Neuvaines pour la France et méditations

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Marieg
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Neuvaines pour la France et méditations

Message non lu par Marieg » ven. 16 févr. 2007, 17:24

9 semaines de prière pour la France

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Nous nous faisons le relais d'une belle initiative reçue au courrier.

"La France ne retrouvera ses racines Chrétiennes que si nous le voulons ! Sainte Jeanne d'Arc disait : « Combattons et Dieu donnera la victoire ! »…

Aussi, à la veille d'élections si importantes pour notre pays et aussi pour l'Europe, nous vous proposons de faire une grande neuvaine de prière et de diffuser cette neuvaine à tous vos amis.

La formule est simple : la neuvaine débute neuf semaines avant les élections et à chaque semaine correspond un thème particulier avec un saint (à part le Professeur Lejeune) en lien avec le thème.

semaine 1 : sur le thème de la France en priant Sainte Jeanne d'Arc;
semaine 2 : pour le travail et l'emploi avec Saint Joseph;
semaine 3 : pour sauvegarder nos racines chrétiennes avec Saint Martin de Tours;
semaine 4 : pour la justice en priant Saint Louis Roi de France;
semaine 5 : pour défendre la pureté des enfants avec Anne de Guigné;
semaine 6 : pour la famille avec Louis et Zélie Martin;
semaine 7 : pour les sciences et la vie avec le Professeur Lejeune;
semaine 8 : pour l'armée et la défense avec saint Michel et les saintes Barbe et Geneviève;
semaine 9 : pour les personnes âgées, pauvres et seules, en priant Jeanne Jugan et Saint Vincent.

Nous commencerons la neuvaine le lundi 19 février.
Vous pouvez dire la prière ci-dessous auquel vous pouvez ajouter un Notre Père, un (ou plusieurs) Je vous salue Marie et un chant d'action de grâce de votre choix.


PRIERE DE MARTHE ROBIN POUR LA FRANCE

« O Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France. Préparez le coeur de vos enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations, pour l'Eglise toute entière.
O Père, ô mon Dieu, que les coeurs de vos élus tressaillent maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir.
Conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission. Imposez-leur vous-même tout ce que vous voudrez de chacun d'eux et de tous. Que rien ne soit l'effet de leur propre choix, mais uniquement de votre unique volonté d'amour.

Oh Vierge immaculée, ne les laissez pas s'égarer ni se tromper.
Sainte Jeanne d'Arc, saint Joseph, saint Martin, saint Louis , bienheureuse Anne de Guigné, bienheureux Louis et Zélie Martin, professeur Lejeune, saint Michel Archange. saintes Barbe et Geneviève, sainte Jeanne Jugan et saint Vincent, et saint Thérèse de l'Enfant Jésus, PRIEZ ET COMBATTEZ POUR LA FRANCE !

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles et les siècles. Amen !
"la vérité vous rendra libre" St Jean

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NEUVAINE pour la FRANCE

Message non lu par J R » mer. 15 déc. 2010, 9:45

Pour que la France catholique se redresse, des étudiants parisiens organisent une neuvaine:

La neuvaine en elle-même se trouve ici : http://www.neuvaine-france.fr/

Réciter trois Je vous salue Marie pour la France précédés de l’invocation :

« Petit Enfant Jésus de la crèche, nous vous en supplions, donnez par votre naissance une nouvelle naissance à la France. »

« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il. »

Puis ajouter :

« Seigneur Jésus, ayez compassion de la France, daignez l'étreindre dans votre Amour et lui en montrer toute votre tendresse. Faites que, remplie d'amour pour vous, elle contribue à vous faire aimer de toutes les nations de la terre. ô Jésus, nous prenons ici l'engagement de vous rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre votre Règne dans tout l'univers. Ainsi soit-il »


En union de prière pour la France.
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
Apocalypse 3.16

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Neuvaine pour la France

Message non lu par Invité » mar. 17 déc. 2013, 11:29

GRANDE NEUVAINE POUR LA FRANCE
Cette neuvaine est à réciter chaque jour de l’Avent et particulièrement
du 16 au 24 décembre compris.

1) Nous vous proposons de vous unir à la neuvaine en priant trois Je vous salue Marie pour la
France précédés de l'invocation :

« Petit Enfant Jésus de la crèche, nous t’en supplions, donne par ta naissance une nouvelle
naissance à la France. »

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes
les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour
nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

2) Puis en priant la prière suivante :
« Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans ton Amour et lui en
montrer toute ta tendresse. Fais que, remplie d'amour pour toi, elle contribue à te faire
aimer de toutes les nations de la terre. Ô Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de
te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre ton Règne dans tout
l'univers. Amen »
Cette prière a été dictée par le Christ le 14 novembre 1945 au vénérable Marcel Van
(1928-1959) dont la cause de béatification fut ouverte par Jean-Paul II. Jésus la lui avait ainsi
présentée : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je
veux que les Français me la récitent. » Il lui dit ensuite : « Ô mon enfant, dis aux Français
que cette prière est celle-là même que je veux entendre de leur bouche. Elle est sortie de mon
cœur brûlant d'amour et je veux que les Français soient les seuls à la réciter. Quant à toi,
mon enfant, je veux que tu la récites aussi, mais tu la réciteras également en français. »

Dans la mesure du possible, faites dire des messes pour la France pendant cette
période.

jean_droit
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Du 29 nov. au 8 déc. : Neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » lun. 17 nov. 2014, 11:07

Je suppose que tout le monde est au au courant de cette neuvaine initialisé par monseigneur Barbarin.
Hier, dans mon église paroissiale, à la fin de la messe dominicale, une personne a parlé de cette neuvaine, a distribué la prière de la neuvaine et un document récapitulatif. Très bonne idée ... Bravo !
Certes cette neuvaine dure 9 mois mais c'est l'occasion d'approfondir nos prières et, surtout, d'être fidèle à la prière.
Cela fait déjà un certain temps que cette opération est lancée.
Voilà quelques références :

De Riposte Catholique :

Je note que certains évêques, de diverses sensibilités, soutiennent cette initiarive dont, bien sûr, monseigneur Rey, toujours aux avant postes.

http://www.riposte-catholique.fr/perepi ... -la-france
Grande Neuvaine pour la France
17 NOVEMBRE 2014

Une grande neuvaine pour le France a démarré le 15 novembre avec le soutien du cardinal Philippe Barbarin. Elle se terminera le jour de la fête nationale, la vraie, celle de la Ste Vierge, le 15 août 2015. C’est une neuvaine de 9 mois pour nous fortifier dans la fidélité à notre foi, à nos engagements et à l’évangélisation de nos dirigeants et de nos concitoyens.

Vous pouvez vous inscrire à cette neuvaine.

Dans la première méditation, le cardinal archevêque de Lyon écrit :

« Dans « les paroles de vie » que Dieu donne à son peuple, le 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12) est la charnière entre le monde de Dieu et notre vie humaine. De même que nous prions pour nos parents, nous confions à Dieu la terre qui nous a nourris, façonnés, construits, et tous ceux qui y vivent aujourd’hui 1 . En priant pour la France, nous commençons par dire merci. Que de cadeaux nous a transmis la longue histoire de notre patrie ! J’entends encore Jean-Paul II, à la Messe du Bourget, le 1er juin 1980, expliquer tout ce qu’il avait reçu de la France et de ses saints. Il a eu cette formule surprenante : « France, éducatrice des peuples… ». Jamais, je n’avais pensé qu’elle avait rendu un tel service aux nations. Il est vrai que, souvent, ce sont les autres qui nous montrent quelle est notre grâce, notre vraie mission. »

De nombreux évêques, prêtres, pères abbés, moniales ont répondu favorablement à l’appel. Parmi les évêques :

le Cardinal Barbarin,
Mgr Rey,
Mgr Legrez,
Mgr d’Ornellas,
Mgr Brouwet,
Mgr Lebrun
Pour s'inscrire : http://www.laneuvaine.fr/je-minscris/

Quelques indications pour la neuvaine :

http://www.laneuvaine.fr/la-neuvaine/

Début article :
La Neuvaine

Posté le 27 octobre 2014 — 68 commentaires ↓
Les 9 clefs de la neuvaine :

S’engager à la prière quotidienne (le chapelet et la prière de la neuvaine)
Jeûner le premier vendredi de chaque mois
Vivre la neuvaine en communion grâce aux textes mariaux publiés quotidiennement
Se nourrir chaque vendredi des méditations de nos évêques, Pères Abbés, prêtres et moniales
Participer au rayonnement de la neuvaine en y invitant vos amis
Honorer la Sainte Vierge en affichant le logo de la neuvaine sur vos réseaux sociaux
Imprimer et diffuser dans votre paroisse les méditations hebdomadaires
Prier pour grandir, grandir pour s’affermir, s’affermir pour trouver l’Espérance
Etre doux avec soi-même : un oubli, une prise en cours, une pratique allégée ne sont pas graves…la progression n’en est que plus belle et les fruits porteurs !

Pourquoi prier la Neuvaine ?

Tout au long de sa vie, le Christ n’a cessé de nous montrer le chemin de l’évangélisation. « Le fait social et l’Évangile sont tout simplement indissociables. Là où nous n’apportons aux hommes que des connaissances, le savoir-faire, des capacités techniques et des instruments, nous apportons trop peu » nous rappelle Benoît XVI dans son homélie du 10 septembre 2006.
Prière de la Neuvaine :

http://www.laneuvaine.fr/

Code : Tout sélectionner

Vierge Marie, 
Notre-Dame de France,
Accueillez nos cœurs d'enfants 
confiants en votre bienveillance.
Guidez nous vers Jésus notre Sauveur,
pour recevoir de son Cœur les grâces
de sa divine miséricorde.

Nous vous présentons notre pays,
ses souffrances, ses troubles
et ses conflits,
mais aussi ses ressources
et ses aspirations.
Accueillez-les, purifiez-les, 
présentez-les à votre Fils
afin qu'Il intercède en notre faveur,
qu'Il oriente nos actions vers le Bien
et nous guide dans la Vérité.

Nous vous consacrons la France
dans la fidélité à l'espérance
et à la force de l'Esprit Saint
reçues à notre baptême. Amen. 
La première méditation du cardinal Barbarin :

http://www.laneuvaine.fr/meditation-du- ... -barbarin/
Méditation du cardinal Barbarin

Posté le 27 octobre 2014 — 67 commentaires ↓
15 novembre 2014-15 août 2015, neuf mois de prière pour la France.

Une neuvaine.

Des neuvaines, dans l’Eglise catholique, il en existe de toutes sortes. La Pologne en a vécu une pendant neuf ans, jusqu’en 1966, pour préparer le millénaire de son « baptême ». En 1970, le cardinal Wojtyla en a lancé une autre dans le diocèse de Cracovie, pour le 9ème centenaire du martyre de son évêque, saint Stanislas. Devenu pape, Jean-Paul II est venu lui-même la clôturer en 1979.

D’autres sont proposées sur neuf jours, par exemple avant une grande fête liturgique, comme l’Immaculée Conception. Début novembre, les évêques du Burkina Faso ont invité les fidèles à une neuvaine de prière, avec un jour de jeûne, pour que la paix revienne dans le pays, violemment ébranlé par un changement de régime et des répressions meurtrières (cf. http://www.catholique.bf).

Les neuvaines peuvent avoir un but particulier : obtenir de Dieu une guérison ou une naissance pour un couple en attente d’enfant. Parfois, la visée est pastorale : en 1970-79, le futur Jean-Paul II voulait que son diocèse accueille en profondeur l’élan missionnaire de Vatican II.

Celle-ci durera neuf mois ; comme toute neuvaine, elle demande fidélité et persévérance.

De prière.

Dans l’Evangile, le Seigneur invite « à prier sans cesse et sans jamais se décourager » et il loue la veuve qui vient « casser la tête » du juge, en réclamant justice (Lc 18, 1-8). Pour la prière, on peut dire que Jésus donne l’exemple : « Le matin, bien avant l’aube », on le voit sortir et aller prier « dans un endroit désert » (Mc 1, 35).

Prier, c’est espérer. Avec foi, on confie à Dieu une personne ou une famille en difficulté, une communauté, un pays et même le monde entier. Un chrétien, même s’il se sent démuni ou dépassé, sait que son cri est toujours écouté « car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

Cette neuvaine pour la France nous conduira jusqu’au 15 août, un jour qui a longtemps été notre fête nationale. On peut dire que l’Assomption de Marie fortifie notre espérance. Ce que Dieu a fait pour Jésus, en le ressuscitant des morts, il le promet à tous ses enfants. Et nous professons cette espérance dans le Credo : « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir. » Quand la Toute Sainte connaît, la première, la joie de la Résurrection, nous sommes renforcés dans la certitude que Dieu tient ses promesses et que, jamais, Il ne nous abandonnera.

Dès le début, les Apôtres ont repris cette insistance du Seigneur sur la prière : « Soyez toujours dans la joie ; priez sans relâche ; rendez grâce en toutes circonstances : c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus» (1 Th 5, 16-18).

Pour la France.

Dans « les paroles de vie » que Dieu donne à son peuple, le 4ème commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20, 12) est la charnière entre le monde de Dieu et notre vie humaine. De même que nous prions pour nos parents, nous confions à Dieu la terre qui nous a nourris, façonnés, construits, et tous ceux qui y vivent aujourd’hui 1 . En priant pour la France 2 , nous commençons par dire merci. Que de cadeaux nous a transmis la longue histoire de notre patrie ! J’entends encore Jean-Paul II, à la Messe du Bourget, le 1er juin 1980, expliquer tout ce qu’il avait reçu de la France et de ses saints. Il a eu cette formule surprenante : « France, éducatrice des peuples… ». Jamais, je n’avais pensé qu’elle avait rendu un tel service aux nations. Il est vrai que, souvent, ce sont les autres qui nous montrent quelle est notre grâce, notre vraie mission.

Lorsque, du haut de la colline de Fourvière, je laisse mon regard aller sur Lyon, j’entends le Seigneur me dire dans la prière, comme à saint Paul devant Corinthe : « J’ai un peuple nombreux à moi dans cette ville » (Ac 18, 10). Je pense d’abord à ceux qui souffrent, les malades, les familles divisées, les personnes détenues ou isolées… Je prie pour la santé et la liberté, pour le bien-être, l’équilibre et le travail de chacun. Que tous les cœurs soient ouverts ! Puis, je fais mémoire de la longue histoire de cette ville : les martyrs et les missionnaires, les artisans de l’unité et du dialogue, les chercheurs de Dieu, les serviteurs des pauvres… Il y en a eu à tous les siècles. Et cela se transforme en une demande : « Seigneur, garde Lyon fidèle à sa vocation, et attentive aux nouveaux appels que tu voudras lui lancer. »

Avec cette neuvaine pour la France, nous pourrions suivre un chemin analogue. Que tous ceux qui vivent dans notre pays s’accueillent et se respectent, qu’ils avancent dans la paix. Nous demanderons pardon, comme Jean-Paul II l’a fait pendant l’Année jubilaire 2000, car nous portons ensemble une part de responsabilité dans les choix de notre pays. Nous demanderons qu’il soit guéri de ses errements dans l’accueil de la vie, qu’il revienne à la raison sur le mariage et sur la filiation. Les premières pages de la Bible en disent clairement la vérité. Que l’on sache aussi accompagner jusqu’au bout les personnes les plus âgées, si fragilisées.

Nous prierons et jeûnerons pour mille autres intentions importantes : éradiquer la misère, veiller à ce que la justice reste… juste, et respecte les plus petits. Que tous aient une place dans la société, un travail, car c’est à la fois un lieu d’épanouissement et de service pour chacun. Que les jeunes reçoivent l’héritage culturel et spirituel auquel ils ont droit et que se lèvent de nouvelles générations d’éducateurs pour le leur transmettre fidèlement. Et si, à la lumière de son histoire, nous voyons que la France a une « vocation », que le Seigneur veuille bien l’éclairer encore et nous montrer comment la renouveler aujourd’hui.

Nous n’oublierons pas les deux grandes intentions que Jésus a pris soin de préciser : « Priez le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9, 38) et « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5, 44).

Naturellement, sa dernière parole reste notre phare : « Vous serez mes témoins à Jérusalem… et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ceux qui ont entendu ces mots n’ont pas hésité à partir. Quelle merveille, car c’est grâce à leur foi et à leur courage que nous avons reçu le flambeau !

A nous, aujourd’hui et demain, de transmettre ce trésor.

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Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » sam. 22 nov. 2014, 20:07

http://www.laneuvaine.fr/meditation-de-labbe-grosjean/
Méditation de l’Abbé Grosjean

Posté le 21 novembre 2014 — 41 commentaires ↓
Prier ou Agir ?

Il peut paraître étonnant de mobiliser les chrétiens pour prier, alors qu’il y a tant à faire pour notre pays ! N’est-ce pas d’abord l’engagement concret au service de l’emploi, de l’accompagnement des plus pauvres ou des plus fragiles qu’il faudrait privilégier ? Ne faudrait-il pas surtout appeler les chrétiens à s’engager en politique, dans le domaine de l’éducation ou de la culture ? Que chacun trouve un engagement associatif au service du bien commun ?

Il est vrai que la prière peut être une fuite, si elle s’apparente à un renoncement : « tout est foutu, s’engager en politique ou ailleurs ne sert plus à rien, il n’y a plus que la prière… ». Ce langage défaitiste n’est pas chrétien, ni cette vision de la prière. La prière authentique n’a jamais fait renoncer à l’action ceux qui sont appelés à servir au cœur de ce monde.

Mais inversement, il serait aussi fou de se jeter à corps perdu dans l’action, en imaginant que tout dépend de nous, et de nous seuls. Le tourbillon de l’activisme n’est pas non plus chrétien, car l’homme ne se suffit à lui-même. L’activisme apporte de graves déconvenues et le découragement devant nos limites humaines. Sans doute avons-nous mené nombre de nos combats ou de nos engagements de façon trop humaine…

La prière appelle l’action. La prière se conjugue à l’action. La prière nourrit l’action et lui donne sa fécondité profonde.

Prier nous fait partager les sentiments du Christ. Prier pour notre pays va peu à peu transformer notre regard sur son histoire, sur ses habitants, sur sa vocation. Résistant à toute tentation de découragement ou d’exil intérieur, nous allons approfondir notre amour et notre espérance pour ce pays, pour nos frères et sœurs qui vivent à nos côtés. Ce pays nous est confié comme lieu de mission et de service : « Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais (…) De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. » (Jn 17, 15..18). Prier nous fait comprendre que rien ne peut nous faire déserter l’engagement et le service de notre pays !

Prier nous rappelle aussi que tout est entre les mains de Dieu. Il ne veut rien faire sans nous, et nous ne pouvons rien faire sans Lui. Prier nous gardera ainsi humbles dans nos engagements. Ne croyons pas que nous sauverons la France par nous-mêmes ! Mais ne croyons pas non plus que Dieu agira sans nous … « si je trouve dix justes… » (Gn 18,32). Sainte Jeanne d’Arc avait bien compris cela : « Les hommes d’armes batailleront, et Dieu donnera la victoire ! ». Sa vie résume si merveilleusement combien l’action de Dieu et l’engagement humain peuvent et doivent se conjuguer pour le bien d’un pays.

Prier enfin nous donne l’assurance que nos engagements, remis entre les mains de Dieu, seront féconds d’une façon ou d’une autre. Au delà des épreuves, des succès et des échecs humains apparents, Dieu ne cesse d’agir et peut tout faire contribuer au bien de ceux qu’Il aime. Voilà la source de notre paix intérieure, au cœur même des tempêtes que peuvent nous apporter nos engagements.

Prier ou agir ? Non. Prier pour mieux agir !

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » ven. 28 nov. 2014, 9:30

http://www.laneuvaine.fr/meditation-de- ... ic-iborra/
Méditation de l’Abbé Eric Iborra

Posté le 27 novembre 2014 — Aucun commentaire ↓

S. Jean-Paul II et la France

« Marie, Reine de Pologne, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille ». Lorsque saint Jean-Paul II se rendit à Paris en tant que pape, cet appel de Jasna Gora – l’invocation séculaire et tutélaire de tout un peuple à la Vierge – devait l’habiter en considérant cette France dont il avait, jeune séminariste, tant reçu, à travers sa culture et les saints qui façonnèrent l’identité spirituelle de notre pays. Le pape polonais commença par rappeler que nous sommes les héritiers d’une culture qui ne saurait être exclusivement profane puisqu’elle a noué, historiquement, des liens multiples avec l’Evangile. Don qui appelle à la responsabilité. Porteuse depuis si longtemps d’une culture marquée par l’Evangile, la France, en tant que nation, ne peut se comprendre qu’ouverte sur les autres peuples. D’où la solennelle interrogation du Bourget : « France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse éternelle ? ».

Quel est-il ce bien de l’homme ? Tout d’abord l’homme n’est pas une énigme, il est un mystère : « L’homme n’a de sens dans le monde que comme image et ressemblance de Dieu ». Enraciné dans la nation qui en tant que communauté historique le garantit déjà dans une certaine mesure de la tentation du solipsisme – c’est la base du véritable patriotisme, distinct de sa caricature, le nationalisme –, l’homme doit encore s’ouvrir à la question décisive de l’Evangile, la question pétrinienne et plus encore mariale par excellence : « Aimes-tu ? M’aimes-tu ? ». « C’est seulement grâce à cette question que la vie vaut la peine d’être vécue ». C’est pourquoi il disait aux jeunes : « Vous valez ce que vaut votre cœur ». Puis il contemplait tous ceux qui au cours de notre histoire ont répondu à cette question, les saints, eux qui sont l’âme de notre patrie, eux qui ont reçu pour donner et pour servir. Des saints toujours actuels parce qu’ils se sont rapprochés de Dieu et de son éternité : « Les saints ne vieillissent pas. Témoins de la jeunesse de l’Église, ils ne deviennent jamais des personnages du passé. Ils sont toujours l’avenir évangélique de l’homme, les témoins du monde futur », en particulier les femmes, gardiennes de la vie, « sentinelles de l’invisible ».

Le Pape savait aussi que nous sommes toujours tentés sur nos dons les meilleurs. « Ce grand jubilé du baptême, disait-il à Reims, doit vous amener à dresser un vaste bilan de l’histoire spirituelle de l’âme française. Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu’au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints. Qui l’a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une espérance surhumaine ». Echo des premières paroles qu’il nous adressait en 1980 : « La voie de l’Evangile ne passe pas par la résignation, les renoncements ou les abandons. Elle ne se résout pas à l’affadissement du sens moral, et elle souhaiterait que la loi civile elle-même aide à élever l’homme. Elle ne cherche pas à s’enfouir, à demeurer inaperçue, mais elle requiert au contraire l’audace joyeuse des Apôtres. Elle bannit donc la pusillanimité, tout en se montrant parfaitement respectueuse à l’égard de ceux qui ne partagent pas le même idéal ».

Par l’intercession de ce grand Pape maintenant canonisé, confions à la Vierge qu’il a tant aimée la fécondité de l’Evangile dans les âmes de nos contemporains. Pour la sauvegarde temporelle de notre patrie et le salut spirituel de ses membres, nous pourrions faire nôtre l’appel de Jasna Gora : « Marie, Reine de France, je suis près de toi, je me souviens de toi, je veille ».
Remarque :

Ressources spirituelles

La Neuvaine enrichit quotidiennement son site de textes destinés à aider chacun dans son propre chemin intérieur. Vous pouvez suivre ces mises à jour sur les réseaux sociaux facebook et twitter.

Cette semaine :

L'avortement est-il un droit fondamental?
Droits humains et bien commun
Quel est le juste principe des sociétés européennes?
Comment vivre ses deux citoyennetés?
Quel est le sens de la Fête du Christ Roi?
Quel service de la société?
Quelle attitude politique face au relativisme éthique ?

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » ven. 05 déc. 2014, 8:56

http://www.laneuvaine.fr/meditation-de- ... e-maistre/
Méditation du Père Philippe de Maistre

Posté le 4 décembre 2014 — 2 commentaires ↓
Une génération s’est levée

« Tous ces jeunes gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « C’est toi qui le sais, mon Seigneur. »
(Ap XVI,14)

« Tous ces jeunes gens… Qui sont-ils D’où viennent-ils ? » Nuit après nuit, policiers, journalistes et badauds se posèrent cette question à la vue des « veilleurs », ces jeunes gens dignes et lumineux, assis dans les rues de Paris pendant que, à l’Assemblée nationale ou sur les plateaux de télévision, certains de leurs aînés débattaient du « mariage pour tous ».

« Qui sont-ils, D’où viennent-ils ?… » Cette même question avait déjà saisi les observateurs incrédules devant la ferveur des foules bigarrées qui envahissaient les rues et le métro parisiens lors des JMJ d’août 1997.

« Ces jeunes gens. Qui sont-ils ?…
– C’est toi Seigneur qui le sait ».

Oui Seigneur, Tu sais quelle jeunesse tu as toi-même suscité au cœur de notre vieille terre de France ! Une jeunesse ardente et généreuse, aux antipodes de la fameuse « génération Y », prétendument consumériste, hédoniste et narcissique, à laquelle on voudrait parfois la réduire.

Une génération s’est donc levée. Préparée dans la ferveur des grands rassemblements et dans le silence de la prière, elle a pris peu à peu conscience d’elle-même, au contact notamment d’un vieil homme vêtu de blanc et venu de Pologne qui sut tant de fois l’apostropher : « Chers jeunes de France, vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour… »

En s’adressant ainsi à elle, cet homme – un père, un vrai ! – confiait enfin son espérance à cette jeunesse, l’arrachant ainsi au triste « jouir sans entraves » et à l’hébétude dans lesquels l’avait engluée la génération issue de mai 68 : « Plus que jamais, il est urgent que vous soyez les “sentinelles du matin”, les guetteurs qui annoncent à l’humanité les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile que l’on voit déjà poindre. L’humanité a un impérieux besoin du témoignage de jeunes libres et courageux qui osent aller à contre-courant et proclamer avec force et enthousiasme leur foi en Dieu, Seigneur et Sauveur. »
Vierge Marie,
Notre Dame de l’Avent,
Nous te confions la jeunesse de notre pays.
Donne-lui de scruter les signes annonciateurs de l’aurore.
Viens la soutenir dans son élan.

Qu’à sa suite, les plus anciens se laissent éveiller, réveiller.
Que pasteurs, prêtres et évêques
L’accompagnent avec bienveillance et discernement.
Que responsables et dirigeants se laissent interpeller par elle.
Qu’enseignants, professeurs et éducateurs
assument leur mission de guides et d’éveilleurs de conscience.

Que se lève au sein de cette jeunesse,
les guetteurs qui annoncent à l’humanité
les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile
que l’on voit déjà poindre.
Amen

jean_droit
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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » lun. 08 déc. 2014, 8:40

Méditation du Père Xavier Malle

Posté le 7 décembre 2014 — 1 commentaire ↓

Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée Conception, dans la Drôme, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 9h du matin et lui dit :« La France est foutue ! ». Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à L’Ile-Bouchard, petit village de Touraine, un peu avant 13h, quatre petites filles entrent pour prier dans l’église paroissiale, sur la recommandation de leur maitresse. Elles témoigneront ensuite avoir vu « une belle Dame », qui leur a demandé de prier pour la France alors en grand danger et a promis du bonheur dans les familles. La demande de la prière pour la France et la promesse de bonheur dans les familles sont intimement liées et d’une brûlante actualité.
La Belle Dame confie à quatre jeunes enfants une question d’adulte : la situation de la France, à la veille d’une guerre civile. Elle va y revenir à quatre reprises pendant toute la semaine des évènements du 8 au 14 décembre 1947. Dès sa seconde manifestation, et ce sont ses premiers mots : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin. » La quatrième fois, le mardi 9 à 13h, Marie réitère sa demande, sous une formulation légèrement différente : « Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » Les enfants vont faire ce que la Belle Dame leur demande : inviter leurs amies de l’école à prier pour la France, et participer elles-mêmes à cette prière.

Est-il légitime de confier à la prière de petits enfants des questions de « grandes personnes » ? Demandez-vous à vos enfants de prier pour que papa ou maman retrouve un travail ? Pour dénicher la maison ou l’appartement dont vous avez besoin pour accueillir bébé à naître ? Bien sûr et vous avez raison !

- Il y a une pureté dans la demande des enfants, sans arrières pensées : ils prient pour leur pays, simplement, comme ils prient pour leur famille. C’est bien de cela qu’il s’agit ; notre pays est notre famille élargie.

- Il y a une foi spontanée dans leur prière. Ils ne doutent pas d’obtenir ce qu’ils demandent. Et effectivement la France a été sauvée : l’ordre de reprise du travail a été donné dès le mardi, sans qu’aujourd’hui encore on puisse en donner d’explication satisfaisante.

-Il y a une puissance de la prière des enfants sur le cœur de Dieu : « si vous ne redevenez comme ces petits enfants… » (Mt 18,3)

D’autant qu’en réalité, cette question de grande personne les regarde. C’était bien de leur avenir dont il s’agissait !

Comme en 1947, pense-t-on à demander plus particulièrement aux petits enfants de prier pour notre pays ? Pour allier les deux aspects évoqués au début, je vous propose de prier avec les petits enfants trois Je vous salue Marie pour les familles de France : un pour les papas, un pour les mamans et un pour les enfants.

Père Xavier Malle
49 ans, ordonné prêtre en l’an 2000, pour la Communauté de l’Emmanuel. Incardiné dans le diocèse de Tours. Recteur du Sanctuaire Notre Dame de la Prière de L’Ile-Bouchard et curé des Paroisses Notre-Dame en Bouchardais et St Vincent de Paul de Richelieu, coordinateur du réseau « Des Sanctuaires prient pour la France.
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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » ven. 12 déc. 2014, 13:03

http://www.laneuvaine.fr/meditation-de- ... erre-amar/
Méditation de l’abbé Pierre Amar

Posté le 11 décembre 2014 — 22 commentaires ↓
Pourquoi jeûner pour sa patrie ?

Bonne nouvelle ! A l’heure du tout, tout de suite et pour pas cher, l’Eglise propose un remède radical : le jeûne. La recette serait même un peu tendance, et pas uniquement pendant le Carême ! Ne l’avez-vous pas remarqué ? Le jeûne a pris ces dernières années un véritable coup… de jeune ! « Jeûne thérapeutique », « jeûne et randonnée », « remise en forme par le jeûne » ; allez sur Internet ou dans les revues de santé en tout genre et vous serez surpris de la promotion en faveur de cette pratique plurimillénaire à laquelle le Judaïsme, et dans son sillage la toute première Église, ont donné un sens spirituel et religieux.
S’ouvrir aux autres et à l’Autre

Pour autant, le jeûne chrétien n’est pas thérapeutique ou hygiénique même s’il peut avoir des effets positifs sur notre corps. Le jeûne suppose une attitude de Foi, d’humilité et de totale dépendance par rapport à Dieu. Dans un message de Carême de 2009, Benoît XVI insistait sur ce point : « le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. »

L’objectif visé n’est donc ni l’exploit – possible source d’orgueil – ni la souffrance qui amoindrit notre être quand elle n’est pas remplie d’amour. L’objectif du jeûne est de gagner en attention et en ouverture à l’autre : Dieu et mon prochain. Lorsque j’accepte un manque, je me découvre dépendant : de Dieu et de sa Parole d’abord, mais aussi des autres. La qualité des relations me devient absolument nécessaire. L’autre devient ma vraie nourriture !

Jeûneurs et gêneurs

Des interrogations apparaissent alors : il n’y a pas de mal à se faire du bien n’est-ce pas ? Pourquoi me priverais-je par exemple de ce carré de chocolat qui n’est pas mauvais en soi ? Le polyphénol contenu dans le cacao est même bon pour la santé : tous les pharmaciens le disent ! Or, jeûner, ce n’est pas en soi se priver de chocolat, c’est surtout vérifier qu’on est libre par rapport au chocolat. Voilà peut-être la raison pour laquelle le monde n’aime pas le jeûne et que les jeûneurs sont des gêneurs ! Parce qu’ils contestent silencieusement la loi totalitaire du désir qui est le ressort le plus puissant de notre société marchande. Regardez : il y a des chaînes partout ! Chaînes de montage, chaînes de magasins, chaînes de télévisions. Jeûner c’est vérifier que ces chaînes extérieures ne se sont pas à la longue intériorisées, conduisant à la paralysie et à l’asphyxie de l’âme. Le jeûne peut également nous enseigner la modération des nombreux autres appétits qui habitent en nous et qui peuvent conduire à commettre le mal. Car si nous apprenons à renoncer à manger lorsque nous avons faim – dans certaines limites bien entendu ! – nous découvrirons qu’il est possible de renoncer aux péchés que certaines situations nous poussent à commettre. En ce sens, le jeûne est une ascèse du besoin et une éducation du désir. Il nous amène à accepter de ne pas avoir tout, tout de suite et par quelque moyen que ce soit.

Moins dépendants et plus libres

Jeûner pour notre pays, c’est vivre ensemble une thérapie communautaire et nationale. C’est lutter contre cette société de la compulsivité qui semble avoir instauré le désir comme seul norme du vivre ensemble, en consacrant le « j’ai envie, donc j’ai droit ». Droit à l’enfant ou droit à l’avortement, droit au mariage, droit à mourir… droits consacrés par l’onction de la loi et que nous refusons. Ils permettent en effet l’avènement d’une société d’injustice, dont les plus faibles et les plus vulnérables sont toujours les premières victimes.

Disons-le aussi, le jeûne n’est pas une grève de la faim pour faire plier Dieu ou une pression exercée sur lui. C’est plutôt Dieu qui nous permet de nous faire plier nous-mêmes, pauvres êtres ligotés à des dépendances dont nous sommes trop souvent complices. Finalement, le jeûne est la correction d’un jeu de rôle : à ce « moi-moi » égoïste, sans cesse affirmé et revendiqué, il appelle un « Toi-Toi » : le Dieu d’Amour et de miséricorde qui attend que nous lui fassions un peu plus de place pour mieux agir en nous et dans ce pays dont nous sommes les citoyens.

Abbé Pierre AMAR
L’abbé Pierre Amar, licencié en droit, est prêtre du diocèse de Versailles et termine un Master de théologie à l’Institut Catholique de Paris. Rédacteur sur padreblog.fr, il est aussi auteur et metteur en scène de pièces de théâtre pour les familles dont «Jean Paul II – Santo Subito» et «Charles de Foucauld – Prince du désert» (Éditions Artège).

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » sam. 20 déc. 2014, 12:19

http://www.laneuvaine.fr/meditation-du- ... e-laubier/
Méditation du Père Patrick de Laubier

Posté le 18 décembre 2014 — 28 commentaires ↓
Neuvaine de prières pour la France

La Vierge Marie, patronne principale de la France est l’objet d’une prière collective et nationale pour obtenir un secours exceptionnel qui n’est pas sans rappeler le vœu de Louis XIII du 15août 1638. Cette fois ce n’est plus le chef du Royaume qui s’engage, mais des membres du pays qui est menacé par un changement de civilisation ou plutôt d’un effondrement de civilisation.
Nous invoquons la Vierge en l’appelant à notre secours au cours d’une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours des siècles une attention toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis deux siècles des révolutions et vos apparitions se sont multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès la Salette(1846) à savoir l’apostasie de ce pays.

Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et nul pays n’a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d’Arc dont l’intervention spirituelle et politique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Eglise. La sainteté a donné des fruits bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n’est plus vécue par le grand nombre .L’athéisme est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie a gagné la vie politique.

La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l’enseignement de l’Eglise. Les églises de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans que les chrétiens ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle .Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l’exemple d’une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n’a gardé du christianisme que des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l’Amour.
Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c’est-à-dire s’adresser à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l’Eucharistie et la réconciliation qui la prépare deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels.

Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce sollicite notre liberté de créature à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Amour de Dieu attend l’amour de l’homme et la prière en est l’expression nécessaire .Face à une « civilisation de la mort », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l’amour qui est l’orientation de la doctrine sociale de l’Eglise.

Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » sam. 20 déc. 2014, 12:21

http://www.laneuvaine.fr/habiter-en-mar ... -saintete/
Habiter en Marie comme dans un monde de sainteté

Posté le 20 décembre 2014 —

Le Verbe, venant au monde, a trouvé dans le sein de la bienheureuse Vierge, un séjour de sainteté, semblable, autant qu’il pouvait l’être par l’opération du Saint-Esprit, à celui de son Père. Là il vit dans un état de plus parfaite sainteté que dans tout autre mystère de sa vie mortelle. Tandis que sur la terre il vivra au milieu des créatures maudites à cause du péché, au milieu des pécheurs, dont les vices lui causeront des peines intolérables ; dans Marie, qui est, après Dieu, ce qu’il y a de plus saint, il est comme dans un monde de sainteté. Cette demeure tient le milieu entre son séjour dans la gloire, dans la sainteté du ciel, et le séjour qu’il fera sur la terre, couverte des horreurs abominables du péché. Sa demeure au sein de Marie tempère cette immense opposition, il y vit séparé de tout usage des créatures, ou plutôt il n’use d’aucune d’elles que par Marie. Par elle, il use de la lumière ; par elle, il use des aliments : en un mot, tout se convertit en Marie pour Jésus. Elle lui est toutes choses : elle est sa lumière, sa force, sa nourriture, sa demeure, son temple. Là il bénit et loue la Majesté divine ; là il sanctifie sa Mère et la remercie de lui aider à servir Dieu, et de lui être un moyen de le glorifier. Aussi y demeure-t-il tout le temps qu’il peut y faire sa résidence sans en perdre un seul moment ; et, pour en partir, attend-il jusqu’au dernier instant marqué par son Père. (…) Le Fils de Dieu n’avait que la ressemblance du péché, et si sa Mère eût souffert pour sa naissance, il eût paru être pécheur comme nous. Pour cette raison donc, elle le met au monde sans douleur ; et Dieu remet à l’heure de la mort de Jésus-Christ la peine que Marie aurait dû souffrir à sa naissance. Ainsi Bethléem est pour elle un paradis de délices, parce qu’elle y est mère de celui qui est saint essentiellement. Elle l’avait conçu la nuit du 25 mars, dans la ferveur de la prière ; elle le met au monde le 25 décembre, dans un transport de la gloire de Dieu. L’ayant conçu par la pensée, comme dans l’éternité le Père éternel le conçoit, comme lui, elle ne souffre point de déchet en sa pureté en l’engendrant. Elle l’avait conçu, et elle l’enfante, comme le verre conçoit et renvoie hors de lui les rayons du soleil, qui, au lieu de le rompre et de le ternir, l’éclairent, l’embellissent et le rendent semblable à cet astre. »


Jean-Jacques Olier (1608- 1657), Vie intérieure de la très sainte Vierge, Perpignan, Artège, 2013, p.125-127

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » jeu. 25 déc. 2014, 11:41

http://www.laneuvaine.fr/meditation-du- ... niel-ange/
Méditation du Père Daniel-Ange

Posté le 24 décembre 2014 —

France rebelle, reçois ton enfance nouvelle

Voici juste 1516 ans, à Reims, Clovis et ses 3000 Francs sont immergés dans les eaux du baptême par les mains de Saint Rémi. Quel jour exactement ? Noël !

Et Claudel dans son chef-d’œuvre, si profondément, théologique – l’Annonce faite à Marie- situe le sacre de Charles VII, grâce à la Pucelle de Domrémy, à Reims encore, encore la nuit même de Noël.

Mais voici que notre peuple ainsi marqué au fer rouge, jusque dans ses gênes par ce mystère adorable entre tous, régresse de plus de 2000 ans dans le paganisme celte ou greco-romain, devenant ainsi anachronique : essayant de vivre comme si le Sauveur n’était encore jamais venu. Voici qu’une innocente crèche soulève un tolé, qu’un bébé en plastique fait trembler la République.

Pour quel crime ? Elle représente – ô horreur !- une famille ! Et voilà que cette famille – déjà expatriée – est à nouveau extradée, visa refusé. Et quand on ne sait plus qui est ce Bébé, on ne sait plus ce qu’est un enfant (sinon un objet commercialisable), ni ce qu’est un homme ou une femme (sinon des sortes de clones interchangeables), ni ce qu’est une famille (sinon une relation à géométrie variable). Bref, qui n’accueille pas l’Enfant de Noël, se rebelle contre le réel.

Alors, nous, en cette nuit sainte entre toutes, pour essuyer les pleurs de la Mère de Dieu devant son enfant éjecté par un Etat reniant ses sources, laissons-nous éblouir et attendrir par la pure splendeur du plus beau des enfants jamais né d’une femme. Soyons ce ravi des santons de Provence, avec les enfants aux yeux extasiés devant nos merveilleuses crèches aux mille facettes.

Accueillons l’Enfant en qui chaque enfant se reconnaît, par qui est guérie ma gestation, transfigurée ma naissance, et grâce à qui m’est donné mon enfance nouvelle, éternelle, car divine : la sienne !

Je veux recevoir de ses petites mains son Père et me laisser engendrer par Lui. Je lui ai donné une maman : il me donne son Papa.

Car uniquement parce que Dieu a pu dire en toute vérité maman à une jeune fille, qu’aujourd’hui je puis dire en toute certitude : papa à Dieu.

Admirable échange ! Je lui donne mon humanité : il m’offre sa divinité. Je lui donne ma misère, il m’offre sa lumière. Il épouse mes souffrances : il me fait épouser la petite fille Espérance. Je lui refile ma mort : il me communique sa vie1. Oui, il épouse toute de mon existence, de l’état de zygote à celui de cadavre, pour m’ouvrir le Ciel et me rendre im-mortel. Dis-moi quel Dieu a jamais été jusque-là dans l’amour ?

Il se glisse, se faufile, s’insinue chez nous, passager d’abord clandestin, puis incognito, peur de me faire peur. Qui donc tremble devant un nourrisson ? Ce bébé ne révèle-t-il l’éternelle enfance -innocence de Dieu- (ce fut le coup de foudre du jeune paumé qu’était un certain Paul Claudel, à Notre Dame de Paris, aux premières Vêpres de Noël près du second pilier.

Dans le profond silence de cette nuit, les Anges sidérés se taisent, en écoutant résonner le cri primordial de la Parole faite enfant.

Et ces premiers vagissements déjà murmurent : « qui ne devient comme moi n’entrera pas dans le Royaume ». Et encore : « Tout ce que tu fais à un seul de mes frères de chair, c’est à Moi que tu le fais ». Et encore : « Tu me vois, tu vois ton Père » .
Dans nos épaisses ténèbres, à travers la fente de ses petits yeux qui s’entrouvrent déjà filtrent, la flamme qu’aucune tempête ne pourra jamais souffler, les premiers rayons de cette clarté d’éternité qu’aucune nuit ne pourra jamais ensevelir. Lumière qui ne cessera d’irradier le monde jusqu’au Soleil éternellement levant de sa Venue en Gloire.

En cette nuit, reçois donc des mains de Marie, cet Enfant qu’Elle te confie, cet Enfant qui dans tes bras s’abandonne à toi, pour qu’avec lui, tu t’abandonnes dans les bras de son Père et de sa Mère. Le voilà livré à moi, totalement dépendant de mon cœur.
Ah ! Mon Créateur à qui j’ose dire comme une maman : « mon Petit ! » Ce Dieu que je puis adopter, caresser, réjouir, consoler ! Mais à une condition : le protéger, comme Joseph protégeant la Vie-faite-chair contre ces Hérodes qui ne sont pas encore morts. Ils se déchaînent, ils en veulent toujours à l’Enfant. Leur fureur sur nos enfants violent leur conscience, souillent leur innocence, pervertit leur bon sens, falsifie leur intelligence.

Qu’il me donne son courage pour prendre sa défense en chaque tout petit. Jean-Paul II s’écrie en pleine nuit de Noël : « En chaque petit, il y a certainement Jésus ! »

Mendions le regard ébloui de sa Maman, pour que je reconnaisse, accueille protège son Enfant, au-dedans de chaque Enfant encore à naître, à peine né, ou la personne « retombée en enfance ». Car « sur le visage de chacun resplendit le visage de Jésus » (Pape François aux gynécologues). Mais « n’ayons pas peur, l’Enfant Jésus est avec nous. » (dernier mot griffonné par Edith Stein).

Alors, ce sera Noël. Et quand tous les Français tomberont à genoux devant cet Enfant-Roi, alors ce sera le Nouveau Noël de notre peuple. L’aube d’un nouvel avenir irradiant le monde de la Vérité qui est Lumière.

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » ven. 02 janv. 2015, 13:12

http://www.laneuvaine.fr/meditation-du- ... re-ricard/
Méditation du cardinal Jean-Pierre Ricard

Posté le 31 décembre 2014 — 11 commentaires ↓
ENTRER DANS UNE NOUVELLE ANNÉE AVEC MARIE

Le premier janvier, l’Église fête Sainte Marie, Mère de Dieu. Je trouve très beau d’entrer dans une nouvelle année avec la Vierge Marie. Elle nous invite à y entrer avec confiance et vigilance.
Marie affronte l’avenir avec confiance. Fille d’Israël, elle a foi dans le Seigneur et sait que Dieu tient toujours ses promesses. Elle vit en sa présence. Elle éprouve sa tendresse et sa miséricorde envers tous. Elle se laisse guider par Lui. Son existence n’a pourtant pas toujours été une vie de rêve. Elle est passée par des moments joyeux, lumineux, mais aussi par des moments douloureux. Elle a senti un glaive de douleur la transpercer. Elle a vécu des temps d’interrogations et de nuit. Mais elle n’a jamais lâché la main de Dieu. Comme le dit sa cousine Elisabeth, elle est « celle qui a cru dans les paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45). La confiance de Marie est contagieuse. Auprès d’elle, nous apprenons vraiment la confiance.

La confiance n’est pas l’optimisme. Celui-ci prend sa source en l’homme. Il est affaire de tempérament ou d’analyse d’une situation. La confiance, elle, prend sa source en Dieu. Elle est un fruit de l’Esprit et ne dépend ni des qualités du sujet ni des potentialités positives d’une situation. La confiance naît de la foi en Dieu. Elle sait que Dieu est avec nous et nous guide si nous lui confions notre vie. Comme dit Saint Paul : « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28). La confiance est remise de soi-même entre les mains de Dieu. Elle chasse la crainte. Elle est source de grande liberté intérieure. Elle fait naître en nous des potentialités insoupçonnées. Entrons dans cette nouvelle année avec confiance.

Marie ne se paie pas de mots. Elle est la servante du Seigneur. Elle sait que ce ne sont pas ceux qui disent ‘Seigneur, Seigneur’, qui entreront dans le Royaume, mais ceux qui font la volonté du Père (cf. Mt 7, 21). Elle cherche la volonté de Dieu, la discerne dans les événements de sa vie, la contemple en relisant ce qu’elle a vécu (Lc 2, 19 et 2, 51). Elle vit une réelle vigilance du cœur et de l’esprit.

Nous aussi, nous sommes invités à faire la volonté de Dieu, à vivre l’attitude juste qui inscrit notre existence dans l’accomplissement du dessein de Dieu. Comme Marie, il faut nous laisser éclairer par l’Esprit et voir toutes choses à la lumière de l’Evangile. Nous avons à apprendre à discerner. Dans une société où la seule norme est souvent le désir de chaque individu, il nous faut être vigilant sur ce qu’est le véritable bien de l’homme et de la société. Nous devons refuser tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. Il nous faut être aussi des éveilleurs d’espérance, ces sentinelles qui savent qu’après la nuit l’aurore va apparaître. Nous devons être témoins de cette miséricorde de Dieu qui veut rejoindre tout homme. Marie est vigilante. Elle invite les pécheurs à se convertir et se tourner vers son Fils. Que tout au long de cette année, elle nous communique sa vigilance et fasse de nous des veilleurs ! Bonne année à tous !

+Jean-Pierre cardinal RICARD
Archevêque de Bordeaux

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par Invité » mer. 25 févr. 2015, 10:02

Avez-vous pensé à vous inscrire pour La Neuvaine et à commander vos images ? Pensez à la diffuser dans les églises, à la sortie des messes, etc... Je vous redonne le lien http://www.laneuvaine.fr

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Re: Méditation dans le cadre neuvaine pour la France

Message non lu par jean_droit » sam. 30 mai 2015, 11:28

http://www.laneuvaine.fr/meditation-de- ... dornellas/

"Méditation de Mgr Pierre D’Ornellas

Posté le 28 mai 2015 — 20 commentaires ↓
« Marie, la toute sainte »

La France est une terre de saints et de saintes, dons admirables de Dieu. Impossible de tous les nommer, ils sont si nombreux !

Monseigneur Pierre D'ORnellasPensons à Blandine, martyrisée à Lyon en 177, avec l’évêque Pothin et 46 compagnons de foi en Jésus-Christ : modèles de ceux qui, aujourd’hui, osent dire leur foi. Parlons de Martin, mort en 397, l’infatigable évangélisateur dont la charité frappe tous les esprits et dont de nombreuses églises portent le nom. Nommons Geneviève, patronne de Paris et des gendarmes, morte en 512. Sa force d’âme, sa prière et la clarté de son jugement font d’elle une incarnation du génie féminin, sentinelle vigilante de l’Invisible.

Sautons les siècles : Saint Louis chercha le juste discernement pour servir le bien commun de tous. Mort en 1270, il est le modèle de l’homme politique par le service désintéressé, par son souci de l’équité. A-t-il connu saint Yves, né en 1253 en Bretagne, qui y exerça la justice en ami des pauvres ? Il inspire aujourd’hui bien des personnes versées dans le délicat métier de la justice.

Qui oubliera Vincent de Paul, mort en 1660, dont la charité pour les plus pauvres est prophétique ? Il inspira tant de saints et de saintes, connus et inconnus, qui aimèrent le plus rejeté ou exclu. Parmi eux, un étudiant, devenu père de famille et universitaire brillant, le bienheureux Frédéric Ozanam, mort à 40 ans en 1853, dont les « conférences de charité » devenues « conférences saint Vincent de Paul » continuent leur mission de bonté évangélique.

Aux lendemains de notre Révolution, surgit l’imprévisible Jeanne Jugan qui, à Saint-Malo, accueillit chez elle une vieille femme aveugle. Elle donna naissance aux Petites Sœurs des Pauvres répandues dans le monde par leurs « Maisons » où règne un esprit de famille : chaque personne âgée y est aimée jusqu’à son dernier souffle. Quel prophète en notre temps où l’accompagnement des personnes en fin de vie interpelle notre fraternité !

Ajoutons la « petite » Thérèse Martin, morte à Lisieux à 24 ans à l’orée du XXème siècle. Face à l’athéisme, ses Manuscrits dévoilent la vérité sur l’homme : chacun, y compris le criminel, est un enfant infiniment chéri de Dieu, riche en miséricorde. Elle est le héraut de l’espérance pour tous. Et ses parents, Zélie et Louis Martin, veuf après 19 ans de mariage, prophètes des saints époux et parents d’aujourd’hui !

À cause de sainte Bernadette, morte à 35 ans, des millions de pèlerins repartent chaque année de Lourdes, convertis dans l’espérance. En 1858, la Vierge Marie lui dit son nom : « l’Immaculée Conception ». Un an plus tard, meurt Jean-Marie Vianney, le saint curé d’Ars que l’on est venu voir de partout : prophète des prêtres ordinaires et humbles, habités par la « charité pastorale ».

Plus près de nous, le bienheureux Marcel Callo, jeune de Rennes, arrêté à 23 ans, car, dit le commandant nazi, « Monsieur est beaucoup trop catholique ». Quand il meurt le 19 mars 1945 au camp de Mauthausen, le colonel confie : « J’ai vu le regard d’un saint ». Prophète des témoins de la lumière dans les ténèbres.

Prier pour la France, c’est invoquer l’Esprit de sainteté afin qu’il suscite aujourd’hui les saints dont nous avons besoin. C’est demander à la Vierge Marie qu’elle nous aide à répondre personnellement à Dieu qui nous appelle : « soyez saints car moi, votre Dieu, je suis saint ». Les saints font luire l’admirable lumière d’amour et de paix. Ils forgent une société digne de l’homme à l’image de notre grand Dieu.

Regardant le 3ème millénaire, saint Jean-Paul II – qui nous visita plusieurs fois, – rappela l’« appel universel à la sainteté » que lança solennellement l’Église au concile Vatican II (cf. Lettre du 6 janvier 2001, n.30). Inspiré par un saint français, Louis-Marie Grignon de Montfort, il remit sa vie entre les mains de Marie : « totus tuus ». Elle est « la toute sainte » qui ouvre le chemin de la sainteté à ses enfants. Car « le trésor de la mère appartient à l’enfant », écrivit Thérèse de Lisieux, la patronne secondaire de la France, dans son ultime poème « Pourquoi je t’aime ô Marie »."

Remarque : Notre curé, à chaque messe, récite avec nous la prière de la neuvaine.

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