Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Re: Vivre et s'offrir

Message non lupar Mac » ven. 23 sept. 2016, 11:20

Bonjour etienne :)
...Il est même présent ici, devant l'écran qui me permet d'écrire, tout comme Il est présent dans la vie de tous les hommes sur la terre - et tous les temps.
Merci mille fois. :oui:

Oui, après vous avoir lu on s'en rend mieux compte.

Fraternellement. :coeur:

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La foi mûrit par l'épreuve

Message non lupar etienne lorant » sam. 24 sept. 2016, 18:50

Le samedi de la 25e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Ecclésiaste 11,9-10.12,1-8.
Réjouis-toi, jeune homme, dans ton adolescence, et sois heureux aux jours de ta jeunesse. Suis les sentiers de ton cœur et les désirs de tes yeux ! Mais sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement. (...) Vanité des vanités, disait Qohèleth, tout est vanité !

Psaume 90(89),3-4.5-6.12-13.14.17ab.
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos cœurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,43b-45.
En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples: « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les textes de ce matin ont, bien sûr, de quoi donner à réfléchir et, chose rare, laisser comme un sentiment d'amertume.

Mais la prière qui figure dans le Psaume m'a permis de relever le front. - et particulièrement cette demande : Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains !. En effet, quiconque a reconnu un jour la grande valeur de l'humilité, ne se laissera pas abattre lorsqu'un malheur menace. Mais il sait que le Seigneur est présent en tout temps - et il gardera sa confiance de bout en bout.

S'il est un exemple que je puis donner, c'est qu'après le décès de mon père - et le départ de ma mère pour la maison de repos, j'aurais pu m'effondrer à l’idée d'entretenir seul la maison vide, tout en continuant de travailler.

En ces jours-là, je n'ai même pas pu compter sur le secours de mes proches, lesquels sont partis visiter Rome, la Toscane et les grands lacs d'Italie. Mais je suis demeuré car ma mère a dû subir une opération rendue très délicate du fait de sa faiblesse physique et du deuil. Je n'ai pas voulu partir, j'étais même révolté. Lorsqu'ils sont revenus, c'était le matin même de l'opération délicate subie par ma mère... dont la fragilité avait inquiété le chirurgien. Elle a pourtant traversé cette épreuve avec succès et elle vient de passer le cap de sa 93ème année.

L'idée de m'inscrire sur mon premier forum et de me mettre à témoigner de ma propre démarche spirituelle, fondée sur une attitude de confiance, a brillé en moi. La participation régulière à l'Eucharistie fut également riche de la confiance retrouvée. En trois jours, j'ai été délivré de la tabagie !

Ces grâces obtenues, il me semble les reconnaître dans ce "voile" qui a empêché les disciples de chercher à savoir le sens des paroles des paroles Jésus, lorsqu'il annonce aux disciples qu'il sera "livré aux mains des hommes". Il suffisait amplement qu'ils les retiennent afin d'en témoigner plus tard. Et tout ceci me conforte dans la confiance que je place continuellement en la miséricorde divine.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Kerniou
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lupar Kerniou » dim. 25 sept. 2016, 14:09

Comme vous avez raison, Etienne. Je l'ai éprouvé lors de la fin de vie de notre fille. Notre chance fut d'être deux pour faire face à la situation.
Quels que soient les soutiens que nous ayons eus ou pas, c'est à nous que cette épreuve arrive et c'est à nous de l'accepter et de l'assumer. Ce que nous avons fait en nous soutenant l'un l'autre, chacun en nous appuyant sur l'autre ...
Cela fortifie chacun et renforce, aussi, l'amour au sein du couple. C'est dans ces moments-là que l'on mesure combien l'on s'aime. Dans ces épreuves douloureuses, je me suis sentie comme portée et soutenue par la Grâce. J'en ai éprouvé de la reconnaissance envers Dieu.
Si mes frère et soeurs se sont bien gardés de nous manifester une quelconque empathie, ils ont, qui plus est, profité de ces pénibles circonstances pour se montrer tout à fait désobligeants à notre égard.
Heureusement, nous avons pu compter sur la réconfortante présence de nos amis, en particulier celle de nos amis musulmans qui nous ont entourés et accompagnés. Les épreuves fortifient la foi, l'amour et l'amitié.
Merci, Seigneur !
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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La foi mûrit dans les tentations

Message non lupar etienne lorant » lun. 26 sept. 2016, 9:51

Le lundi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Job 1,6-22.
Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. »
L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ?
N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays.
Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! » Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira. Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna.Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! » En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,46-50.
En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »
Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »


Cy Aelf, Paris


Lorsqu'un malheur nous touche, il s'accompagne généralement de difficultés parfois graves, qui sont comme des "répliques" des secousses sismiques. Pour ma part, j'ai toujours gardé le souvenir que le premier hiver qui a suivi le décès de mon père, je me suis retrouvé seul dans la maison de la famille - et le premier hiver de cette année-là, peut-être du fait que le chagrin et la vie solitaire avaient m'avaient affaibli, j'ai supporté seul la prostatite avec une "fièvre de cheval", puis une hospitalisation dont je n'ai tenu personne au courant. Si notre époque glorifie la réussite individuelle, elle se garde bien de mentionner la détresse et la souffrance individuelles !

Mais dans cette crise que j'ai dû traverser - et qui a duré plus d'une année, ma foi n'a pas faibli, tout du contraire. J'avais déjà vécu la sombre expérience d'une bronchite peu et mal soignée à l'époque où j'étais caserné auprès de la frontière de l'ex-Allemagne de l'Est. C'est là que j'avais appris à me confier au Seigneur, "quoi qu'il advienne de moi."

Il n'est donc guère étonnant, de mon point de vue, que Jésus ait placé au milieu des apôtres un petit enfant pour mettre fin à la tentation des disciples qui ont commencé de se comparer les uns aux autres. Et cet inconnu qui chasse les démons au nom de Jésus, pourquoi vouloir l'en empêcher ? Tous les disciples, y compris les apôtres, continuent donc de de juger à la manière du monde. Méfions nous donc, car les termes "monde" et "démon" sont constitués des des mêmes lettres !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2015-2016)

Message non lupar etienne lorant » lun. 26 sept. 2016, 10:04

Comme vous avez raison, Etienne. Je l'ai éprouvé lors de la fin de vie de notre fille. Notre chance fut d'être deux pour faire face à la situation.
Quels que soient les soutiens que nous ayons eus ou pas, c'est à nous que cette épreuve arrive et c'est à nous de l'accepter et de l'assumer. Ce que nous avons fait en nous soutenant l'un l'autre, chacun en nous appuyant sur l'autre ...
Cela fortifie chacun et renforce, aussi, l'amour au sein du couple. C'est dans ces moments-là que l'on mesure combien l'on s'aime. Dans ces épreuves douloureuses, je me suis sentie comme portée et soutenue par la Grâce. J'en ai éprouvé de la reconnaissance envers Dieu.
Si mes frère et soeurs se sont bien gardés de nous manifester une quelconque empathie, ils ont, qui plus est, profité de ces pénibles circonstances pour se montrer tout à fait désobligeants à notre égard.
Heureusement, nous avons pu compter sur la réconfortante présence de nos amis, en particulier celle de nos amis musulmans qui nous ont entourés et accompagnés. Les épreuves fortifient la foi, l'amour et l'amitié.
Merci, Seigneur !
Quelle justesse de propos ! Je suis conforté dans cette conviction que les épreuves peuvent nous servir, tout comme elles peuvent être une occasion de chute. Pour ma part, je demeure seul de ma famille qui continue, quotidiennement, de rendre visite à ma mère Léa, âgée de 93 ans - mais c'est moi qui reçoit la douceur de son sourire - un merveilleux soutien, de la vitamine pour l'hiver !

Merci pour ce témoignage.
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Job et la foi éprouvée

Message non lupar etienne lorant » mar. 27 sept. 2016, 11:23

Le mardi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Job 3,1-3.11-17.20-23.
Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance. Il prit la parole et dit : « Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !” Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ? Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ? Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant, avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées, ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures. Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.
Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués. Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume, qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ? Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau.
Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ? »


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,51-56.
Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village.

Cy Aelf, Paris

Si nous recherchons, dans les malheurs vécus par Job, une quelconque ressemblance d'un temps de malheur que nous avons traversé, alors nous nous retrouverons dans bien dans l'une ou l'autre des souffrances, des désillusion, et des chagrins vécus par Job.

Mais il faut commencer par considérer le bonheur et tous les nombreux bonheurs que Job a connus : richesses matérielles, mais aussi une épouse aimante et des enfants prospères. Force nous est de constater que lorsque tout va bien, lorsque l'argent n'est pas un problème, quand nous réussissons dans un domaine que nous avons nous-mêmes choisi, et que la santé est bonne... il nous semble facilement que ces bienfaits nous étaient dus naturellement, que nous les avions mérités.

Je peux moi-même reconnaître que, sans la profonde dépression qui m'a, un jour, cloué sur mon lit et harcelé d'angoisses inimaginables, je serais demeuré l'un quelconque de ces "chrétiens tièdes" - du genre que Dieu vomit - ou qui renoncent à la moindre difficulté rencontrée.

Mais si la liturgie poursuit dans cette lecture, nous finirons par découvrir un homme frappé de misère, mais qui ne se laissera pas influencer par ceux qui lui conseilleront, selon la sagesse humaine, d'abandonner sa foi. Mais, sa foi, il la gardera et lui assurera un bonheur plus grand encore.

L'évangile du jour nous montre Jésus qui réprimande deux de ses plus proches disciples, des "ardents", mais qui eux aussi se sont laissés piéger par la "promptitude" à faire appel à la justice divine - qu'ils conçoivent de façon "mécanique"... Jacques et Jean devront se convertir encore - et nous aussi !


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Fête des sains Archanges

Message non lupar etienne lorant » jeu. 29 sept. 2016, 11:24

Fête des saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent. Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. »


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,47-51.
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »


Cy Aelf, Paris

Ce n'est pas un effet du hasard que la Liturgie a choisi de reproduire ici l'épisode dans lequel Nathanaël se réfugie sous un figuier afin de méditer concernant la conduite à tenir à l'égard de Jésus. Le Seigneur ne pouvait pas connaître le détail des réflexions de l'homme réfugié sous l'arbre au grand ombrage. Mais, d'une manière ou d'une autre, il en a été informé jusque dans le détail. D'où cet avis qu'il donne à son sujet, en le reconnaissant comme étant un homme sans mélange, sans ruse, qui sait se décider et aussitôt mettre en œuvre ses résolutions.

Tel est donc le rôle des anges, qui nous sont êtres de bienveillance qui ne cessent de présenter au Seigneur notre questionnement, nos interrogations sur nous-mêmes et jusqu'à nos sentiments, nos regrets,
nos chagrins, nos repentances et tous les secours que nous formulons dans nos prières.

En cette occasion, notre prêtre nous a incités à une grande sincérité dans nos demandes, de la clarté dans nos formulations, de la lucidité quant à ce que nous désirons obtenir de notre Seigneur. Il ne sert de rien de prier pour tout obtenir, y compris de gagner à la loterie ! En effet, le Seigneur sait tout ce dont nous avons besoin, quels sont nos inquiétudes, mais aussi nos désirs. Inutile donc de prier à tout propos: il nous faut aussi apprendre à nous "recevoir" de Dieu.

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Un temps pour réfléchir, un temps pour servir

Message non lupar etienne lorant » ven. 30 sept. 2016, 11:05

Le vendredi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Job 38,1.12-21.40,3-5.
« Moi qui suis si peu de chose, que pourrais-je te répliquer ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus; deux fois, je n’ajouterai plus rien. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non ! Jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »

Cy Aelf, Paris

A l'écoute de la Parole de Dieu, Job comprend que l'attitude de la plainte, souvent si proche du renoncement et de l'apostasie, n'est certes pas celle qu'il faut adopter en s'adressant à Dieu. Car quel est
quel est l'homme qui pourra prétendre changer, par sa propre habileté le cours de sa propre histoire ? Un homme, qu'il soit immensément riche ou qu'il soit pauvre, échappera-t-il à la chute en trébuchant sur un simple pavé ? Et s'il se met à maudire, il se précipite d'autant plus vite vers sa propre malédiction.

Et Jésus, dans l’Évangile, s'adresse aux villes et villages où il a accompli de grands signes et annoncé la bonne nouvelle du Royaume, mais sans obtenir mieux qu'un étonnement passager loin d'une réelle conversion et l'adhésion à la Bonne Nouvelle.

Pour ma part, je me suis souvenu des premiers jours de ma propre conversion. Tout m'a paru simple sur le moment, mais lorsque j'ai commencé de parler ouvertement à des hommes d’Église en leur demandant :"Que voulez-vous que je fasse pour l’Église ?", je n'ai obtenu que des réponses évasives. J'avais passé la trentaine, j'étais bien trop âgé pour commencer une "carrière" au sein de l’Église ! Cependant, c'est au cœur de mon quotidien, parmi des gens tout simples à qui j'ai pu porter gratuitement une assistance quelconque, que ma vie de croyant a pu s'épanouir peu à peu.

Au cours de la journée d'hier, j'ai pu porter un anti-douleur à un voisin - un vieil africain atteint d'une rage de dents. On dira que c'est peu de choses, évidemment, mais, de nos jours, seul le Seigneur peut faire que l'on éprouve un soudain sentiment de pitié pour un parfait inconnu !


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On ne tombe que pour mieux se relever

Message non lupar etienne lorant » sam. 01 oct. 2016, 9:48

le samedi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Job 42,1-3.5-6.12-17.
Job s’adressa au Seigneur et dit :
« Je sais que tu peux tout et que nul projet pour toi n’est impossible.
“Quel est celui qui déforme tes plans sans rien y connaître ?” De fait, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles hors de ma portée, dont je ne savais rien. C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu. C’est pourquoi je me rétracte et me repens sur la poussière et sur la cendre. »Le Seigneur bénit la nouvelle situation de Job plus encore que l’ancienne. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.
Il eut encore sept fils et trois filles. Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Laurier, et la troisième Ombre-du-regard.
Et Job mourut âgé, rassasié de jours.


Psaume 119(118),66.71.75.91.125.130.
Déchiffrer ta Parole illumine
et les simples comprennent.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,17-24.
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »


Cy Aelf, Paris


Privé de prêtre pour la messe du matin (maladie, décision de l’Évêché ... je l'ignore, mais me voici pour un temps privé de commentaires vifs et sages).

Job, qui n'avait pas commis de fautes dans sa première situation d'homme à la grande descendance, riche de troupeaux et de terrains pour les faire paître, aimable, simple et droit, avait tout de même été soumis à une épreuve de taille, puisqu'il s'était retrouvé complètement isolé, malade et complètement misérable. Ensuite, de nombreux de ses anciens amis l'avaient soumis à la tentation de renier sa foi : nul n'y échappe !

En approfondissant l'histoire de Job et de ces nombreux débats avec ses anciens amis, je me suis souvenu des miens, mes amis de l'université, qui se sont moqués : car ils avaient tous usé de fraude pour échapper au "service militaire obligatoire", à l'époque de la division de l'Allemagne : c'était en 1978. Mais, à la fin, j'en suis ressorti plus fort, plus déterminé, capable d'endurer beaucoup, et de vouloir plus que la réussite désirée par tous. Mon premier mouvement après l'armée fut d'aller rendre visite à une amie, Lisa, qui m'avait écrit depuis Spartanburg, en Caroline du Sud, durant tout le temps de mon incorporation. Ce séjour m'a permis ensuite d'obtenir des postes où un "perfect bilingual" était requis.

Bref, un malheur accepté peut conduire à un bonheur inespéré. Est-ce que je m'éloigne du texte ? Non, car la leçon est bien qu'ayant tout perdu, jusqu’à la considération de ses amis, Job fut d'autant plus relevé qu'il avait accepté d'abaissements. Quiconque parmi nous peut poser sur ses propres malheurs un regard de vérité, retrouvera un bonheur perdu et non seulement cela, son esprit sera élevé bien au-dessus des considération les plus courantes en ce monde...


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La miséricorde, d'abord et avant tout

Message non lupar etienne lorant » lun. 03 oct. 2016, 10:38

Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.
Frères, je m’étonne que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un Évangile différent. Ce n'en est pas un autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent changer l’Évangile du Christ. Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu’un vous annonce un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.
En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion. Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vinprpr; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Paul avait évangélisé les Galates, mais ceux-ci avaient ensuite été visités par des chrétiens judaïsants qui les avaient incités à se soumettre à la Thora, la loi juive, avec l'application rigide des lois et des règles sensées les conduire à la perfection. L'apôtre leur écrit donc une lettre pour leur rappeler que l’Évangile qu'il leur a annoncé est une révélation du Christ, par laquelle tous auront accès au salut pourvu de manifester concrètement au prochain la miséricorde qui vient de Dieu.

L’évangile de ce jour s'adapte parfaitement au problème soulevé par la mise en œuvre concrète des deux principaux commandements:
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. » Le docteur de la Loi connaît évidemment ces deux préceptes. Cependant, toutes les autres petits règles surajoutés à ces deux simples et limpides prescription ont permis aux juifs, durant des siècles, d'éluder le fondement de la Loi.

C'est ainsi que le prêtre va bien voir l'homme laissé pour mort sur le chemin, mais il va l'éviter car une autre loi l'empêche de se souiller de sang avant d'avoir fini d'accomplir son rôle de prêtre du temple. Aucun scrupule, aucune pitié ne sont de mises, car c'est "Dieu-premier-servi" et il hors de question de toucher un blessé avant d'accomplir son office dans le Temple. Le Lévite faisait, quant à lui, partie d'une caste pratiquement intouchable, celle des "souverains sacrificateurs".

Le seul voyageur sur le chemin de Jéricho est un Samaritain - un de ceux que les juifs considéraient comme hérétiques. Mais hérétique ou pas, lui a eu pitié de l'homme laissé pour mort sur le bord de la route. Mieux encore il l'a conduit en un endroit sûr où il pourrait refaire ses forces.

Si le docteur de la Loi a bien compris l'image employée par Jésus, il ne lui reste qu'un premier et unique devoir: pratiquer la miséricorde.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Notre présent est le temps de Dieu

Message non lupar etienne lorant » mar. 04 oct. 2016, 10:48

Le mardi de la 27e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24.
Frères, vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme: je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas. Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui. Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas. Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu; elles avaient simplement entendu dire : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. » Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »


Les textes de ce jour m'ont rappelé le mot de l'Ecclésiaste : "Il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel." C'est ainsi que l'Apôtre Paul, après avoir persécuté les premiers chrétiens, est finalement devenu un homme zélé au service du Seigneur. Mais, certes, cela ne s'est pas fait du jour au lendemain : un séjour en Arabie, puis le retour à Damas, et c'est seulement après trois années dont on ne sait rien qu'il est "monté" à Jérusalem pour rencontrer Pierre. Aujourd'hui, on se plaint souvent quand les affaires traînent, mais c'est, tout simplement que le "temps de Dieu" (ou : "le non-temps de Dieu") correspond à ce qui est bon pour tous.

Cette "distorsion" entre temps de l'homme et temps de Dieu se retrouve encore dans l'épisode de la visite de Jésus chez Marthe et Marie. La remarque que Jésus lui fait correspond bien aux temps différents vécus par saint Paul. Du reste, nous avons chacun connu l'heure de sa rencontre avec le Christ. Je me souviens souvent qu'à l'époque de mon retour à la foi, j'ai traversé un temps de joie si puissant que je ne savais qu'en faire. Je me suis mis à faire et dire des choses qui étonnaient mes proches:

- "On n'est presque en octobre et tu te promènes toujours en sandalettes et sans chaussettes ?" et j'avais répondu: "En sandalettes, plus proche de la terre, mais aussi plus proche du ciel !" Les années ont passé mais je me souviens très bien de toute cette période durant laquelle l'existence avait totalement cessé de peser sur moi - car tout était libre, ouvert, joyeux. Et je pourrais conclure de façon rassurante que les affaires de ce monde peuvent bien nous éclater aux oreilles un peu plus chaque jour, bah, puisque le Seigneur connaît tout de nos cœurs: si nous nous abandonnons à Jésus, rien ne peut nous enlever notre foi. Alors, confiance !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'Esprit Saint au secours du témoignage

Message non lupar etienne lorant » jeu. 06 oct. 2016, 18:25

Le jeudi de la 27e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,1-5.
Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus Christ a été présenté crucifié. Je n’ai qu’une question à vous poser : l’Esprit Saint, l’avez-vous reçu pour avoir pratiqué la Loi, ou pour avoir écouté le message de la foi ? Comment pouvez-vous être aussi fous ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous, maintenant, finir par la chair ? Auriez-vous vécu de si grandes choses en vain ? Si encore ce n’était qu’en vain ! Celui qui vous fait don de l’Esprit et qui réalise des miracles parmi vous, le fait-il parce que vous pratiquez la Loi, ou parce que vous écoutez le message de la foi ?

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,5-13.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Imaginez que l’un de vous ait un ami et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander : “Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : “Ne viens pas m’importuner ! La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.” Eh bien ! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »


Cy Aelf, paris

Le cœur des lectures d'aujourd'hui, c'est d'être toujours à l'écoute et dans la disposition de ce que l'Esprit Saint attend de nous. Je peux en donner exemple par ce partage, lequel intervient après l'Eucharistie très simple célébrée ce matin dans l'église du village où ma tante Bernadette est née, où elle a servi comme sacristine, catéchiste mais également par la porte ouverte à quiconque avait une demande à formuler. Des membres de sa propre famille lui ont reproché sa générosité et mais, encore, d'avoir accueilli dans sa maison, l'ancien curé du village, lequel a vécu longtemps encore dans une pièce installée en chambre "médicalisée".

Avec ma tante Bernadette vient de disparaître le dernier témoin de ce qui s'est passé le jour où je leur ai annoncé mon intention d'étudier la théologie de la miséricorde divine.

Cette théologie, l'abbé lui-même n'y avait pas cru, mais c'est en cette occasion que ma bouche, échappant soudainement à mon propre contrôle (oui !), m'a fait prononcer ces mots : "Derrière vous, dans cette bibliothèque prenez-en un, n'importe lequel et vous y trouverez la preuve de la réalité de cette nouvelle théologie.". Très étonné, il avait pris un livre au hasard et aussitôt, de petits feuillets ont glissé sur le sol. Je les lui ai rendus et il a pu découvrir, devant ma tante présente, trois petits feuillets demandant que l'on prie pour la canonisation de sainte Faustine et la reconnaissance de de cette théologie.

Sœur Faustine a éte canonisée en l'an 2000 et j'ai commencé de l'étudier, par correspondance, dès le début de l'année 2004.

Je ne crois pas m'être écarté des Lectures de ce jour - et d'autant moins de la propre Parole de Jésus : Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Vigilance dans le témoignage

Message non lupar etienne lorant » ven. 07 oct. 2016, 10:35

Le vendredi de la 27e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,6-14.

Frères, ‘Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste.’
Comprenez-le donc : ceux qui se réclament de la foi, ce sont eux, les fils d’Abraham. D’ailleurs, l’Écriture avait prévu, au sujet des nations, que Dieu les rendrait justes par la foi, et elle avait annoncé d’avance à Abraham cette bonne nouvelle : ‘En toi seront bénies toutes les nations.’ Ainsi, ceux qui se réclament de la foi sont bénis avec Abraham, le croyant.
Quant à ceux qui se réclament de la pratique de la Loi, ils sont tous sous la menace d’une malédiction, car il est écrit : ‘Maudit soit celui qui ne s’attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.’ Il est d’ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste devant Dieu, car, comme le dit l’Écriture, ‘celui qui est juste par la foi, vivra’, et la Loi ne procède pas de la foi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,15-26.
En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon, certains dirent « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. (...)
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. (...) Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »


Cy Aelf, Paris

Notre père Abraham n'a jamais misé que sur sa foi. Et lorsque les épreuves lui sont survenues, c'est sa foi qui l'a poussé à accepter l'impossible : le sacrifice d'Isaac, l'enfant de la promesse, sans qui l'histoire sainte, l'histoire du peuple élu jusqu'à la venue du Christ n'aurait jamais eu lieu, tout simplement !

Mais Abraham, jamais, pas un seul jour, n'a dévié de sa foi. Pour nous, cela paraît impossible. N'est-ce pas trop exiger à un être humain d'être parfaitement saint ? C'est pourtant le chemin que nous suivons, nous les baptisés. Nous commettons de nombreuses fautes, mais aussi longtemps que nous ne renions pas notre foi, alors le salut est à notre portée.

Jésus nous propose l'image d'un homme fort, et bien armé, qui garde son palais. Qu'une menace survienne et l'alarme sonne tout aussitôt. Une pensée nous trouble ? Nous sortons prendre l'air, afin que notre esprit retrouve son intégrité première.

Il n'y a d'ailleurs aucune autre chemin qui puisse nous mener au salut.

Je souhaite déposer ici un exemple tout à fait concret: un ancien camarade d'études, m'a appelé récemment. Mais il a pris bien garde de ne pas me révéler son numéro de téléphone, afin que je puisse le rappeler. De ce fait, je suis déjà comme en "pré-alerte". Je suis sur mes gardes. Le bon vieux temps que nous avons connu, c'était le faux bon temps des études supérieures, au cours des années 1974-75. Tant d'eau a coulé sous le pont que je ne comprends pas la raison de son appel. Puisqu'il connaît ma boutique, pourquoi n'est-il pas venu me trouver, tout simplement ? La vigilance n'est pas la crainte, c'est une attitude adulte.


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La foi dépassée par la grâce

Message non lupar etienne lorant » sam. 08 oct. 2016, 11:01

Le samedi de la 27e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,22-29.
Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants. Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée. Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification. Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide. Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus.Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse.

Psaume 105(104),2-3.4-5.6-7.
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.
En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Il n'y a pas, aujourd'hui, un long commentaire à écrire afin de rendre compte du message que les textes d'aujourd'hui veulent faire passer.
En effet, le discours de saint Paul est limpide, l'explication est claire, et l'on pourrait dire que l’Écriture fut comme une ombre sur la conscience des hommes, tandis que l’Évangile est comme l'aurore, la lumière qui s'élève à l'horizon et qui éclaire tout, car elle ne laisse rien dans l'ombre. Comme sont heureux et bienheureux celles et ceux qui, dans le Christ, ont reconnu la lumière de la vérité ! Car de bout en bout, ils ne failliront plus - si ce n'est pour mieux se relever !

Et je me suis senti tout réjoui, ce matin, en dépit même d'une rage de dent qui m'a fait lever très tôt pour me mettre à ranger dans la maison. (Et ce matin, comme j'y songe un peu, je découvre que cette douleur, lancinante, m'a finalement servi...)

L'écho de ce bienfait, je le trouve bien sûr dans l’Évangile. Car le bonheur attribué à Marie - du fait d'avoir donné le Christ au monde est largement dépassé par un autre bonheur: celui d'avoir cru à la parole de l'ange. La foi sans réserve de la Vierge Marie en la parole de l'ange constitue en elle-même la source d'une Joie que les siècles n'ont pu diminuer ni amoindrir. Et par conséquent, ce matin, je déclare moi aussi : Seigneur, que tout s'accomplisse pour moi selon ta Parole!


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Il n'y a pas d'amour sans liberté

Message non lupar etienne lorant » lun. 10 oct. 2016, 10:34

Le lundi de la 28e semaine du temps ordinaire

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 4,22-24.26-27.31.5,1.
Frères, il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un né de la servante, et l’autre de la femme libre. Le fils de la servante a été engendré selon la chair ; celui de la femme libre l’a été en raison d’une promesse de Dieu. Ces événements ont un sens symbolique : les deux femmes sont les deux Alliances. La première Alliance, celle du mont Sinaï, qui met au monde des enfants esclaves, c’est Agar, la servante. Tandis que la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle, notre mère. (...) Dès lors, frères, nous ne sommes pas les enfants d’une servante, nous sommes ceux de la femme libre. C’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.»


Cy Aelf, Paris

Les textes de la Liturgie de ce jour ont beaucoup inspiré notre prêtre qui a partir de ces lectures a établi une distinction très nette entre deux formes de croyance en Dieu et deux types de pratique religieuse.

En effet, entre l'ancienne alliance - que l'apôtre Paul désigne comme étant celle de "la servante" - et la nouvelle alliance qui est celle de "la femme libre", il y eut, dès Abraham, une double descendance : celle de la soumission à la Loi - sur laquelle repose tout l'Ancien Testament; mais ensuite, remontant de "la femme libre", le Christ est venu pour instaurer la Nouvelle Alliance. Cette seconde alliance, la nôtre, se poursuit toujours.

Le don que le Christ a fait de lui-même a rétabli la liberté de la foi, telle qu'elle doit être: en effet, une religion établie en fonction de multiples règles obligatoires... finit par enfermer la relation à Dieu dans une forme de pharisaïsme contraire au dessein.

Puisqu'en vérité, chacun de nous le sait très bien : il n'y a pas d'amour sans liberté. Et Il n'y a pas non plus d'amitié sans liberté. Jésus rappelle que la conversion obtenue par Jonas, de la ville entière de Ninive, ne saurait procéder - devant Dieu, de la seule crainte du châtiment; de même, pourquoi la reine de Saba a-t-elle quitté son royaume - au risque de le perdre, évidemment - si sa motivation n'était pas de celles procédant d'un cœur ouvert ?

Notre prêtre a terminé en nous faisant valoir qu'une messe obligatoire chez les "lefebvristes" perd toute sa valeur devant Dieu aussitôt qu'on y vient sans l'amour du Christ mais par stricte obéissance...

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