Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Prière persévérante et foi éprouvée

Message non lupar etienne lorant » mer. 08 août 2018, 8:48

Lecture du livre du prophète Jérémie
En ce temps-là – oracle du Seigneur –, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et elles seront mon peuple.  Ainsi parle le Seigneur : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple qui a échappé au massacre ; Israël est en route vers Celui qui le fait reposer. Depuis les lointains, le Seigneur m’est apparu : Je t’aime d’un amour éternel, aussi je te garde ma fidélité. De nouveau je te bâtirai, et tu seras rebâtie, vierge d’Israël. De nouveau tu prendras tes tambourins de fête pour te mêler aux danses joyeuses.  De nouveau tu planteras des vignes dans les montagnes de Samarie, et ceux qui les planteront en goûteront le premier fruit.  n jour viendra où les veilleurs crieront dans la montagne d’Éphraïm : « Debout, montons à Sion, vers le Seigneur notre Dieu ! » Car ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous  « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d’Israël !

(Jr 31, 10, 11-12ab, 13)
Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.

« Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

« La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine
. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.  Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »  Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »   Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »  Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Elle reprit: « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »  Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »  
Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.


       Aelf, Paris


En dépit de ses fautes, de ses errances et de ses idolâtries, Dieu revient vers son peuple. Sil sanctionne, c'est pour que nous détournions de nos de nos multiples idolâtries que sont la richesse, le pouvoir, le gain d'argent, la renommée, l'autosuffisance,  les plaisirs faciles, les opinions politiques, etc.  Comment convaincre les hommes de revenir vers Dieu ? Comment le sauver de ses multiples entraves que sont l'argent facile, la popularité, les plaisirs qui tournent aux addictions, l'auto-suffisance qui empêche de se voir tel que l'on est - afin de s'améliorer ?

Alors, voici l'épreuve, la maladie, la solitude, toutes choses qui font que les convictions de la veille ne valent plus rien. Quiconque a perdu un être cher dont le seul sourire suffisait, semble-t-i, à tout sauver ?  Tôt ou tard, les hommes et les femmes sont soumis à l'épreuve. Or, l'épreuve est remportée lorsque l'on se remet à marcher, quand bien même le chemin est pénible et semble ne mener à rien

L'exemple de la Samaritaine est édifiant car pour  sauver sa fille, elle est prête à supporter toutes les contradictions, à reconnaître ses fautes, à supporter l'épreuve, à rejeter les solutions simplistes.   A la vérité, c'est ainsi que chacune et chacun d'entre nous seront placés dans une situation telle que c'est la foi et la foi seule qui  permet d’avancer.  A cet égard, les derniers mots de Jésus sur la croix sont encore l'abandon en toute confiance:  "Entre Tes mains je remets mon esprit !"...



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Du témoignage de la Joie

Message non lupar etienne lorant » jeu. 09 août 2018, 9:50

Lecture du livre du prophète Jérémie
Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.Ce ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte : mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.     Mais voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés – oracle du Seigneur.  Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.   Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant : « Apprends à connaître le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur. Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.
     
(Ps 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19)
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »  Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »    Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »    Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »   Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.  Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.   Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »  Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.  À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens,des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.  Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur !  cela ne t’arrivera pas. »   Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »


       Aelf, Paris

Si la Nouvelle Alliance est supérieure à l'Ancienne, c'est bien parce qu'elle est fondée non pas sur des estimations humaines, mais sur le témoignage du cœur rempli d'amour.  Et le message qu'apporte le Seigneur  n'est plus inscrit seuu sur les tables de la Loi - qui ont été brisées par la désobéissance, mais elle s'inscrit dans le cœur de toutes celles et tous ceux dont le cœur s'est ouvert à l'Amour.  Tous les convertis, de toutes les époques,  témoignent de la même manière : c'est en cherchant à comprendre pourquoi l'homme est aussi souvent sombre et malheureux, sans que la fortune, la force, la santé,  le pouvoir et les plaisirs puissent y remédier d'aucune manière... c'est cette lucidité affreuse qui fait descendre le Seigneur et qui rend possible l'espérance qui ne peut être vaincue. A quoi reconnait-on les convertis ? Tout simplement au sourire qu'il vous offre en toute occasion ... Comment se peut-il qu'ils sourient ainsi ?  C'est parce que la joie des convertis ne procède aucunement des richesse humaines, mais d'un simple regard de Jésus sur leur âme.

Prenons garde seulement  de nourrir en nous la source de la grâce - non pas seulement par une pratique réguliers, mais encore  : co par cette Joie qui ne peut-être contredite... et qui pousse au partage, en commençant par le sourire-sans-cause....

Brève homélie ce matin ...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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En pleine lucidité

Message non lupar etienne lorant » ven. 10 août 2018, 9:50

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens
Frères,  rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement.  Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.  Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.  L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.  Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance
à ce que vous accomplirez dans la justice.


 
(Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 7-8, 4b.9)
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.

Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cœur est confiant, il ne craint pas :
il verra ce que valaient ses oppresseurs.

Homme de justice, de tendresse et de pitié.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :  « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.  Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. »


Cy Aelf, Paris

Si nous, les fidèles, nous prenions un temps de retraite,  que ce ne soit pas comme on fait d'une récapitulation sévère de nos bonnes comme  de nos mauvaises actions - comme on fait avant Pâques, de manière sévère-, mais sous l'angle de la charité, de la miséricorde,  de notre capacité à nous ouvrir à l'amour de Dieu - cet Amour qui dépasse toujours les circonstances de notre marche  sur la terre.  La liturgie nous y incite  au cours de chaque Eucharistie en nous incitant à "élever notre cœur et de :le tourner vers le Seigneur".  Ce mouvement - de regarder vers ce qu'il y a de plus élevé dans l'âme, nous en sommes capable non pas seulement au cours d'une célébration, mais plus encore :  dans la relation au prochain.

Une parfaite Eucharistie nous ferait d'abord plonger dans l'eau mouvante et changeante de sentiments comme de nos préjugés, de nos acceptations ou de nos rejets - un peu comme l'on fait au moment de boucler une valise: en récapitulant tout ce que l'on voulait emporter et de ce qui est superflu.  Cette comparaison est intéressante car il s'agit bien de nous mettre en route: non pas comme pour un déménagement, mais pour un séjour de villégiature - inutile se charger des soucis de la prochaine rentrée !


[center]****[/center]


De façon tout à fait particulière, l'homélie de ce jour m'a par permis de décider de reporter encore - pour mon bien propre - une rencontre avec une amie que je n'ai pas revue depuis les années 90 : j'y ai renoncé lucidement - en constatant très lucidement que je ne parvenais pas à obtenir ne fut-que son adresse postale... Internet permet beaucoup de choses, mais qui demeurent "virtuelles". J'ai renoncé du fait du manque de "clarté". Jésus dit bien:  "Que votre Oui soit Oui, que votre Non soit non - tout le reste vient du diable !"



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Croire ne suffit pas

Message non lupar etienne lorant » sam. 11 août 2018, 11:34

Lecture du livre du prophète Habacuc
Seigneur, depuis les temps anciens, n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint, toi qui es immortel ? Seigneur, tu as établi les Chaldéens pour exécuter le jugement ; tu en as fait un roc pour exercer le châtiment. Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’oppression. Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides, pourquoi restes-tu silencieux quand le méchant engloutit l’homme juste ?    Tu traites les hommes comme les poissons de la mer, et comme les reptiles que personne ne domine.  Le Chaldéen les pêche tous avec son hameçon, les prend avec son filet, et les recueille dans ses nasses, ce qui le comble de joie et d’allégresse !  Alors il offre des sacrifices à son filet, il fait fumer de l’encens devant ses nasses, car il leur doit une prise abondante et une nourriture copieuse.   N’arrêtera-t-il pas de vider son filet, de massacrer sans pitié des nations ?   Je vais m tenir à mon poste de garde, ester debout sur mon rempart, guetter ce que Dieu me dira, et comment il répliquera à mes plaintes.  Alors le Seigneur me répondit : « Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment.  Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. »

(Ps 9A, 8-9, 10-11, 12-13)
Il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

Qu’il soit la forteresse de l’opprimé,
sa forteresse aux heures d’angoisse :
ils s’appuieront sur toi, ceux qui connaissent ton nom ;
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.

Fêtez le Seigneur qui siège dans Sion,
annoncez parmi les peuples ses exploits !
Attentif au sang versé, il se rappelle,
il n’oublie pas le cri des malheureux.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,  un homme s'approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,   il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.  Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. »  Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »  Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.  Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous,nous n’avons pas réussi à l’expulser ?» Jésus leur répond: « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible. »


Cy Aelf, Paris

Croire et avoir la foi sont deux propositions souvent associées. Je crois que la terre est ronde du simple fait que l'on me l'a dit dans ma petite enfance - puisque mes parents me l'ont dit, je l'ai cru. Outre cela, si la terre n'était pas ainsi, il ne serait jamais possible de lui donner une forme quelconque - mais aussi: parce que les explorateurs sont toujours revenus à leurs points de départ, quelles que soient les distances parcoures. Mais la foi est autre chose que la connaissance et la science, car elle ne se limite pas à connaissance, car elle permet de réguler notre vie et susciter l’espérance...  Mais la liberté demeure pour toutes et pour toutes, d’adhérer à une religion - ou de choisir l'athéisme. Parmi les athées, nombreux sont encore qui sont en chemin de croire ou, pessimistes, ne s'imaginent pas qu'ils sont appelés aux aussi . Oui, il y a des hommes qui se mettent au service d'autrui tout en se disant qu'ils luttent contre l'injustice que les "croyants"  se montrent incapables de renverser. Jésus n'a-il il pas dit il pas dit à ses disciples : "Qui n'est pas contre vous est pour vous ?"  Bien heureusement, le mot "athée, ne signifie pas ennemi de Dieu, mais simplement "sans -Dieu".

Et notre prêtre de saisir au vol l'occasion pour nous inciter à prier pour les vocations. Non pas uniquement pour le renouvellement des vocations sacerdotale ou religieuses, mais pour la conversion des pécheurs, tous aimés de Dieu.


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'argent est la source de tout le mal dans le monde

Message non lupar etienne lorant » lun. 13 août 2018, 11:30

Première lecture
Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias, la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui. J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu. Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine. Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes.    J’entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit des grandes eaux, pareil à la voix du Puissant, une rumeur comme celle d’une armée. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes. On entendit un bruit venant de plus haut que le firmament qui était au-dessus de leurs têtes. Au-dessus de ce firmament, il y avait une forme de trône,qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu’un qui avait l’aspect d’un être humain, au-dessus, tout en haut. Puis j’ai vu comme un scintillement de vermeil, comme l’aspect d’un feu qui l’enveloppait tout autour, à partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessus. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, j’ai vu comme l’aspect d’un feu et, autour, une clarté. Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre.

(Ps 148, 1-2, 11-12, 13.14b)
Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.  Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit :  « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxe  ou l’impôt ?  De leurs fils, ou des autres personnes ? »  Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.  Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »


Cy  Aelf, Paris

Les lectures de ce jour ne peuvent que soulager le cœur et esprit des hommes et des femmes qui, chaque année, remplissent leur déclaration soit en passant par un comptable, soit en se fiant à la présentant des rubriques qui les concernent. La plupart ne paient pas de comptable, car à quelques détails près, l'on remplit quelques cases - toujours les mêmes... J'ai fait de même l'an dernier, mais cette fois, au lieu de quelques centaines d'euros, j'ai découvert une somme ahurissante de plus de onze mille euros, du simple fait  d'un changement de méthode de calcul.  Il ne m'a pas fallu longtemps, avec l'assistance d'un autre fonctionnaire pour corriger mon erreur - la seule et unique depuis l'ouverture de ma boutique de livres au début de l'année 1984 !

Je n'ai finalement payé qu'une centaine d'euros - mais  avant même la régularisation, l'administration avait "ponctionné" sur mon compte bancaire un montant de plus de huit mille euros... Cette somme ne m'a pas été remboursée mais sera intégrée comme une avance de cotisations en vue de ma pension de retraite. Plongé dans une grande angoisse, j'ai prié que tout s'arrange et il en fut ainsi. J'ai liquidé mon stock en moins de trois mois et, depuis lors n'ayant plus aucun revenu je vis sur mon épargne. J'ai été assisté par ma famille - et spécialement par ma sœur aînée qui possède le grade de "Chef de service " au sein de l'administration , mais je n'ai  pas échappé à une profonde dépression dont j'ai guéri sans pour autant avoir recours aux puissants  antidépresseurs. Du reste, il est devenu tout à fait clair que ces événements "contraires" ont servi de signe - signe qu'il n'y aura plus, désormais de petits commerces de quartier.  Il ne reste rien de des sites piétonniers commerciaux que l'on avait ouverts  au cours des années 80 - j'ai déjà pris la résolution de ne jamais me faire livrer par un "drone"...

Il est tout à fait remarquable que Jésus ait payé l'impôt .... en ne le payant pas.  C'est par un seul poisson péché que l'impôt fut payé. Cela pourrait signifier : ne craignez pas les représentants du pouvoir, car ce pouvoir humain est soumis à infiniment plus que lui..;
Si vous êtes soumis à Dieu, vous n'êtes plus soumis au monde :  mais vous êtes libres en Dieu !  

Cette dernière affirmation, a conclu notre prêtre, est liée à la première lecture : si notre foi est sincère, nous n'avons à craindre aucun pouvoir en ce monde, puisque nous ne sommes plus de ce monde, nous appartenons au Royaume des Cieux.

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Illustration  :  Pink Floid : "Money is the root of all evil today" -  L'argent est la source de tout le mal en ce monde aujourd'hui.

https://www.youtube.com/watch?v=-0kcet4aPpQ


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Apprivoisés par Dieu

Message non lupar etienne lorant » mar. 14 août 2018, 12:13

Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée :  « Toi, fils d’homme, écoute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »  Alors j’ai vu : une main tendue vers moi, tenant un livre en forme de rouleau.  Elle le déroula devant moi ; ce rouleau était écrit au-dedans et au-dehors, rempli de lamentations, plaintes et clameurs.
Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »
J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau  et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel. Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles. »


(Ps 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131)
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes exigences resteront mon héritage,
la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »   Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,  et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.  Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.  Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99 autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?  Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les 99 qui ne se sont pas égarées.    Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »


Cy Aelf,  Paris

Les textes de ce jour sont unanimes pour nous inviter, aujourd'hui - sans songer en quel délai, mais aujourd’hui !, à manifester autour de nous: salutations, paroles d'encouragement, à ceux qui peinent, petit "coup de main" à une personne âgée, salutation aux voisins - spécialement ceux qui ne saluent jamais et -bien évidemment l'aumône au "SDF" assis à l'entrée d'un supermarché - sans oublier l'autre aumône:  celle de la parole puisque ces "sans-voix" sont comme nous capables de parler et voudraient bien se sentir reconnus...

L’Évangile du jour nous propose l'image d'un berger vigilant, qui compte régulièrement le nombre de ses brebis car il est consciencieux et sait très bien le "caractère" de l'une ou de l'autre. Aujourd'hui, je me suis souvenu de manière inattendue à ce temps de mon enfance au cours du quel j'ai peu à peu apprivoisé le canari dans sa cage.  La première approche consista, durant de nombreuses semaines, à l'habituer à mes doigts qu'il semblait craindre plus que tout.  Il fallut plusieurs mois avant de pouvoir lui glisser celles des graines qu'il affectionnait le plus. Et ainsi de suite jusqu'au jour où la cage ne fut plus du tout nécessaire: cet apprivoisement dura près d'une année ... mais sans m'en rendre bien compte, j'ai désiré offrir à l'oiseau de pouvoir voler librement dans le jardin.  Et il se mit à voler comme jamais - jusqu'au jour où il demeura très  longtemps au sommet de la maison - et puis s'envola pour ne plus jamais revenir.

Cependant, je n'ai rien regretté - et au moment de revenir à une pratique en Eglise, le souvenir de l'amitié avec l'oiseau m'a beaucoup servi; je n'ai jamais considéré l'amour de Dieu comme un ensemble de devoirs et d'interdits, mais comme "un apprivoisement du coeur et de l'âme - Quel dommage c'est de devoir compter avec tout ce "contrôle social" qui menace et freine l'élan  de la vie spirituelle qui rend le regard clair, la parole simple, la lumière du regard des hommes et des femmes que l'Esprit Saint conduit, comme le berger fait du troupeau...



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La foi acérée par l'épreuve

Message non lupar etienne lorant » jeu. 16 août 2018, 13:34

Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée:  « Fils d’homme, tu habites au milieu d’une engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et n’entendent pas, car c’est une engeance de rebelles. Toi, fils d’homme, prépare-toi un sac d’exilé ; sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilé ; sous leurs yeux, pars de ta maison vers un autre lieu ; peut-être verront-ils qu’ils sont une engeance de rebelles. Tu sortiras ton sac, comme un sac d’exilé, en plein jour, sous leurs yeux. Toi-même, tu sortiras le soir, sous leurs yeux, comme s’en vont les exilés.  Sous leurs yeux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par là. Sous leurs yeux, tu chargeras ton sac sur ton épaule, et tu le sortiras dans l’obscurité ; tu voileras ton visage, et tu ne verras plus le pays : j’ai fait de toi un signe pour la maison d’Israël. » Je fis ce qui m’avait été ordonné : en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac d’exilé ; puis le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ; je sortis mon sac dans l’obscurité, et sous leurs yeux je le chargeai sur mon épaule.  Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, la maison d’Israël, cette engeance de rebelles, t’a bien demandé: “Qu’est-ce que tu fais là?”  Réponds : “Ainsi parle le Seigneur : Cet oracle concerne le prince qui est à Jérusalem et toute la maison d’Israël qui s’y trouve.” Tu diras : “Je suis pour vous un signe. Ce que j’ai fait, c’est cela même qui leur sera fait : ils partiront en exil, en captivité ;  le prince qui est au milieu d’eux chargera son sac sur son épaule, il sortira dans l’obscurité ; on percera le mur pour le faire sortir il voilera son visage, si bien qu’il ne verra plus de ses yeux le pays.” »

     
(Ps 77 (78), 56-57, 58-59, 61-62)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)
Nos pères ont tenté le Dieu Très-Haut,
ils refusaient d’observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidèle.

Leurs hauts lieux le provoquaient,
leurs idoles excitaient sa jalousie.
Dieu a entendu, il s’emporte,
il écarte tout à fait Israël.

Il laisse capturer sa gloire,
et sa puissance par des mains ennemies.
Il livre son peuple à l’épée,
contre son héritage, il s’emporte.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.  Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).  Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.  Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”  Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.  Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”    Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.  Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.  Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.  Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”  Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.


           Cy Aelf, Paris

Toute faute est comptée en vue d'être sanctionnée - et tout méfait caché au prochain est, tôt ou tard exposée à la connaissance de tous. Ils sont nombreux les puissants de ce monde qui savent comment instaurer de nouvelles taxes - mais du fait qu'on ne peut aller jusqu'à presser une pierre pour en faire jaillir de l'eau, les gouvernements se retrouvent souvent contraints de promettre l'immunité totale. Mais tout à l'inverse, on taxera un petit commerçant d'un "net à payer" de plus de onze mille euros, pour un gain total estimé arbitrairement à plus de trente mille euros!  L'homme qui a reçu cette "invitation à payer" a dû entreprendre une démarche longue démarche de réclamation qui traîna près de deux années. t-il des "signes extérieurs de richesse" ?  Pas l'ombre d'un seul. Pas de propriété : ni maison, ni appartement. Pas de véhicule de transports d'objets - mais une exonération de TVA de obtenue trois ans plus tôt - et de la même administration !  La réclamation a été reconnue "fondée" et au bout de deux années de menaces, de convocations sans motif, de visite domiciliaires, d'évaluation des stocks... le montant total fut "adjugé" à 300 euros.  On croyait l'affaire définitivement classée, il fallut encore convaincre l'organisme de l'Office National de Sécurité Sociale (ONSS), qu'il fallait - non pas rembourser les montants contestés, mais de les reporter sur les cotisations annuelles en vue d'obtenir la pension de retraite.  

Une fois l'affaire réglée intervint finalement une période d'examens cliniques en vue de venir à bout d'un état dépressif profond ayant entraîné un trouble de la vision périphérique. (plus de conduite automobile)... La justice des hommes déçoit toujours, tandis que l'épreuve élève tout homme qui fut abaissé...

L’Évangile  de ce  jour m'a permis de revenir sur des souffrances morales qui auraient pu me conduire en soins psychiatriques dont je ne veux pas. Ma grâce te suffit, dit le Seigneur.



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Le mariage est indissoluble

Message non lupar etienne lorant » ven. 17 août 2018, 9:38

Lecture du livre du prophète Ézékiel
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais agir avec toi comme tu as agi, toi qui as méprisé le serment et rompu l’alliance.   Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle. Tu te souviendras de ta conduite, et tu seras déshonorée, quand tu recueilleras tes sœurs, tes aînées et tes cadettes – c’est-à-dire Sodome et Samarie – et quand je te les donnerai pour filles, sans que cela découle de ton alliance. Moi, je rétablirai mon alliance avec toi. Alors tu sauras que Je suis le Seigneur.   Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte. Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait
– oracle du Seigneur Dieu. »


(Is 12, 2, 4bcde-5a, 5bc-6)
Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur !

Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là, des pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ? »   Il répondit : « N’avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme ?  et dit : “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.”  Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d’un acte de divorce avant la répudiation ? » Jésus leur répond : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme – sauf en cas d’union illégitime – et qu’il en épouse une autre, il est adultère. »  Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier. »   Il leur répondit : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du royaume des Cieux.
Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne ! »


         
Cy Aelf, Paris


Le mariage est indissoluble. Pourquoi ? Parce qu'il est l'image même de l'Alliance, de cet amour manifesté en Dieu et que rien ne peut abolir. C'est un trésor sacré, une inépuisable source de grâces et de miséricorde. Nombreux sont ceux, parmi nous, les hommes comme les femmes, ont été élevés, non pas seulement soumis à l'autorité de nos père et mère, mais mieux encore: dans une constante bienveillance qui révèle un don de soi permanent - et cela y compris dans les pénitences imposées, ici et là. Cherchons dans nos souvenirs, et nous trouverons des moments de grâces liant bienveillance, patience, sollicitude, abnégation, tendresse jusque dans les sanctions inévitables ...

Heureux celles et ceux qui ont été éduqués sous le double rayon de l'amour manifesté par leurs parents ! Je me suis souvenu ce matin de périodes de maladie, ainsi que de ces troubles de l'adolescence qui ont fini par se clarifier par la simple évocation de tel et tel souvenirs. Au cours de l'homélie, je me suis souvenu de ces jeunes, filles et garçons, qui sortaient à l'adolescence de diverses institutions pour enfants abandonnés ou orphelins. Certes, la plupart ne sont pas devenus "enfants-de-chœurs" , mais lorsqu'ils vous "adoptaient", ils veillaient sur vous et se confiaient sans fausse pudeur ni intentions troubles.

Le thème abordé dans les lectures de ce jour nous incitent bel et bien à fouiller dans notre mémoire ces moments de grande grâce familiales reçues d'un amour qui n’emprisonne pas mais qui libre - libre et droit, et qui engage à aimer comme nous avons été aimés, veillés, secourus, pardonnés... et, en définitive: confiés à l'amour de Dieu. C'est pour moi une grâce insigne de visiter encore, chaque jour ma mère Léa dont le sourire domine complètement l'arthrose qui dans la maison de repos et de soins où j'aurai, encore aujourd'hui, la grâce de son sourire... comme son anniversaire approche, ce 21 août...



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Recouvrer l'esprit d'enfance

Message non lupar etienne lorant » sam. 18 août 2018, 10:17

Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée : « Qu’avez-vous donc, dans le pays d’Israël, à répéter ce proverbe : “Les pères mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont irritées” ?  Par ma vie ! – oracle du Seigneur Dieu – vous n’aurez plus à répéter ce proverbe en Israël.  En effet, toutes les vies m’appartiennent, la vie du père aussi bien que celle du fils, elles m’appartiennent. Celui qui a péché, c’est lui qui mourra.  L’homme qui est juste,qui observe le droit et la justice,   qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lève pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’Israël, ne rend pas impure la femme de son prochain, ne s’approche pas d’une femme en état de souillure ;    l’homme qui n’exploite personne, qui restitue ce qu’on lui a laissé en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain à celui qui a faim et couvre d’un vêtement celui qui est nu ;  l’homme qui ne prête pas à intérêt, ne pratique pas l’usure, qui détourne sa main du mal, tranche équitablement entre deux adversaires,   qui marche selon mes décrets et observe mes ordonnances pour agir avec vérité : un tel homme est juste, c’est certain, il vivra, – oracle du Seigneur Dieu.   Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d’une de ces fautes,    ce fils-là vivra-t-il ? Il ne vivra pas ; il s’est livré à toutes ces abominations : il sera mis à mort, et son sang, qu’il soit sur lui !  C’est pourquoi – oracle du Seigneur Dieu – je vous jugerai chacun selon sa conduite, maison d’Israël. Retournez-vous ! Détournez-vous de vos crimes, et vous ne trébucherez plus dans la faute.  Rejetez tous les crimes que vous avez commis,faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d’Israël ?   Je ne prends plaisir à la mort de personne, – oracle du Seigneur Dieu – :
convertissez-vous, et vous vivrez. »



(Ps 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19)
R/ Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ! (Ps 50, 12a)

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,  on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement.  Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. »     Il leur imposa les mains,
puis il partit de là.

         
Cy Aelf, Paris


Ils existent bel et bien les hommes et les femmes qui se cachent pour commettre des fautes, en se disant d'une manière toute infantile, qu'une mauvaise action peut demeurer impunie si cette action est commise dans l'obscurité. Et il en est de même qui confessent leurs fautes en confession en se fiant - de manière toute humaine - que Dieu ne peut plus sanctionner les fautes après qu'elles aient été confessées. Mais si "faute avouée à est moitié pardonnée", cela suppose que l'on répare effectivement le tort causé à autrui. Or, comment ferions-nous pour "rattraper" une seule médisance prononcée envers autrui ? C'est ainsi que des hommes et des femmes innocents en sont arrivés à devoir se cacher à leurs proches, et jusqu'à déménager pour cesser d'être montrés du doigt sans pouvoir réagir...

Parmi nous, combien n'ont-ils pas fait l'objet de commérages absurdes et qui n'ont pas eu - immédiatement - le réflexe de les réfuter sévèrement ? Ce sont, bien évidemment, les plus faibles, les timides et les roux , qui encaissent le plus de moqueries. Très souvent, dans leurs plaidoiries, les avocats défendent - avec succès - de jeunes voyous qui n'ont connu ni père ni mère, mais ont été de bout en bout soumis à la loi du plus fort ? Défendre de petits "durs" qui ont été maltraités dans l'enfance, c'est moins une vocation qu'un calvaire !

Dans ces conditions, il n'est guère étonnant que Jésus prenne en exemple ces petits enfants qui n'ont pour loi que l'amour de leurs parents ? Quant à nous, devenus adultes, nous sommes appelés - non seulement à confesser nous fautes - mais aussi à nous en détacher de manière radicale. "On peut confesser cent fois la même faute et obtenir une absolution - si nous persistons dans le mal, l'absolution ne sera pas reconnue par Dieu - on ne trompe pas Dieu, on ne l'enferme pas dans les sacrements ! Par contre, quelques bonnes actions - qui nous obligent à nous renoncer - voici une piste vers le recouvrement de la grâce...



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L'immense joie des convertis

Message non lupar etienne lorant » lun. 20 août 2018, 10:13

Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée :  « Fils d’homme, je vais te prendre subitement la joie de tes yeux. Tu ne feras pas de lamentation, tu ne pleureras pas, tu ne laisseras pas couler tes larmes.    Soupire en silence, ne prends pas le deuil ; enroule ton turban sur ta tête, chausse tes sandales, ne voile pas tes lèvres, ne prends pas le repas de funérailles. »     Le matin, je parlais encore au peuple, et le soir ma femme mourut. Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné.   Les gens me dirent : « Vas-tu nous expliquer ce que tu fais là ? Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ?    Je leur répondis : « La parole du Seigneur m’a été adressée :  Dis à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais profaner mon sanctuaire, votre orgueil et votre force,
la joie de vos yeux, la passion de votre cœur. Vos fils et vos filles, que vous avez laissés à Jérusalem, tomberont par l’épée.    Vous ferez alors comme je viens de faire : vous ne voilerez pas vos lèvres, vous ne prendrez pas le repas funéraire,    vous mettrez vos turbans, et vous chausserez vos sandales. Vous ne ferez pas de lamentation, vous ne pleurerez pas. Mais vous pourrirez dans vos péchés, et vous gémirez tous ensemble.     Ézékiel sera pour vous un signe : tout ce qu’il a fait, vous le ferez.
Et quand cela arrivera, vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu.
»
 
 
(Dt 32, 18-19, 20, 21)
R/ Le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies. (Dt 32, 18a)
Tu dédaignes le Rocher qui t’a mis au monde ;
le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies.
Le Seigneur l’a vu : il réprouve
ses fils et ses filles qui l’ont exaspéré.

Il dit : « Je vais leur cacher ma face
et je verrai quel sera leur avenir.
oui, c’est une engeance pervertie,
ce sont des enfants sans foi.

« Eux m’ont rendu jaloux par un dieu qui n’est pas dieu,
exaspéré par leurs vaines idoles ;
moi, je vais les rendre jaloux
par un peuple qui n’est pas un peuple,
les exaspérer par une nation stupide
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,   voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
 Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements. »  Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit :« Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.    Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »   Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ?    Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes,donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux.
Puis viens, suis-moi. »     À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste,
car il avait de grands biens.



Aelf, Paris


Les textes de ce jour nous invitent à nous détacher de nos manières de croire et de pratiquer notre foi à fin de grandir dans l'amour de Dieu et du prochain. La pratique des rites est une bonne chose, car les rites et les sacrements permettent de "faire le point" de notre vie spirituelle, ainsi que font les marins lorsqu'ils emploient un sextant afin de mieux connaître le chemin parcouru et rectifier la route en fonction de la position des astres. L'image est simple :  il nous est proposé de faire régulièrement le point de nos vies: qu'est-ce qu'il s'est passé de bien et ce qui nous a fait dévier, l'obstacle que nous avons posés à l'Amour. D'où le recours à l'examen de conscience et du sacrement de confession/réconciliation. Mais même sans le recours des sacrements, nous pouvons "faire le point" de nos routes en contemplant les moments de joie et de compassion qui ont brillé au cœur de nos journées. C'est moments-là, durant lesquels nous  avons été le prochain d'un malheureux, le soutien d'une personne âgée, le "Bonjour !" adressé à tel parmi nos voisins qui ne salue jamais, ou bien encore : d'offrir à Dieu un signe de reconnaissance quelconque - comme un "Alléluia"- pour remercier d'une journée bien vécue...

Notre prêtre nous a invités à de tels gestes "gratuits" - gratuits envers nos proches, mais encore envers ces voisins qui tournent la tête pour n’avoir pas à rendre la salutation. Ce n'est pas simple au niveau du jugement, mais il est tout à fait clair que si nous parvenons à dépasser les obstacles de relations, - alors nous aurons franchi un grand pas de vie spirituelle.

Le jeune homme riche n'a pas pu franchir ce pas.  Quel dommage !  Il avait perçu que la rencontre avec Jésus pourrait lui apporter plus que la seule pratique religieuse, mais d'un seul coup, il a été renvoyé à ce qui pesait le plus lourd dans sa conscience: le fait d'être riche et de jouir d'une réputation d'homme "bien-né"  Eh bien, ce jeune homme riche, ce fut aussi le futur saint-François d'Assise, jeune homme riche qui dût supporter de passer par les moqueries de ses anciens compagnons de "ripailles"... Certes, on peut se représenter dans la pensée un jeune homme de "bonne famille" , qui rêvait de gloire militaire tout autant que de conquêtes féminines - Beati Bene Nati !  Cependant, en vue d'acquérir la joie parfaite, il faut d'abord se dépouiller de ses vêtements anciens afin de "revêtir" le Chirst.
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Message non lupar Sam D. » lun. 20 août 2018, 21:33

Bonsoir,
il a été renvoyé à ce qui pesait le plus lourd dans sa conscience: le fait d'être riche et de jouir d'une réputation d'homme "bien-né"
Où lisez-vous cela ?

Qui, a fortiori en des temps où la notion de sécurité sociale n'existait pas, se serait défait de ses biens sans sourciller ? Et d'abord, s'identifie-t-on nécessairement à l'argent que l'on possède, et celui-ci détermine-t-il nécessairement le caractère de qui le possède ?

On peut être la plus vile des créatures sans avoir un sou devant soi, et être une crème d'homme avec de quoi voir venir…

Pour moi, le mot-clé de cet évangile est plutôt dans le mot parfait : à rapprocher de la discussion des Apôtres (dont on ne sache pas qu'ils fussent aisés) qui discutaient pour savoir qui était le premier d'entre eux : l'on sait ce que Jésus leur répondit, mettant en opposition vertu et vanité...

Bref, ce qui semble probable concernant ce jeune homme qui, indépendamment de sa fortune, entretenait une vision un peu mondaine de la religion, c'est qu'il a désormais l'esprit brisé qu'il convient d'avoir pour approcher Dieu,
"Ne crains pas, crois seulement"
"Je veux la miséricorde, non le sacrifice"

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Le temps c'est de l'argent

Message non lupar etienne lorant » mer. 22 août 2018, 11:48

Cela me fait songer à saint François d'Assise : lui aussi pourrait nous faire comprendre comment il en est arrivé, non sans déchirement, à renoncer à son état de fils de grand bourgeois. Mais qui peut dire ce qu'il advint du jeune homme riche ? Rien ne dit que, devenu adulte, ayant mûri et commencé à subir ici un revers, là un chagrin - ou bien une maladie - parfois le remord suffit pour aboutir à la conversion. Jésus n'a pas condamné le jeune homme - mais il l'a rendu plus lucide, il a semé en lui une inquiétude qui peut très bien avoir abouti à une autre forme de vie...
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Le Seigneur ne compte pas comme les hommes

Message non lupar etienne lorant » mer. 22 août 2018, 11:52

Lecture du livre du prophète Ézékiel
La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, prophétise contre les bergers d’Israël, prophétise. Tu leur diras :Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ? Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau.  Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté. Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages. Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche.  C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur: Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau, eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur :  Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place, je les empêcherai de le faire paître, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie.  Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis,et je veillerai sur elles. "»
   

(Ps 22 (23), 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :  « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”   Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire   Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”  Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant :“Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”  Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.  En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !”  Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?  Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”  C’est ainsi que les derniers seront premiers,et les premiers seront derniers. »



Cy  Aelf, Paris

Que nul parmi nous ne devienne serviteur de lui-même tout en prétendant servir Dieu. C'est effectivement ce qui se produit en diverses sectes fondées et dirigées par des quelques gourous qui "ramassent" largement parmi le grand nombre des athées de notre temps. Notre prêtre a choisi de citer l'Américain Ron Hubbart, inventeur de la "Dianétique", mais il en existe une multitude. Ces manipulateurs, sous prétexte de vouloir aider les membres à devenir meilleurs à tous points de vue, mais en participant à des séances bien sûr payantes, puis en se détachant de leur milieu familial afin de "monter dans la hiérarchie de cette "société". Mais en réalité, il suffit de d'être riche pour devenir meilleur, et tandis que les autres resteront pauvres tout en servant "la bonne cause" et la réussite mondaines d'autres qu'eux-mêmes... Dans la ville où je vis, j'ai connu le cas d'un procès en "captation d'héritage" !

http://www.prevensectes.com/pire.htm

Rien de tel dans la parabole des ouvriers de la dernière heure. Tout au contraire: même la justice telle que nous la concevons est remise en question par Jésus. Comment - pour un homme du monde, est-il admissible que les derniers ouvriers embauchés non seulement reçoivent le même salaire que les premiers ? Et cependant, n'ont-ils pas eux mêmes gagné touché le salaire convenu ?
D'un homme qui se fait "berger pour soi-même", il ne faut lui accorder aucun crédit. Mais comment distinguer les uns des autres ?
C'est vraiment tout simple : ce sont celles et ceux qui viendront chez vous prendre de vos nouvelles et qui n'hésiteront pas à vous assister dans une affaire ou l'autre, sans rien demander en échange.

... il y eut - pour moi, une époque durant laquelle, ébloui par ma courte expérience au pied d'un d'un crucifix, j'ai pu durant trois années rendre toutes sortes de services à des jeunes garçons et filles - sans famille "viable". Je laissais la boutique à l'un pour conduire son frère à un entretien d'embauche. Eh bien, qu'on le croie ou non: pas un d'entre eux ne m'a volé d'un seul petit sou. Mais leurs yeux pétillaient du contentement - de pouvoir me montrer qu'ils avaient réussi leur premier contact avec le monde du travail.

Que de joyeux souvenirs de matin ! C'est le Seigneur seul qui donne en profusion la Joie du cœur et de l'esprit...




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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Incroyable puissance d'une conversion

Message non lupar etienne lorant » jeu. 23 août 2018, 11:22

Lecture du livre du prophète Ézékiel
Voici les paroles que dit le Seigneur :  « Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.  Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre.  Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.  Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair.  Je mettrai en vous mon esprit,je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles.     Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple,
et moi, je serai votre Dieu. »

           
(Ps 50 (51), 12-13, 14-15, 18-19)
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.  Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.  Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”  mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;  les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.  Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.  Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.   Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.  Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”    Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.
»

 Cy Aelf, Paris  

Nul ne peut se rendre à l'Eucharistie sans avoir délibéré en lui-même: "Oui, je vais m'y rendre car la situation que de vis pour le moment est difficile et j'ai besoin de faire de bons choix pour en sortir" Ou bien encore : "Je ne pratique guère, mais pour mon prochain mariage, je vais faire exception car je voudrais bien que mon bonheur ne soit pas celui d'un moment - et je me rendrais malheureux si je ne m'en remets pas au Seigneur en une occasion aussi importante" à la messe pour manifester que je m'en remets à Dieu.  Ou bien: voici un jeune voleur qui s'est fait prendre en flagrant délit mais à qui l'on offre une chance  - une forme de sursis qui lui permettra de changer de vie. S'en remettre au Seigneur, c'est déjà commencer de revêtir le vêtement blanc du repas du Seigneur.

Un cas extrême est celui de ces condamne à mort qui manifestent en un geste ou une parole qu'ils acceptent ce châtiment ultime en s'étant convertis et ayant obtenu l'ultime sacrement de confession.  Nous avons entendu l'épisode du jeune homme riche - ne peut-on pas concevoir que cet échec dans un choix de vie, n'ait finalement abouti à un changement de vie ?  Combien de riches n'ont-il pas payé pour soutenir la recherche contre des maladies encore réputées incurable ?  Il se peut très bien que le jeune homme riche,  celui-la -même qui recula à liquider toutes ses affaires, ait pourtant employé une part de sa fortune pour accueillir des vieillards privés de soins ?

A l'appui de cette déclaration, notre prêtre a encore cité le cas de Jacques Fesch qui a laissé son témoignage que beaucoup ont lu.


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Comment avoir accès à la Jérusalem céleste

Message non lupar etienne lorant » ven. 24 août 2018, 10:05

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu un ange qui me disait : « Viens, je te montrerai la Femme, l’Épouse de l’Agneau. ».  En esprit, il m’emporta
sur une grande et haute montagne ; il me montra la Ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu : elle avait en elle la gloire de Dieu ; son éclat était celui d’une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin. Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes et, sur ces portes, douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d’Israël.
Il y avait trois portes à l’orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l’occident.  La muraille de la ville reposait sur douze fondations portant les douze noms des douze Apôtres de l’Agneau.


(Ps 144 (145), 10-11, 12-13ab, 17-18)
R/ Que tes fidèles, Seigneur,
disent la gloire de ton règne. (cf. Ps 144, 12)
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là,  Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond :« Viens, et vois. »  Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »  Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »  Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »  Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 Cy Aelf, Paris


 

La Jérusalem céleste est d'abord un état de l'être plutôt qu'un lieu.  Elle réside dans le parfait état de grâce comme la Vierge Marie le connait, elle qui est perpétuellement et parfaitement disponible pour accomplir la volonté de Dieu.  Elle a dit Oui à Dieu sans la moindre restriction. Même lorsqu'elle demande à l'ange : "Comment cela sera-t-il puisque je suis vierge ?" , ce n'est pas de sa part curiosité ni doute, mais elle demande seulement ce qui va se passer pour elle. Sa demande ne concerne pas le "Pourquoi ?"mais seulement le "comment".Son cœur est pur de toute hésitation de Et l' ange foi. L'ange - justement puisqu'il est ange, c'est-à-dire: messager de Dieu. Et la gloire de l'ange est, comme pour Marie, une disposition parfaite pour accomplir la volonté de Dieu.  

Lorsque Nathanaël se retire sous le "capuchon" d'un figuier - c'est un arbre dont les branches retombent et forment comme un "capuchon" à la lumière du jour, tout comme à la pluie. C'est un lieu idéal pour se retirer du monde comme ces larges capuchons des moines qui les empêchent  distraits dans la prière. Le disciple s'est retiré de la même manière afin d'être disponible à la volonté de Dieu. C'est bien ainsi que nous-mêmes, lorsque nous prions, nous commençons par chasser nos soucis ordinaires afin de nous recentrer sur l'essentiel. Je dirais qu'en ce qui me concerne, je m'étais réfugie dans la petite chambre de mon adolescence afin de réfléchir, car je ne parvenais pas à m'expliquer "pourquoi l'homme est malheureux".  (Je venais de connaître un nouvel échec sentimental et j'en avais assez - il fallait que je me décide et que je change, et pour de bon !  C'était la veille du troisième dimanche d'août 1985. Et le lendemain, le dimanche, à mon réveil, le crucifix de plâtre bien visible sur le mur de la chambre ... avait bizarrement changé, je me suis dit: c'est curieux c'est comme s'il me regardait.  Un instant plus tard, j'étais à genoux et en pleurs en disant quelques sottises du genre : "Non, non, je ne mérite pas que Toi tu meures parce que je suis malheureux !"  Et aussitôt une Joie, une joie qui a traversé toute les années, avec  les réussites comme les échecs,  et qui subsiste encore. Voici donc l'illustration de ce que j'ai vécu "à la manière" de Nathanaël...


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