Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Aimer pour répondre à l'Amour

Message non lupar etienne lorant » mar. 11 oct. 2016, 15:36

Le lundi de la 28e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,22-24.26-27.31.5,1.
Frères, il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un né de la servante, et l’autre de la femme libre. Le fils de la servante a été engendré selon la chair ; celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu. Ces événements ont un sens symbolique : les deux femmes sont les deux Alliances. La première Alliance, celle du mont Sinaï, qui met au monde des enfants esclaves, c’est Agar, la servante. Tandis que la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle, notre mère. (...) Dès lors, frères, nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre. C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.»


Cy Aelf, Paris

Les textes de la Liturgie de ce jour ont beaucoup inspiré notre prêtre qui a partir de ces lectures a établi une distinction très nette entre deux formes de croyance en Dieu et deux types de pratique religieuse.

En effet, entre l'ancienne alliance - que l'apôtre Paul désigne comme étant celle de "la servante" - et la nouvelle alliance qui est celle de "la femme libre", il y eut, dès Abraham, une double descendance : celle de la soumission à la Loi - sur laquelle repose tout l'Ancien Testament; mais ensuite, remontant de "la femme libre", le Christ est venu pour instaurer la Nouvelle Alliance. Cette seconde alliance, la nôtre, se poursuit toujours.

Le don que le Christ a fait de lui-même a rétabli la liberté de la foi, telle qu'elle doit être: en effet, une religion établie en fonction de multiples règles obligatoires... finit par enfermer la relation à Dieu dans une forme de pharisaïsme contraire au dessein.

Puisqu'en vérité, chacun de nous le sait très bien : il n'y a pas d'amour sans liberté. Et Il n'y a pas non plus d'amitié sans liberté. Jésus rappelle que la conversion obtenue par Jonas, de la ville entière de Ninive, ne saurait procéder - devant Dieu, de la seule crainte du châtiment; de même, pourquoi la reine de Saba a-t-elle quitté son royaume - au risque de le perdre, évidemment - si sa motivation n'était pas de celles procédant d'un cœur ouvert ?

Notre prêtre a terminé en nous faisant valoir qu'une messe obligatoire chez les "lefebvristes" perd toute sa valeur devant Dieu aussitôt qu'on y vient sans l'amour du Christ mais par stricte obéissance...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

Mac
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lupar Mac » mar. 11 oct. 2016, 18:15

Bonjour Etienne, :)

Le texte est le même qu'hier. :zut:

Fraternellement. :coeur:

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Aimer, mais de l'amour de Dieu

Message non lupar etienne lorant » mer. 12 oct. 2016, 11:10

Le mercredi de la 28e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 5,18-25.
Frères, si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,
envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité,douceur et maîtrise de soi. En ces domaines, la Loi n’intervient pas. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises.Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,42-46.
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes,vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt.
»


Cy Aelf, Paris

A la condamnation par Jésus de la pratique superficielle de la foi, correspond bien une fausse adhésion au message de l’Évangile. En effet, si l’Évangile est parvenu à bouleverser le rapport des hommes à Dieu, ce n'est pas pour que l'homme se laisse entraîner à vivre selon ses goûts, ses instincts et ses passions. Les Galates semblent être tombés dans l'excès inverse; ils se sont servis du message chrétien
pour se détacher de toute morale et retomber ainsi dans un autre esclavage. Saint Paul réagit donc vigoureusement: la religion chrétienne n'est certes pas un retour au paganisme !

Bien au contraire, ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises. Comment donc faut-il vivre désormais ? Tout simplement en se laissant guider par l'Esprit. Mieux encore : il s'agit d'aimer en nous laissant guider par l'Esprit saint. Sur ce thème, j'ai toujours, bien vivant en moi, le souvenir des trois premières années qui ont suivi ma propre conversion. Tout était Joie dans le service rendu à autrui. Si c'est moins apparent aujourd'hui qu'autrefois - à mes propres yeux, afin que je ne me fixe pas dans la présomption d'avoir atteint le but.

Bien au contraire, la misère qui commence à s'étendre partout, avec de la violence et des menaces d'agression, m'oblige à me laisser entraîner par la foi, vers une manière de vivre et d'être qui serait entièrement soumise aux injonction de l'Esprit. "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" !

En fin de journée, hier, deux jeunes hommes sont entrés dans la boutique pour demander de l'argent. De la façon dont ils se riaient de moi, j'ai bien compris qu'il n'y avait pas de dialogue possible. Comme l'année passée, je vais donc travailler porte close, avec une alarme, et la (fausse) caméra de surveillance... Cela me cause une tristesse dont je dois absolument me détacher.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Notre assurance est dans le nom du Seigneur

Message non lupar etienne lorant » jeu. 13 oct. 2016, 16:11

Le jeudi de la 28e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,1-10.
Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être, pour lui, des fils adoptifs par Jésus, le Christ. Ainsi l’a voulu sa bonté, à la louange de gloire de sa grâce, la grâce qu’il nous donne dans le Fils bien-aimé. En lui, par son sang, nous avons la rédemption, le pardon de nos fautes. C’est la richesse de la grâce que Dieu a fait déborder jusqu’à nous en toute sagesse et intelligence. Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ : pour mener les temps à leur plénitude, récapituler toutes choses dans le Christ, celles du ciel et celles de la la terre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,47-54.
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. » Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Cy Aelp, Paris



"Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans l’amour."
Cette parole, nous a dit le prêtre, c'est à nous qu'elle s'adresse. Car l'époque que nous vivons est tout à fait comparable à celles qu'a vécu Jésus et les apôtres.

Nous croyons en Dieu, mais les hommes, de nouveau, comme en d'autres époques, ont replongé dans l'adoration du pouvoir, de la force et de la puissance. Tout cela nous conduit à des meurtres, des révoltes, des guerres, des systèmes autoritaires qui broient autant de coupables que d'innocents, de manière indifférenciée...

Comment donc vivre notre foi ? Mais en demeurant dans l'amour de Dieu, tout simplement. En y demeurant constamment, sans nous laissez troubler. Nous ne nous imaginons guère combien le plein engagement envers le Seigneur nous rend différents, souples, confiants, engagés dans un mouvement qui ne s'achève que dans la vie éternelle.

La parole, la résistance aux moqueries, les actes de miséricorde, tout nous sera donné le moment venu. La seule chose que nous devons éviter, c'est de prêter attention aux menaces en ce monde - puisque si nous demeurons dans la vérité, nous n'appartenons déjà plus à ce monde.

Ainsi que le déclare encore saint Paul dans l’Épitre aux Romains 8-39: "Ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur...

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Raviver en nous la foi de confiance

Message non lupar etienne lorant » sam. 15 oct. 2016, 9:48

Le samedi de la 28e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,15-23.
Frères, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles, je ne cesse pas de rendre grâce, quand je fais mémoire de vous dans mes prières :que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître. Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,
et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux. Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir. Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,8-12.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

Cy Aelf, Paris

Saint Paul se réjouit pour la communauté chrétienne d’Éphèse, qui a accueilli le message de l’Évangile avec joie et s'est empressée de le mettre en œuvre dans leur propre vie. Ils sont semblables à cet aveugle qui s'était précipité dans la direction d’où provenait son appel. Et dès le moment de sa guérison, il s'était mis à le suivre. La communauté d’Éphèse, a encore ajouté notre prêtre, est encore comparable à ce qu'il est advenu lors de l'évangélisation de l'Afrique.
Personne, à l'époque des missionnaires blancs, ne pouvait s'attendre à ce que, désormais, ce sont des prêtres issus d'Afrique noire, qui viennent en Occident "réveiller" notre foi qui est comme "engluée" dans des questions de pouvoir, d'argent et de politique.

Les disciples d’Éphèse ont véritablement accueilli le Sauveur dans leur vie, tandis que la plupart d'entre nous ont l'esprit encombré de multiples problèmes matériels de l'existence - et comme pour compenser, suivent de près les exploits des sportifs... Notre prêtre n'a pas hésité à comparer notre temps à celui du "Panem et Circenses": aussi longtemps que le peuple aura de quoi se nourrir et se distraire, le pouvoir n'aura rien à craindre du peuple.

Nous, les chrétiens de ce temps, nous qui nous laissons bouleverser par les périls, mais aussi par la crainte du manque, nous avons à nous convertir encore et encore. La peur du lendemain doit, dans nos âmes, céder la place à la seule vraie foi - qui est confiance toute abandonnée en Dieu.

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Se dépouiller de la terre en vue des cieux

Message non lupar etienne lorant » lun. 17 oct. 2016, 17:17

Le lundi de la 29e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10.
Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu. Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés. Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,13-21.
En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? » Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté. Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.” Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.” Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »


Cy Aelf, Paris

Les forces mauvaises de ce monde sont toujours à l’œuvre aujourd'hui et même plus que jamais, comme ont peut l'estimer par l'avalanche journalière de mauvaises nouvelles : catastrophes humanitaires, pertes d'emploi, meurtres crapuleux, trafic de drogues, manipulations génétiques, confusion des sexes, détournements de fonds, etc. Beaucoup de personnes, du moins celles qui ont été instruites d'un minimum de spiritualité, comprennent qu'il est temps de reconsidérer leurs propres vies sur d'autres bases que celles que le monde propose...

Le tout premier des pièges, Jésus le nomme, le dénonce et nous invite à à nous en détourner sans le moindre délai : "Gardez-vous bien de toute avidité". Mais que faut-il comprendre par avidité ? C'est le désir de biens dont nous n'avons nul besoin; c'est aussi le fait de consommer au-delà de nos besoins réels. Et c'est, encore - et essentiellement - désirer les biens d'En-Haut tout en gardant les biens d'en-bas. Un homme ou femme qui sont divisés dans leurs désirs, entre ciel et terre, finissent comme les statues. Les tièdes seront vomis !

Que signifie donc "être riche en vue de Dieu" ? C'est tout simplement le rejet des richesses de la terre, quelles qu'elles soient. Puisse donc notre désir rencontrer l'amour de Dieu qui nous anime !


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Fête de saint Luc, Evangéliste

Message non lupar etienne lorant » mar. 18 oct. 2016, 10:51

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,10-17b.
Bien-aimé, Démas m’a abandonné par amour de ce monde, et il est parti pour Thessalonique. Crescent est parti pour la Galatie, et Tite pour la Dalmatie. Luc est seul avec moi. Amène Marc avec toi, il m’est très utile pour le ministère. J’ai envoyé Tychique à Éphèse. En venant, rapporte-moi le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpos. Apporte-moi aussi mes livres, surtout les parchemins. Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres.Toi aussi, prends garde à cet individu, car il s’est violemment opposé à nos paroles. La première fois que j’ai présenté ma défense, personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné. Que cela ne soit pas retenu contre eux. Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-9.
En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘Paix à cette maison.’ S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté.Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »


La détresse de saint Paul se reconnaît à la brièveté de son message et à l'évocation de telle et telle brimades, dont il n'aurait pas fait mention en d'autre temps. Ne s'est-il pas relevé après avoir subi une lapidation ? C'est qu'il est désormais prisonnier à Rome et il sait que sa condamnation et son exécution approchent. Ce qui ressort, une fois de plus, c'est que l'Esprit Saint intervient lui-même pour soutenir tout croyant qui traverse une période difficile. La présence de saint Luc auprès de Paul manifeste, une fois encore, qu'un croyant sincère peut souffrir, mais sans être abattu : et lorsque l'on ne sait plus que faire, c'est à ce moment -là qu'on s'en remet à Dieu dans une foi d'abandon.

L'extrait de l’évangile de Luc a été choisi avec finesse d'esprit, puisqu'il rappelle les paroles prononcées par Jésus lors de l'envoi des soixante douze disciples, avec des consignes très simples qui manifestent, très simplement, que c'est vers une foi de confiance absolue qu'il faut tendre. Notre prêtre nous a rappelé que, selon notre état, nous sommes, nous aussi, envoyés dans le monde en dépit même de tous les nouveaux dangers que nous y rencontreront.
Ces dangers y sont de plus en plus présents et de multiples façons. Cependant, pour peu que nous abandonnions à l'Esprit Saint, nous demeurerons libres de bout en bout.

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Le chemin le plus court

Message non lupar etienne lorant » mer. 19 oct. 2016, 11:21

Le mercredi de la 29e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-12.
Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous : par révélation, il m’a fait connaître le mystère, comme je vous l’ai déjà écrit brièvement.
En me lisant, vous pouvez vous rendre compte de l’intelligence que j’ai du mystère du Christ. Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit.
Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. De cet Évangile je suis devenu ministre par le don de la grâce que Dieu m’a accordée par l’énergie de sa puissance. À moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles, la grâce a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse du Christ, et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère qui était caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses; ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes connaissent, grâce à l’Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu. C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur. Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire pour accéder auprès de Dieu en toute confiance.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,39-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? » Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »


Cy Aelf, Paris

Dans les lectures de ce jour, l'enthousiasme manifesté par saint Paul au sujet de l'église d’Éphèse a été choisi pour nous mettre en garde et attiser notre vigilance à vivre concrètement de l'amour de Dieu - lequel est rendu manifeste dans l'amour du prochain. La démarche qui consiste à manifester de la miséricorde à autrui, c'est elle qui témoigne le plus sûrement de l'amour de Dieu.

C'est toujours le rappel que le premier de tous les commandements - d'aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces - est vérifié le plus sûrement par l'amour du prochain. Notre vigilance dans la foi sera mesurée par la qualité de nos œuvres de charité et de miséricorde. C'est ainsi que le meilleur des fidèles à l’Église et à ses sacrements, peut très bien, sans même s'en rendre compte, le conduire à un long et pénible purgatoire.

Sur ce thème, notre prêtre a évoqué la parabole des vierges sages et des vierges folles. Toutes sont conviées à la noce, mais une partie d'entre elles ont considéré qu'étant invitées, elles n'avaient plus besoin de veiller... et c'est ainsi qu'elles se retrouvent finalement rejetées dans les "ténèbres extérieures".

Plus que jamais, la liturgie de ce jour nous rappelle que le paradis ne se gagne pas à la manière humaine, mais que de bout en bout, le premier des commandements est étroitement lié au second : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même pour l'amour de Dieu"...



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Apprendre à aimer de l'amour de Dieu

Message non lupar etienne lorant » jeu. 20 oct. 2016, 10:02

Le jeudi de la 29e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,14-21.
Frères, je tombe à genoux devant le Père, de qui toute paternité au ciel et sur la terre tient son nom. Lui qui est si riche en gloire, qu’il vous donne la puissance de son Esprit, pour que se fortifie en vous l’homme intérieur. Que le Christ habite en vos cœurs par la foi; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur…Vous connaîtrez ce qui dépasse toute connaissance : l’amour du Christ. Alors vous serez comblés jusqu’à entrer dans toute la plénitude de Dieu. À Celui qui peut réaliser, par la puissance qu’il met à l’œuvre en nous, infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même concevoir, gloire à lui dans l’Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,49-53.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »


Cy Aelf, Paris

C'est bien en suivant le conseil de l'apôtre Paul que nous parviendrons, au bout d'un parcours parfois difficile, que nous deviendrons capables de comprendre l'Amour dont nous sommes aimés. Ce n'est pas tant de connaître et de pratiquer nos rites qui nous permettrons d'atteindre cette plénitude de l'Amour, mais c'est de chercher à nous convertir plus encore - et en aimant notre prochain, quel qu'il soit, quand bien même nous n'éprouverions envers lui aucune sympathie. Au contraire de nous replier sur nous-mêmes, sur nos estimations, notre vécu, notre compréhension du monde, il nous faut aimer même le prochain qui nous blesse - et l'aimer de l'amour du Christ. Car les uns comme les autres, nous sommes aimés de l'amour du Christ, lequel est au-dessus de toutes considérations et de sentiments strictement humains.

Nous n'y parviendrons pas si nous nous réfugions systématiquement dans notre propre relation au Christ. Voici bien pourquoi même les familles seront divisées - bien qu'elles puissent être rétablies le jour où tous auront en vue de répondre à l'amour de notre Seigneur.

C'est comme un défi qui nous est lancé: qui donc, parmi nous, aujourd'hui même, pour l'amour de Dieu, adressera un signe de reconnaissance à telle ou telle personnes dont nous n'apprécions pas les manières et qui tient un langage qui nous semble pédant ou ridicule. Notre labeur est de changer et d'ouvrir nos cœurs ...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Passer de l'existence à la Vie

Message non lupar etienne lorant » ven. 21 oct. 2016, 10:16

Le vendredi de la 29e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6.
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation:ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,54-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive.
Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ?
Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. »


Depuis sa prison, dans l'attente de son exécution, saint Paul continue d'inciter les Éphésiens a poursuivre avec persévérance dans la foi, l'espérance et l'amour. Cet amour qui n'est celui des corps et des cœurs, mais qui est un don de Dieu pour que nous parvenions, sous la guidance de l'Esprit Saint à vivre de l'amour de Dieu, d'en devenir les témoins et, plus encore, pour que dès à présent, nous vivions le "temps de Dieu" - lequel est éternel.

Ainsi, quiconque a recueilli ce message ne peut plus, du jour au lendemain, revenir en arrière, ce qui équivaudrait à une apostasie. Car comment pourrait-on renoncer à la "joie vivante" qui nous pousse à donner et pardonner ? A rendre service pour la seule joie du service, et encore : à nous réjouir d'être blâmés pour avoir accompli ce qui est bien aux yeux de Dieu

C'est une vie véritable au cœur de ce monde qui ne reconnaît que la simple existence entre naissance et mort.

Les paroles de Jésus dans l’Évangile de ce jour nous confirme qu'il en est bien ainsi. Elles confirment également qu'il y a bel et bien un Juge en vue duquel il est nécessaire et urgent de continuer à nous convertir encore afin d'être trouvé sans tache au moment de notre parution devant le Père.


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La liberté dans le lien à Dieu

Message non lupar etienne lorant » lun. 24 oct. 2016, 18:17

Le lundi de la 30e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,32.5,1-8.
Frères, soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur. Comme il convient aux fidèles la débauche, l’impureté sous toutes ses formes et la soif de posséder sont des choses qu’on ne doit même plus évoquer chez vous; pas davantage de propos grossiers, stupides ou scabreux – tout cela est déplacé – mais qu’il y ait plutôt des actions de grâce. Sachez-le bien : ni les débauchés, ni les dépravés, ni les profiteurs – qui sont de vrais idolâtres – ne reçoivent d’héritage dans le royaume du Christ et de Dieu . (...); Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,10-17.
En ce temps-là, Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? » À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.



Cy Aelf, Paris

Les dix-huit années que la femme de la synagogue a passées en étant toute courbée, correspondent pour Jésus, aux dix-huit siècles d'errance du peuple juif, avant l'entrée en Terre promise. Dix huit siècles de soumission passive aux lois et aux réglés instituées - dix huit siècles durant lesquels ils ont confondus religion et légalisme. Définition du légalisme : le légalisme désigne, au sens large, le souci de respecter la loi. Il est parfois utilisé dans un sens plus appuyé afin de désigner ceux qui prônent l'obéissance à la loi et au droit en vigueur quel qu'il soit, c'est-à-dire hors de toute considération.

Ainsi ont vécu les juifs et c'est toujours le cas, car ils n'ont pas reconnu le temps où le Christ est venu pour leur apporter la délivrance par le simple rapprochement entre amour de Dieu et amour du prochain. C'est donc quasi symboliquement que Jésus délivre une femme de sa paralysie, à la grande joie de la foule présente.

Cependant, le peuple des baptisés est toujours, lui aussi, comme les Éphésiens, tenté de vivre selon les règles édictées dans le monde, bien qu'ils en ont été délivrés. C'est bien sûr du fait que le diable propose des modes faciles de vie et de bonheur. Et une fois encore, une fois de plus, il suffit de ne plus avoir aucun souci des pauvres et de vivre son ses appétits. Cependant, devant Dieu, seuls celles et ceux qui vivent et pratique la miséricorde avec le secours de l'Esprit Saint et le recours régulier aux sacrements de l’Église.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Homme et femme Il les créa

Message non lupar etienne lorant » mar. 25 oct. 2016, 10:18

Le mardi de la 30e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,21-33.
Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps. Eh bien ! puisque l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari. Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle,
afin de la rendre sainte en la purifiant par le bain de l’eau baptismale, accompagné d’une parole; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni rien de tel ; il la voulait sainte et immaculée. C’est de la même façon que les maris doivent aimer leur femme : comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même. Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église, parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture : ‘À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.’
Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église.
Pour en revenir à vous, chacun doit aimer sa propre femme comme lui-même, et la femme doit avoir du respect pour son mari.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,18-21.
En ce temps-là, Jésus disait : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »



Cy Aelf, Paris[/i]

Hommes et femmes se retrouvent, tout autant dans l’Évangile du jour que dans l’Épitre, comme ayant un rôle qu'ils doivent assumer en vue de l'édification du Royaume. Au sein même des familles, la domination d'un sexe sur l'autre, doit céder la place à une collaboration active à l'édification du Royaume.

Contrairement à ce qui est généralement admis dans le monde, aujourd'hui encore, il n'y a pas, du point de vue de Dieu, de rôle attribué pour exercer une autorité quel sur un sexe ou l'autre. Mais chacun collabore selon les dons et talents qu'il a reçus à sa naissance.

Le langage employé par le Seigneur, soutenu par l'Esprit, n'a jamais attribué de qualifications particulières selon l'un ou l'autre sexe. Ce sont bien des abus de langage strictement humains qui ont conduit à considérer qu'il y ait un "sexe fort" et un "sexe faible". Mais dans la vérité, tout se vit, en tout domaine, selon le précepte d'aimer son prochain comme soi-même...

Dans la Genèse : "Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.

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Non plus dans un temple mais en esprit et en vérité

Message non lupar etienne lorant » jeu. 27 oct. 2016, 18:45

Le jeudi de la 30e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-20.
Frères, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles. Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,31-35.
En ce jour-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !’ »



Des pharisiens viennent prévenir Jésus que le roi Hérode le cherche pour l'arrêter et le faire mourir. S'inquiètent-ils donc pour le prophète issu de Nazareth ? Certes non, puisque se sont eux qui le livreront à Pilate pour le faire mourir ! Il s'agit donc plutôt d'une tentative d'intimidation : les paroles du Seigneur les dérangent et ils voudraient bien ne plus avoir à les supporter. Car quoi qu'ils lui disent, Jésus répond par des paroles qui les mettent dans l'embarras. Or, si le Seigneur doit se taire, le temple auquel les juifs accordent tant d'importance cessera d'être le lieu privilégié de la rencontre avec Dieu: il sera détruit et il n'a jamais été reconstruit.

A partir de ce moment, chaque homme, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne, aura la possibilité de vivre sa foi, non plus seulement dans un lieu de prière, mais d'abord : "en esprit et en vérité". C'est en esprit et en vérité que saint Paul, emprisonné, qui sera emmené à Rome et exécuté, peut tout de même écrire aux Éphésiens afin de les soutenir dans leurs propres luttes. Or, quelles sont luttes auxquelles doit se livrer un chrétien ? Ce ne sont pas des luttes contre les athées ou les philosophes ou les pouvoirs en place en tel ou tel pays. Mais c'est une lutte qui se livre à l'intérieur du cœur des hommes afin de ne pas retomber dans les péchés qui les plaçaient loin de l'Amour de Dieu.

Ainsi, pour un temple détruit, une multitude d'âmes recevront l'Esprit Saint qui les conduira de bout en bout vers le Royaume.
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Fête des saints Simon et Jude

Message non lupar etienne lorant » ven. 28 oct. 2016, 18:41

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,19-22.
Frères, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu,car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,12-19.
En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître. Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.


Cy Aelf, Paris

Le choix des textes, en cette fête des saints Simon et Jude, pose la question de savoir dans quelle mesure seuls celles et ceux qui ont été choisis pour être des apôtres doivent être considérés comme des représentants de l'autorité dans l’Église. En effet, celles et ceux à qui l'apôtre Paul sont non seulement "membres de la famille de Dieu", mais encore : "concitoyens des saints". A ce sujet, notre prêtre nous a rappelé le cas de saint Étienne, simple diacre, dont le rôle principal était le service aux tables dans la première communauté chrétienne à Jérusalem. Mais la qualité de sa foi le conduisit à devenir le tout premier des martyrs.

Telle est la force de l’Église, aujourd'hui encore. En effet, les ennemis de l’Église agissent contre elle en considérant que celle-ci est construite à la manière humaine. Jusqu'alors - c'est-à-dire : jusqu'à la résurrection du Christ, il suffisait, en effet, de mettre à mort le le chef d'un mouvement jugé "séditieux", pour que son message disparaisse pour de bon. Or, dans l’Église, c'est pratiquement l'inverse qui se produit. Le martyre d'un juste devant Dieu ne fait qu'accroître le nombre de ses témoins.

En effet, comme le dit si bien saint Paul : nous sommes tous appelés à devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

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L'heureux abaissement de l'humain

Message non lupar etienne lorant » sam. 29 oct. 2016, 17:48

Le samedi de la 30e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,18b-26.
Frères, de toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité, le Christ est annoncé, et de cela je me réjouis. Bien plus, je me réjouirai encore, car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à votre prière et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ. C’est ce que j’attends avec impatience, et c’est ce que j’espère. Je n’aurai à rougir de rien; au contraire, je garderai toute mon assurance, maintenant comme toujours; soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps.
En effet, pour moi, vivre c'est le Christ et mourir est un avantage.
Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux: je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. De cela, je suis convaincu. Je sais donc que je resterai, et que je continuerai à être avec vous tous, pour votre progrès et votre joie dans la foi. Ainsi, à travers ce qui m’arrive, vous aurez d’autant plus de fierté dans le Christ Jésus, du fait de mon retour parmi vous.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 14,1.7-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce oment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »



Ce matin, à l'écoute de ces textes qui traitent, tant dans l'épître que dans l’Évangile, j'ai moi-même reçu du Seigneur la grâce de mieux comprendre ce qui m'était advenu durant les trois premiers mois qui suivirent ma conversion. Parmi ceux qui me lisent, il en est quelques-uns à qui j'ai confié mon étonnement : durant les trois mois qui ont suivi ce grand bouleversement de l'être, j'ai marché pieds nus dans des sandales, car je me sentais très bien ainsi. Je me disais, quasi machinalement : "plus proche de la terre, plus proche du ciel !"

Mais je ne comprenais pas non plus cette pensée. Est-ce que j'allais mourir ? Une part de moi le désirait, une autre m'expliquait, mais mystérieusement : "Plus proche du sol, plus proche du ciel". Eh bien, cela correspond au mot de saint Paul : "Vivre, c'est le Christ et mourir est un avantage".

Du reste, la parabole des invités au repas de noces donne pour conclusion : "Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé.
"




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