Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Riches d'apparence et pauvres de coeur

Message non lupar etienne lorant » lun. 13 mars 2017, 11:07

Le lundi de la 2e semaine de Carême

Livre de Daniel 9,4-10.
Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,36-38.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

- © AELF, Paris

Il existe bel et bien un remède à notre nature pécheresse et ce recours s'appelle : miséricorde. Si nous désirons véritablement parvenir à Pâques et connaître la joie de la résurrection, alors ayons recours à la miséricorde divine. C'est un remède encore plus puissant que le jeûne, car l'on peut se priver de viandes grasses et de bon vin, nous pouvons bien perdre quelques kilos, nous pouvons nous infliger une pénitence ou l'autre... mais cela ne remplacera jamais le fait de chercher à nous réconcilier avec des personnes que nous ignorons du regard.

Comme ils sont nombreux celles et ceux que nous évitons, parce que
nous les estimons inintéressants, peu cultivés, mal habillés, dont le langage paraît simpliste, et qui ne partagent pas nos idées... En effet, avant ma conversion, je trouvais très ennuyeuse la vie des fidèles et je ne comprenais pas comment ils pouvaient puiser un réconfort dans la pratique des sacrements... mais depuis de nombreuses années je suis désormais des leurs !

Ce matin, en employant d'autres mots, notre prêtre nous a rappelé que l'humilité nous fait franchir plus de pas que de nombreuses privations. En quoi donc le jeûne peut-il nous aider à progresser ? Tout simplement parce que les privations nous obligent à reconnaître combien nous nous imaginions riches - alors qu'en vue de notre salut, nous sommes vraiment très pauvres !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La gloire par le service

Message non lupar etienne lorant » mer. 15 mars 2017, 11:01

Le mercredi de la 2e semaine de Carême

Livre de Jérémie 18,18-20.
Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,17-28.
En ce temps-là, Jésus, montant à Jérusalem, prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit: « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera.» Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.Jésus lui dit: «Que veux-tu ?» Elle répondit : «Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume.» Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent: « Nous le pouvons.» Il leur dit : «Ma coupe, vous la boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et dit: « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Cy Aelf, Paris

N'est-il pas étonnant, voire choquant, qu'à l'annonce par Jésus de ses souffrances à venir, de sa mort et de sa résurrection, l'on se mette d'un seul coup à songer à la succession de Jésus ?

Pour autant, le raisonnement de la mère de Jacques et Jean n'est certes pas négligeable car il faudra bien qu'il y ait une autorité dans l’Église - et il y en aura une dans la personne de Pierre et de ses successeurs. Mais la charge qui sera confiée aux papes ne sera pas accompagnée de gloire et de prestige comme les hommes se l'imaginent. Tout au contraire, cette charge de la papauté nécessite un extraordinaire dévouement, une totale abnégation.

Nombreux ceux qui se sont étonnés que le Pape Benoit XVI ait renoncé à sa charge - mais de plus en plus, en ce temps de grands bouleversements, de tumultes et de guerres, on réalise à quel point l'élection du Pape François a répondu à de nouvelles et urgentes nécessités.

Du reste, comme les apôtres, nous sommes, nous aussi,appelés à témoigner du message chrétien par une plus grande attention aux plus faibles, ainsi par nos propres renoncements aux gloires futiles et éphémères. Renoncer à soi-même, se renoncer, voici une œuvre digne du Seigneur.

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Parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare

Message non lupar etienne lorant » jeu. 16 mars 2017, 11:28

Le jeudi de la 2e semaine de Carême

Livre de Jérémie 17,5-10.
Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31.
En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui. Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. – Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.” Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent ! – Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »


Cy Aelf, Paris

Le cœur de l'homme n'est-il pas faux, sinon faussé dès l'adolescence par tout ce que le "monde" propose en matière de plaisirs et de jouissance ? Or, plaisirs et jouissances aboutissent toujours dans une amertume profonde. En effet, ni les richesses, ni les plaisirs ne peuvent conduire à la véritable béatitude, fruit d'un exercice contenu en étroite collaboration avec la grâce.

Nous sommes tous en chemin et nous avons tous besoin de nous détacher des banalités proférées par le monde en matière de vie, d'accomplissement et de réussite.

A l'inverse des conventions de satisfactions immédiates, c'est la quête perpétuelle de la grâce qui conduit non à la satisfaction des plaisirs, mais à une Joie qui est déjà signe et promesse du plein épanouissement dans la vie éternelle.

L'homme riche, vêtu de pourpre et de lin, qui fait de plantureux repas en toute occasion, qui a vécu sans avoir jamais manqué de rien, se retrouve en purgatoire (*) - une cure forcément pénible pour qui n'a jamais connu la faim ni la soif et dont tous les désirs ont été satisfaits.
Quant à Lazare, l'on pourrait bien dire qu'il a vécu son purgatoire sur la terre et qu'il vit la béatitude parfaite dans le paradis, il est comblé de grâce divine.


(*) Si l'homme riche était en enfer, il aurait maudit le père Abraham et n'aurait nullement cherché à remédier à son état pénible et souffrant...

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Trinité » jeu. 16 mars 2017, 20:06

Bonsoir Etienne Lorant!

Justement ,par rapport à cet évangile , je me posais une question relative à ce paragraphe là :

"Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”

Il n'y avait pas que du négatif chez ce riche ,il éprouvait une certaine compassion puisqu'il pensait à ses frères!
Il semblerait que Abraham évoque l'enfer,car plus loin il parle d'un grand abime entre eux et non pas le purgatoire comme vous le stipulé !
Serait il possible ,que malgré cette compassion le riche ait été condamné à l'enfer!

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Jugement et miséricorde

Message non lupar etienne lorant » sam. 18 mars 2017, 11:49

Le samedi de la 2e semaine de Carême

Livre de Michée 7,14-15.18-20.
De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde, tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! Ainsi tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham ta faveur, comme tu l’as juré à nos pères depuis les jours d’autrefois.

Évangile de Jésus Christ selon s.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Cy Aelf, Paris

Quel bouleversant mystère que celui de la miséricorde divine ! Car elle s'oppose directement à notre modes de penser et d'estimer autrui. Les défauts du prochain, nous les remarquons très vite, mais ses qualités semblent nous échapper... Simple distraction ? Certes non, car l'existence nous enseigne très tôt la prudence - et avec raison. Cependant, si nous n'allons pas plus loin que cette espèce d'évaluation "basique", fondée sur les convenances sociales, nous ne faisons en réalité qu'employer autrui comme un miroir qui nous est flatteur.

Quiconque examine un tant soit peu sa conscience constate en effet cette "promptitude" de jugement.On dira que "c'est normal", mais il ne s'agit que de la norme du monde et non celle de la charité. Par contre, quand Jésus regarde un homme, une femme, des enfants, une foule, c'est de l'amour de Dieu que son regard procède. Notre prêtre nous a rappelé le cas de la femme adultère qu'on voulait lapider. Jésus n'a pas fait autre chose que de renvoyer chacun à sa propre conscience en déclarant: "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre !"

Le prophète Michée, dans la première lecture, rend également un digne témoignage tout à fait digne de l'amour de Dieu manifesté par la miséricorde : "tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés !

Soyons sincères et lucides en constant nos faiblesses et nos défaillances et nous nous rendrons dignes de la miséricorde divine.

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Solennité de saint Joseph

Message non lupar etienne lorant » lun. 20 mars 2017, 11:14

Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16.
Cette nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan:«Va dire à mon serviteur David: Ainsi parle le Seigneur: Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père; et lui sera pour moi un fils. Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a.
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.


N'est-ce pas quelque peu déroutant, comme nous sommes en chemin vers Pâques, de remonter dans l'histoire sainte jusqu'à la promesse faite à David ? Mais en réalité, tout se tient dans l'histoire sainte et il est impossible de détacher le nouveau testament de l'ancien. Tout est lié afin de manifester que Dieu est toujours présent dans nos vies.

Jésus est donc bien "Fils de David" dont le "règne n'aura pas de fin" ainsi que l'affirme notre Credo. Et de la sorte, nous pourrions, tout aussi simplement, nous souvenir du fils unique unique d'Abraham, lequel préfigure déjà Jésus dans sa montée vers le calvaire. Que de pistes de compréhension pour celles et ceux qui cherchent Dieu !

Joseph, tout comme son ancêtre Abraham, fut confronté à une forme d'exigence impossible - une de celles que Dieu seul peut résoudre. Car de même qu'il fut demandé à Abraham de sacrifier Isaac, le fils de la promesse, de même à Joseph, il fut demandé de résoudre en son cœur une équation "impossible": répudier Marie son épouse laquelle, étant vierge' s'est retrouvée enceinte ! Cruel dilemme qui ne peut se résoudre qu'en Dieu par une foi sans faille...

Une telle foi, qui dépasse la logique au nom de l'amour de Dieu, nous sera demandée à chacun d'entre nous. Et que prier alors ? Tout simplement à l'imitation de Jésus lorsqu’il prie: "Non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !"...

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Trinité » lun. 20 mars 2017, 12:23

Cher Etienne Lorant,

Vous n'avez pas répondu à ma question relative à la parabole du riche et de Lazare!
Peut être n'avez vous pas de réponse?

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Mac » lun. 20 mars 2017, 14:25

Bonjour :)
Il semblerait que Abraham évoque l'enfer,car plus loin il parle d'un grand abime entre eux et non pas le purgatoire comme vous le stipulé !
Serait il possible ,que malgré cette compassion le riche ait été condamné à l'enfer!
Matthieu 25 répond à votre question :
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.

42 Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;

43 j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”

44 Alors ils répondront, eux aussi : “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?”

45 Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”

46 Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Ce qui n'est pas en contradiction avec :
24Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation! 25Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant..
Fraternellement :coeur:

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Trinité » lun. 20 mars 2017, 15:53

Mon cher Mac!

J'ai bien compris tout cela :)

Ma question était relative à la compassion qu'éprouvait le riche par rapport à ses frères!
N'est ce pas un sentiment d'AMOUR pour eux cela? Si le riche avait été foncièrement mauvais à tous les points de vus ,
il ne se serait pas inquiété du sort de ses frères ,ne pensez vous pas? :)
Comment Dieu peut il condamner une personne à qui il reste des sentiments d'amour comme cela?
Cordialement!
:coeur:

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Mac » lun. 20 mars 2017, 17:00

Trinité :)
Ma question était relative à la compassion qu'éprouvait le riche par rapport à ses frères!
Les bandits d'une même bande s'inquiète les uns aussi! :D

Ce riche n'exprime aucun regret dans le passage mais exige de Dieu tel ou tel chose.

Cela nous apprend que la charité est pour le temps présent. :oui:

Fraternellement :coeur:

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Pardonner pour être pardonné

Message non lupar etienne lorant » mar. 21 mars 2017, 11:45

Le mardi de la 3e semaine de Carême

Livre de Daniel 3,25.34-43.
Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. (...) Il n’est plus, en ce temps, de lieu où t’offrir nos prémices pour obtenir ta miséricorde. Mais, avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers. Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ?» Jésus lui répondit: « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

© AELF, Paris

Combien de fois avons-nous pardonné réellement à des personnes qui nous sont proches mais qui nous ont déçus, qui nous ont menti, qui n'ont pas voulu nous écouter ou qui nous ont blessés par leur jugement ? Les dettes dont Jésus parle dans la parabole ne sont évidemment pas constituées de sommes d'argent non remboursées.

Ces dettes sont constituées de manquements au pardon. Il nous est demandé aujourd'hui de changer d'attitude envers celles et ceux qui nous ont causé du tort par leurs jugements, leurs paroles ou leurs actes.

C'est bien dans nos cœurs que les reproches sont bien gardés. Ils sont comme autant de pièces dans un coffre et les coffres sont, bien sur, lourds et difficiles difficiles à ouvrir ou à déplacer !

A l'occasion de cette Pâques, nombreux les fidèles qui n'auront pas l'occasion de se rendre dans des paroisses éloignées pour y recevoir le sacrement de réconciliation. Eh bien, a déclaré notre prêtre, à défaut d'une confession "en bonne et due forme", il faut faire en sorte de laver nos cœurs de toutes sortes de vieilles rancunes en nous. Souvenons-nous de la prière donnée par Jésus: "Pardonne-nous nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés".

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar Cinci » mer. 22 mars 2017, 21:18

Trinité,

Dans le cadre de l'historiette : le "mauvais riche" se trouve tout simplement au séjour des morts. Il se trouve dans le schéol des Hébreux. La réponse ici n'est ni l'enfer ni le purgatoire mais le schéol. Moralité? Les Écritures n'ont pas pu sauver le mauvais riche, comme les Écritures seraient bien impuissantes ensuite à le sortir de cette fâcheuse position.

- On demande un messie. Qui connaît le messie? Quelqu'un a vu le messie? Nous avons un riche qui est mal pris et qui est prisonnier dans son puits. Qui pourrait l'aider? le père Abraham ne peut rien faire.

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Aimer comme nous sommes aimés

Message non lupar etienne lorant » ven. 24 mars 2017, 11:31

Le vendredi de la 3e semaine de Carême

Livre d'Osée 14,2-10.
Ainsi parle le Seigneur: Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu; car tu t’es effondré par suite de tes fautes.  Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles: « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. (...) Voici la réponse du Seigneur: Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban. Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban. Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban. Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits: les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent. ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ?» Jésus lui fit cette réponse:«Voici le premier:‘Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’ Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.» Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai: Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices.» Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Cy Aelf, Paris

Ce scribe est venu interroger Jésus non pas pour le mettre à l'épreuve, mais pour recevoir une confirmation de son propre cheminement. Il connaissait ce qui figure en partie dans le Deutéronome et dans Lévitique. En effet, le tout premier commandement de l'amour de Dieu ne peut se vérifier que dans l'amour du prochain. Quiconque aime réellement ne peut manifester son amour qu'en passant par son prochain.  

Or, ce n'est pas quelque chose de simple, d'inné, d'aimer son prochain!  Car l'homme est prompt à émettre des jugements sur son prochain, à l'évaluer en rapport avec lui-même - et il est tellement simple de percevoir les défauts plus que les qualités !  

Jésus ira encore plus loin lorsqu'il s'écriera (en saint Matthieu) : - "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.…"

Ainsi, l'amour de Dieu ne peut se vérifier que dans l'amour du prochain, quel qu'il soit, fût-il même un persécuteur, parce que Dieu aime tous les hommes y compris ceux qui font le mal. Si quelqu'un parmi nous est capable d'abandonner tout projet de revanche envers quelqu'un qui l'a blessé, celui-là est proche de Dieu.

Notre monde - de notre temps - est secoué par de terribles et affreuses manifestations de haine.  Mais, a conclu notre prêtre, si nous voulons contribuer à l'édification du Royaume, ce sera en manifestant que nous pouvons aimer comme Dieu aime... c'est-à-dire jusqu'au don intégral de soi pour l'amour de Dieu.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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Fête de l'Annonciation

Message non lupar etienne lorant » sam. 25 mars 2017, 11:27

Livre d'Isaïe 7,10-14.8,10b.
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Frères, il est impossible que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit: ‘Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché; alors, j’ai dit: Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi.» À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors: « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin.» Marie dit à l’ange: «Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.


On ne peut bien saisir l'événement de l'Annonciation qu'en remontant aux premières pages de la Bible, quant Adam et Ève furent chassés de l'Eden pour avoir goûter du fruit de la connaissance du bien et du mal. Car en vérité, par la conception virginale, notre Dieu a offert un commencement nouveau à toute l'humanité.

C'est bien en ceci que nous sommes touchés: en Marie, nous avons accès à une sainteté de vie que tous les actes de repentance, de jeûnes et de privations, ne sauraient nous conférer. Mais il suffit que nous prenions cette résolution d'abandon de confiance en Dieu, avec lequel nous sommes déjà réconciliés le baptême.

Le baptême est bien une nouvelle naissance et c'est un baptême qui se reproduit sans cesse dans nos vies de croyants. C'est d'une  conversion qu'il s'agit - et d'une conversion qui se reproduit sans cesse dans tous les événements de nos vies.

Bien sûr, cela ne se saisit pas tout de suite. Mais tous les fidèles qui ont commencé un jour de prier leur chapelet finissent par emporter partout un chapelet.  Les incroyants parleront de "bigoterie", mais quant à nous, nous continuons de prier, en tout temps et en toute occasion, car c'est une prière d'abandon de confiance dans le Seigneur.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Guaérison d'un paralytique

Message non lupar etienne lorant » mar. 28 mars 2017, 10:39

Le mardi de la 4e semaine de Carême

Livre d'Ézéchiel 47,1-9.12.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux. En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. [...] Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »  Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche.»  Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua: « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard et marche !”» Ils ’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? » Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : «Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.



Les textes de ce jour nous parlent de l'eau comme du bien primordial entre tous. Un homme pourrait bien s'abstenir de nourriture durant quarante jours, mais il ne peut certes pas faire de même avec l'eau !  Notre corps est constitué de 90% d'eau et tous les malheureux qui ont choisi de s'immoler par le feu - la plupart en signe de de révolte absolue - souffrent affreusement d'avoir ignoré ce "détail" sans pour autant mourir !... L'eau, c'est la vie, et c'est aussi la source de multiples formes de vie. Notre prêtre nous a rappelé la richesse de cet élément naturel - Il n'est guère étonnant que les enfants soient symboliquement plongés dans l'eau du baptême, en signe de purification.

Cette eau se retrouve bouillonnante dans la piscine de Bethzatha et c'est à cet endroit que, pour la première fois dans cette montée vers Pâques, Jésus va se trouver mis en accusation pour avoir "travaillé" un jour de Sabbat...  Mais  à l'origine, le dessein de Dieu pour le jour du sabbat, c'est que l'homme se repose et qu'il se rappelle combien Dieu est miséricordieux. Et dès lors, comment un acte de miséricorde peut-il donc se retrouver sanctionné spécialement ce jour-là ?  Comment peut-on être assez faux pour ne pas se réjouir de voir se relever un homme qui était paralysé sur un brancard durant trente-huit ans !  Tout au contraire, combien grande devrait être la joie, en ce jour consacré à Dieu, de voir un paralytique porter le brancard-de-douleurs qui l'avait porté, lui, durant tant d'années ?

Que nos vies soient donc renouvelées dans la joie le jour de Pâques !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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