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Prière persévérante et foi éprouvée

Publié : mer. 08 août 2018, 8:48
par etienne lorant
Lecture du livre du prophète Jérémie
En ce temps-là – oracle du Seigneur –, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et elles seront mon peuple.  Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a échappé au massacre ; Israël est en route vers Celui qui le fait reposer. Depuis les lointains, le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel, aussi je te garde ma fidélité. De nouveau je te bâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d’Israël. De nouveau tu prendras tes tambourins de fête pour te mêler aux danses joyeuses.  De nouveau tu planteras des vignes dans les montagnes de Samarie, et ceux qui les planteront en goûteront le premier fruit.  n jour viendra où les veilleurs crieront dans la montagne d’Éphraïm : « Debout, montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu ! » Car ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous  « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël !

(Jr 31, 10, 11-12ab, 13)
Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.

« Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

« La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine
. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.  Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »  Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »   Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »  Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit: « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »  Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »  
Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.


       Aelf, Paris


En dépit de ses fautes, de ses errances et de ses idolâtries, Dieu revient vers son peuple. Sil sanctionne, c'est pour que nous détournions de nos de nos multiples idolâtries que sont la richesse, le pouvoir, le gain d'argent, la renommée, l'autosuffisance,  les plaisirs faciles, les opinions politiques, etc.  Comment convaincre les hommes de revenir vers Dieu ? Comment le sauver de ses multiples entraves que sont l'argent facile, la popularité, les plaisirs qui tournent aux addictions, l'auto-suffisance qui empêche de se voir tel que l'on est - afin de s'améliorer ?

Alors, voici l'épreuve, la maladie, la solitude, toutes choses qui font que les convictions de la veille ne valent plus rien. Quiconque a perdu un être cher dont le seul sourire suffisait, semble-t-i, à tout sauver ?  Tôt ou tard, les hommes et les femmes sont soumis à l'épreuve. Or, l'épreuve est remportée lorsque l'on se remet à marcher, quand bien même le chemin est pénible et semble ne mener à rien

L'exemple de la Samaritaine est édifiant car pour  sauver sa fille, elle est prête à supporter toutes les contradictions, à reconnaître ses fautes, à supporter l'épreuve, à rejeter les solutions simplistes.   A la vérité, c'est ainsi que chacune et chacun d'entre nous seront placés dans une situation telle que c'est la foi et la foi seule qui  permet d’avancer.  A cet égard, les derniers mots de Jésus sur la croix sont encore l'abandon en toute confiance:  "Entre Tes mains je remets mon esprit !"...



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Du témoignage de la Joie

Publié : jeu. 09 août 2018, 9:50
par etienne lorant
Lecture du livre du prophète Jérémie
Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.     Mais voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés – oracle du Seigneur.  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.   Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.
     
(Ps 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19)
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »  Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »    Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »   Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.  Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.   Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »  Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.  À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens,des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.  Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur !  cela ne t’arrivera pas. »   Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »


       Aelf, Paris

Si la Nouvelle Alliance est supérieure à l'Ancienne, c'est bien parce qu'elle est fondée non pas sur des estimations humaines, mais sur le témoignage du cœur rempli d'amour.  Et le message qu'apporte le Seigneur  n'est plus inscrit seuu sur les tables de la Loi - qui ont été brisées par la désobéissance, mais elle s'inscrit dans le cœur de toutes celles et tous ceux dont le cœur s'est ouvert à l'Amour.  Tous les convertis, de toutes les époques,  témoignent de la même manière : c'est en cherchant à comprendre pourquoi l'homme est aussi souvent sombre et malheureux, sans que la fortune, la force, la santé,  le pouvoir et les plaisirs puissent y remédier d'aucune manière... c'est cette lucidité affreuse qui fait descendre le Seigneur et qui rend possible l'espérance qui ne peut être vaincue. A quoi reconnait-on les convertis ? Tout simplement au sourire qu'il vous offre en toute occasion ... Comment se peut-il qu'ils sourient ainsi ?  C'est parce que la joie des convertis ne procède aucunement des richesse humaines, mais d'un simple regard de Jésus sur leur âme.

Prenons garde seulement  de nourrir en nous la source de la grâce - non pas seulement par une pratique réguliers, mais encore  : co par cette Joie qui ne peut-être contredite... et qui pousse au partage, en commençant par le sourire-sans-cause....

Brève homélie ce matin ...
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En pleine lucidité

Publié : ven. 10 août 2018, 9:50
par etienne lorant
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,  rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement.  Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.  Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.  L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.  Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance
à ce que vous accomplirez dans la justice.


 
(Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 7-8, 4b.9)
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas :
il verra ce que valaient ses oppresseurs.

Homme de justice, de tendresse et de pitié.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.  Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »


Cy Aelf, Paris

Si nous, les fidèles, nous prenions un temps de retraite,  que ce ne soit pas comme on fait d'une récapitulation sévère de nos bonnes comme  de nos mauvaises actions - comme on fait avant Pâques, de manière sévère-, mais sous l'angle de la charité, de la miséricorde,  de notre capacité à nous ouvrir à l'amour de Dieu - cet Amour qui dépasse toujours les circonstances de notre marche  sur la terre.  La liturgie nous y incite  au cours de chaque Eucharistie en nous incitant à "élever notre cœur et de :le tourner vers le Seigneur".  Ce mouvement - de regarder vers ce qu'il y a de plus élevé dans l'âme, nous en sommes capable non pas seulement au cours d'une célébration, mais plus encore :  dans la relation au prochain.

Une parfaite Eucharistie nous ferait d'abord plonger dans l'eau mouvante et changeante de sentiments comme de nos préjugés, de nos acceptations ou de nos rejets - un peu comme l'on fait au moment de boucler une valise: en récapitulant tout ce que l'on voulait emporter et de ce qui est superflu.  Cette comparaison est intéressante car il s'agit bien de nous mettre en route: non pas comme pour un déménagement, mais pour un séjour de villégiature - inutile se charger des soucis de la prochaine rentrée !


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De façon tout à fait particulière, l'homélie de ce jour m'a par permis de décider de reporter encore - pour mon bien propre - une rencontre avec une amie que je n'ai pas revue depuis les années 90 : j'y ai renoncé lucidement - en constatant très lucidement que je ne parvenais pas à obtenir ne fut-que son adresse postale... Internet permet beaucoup de choses, mais qui demeurent "virtuelles". J'ai renoncé du fait du manque de "clarté". Jésus dit bien:  "Que votre Oui soit Oui, que votre Non soit non - tout le reste vient du diable !"



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Croire ne suffit pas

Publié : sam. 11 août 2018, 11:34
par etienne lorant
Lecture du livre du prophète Habacuc
Seigneur, depuis les temps anciens, n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint, toi qui es immortel ? Seigneur, tu as établi les Chaldéens pour exécuter le jugement ; tu en as fait un roc pour exercer le châtiment. Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’oppression. Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides, pourquoi restes-tu silencieux quand le méchant engloutit l’homme juste ?    Tu traites les hommes comme les poissons de la mer, et comme les reptiles que personne ne domine.  Le Chaldéen les pêche tous avec son hameçon, les prend avec son filet, et les recueille dans ses nasses, ce qui le comble de joie et d’allégresse !  Alors il offre des sacrifices à son filet, il fait fumer de l’encens devant ses nasses, car il leur doit une prise abondante et une nourriture copieuse.   N’arrêtera-t-il pas de vider son filet, de massacrer sans pitié des nations ?   Je vais m tenir à mon poste de garde, ester debout sur mon rempart, guetter ce que Dieu me dira, et comment il répliquera à mes plaintes.  Alors le Seigneur me répondit : « Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment.  Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. »

(Ps 9A, 8-9, 10-11, 12-13)
Il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,
sa forteresse aux heures d’angoisse :
ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n’oublie pas le cri des malheureux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,  un homme s'approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,   il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.  Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. »  Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »  Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.  Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous,nous n’avons pas réussi à l’expulser ?» Jésus leur répond: « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible. »


Cy Aelf, Paris

Croire et avoir la foi sont deux propositions souvent associées. Je crois que la terre est ronde du simple fait que l'on me l'a dit dans ma petite enfance - puisque mes parents me l'ont dit, je l'ai cru. Outre cela, si la terre n'était pas ainsi, il ne serait jamais possible de lui donner une forme quelconque - mais aussi: parce que les explorateurs sont toujours revenus à leurs points de départ, quelles que soient les distances parcoures. Mais la foi est autre chose que la connaissance et la science, car elle ne se limite pas à connaissance, car elle permet de réguler notre vie et susciter l’espérance...  Mais la liberté demeure pour toutes et pour toutes, d’adhérer à une religion - ou de choisir l'athéisme. Parmi les athées, nombreux sont encore qui sont en chemin de croire ou, pessimistes, ne s'imaginent pas qu'ils sont appelés aux aussi . Oui, il y a des hommes qui se mettent au service d'autrui tout en se disant qu'ils luttent contre l'injustice que les "croyants"  se montrent incapables de renverser. Jésus n'a-il il pas dit il pas dit à ses disciples : "Qui n'est pas contre vous est pour vous ?"  Bien heureusement, le mot "athée, ne signifie pas ennemi de Dieu, mais simplement "sans -Dieu".

Et notre prêtre de saisir au vol l'occasion pour nous inciter à prier pour les vocations. Non pas uniquement pour le renouvellement des vocations sacerdotale ou religieuses, mais pour la conversion des pécheurs, tous aimés de Dieu.


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L'argent est la source de tout le mal dans le monde

Publié : lun. 13 août 2018, 11:30
par etienne lorant
Première lecture
Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias, la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui. J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu. Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes.    J’entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit des grandes eaux, pareil à la voix du Puissant, une rumeur comme celle d’une armée. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes. On entendit un bruit venant de plus haut que le firmament qui était au-dessus de leurs têtes. Au-dessus de ce firmament, il y avait une forme de trône,qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu’un qui avait l’aspect d’un être humain, au-dessus, tout en haut. Puis j’ai vu comme un scintillement de vermeil, comme l’aspect d’un feu qui l’enveloppait tout autour, à partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessus. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, j’ai vu comme l’aspect d’un feu et, autour, une clarté. Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre.

(Ps 148, 1-2, 11-12, 13.14b)
Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.  Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit :  « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxe  ou l’impôt ?  De leurs fils, ou des autres personnes ? »  Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.  Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »


Cy  Aelf, Paris

Les lectures de ce jour ne peuvent que soulager le cœur et esprit des hommes et des femmes qui, chaque année, remplissent leur déclaration soit en passant par un comptable, soit en se fiant à la présentant des rubriques qui les concernent. La plupart ne paient pas de comptable, car à quelques détails près, l'on remplit quelques cases - toujours les mêmes... J'ai fait de même l'an dernier, mais cette fois, au lieu de quelques centaines d'euros, j'ai découvert une somme ahurissante de plus de onze mille euros, du simple fait  d'un changement de méthode de calcul.  Il ne m'a pas fallu longtemps, avec l'assistance d'un autre fonctionnaire pour corriger mon erreur - la seule et unique depuis l'ouverture de ma boutique de livres au début de l'année 1984 !

Je n'ai finalement payé qu'une centaine d'euros - mais  avant même la régularisation, l'administration avait "ponctionné" sur mon compte bancaire un montant de plus de huit mille euros... Cette somme ne m'a pas été remboursée mais sera intégrée comme une avance de cotisations en vue de ma pension de retraite. Plongé dans une grande angoisse, j'ai prié que tout s'arrange et il en fut ainsi. J'ai liquidé mon stock en moins de trois mois et, depuis lors n'ayant plus aucun revenu je vis sur mon épargne. J'ai été assisté par ma famille - et spécialement par ma sœur aînée qui possède le grade de "Chef de service " au sein de l'administration , mais je n'ai  pas échappé à une profonde dépression dont j'ai guéri sans pour autant avoir recours aux puissants  antidépresseurs. Du reste, il est devenu tout à fait clair que ces événements "contraires" ont servi de signe - signe qu'il n'y aura plus, désormais de petits commerces de quartier.  Il ne reste rien de des sites piétonniers commerciaux que l'on avait ouverts  au cours des années 80 - j'ai déjà pris la résolution de ne jamais me faire livrer par un "drone"...

Il est tout à fait remarquable que Jésus ait payé l'impôt .... en ne le payant pas.  C'est par un seul poisson péché que l'impôt fut payé. Cela pourrait signifier : ne craignez pas les représentants du pouvoir, car ce pouvoir humain est soumis à infiniment plus que lui..;
Si vous êtes soumis à Dieu, vous n'êtes plus soumis au monde :  mais vous êtes libres en Dieu !  

Cette dernière affirmation, a conclu notre prêtre, est liée à la première lecture : si notre foi est sincère, nous n'avons à craindre aucun pouvoir en ce monde, puisque nous ne sommes plus de ce monde, nous appartenons au Royaume des Cieux.

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Illustration  :  Pink Floid : "Money is the root of all evil today" -  L'argent est la source de tout le mal en ce monde aujourd'hui.

https://www.youtube.com/watch?v=-0kcet4aPpQ


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Apprivoisés par Dieu

Publié : mar. 14 août 2018, 12:13
par etienne lorant
Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée :  « Toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »  Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau.  Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs.
Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »
J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau  et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel. Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles. »


(Ps 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131)
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes exigences resteront mon héritage,
la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »   Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,  et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.  Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?  Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées.    Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »


Cy Aelf,  Paris

Les textes de ce jour sont unanimes pour nous inviter, aujourd'hui - sans songer en quel délai, mais aujourd’hui !, à manifester autour de nous: salutations, paroles d'encouragement, à ceux qui peinent, petit "coup de main" à une personne âgée, salutation aux voisins - spécialement ceux qui ne saluent jamais et -bien évidemment l'aumône au "SDF" assis à l'entrée d'un supermarché - sans oublier l'autre aumône:  celle de la parole puisque ces "sans-voix" sont comme nous capables de parler et voudraient bien se sentir reconnus...

L’Évangile du jour nous propose l'image d'un berger vigilant, qui compte régulièrement le nombre de ses brebis car il est consciencieux et sait très bien le "caractère" de l'une ou de l'autre. Aujourd'hui, je me suis souvenu de manière inattendue à ce temps de mon enfance au cours du quel j'ai peu à peu apprivoisé le canari dans sa cage.  La première approche consista, durant de nombreuses semaines, à l'habituer à mes doigts qu'il semblait craindre plus que tout.  Il fallut plusieurs mois avant de pouvoir lui glisser celles des graines qu'il affectionnait le plus. Et ainsi de suite jusqu'au jour où la cage ne fut plus du tout nécessaire: cet apprivoisement dura près d'une année ... mais sans m'en rendre bien compte, j'ai désiré offrir à l'oiseau de pouvoir voler librement dans le jardin.  Et il se mit à voler comme jamais - jusqu'au jour où il demeura très  longtemps au sommet de la maison - et puis s'envola pour ne plus jamais revenir.

Cependant, je n'ai rien regretté - et au moment de revenir à une pratique en Eglise, le souvenir de l'amitié avec l'oiseau m'a beaucoup servi; je n'ai jamais considéré l'amour de Dieu comme un ensemble de devoirs et d'interdits, mais comme "un apprivoisement du coeur et de l'âme - Quel dommage c'est de devoir compter avec tout ce "contrôle social" qui menace et freine l'élan  de la vie spirituelle qui rend le regard clair, la parole simple, la lumière du regard des hommes et des femmes que l'Esprit Saint conduit, comme le berger fait du troupeau...



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