Solennité de l'Immaculée Conception

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Solennité de l'Immaculée Conception

Message non lu par etienne lorant » lun. 08 déc. 2008, 12:18

Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 1,3-6.11-12.
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dans les cieux, il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ. En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l'amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d'avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance,
à la louange de sa gloire, de cette grâce dont il nous a comblés en son Fils bien-aimé.

Aujourd'hui, fête de l'Immaculée Conception, j'éprouve de la joie d'avoir vécu "à plein" la neuvaine proposée par le pape Benoît XVI et, non seulement d'avoir prié, mais d'avoir prié plus longuement qu'il était demandé, d'avoir reçu le sacrement de réconciliation et communié ce matin. Mais tous les jours qu'a duré cette neuvaine, j'ai également traversé un accablement profond, comme si j'avais dû marcher dans le noir et l'isolement humain m'a été doublement pénible. Le plus pesant ce fut encore l'ennui, car l'ennui prête aux tentations de distraction, et dès qu'on entre dans le domaine de la distraction, on entre aussi dans l'arène où guette le démon.

Dans son homélie, le prêtre a rappelé que le dogme avait été édicté par Pie IX en 1854, quatre ans avant les apparitions de Lourdes. Il a ensuite expliqué que nombre de théologiens, bien avant le 19ème siècle, avaient déduit la conception immaculée de Marie. Dans son épître, saint Paul parle déjà du choix de Dieu "avant la conception du monde". Il affirme cela en désignant les disciples. Dans ce cas, il était évident que Marie fut très tôt considérée comme la nouvelle Eve, demeure parfaite préparée pour la venue du Sauveur, dès la sortie du paradis terrestre. Promulgué en plein XIXème siècle, soutenu par sa bénéficiaire elle-même dans les apparitions de Lourdes, c'est pour moi comme si le Ciel avait voulu prévenir la terre que le culte de l'homme rationnel et sa conquête de l'univers par le machinisme seraient sources de multiples malheurs... Et comme j'entends déjà certains dire que l'affaire de Lourdes n'a rien pu empêcher, moi je me réjouis que la prière a Marie, jusqu'à ce jour, a déjà empêché une guerre atomique mondiale.

Dans les années qui viennent, je prie que se développe encore la dévotion à Marie, au nez même de tous les "forts en tête" qui n'y voient qu'une pratique de "basse religiosité".... et c'est tant mieux ! Si Marie n'avait pas été tant prié, y aurait-il eu un Jean-Paul II pour ouvrir les portes du troisième millénaire en évitant que dégénère en guerre mondiale l'usure du pouvoir dans l'ex-URSS ? Y aurait-il aujourd'hui un Benoît XVI pour contrecarrer les dérives idolâtres et perverses d'un libéralisme sans âme ?
Dernière modification par etienne lorant le lun. 09 déc. 2013, 11:22, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Fête de l'Immaculée Conception

Message non lu par etienne lorant » mar. 08 déc. 2009, 11:17

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.

« Que tout se passe pour moi selon ta parole » - Cette remise totale de soi à Dieu, c’est aussi la parole de Jésus lorsqu’Il dira à son Père : « Qu’il m’en soit fait non comme je veux, mais comme Tu veux » et je retrouve le même sens profond des mots simples que j’ai entendus lors de ma conversion : « Je remets mon esprit entre Tes mains ». Par ces simples mots, issus de la Croix, Jésus, que j’avais retrouvé, me fit savoir qu’il y n’aurait de bonheur pour moi qu’à condition de « remettre mon esprit » à Dieu. Je compris d’abord : « remettre mon intelligence et ma raison » pour avoir la foi. Plus tard, je compris qu’il faut aller encore plus loin : remettre mon cœur aussi, me remettre tout entier.

C’est par ce chemin que Marie est entrée dans ma vie de croyant comme modèle de don. Et voyez comme certains mots peuvent receler d’autres significations : le don signifiait aussi renoncement, abandon, cœur ouvert aux blessures, corps livré aux peines, temps accordé à l’écoute et au partage, et puis finalement, devant des événements importants : ne pas savoir où l’on va et se laisser aller en confiance.

Si l’on veut, c’est ainsi que çà « fonctionne » : le Seigneur présuppose notre consentement, il arrive tel événement (qui ne réjouit pas forcément) mais conduit à tel autre événement, lequel nous fait découvrir telle ou telle grâce que nous avions demandée et que nous n’avions pas obtenue en dépit de tous nos efforts de volonté. Le petit chapelet de sainte Faustine se termine toujours par un acte de confiance : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! ». Cette confiance, cette qualité de foi, nous en avons toujours besoin, mais du fait de notre nature rebelle, c’est un effort de chaque jour.

J’ai rapporté ce matin ma petite crèche à poser sur mon bureau, avec un petit sapin. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est un « signe distinctif » ! Et je dédie ce partage d’aujourd’hui à ma cousine Zélie !

http://www.youtube.com/watch?v=tTvkftpiivg

et la suite : http://www.youtube.com/watch?v=QXoKHmL8KP4
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Fête de l'Immaculée Conception

Message non lu par etienne lorant » mer. 08 déc. 2010, 12:14

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Car rien n'est impossible à Dieu. Rien n'est impossible, mais je remarque une fois de plus l'inimaginable discrétion de Dieu, son inimitable dé-saisissement de Lui-même en tout ce qu'Il accomplit. Il ne s'est pas manifesté dans un buisson ardent, cette fois, car Marie était prête et n'avait guère besoin, pour croire, de l'image d'un buisson qui brûle mais ne se consume pas. Elle était plus prête que toutes les femmes avant elle depuis Ève, car disposée à la volonté de Dieu dès sa naissance et sainte. Dieu envoie donc son ange et Il enverra l'Esprit Saint afin que tout s'accomplisse selon Son dessein depuis le péché originel.

La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. D'après saint Antoine, Ces paroles soulignent la double nature de notre Sauveur, car l’ombre est formée habituellement par un corps opposé à la lumière. La Vierge ne pouvait pas contenir la plénitude de la divinité, mais la puissance du Très-Haut l’a couverte de son ombre lorsque la lumière incorporelle de la divinité a reçu en elle le corps de l’humanité, et elle a pu ainsi recevoir Dieu. (J'avoue que cela demeure mystérieux pour moi - mais ce que l'on ne comprend pas aujourd'hui, c'est comme pour Marie, Dieu l'expliquera demain !)

Telle est la puissance de l'Esprit Saint sur nous - qui s'est manifestée également pour Elisabeth : Il a le pouvoir de tout changer en nous, mais il est nécessaire que nous abandonnions en totale confiance. Cela me rappelle deux choses: qu'il me faut veiller en tout temps, l'oreille de l'âme près de sa porte, afin d'entendre Celui qui frappe et me dit: "Ouvre-moi la porte, car je suis venu pour prendre mon repas avec toi et toi avec Moi"

Heureuse fête ! Et si vous comptez le temps d'une grossesse, les neuf mois qui commencent aujourd'hui, nous mènent directement à la fête de l'Assomption. De même que Marie a reçu le Seigneur en son corps, de même le corps de Marie sera reçu directement dans la Lumière du Très-Haut...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

Message non lu par etienne lorant » sam. 08 déc. 2012, 10:37

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.


La lecture de cet Evangile me rappelle qu'après ma conversion, c'est toujours en priant le chapelet que j'ai traversé les plus lourdes épreuves. Mais Marie, dans ma vie, n'est pas présente seulement dans les moments difficiles, elle est là... souvent pour simplement me donner le courage de me lever le matin. Et spécialement lorsqu'il fait froid ! Ce fut encore le cas aujourd'hui. Il avait neigé et je n'ai pas pu sortir la voiture du garage avant d'avoir déblayé mon trottoir. Trop tard pour la messe, inaccessible en ce jour. A défaut, j'ai donc prié mon chapelet en repoussant la neige dans le caniveau et en regardant les voitures qui passaient sur la route, presque collées les unes aux autres et qui roulaient au pas d'homme.

Et puis, d'une seconde à l'autre, au lieu de me rendre à mon travail, je me suis décidé à partir à pieds pour effectuer pour mon contrôle sanguin annuel. J'avais prévu que ce serait à partir du 12 décembre et puis, j'ai ressenti, cette douce mais ferme pression intérieure que j'associe à Marie - et quand Marie décide que c'est le moment, elle "tire par l'autre bout du chapelet", il n'y a plus qu'à suivre et tout va bien. Ainsi que le faisait remarquer le père Jean Lafrance, le grand prédicateur sur la prière : Marie sait se montrer vive lorsqu'elle nous voit dans une indécision qui pourrait nous être nuisible. Elle est là et agit comme une mère, comme ma mère le faisait lorsque j'étais enfant.

Cette docilité me vaudra, je le sens, une journée mieux ancrée dans le désir de répondre à la volonté de Dieu, à m'y soumettre fidèlement. Je continue ainsi une marche assez solitaire vers Noël, mais sans crainte dans le temps que nous vivons. Le désir né dans mon coeur en ce début d'Avent, c'est la confiance totale en Jésus, remède à tous les maux...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Re: Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

Message non lu par etienne lorant » sam. 08 déc. 2012, 11:23

PRIERES POUR LA SOLENNITE DE L'IMMACULEE CONCEPTION


1. Reine de la paix, prie pour nous !

En la fête de ton Immaculée Conception
je reviens te vénérer, ô Marie,
aux pieds de cette statue qui,
de la Place d'Espagne, permet
à ton regard maternel d'étendre la vue
sur cette antique ville de Rome,
qui m'est si chère.

Je suis venu ici, ce soir,
pour te rendre l'hommage
de ma dévotion sincère.
C'est un geste à travers lequel s'unissent à moi,
sur cette Place, d'innombrables Romains,
dont l'affection m'a toujours accompagné
au cours de toutes les années
de mon service au Siège de Pierre.
Je suis ici avec eux pour commencer le chemin
vers le cent-cinquantième anniversaire du Dogme
que nous célébrons aujourd'hui
avec une joie filiale.

2. Reine de la paix, prie pour nous !

C'est vers Toi que se tourne notre regard
avec la plus grande anxiété,
à Toi que nous avons recours
avec une confiance plus insistante
en ces temps marqués
par de nombreuses incertitudes et craintes
pour le destin présent et à venir de notre planète.

Vers Toi,
source de l'humanité rachetée par le Christ,
finalement libérée de l'esclavage
du mal et du péché,
nous élevons ensemble
une supplication pressante et confiante:
Écoute le cri de douleur des victimes
des guerres et de tant de formes de violence,
qui ensanglantent la terre.
Dissipe les ténèbres de la tristesse
et de la solitude,
de la haine et de la vengeance.
Ouvre l'esprit et le coeur de tous
à la confiance et au pardon!

3. Reine de la paix, prie pour nous !

Mère de Miséricorde et d'espérance,
obtiens pour les hommes
et les femmes du troisième millénaire
le don précieux de la paix:
la paix dans les coeurs et dans les familles,
dans les communautés et entre les peuples;
la paix en particulier pour ces nations
où l'on continue chaque jour
à se battre et à mourir.

Fais que chaque être humain,
de toute race et de toute culture,
rencontre et accueille Jésus,
venu sur la Terre dans le mystère de Noël
pour nous donner "sa" paix. Mère, Reine de la paix,
donne-nous le Christ, véritable paix du monde!

(Prière composée par sa Sainteté le Pape Jean-Paul II le 8 décembre 2009 à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception Place d'Espagne à Rome)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13287
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

Message non lu par etienne lorant » lun. 09 déc. 2013, 11:06

Livre de la Genèse 3,9-15.20.
Quand l’homme eut désobéi à Dieu, le Seigneur Dieu l’appela et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »
Le Seigneur reprit : « Qui donc t'a dit que tu étais nu ? Je t'avais interdit de manger du fruit de l'arbre ; en aurais-tu mangé ? » L'homme répondit : « La femme que tu m'as donnée, c'est elle qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu'as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m'a trompée, et j'ai mangé. »
Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : sa descendance te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. »
L'homme appela sa femme Ève (c'est-à-dire : la vivante), parce qu'elle fut la mère de tous les vivants.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »  Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.


Cy Aelf, Paris

Il est doux et bon de commencer cette semaine par la fête de l'Immaculée Conception. Notre prêtre nous a rappelé qu'il fallu attendre jusqu'à l'année 1854 avant que soit promulgué le dogme de l'Immaculée Conception par le Pape Pie IX. Mais encore : en cette occasion, un pape a promulgué la Bulle "Ineffabilis Deus" et quatre années plus tard, le 25 mars 1858, la Vierge Marie, à la petite bergère Bernadette qui n'aurait pu d'aucune manière avoir eu connaissance d'un acte officiel du Vatican, a dit son nom - en patois local : "Je suis l'Immaculée Conception".

Preuve, et double preuve, s'il en fallait, que les temps de Dieu ne sont pas les nôtres. En effet, il a fallu plus de mille huit cent années avant que soit pleinement reconnu le rôle - pourtant essentiel, de Marie dans l'histoire du Salut. Mais encore, s'il faut citer Bernadette Soubirous, c'est bien parce que les hommes - et les hommes dans l'Eglise n'avaient peut-être pas envie qu'une grande publicité soit faite autour de ce nouveau dogme.

Or, il est essentiel. Car non seulement sans Marie, point de Jésus, mais aussi et surtout: le lien entre la faute de la première Ève et la rédemption aussitôt entreprise par Dieu n'avait pas pu jusqu'alors être fermement établi. Ce qui fascine en tout cela, ce sont vraiment les "temps" de la Révélation. Combien de temps entre le péché d'Ève et d'Adam et la venue du Christ ?  Ensuite, près de 1900 années avant que l'on se mette à instituer une "mariologie" - laquelle a été une occasion de chutes pour combien de croyants ?

Et maintenant que l'on nous annonce la fin des temps pour avant-hier au plus tard, que dire ?
Moi, tout seul à ma toute petite place, j'ai quelque chose à dire: à cause des derniers événements survenus dans ma vie, je considère désormais que tous les événements expriment la volonté de Dieu sur moi. Et donc tout est bien. La nuit dernière a été toute illuminée de cette nouvelle façon de croire. Tout ce qui m'arrive me vient de Dieu et ne peut être que bon. Même ce qui me fait souffrir est comme une médication pénible, mais bonne en soi. J'ai communié aujourd'hui avec cette grande joie dans le coeur.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités