt confronté à la nécessité absolue de: il me fallait cesser de fumer ! Le troisième jour fut décisif - curieusement, ce n'est pas la volonté qui m'a permis de réussir, mais plutôt : l'abandon de la volonté ! En effet, au moment de "craquer", je me suis considéré comme étant malade: j'ai écourté ma journée, j'ai pris un calmant et je me suis couché. Le lendemain, çà y est, j'avais vaincu ! Il en est de même du point de vue de la spiritualité - elle s'applique tout autant à l'esprit qu'au corps. C'est un grand combat couronné par la grâce...



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » jeu. 28 mars 2019, 13:54

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Un démon qui rend sourd et muet ? Ne serait-ce pas plutôt une maladie, ou bien un handicap ?
Merci pour votre réflexion, cher Étienne. :)
CEC 700 Le doigt. " C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons " (Lc 11, 20).
Selon CEC 700, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a expulsé un démon qui était la cause du handicap de cet homme, n’est-ce pas ? :oui:

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Aimer est le premier des commandemenst

Message non lu par etienne lorant » ven. 29 mars 2019, 10:37

Lecture du livre du prophète Osée
Ainsi parle le Seigneur: Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles: « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres. Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis,il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit.  Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits: les justes y avancent,
mais les pécheurs y trébuchent.[
]



PSAUME
(80 (81)
R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
écoute ma voix.
J’entends des mots qui m’étaient inconnus :
« J’ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ;
ses mains ont déposé le fardeau.
Quand tu criais sous l’oppression, je t’ai sauvé.

« Je répondais, caché dans l’orage,
je t’éprouvais près des eaux de Mériba.
Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ;
vas-tu m’écouter, Israël ?

« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte !




Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là,un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse: « Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »Et personne n’osait plus l’interroger.


– Cy Aelf, Paris

Par la bouche du prophète Osée, le Seigneur appelle le peuple à revenir vers Lui, à L'aimer de tout son cœur, à suivre les commandements de l'Alliance, afin d'être  sauvé. La loi issue de Moïse contient tout ce qu'il faut faire et, et encore:  tout ce qu'il n n'est pas permis de faire. Les commandements sont simples, qui donc pourra dire ne pas les comprendre ?  Ce qui manque au juifs les plus fidèles, c'est d'inscrire la Loi dans leurs codeurs   - non pas uniquement comme un code de bonne conduite,  mais comme une merveille que l'on peut instaurer dans sa vie personnelle et d'en éprouver toute la justesse.

La tentation qui a dérouté les juifs est d'avoir voulu codifié l'amour de Dieu, de vouloir l'inscrire dans une pratique à suivre parfaitement  un code de conduite intangible et s'appliquant en toute occasion.  Autant programmer sa conscience comme on programme un robot - et cela jusqu'à l'outrance.  Que l'on se souvienne de l'homme agressé et laissé pour mort au bord du chemin - personne n'a voulu le secourir du fait du fait des obligations de leurs charges.  Mais c'est occulter le verbe aimer qui illumine tous les commandements et le premier d'entre tous...

Ce n'est pas au moyen d'une pratique impeccable en Eglise que l'on sauve son âme, mais en aimant son prochain quels qu'ils soient  - un fameux défi !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'humilité, critère de vérité

Message non lu par etienne lorant » sam. 30 mars 2019, 11:01

Lecture du livre du prophète Osée
Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie; il nous relèvera le troisième jour: alors, nous vivrons devant sa face.  Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.




PSAUME
(50 (51)
R/ Tu veux la fidélité, Seigneur,
non le sacrifice.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici:« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel;mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare: quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »


– Cy Aelf, Paris


Il en est du péché comme d'une maladie :  si l'homme est capable de diagnostiquer un rhume et une bronchite,  une indigestion, un coup de soleil, une fièvre et un refroidissement, comment pourrait-il ne pas reconnaître une tentation, une envie et les actes qui en découlent ? Quiconque abuse des nourritures grasses et des alcools, comment pourrait-il dire que ses malaise n'ont aucun lien entre sa goinfrerie et son malaise ?  Evidemment que oui !  Car dès leur enfance,  leur mère les mères les ont mis en garde .  Et s'ils passent outre la la correction maternelle,  les malaises qui suivront , ils ne les oublierons pas !  Or, si les Romains de l'antiquité avaient inventé le "vomitorium" -  le vomitoire - pour se soulager et pouvoir recommencer de se goinfrer...

Et il en est de même de toutes les exagérations humaines. A côté des excès de nourriture, il y a les produits de dopages pour les  sportifs sportifs -en définitive, il y a: le mensonge envers soi-même que le corps viendra sanctionner par la maladie.

Sur un autre plan, l'excès atteint aussi les politiciens qui promettent mais ne tiennent pas - et c'est tout le "corps social" qui réagit - et parfois avec la même outrance comme on peut le voir ces des derniers temps !  Il en est des sociétés comme il en est des hommes :  la surestimation de soi donne la main au mensonge qui empêche ou frêne la guérison  du corps social comme du corps humain.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'humilité préserve la grâce

Message non lu par etienne lorant » lun. 01 avr. 2019, 11:15

– Cy Aelf, Paris


Lecture du livre du prophète Osée
Venez, retournons vers le Seigneur ! il a blessé, mais il nous guérira; il a frappé, mais il nous soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie; il nous relèvera le troisième jour: alors, nous vivrons devant sa face.  Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va. Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière. Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.




PSAUME
(50 (51)
R/ Tu veux la fidélité, Seigneur,
non le sacrifice.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici:« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même: “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel;mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare: quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »


– Cy Aelf, Paris


Il en est du péché comme d'une maladie :  si l'homme est capable de diagnostiquer un rhume et une bronchite,  une indigestion, un coup de soleil, une fièvre et un refroidissement, comment pourrait-il ne pas reconnaître une tentation, une envie et les actes qui en découlent ? Quiconque abuse des nourritures grasses et des alcools, comment pourrait-il dire que ses malaise n'ont aucun lien entre sa goinfrerie et son malaise ?  Evidemment que oui !  Car dès leur enfance,  leur mère les mères les ont mis en garde .  Et s'ils passent outre la la correction maternelle,  les malaises qui suivront , ils ne les oublierons pas !  Or, si les Romains de l'antiquité avaient inventé le "vomitorium" -  le vomitoire - pour se soulager et pouvoir recommencer de se goinfrer...

Et il en est de même de toutes les exagérations humaines. A côté des excès de nourriture, il y a les produits de dopages pour les  sportifs sportifs -en définitive, il y a: le mensonge envers soi-même que le corps viendra sanctionner par la maladie.

Sur un autre plan, l'excès atteint aussi les politiciens qui promettent mais ne tiennent pas - et c'est tout le "corps social" qui réagit - et parfois avec la même outrance comme on peut le voir ces des derniers temps !  Il en est des sociétés comme il en est des hommes :  la surestimation de soi donne la main au mensonge qui empêche ou frêne la guérison  du corps social comme du corps humain.





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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

Message non lu par Carolus » lun. 01 avr. 2019, 13:37

etienne lorant a écrit :etienne lorant :
Il en est du péché comme d'une maladie :  si l'homme est capable de diagnostiquer un rhume et une bronchite,  une indigestion, un coup de soleil, une fièvre et un refroidissement, comment pourrait-il ne pas reconnaître une tentation, une envie et les actes qui en découlent ?
Merci pour votre réflexion, cher Étienne. :)
CEC 2631 La demande du pardon est le premier mouvement de la prière de demande (cf. le publicain : " aie pitié du pécheur que je suis " : Lc 18, 13).
Le publicain a bien diagnostiqué sa maladie.

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Le baptême - L'eau qui purifie

Message non lu par etienne lorant » mar. 02 avr. 2019, 10:07

Lecture du livre du prophète Ézékiel
En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau: j’en avais jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins. Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.  Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte,  dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture,
et les feuilles un remède. »



PSAUME
R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.P



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ;
et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” » Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était  en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.  Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. » L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat
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– Aelf, Paris

L'eau- avec l'air- est l’élément sans e premier élément  sans lequel il n'y aurait pas de vie sur la terre.  Le premier élément par excellence, car l'eau elle-même est constituée de deux molécule s d'eau pour une molécule d’oxygène. Sans oxygène, on  étouffe en quelques secondes, et sans eau, c'est une question de jours... Mais l'eau, source de vie, joue également un rôde de purification: l'eau nettoie, l'eau purifie,  l'eau avec l'air sont signes de vie.Et lorsque les juifs reprochent ce miracle , c'est en fait la sur la 'e'source de la vie qu'ils blasphèment. Et l'on peut affirmer encore que c'est un blasphème  contre Dieu créateur !  C'est ainsi que les autorités du temple de Jérusalem ont blasphémé contre Dieu avant même d'avoir mis Jésus en croix -  ce type de péché conduit à la damnation...


Quelle belle image nous est encore donnée de cette eau qui purifie la mer morte !  Mais prenons garde de porter des jugements quant aux âmes qui sont en quête de de vérité - mais rendons grâce à Dieu pour nos parents qui nous ont aseptisés  en ouvrant à l'oeuvre de la grâce en âmes !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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