Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar etienne lorant » mar. 26 sept. 2017, 11:29

Bonjour Etienne
je n'avais jamais fait attention à ce point : selon le Christ lui-même, c'est la mise en pratique qui fonde la doctrine, et non l'inverse. C'est très intéressant, je trouve.
En effet, un homme peut d'abord avoir construit sur le sable puis et étant donné la débâcle, s'est mis à rechercher des assises plus solides. Dieu merci qui nous invite à ne pas désespérer : "Cent fois sur le métier remets ton ouvrage !

Merci d'avoir répondu de ce t aspect "dynamique" de la grâce divine !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La miséricorde divine demeure sur nous

Message non lupar etienne lorant » mer. 27 sept. 2017, 10:46

Le mercredi de la 25e semaine du temps ordinaire

Livre d'Esdras 9,5-9.
Depuis les jours de nos pères et aujourd’hui encore, grande est notre offense : c’est à cause de nos fautes que nous avons été livrés, nous, nos rois et nos prêtres, aux mains des rois étrangers, à l’épée, à la captivité, au pillage et à la honte, qui nous accablent encore aujourd’hui. Or, voici la pitié du Seigneur notre Dieu a laissé subsister pour nous des rescapés et nous a permis de nous fixer en son lieu saint; ainsi, notre Dieu a fait briller nos yeux, il nous a rendu vie dans notre servitude. Car nous sommes asservis; mais notre Dieu ne nous a pas abandonnés: il nous a concilié la faveur des rois de Perse, il nous a rendu la vie, pour que nous puissions restaurer la Maison de notre Dieu et relever ses ruines, afin d’avoir un abri solide en Juda et à Jérusalem. »

Livre de Tobie 13,2.3-4ab.4cde.7.8ab.8cde.
C’est lui qui châtie et prend pitié,
qui fait descendre aux profondeurs des enfers
et retire de la grande perdition :
nul n’échappe à sa main
.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,1-6.
En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : «Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.  Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. »
Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.



Cy Aelf, Paris



En des temps où les juifs captifs à Babylone ne croyaient plus à une intervention divine - la captivité à Babylone dura tout de même deux siècles ! - c'est un roi païen que Dieu a suscité pour libérer son peuple, l'assister de toutes sortes de manière, reconstruire le temple de Jérusalem et poursuivre dans le dessein de l'Alliance.

C'est dire que Dieu ne renonce jamais et que tout temps, le fidèle ne doit jamais se laisser aller au scepticisme. C'est ce thème que développent les lectures d'aujourd'hui. En des temps de détresse, a dit notre prêtre, même les fidèles font un pas en arrière. Il y a près de deux années que le nombre de fidèles à la messe du matin n'a cessé de baisser, a-t-il fait remarquer. (Et c'est bien exact: depuis le début de cette année, nous ne sommes plus que cinq  à  commencer nos journées de travail par une Eucharistie ...  Les catholiques, comme une foule de non-croyants cherchent d'autres façons de sauvegarder leur train de vie.

Le Seigneur nous aurait-il abandonnés ?  Il est tout de même étonnant que des baptisés s'écartent des églises et des sacrements, tandis même les temps nous sont plus pénibles qu'autrefois. Mais en ce qui concerne Dieu, non Il ne renonce pas.  Quand bien-même les juifs refusent de reconnaître Jésus, peu importe, c'est-à-de simples pécheurs que Jésus confie l'oeuvre de la miséricorde,  en leur donnant ses pouvoirs de guérison avec le langage et l'inspiration nécessaire pour annoncer à tous que le Royaume est tout proche de nous. Confiance, donc !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

Aldous
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Re: La miséricorde divine demeure sur nous

Message non lupar Aldous » mer. 27 sept. 2017, 12:10



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,1-6.
En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : «Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.  Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. »
Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

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Cy Aelf, Paris



Les catholiques, comme une foule de non-croyants cherchent d'autres façons de sauvegarder leur train de vie.

... Il est tout de même étonnant que des baptisés s'écartent des églises et des sacrements, tandis même les temps nous sont plus pénibles qu'autrefois.
Bonjour,
On peut s'interroger si la désertion des églises est le fait de vouloir sauvegarder un train de vie, on peut s'interroger si les temps nous sont plus pénibles qu'autrefois (la durée moyenne de la vie est bien plus élevée qu'au moyen-âge par exemple).
Que les fidèles quittent les églises: peut-on envisager que ce serait à cause justement que les ministres de l'Eglise ont perdu leur pouvoir de guérison (celui dont nous parle l'Evangile d'aujourd'hui)?
J'entends par pouvoir de guérison transmettre une parole spirituelle qui agisse vraiment sur la vie des fidèles, transforme leur vie.
A mon sens les églises sont désertées parce que les fidèles (non pas veulent sauvegarder leur train de vie) mais veulent une spiritualité qui leur parle, qui leur soit compréhensible et efficace (ce que dans un langage ancien on appelait "chasser les démons").

, c'est-à-de simples pécheurs que Jésus confie l'oeuvre de la miséricorde, en leur donnant ses pouvoirs de guérison avec le langage et l'inspiration nécessaire pour annoncer à tous que le Royaume est tout proche de nous. Confiance, donc !

A mon sens comme je viens de le dire les simples pécheurs en question (ceux d'aujourd'hui, les pécheurs/prêcheurs d'aujourd'hui) ont malheureusement perdu tout pouvoir de guérison. C'est pour cela que les fidèles désertent... Parce que ils (les simples pécheurs en question) parlent par exemple d'un Royaume à venir, alors qu'il est là au présent.
Le Royaume n'est pas tout proche de nous dans une dimension temporelle comme dire "il va venir demain", non il est là maintenant au milieu de nous, en nous par un changement de conscience, de regard instantané: il n'y a qu'un moment de la réalité où Dieu est là au milieu de nous, c'est maintenant. Et il sera là aussi demain quand nous vivrons demain comme le maintenant que nous vivons aujourd'hui.
La clef d'une spiritualité qui guérit ce n'est pas de nous "bassiner" (si je peux me permettre cette expression) tout le temps avec une vie future à venir, c'est de nous immerger dans le moment présent ( Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car demain aura soin de lui-même...)
"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre." Blaise Pascal

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Entre ennui et vaines satisfactions

Message non lupar etienne lorant » jeu. 28 sept. 2017, 11:15

Livre d'Aggée 1,1-8.
La deuxième année du règne de Darius, le premier jour du sixième mois, la parole du Seigneur fut adressée, par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète, à Zorobabel fils de Salathiel, gouverneur de Juda, et à Josué fils de Josédeq, le grand prêtre: Ainsi parle le Seigneur de l’univers: Ces gens-là disent : «Le temps n’est pas encore venu de rebâtir la Maison du Seigneur !» Or, voilà ce que dit le Seigneur par l’intermédiaire d’Aggée, le prophète: Et pour vous, est-ce bien le temps d’être installés dans vos maisons luxueuses, alors que ma Maison est en ruine?  Et maintenant, ainsi parle le Seigneur de l’univers: Rendez votre cœur attentif à vos chemins: Vous avez semé beaucoup, mais récolté peu; vous mangez, mais sans être rassasiés; vous buvez, mais sans être désaltérés; vous vous habillez, mais vous avez froid et le salarié met son salaire dans une bourse trouée. Ainsi parle le Seigneur de l’univers: Rendez votre cœur attentif à vos chemins: Allez dans la montagne, rapportez du bois pour rebâtir la maison de Dieu. Je prendrai plaisir à y demeurer, et j’y serai glorifié – déclare le Seigneur.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,7-9.
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : «Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.




Comme les hommes sont souvent oublieux des grâces qu'ils ont obtenues après s'être plaint longuement !  Car aussitôt que nous avons reçu ce que nous cherchions, presque aussitôt, nous désirons autre chose. Tels nous sommes, tels furent les juifs rentrés sur leur terre. Leur reconnaissance est de courte durée - et tous les dons octroyés par Cyrus pour rebâtir le temple, servent d'abord à construire d'agréables résidences... n'est-ce pas notre penchant à nous aussi ?  Mais le résultat ne tarde pas à se faire sentir: on est rassasié, mais on a encore faim, on boit mais on n'est pas désaltéré, on prend de belles parures mais on a le cœur froid on travaille mais avec peu de réussite.  Les juifs rentrés sur leur terre se remettent nouveau
à vivre selon les modes qu'ils voient pratiquées par les autres peuples...

Hérode est du nombre. Il est avide de nouveautés et cherche à rencontrer Jésus. Est-ce qu'il en sente le besoin ? Certes non ! Mais comme il écoutait les reproches de Jean (dont il ne faisait aucun cas), il se demande si Jésus ne pourrait pas le distraire de l'ennui de certaines journées au palais, entre deux orgies... On se lasse si vite lorsqu'on peut tout s'offrir !   Les lectures de ce jour nous touchent dans nos insatisfactions et nos distractions, lesquelles nous apportent que des plaisirs dont on se lasse très vite.

Mais heureux qui entend la Parole et la met en pratique : en cela, on se fait le sujet de la joie parfaite, qui ne passe pas et nous rassasie pleinement...

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Fête des saint s anges et archanges

Message non lupar etienne lorant » ven. 29 sept. 2017, 10:38

Livre de Daniel 7,9-10.13-14. 
La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais: des trônes furent disposés,t un Vieillard prit place; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de laine immaculée; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres. Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51. 
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet: «Voici vraiment un Israélite: il n’y a pas de ruse en lui. Nathanaël lui demande: « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond: «Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.» Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu! C’est toi le roi d’Israël !» Jésus reprend: «Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore.» Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »


La vision de Daniel nous confirme, si besoin en était, que le Royaume des cieux n'est certes pas vide; on pourrait dire, bien au contraire qu'il grouille de vie ! Mais il ne s'agit pas d'un grand désordre non plus; aucune bousculade, nulle trompette pour annoncer qui vient ou qui repart: combien de temps entre l'idée qui vient à l'esprit et sa concrétisation; tout se règle à l'instant, sans bruit, sans parole, nulle encombre. Voici qui est livré à notre contemplation. Tel est le mouvement des créatures célestes: il est instantané.

A cet égard, le choix de l’Évangile du jour est remarquable. Il signifie que Jésus sait tout ce qui se passe autour de lui à l'instant même où cela se produit. Combien de gouvernements rêveraient d'un tel service de renseignements ! Et ce n'est pas seulement les faits présents que cela concerne. Jésus peut répéter de Nathanaël le mouvement d'idées qui l'a convaincu d'aller à la rencontre de Jésus.

Extraordinaire ! Quelle service de renseignements ne rêve-t-il pas d'une telle efficacité !
Cependant, et c'est la remarque qui convient, ce prodige de l'information instantanée - et même "anticipative" puisque le Seigneur a même rapporté à Pierre qu'il le trahirait par trois fois...Mais on peut se poser la question: s'il en est ainsi, quelle est donc notre liberté, si tout est connu d'avance ? Rendons grâce au Père, au Fils et au Saint-Esprit, car les mêmes informations instantanées nous incitent, comme pour Nathanaël à devenir témoin de Jésus-Christ. Alléluia !



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Ingratitude, imprudence et légèreté...

Message non lupar etienne lorant » sam. 30 sept. 2017, 17:04

Le samedi de la 25e semaine du temps ordinaire

Livre de Zacharie 2,5-9.14-15a.
Moi, Zacharie, je levai les yeux et voici ce que j’ai vu: un homme qui tenait à la main une chaîne d’arpenteur. Je lui demandai: «Où vas-tu ?» Il dit: «Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur.» L’ange qui me parlait était en train de sortir, lorsqu’un autre ange sortit le rejoindre et lui dit: «Cours, et dis à ce jeune homme: Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d’hommes et de bétail qui la peupleront. Quant à moi, je serai pour elle une muraille de feu qui l’entoure, et je serai sa gloire au milieu d’elle. Chante et réjouis-toi, fille de Sion; voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi – oracle du Seigneur. Ce jour-là, des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur; elles seront pour moi un peuple, et j’habiterai au milieu de toi. Alors tu sauras que le Seigneur de l’univers m’a envoyé vers toi. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43b-45.
En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples: «Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant: le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes.» Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.



La première lecture est remplie d'optimisme quant à l'avenir de Jérusalem, mais cette réjouissance doit être tempérée du fait que le temple n'a toujours pas été reconstruit. Où sont passés les présents de toutes sortes de Cyrus destinés à la reconstruction du temple de Jérusalem ?  Cette absence de gratitude porte déjà comme un germe de futurs dommages et de nouvelles persécutions...

L’Évangile du jour confirme cette sorte d'aveuglement volontaire des hommes lorsqu'ils reportent à plus tard ce qui devrait se faire dans l'instant ou sans tarder.  Cette attitude que l'on pourrait appeler "mémoire sélective" touche tout aussi bien les disciples de Jésus, qui n'ont aucune envie d’apprendre ce qu'il adviendra de Jésus lorsque les autorités du temple du temple de Jérusalem décideront de le faire condamner à mort par les Romains.

La leçon des lectures de ce jour, c'est bien que que nous devons "veiller en tout temps", et notre époque manque certes pas de choix de veille, de prière et de prudence !

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Dernière édition par etienne lorant le jeu. 12 oct. 2017, 16:58, édité 1 fois.
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Fête des Saints Anges Gardiens

Message non lupar etienne lorant » lun. 02 oct. 2017, 10:23

Livre de l'Exode 23,20-23a.
«Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas: il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon nom est en lui. Mais si tu écoutes parfaitement sa voix, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l’ennemi de tes ennemis, et l’adversaire de tes adversaires. Mon ange marchera devant toi.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ?» Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.


Selon les cultures, cette fête des anges est célébrée avec plus ou moins d'ardeur. Ce sont des esprits purs qui veillent sur chacun de nous, en tout temps. Ils nous envoient en toute occasion des intuitions qu'il nous suffit de suivre afin que nous échappions aux dangers qui nous menacent, ils nous incitent à bien agir en tout temps, à nous détourner de tout le mal qui peut qui cherche à nous corrompre, à nous faire dériver du bon chemin; ils nous envoient des encouragements, des incitations, mais encore: des paroles de réconfort, de beaux sourires, une ouverture plus large de l'esprit, des acceptations moins pénibles durant les maladies - une foule de pensées et de bonnes idées dont nous sommes fiers ... nous ont été "induites" d'une façon ou d'une autre.

Un exemple "direct" m'en est venu dans un demi-sommeil. Je réfléchissais sur la façon de mieux me servir du réseau Internet. Si le web fonctionne d'une façon mécanique, en répondant mécaniquement à nos demandes sur nos moteurs de recherches, nous pouvons également l'humaniser de manière positive. Changer d'image d'accueil, veiller à la qualité de nos recherches - ou bien encore, comme c'est le cas à l'instant, nous en servir pour humaniser et pourquoi pas: sanctifier nos recherches. Ne sommes-nous pas tentés de vouloir "tout trouver" sur le Web ? Restons vigilants : nous savons bien qu'il existe des sites qui peuvent heurter voire endommager nos sensibilités personnelles. Je crois savoir qu'il y a un "internet profond" où tout se pratique dans la corruption du cœur et de l'esprit..

Notre prêtre, quant à lui, à critiquer les "devoirs de mémoire", un peu comme si recompter les millions de morts des guerres mondiales nous permettrait d'éviter d'autres guerres... "Plus jamais çà ? Mais "çà" n'a jamais cessé dans le monde. Nos anges nous incitent à une conversion continue !!!




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Dernière édition par etienne lorant le ven. 06 oct. 2017, 19:51, édité 1 fois.
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Universalité du dessein de Dieu

Message non lupar etienne lorant » mar. 03 oct. 2017, 10:39

Le mardi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Zacharie 8,20-23.
Oracle du Seigneur: Voici que, de nouveau, des peuples afflueront, des habitants de nombreuses villes. Les habitants d’une ville iront dans une autre ville et diront : « Allons apaiser la face du Seigneur, allons chercher le Seigneur de l’univers ! Quant à moi, j’y vais. » Des peuples nombreux et des nations puissantes viendront à Jérusalem chercher le Seigneur de l’univers et apaiser sa face. Ainsi parle le Seigneur de l’univers : En ces jours-là, dix hommes de toute langue et de toute nation saisiront un Juif par son vêtement et lui diront : « Nous voulons aller avec vous, car nous avons appris que Dieu est avec vous. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,51-56.
Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ?» Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village.



Je dois bien reconnaître que je ne me souvenais pas de ce passage du Livre de Zacharie et je me réjousi car, si l'on relie bien cette lecture à l’Évangile, on découvre que, depuis l'adhésion sans réserve du roi Cyrus au projet du "Dieu-des-juifs", la conversion de tous les peuples est en marche.

Ainsi, dans l’évangile de ce jour, ce n'est pas du renvoi des disciples en tant que messagers de Jésus qui pose problème, mais c'est le fait qu'ils se rendent à Jérusalem. Les Samaritains ne prétendaient pas pratiquer leur foi dans le temple, mais dans la "montagne sainte". À l’époque de Jésus, c’est bien au temple de Jérusalem que les Juifs venaient offrir leurs sacrifices à Yahvé. Le temple de Jérusalem était érigé sur le mont Moriyya, là où aurait eu lieu le sacrifice d’Abraham (Gn 22,1-18), et il était considéré par l’ensemble des Juifs comme le seul lieu de culte légitime. Mais pour les Samaritains le vrai mont sacré était le mont Garizim. Cette communauté existe encore aujourd'hui.

Jésus a bel et bien réprimandé ses disciples, car leur réaction est typique de l'Ancienne Alliance et de ses brutalités.

Le lien qui suit présente la communauté des Samaritains toujours bien vivante aujourd'hui

http://www.interbible.org/interBible/ca ... 70302.html


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De retour de Babylone

Message non lupar etienne lorant » mer. 04 oct. 2017, 11:27

Le mercredi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Néhémie 2,1-8.
Moi, Néhémie, j'étais alors échanson du roi. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au mois de Nissane, je présentai le vin et l’offris au roi. Je n’avais jamais montré de tristesse devant lui, mais ce jour-là, le roi me dit: « Pourquoi ce visage triste? Tu n’es pourtant pas malade ! Tu as donc du chagrin ?» Rempli de crainte, je répondis:  «Que le roi vive toujours! Comment n’aurais-je pas l’air triste, quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée!  Le roi me dit alors:  Que veux-tu  me demander ?» Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi: «Si tel est le bon plaisir du roi, et si tu es satisfait de ton serviteur, laisse-moi aller en Juda, dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai.» Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda: «Combien de temps durera ton voyage? Quand reviendras-tu?» Je lui indiquai une date qu’il approuva, et il m’autorisa à partir. Je dis encore: «Si tel est le bon plaisir du roi, qu’on me donne des lettres pour les  gouverneurs de la province qui est à l’ouest de l’Euphrate, afin qu’ils facilitent mon passage jusqu’en Juda; et aussi une lettre pour Asaph, l’inspecteur des forêts royales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle qui protégera la Maison de Dieu, le rempart de la ville, et la maison où je vais m’installer. » Le roi me l’accorda, car la main bienfaisante de mon Dieu était sur moi.

Psaume 137(136),1-2.3.4-5.6.
Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,57-62.
En cours, en cours de route, un homme dit à Jésus  « Je te suivrai partout où tu iras.»  Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête.» Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père.» Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison.» Jésus lui répondit : «Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »


Le point sur lequel se rencontrent les lectures du jour, c'est le caractère définitif de nos choix. Dans un premier temps, lorsque Néhémie s'adresse au roi Artaxerxès, il ne  s'agit que de la peine d'un homme exilé loin de son pays et devenu esclave. Mais l'amitié qui les lie l'un à l'autre va permettre de mettre fin à cette situation et non seulement cela, mais aussi la reconstruction du temple. L'un n'était que l'esclave de l'autre, mais leur amitié permet d’abolir cet état de choses.  Ils ne se reverront plus mais tous les deux auront grandi en humanité. Ne dirait-on pas que c'est l'éclosion du printemps après un long hiver ?

Pour suivre Jésus, il nous faut tout autant faire des choix définitifs que l'amour du Seigneur rendra possible. Des retours en arrière, sur le passé, pourraient bien faire de ded nous s statues de sel, comme ce fut le cas pour la femme de Lot, qui se retourna vers la ville où elle avait vécu. Tergiverser en soi-même ne sert de rien - mais c'est plutôt entrer en tentation ! Il y a un temps pour tout et un temps pour tout et un temps pour tout et un temps  pour chaque chose, comme le dit encore l'Ecclésiaste.

A partir du jour où nous avons choisi de fonder notre vie sur la foi en Jésus-Christ, nous ne pouvons pas nous permettre de garder nos "vieilles bonnes habitudes".  Mais de cette "brisure" envers "bon vieux temps" nous renvoie à l'esprit d'enfance - cet esprit d'aventures magnifiques qui nous faisaient courir dans le vent jusqu'en plein hiver - car la Joie tient chaud!

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Eucharistie : source de force et de joie plénière

Message non lupar etienne lorant » jeu. 05 oct. 2017, 13:23

Le jeudi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Néhémie 8,1-4a.5-6.7b-12. 
En ces jours-là, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la porte des Eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait prescrite à Israël. Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois. Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre: tout le peuple écoutait la lecture de la Loi. Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Les lévites, expliquaient la Loi au peuple, pendant que le peuple demeurait debout sur place. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! » Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n’avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu’on leur avait fait entendre.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12. 
En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. 
Il leur dit: « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” »Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites: “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville. »



Pourquoi la restauration du Temple à Jérusalem est-elle mise en parallèle avec l'envoi des disciples et les recommandation données par le Seigneur aux apôtres qu'il envoie pour commencer de prêcher ?  On pourrait bien y voir un contraste entre ancien et nouveau testament et conclure - mais un peu vite -  que l'ancienne Alliance est supplantée par la nouvelle. Or, elle ne l'est pas.  L'attitude religieuse correcte, sa pratique pleine et entière doit comprendre aussi bien le culte et les sacrements que la mise en oeuvre en toutes les circonstances de la vie en communauté.

Pour ma part, en écoutant l'homélie de ce matin, je me suis souvenu des messes dans l'ancien couvent des soeurs Clarisses à Tournai. Chaque lundi, premier jours de la semaine, 
nous nous placions dans les stalles, chacune d'elle placée de manière que le regard de tous était dirigé vers l'autel en contre-bas.  Le lundi, les sœurs entonnaient, à deux voix, le 
Veni Creator Spiritu sans instrument de musique, mais "A capela". Les Clarisses étaient surprenante de justesse pour associer "voix hautes" et "voix basses", de telle sorte qu'à l'arrivée du prêtre, nous étions tous plongés dans un profond recueillement:  le monde extérieur n'existait plus, on avait le sentiment de la présence du Seigneur parmi nous. Puis arrivait le prêtre - et nous étions prêts, parfaitement recueillis, le cœur et l'esprit ouvert à la Parole.  Inutile de dire qu'à la fermeture de cette chapelle, nous avons eu quelques regrets!

Mais l'essentiel est bien de recevoir, d'avoir puisé, dans le sacrement des forces de Joie pour retourner "dans le monde" et mettre en oeuvre les grâces reçues afin d’être pleinement vivant pour vivre cette journée en témoignant - par la Joie reçue - que le Royaume des Cieux et bien "au milieu de nous"...


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Qui seront les vainqueurs de la course ?

Message non lupar etienne lorant » ven. 06 oct. 2017, 11:30

Le vendredi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Baruch 1,15-22.
Au Seigneur notre Dieu appartient la justice, mais à nous la honte sur le visage comme on le voit aujourd'hui: honte pour l’homme de Juda et les habitants de Jérusalem, pour nos rois et nos chefs, pour nos prêtres, nos prophètes et nos pères; oui, nous avons péché contre le Seigneur, nous lui avons désobéi, nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, qui nous disait de suivre les préceptes que le Seigneur nous avait mis sous les yeux. Depuis le jour où le Seigneur a fait sortir nos pères du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, nous n’avons pas cessé de désobéir au Seigneur notre Dieu. Aussi, comme on le voit aujourd’hui, le malheur s’est attaché à nous, avec la malédiction que le Seigneur avait fait prononcer par son serviteur Moïse, au jour où il a fait sortir nos pères du pays d’Égypte pour nous donner une terre ruisselant de lait et de miel. Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu, à travers toutes les paroles des prophètes qu’il nous envoyait. Chacun de nous, selon la pensée de son cœur mauvais, est allé servir d’autres dieux et faire ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait: « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel? Non! Jusqu’au séjour des morts tu descendras!  Celui qui vous écoute m’écoute et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé.




Il y a de nombreuses façons d'être  en relation avec le Seigneur. je ne puis parler que de moi-même, car si j'établissais des comparaisons sur base de ce que j'ai vu faire par d'autres, je commencerais de juger - en mal autant qu'en bien. C'est pourtant ainsi que les hommes jugent le plus souvent. La régularité à la messe et la pratique des sacrements ne disent rien de ce que telle personne a vécu, ni comment elle vit. Si je continue d'assister chaque jour à l'Eucharistie, cela ne veut rien dire si, une fois une fois rentré au boulot, je me mets à critiquer le travail d'un collègue -lequel, dans la plus part des cas, aurait seulement besoin de quelques conseils pour progresser. L' Ite Missa Est est un véritable renvoi: "Allez ! Car ces sur vos bonnes et aussi sur vos mauvaises  actions que vous serez jugés!

Il en est de même pour Capharnaüm et des autres lieux où Jésus a séjourné : si les habitants de ces lieux s'imaginent qu'ils ont été choisis, élus parmi tous... ils se trompent tout à fait. Le prophète Baruch dit exactement la même chose:  Depuis le jour où le Seigneur a fait sortir nos pères du pays d’Égypte jusqu’à ce jour, nous n’avons pas cessé de désobéir au Seigneur notre Dieu. Aussi, comme on le voit aujourd’hui, le malheur s’est attaché à nous, avec la malédiction que le Seigneur avait fait prononcer par son serviteur Moïse

Le vainqueur n'est pas celui qui a le meilleur entraîneur, mais c'et celui qui passe le premier à l'arrivée !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Combien de Jonas parmi nous ?

Message non lupar etienne lorant » lun. 09 oct. 2017, 17:38

Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire

Livre de Jonas 1,1-16.2,1.11.
La parole du Seigneur fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï: «Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, et proclame que sa méchanceté est montée jusqu’à moi.»  Jonas se leva, mais pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu à Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et s’embarqua pour s’y rendre, loin de la face du Seigneur. Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il s’éleva une grande tempête, au point que le navire menaçait de se briser. Les matelots prirent peur ; ils crièrent chacun vers son dieu et, pour s’alléger, lancèrent la cargaison à la mer. Or, Jonas était descendu dans la cale du navire, il s’était couché et dormait d’un sommeil mystérieux. Le capitaine alla le trouver et lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu dors ? Lève-toi ! Invoque ton dieu. Peut-être que ce dieu s’occupera de nous pour nous empêcher de périr.» Et les matelots se disaient entre eux: «Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur.» Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas. Ils lui demandèrent : « Dis-nous donc d’où nous vient ce malheur. Quel est ton métier ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu? » Jonas leur répondit : « Je suis Hébreu, moi; je crains le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme.» Les matelots furent saisis d’une grande peur et lui dirent : « Qu’est-ce que tu as fait là ? » Car ces hommes savaient, d’après ce qu’il leur avait dit, qu’il fuyait la face du Seigneur. Ils lui demandèrent  « Qu’est-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous ? » Car la mer était de plus en plus furieuse. Il leur répondit : « Prenez-moi, jetez-moi à la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, c’est à cause de moi que cette grande tempête vous assaille.» Les matelots ramèrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer était de plus en plus furieuse autour d’eux. Ils invoquèrent alors le Seigneur : « Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort d’un innocent, car toi, tu es le Seigneur : ce que tu as voulu, tu l’as fait. » Puis ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer. Alors la fureur de la mer tomba. Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagné de vœux. Le Seigneur donna l’ordre à un grand poisson d’engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.
Alors le Seigneur parla au poisson, et celui-ci rejeta Jonas sur la terre ferme.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda: « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu? » L’autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain? » Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant: “Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à votre  avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même.
»


Les textes de ce jour nous décrivent comment un commandement du Seigneur, somme toute clair et simple, se retrouve difficile à mettre en oeuvre du fait de nos manières de penser, d'estimer et de juger mais aussi du fait de notre manque de foi.  

De toute évidence, Jonas s'est estimé  totalement incompétent pour aller prêcher dans une ville étrangère et qui, d'ailleurs, est tellement grande qu'il est pratiquement impossible de mettre en oeuvre ce que Dieu demande.  Dès lors, on se détourne, on pense à autre chose, on fuit ainsi comme fit Jonas.  Pourtant, malgré la fuite, le souvenir demeure. On ne peut s'empêcher d'y revenir et il est bien possible qu'un jour ou l'autre, nous décidions de faire une petite tentative qui aille dans le sens de ce qui nous est demandé. Et quand, Jonas, tout à la fin, Jonas se met en marche dans les rues de Ninive, il suffit finalement que d'une journée d'annonce pour que toute la ville décide de changer de façon de vivre.

L’évangile du jour s'en prend de même aux façons de penser et d'estimer qui  encombrent la vie religieuse, de telle manière que l'on peut, finalement, avec de très bonnes raisons, éviter d'accomplir quelques gestes très simples de charité et de miséricorde. Ce Samaritain, détesté par les juifs du temple, agit selon cœur, il ne réfléchit pas, il fait. Voici qui devrait nous inciter à la confiance dans le Seigneur en toutes circonstances.





«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Un temps pour tout et un temps pour chaque chose

Message non lupar etienne lorant » mar. 10 oct. 2017, 10:34

Le mardi de la 27e semaine du temps ordinaire

Livre de Jonas 3,1-10.
La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas: «Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande; il fallait trois jours pour la traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant: « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite!» Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac. La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre. Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands: « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas. Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! » En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42.
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit: «Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.
»



La première lecture nous offre un éclairage nouveau sur la remarque adressée à Marthe - une remarque qui ne cesse de nous interpeller chaque année. Mais avec l'éclairage que nous apporte ici la réaction immédiate du peuple de Ninive, on saisit mieux ce que Jésus entend par "la meilleure part".

Pour ma part, je me suis ressouvenu d'une affreuse nuit de fièvre, quelque temps après le décès de mon père. Comme pour noyer mon chagrin, j'avais commencé de relancer mes affaires - il y a des hommes qui noient leur chagrin dans l'alcool - d'autres s'imaginent mieux faire en se lançant dans de multiples activités -lesquelles  demeurent une fuite de la réalité et d'un indispensable retour sur soi-même.

Et avec la fin de mon activité commerciale, à trois ans de l'âge légal de ma retraite, c'est l'agressivité d'un jeune contrôleur fiscal -couplée  à la fin de bail de mon emplacement commercial ... - qui m'a ouvert les yeux: dès  à présent, j'ai mieux à vivre !  E Il nous faut parfois semblables événements pour décider d'un changement d'attitude de vie. L’Évangile est bien une nouvelle pour nos vies.
Cette année, j'ai cessé d'être à la place de Marthe et je commence de contempler le temps qui passe avec le regard de Marie - ne nous laissons pas entraîner par toutes les nouveautés que le monde nous propose - c'est une bonne conclusion !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Ne pas juger. S'en remettre à la miséricorde divine

Message non lupar etienne lorant » mer. 11 oct. 2017, 10:17

Le mercredi de la 27e semaine du temps ordinaire

Livre de Jonas 4,1-11.
Quand il vit que Dieu pardonnait aux habitants de Ninive, Jonas trouva la chose très mauvaise et se mit en colère. Il fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, je l’avais bien dit lorsque j’étais encore dans mon pays ! C’est pour cela que je m’étais d’abord enfui à Tarsis. Je savais bien que tu es un Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment. Eh bien, Seigneur, prends ma vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre. » Le Seigneur lui dit : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère ? » Jonas sortit de Ninive et s’assit à l’est de la ville. Là, il fit une hutte et s’assit dessous, à l’ombre, pour voir ce qui allait arriver dans la ville. Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin. Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha. Au lever du soleil, Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ; Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. » Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? » Il répondit : « Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère jusqu’à souhaiter la mort. » Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t’a coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit, et en une nuit a disparu. Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d’animaux, il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ? »



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples.» Il leur dit   « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»



Après avoir manifesté sa Miséricorde au peuple vivant à Ninive, Dieu va donner une leçon de miséricorde à son petit prophète, afin qu'il comprenne, qu'il cesse de vouloir justice et châtiment, ce qui est tout à fait la manière humaine de régler tous les problèmes de manière radicale - en faisant la guerre, en tuant et en détruisant. Et Dieu Tout-Puissant, plutôt que frapper par la foudre un prophète révolté contre Lui, fait pousser un arbuste susceptible d'apaiser la colère. Mais aussitôt le ricin desséché, Jonas se laisse reprendre par des pensées vengeresses dissimulées sous des apparences de justice...

Le monde en notre époque ne réagit-il pas toujours dans le même sens, c'est-à-dire en condamnant et en frappant sans véritable discernement ?  Si fait : "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ", telle est la solution à tous les problèmes: on rase gratuit ! - tout en usurpant à Dieu le pouvoir de juger.  Tels sont les graves péchés que commettent avec une incroyable  légèreté les puissants de ce monde. Le socialisme russe sous Staline a  plus de vingt millions de morts... Ne disons rien du National Socialisme du caporal Hitler, du grand bon en avant de Mao-Tsé-Toung : jusqu'à quarante millions de morts - et combien d'autres régimes qui, tous, ont "Le progrès" en vue...

Le don de la prière du Notre Père a ceci d'exceptionnel qu'il laisse à Dieu ce qui Lui appartient:  "Que ta volonté soit faite", car seule l'accomplissement de la volonté divine nous sauveras du chaos...

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le chemin, la vérité, la vie

Message non lupar etienne lorant » jeu. 12 oct. 2017, 11:52

Le jeudi de la 27e semaine du temps ordinaire

Livre de Malachie 3,13-20a.  Ceux qui craignent le Seigneur s’exhortèrent mutuellement. Le Le Le Seigneur fut attentif et les écouta; un livre fut écrit devant lui pour en garder mémoire, en faveur de ceux qui le craignent et qui ont le souci de son nom. Le Seigneur de l’univers déclara: «Ils seront mon domaine particulier pour le jour que je prépare. Je serai indulgent envers eux, comme un homme est indulgent envers le fils qui le sert fidèlement. Vous verrez de nouveau qu’il y a une différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui refuse de le servir. Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, dit le Seigneur de l’univers, il ne leur laissera ni racine ni branche. Mais pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera: il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l'homme
qui  se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: «Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander: “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond: “Ne viens pas m’importuner! La porte est déjà fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis: même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.Moi, je vous dis: Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve; à qui frappe, on ouvrira.Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »


Il y a bien, parmi nous, des femmes et des hommes qui prient et qui sont prompts se à lever, été comme hiver, afin d'entendre des paroles de Vie ! Ce sont les plus heureux de tous, quand  bien même ils se sont levés et mis en marche sans bien saisir ce que ce choix leur apportera. Car toutes les questions qu'ils se posent trouveront en eux-mêmes des réponses bien assurées  et qui ne passent pas. Ils seront bien, pour le Seigneur un domaine particulier.

Dans un premier temps, cependant, le fidèle sera tenté de renoncer et cela pour deux raisons: la première est qu'il ne peut savoir jusqu’où cette démarche le conduira. De temps à autre, il sera tenté de "rebrousser chemin", d'autant plus que cette subtile démarche ne produit son fruit le meilleur qu'au fil du temps.  Oui, il nous semblera qu'il faut tambouriner à la porte du Royaume, et parfois nous plaindre, à la manière humaine, bien sûr, puisque nous fûmes ainsi faits. Alors, frappons, tambourinons, ayons l'âme à faire du tapage, n'hésitions pas, c'est ce que Jésus nous conseille aujourd'hui.

Le plus étonnant de tout, c'est que, sans que nous en rendre compte, par notre démarche si étrangère au temps qui passe, nous deviendrons - sans bien nous en rendre compte - et c'est bien ainsi - de vrais disciples, capables de guérir nos proches des poisons diffusés partout et qui ont pour but d'annihiler partout : la foi, l'espérance et la charité... Hauts les cœurs !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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