Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Ouvrons nos cœurs à l'universalité

Message non lupar etienne lorant » jeu. 13 sept. 2018, 10:40

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive   Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait;  mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui. Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du  tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique. Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,  pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.  Mais tout le monde  n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles,croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.  Si l’un d’eux te voit, toi qui as cette connaissance, attablé dans le temple d’une idole, cet homme qui a la conscience faible ne sera-t-il pas encouragé à manger de la viande offerte aux idoles ?  Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.  Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.   C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
 

(Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 23-24)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d’éternité
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples: « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.   À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.  Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.  Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre  récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

           – Cy Aelf, Paris.

Aussi longtemps que nous gardons nos  habitudes et nos coutumes, comment pourrons nous adhérer pleinement au projet de salut qu'il nous est proposé ?  Les Corinthiens qui sont convertis auront quelques difficultés à franchir l'interdit qui pesait sur des viandes considérées comme étant impures.  On n'hésiteras pas à manger de l'agneau, du mouton et du veau, mais on refuse le porc -  mais pourquoi ? Parce que son apparence et sa véridicité nous dérangent ? Mais l'agneau, on le trouvera doux, aimable et simple, et est-ce sera une raison pour le sacrifier ?  Comment les juifs ont-il pu déclarer impure à la consommation une viande aussi grasse et abondante que la viande de porc ? Si ce n'est qu'une question d’apparence, c'est tout à fait ridicule.  Pour nourrir un homme, l'agneau n'apportera, certes qu'une quantité de viande peu de calories. Et d'un point de vue religieux, déclarer qu'un animal impur, c'est tout simplement faire offense au créateur...

De la même façon qu'il n'y pas d'hommes que l'on puisse désigner comme étant différent selon sa race. Mais puisque tout nous a été donné par Dieu,  nous devons, nous les humains doués d'intelligence, nous avons, nous aussi, à considérer l'universalité des desseins de Dieu.  S'il existe dans l'espace des créatures intelligentes, aurons-nous la sagesse de les considérer comme étant, tout comme nous-mêmes, des créatures Dieu ?  On peut du moins l'espérer...

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Au pieds d'un crucifix

Message non lupar etienne lorant » ven. 14 sept. 2018, 10:47

Lecture du livre des Nombres
En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »    Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.   Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,  et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât :
tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »  Moïse fit un serpent de bronze
et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent,
et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie
!

(Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s’en va sans retour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :   « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.   De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,  afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.    Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.   Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

       Cy Aelf, Paris


Les lectures de ce jour confirment bien que l'épisode du serpent de bronze est bien une préfiguration de la crucifixion de Jésus. Lorsque nous prions le Seigneurs en église, c'est non seulement en faveur du peuple de Dieu que nous prions, mais aussi pour nous-mêmes. Prier, c'est se confier à Dieu, sans exclure aucun domaine de notre existence.  Nous ne prions pas seulement pour notre bonheur sur la terre, mais également en faveur de nos proches. Nous prions lorsque nous traversons une période difficile - et pour les hommes sincères et droits, les occasions de prière sont aussi nombreuse que tout ce que le monde nous propose !

Aujourd'hui, pour ma part, je me suis souvenu des prières que j'avais adressée au Seigneur à un moment de ma vie où je ne parvenais plus à me suffire des "recettes de bonheur" en ce monde. J'étais quasiment trop lucide sur la capacité pour les hommes de connaître le bonheur. Il fallait d'abord trouver une activité qui permette un bon revenu tout en étant simple et agréable. Et non seulement cela, mais il fallait encore que toutes ces choses se justifient entre elles à l'examen de la conscience...   A l'évidence, on ne pouvait tout avoir et tout connaître !  Et puis, un jour, après un "Nième" échec sentimental,  j'ai fermé boutique (j'étais déjà bouquiniste), j'ai quitté la boutique en me disant :  "Je ne ferai plus rien sans savoir pourquoi l'homme est  malheureux.  J'avais emporté un texte philosophique, mais cette lecture n'avait fait que rendre plus sombre ma réflexion...  Il restait un chapelet, depuis longtemps abandonné dans un tiroir et je me mis à prier - il y avait si longtemps !   Mais à mon réveil,  j'ai ouvert les yeux et  j'ai vu le crucifix qu'on m'avait offert lors de ma communion solennelle.  C'était étrange, on eût dit que ce crucifix me regardait !
Et, l'instant d'après, je suis tombé à genoux, et je me suis mis à m'écrier à Jésus : "Non ! Non ! je ne veux pas que tu meures à cause de moi !  Je hoquetais, tant la contrition était puissante.  Mais un instant plus tard une telle Joie ma envahi que je me suis écrié : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite !"

Il me fallut plusieurs mois pour que je change mes habitudes... et trois années de refus de la part de membres du clergé de s'impliquer afin que je puisse "faire ma théologie".  Et pourtant, Au début de l'année 2000, par correspondance avec le sanctuaire de la Miséricorde divine (Cracovie, Pologne), j'ai obtenu de suivre une théologie par correspondance.  C'est seulement de Pologne que j'ai pu étudier - mais sans pouvoir obtenir de diplôme, de documents à présenter à mon Évêque  et j'ai bien saisi que le Seigneur me voulait... tout simplement partout où  je serais...


Alléluia !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Samedi, jour de repos et de tentations

Message non lupar etienne lorant » sam. 15 sept. 2018, 10:41

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.  Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.  Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, e sont-ils pas en communion avec lui ? Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soi.   Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.  Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.     Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ?
Sommes-nous plus forts que lui ?


(Ps 115 (116b), 12-13, 17-18)
R/ Seigneur, je t’offrirai
le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,]
oui, devant tout son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.  Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »  Puis il dit au disciple: « Voici  ta mère. » Et à partir de cette heure-là,le disciple la prit chez lui.


    Cy Aelf, Paris

Clairement, les lectures de ce jour encouragent les fidèles à se protéger du démon en invoquant Marie, car celle-ci rayonne tout entière de l'amour de Dieu. Elle est celle qui a cru à l'annonce de l'ange. Elle a gardé la foi de bout en bout, du commencement jusqu'à la fin.  Car même devant la croix, elle n'a pas douté.  Tous autant que nous sommes, nous ne cessons pas de douter. Nous craignons sans cesse pour nous-mêmes, qui considérons l'avenir avec angoisse. Ce samedi - c'est le bon jour cela -nous sommes invités à vivifier notre foi à la veille du dimanche. Et tout cela tombe bien, puisque c'est un jour chômé . Rien de tel pour se détourner  
des soucis et en faire "place nette" des soucis de notre temps. Que la "fièvre du samedi soir" semble professer le contraire, peu nous importe. Mais recherchons à rencontrer nos proches, à laisser notre esprit au repos des soucis de ce monde et de nos désirs, pour être d'autant plus ouvert à la grâce qui est à l'oeuvre en nous.

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Du repas et de l'Eucharistie

Message non lupar etienne lorant » lun. 17 sept. 2018, 10:01

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.   Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai, car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.  Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;  en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !  J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas,
attendez-vous les uns les autres.

 
(Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)
R/ Proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne. (1 Co 11, 26b)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, llorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.  Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.  Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri !  Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »   Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


           Cy Aelf, Paris

Nous communions parfois sous les deux espèces et parfois non, nous pouvons ne faire qu'assister à l'Office et nous agissons en plein respect du rite et selon notre conscience et notre disposition intérieure. Mais dans la primitive église, il n'en était certes pas comme de notre temps. On venait à l’Eucharistie comme à un vrai repas, semblable à celui de la dernière cène. Et nous nous souvenons du diacre Etienne dont il est dit qu'il "servait aux tables" - comme cela se pratique dans les réfectoires. Il nous est difficile de concevoir notre participation aux repas eucharistique de la primitive église. On y venait pour manger, pour ensemble un vrai repas. Ici, la bonne compréhension doit nous inspirer quelle nouveauté ce fut que ce partage en commun !

Et le lien à établir entre la première et la seconde lecture tient au profond respect manifesté par le centurion romain. Il a très bien saisi que faire entrer Jésus chez lui pourrait scandaliser les juifs qui assistaient à la scène - tout comme il devait être scandaleux, durant l'occupation allemande de voir un des hommes et des femmes côtoyer l'occupant ! Que l'on se souvienne de ces visages de femmes tondues et exposées à la vindicte populaire après la libération de Paris , a dit notre prêtre. Et de nous jours encore, nous ne faisons entrer chez nous, à la maison, pour un repas , que des personnes en qui nous avons confiance et que nous désirons honorer. Puisqu'une telle invitation est un honneur, puissions nous toujours considérer L’Eucharistie comme un signe de l’amour de Dieu qui nous fait grandir dans l'espérance...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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A l'imitation de Jésus-Christ

Message non lupar etienne lorant » mar. 18 sept. 2018, 10:51

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, prenons une comparaison: le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.  C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.  Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.  Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,  à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.  Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.

(Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Nous sommes son peuple, son troupeau. (cf. Ps 99, 3c)
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer - c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »   Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »  Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.  La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »  Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

 

        Cy Aelf, Paris

A chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur a fait don de talents particuliers qui peuvent servir l'Eglise, mais aussi : y attirer de nouveaux croyants, c'est-à-dire: des hommes et des femmes qui, voyant comment nous nous comportons selon les grâces reçues, ils se mettent, eux aussi, à participer eux aussi l'édification du Royaume.  Jésus avait bien déclaré : "Le royaume des cieux, ne le chercher pas : voici qu'il est au milieu de vous !" Le Royaume  est présent, non pas seulement par les papes, les évêques, les prêtres et les fidèles, mais il est présent par les hommes et les femmes qui, dans le temps de vie terrestre qui leur appartient,  auront commencer d'aimer comme Dieu aime - parce que Dieu est Amour...  Chacun de nous a reçu de Dieu ses propres talents qui manifestent l'amour de Dieu.

De haut en bas de l'échelle sociale, les talent reçus nous permettent d’œuvrer à l'édification du Royaume. Pour l’enseignant, ce sera de faire en sorte que tous ses élèves aient bien assimiler les matières du programme; pour l'ouvrier en usine, ce sera de connaître à fond la machine qu'il emploie afin d'en obtenir le meilleur rendement;  pour le policier -  il en  est un qui a récemment donné sa vie pour  mettre fin à un a un attentat terroriste et sauver la vie de plusieurs innocents. Que dire de la caissière de grande surface qui sourit
sourit à tous ?  Et les aides soignante dans les maisons de repos : leur quotidien n'est pas toujours très valorisant mais elles gardent le sourire. Et nous pourrions nous inclure nous mêmes dans toutes les ""BA"-que la vie en société ne manque pas de fournir.  

Tous autant que nous sommes, nous sommes appelés à servir...


https://fr.zenit.org/articles/france-le ... s-eveques/

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Signes de conversion

Message non lupar etienne lorant » jeu. 20 sept. 2018, 10:23

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, C’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ;il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.


(Ps 117 (118), 1-2, 16-17, 28.21)
R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix !


Cy Aelf,Paris


Tandis que saint Paul rappelle aux Corinthiens ce en quoi ils ont mis leur foi et leur espérance, Jésus cite en exemple de profonde conversion les signes très concrets Marie Madeleine qui n'a pas hésité à s'humilier devant toute l'assemblée des notables présents. En quelque sorte, le Seigneur manifeste que ce ne sont pas tellement les usages et les rites, ni l’ordonnancement ni le cérémonial qui sanctifient les croyants, mais c'est bien un bouleversement complet de l'être tout entier. L'image la plus forte est celle du baise-pieds et par les larmes. Pourquoi donc les convertis, hommes et femmes, s'effondrent-ils sur le sol ? C'est qu'ils ont bien saisi que leur conversion - avec ces pleurs de contrition qui se sont mués en larmes de joie parfaite. Il ne s'agit pas d'un signe religieux, mais d'une reconnaissance intime et profonde d'une sorte de résurrection entrevue : "Voici celui que je fus, mais voici que j'ai "revêtu le Christ"!

A partir de la conversion doivent aussi apparaître de nombreux changements dans la manière de vivre. L'apôtre Paul insiste sur ce point, car l'adhésion au Christ serait rendue inopérante si on ne fait qu'en multipliant les rites - mais il faut chercher constamment à renouveler sans cesse des signes de conversion: changer d'attitude, chasser les préjugés, rester ferme tout en étant souple. Beaucoup font chaque jour un petit bilan de leurs journées afin de reconnaître les "plus et les moins" comme font les sportifs qui cherchent à s'améliorer dans la pratique de leur sport. Le même saint Paul ne cite-t-il pas la course du stade en vue de la récompense du vainqueur, la couronne de laurier ? Puissions - nous regarder vers le but !


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Un bouleversement pour le bonheur

Message non lupar etienne lorant » ven. 21 sept. 2018, 10:53

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. e cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplie et que se construise le corps du Christ jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.


(Ps 18 (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du màonde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


Cy Aelf, Paris

Demeurons attentifs attentifs afin de continuer de vivre selon la foi que nous avons reçue comme un trésor à auquel nous pouvons ajouter encore. Veiller dans la foi, c'est être attentif à ce que nous faisons chaque jour et au jour le rouge. C'est, tout en même temps veiller sur nous-même et prêter attention à ceux qui entourent. Cette démarche nous permettra de ne jamais être distrait de l'amour de Dieu et nous évitera de tomber dans le péché. C'est ce que l'apôtre Paul demande aux Corinthiens : qu'ils ne se retournent jamais sur un bien qu'ils ont pu accomplir, afin de demeurer prêt à attentifs à d'autres œuvres. En effet, si la foi ne demeure qu'un projet réjouissant, si nous la croyons définitivement acquise ... c'est déjà céder à l’Adversaire. A l'inverse, si nous faisons le bien prix de nos efforts, de nos renoncements , alors oui, nous sommes sur la ligne droite et nous vivons l'harmonie à restaurer entre la terre et le ciel, entre Dieu et l'homme.

C'est à partir d'une telle prédisposition intérieure que Matthieu, collecteur d'impôt, riche mais divisé en conscience et dans son cœur que le collecteur d'impôt va renoncer à lui même et se convertir. D'où la réponse adressée aux Pharisiens. En réalité, Matthieu a été guéri du trouble auquel le soumettait sa propre conscience conscience. En effet, nul ne peut se convertir sans avoir été "harcelé" par sa propre conscience. Et ce mouvement procure une joie telle que l'on ne peut la garder pour soi-même - toute expérience de conversion fait passer de l'hombre à la lumière, du toute à la certitude, des remords à la joie. Heureux les convertis !

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Pédagogie de l'amour de Dieu

Message non lupar etienne lorant » sam. 22 sept. 2018, 10:49

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ?  – Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord; et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.  Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable   ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ;  car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.

L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.  Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique; ensuite seulement vient le spirituel.  Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.  Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel,
ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile,
de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.


(Ps 55 (56), 4.5b.10, 11a.12, 13-14ab)
R/ Je marcherai à la face de Dieu
dans la lumière des vivants. (cf. Ps 55, 14c)

Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi.
sur Dieu, je prends appui :
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :  « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent,et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il I en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.  Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu.  Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.  Il y a ceux qui sont dans les pierres :lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre,ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »


         Cy Aelf, Paris

Nous tous sommes bienheureux d'avoir été éduqués dès notre enfance par des parents qui nous ont montré comment vivre.  Il s'agissait moins d'un langage d'autorité qu'un apprentissage par l'image. Ce fut une éducation par l'exemple beaucoup plus que par les ordres donnés; par des "bravo !" que par des remarques sévères. Je me souviens avoir protesté un jour devant mon père : "Si tu veux me frapper, retire d'abord ton alliance, parce que tu me fais mal !". Il répondit : "A présent, tu es un homme et tu te corrigeras toi-même, je te fais confiance" - et la confiance de mon père fit mieux pour moi qu'un bulletin de bonne conduite.

Pour qu'un message porte des fruits, il faut un langage clair qui se manifeste par l'exemple.  En continuant d'évoquer des souvenirs, notre prêtre a mentionné les "cartes de bons points" distribuées ici et là aux enfants qui découvraient l'école. Et c'est "bons points" étaient intiment plus efficaces que des bonnets d’ânes !

La parole de Dieu est destinée à tous les hommes et tous ceux qui l'accueillent avec cœur s'en réjouissent et leur confère le désir de faire le bien. Les hommes et les femmes qui ont bénéficié d'une telle compréhension de l'amour de Dieu, se mettront presque à la recherche d'une occasion de faire le bien.  Les "petits gestes" a dit notre prêtre font souvent plus de bien à ceux qui s'y exercent qu'à ceux qui en bénéficient ...

Mais à l'inverse, il y a les âmes qui négligent puis rejettent la grâce offerte à tous.  Ce que l'on a devient plus important que ce que l'on est.  Les richesses en ce monde, du fait du souci qu'elles occasionnent, peuvent aboutir à des formes d'aliénation mentale - là où la grâce divine permet  toutes choses bonnes en tout temps...


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Il faut la foi, l'espérance et la charité

Message non lupar etienne lorant » lun. 24 sept. 2018, 10:26

Lecture du livre des Proverbes
Mon fils, ne refuse pas un bienfait à qui tu le dois, quand ce geste est à ta portée. Ne dis pas à ton prochain : « Va-t’en, tu reviendras, je donnerai demain ! », alors que tu as de quoi. Ne travaille pas au malheur de ton prochain, alors qu’il vit sans méfiance auprès de toi.Ne cherche pas de vaine querelle à qui ne t’a pas fait de mal. N’envie pas l’homme violent, n’adopte pas ses procédés. Car le Seigneur a horreur des gens tortueux ;
il ne s’attache qu’aux hommes droits. Malédiction du Seigneur sur la maison du méchant, bénédiction sur la demeure des justes. Il se moque des moqueurs,
aux humbles il accorde sa grâce.


(Ps 14 (15), 1a.2, 3bc-4ab, 4d-5)
R/ Le juste habitera ta sainte montagne, Seigneur. (cf. Ps 14, 1b)
Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

Il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

– Cy Aelf, Paris

La parole de Dieu et particulièrement l’Évangile ne révèle sa force et sa plénitude que lorsque l'on met à l'oeuvre et que l'on s'applique à le vivre. Il nous faut rechercher les "BA", les bonnes actions, et les saisir lorsqu'elles se présentent. Une salutation ne coûte rien, un service à rendre est parfois tout simple: il ne faut pas se dérober. Jusque dans nos pensées, nous avons le pouvoir de les adoucir, car nous avons trop souvent pris l'habitude d'estimer le prochain selon sa mine et ses apparences. Un service rendu nous grandit d'autant plus que nous l'aurons accompli en toute gratuité.

Ce renouvellement du cœur comporte en lui-même une source de joie et de plénitude. Bien évidemment, le monde tel qu'il est considère que tout service mérite salaire, mais celui qui dès ici bas a réclamé sa rétribution, de quel mérite pourra-t-il se prévaloir devant le Seigneur qui a donné sa vie pour le salut des âmes. C'est de cela que les saintes et les saints se nourrissent; ils font provisions d’œuvres de miséricorde dont personne n'en connaît la nature et le nombre - sinon Dieu seul.

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu de cette sorte de tourbillon de services à rendre auprès de ces jeunes, garçons et filles, qui sortaient d'un orphelinat. Ils étaient d'une naïveté et d'une simplicité de langage qu'on eût dit de petits enfants - mais ils étaient adultes et lorsqu'ils se disputaient entre eux, ils ne contrôlaient pas leurs forces ! Aujourd'hui encore, je me suis souvenu de quelques démarches que j'ai pu mener à bien afin qu'ils obtiennent des droits auxquels ils ne songeaient pas, notamment en assistances sociales et juridiques. Mais que reste-t-il des bureaux d'assistances sociales aujourd'hui ? Ne fermons pas notre cœur...


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Le témoignage par la joie

Message non lupar etienne lorant » mer. 26 sept. 2018, 10:31

Lecture du livre des Proverbes
Toute parole de Dieu est éprouvée au feu ; il est un bouclier pour qui s’abrite en lui.  N’ajoute rien à ce qu’il dit : il te le reprocherait comme un mensonge.  Seigneur, je n’ai que deux choses  te demander, ne me les refuse pas avant que je meure !  Éloigne de moi mensonge et fausseté, ne me donne ni pauvreté ni richesse accorde-moi seulement ma part de pain. Car, dans l’abondance, je pourrais te renier en disant : « Le Seigneur, qui est-ce ? » Ou alors, la misère ferait de moi un voleur, et je profanerais le nom de mon Dieu !
       
(Ps 118 (119), 29.72, 89.101, 104.163)
R/ Ta parole, Seigneur, est la lumière de mes pas. (Ps 118, 105a)
Détourne-moi de la voie du mensonge,
fais-moi la grâce de ta loi.
Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Des chemins du mal, je détourne mes pas,
afin d’observer ta parole.

Tes préceptes m’ont donné l’intelligence :
je hais tout chemin de mensonge.
Je hais, je déteste le mensonge ;
ta loi, je l’aime.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus rassembla Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.  Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.  Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons
.

      Cy Aelf, Paris

Le lien entre les lectures apparaît facilement : il nous faut vivre notre foi en toute simplicité, comme du bon grain semé dans de la bonne terre, qui lève quels que soient les événements, que la terre soit aride pour que nous l'arrosons de bonnes paroles et d'actes de bienveillance, de douceur, d'amabilité et de gentillesse. Notre prêtre nous a dit : "Puissions-nous sourire en toute occasion et demandons la grâce de paroles de consolations - tout en veillant dans la prière. Un grand pas est à franchir, qui est celui de la confiance sans retour - et sans retour sur soi. Nous sommes les amis - y compris l'homme qui se dit notre ennemi. Ne sommes-nous pas les témoins du Seigneur ? Alors, soyons tout sourire, simplicité, confiance. Le but est moins de convaincre mais de manifester la Joie qui nous habite.

Et, pour le reste: ni richesse ni pauvreté. Dès à présent, nous avons été retranchés par le choix du Seigneur. La plupart d'entre nous ne se rendent même plus compte du bienfait qu'ils apportent avec eux en douceurs, signes de compassion, encouragements, en intercessions par la prière et en oubli des soucis qui, hier nous auraient entraînés à perdre la Joie.

Si nous avons la foi, alors nous avons en nous toute la confiance pour réjouir les personnes que nous rencontrons au quotidien. Et dans les difficultés comme dans les réjouissances, gardons un chapelet pour y avoir recours en toutes circonstances. "La grâce repose sur chacun des baptisés; oui nous sommes pécheurs, mais nous avons confiance en la miséricorde divine - bien plus grande que notre faiblesse confiée dans la prière...


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Dieu est maître du temps

Message non lupar etienne lorant » ven. 28 sept. 2018, 11:14

Lecture du livre de Qohèleth
Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher. Un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour détruire et un temps pour construire. Un temps pour pleurer, et un temps pour rire ;
un temps pour gémir, et un pour danser. Un temps pour jeter des pierres, et un temps pour les amasser ;
un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir. Un temps pour chercher,et un temps pour perdre ;
un temps pour garder, et un temps pour jeter. Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler. Un temps pour aimer, et un temps pour ne pas aimer ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix.
(...)
J’ai vu la besogne que Dieu impose aux fils d’Adam pour les tenir en haleine. Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l’esprit de l’homme, mais celui-ci est incapable d’embrasser l’œuvre que Dieu a faite
du début jusqu’à la fin.


(Ps 143 (144), 1a.2abc, 3-4)
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)
Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d’un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L’homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Au dire des foules, qui suis-je ? » Ils répondirent : « Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ; et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Pierre prit la parole et dit : « Le Christ, le Messie de Dieu. » Mais Jésus, avec autorité, leur défendit vivement de le dire à personne, et déclara : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »


Cy Aelf, Paris

Le pessimisme de Qohèleth donne une image de Dieu que les philosophes en donneraient : c'est-à-dire un Dieu comme serait ceux des Grecs, qui s'amusent des hommes en les plaçant dans des situations "impossibles" et cela dans l'unique but de voir comment ces malheureux vont réagir un tel et un autre. Notre prêtre a évoqué l'histoire d'Ulysse d'Ittaque qui cherche à revenir de guerre et rejoindre sa terre natale et son épouse. Le dieu des grecs - les dieux, pour être plus clair, vont jouer avec Ulysse afin de savoir comment il va se tirer de telle et telles épreuves, obstacles, égarements, sortilèges divers... Et le prophète de conclure:
J’ai vu la besogne que Dieu impose aux fils d’Adam pour les tenir en haleine. Eh bien, c'est une fausse conclusion qui ruine tout le discours de prédicateur du pessimisme... Car Dieu n'impose rien à quiconque. Tout au contraire : depuis le péché d'Adam Dieu n'a jamais cessé de vouloir rétablir l'homme dans sa beauté et sa grandeur qu'il tient de l'âme que Dieu donne à tous les vivants...

Et comme cela ne suffisait pas, Dieu nous a envoyé son Fils unique afin que par Lui, l'homme puisse se rétablir dans sa condition d'enfant de Dieu.

Sur ce dernier point, évidemment, automatiquement, à cause de l'Adversaire et sa fureur, le Christ, le messie de Dieu se verra rejeter, il sera crucifié et mis à mort. Or, ce que Satan ne put comprendre, c'est la résurrection. La mort, pour tous les hommes, représentait pour lui sa victoire définitive ... mais la quelle dût être son épouvante lorsqu'il dût constater que sa "victoire" se mua en la conversion de la multitude des hommes en tous les siècles. De quel Amour nous sommes aimés ! Puissions-nous aimer comme nous avons tous été aimés !



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Sous le figuier

Message non lupar etienne lorant » sam. 29 sept. 2018, 10:46

Lecture du livre du prophète Daniel
La nuit, au cours d’une vision,  moi, Daniel, je regardais: des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite
.

 
(Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5)
R/ Je chanterai le Seigneur, en présence des anges. (cf. 137, 1)
De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur !
»

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là  lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet: « Voici vraiment un Israélite :il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.» Nathanaël lui dit: « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »  Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

   
       Cy Aelf, Paris


Il est clair que la vision du prophète rejoint la contemplation de Nathanaël sous le figuier rejoint la vision de Daniel. Mais il est tout aussi clair que la vision de Daniel est adaptée à sa culture:  puisqu'en son temps, Dieu ne pouvait être que le Tout-Puissant qui domine toutes choses et qui suscite la crainte, laquelle n'est certes pas une mauvaise appréciation puisqu'une crainte mêlée de dévotion est tout à fait admissible, voire nécessaire  tout autant que le "cœur à cœur" et la vision bienheureuse...

Du reste, Nathanaël est tout comme nous. Un figuier, de par sa forme est un  lieu excellent pour se retirer, tout comme l'on se retire seul dans sa chambre afin de prier.  Et prier, ce peut-être, pour quelqu'un qui ne croit pas encore,  un lieu où méditer en vue d'une conversion. C'est ainsi  que de très nombreux juifs se convertissent en tombant à genoux. Car dans la culture juive, on ne prie Dieu que debout.  Le figuier peut très bien être vu de nous, catholiques, comme un confessionnal : il s'agit bien d'un lieu où l'on revient sur soi-même afin d'ajuster sa manière d'être - tout comme on ajuste un vêtement neuf...  J'ai trouvé belle cette image employée par le prêtre.

La réaction de Nathanaël lorsque Jésus dit : "Je t'ai vu sous le figuier" est telle que le converti est telle fera l'objet d'autres révélations qui ne sont accessibles qu'aux plus humbles des hommes... Ne cherchons pas au loin le Seigneur qui est tout proche !  En effet, le Seigneur dit encore :  Le Royaume des Cieux, ne le cherchez pas : le voici qu'il est au milieu de vous! "

"



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'hommage au fidèle inconnu

Message non lupar etienne lorant » lun. 01 oct. 2018, 10:10

Lecture du livre de Job
Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux.  Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? »  L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder. » Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. »  L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ? N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays.  Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! » Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira.    Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer  et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné,    un messager arriva auprès de Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâturage non loin de là.  Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »   Il parlait encore quand un autre survint et lui dit : « Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs, et les a dévorés. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »   Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit : « Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, ils les ont enlevés et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »  Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit : « Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné,  lorsqu’un ouragan s’est levé du fond du désert et s’est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »  Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna   Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! »      En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.
 
(Ps 16 (17), 1, 3, 4b-5, 7)
R/ Toi, le Dieu qui répond :
Ecoute-moi, entends ce que je dis. (cf. Ps 16, 6)
Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit,
tu m’éprouves, sans rien trouver ;
mes pensées n’ont pas franchi mes lèvres.

J’ai gardé le chemin prescrit ;
j’ai tenu mes pas sur tes traces :
jamais mon pied n’a trébuché.

Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l’agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.  Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »   Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »  Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

        Cy  Aelf, Paris


Soumis à l'épreuve, ayant tout perdu, y compris la santé, Job, lorsque le malheur a frappé, n'a pas perdu la foi. Au contraire, elle s'est exacerbée, car sa foi était entière dans l'amour de Dieu. La foi n'est pas une démarche de "donnant-donnant", car l'homme n'a rien à offrir à Dieu  qui lui soit vraiment propre. Son corps,  son, son cœur, son âme, ses membres, sa famille, sa maison, son terrain, sa fortune ...  tout vient de Dieu, et tout y retourne. La foi de Job rejoint celle d'Abraham, c'est une foi d'abandon total.  Notre prêtre nous a raconté l'exemple extraordinaire de ces prêtres envoyés à Auschwitz  pour avoir "déguisés" des enfants juifs en enfant de chœur. Le seul qui ait survécu à rapporté que sachant leur fin imminente, ils se sont embrassés et donné rendez-vous auprès du Seigneur... Telle est la Joie que l'amour de Dieu verse dans les âmes:  elles ne craignent plus rien, car la joie a envahi leur cœur et leur - et c'est une joie à laquelle rien ne résiste.

Les disciples du Seigneur doivent rechercher sans fin l'état de grâce parfait.  Et lorsqu'ils l'atteignent, qu'il fasse tout pour le garder.  C'est ainsi, non pas seulement par la volonté, mai aussi s par l'abandon intérieur que l'on trouve la joie, parfaite, laquelle à ce pouvoir de conférer la Joie parfaite en toute circonstance... Et l’Évangile nous donne l'image d'un disciple inconnu comme il y a des soldats inconnus que l'on vénère et dont on rallume la flamme...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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De la Joie qui guérit

Message non lupar etienne lorant » mar. 02 oct. 2018, 11:35

Lecture du livre de Job
Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.   Il prit la parole et dit :  Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !”     Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ?  Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ? Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant,  avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées,    ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures.  Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.  Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués.   Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume,  qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ?  Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau. Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ? »


(Ps 87 (88), 2-3, 4-5, 6, 7-8)
R/ Que ma prière parvienne jusqu’à toi, Seigneur ! (Ps 87, 3a)
Seigneur, mon Dieu et mon salut,
dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu’à toi,
ouvre l’oreille à ma plainte.

Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord de l’abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse,
je suis comme un homme fini.

Ma place est parmi les morts,
avec ceux que l’on a tués, enterrés,
ceux dont tu n’as plus souvenir,
qui sont exclus, et loin de ta main.

Tu m’as mis au plus profond de la fosse,
en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m’écrase,
tu déverses tes flots contre moi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »   Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,  et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.  Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. »  Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.


        Cy Aelf, Paris

Le discours de Job, plongé comme il est dans le malheur, lui fait désirer la mort, dont il constate que de toute manière, il faudra souffrir et mourir. Et devant ce constat, même le plus intrépide des des explorateurs ne voudrait s'aventurer. Cependant, à la fin de ses tentations, Job recouvrira la santé et tout ce qu'il avait perdu. Son discours est encore dans le répertoire de la supplication. Sa réflexion est celle de tous le humains, qui tôt ou tard, un jour ou tard, devront se poser.  Nombreux sont les hommes et les femmes qui repoussent et qui rejettent ce débat intérieur et recherchent un oubli qu'ils ne trouveront pas.  N'a-t-il pas un discours positif et rassurant sur ce thème ?   Il y en a beaucoup.

Lorsque la pensée de ma propre finitude m’assaille, je me remémore du 13 mai 2004 - c'est très précis !n! - vers quinze heure.  J'avais épuisé toute la "pharmacopée" de substitut de nicotine: les patchs, les nicorettes, les filtres, les verre d'eau glacée, etc.  Il y avait la forte insistance issue de la mise en oeuvre de la théologie de la miséricorde divine. Une des pratiques consistait à tenir un journal personnel dans lequel il fallait noter les "plus" et les "moins" de nos vies de foi.   Il ne fallut que très peu de jours avant qu'en pleine conscience, je me senti poussé à tenter une "dernière tentative" contre ma tabagie...  Or, dans l'après-midi du troisième jour de sevrage, tous le recours pharmaceutiques ne suffirent plus... Il faisait très beau temps et j'allais rechuter.   Mais à peine avais-je invoqué le Seigneur qu'une Joie immense m'envahit : je souffrais mais je souffrais dans une Joie telle que je me mis à prier en disant : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite, afin que je garde cette joie !"  De toute ma vie, je n'avais ressenti pareille "jubilation de l'âme" : car c'est la Joie du Seigneur qui m'a pénétré tout entier ... et chaque fois que j'évoque ce souvenir,  j'en tire une sorte "d'action de grâce"

Je ne m’attendais me mettre à témoigner encore de cette expérience spirituelle - mais il est juste de partager ce souvenir - puisqu'il peut encourager l'un(e) ou l'autre d’entamer une telle démarche....


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'épreuve: une occasion de foi et de miséricorde

Message non lupar etienne lorant » jeu. 04 oct. 2018, 13:57

Lecture du livre de Job
Job disait à ceux qui lui faisaient des reproches : « Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, du moins vous mes amis vous du moins, mes amis, car la main de Dieu m’a frappé. Pourquoi me poursuivre comme Dieu lui-même ? Ne serez-vous jamais rassasiés de ma chair ? Ah, si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait sur une stèle  avec un ciseau de fer et du plomb, si on les sculptait dans le roc pour toujours !  Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant, que, le dernier, il se lèvera sur la poussière ;  et quand bien même on m’arracherait la peau, de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger. Mon cœur en défaille au-dedans de moi." »

(Ps 26 (27), 7-8a, 8b.9abc, 13-14)
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »

C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’écarte pas ton serviteur avec colère :
tu restes mon secours.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.   Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.  Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.  Mais dans toute maison où vous entrerez,dites d’abord : “Paix à cette maison.”  S’il y a là un ami de la paix,  votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous  Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”  Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

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        Cy Aelf, Paris

Il faut relire le les derniers mots de Job qui, malgré tous ses malheurs  - et comme à travers eux - fait acte de confiance en Dieu. Il déclare en effet : "Quand bien même on m’arracherait la peau de ma chair je verrai Dieu. Je le verrai, moi en personne, et si mes yeux le regardent, il ne sera plus un étranger."  Sa foi était déjà grande avant que le malheur le touche.  Mais pour devenir parfait, il devait subir l'épreuve de perdre tout ce dont sa foi l'avait déjà comblé: richesse d'argent, richesse d'enfants capables de poursuivre son oeuvre et d'assurer sa lignée - si importante pour les Juifs...
Et lorsque le malheur l'a frappé, tout en souffrant beaucoup, il a gardé la foi.
 
Je me suis souvenu d'un homme qui avait tout perdu dans l'incendie de son commerce, il s'était écrié:  "Mais qu'est-ce que j'ai pu faire au bon Dieu pour en arriver là !".  Mais un jeune prêtre qu'il connaissait lui a répondu : "C'est tout à fait certain - c'est pour que tu voies plus grand encore !"Et c'est ce qu'il fit.

C'est bien en ceci  que la première lecture  correspond  à l'envoi des disciples : ils ne sont pas comme les politiciens qui formulent toutes sortes de promesses qu'ils ne pourront tenir. Les premiers disciples ne sont pas des bonimenteurs. Quand ils sont accueillit dans une maison, ils commencent par guérir les malades, avant même d'annoncer l’Évangile du Royaume.  Et Il ne mangerons pas  avant d'avoir annoncé la bonne nouvelle du royaume et manifester la vérité par l'une ou l'autre signe.

Dans sa conclusion, notre prêtre nous à invités à bonnes actions et des gestes de miséricorde envers les plus démunis - ces hommes sont tout jeunes tout jeunes et éprouvent de la honte à mendier quelques piécettes : "Souvenons-nous : Ce que vous aurez fait pour le plus petit d'entre vos frères, c'est à moi que vous l'aurez fait" ...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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