Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2018-2019)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Comme ils sont heureux, les miséricordieux !

Message non lu par etienne lorant » mer. 02 janv. 2019, 11:08

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils; quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.  Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle. Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent. Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui. Et maintenant, petits enfants,  demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.

PSAUME
(97(98), 1, 2-3ab, 3cd-4)
R/ La terre tout entière a vu
le salut de notre Dieu. (cf. 97, 3)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi,et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.  

    Cy  Aelf, Paris

Quel bonheur c'est, pour nous tous !  Bonheur et assurance de bonheur.  En effet, par l'onction du baptême, nous avons été rendus capable d'aimer comme Dieu nous aime ! Nous étions méfiants et nous sommes devenus des semeurs de confiance, des messagers de l'amour de Dieu -  cet amour qui ne passe jamais.
S'il fallait démontrer cela,  c'est par le don dotal que Jésus fit de lui-même que sur la croix, en allant jusqu'à prier le Père en faveur de ceux qui le clouèrent sur la croix : "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font !"

Si nous avons écouté,  si nous avons recherché le bien qui surpasse tous les biens de ce monde, notre joie nous permettra de passer au-delà des conventions mondaines et nous manifesterons que la miséricorde peut aller plus loin que la justice afin que nos signes et nos gestes de miséricorde soient manifestés au "tribunal de l'amour de Dieu". Nous sommes pécheurs et nous méritons d'être châtiés - et d'autant plus que sanctionnés d'avoir connu le Sauveur qui nous a offert cet argument incomparable. "Chaque fois que vous avez fait ces choses envers le plus petit d'entre mes frères, c'est à moi que avez faites !"  

Mais il y aura des larmes de de grands cris de lamentation pour ceux qui ne ce seront contentés de juger sur les apparences !   Et la clé de la connaissance de Dieu ne réside pas dans les livres, mais bien dans les gestes gratuits qui ont ce pouvoir de nous conférer l'amour même dont nous sommes aimés !


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Nous sommes appelés par notre prénom

Message non lu par etienne lorant » ven. 04 janv. 2019, 12:13

Lecture de la première lettre de saint Jean
Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ; celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté. Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.


PSAUME
(97 (98), 1, 7-8, 9)
R/ La terre tout entière a vu
le salut de notre Dieu.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

Acclamez le Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. » Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure, (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre
.


– Aelf, Paris

Les disciples ont été choisis non par leur nom de famille, selon la lignée à laquelle les Juifs tenaient et tiennent encore - mais par leur simple prénom. Or, de ce temps-là ,connaître de qui l'on remontait dans les âges était très important en tant que créés par Dieu et donc "Peuple élu".

Et bien entendu, du fait de l'élection divine, les juifs n'avaient pour autre destin que de dominer tous les autres peuples, lesquels ne pourraient que leur être soumis. Cette prétention ne les conduirait tôt ou tard à dominer par toute la terre. De génération en génération, ils domineraient partout.

Mais le dessein de Dieu n'est pas de dominer par la naissance, mais par l'amour parfait. qui vient Dieu.

On peut évidemment critiquer cette ambition surhumaine, mais il nous faut bien reconnaître que les autres peuples, eux aussi, ont connu cette prétention. Très proches de nous, les soldats allemands portaient t gravés sur leurs ceinturons : "Gott"mitt Uns" : "Dieu avec nous". Et quant aux américains, leur devise n'est-t-elle pas "In God we trust" ? L’empereur Japonais était considéré comme un dieu vivant...

Pour nous chrétiens, ce n'est plus en fonction de notre rang social mais selon le choix de nos parents - lesquels se sont laissés inspirés. Je me permets de rappeler comment mes père et mère, ne parvenant pas à choisir entre "Bruno" et "Etienne"... c'est le prêtre qui a tranché en me baptisant "Bruno Etienne" Or, jusqu'à ma conversion, je fus bel et bien un "Bruno" ombrageux et ambitieux, et ensuite, le moment venu de témoigner j'ai choisi mon second prénom pour entrer dans la méditation.

S'il en fut ainsi pour moi, peut-être vous aussi ? Avez-vous un second prénom ? Ou un nom de plume ? Un pseudonyme dans lequel vous vous retrouves le mieux ? Ce petit exercice pourrait bien vous servir à mieux vivre encore !
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Ouvrir notre cœur et notre esprit

Message non lu par etienne lorant » sam. 05 janv. 2019, 12:03

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres. Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes. Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier,et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.  Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours,mais par des actes et en vérité. Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur ; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.  Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas,nous avons de l’assurance devant Dieu.

PSAUME
(99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Acclamez le Seigneur, terre entière !
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. » Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond: « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.» Nathanaël lui dit: « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu !
C’est toi le roi d’Israël! »Jésus reprend: « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore.» Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre
au-dessus du Fils de l’homme. »


– Cy  Aelf,  Paris


Pour être reconnu du Seigneur,  il ne s'agit pas de démontrer que nous en sommes capables.  Il ne s'agit pas de chercher à se "dépasser", de développer ses muscles pour paraître plus digne que son voisin. Chaque fois que nous nous posons la question de savoir ce qu'il convient de faire - en l'une ou l'autre occasion, laissons parler notre cœur en évoquant simplement le nom de Jésus.  Et lorsque nous doutons, laissons monter la supplique toute : "Jésus, aie pitié de moi, pécheur !"  Cette courte oraison suffira pour vous délier la langue et vous parerez avec grâce.  

Lorsque Nathanaël se retire sous un figuier, c'est aussi en lui-même qu'il se retire.  Sans le savoir exactement, sa  réflexion est guidée par l'Esprit Saint.  Il ne s'agit plus seulement de raisonnement mais de désir de vérité. Et sachons le bien :  l'Esprit saint intervient pour nous conférer non pas un raisonnement logique,  mais bien un souffle d'amour qui chasse les apparences et les idées préconçues.  Et le cœur s'illumine soudainement  par la joie.   Ce qui est advenu pour Nathanaël, c'est ce qu'il advient dans le cœur lorsque soudainement il comprend comment changer en vue d'une existence plus heureuse, qui nous comblera plus toute autre.

Ce matin, je me suis souvenu de ce qu'il m'est advenu lorsque je me  suis lancé dans la carrière de bouquiniste.  Ce fut un vrai don du ciel en ce sens que je lisais énormément  tout en considérant que ce n'était que pure distraction et rêverie.   Jusqu'au jour où la patronne d'un commerce d'objets de toutes sortes, me pria de les classer par thème  plusieurs caisses de livres de poche.  Les clients potentiels se mirent à me demander quel livre je pourrais leur recommander. C'est venu tout simplement par l'inspiration de poser cette question toute simple :  "Quels romans avez-vous appréciés récemment ? "   Et, à tous les coups, je parvenais  à conseiller tel et tels auteurs qui répondraient à leurs  goûts.   Quel bonheur ce fut pour moi !  D'autant que j'étais fort timide -  mais j'ai guéri !!!


Confions nos soucis au Seigneur,  car il connait la réponse  avant même que nous ayons formulé la question!



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Capharnaüm, le lieu de l'universalité

Message non lu par etienne lorant » lun. 07 janv. 2019, 10:56

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux. Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous l’a commandé.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilà comment nous reconnaissons qu’il demeure en nous, puisqu’il nous a donné part à son Esprit. Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu. Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde. Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur
.


PSAUME
(2, 7bc-8, 10-11)
R/ Tu es mon fils ;
je te donne en héritage les nations. (cf. 2, 7b.8a)
Le Seigneur m'a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.
Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière. »

Maintenant, rois, comprenez,
reprenez-vous, juges de la terre.
Servez le Seigneur avec crainte,
rendez-lui votre hommage en tremblant.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée,
et de l’autre côté du Jourdain.


– Cy Aelf, paris

Par le choix de Capharnaüm comme point de départ de l'évangélisation, Jésus se place d'emblée au cœur du monde, tout en accomplissant les prophéties le concernant. Non seulement il accomplit les prophéties qui annonçaient sa venue, mais il ouvre les portes du Royaume des cieux à quiconque voudra bien y adhérer par la foi. Il faudrait parcourir de nouveau l'écriture sainte pour afin d'y retrouver toutes les étapes qui conduisit à cet extraordinaire accomplissement. D'emblée, une multitude d'hommes et de femmes saisi que ce temps - qui est aussi le nôtre, est celui de la grâce. Pour les juifs qui considéraient facilement que le destin du peuple juif serait de dominer par toute la terre, ce fut une malédiction plutôt qu'une bénédiction !

Cependant, tous les commandements demeurent et continuent de nous guider dans la droiture et dans la vérité. Accueillir la foi, c'est ouvrir son intelligence et son cœur au dessein de l'amour de Dieu. Nous sommes appelés, dès ce monde, à reconnaître la grâce insigne reçue dès notre baptême. Il nous faut donc nous réjouir et nous efforcer d'entrer de mieux en mieux dans ce royaume, le seul qui ne peut être anéanti.

Ainsi, cette vie, notre vie ! s'inscrit dans le même mouvement que celui qui s'est accompli à Capharnaüm. Bienheureux sommes nous, car nous faisons partie intégrante de cette foule venue à Jésus afin d'écouter le message du salut des âmes !


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Il nous faut exercer notre foi

Message non lu par etienne lorant » mar. 08 janv. 2019, 11:50

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieuet connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.

PSAUME
(71 (72), 1-2, 3-4, 7-8)
R/ Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !
Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
Qu’il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu’il sauve les pauvres gens, qu’il écrase l’oppresseur !

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu’à la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement. Déjà l’heure était avancée; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? » Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains
étaient au nombre de cinq mille hommes
.


– Aelf,  Paris


S'appuyant sur les textes de ce jour, notre prêtre a évoqué le cas de cet homme qui, ne parvenant pas à se trouver une épouse - il avait subi de nombreuses déconvenues et ne savait plus que faire pour sortir d'une angoisse qui finissait par devenir tentation pour sa foi. On lui donna ce conseil : "Continuez de prier, car Dieu répond toujours.  Mais si le Seigneur tarde, c'est certainement que la demande n'est pas complète:  il faut d'abord s'en remettre au choix de Dieu. Telle était le défaut de cette prière : elle ne laissait pas de place au choix du Seigneur - en sorte que ce paroissien dût prier durant trois années avant que cette femme vienne vers lui.  Au bout d'une année à peine, les disputes devinrent querelles qui aboutirent à une séparation orageuse... N'y comprenant rien, cet homme vint trouver son curé qui lui donna ce conseil : "Continuez de prier, car il n'est pas possible que Dieu se trompe !"

Ce qu'il advint finalement pour cette homme, c'est que la sœur de cette  femme le prit en pitié et, tout à la fin, ce fut elle qu'il épousa.  Notre prêtre a conclu :  "Je ne suis pas certain que tous les chemins mènent  à Rome, mais ce qui est sûr, c'est que toutes les demandes montent vers Dieu qui les exaucent selon nos véritables besoins !  Ainsi soit-il  !


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Cette incrédulité qui rencontre la foi

Message non lu par etienne lorant » mer. 09 janv. 2019, 12:43

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres. Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection. Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit. Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde. Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu,Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.

PSAUME
(71 (72), 1-2, 10-11, 12-13)
R/ Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque
et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit
en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris. Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés.
Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! » Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ;et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci
.


Des incrédules, il y en a parmi nous. Et la meilleure manière de qualifier l'incrédulité, c'est bien de dire "Je n'en crois pas mes yeux ![/i]" Et d'ajouter : "C'est impossible !" Et cependant voici une impossibilité qui nous oblige à réviser notre jugement.

Tout jeune encore, je n'ai plus voulu servir comme acolyte, choqué que j'étais d'avoir vu - depuis l'autel - un homme et une femme se lancer des œillades  et des sourires à l'insu de leur conjoints respectifs. C'est bien à partir de cet incident mineur que je suis devenu adolescent - d'un instant à l'autre. Comment pouvait-on croire en Dieu, si des "fidèles "prennent le Seigneur à témoin d'une infidélité à leurs conjoints respectifs ! Oui, il en fut ainsi et j'ajoute que lorsque mes parents me demandèrent le pourquoi de cette soudaine soudaine décision, je répondis par ces simples mais terribles mots : "Quand je serait grand, je veux être le plus dur !"" Je présume que chacune et chacun d'entre nous ont un jour été "frappé" par cette capacité que nous avons tous ... de changer d'opinion d'un jour à l'autre, de dire Oui un jour, et Non le lendemain.

D'une manière ou d'une autre, en devenant devenant adulte, on cesse d'être enfant !

Cependant, Dieu veille. Dieu seul connaît le temps de la révolte et le temps de la grâce.

La grâce est venue, lorsque j'ai commencé de dire, à l’adolescence : "Je veux savoir pourquoi l'homme est malheureux. Je ne cesserai jamais de chercher pourquoi l'homme est malheureux". "Je me préparai à laisser mon travail afin de faire de cette quête la seule et unique ambition dans l'existe. Mais au réveil, le lendemain matin, j'ai vu un Christ sur sa croix de bois et de plâtre se mettre à qui à devenir vivante et prononcer ces mots dans mon propre cœur :" Père, entre tes mains je remets mon esprit! " - In Manus Tuas commendo spiritus meum ! J'ai désirer mourir de suite afin de garder toujours cette inconcevable joie ...

Mais évidemment, j'ai bien compris qu'il me faudrait d'abord de témoigner ! Et ainsi est-il aujourd'hui même.



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Il faut aimer pour vivre et vivre pour aimer

Message non lu par etienne lorant » jeu. 10 janv. 2019, 12:09

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas. Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.  Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui. Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.


PSAUME
(71 (72), 1-2, 14.15bc, 17)
R/ Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !

Il les rachète à l’oppression, à la violence ;
leur sang est d’un grand prix à ses yeux.
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.

Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues,et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.


–    Cy Aelf, Paris

Pour vivre, il faut aimer. - Le principe de la vie, ce n'est pas de boire et manger,  mais c'est afin de refaire des forces en vue d'aimer.  Que fait un homme qui n'aime pas ?  Il vit dans le noir, il se heurte à tous les meubles, il est prisonnier d'une obscurité de l'âme, pire que la cécité..  Des hommes et des femmes sans amour, ils existent ! Il ne s'agit pas des hommes et des femmes qui sont privés d'amour  - les enfants orphelins, les époux séparés, les hommes quelque peu disgracieux - mais encore et surtout:  les pauvres !  

Moi qui écris, je connais de grands riches qui sont aussi de "grands catholiques".   Ce sont eux qui m'ont fait  découvrir "Mammon", l'esprit des richesses.  Il m'a fallu des années pour saisir vraiment le drame de leur existence. Il cherchaient, bien sûr, d'aimer et d'être aimés, mais aucun des prêtres qu'ils ont rencontrés n'a osé leur dire que c'est le poids de leur richesse qui les empêchent d'accéder pleinement aux béatitudes.
Ils ont érigé dans leur jardin une croix de plus de sept mètres - mais une croix sans le Christ. Ils se confessent chaque mois.  Ils pratiquent  la charité, bien sûr,  mais c'est en passant par des dissociations qui fournissent des attestations de déductibilité des impôts .  Ils ont eu un fils - l'héritier, mais celui-ci est parti étudier loin de son pays. Il devint kinésithérapeute. Mais il perdu la vie, sa voiture pratiquement enroulé autour d'un arbre...  Et l'entreprise a continué de se développer...

Mais afin de bien vivre et se sentir aimé de Dieu - et jouir pleinement de toutes les grâces, il suffit d'aimer et d'aimer sans réserve.  Aimer est un risque  -  mais c'est un risque par lequel le Seigneur nous attirent à Lui !
Si c'est un malheur d'être pauvre, c'est un plus grand malheur que de posséder beaucoup. Car l'on ne peut servir deux maîtres.  C'est bien aux pauvres d'abord que la bonne nouvelle est annoncée !




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Je dors mais mon cœur veille !

Message non lu par etienne lorant » ven. 11 janv. 2019, 10:45

Lecture du livre du prophète Jérémie
Voici venir des jours – oracle du Seigneur – où j’accomplirai la parole de bonheur que j’ai adressée à la maison d’Israël et à la maison de Juda :En ces jours-là, en ce temps-là, je ferai germer pour David un Germe de justice, et il exercera dans le pays le droit et la justice. En ces jours-là, Juda sera sauvé, Jérusalem habitera en sécurité, et voici comment on la nommera : « Le-Seigneur-est-notre-justice. »

PSAUME
(Ps 24 (25), 4-5ab, 8-9, 10.14)
R/ Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme,
vers toi, mon Dieu.
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées et désemparées par le fracas de la mer et des flots. Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête,car votre rédemption approche. Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet; il s’abattra, en effet,sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »


–Cy Aelf, Paris


Il existe une nuance très importante entre la crainte et la peur de Dieu. La crainte de Dieu est quelque chose tout à fait respectable, car elle procède du cœur. De même, lorsque nous étions enfants, nous éprouvions de la crainte envers père et mère quand nous avions exagéré dans nos jeux. La fessée était toujours dans les manuels d'éducation, mais elle était chaque fois bien justifiée. Il y avait pire que le fessée - et c'était l'émotion de notre mère, car elle craignait véritablement certains jeux qui pouvaient nous nuire gravement. Tel et tel jeux - comme celui d'essayer de jouer au funambule, ou de dévaler des escaliers en sautant plusieurs marches - ou bien encore: descendre une rue à vélo mais sans les mains sur le guidon. Combien de genoux écorchés dans l'enfance ! Mais en tout cela, aucune mauvaise intention de part et d'autre de "l'autorité" !

La peur est autre chose. Elle procède de la justice qui sanctionne par des châtiments pénibles, tant sur le plan physique que moral. Je me souviens encore du jour où j'ai rétorqué à mon père : "Avent de me gifler, tu pourrais au moins retirer ton alliance - tu m'as fait mal !" De ce jour-là, il me considéra comme un petit homme et ne me fit plus que quelques remarques de temps à autre. Mais quant à ma mère, 92 ans cette année, elle n'eût jamais à recourir à la moindre menace - il lui suffisait de prévenir : "Tu veux me faire pleurer ?! .. et, dans l'instant même, je me renonçais car je ne pouvais supporter ses larmes. "

Jésus lui-même n'a jamais usé de son pouvoir divin pour châtier quiconque, mais c'est lui l'auteur de cette parole terrible : "Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la joue gauche !" Et cela signifie: "Aucune souffrance n'a de prise sur mon esprit" Je peux dormir car mon cœur veille !

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Recouvrer l'esprit d'enfance

Message non lu par etienne lorant » sam. 12 janv. 2019, 11:51

Lecture de la première lettre de saint Jean
Bien-aimés, voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute. Et, puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé. Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier. Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort. Nous le savons : ceux qui sont nés de Dieu ne commettent pas de péché ;le Fils engendré par Dieu les protège et le Mauvais ne peut pas les atteindre. Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai,
et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles.

PSAUME
(149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)
R/ Le Seigneur aime son peuple.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison.Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent :  « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse et moi, que je diminue

Cy Aelf,  Paris


Aujourd'hui même, sans aucun délai, il nous faut manifester notre foi, notre espérance et l'amour du prochain qui rend manifeste l'amour de Dieu et notre foi en Dieu.  Nous croyons que c'est difficile ?  C'est que nous réfléchissons encore, c'est que en restons encore dans l'estimation - celle que nous avons envers autrui, mais aussi et surtout : celle que nous avons de nous-mêmes. Et vice-versa: l'autre, que nous voudrions gratifier, lui aussi doit chasser ses propres estimations afin d'accepter un secours quelconque.

Néanmoins, quelle que soit notre estimation, notre appréhension, notre "respect humain, le critère de notre foi demeure.   Même si nous laissons de coté le témoignage, nous ne pouvons pas exclure le geste qui manifeste - d'abord à notre conscience - que nous appartenons aux disciples de Jésus Christ...  Il est bien possible que le geste de donner aux pauvres nous soit difficile - peu importe !  Le commandement qui dit: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même pour l'amour de Dieu". Par ailleurs, quiconque a goûté un jour de la joie du don ...  se ressent meilleur en lui-même comme les petits enfants qui savent se réjouir longtemps d'un jeu tout semple.

Nous reprenons le mot de Jean le baptiste :  "Il faut que l'amour de Dieu grandisse en moi, et il faut que mon égoïsme diminue !"  La joie parfaite jaillira en nos cœurs...

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Tous témoins selon les talents reç!us

Message non lu par etienne lorant » lun. 14 janv. 2019, 11:45

Lecture de la lettre aux Hébreux
À bien des reprises, et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara- t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier- né dans le monde à venir, il dit :Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.


PSAUME
(96 (97), 1-2, 6-7, 8bc- 9)
R/ Anges du Seigneur, adorez le Seigneur. (cf. 96, 7)
Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.

Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.
Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !

Les villes de Juda exultent
devant tes jugements, Seigneur !
Tu es, Seigneur, le Très- Haut sur toute la terre :
tu domines de haut tous les dieux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit: « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite. –

Cy Aelf, Paris

Lorsque le Seigneur appelle ses disciples, il n'agit pas selon les estimations, les connaissances et les capacité des uns et des autres. Les Juifs attendaient "Le Fils de David", un roi selon leurs cœurs et leurs estimations.
Ils auraient également apprécié un Salomon plein de sagesse pour gouverner et conduire le peuple de l’Alliance. Mais Dieu n'a que faire des estimations humaines de la grandeur, de la beauté, de l'intelligence où de la puissance.

Le Seigneur vient pour nous qui, selon les estimations de ce monde, ne sont ni des politiciens, ni des chefs de guerre, ni des des faiseurs de tours de magie. A la vérité, les Juifs attendaient bien un roi selon leurs désirs, leur estimations, leurs connaissances et leur ambition de dominer sur les autres peuples en vertu de l'Alliance et de la naissance. Ne constituaient-ils pas le peuple de l'Alliance ? Et en vertu de cette alliance indéfectible, ils se représentaient le Seigneur comme un homme providentiel, capable de dominer sur tous les autres peuples - et dans toutes les générations.

Les juifs n'ont pas compris mais ils n'ont pas voulu comprendre. Ils ont entendu, mais ils n'ont pas écouté. Ils sont demeurés dans des perspectives de grandeurs humaines, de pouvoir et de dominations. Que leur égarement nous servent de leçons !

Notre prêtre a voulu ce matin nous inciter à prier, non pas pour ce que nous désirons, non pas à la manière des juifs de la première Alliance, mais bien : en adhérant sans réserve au projet que que Dieu formule en chacune et chacun d'entre nous. A la vérité, comme le monde serait meilleur si chacun d'entre nous, en soi-même adhérait pleinement au projet de Dieu ! Puissions-nous, toutes et tous entrer dans le projet de Dieu !




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"C'est pour cela que je suis sorti"

Message non lu par etienne lorant » mer. 16 janv. 2019, 10:42

Lecture de la lettre aux Hébreux
Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition: ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable, et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves. Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham. Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple. Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

PSAUME
(104 (105), 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)
R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu
de son alliance.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.


Évangile selon saint Marc
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta,
et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte.Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent: « Tout le monde te cherche. »Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »  Et il parcourut toute la Galilée,proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


--Cy Aelf,  Paris


"C'est pour cela que je suis sorti."  A partir de cette simple parole, il serait possible de témoigner de tout ce que le Seigneur est venu accomplir sur la terre. Il est descendu du ciel non pour juger le monde,  mais pour le sauver. Et ce qu'il accomplit sur la terre continue de s'accomplir en notre temps.   Bien sûr, pour nous, mortels, la crainte du "dernier jour" continue de nous harceler  et cette crainte continue de nous poursuivre.
Cependant, la crainte n'est pas la peur.  La peur est instinctive, la crainte est une attitude acquiescement à la volonté du Père.

Notre prêtre a  pris comme exemple d'une sainte crainte de Dieu, l'attitude  consiste à reconnaître ce qu'il est bon d'accomplir pour obtenir la grâce - et afin de vivre dans la grâce de Dieu.  Un exemple de cette crainte qui sauve,  c'est, par exemple, un renoncement volontaire à nos addictions : alcool, tabac, sexualité débridée, recherche de sensations fortes, course à l'argent et à la renommé, paresse ...  Parmi toute les addictions, celle du tabac est l'une des plus fortes.  Et toutes les méthodes proposées sur le marché afin de se délivrer du tabac
ne dépassent pas:  l'acceptation du manque et de la "brûlure" qu'elle cause.  

Ceux qui mon dit un jour: "Tu manques de volonté !" , sont dans l'erreur.  Il ne s'agit pas de "se gonfler de volonté," mais beaucoup plus simplement :accepter cette sorte de maladie et se mettre au lit, tout comme l'on fait lorsque l'on est malade.  Et pour le reste, l'exercice de la prière et la prière dans un'abandon de foi permettent tôt ou tard de se "relever guéri !"


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Il ne faut pas dissocier le corps et l'esprit

Message non lu par etienne lorant » jeu. 17 janv. 2019, 10:19

Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères,comme le dit l’Esprit Saint dans un psaume : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur comme au temps du défi, comme au jour de l’épreuve dans le désert, quand vos pères m’ont mis à l’épreuve et provoqué. Alors ils m’ont vu à l’œuvre pendant quarante ans; oui, je me suis emporté contre cette génération, et j’ai dit : Toujours ils ont le cœur égaré, ils n’ont pas connu mes chemins.Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Frères, veillez à ce que personne d’entre vous n’ait un cœur mauvais que le manque de foi sépare du Dieu vivant. Au contraire, encouragez-vous les uns les autres jour après jour, aussi longtemps que retentit l’« aujourd’hui » de ce psaume, afin que personne parmi vous ne s’endurcisse en se laissant tromper par le péché. Car nous sommes devenus les compagnons du Christ, si du moins nous maintenons fermement, jusqu’à la fin,
notre engagement premier.


PSAUME
(94 (95), 6-7abc, 7d-9, 10-11)
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Quarante ans leur génération m’a déçu,
et j’ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n’a pas connu mes chemins.
Dans ma colère, j’en ai fait le serment :
Jamais ils n’entreront dans mon repos. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, un lépreux vint près de Jésus; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier.» Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et dit: «Je  le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant: « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi: cela sera pour les gens un témoignage. »  Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.


--Cy Aelf, Paris

Les guérisons miraculeuses font partie intégrante du message du salut. Et tout comme Jésus il peut "purifier "un lépreux, de même il peut purifier les âmes, les soulager de leurs plaintes, de leurs frayeurs, de leur manque de foi, d'espérance et d'amour.

Nous ne nous en rendons pas bien compte, mais une des lèpres qui font que l'homme souffrant est malheureux, n'est autre que l’égoïsme, la quête de biens terrestres, la domination ainsi que la domination sur autrui. Ce qui permet cette interprétation, c'est le fait de lier la maladie à une forme de "déficience" morale. Pour les juifs, si l'on est atteint de lèpre, c'est que l'on est possédé d'un démon. La disgrâce morale entraîne la laideur du corps. Mais Cette estimation péremptoire peut pourtant être renversée : car l'absence de qualités morales conduit tout autant à la disgrâce physique. Et Les formes de lèpres sont nombreuses pour ronger tout autant le moral et le physique !

La scène que l'Ecriture nous donne à méditer aujourd'hui doit nous conduire à "faire le point" de nos richesses autant que déficiences morales. Et pour nous les baptisés, il convient que la bonne santé, tout autant que la maladie servent le dessein de Dieu sur nous. Car un homme peut très bien faire offrande de ses souffrances physiques afin de grandir dans la foi. Ne soyons pas rebelles au dessein du Seigneur pour nous !


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Quiconque ne veut pas croire...

Message non lu par etienne lorant » ven. 18 janv. 2019, 13:45

Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, craignons, tant que demeure la promesse d’entrer dans le repos de Dieu, craignons que l’un d’entre vous n’arrive, en quelque sorte, trop tard. Certes, nous avons reçu une Bonne Nouvelle, comme ces gens-là. Cependant, la parole entendue ne leur servit à rien, parce qu’elle ne fut pas accueillie avec foi par ses auditeurs.Mais nous qui sommes venus à la foi,nous entrons dans le repos dont il est dit : Dans ma colère, j’en ai fait le serment : On verra bien s’ils entreront dans mon repos !  Le travail de Dieu, assurément, était accompli depuis la fondation du monde, comme l’Écriture le dit à propos du septième jour : Et Dieu se reposa le septième jour de tout son travail. t dans le psaume, de nouveau : On verra bien s’ils entreront dans mon repos ! Empressons-nous donc d’entrer dans ce repos-là, afin que plus personne ne tombe en suivant l’exemple de ceux qui ont refusé de croire.

PSAUME
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
les titres de gloire du Seigneur,
sa puissance et les merveilles qu’il a faites.

Pour que l’âge suivant les connaisse,
et leur descendance à venir,
qu’ils n’oublient pas les exploits du Seigneur
mais observent ses commandements.

Qu’ils ne soient pas, comme leurs pères,
une génération indocile et rebelle,
génération de cœurs inconstants
et d’esprits infidèles à Dieu
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent s’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé :  « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés,sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi,
prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde.Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil
. »


– Cy  Aelf,  Paris

Le commentaire des textes du jour est d'une grande limpidité.  Qu'est-ce qu'il nous est demandé ?  Ce n'est pas uniquement de se réjouir, mais il faut encore faire rayonner la bonne nouvelle de notre communion au Seigneur.  En effet, comme la parole de Dieu nous a guéri du péché, lequel entache toute notre manière d'être et de vivre.  Quel est le maçon qui se construisait une demeure en bois, alors même qu'il est hautement qualifié pour maçonner et construire ?   Quel est le chanteur qui se qui chanterait un air sans les paroles ?
Quel est le cuisinier qui cuirait sans saler sa préparation Or, chacune et chacun d’entre nous avons reçu la grâce qui nous assure la joie dans l'espérance de la résurrection ?

Bien évidemment, toutes et toutes, quand la bonne nouvelle d'une libération prochaine nous est annoncée, tous nous nous empressions de l'annoncer à  quiconque -et même à nos geôlier !  Souvenions de ces joies de notre enfance, lors du dernier jour de classe ?  Et  tout à l'inverse, lorsque nous étions enfants, n'avons nous pas prié en faveur de nos proches ?  

L'enseignement du jour est limpide comme l'eau d'une source d'eau fraîche au milieu d'un désert brûlant !
Par conséquent, la guérison d'un homme complètement paralysé depuis de longues année ne saurait faire l'objet de grandes réjouissance ?

La réponse est évidente - comme est évidente la sanction de n’avoir pas adhéré à la bonne nouvelle de  de Jésus-Christ notre Dieu ?    Comme est belle l'inspiration de ce jour !  Que d’allégresse  ce matin, le jour-même d'un rendez-vous médical !  Or il en est bien ainsi une dent gâtée me fait souffrir et mais je me réjouis d'avoir obtenu un rendez-vous chez le docteur !!!



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Non pas les justes mais les pécheurs

Message non lu par etienne lorant » sam. 19 janv. 2019, 9:23

Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;
elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ;elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes. En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce,  pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.


Psaume
(18B (19), 8, 9, 10, 15)
R/ Tes paroles, Seigneur, sont esprit
et elles sont vie. (cf. Jn 6, 63c)
La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

Accueille les paroles de ma bouche,
le murmure de mon cœur ;
qu’ils parviennent devant toi,
Seigneur, mon rocher, mon défenseur
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants  qui ont besoin du médecin,
mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »



Si Jésus appelle de préférence des hommes et des femmes estimés pécheurs, c'est bien pour manifester qu'en s'attribuant cette qualité, on se prive des grâce qu'apporte la conversion. Les convertis ne sont pas forcément ceux qui commettent différents péchés, mais dans la recherche de bonheur et de plénitude. Et cette plénitude de la grâce, ils la découvre en reconnaissant que leur démarche n'était pas correcte. Ainsi sont les convertis qui tombent à genoux en découvrant la joie qui accompagne ce "retournement profond". Tout d'un coup, ils ont découvert que la grâce dépasse tout ce qui peut peut s'appeler "le bonheur".

Il en est ainsi et quel est le désir qui leur âme leur âme ? C'est de demeurer dans la joie de leur conversion.
Ayant reconnu la surabondance de la Joie, ils feront tout afin de la conserver vivante ! La conversion du collecteur d'impôt renvoie tout à celle de saint François d'Assise qui se dépouilla de ses riches vêtement pour une bure peu confortable mais par laquelle il fit périr en lui-même ses rêves de gloire et de fortune. Pour ma part, je voudrais témoigner qu'ayant entrepris de cesser de fumer, vint le troisième jour. Le troisième jour, aucun substitut de nicotine ne purent contrecarrer la sensation de "manque". Mais d'un instant à l'autre, une joie extraordinaire m'a envahi et j'ai su que j'ai su que j'étais en train de vaincre cette addiction dangereuse.

Pour conclure, lorsque Jésus déclare: "Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs", il signifie
aussi que nous devons, toutes et tous chercher à nous convenir encore...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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En l'homme paroles et actes sont liés

Message non lu par etienne lorant » mar. 22 janv. 2019, 12:42

Lecture de la lettre aux Hébreux
Frères,  Dieu n’est pas injuste : il n’oublie pas votre action ni l’amour que vous avez manifesté à son égard, en vous mettant au service des fidèles et en vous y tenant. Notre désir est que chacun d’entre vous manifeste le même empressement jusqu’à la fin,pour que votre espérance se réalise pleinement ; ne devenez pas paresseux, imitez plutôt ceux qui, par la foi et la persévérance, obtiennent l’héritage promis. Quand Dieu fit la promesse à Abraham, comme il ne pouvait prêter serment par quelqu’un de plus grand que lui, il prêta serment par lui- même, et il dit:Je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance. Et ainsi, par sa persévérance, Abraham a obtenu ce que Dieu lui avait promis. Les hommes prêtent serment par un plus grand qu’eux, et le serment est entre eux une garantie qui met fin à toute discussion; Dieu a donc pris le moyen du serment quand il a voulu montrer aux héritiers de la promesse, de manière encore plus claire, que sa décision était irrévocable.  Dieu s’est ainsi engagé doublement de façon irrévocable, et il est impossible que Dieu ait menti. Cela nous encourage fortement, nous qui avons cherché refuge dans l’espérance qui nous était proposée et que nous avons saisie. Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre au-delà du rideau, dans le Sanctuaire où Jésus est entré pour nous en précurseur, lui qui est devenu grand prêtre de l’ordre de Melkisédek
pour l’éternité.


PSAUME
(110 (111), 1-2, 4-5, 9.10c)
R/ Le Seigneur garde toujours
mémoire de son alliance.
De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l’assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s’en instruisent.

De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.

Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.
À jamais se maintiendra sa louange.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé;et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit: « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

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Cy Aelf, Paris

Il existe deux manières de désobéir et ne pas exécuter ce qui est demandé et c'est l’exécuter de travers, le priver de sens ou le bâcler. Les scribes et les pharisiens savaient disserter longuement, en variant le ton, en insistant sur un mot ou l'autre.
La langue juive s'y prête à merveille puisque les consonnes  des ont plus d'importance que les voyelles.

En sorte que l'on peut donner à un mot un sens particulier en changeant de voyelles. Par exemple, le mot "gros" devient "gras" en variant de voyelle - mais un gros repas n'est pas forcément un repas gras !  Et lorsque les juifs s'en prennent aux disciples de Jésus en leur reprochant d'avoir pris un "repas" le jour du Sabbat, ils  détournent la vérité en accordant autant de poids à quelques  épis autant de poids qu'un banquet à plusieurs plats !

Tout au long de sa mission sur la terre, l'enseignement de Jésus sera critiquer sur des bases de jugements tronquées  et exagérées. Ils feront exactement de la même manière en reprochant à Jésus de guérir un malade un jour de Sabbat ! De la sorte, la méditation du jour nous incite à estimer le prochain non sur son apparence et son langage, mais bien en prêtant attention à son discours et en veillant à répondre correctement et sans le dénigrer...


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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