Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Férie de l'Avent : semaine avant Noël (23 déc.)

Message non lupar etienne lorant » sam. 23 déc. 2017, 20:14

Livre de Malachie 3,1-4.23-24.
Ainsi parle le Seigneur Dieu: voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi; et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le messager de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient, – dit le Seigneur de l’univers. Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui pourra rester debout lorsqu’il se montrera ? Car il est pareil au feu du fondeur, pareil à la lessive des blanchisseurs. Il s’installera pour fondre et purifier : il purifiera les fils de Lévi, il les affinera comme l’or et l’argent; ainsi pourront-ils, aux yeux du Seigneur, présenter l’offrande en toute justice. Alors, l’offrande de Juda et de Jérusalem sera bien accueillie du Seigneur, comme il en fut aux jours anciens, dans les années d’autrefois. Voici que je vais vous envoyer Élie le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs pères, pour que je ne vienne pas frapper d’anathème le pays !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient: « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.


Les lectures de ce jour nous entraînent loin dans la signification des noms en Hébreux. Jean signifie "Dieu fait grâce" et ceci est très compréhensible simplement du fait que Dieu a effectivement fait grâce en donnant un fils à une femme réputée stérile. Mais il n'y a pas pas que cela : cette grâce en rappelle une autre, celle faite Sara l'épouse d'Abraham - ce qui nous fait remonter le temps jusqu'à la première Alliance !

Ensuite, Jean le batiste sera prophète comme fut le prophète Elie, celui qui ressemblera le mieux: il s'appellera Jean, un nom qui signifie : "Dieu a fait grâce",

Mais Jean sera également "comme" le prophète Elie, tant par la foi que la puissance de ses enseignements. Elie est proche de Jean jusque dans l'espace, puisqu'il se retira, en une époque de sécheresse, à proximité du Jourdain. C'est lui qui fut enlevé au ciel dans un chariot de feu, sans craindre la mort, car dans son cachot il reçut un réconfort de la bouche de Jésus lui-même ...  

L'ancien testament est donc rempli de ces images fortes, liées - en partie à du moins l'alphabet hébreux qui ne comporte que des consonnes: les voyelles sont au libre choix du lecteur, en sorte que de multiples interprétations de lecture sont possibles - que de richesses pour quiconque médite un peu!  (1)Ces mutiles enchaînements de sens entraînent le lecteur à la contemplation bienheureuse de l'oeuvre divine...



(1) http ://fr.wikipedia.org/wiki/Diacritiques_de_l%27alphabet_hébre



.


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

Message non lupar Anne » dim. 24 déc. 2017, 18:27

Un grand merci, cher Étienne, pour ces partages bibliques!
:xmas: Joyeux Noël à toi et à ta famille!
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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Le martyre d'Etienne

Message non lupar etienne lorant » mar. 26 déc. 2017, 12:46

Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-60.
En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit.» Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.


Psaume 31(30),3bc.4b.6.8a.9b.17.20cd.
En tes mains je remets mon esprit ;

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,17-22.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.

D'un jour à l'autre, la Liturgie nous fait passer de l'émerveillement de la splendeur - dans l'humilité, de la naissance du Sauveur... à la toute première - et sauvage - mise à mort d'Etienne... Cependant, le Psaume nous réconforte aussitôt en nous rappelant que Jésus, au moment de rendre le dernier soupir, sur la croix, n'a jamais cessé de citer les Écritures... lesquelles nous reportent toujours, quasi incessamment, à l'oeuvre de l'Esprit saint dans nos âmes. Jésus a donc souffert sur la croix sans cesser un seul instant d'être tout entier uni à l'Esprit saint.

Peut-on dire que le disciple Etienne ait désiré la mort, - comme la désirent les suicidaires ?  Certes non ! Mais, tout saisi qu'il fut par l'Esprit Saint, son âme tout entière comme envahie d'une telle source de lumière spirituelle... il ne pouvait qu'ouvrir la bouche afin que les hommes présents puissent goûter, eux aussi, à la source la splendeur de l'amour de Dieu... Il faudrait, plus souvent, relire les témoignages des convertis, lesquels, très souvent, regrettent que le langage humain soit limité aux sons des paroles et à la succession des mots. Le chant y remédie quelque peu mais, fondamentalement, un homme qui a connu une "effusion"de l'Esprit Saint",  se retrouve souvent comme prisonnier de sa propre chair, de sa langue,  comme l'écrivain est soumis, lui aussi, aux contraintes du choix des mots, de la grammaire et de la concordance des temps...  

N'en doutons pas: s'il y a des poètes, c'est que le langage "normal" est très souvent insuffisant pour rendre compte de l'inspiration et de l'esprit lui-même. En toute vérité : "La chair ne sert de rien, c'est l'Esprit qui vivifie".  N'est-il pas extraordinaire qu'en mourant, Jésus ait cité le Psaume 30 ?  Du reste, l’Évangile confirme  tout cela : "Ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous."



«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Critère de vérité

Message non lupar etienne lorant » ven. 29 déc. 2017, 19:54

Première lettre de saint Jean 2,3-11.
Bien-aimés, voici comment nous savons que nous le connaissons : si nous gardons ses commandements.
Celui qui dit : « Je le connais », et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur : la vérité n’est pas en lui. Mais en celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection : voilà comment nous savons que nous sommes en lui. Celui qui déclare demeurer en lui doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché. Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien. Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière. Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute. Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-35.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’ Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’ Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :« Maintenant, ô Maître , tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples  lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : «  cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »


Un vieillard et un enfant nouveau né:  le premier représente toute l'ancienne alliance et le second la nouvelle alliance. Il y aura rupture mais aussi renouvellement. L'image du glaive qui blessera le cœur de Marie, c'est l'annonce de la déchirure du peuple juif, entre ceux qui croiront rient à la parole et l'enseignement de Jésus et ceux qui ne voudront pas croire. Oui, c'est bien ainsi que seront dévoilées les pensées des uns et des autres, les uns un ayant accueilli la Bonne Nouvelle, tandis que d'autres la rejettent.

Comment reconnaître les uns des autres ? Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant. Dieu merci, en chaque générations se lèvent des hommes et des femmes qui manifestent que le Royaume est tout proche. De génération en génération, issus de tous les qui jalonnent milieux, témoignent de la Vérité. Ils le font, non pas tellement par de grandes œuvres que par des signes de bonne volonté et d'actes de miséricorde dont ils ne se souviendront même pas....

Oui, les pensées de bien des cœurs seront dévoilées  : ce sont ces pensées qui nous incitent tant dans le bien que dans le mal. Aucune femme et aucun homme, n'échapperont, tant par leurs paroles et par leurs actes, à la manifestation de ce qu'ils valent réellement. Car nos actes rendent manifeste la bonne ou la mauvaise qualité de nos cœurs.  En ce temps où tant de richesses côtoient tant de pauvretés de richesses côtoient tant de pauvretés nous n'échapperont au jugement - puissions nous choisir de manifester la miséricorde divine car les miséricordieux obtiendront miséricorde !


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Sic transit gloria mundi

Message non lupar etienne lorant » sam. 30 déc. 2017, 20:09

Première lettre de saint Jean 2,12-17.
Je vous l’écris, petits enfants: Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus. Je vous l’écris, parents: Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais. Je vous l’ai écrit, enfants: Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents: Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens: Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais. N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Tout ce qu’il y a dans le monde:, – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’arrogance de la richesse, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,36-40.
En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était avancée en âge; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.



Les textes de ce jour nous réjouissent en ce sens qu'ils réconcilient aussi bien les hommes, les femmes et les enfants dans le même projet de vie selon la grâce. Tandis qu'un philosophe comme Nietzsche professe, parmi d'autres, que l'homme est "quelque chose qui doit se dépasser", saint Jean nous appelle au détachement des choses de ce monde - en vue de la grâce, laquelle nous rend proches - quel que soit notre âge, à vivre tout entier et sans crainte le projet de sainteté dont nous avons hérité dès notre baptême.

Si nous le voulons bien, nous nous souviendrons - par exemple - que notre mère nous disait de partager notre déjeuner ou notre "quatre heures" avec un camarade qui n'en avait pas. Et nous le faisions car nous avions une confiance absolue, une confiance d'enfant, en la parole de nos parents.  Avions-nous besoin qu'ils nous expliquent pourquoi partager ainsi ?  Certes non: s'il nous l'avait dit, c'est que c'était bien.

De la même façon, les textes de la liturgie de ce jour nous engagent à vivre notre foi dans une grande simplicité et dans le "goût" et la saveur de la vérité. La fille de Phanuel avait accueilli en elle la véritable justice, telle qu'elle l'avait vu pratiquer par son père. Bien évidemment, cette manière d'être et de vivre entre, de nous jours encore, en conflit direct avec la quête d'argent, de pouvoir, de notoriété, de gloire de salon et de gloire mondaine...Mais heureux sommes-nous, nous qui luttons chaque jour afin de ne pas en revenir à la fausse mais tentante "gloire du monde".


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Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

Message non lupar etienne lorant » lun. 01 janv. 2018, 15:13

Livre des Nombres 6,22-27.
Le Seigneur dit à Moïse: « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël: “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,4-7.
Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils: Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.



Quel bouleversement dans l'histoire des relions - et donc dans toute l'histoire humaine !  Dès ce moment de l'histoire humaine, toutes les divinités païennes et les pratiques souvent sanglantes qui présidaient à leur culte, sont désormais bannies, car elles ne servent plus. Voici que les hommes et les femmes, et les enfants comme les vieillards, toutes et tous se voient offert une grâce de salut - et de salut par l'amour de Dieu.  Nous qui avons été baptisés, qui pratiquons les sacrements - tant bien que mal - nous marchons sur le juste chemin. Comme dit bien saint Paul, par la venue de l'Esprit Saint, nous ne sommes plus des esclaves, mais des fils.

Cela n'as apparaîtra pas de suite, car la compréhension - qui ne sera pas de l'ordre de l'enseignement - mais de la révélation personnelle, n'apparaît véritablement que dans le quotidien de la vie. En effet, quiconque découvre en lui l'Amour même dont il est aimé, ne peut lui aussi que vivre dans la grâce et par la grâce. Cela n'apparaît pas de suite, mais cette mutation subtile de l'être finit toujours par faire craquer nos résistances anciennes afin qu'en nous tout soit renouvelé.

Certes, une grande partie du peuple du Salut ne reconnaît pas très bien l'oeuvre de la grâce divine qui s'accomplit dans ses membres et cela jusqu'au moment la Joie qui descend de Dieu touche telle ou telle âmes et les renouvelle tout entières.

Qu'il me soit permis de témoigner que c'est ce qui est advenu pour moi, dès 1985 et qui se continue toujours.  Je prie aujourd'hui pour les femmes et les hommes qu'il m'a été donné de rencontrer et qui m'on permis  de manifester l'amour du Père soient, eux aussi, soulevés dans l'Amour et qu'ils glorifient Dieu dans le quotidien de leur vie...  Bonne année  !

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L'esprit est prompt mais la chair est faible

Message non lupar etienne lorant » mar. 02 janv. 2018, 17:02

Férie du temps de Noël (2 janv.)

Première lettre de saint Jean 2,22-28.
Bien-aimés, le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ? Celui-là est l’anti-Christ: il refuse à la fois le Père et le Fils; quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père. Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite: la vie éternelle. Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent. Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. L'onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui. Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à lors de son avènement.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: «Qui es-tu? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement: «Je ne suis pas le Christ.» Ils lui demandèrent:"Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie?» Il répondit: «Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé?» Il répondit : « Non» Alors ils lui dirent : «Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe.» Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait
.t

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

D'emblée, lorsqu'il se mit à prêcher dans le Jourdain et annoncer la proche venue du Seigneur, Jean devra subir, de la part des autorités juives, une remise en question.

Il fallait que ses paroles et ses déclarations soient remises en question, évaluées, scrutées et jugées. Mais inspiré de Dieu, Jean ne leur répond qu'en soulevant d'autres points d'interrogations, en sorte qu'ils ne puissent aussitôt se mettre à en juger et à freiner l'oeuvre entreprise par Dieu pour le salut de tous les hommes..

Il n'est donc guère étonnant que les textes de la liturgie commencent d’emblée à mettre  en garde les fidèles à l’écoute de toutes sortes de discours qui peuvent paraître raisonnables, justes, bien fondés, mais qui tout lumineux qu'ils semblent... finiront par dérouter nombres d'âmes naïves ou peu ou mal préparées.

Et, de la même façon, l'apôtre Jean dénonce l'antéchrist, lequel, avec une grande intelligence,oeuvre parmi nous afin de nous détourner de la conversion et du chemin qui qui y conduit.


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Les trois témoins

Message non lupar etienne lorant » mer. 03 janv. 2018, 14:07

Férie du temps de Noël (3 janv.)

Première lettre de saint Jean 2,29.3,1-6.
Bien-aimés, puisque vous savez que Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu. Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu–et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons: quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Qui commet le péché transgresse la loi; car le péché, c’est la transgression. Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-3a.5-6.
Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous: par révélation, il m’a fait connaître le mystère. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit. Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde; c’est de lui que j’ai dit: L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Les témoins de Jésus-Christ, les premiers, les voici réunis et voici également les témoignages qu'ils nous ont donnés. Le premier, saint Jean, nous réconforte en nous assurant qu'en adhérant au message de l’Évangile, nous sommes comme l'un des leurs. Ayant accueilli le témoignage du Fils, nous sommes sur le point de devenir tout semblable à Lui, c'est-à-dire: enfants de Dieu. Et ce que nous sommes apparaîtra lorsque nous serons purs comme lui-même est pur.

Le second des témoins est saint Paul. Et ce dont il témoigne, c'est que le message est toutes les nations sont associées au même héritage et cela par l'amour du Christ.

Le troisième témoins est, historiquement, le premier: saint Jean le Baptiste, lequel a prêché un baptême de conversion. C'est bien par ce baptême que commence, pour chacune et chacun d'entre nous, notre vie selon l'amour de Dieu.  Et en Eglise, ceci est rendu manifeste que le baptême est le premier de tous les sacrements.

En ce jour, ce qui cause notre admiration, c'est de pouvoir contempler, chacune et chacun selon sa compréhension, les mystères divins mis en œuvre pour notre salut. Puissent donc les lectures de ce jour nous transporter de reconnaissance et de joie, car le Seigneur nous a donner une nouvelle naissance, et non seulement cela, mais encore: Il nous associe à l'oeuvre de la rédemption du monde - non seulement en notre temps sur la terre, mais encore dans tous les temps car notre foi nous dit que saintes et saints de Dieu demeurent à l'oeuvre parmi nous et nous soutiennent du premier jusqu'au dernier jour de notre passage dans la chair. Quel encouragement pour  nous qui n'avons plus à endurer craintes et tremblements de celles et ceux qui ignorent Dieu et cherchent des "absolus" qui demain, ne seront que poussières emportées dans le vent !




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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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De nouveaux noms pour de nouvelles œuvres

Message non lupar etienne lorant » jeu. 04 janv. 2018, 19:12

Férie du temps de Noël (4 janv.)

Première lettre de saint Jean 3,7-10.
Petits enfants, que nul ne vous égare: celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste; celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui: il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable: quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,35-42.
En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit:
« Voici l’Agneau de Dieu.» Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit: : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent: « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit: « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit: «Tu es Simon, fils de Jean; tu t’appelleras Kèphas  – ce qui veut dire : Pierre.



Cy Aelf, Paris


C'est bien pour détruire les œuvres du diable que Jésus s'est manifesté. Et le tout premier signe d'une véritable conversion c'est le renoncement complet à nos jugements faciles et immédiats, c'est-à-dire à cette estimation simple et qui nous semble nécessaire dès le moment d'une rencontre. C'est un peu comme s'il était possible de pouvoir dire tout d'un homme à partir de sa figure, de son allure en société, de la qualité de son langage ou de sa culture générale. Or, toutes ses apparences tiennent de l'éducation, de l'apprentissage, de l'intelligence, de l'habileté...  C'est d'ailleurs ainsi que des électeurs choisissent leurs candidats à l'élection, mais souvent sans songer que ces apparences sont le fruit d'un entraînement particulier destiné à donner une image destinée à plaire au plus grand nombre !  Mais saint Jean nous dit plus sûrement : "Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère"

Et lorsque Jean le Baptiste désigne Jésus comme celui qu'il faut suivre désormais, il montre qu'il est juste - car en disant cela, il reconnaît en même temps que son propre enseignement - sa prophétie, son oeuvre,  sont sur le point d'être dépassés. En la effet,  la plupart -  selon son propre conseil - vont se mettre à suivre Jésus et le laisser aux griffes d'Hérode  tomber sous les griffes de ses ennemis, Hérode en premier, lui qui le fera périr dans d'abjectes circonstances...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Jésus tout proche

Message non lupar etienne lorant » sam. 06 janv. 2018, 3:22

Férie du temps de Noël (5 janv.)
Première lettre de saint Jean 3,11-21.
Bien-aimés, tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement: aimons-nous les uns les autres. Ne soyons pas comme Caïn: il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises: au contraire, celles de son frère étaient justes. Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous. Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. Voici comment nous avons reconnu l’amour: lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères. Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu peut-t-il demeurer en lui? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité. Voilà comment nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous apaiserons notre cœur; car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,43-51.
En ce temps-là, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit: « Suis-moi.» Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit:« Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus  de Nazareth.» Nathanaël répliqua:«De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon? » Philippe répond:«Viens, et vois.» Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet: «Voici vraiment un Israélite: il n’y a pas de ruse en lui.» Nathanaël lui demande: «D’où me connais-tu? » Jésus lui répond : «Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit: « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu! C’est toi le roi d’Israël! » Jésus reprend: « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore.» Et il ajoute: « Amen, amen, je vous le dis: vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »


La première lecture de ce matin explicite bien la seconde: tous nos actes sont connus - ainsi que nos pensées, nos débats, nos luttes intérieures, nos craintes autant que nos désirs. N'est-ce pas injuste, n'est-ce pas effrayant?  Ou comme diront tous les athées: la foi est une atteinte insupportable à la liberté de l'homme ! Et cependant, les incroyants qui se déclarent comme tels, sont tout autant frappés, attristés et scandalisés et révoltés par les assassinats, les meurtres, les viols, les emprisonnements politiques et autres maux bien connus.choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.

Cependant, pourquoi les mauvaises actions sont-elles si souvent dénoncées, tandis que les bonnes sont si souvent absentes des informations ? Il n'y aurait donc que le mal sur la terre ?

Certes, si Dieu n'existait pas, si nos cœurs n'étaient remplis que de jalousie, de colère, d'envie, de méchanceté et de haine, il n'y aurait plus de vie sur la terre depuis bien longtemps !  En tant qu'humains, hommes, femmes, enfants, un débat intérieur semblable à celui de Nathanaël se reproduit en de multiples occasions - tout comme celle-ci qu'a évoquée notre prêtre: ce voisin, vais-je le saluer ou pas ? Or, saint Jean ajoute : "Celui qui n’aime pas demeure dans la mort"!

L'idéal est donc d'avoir de l'amour pour tous - et ceci même envers celles et ceux qui nous blessent par leurs paroles et parfois par leurs actes. Mais est-ce possible !?!  Sans avoir essayé, vous n'en saurez rien ...  Mais au contraire, une attitude volontaire à reproduire de bonnes actions, même envers ceux qui nous regardent de haut, voici qui fait de nous de véritables témoins de Jésus-Christ...

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Généalogie de Jésus Christ

Message non lupar etienne lorant » sam. 06 janv. 2018, 20:25

Férie du temps de Noël (6 janv.)

Première lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimés, qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu? C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang: non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils. Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage, le voici: Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3,23-38.
Quand il commença, Jésus avait environ trente ans ; il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, fils d’Éli,  fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph, fils de Mattathias, fils d’Amos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de Naggaï, fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda, fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri, fils de Melki, fils d’Addi, fils de Kosam, fils d’Elmadam, fils d’Er, fils de Jésus, fils d’Éliézer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Syméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d’Éliakim, fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David, fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone, fils d’Aminadab, fils d’Admine, fils d’Arni, fils d’Esrom, fils de Pharès, fils de Juda, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham, fils de Thara, fils de Nakor, fils de Sérouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils d’Éber, fils de Sala, fils de Kaïnam, fils d’Arphaxad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamek, fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam, fils d’Énos, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu.

Au sujet des deux généalogie figurant les évangiles, on trouvera une intéressante étude sous le lien qui suit :

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
https://www.la-croix.com/Religion/Spiri ... -21-890681


La généalogie de Jésus présentée par Matthieu ne m'a pas apporté grand chose, si ce n'est que je me suis laissé bercer par certains noms qui m'ont paru d'une grande sonorité: Abraham, bien sûr, car c'est un nom allongé - et allongé selon le choix de Dieu; mais aussi: Roboam, Manassé, Aminadab, Zorobabel... cela m'a fait songer à l'une des chansons de Jacques Brel dans lequel il dit à regret: "J'ai compris un beau jour que je ne serai pas Vasco de Gama !" En définitive, quelles que soient les explications savantes (dont celle-ci : "cette lecture nous présente l'échelle que Jacob a vu de nuit, pendant son sommeil"), l'essentiel c'est la chute: Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,de laquelle fut engendré Jésus,que l'on appelle Christ. Car après cela, plus de générations, c'est fini, comme l'histoire de l'humanité s'était arrêtée là...

En réalité, une forme de l' histoire s'est bien arrêtée à l'incarnation du Verbe, car les nouvelles générations que le Verbe a produites, elles ne sont plus de la terre mais des cieux. C'est curieux comme les choses m'apparaissent : tous les ruisseaux vont aux rivières, les rivières font aux fleuves, et les fleuves à la mer - et à partir de ce moment-là, pour que se reproduisent le cycle de l'eau, il faut passer par l'évaporation de l'eau des mers. Alors, soit j'ai beaucoup trop d'imagination, soit cela veut tout de même dire qu'à partir de Jésus et des apôtres le Seigneur attire tout à Lui, comme Il l'avait lui-même : "Une fois élevé de terre j'attirerai tout à moi".C'est un fameux bouleversement, car à partir de Noël, la religion n'est plus tant une affaire d'hommes dans leurs relations à Dieu, mais à l'inverse dirai-je, c'est l'affaire de Dieu dans le retour de l'homme. Et j'ai de nouveau l'attention attirée par la fresque qui orne la voûte de la Chapelle Sixtine: s'agit-il seulement de la création d'Adam, ou recréation par de l'homme par le nouvel Adam ?  

En cette occasion, je fais mémoire de mon propre père, Gabriel, qui fut un travailleur extraordinaire, jamais lassé d'apprendre, qui renonça à la prêtrise pour épouser ma mère, qui fut religieuse et que l'on libéra de ses vœux car très malade. Sa seule plainte fut de dire : "Hélas, j'aurais tant aimé devenir Sœur blanche en Afrique !" Mais trois ans plus tard, elle  accompagna mon père, Gabriel, au Rwanda, où je suis né....  Car Dieu tire des droites avec des lignes courbes...


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Fête du Baptême de Notre Seigneur

Message non lupar etienne lorant » lun. 08 janv. 2018, 15:15

Livre d'Isaïe 55,1-11.
Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,7-11.
En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait: «Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Il y eut une voix venant des cieux: « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »



Cy Aelf, Paris


Ce passage du baptême de Jésus clôt définitivement l'ancienne Alliance, laquelle avait montré son incapacité à purifier les âmes en profondeur. Au fil des siècles, en remontant jusqu'au premier Adam, la désobéissance était apparue dans le monde d'une manière quasi "automatique". En effet, comment savons nous que la Lumière apparaît, sinon par les ombres qu'elle qu'elle laisse partout sur le sol ? Cette réflexion peut paraître simpliste, mais elle est incontournable. Là où la lumière parait, l'ombre apparaît immédiatement, elle aussi.

Pour que les ombres de nos corps - mais aussi de nos esprits, disparaissent, il faut soit que nous devenions ténèbres - tels des aveugles obligés de mesurer chaque pas afin d'avancer, ou bien que nous que nous devenions nous-mêmes lumière - mais ce n'est qu'une utopie et vanité.

Combien pauvres furent ces philosophes des "Lumières" - ils allaient éclairer le monde par la sagesse de la raison ! Que de fabuleux progrès, certes, mais surtout dans les programmes militaires ! Mais que nous dit la première lecture ? Elle dit ceci : Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

Pour que nous devenions des reflets, des éclats de la lumière céleste, il nous faut recevoir l'Esprit Saint , il nous faut vivre et habiter d'amour le temps qui nous est donné. Nombreux, de nos jours, les hommes et les femmes qui, tout éveillés et tout intelligents qu'ils soient, n'ont jamais connu la conversion soudaine - et cependant durable - laquelle, j'en suis témoin, brille d'une espérance que les ténèbres ne peuvent recouvrir...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Les œuvres des hommes de foi

Message non lupar etienne lorant » mer. 10 janv. 2018, 20:25

Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20.
En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit:« Me voici !» Il courut vers le prêtre Éli, et il dit: « Tu m’as appelé, me voici.» Éli répondit: «Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher.» L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit: «Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit: « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit: « Tu m’as appelé, me voici.» Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois: «Samuel, Samuel !» Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »  Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

Première lettre de saint Jean 2,18-25.
Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure. Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté. Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance. Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et  de la vérité ne vient aucun mensonge. Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ? Celui-là est l’antiChrist: il refuse à la fois le Père et le Fils; quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père. Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent: « Tout le monde te cherche.»  Jésus leur dit: « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


Après le temps joyeux de Noël, la liturgie nous renvoie aux difficultés du temps à vivre, lequel doit  nous incite à demeurer en éveil, car le diable, notre adversaire, poursuit de sa haine les âmes des croyants et des fidèles, cherchant à bousculer en nous la foi, l'espérance et la charité....

Il est assez rare d'entendre notre prêtre nous mettre en garde contre une forme de "sentimentalisme religieux" que nous pourrions être tentés d'adopter.

De la sorte, la première lecture - avec la vocation Samuel, nous donne l'image d'un enfant qui n'hésite pas à réveiller - plusieurs fois - son tuteur pour obtenir une réponse quant à sa vocation. L'Adversaire est présent lui aussi lorsqu’il perçoit la vocation naissante de l'enfant:
ne s'agirait-il pas plutôt d'une rêverie liée à l'insomnie ?

Saint Jean, quant à lui, nomme aussitôt l'antichrist qui ne cessera jamais de chercher à perdre tous les convertis, et tous ceux qui croient.

L’évangile de ce jour, quant à lui, nous montre Jésus dans un "débordement" d'activités de  à Capharnaüm - Lui, Jésus, n'hésite jamais à faire ce qu'il conviendrait de faire. Ce sont les gens de peu de foi, de peu d'amour et de peu d'espérance qui hésiteront devant l'un ou l'autre projet.  Si les hommes de foi se mettent à hésiter entre l'une ou l’autre chose, ils deviendront semblables de la femme de Lot qui - qui se retourna pour voir sa ville "une dernière fois". Dès lors,  quiconque veut suivre Jésus l ne peut se mettre en tête de savoir quelle serait la meilleure activité à entreprendre - ou la plus urgente.  Mais ce que nous devons vivre, à la suite de Jésus, se présente à nous sans que nous ayons besoin d'un agenda ou d'un programme, d'une conférence !  Mais il suffit d'aimer et de nous laisser guider par nos cœurs de baptisés. Alors, il n'y aura plus d'agenda dans nos poches - les œuvres se sont présenteront d'elles-mêmes !


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Les œuvres des hommes de foi

Message non lupar etienne lorant » jeu. 11 janv. 2018, 16:40

Le mercredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20.
En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit:« Me voici !» Il courut vers le prêtre Éli, et il dit: « Tu m’as appelé, me voici.» Éli répondit: «Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher.» L’enfant alla se coucher. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit: «Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit: « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit: « Tu m’as appelé, me voici.» Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois: «Samuel, Samuel !» Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »  Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

Première lettre de saint Jean 2,18-25.
Mes enfants, c’est la dernière heure et, comme vous l’avez appris, un anti-Christ, un adversaire du Christ, doit venir; or, il y a dès maintenant beaucoup d’anti-Christs ; nous savons ainsi que c’est la dernière heure. Ils sont sortis de chez nous mais ils n’étaient pas des nôtres; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais pas un d’entre eux n’est des nôtres, et cela devait être manifesté. Quant à vous, c’est de celui qui est saint que vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance. Je ne vous ai pas écrit que vous ignorez la vérité, mais que vous la connaissez, et  de la vérité ne vient aucun mensonge. Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ? Celui-là est l’antiChrist: il refuse à la fois le Père et le Fils; quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père. Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.
En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent: « Tout le monde te cherche.»  Jésus leur dit: « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


Après le temps joyeux de Noël, la liturgie nous renvoie aux difficultés du temps à vivre, lequel doit  nous incite à demeurer en éveil, car le diable, notre adversaire, poursuit de sa haine les âmes des croyants et des fidèles, cherchant à bousculer en nous la foi, l'espérance et la charité....

Il est assez rare d'entendre notre prêtre nous mettre en garde contre une forme de "sentimentalisme religieux" que nous pourrions être tentés d'adopter.

De la sorte, la première lecture - avec la vocation Samuel, nous donne l'image d'un enfant qui n'hésite pas à réveiller - plusieurs fois - son tuteur pour obtenir une réponse quant à sa vocation. L'Adversaire est présent lui aussi lorsqu’il perçoit la vocation naissante de l'enfant:
ne s'agirait-il pas plutôt d'une rêverie liée à l'insomnie ?

Saint Jean, quant à lui, nomme aussitôt l'antichrist qui ne cessera jamais de chercher à perdre tous les convertis, et tous ceux qui croient.

L’évangile de ce jour, quant à lui, nous montre Jésus dans un "débordement" d'activités de  à Capharnaüm - Lui, Jésus, n'hésite jamais à faire ce qu'il conviendrait de faire. Ce sont les gens de peu de foi, de peu d'amour et de peu d'espérance qui hésiteront devant l'un ou l'autre projet.  Si les hommes de foi se mettent à hésiter entre l'une ou l’autre chose, ils deviendront semblables de la femme de Lot qui - qui se retourna pour voir sa ville "une dernière fois". Dès lors,  quiconque veut suivre Jésus l ne peut se mettre en tête de savoir quelle serait la meilleure activité à entreprendre - ou la plus urgente.  Mais ce que nous devons vivre, à la suite de Jésus, se présente à nous sans que nous ayons besoin d'un agenda ou d'un programme, d'une conférence !  Mais il suffit d'aimer et de nous laisser guider par nos cœurs de baptisés. Alors, il n'y aura plus d'agenda dans nos poches - les œuvres se sont présenteront d'elles-mêmes !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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Désirs humains et volonté de Dieu

Message non lupar etienne lorant » ven. 12 janv. 2018, 16:10

Le vendredi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 8,4-7.10-22a.
En ces jours-là, tous les anciens d’Israël se réunirent et vinrent trouver Samuel à Rama.
Ils lui dirent : « Tu es devenu vieux, et tes fils ne marchent pas sur tes traces. Maintenant donc, établis, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. » Samuel fut mécontent parce qu’ils avaient dit : « Donne-nous un roi pour nous gouverner », et il se mit à prier le Seigneur. Or, le Seigneur lui répondit : « Écoute la voix du peuple en tout ce qu’ils te diront. Ce n’est pas toi qu’ils rejettent, c’est moi qu’ils rejettent : ils ne veulent pas que je règne sur eux. » Samuel rapporta toutes les paroles du Seigneur au peuple qui demandait un roi. Et il dit : « Tels seront les droits du roi qui va régner sur vous. Vos fils, il les prendra, il les affectera à ses chars et à ses chevaux, et ils courront devant son char. Il les utilisera comme officiers de millier et comme officiers de cinquante hommes ; il les fera labourer et moissonner à son profit, fabriquer ses armes et les pièces de ses chars. Vos filles, il les prendra pour la préparation de ses parfums, pour sa cuisine et sa boulangerie. Les meilleurs de vos champs, de vos vignes et de vos oliveraies, il les prendra pour les donner à ses serviteurs. Sur vos cultures et vos vignes il prélèvera la dîme, pour la donner à ses dignitaires et à ses serviteurs. Les meilleurs de vos serviteurs, de vos servantes et de vos jeunes gens, ainsi que vos ânes, il les prendra et les fera travailler pour lui. Sur vos troupeaux, il prélèvera la dîme, et vous-mêmes deviendrez ses esclaves. Ce jour-là, vous pousserez des cris à cause du roi que vous aurez choisi, mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra pas!» Le peuple refusa d’écouter et dit: il nous faut un roi. Nous serons comme toutes les nations ; notre roi nous gouvernera, il marchera à notre tête et combattra avec nous. » Samuel écouta toutes les paroles du peuple et les répéta aux oreilles du Seigneur. Et le Seigneur lui dit: «Écoute-les, et qu’un roi règne sur eux ! »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,1-12.
Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes: « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

Les textes de de jour nous montrent comme l'homme est prompt à estimer ce qui est bon pour lui, sans même prendre le temps de la réflexion. Dans la première lecture, c'est le juge Samuel qui est remis en question - mais quand ils rejettent Samuel, c'est également Dieu qu'ils refusent d'entendre. Samuel aura beau leur exposer les lourds inconvénients qu'une royauté fera peser sur eux, ils refuseront d'écouter. Pourtant, ils sont le peuple de Dieu et choisi parmi tous les autres peuples sur la terre ! Mais non, rien à faire, il leur faut être "comme les autres". Si leurs voisins avaient choisi de se soumettre à un empereur, ils auraient fait de même. Mais Dieu les laisse faire selon leurs envies...

C'est une leçon pour nous aussi: si nous décidons de renoncer à vivre selon les préceptes de notre foi - par exemple pour suivre la philosophie, le rationalisme, l’hédonisme - ou même - pourquoi pas - les élucubrations de la sulfureuse "théorie du genre" ... si tel est notre choix, le Seigneur nous laissera faire... Si nombreux, s'est plaint notre prêtre, sont les hommes et les femmes dont la religion est toute de surface, vécue uniquement à l'église du dimanche, mais le Seigneur laisse faire - notre liberté de choix est essentielle pour Dieu aussi.

Dans l’Évangile du jour, on retrouve les mêmes questionnements. Ainsi, les juifs présents, et particulièrement les scribes sont venus scruter la parole et les actes de Jésus afin de trouver éventuellement de quoi l'accuser. Mais Jésus, connaissant bien leurs intentions, va d'abord remettre les péchés du malade afin de mieux dénoncer l’hypocrisie des membres du temple.
La guérison instantanée du malade - que tout le monde connaissait à Capharnaüm - manifeste bien que pour certains hommes, dont le cœur et l'esprit sont définitivement fermés à la grâce, il n'y a pas de guérison possible. Si quelqu’un ne veut pas croire, son cœur se fermera pour toujours à la miséricorde divine...

Forte "remise au point" ce matin - au commencement d'une nouvelle année liturgique !

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Jusqu'à ce jour, je ne m’étais pas rendu compte qu'au moment de guérir le paralytique dit "de la Belle Porte", saint Pierre à dû se souvenir du paralytique guéri chez lui à Capharnaüm, d'où le choix de la vidéo....
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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