Libres méditations

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12697
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Libres méditations

Message non lupar etienne lorant » ven. 08 déc. 2017, 20:53

Ez.39 : 29 : "Et je ne leur cacherai plus ma face, Car je répandrai mon esprit sur la maison d'Israël, Dit le Seigneur, l'Éternel."

Sur la montagne, Dieu avait déclaré : "Nul ne peut me voir sans mourir". Mais n'est-ce pas à une "mort" de l'image que procède l'Esprit Saint dans nos cœurs ? Est-ce parce que le Christ nous a appris à appeler Dieu 'Notre Père' que nous ne le représentons comme une sorte de vieillard céleste qui plane au-dessus de nos têtes ? Le terme d'Abba ('papa') employé par Jésus est beaucoup plus évocateur de cet élan que j'ai connu... sans doute jusqu'à ma douzième année: il désignait pour moi... quelqu'un qui avait le pouvoir d'apporter une solution, quelle que soit la difficulté d'enfant que je traversais. Qu'il s'agisse d'une fièvre, d'un mal de dents, d'un désarroi inconnu jusqu'alors, même d'une désobéissance reconnue, peu importe car de toute manière, lui, papa, connaissait toutes les solutions: il était là pour cela, je n'en doutais pas. Ma mère n'était pas moins présente, mais elle avait le visage de la consolation absolue plutôt que celui dela solution absolue : je me souviens bien de cette distinction très nette.

De toute manière, ce que dit Dieu par la bouche d'Ezéchiel, c'est que Dieu se laisse connaître par son Esprit. C'est une rencontre hors de tout raisonnement, de toute pensée, de tout langage. L'Esprit-Saint n'est-Il pas comme le feu, et Jésus n'a-t-il pas désigné l'Esprit comme le feu qu'il est venu jeter sur la terre ? Jésus est venu jeter le feu de l’amour sur la terre. Et cet amour est une force qui pousse en avant, mais aussi un combat, une résistance jusqu’au sang, un courage pour affronter, s’il le faut, les adversaires de la justice et de la liberté. C'est un feu qui est mouvement comme une vague qui soulève et emporte vers l'avant. C'est bien ainsi, en tout cas à ma toute petite échelle, que l'Esprit-Saint me pousse à la connaissance de Dieu. Mais le mot de connaissance est encore trop riche et trop humain. Il faut dire: l'Esprit-Saint m'incite à sonder le mystère de Dieu. Oui, c'est mieux.

Or, ce mystère est insondable. Peu importe: les mystères de Dieu ne nous sont pas donnés pour que nous en trouvions la solution - certes non, l'Eternité n'y suffira pas !, mais pour que nous y plongions avec toutes nos capacités. Ce que je crois, c'est donc que, lorsque Dieu a répandu son Esprit sur le monde, l'Esprit n'a eu de cesse, et cela se poursuit toujours, de nous relever tous, chacun tel que nous sommes, pour que nous puissions participer, dès ce monde, à la contemplation continue des secrets de Dieu. Seigneur, comme je me réjouis de ce don ! Comme j'en étais indigne et comme j'en avais besoin ! Désormais, si je suis fort, c'est parce que je sais que ma force est hors de moi-même: si ma force est hors de moi-même, qui pourra me la prendre ? Et il en ainsi de ma Joie, ma vraie joie, et il en est de mon cœur, car mon cœur n'a de regard que pour la miséricorde divine.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

padoufiacre
Civis
Civis
Messages : 4
Inscription : lun. 11 déc. 2017, 14:17
Conviction : catholique

Re: Libres méditations

Message non lupar padoufiacre » mer. 13 déc. 2017, 12:47

Bonjour,

Bien heureux il faut comprendre ici que tout est une affaire de codes et il se peut qu'un théologien nous en explique ou que nous comprenons qu il faut une initiation à la lecture des Saintes Écritures pour déchiffrer les messages afin de comprendre le chemin vers lequel il nous mène.

Bonne recherche.

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12697
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: Libres méditations

Message non lupar etienne lorant » sam. 30 déc. 2017, 0:20

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,30-37.

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »



Pour trouver Jésus, pas la peine de regarder au loin et plus haut que soi: mais il suffit de tourner son regard vers le bas et vers l'intérieur du cercle. Jésus, qui s'est manifesté dans une mangeoire à Noël, est le même qui lavera les pieds des disciples et priera le Père sur la croix pour ses bourreaux: "Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !" Jésus est comme la graine de moutarde qui devient un arbre capable d'accueillir tous les oiseaux du ciel. Jésus est le levain perdu dans la farine, il est la semence jetée en terre, qui meurt pour porter du fruit. Jésus, ne le cherchez pas, il est au milieu de vous. Jésus accepte encore chaque jour de revenir dans une simple hostie élevée par son prêtre.

Pour entrer dans l'Evangile, pour en découvrir la richesse, il faut donc un jour accepter de baisser le front, c'est-à-dire qu'il faut accepter de redevenir petit et de retourner à l'école. Aussi longtemps qu'on n'a pas pris cette attitude, l'Evangile reste une sorte de prisme qui a quatre faces. La lumière y semble condensée et renvoyée sous une multitude de teintes différentes. Le récit de l'un renvoie à un autre qui lui est similaire, mais subtilement différent. En sorte que l'esprit raisonneur n'y pénètre pas, mais s'agace et finit par renoncer en disant : "Bah, il y a contradiction !" Mais non, il y a paradoxe et pas contradiction. C'est le même chant, mais à quatre voix. Et une fois l'Evangile ouvert dans nos coeurs, il ne cesse plus de parler. Il devient vraiment nourriture pour la vie éternelle.

Il faut redevenir enfant dans l'Evangile. Ce n'est pas si difficile de se souvenir que l'on a été enfant et du sentiment de plénitude que l'on éprouvait à la pensée des deux mois de vacances ! Avec deux mois de congés, devant soi, on était proche de l'éternité ! Eh bien, avec l'Evangile aussi...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


Revenir vers « Méditations »



Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité