La multiplication des pains

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etienne lorant
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La foi commence par la faim

Message non lu par etienne lorant » ven. 24 avr. 2009, 15:31

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
Jésus était passé de l’autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »

Jésus propose à Philippe et André une épreuve de foi et de confiance, fondée tout simplement sur le drame de l’existence humaine. Ce pénible état de la condition humaine, il est là, étalé tout entier sous leurs yeux : c’est cette foule, qui a suivi le Seigneur à cause de sa Parole, mais aussi des guérisons, qui sont tous deux ensemble signes d’espérance. Jésus demande donc à ses disciples de faire face aux problèmes d’intendance, de répondre au défi que posent les besoins élémentaires de toutes ces personnes. Où vont-ils se procurer du pain à leur donner, et avec quel argent vont-ils le payer ? Il n’y a pas de solution – du moins pas de solution fondée sur la raison, l’argent, la science, la technique, la politique. Mais la foule sera tout de même nourrie au point qu’il restera un surplus.

Ce que je découvre aujourd’hui, c’est une réponse à cette apparente absence de Dieu dans l’histoire humaine, que j’évoquais déjà hier. Simone Weil m’avait surpris en écrivant : «Dieu ne peut être présent dans la création que sous la forme d'absence » - mais j’en avais tiré que cette absence supposée n’en est pas moins un terrain solide pour avancer à sa rencontre. Ce que Jésus dit et accomplit dans cet Evangile soutient cette interprétation car,en réalité, « par le Christ, avec le Christ, et dans le Christ », Dieu est présent et répond aux besoins des hommes.

La seule question qui pose problème, c’est celle-ci : que vaut vraiment ma foi ? Dans l’Evangile, André est plus proche que Philippe de l’attitude de foi qui nous est demandée. Tandis que celui-ci raisonne en financier pour aboutir une impasse (le salaire de deux cents jours de travail n’y suffirait pas !), André, lui, constate qu’il y a tout de même cinq pains d’orge et deux poissons. Ils n’ont rien, mais le peu qu’ils ont, il le met en avant. Entre les besoins et la nourriture réellement à disposition, la disproportion est vraiment énorme; mais voilà, justement: Dieu ne connaît pas les proportions humaines.

Les saints savent cela et ils en vivent. Si leur foi nous semble inaccessible, c’est parce que nous en avons une représentation quasiment négative : nous croyons, certes, mais la plupart du temps notre foi ressemble à celle de Philippe (qui calcule) qu’à celle d’André (qui constate son indigence). Pour moi-même, je suis intimement persuadé que Dieu peut tout changer ma vie à partir du moment où j'accepte de descendre du piédestal de l'ego pour reconnaître (à nouveau et encore, et toujours…) que par moi-même, je ne peux rien, vraiment rien. Il faudrait que je m'abandonne vraiment, et cela résonne toujours comme un effort, un grande difficulté, une "montagne", alors que c'est ce qu'il y a de plus simple.

Simone Weil a d’ailleurs eu elle aussi cette intuition en ajoutant que « chez celui qui désire l’obéissance à Dieu, certaines actions deviennent impossibles, d’autres s’accomplissent à travers lui parfois presque malgré lui. »

Mais comme nous sommes rebelles à ce désir d’obéissance absolue !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Multiplication des pains (Aristide)

Message non lu par Fée Violine » sam. 25 avr. 2009, 11:55

Loué soit Jésus Christ!!!!!!!! A jamais !!!!!!! 24/04/2009

Jean 6, 1-15

Jésus nourrit une grande foule. « Une grande foule suivait Jésus parce qu’ils avaient vu des signes qu’il accomplissait en guérissant les malades ». Imaginez un peu cette foule qui suivait Jésus pour ce qu’il faisait comme miracles aux personnes qui étaient dans le besoin. Regardons à présent dans ce monde actuel, n’existe-t-il pas une foule qui le suit encore ? Et pourquoi ? parce qu’ils croient que Jésus peut faire des miracles dans leurs vies car il en a fait à l’un de leurs proches, amis, membre de la famille, etc.… Est-ce que tu fais partie de cette foule ? Si oui, alors espère toujours et crois que si Jésus Christ a fait des miracles dans la vie de tes frères et sœurs il le fera pour toi aussi.
Jésus dit à Philippe : « Où pourrions –nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire. Le Christ ayant un cœur d’amour et de partage aimerait donner à manger à cette foule, alors il passe par les pensées humaines en demandant où ils pourraient acheter du pain pour cette foule bien que lui savait que ce n’est pas possible. Jésus Christ nous laisse la liberté d’expression et de penser pour nous prouver que la pensée en Dieu dépasse celle des hommes ; ce que l’homme ne peut jamais faire, lui pourra le faire par la force et la puissance de Dieu.
André dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons. » Le Christ nous montre qu’il agit par le peu que nous avons, c'est-à-dire notre volonté de partager et d’aider. Quand un homme se décide d’aider et de partager et quand il n’a pas les moyens nécessaires, le Christ lui montre le chemin en faisant multiplier le peu qu’il a pour partager avec ses frères.
Et ensuite Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua. « Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples ‘’Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu’’ ». Quand le Christ donne, il donne jusqu'à déborder. Mais n’abusons pas de tout ce que le Christ nous donne, faisons sérieusement attention car Jésus, lui, nous apprend que le gaspillage n’est pas une bonne chose. Regardons un peu autour de nous, des gens qui ont tout ce qu’ils veulent et cherchent encore plus, or ton frère à côté de toi souffre, au lieu de partager avec lui on refuse parce qu'on n’a pas l’esprit de partage. Si le Christ a fait ramasser des pains et des poissons qui restent, c’est pour nous dire de garder ce que nous n’utilisons plus, quelqu’un sûrement en aura besoin et nous pourrions lui donner pour montrer notre esprit de partage comme lui-même l’a fait à cette foule.
Ensuite Jésus, qui savait qu’ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi, se retira tout seul dans la montagne.. Jésus s’éloigne des ambitions de ce monde, quand il aide il ne regarde plus derrière, et pourquoi nous les hommes avons-nous cette habitude ? Si le Christ est ton modèle, alors aide et partage avec un frère en évitant des intérêts en retour, pour être comblé de grâce de la part de Dieu le tout puissant.

Demandons à l’Esprit Saint de mettre en nous un esprit de partage pour que nous puissions secourir nos frères et sœurs dans le besoin sans aucun intérêt, comme le Christ l’a fait à cette foule, afin d’avoir assez de grâce de la part de notre père céleste.

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Le miracle et l'hostie

Message non lu par etienne lorant » lun. 03 août 2009, 14:10

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,13-21.

Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Parmi tous les miracles de Jésus, celui-ci est celui qui est chargé du plus de sens. Jésus nourrit d'abord la foule du pain de sa Parole, et les foules franchissent de grandes distances, loin de leurs villages, pour l'entendre car ce sont "les paroles de la vie éternelle", celles qui relèvent l'homme et le mettent en marche. Dès lors, comment, ensuite, les renverrait-il l'estomac vide, avec femmes et enfants ? Il va donc accomplir un miracle, un signe qui manifestera que sa Parole est véritablement nourriture, car dès le commencement: "Jn 1:3- Tout fut par lui, et sans lui rien ne fut." Il nourrit tous ces gens et avec ce qui reste, on remplit encore douze paniers - qui représentent pour moi les douze tribus d'Israël, cest-à-dire le peuple tout entier. Il y a également préfiguration de l'Eucharistie, de l'Hostie aussi appelée "Pain des Anges" au sujet duquel j'ai trouvé les beaux récits qui suivent:

Isidore le Laboureur était un pieux laïc des environs de Madrid, époux de Maria de la Cabeza. En service auprès d'un maître exigeant, il souhaitait concilier son devoir d'état et les obligations religieuses auxquelles il s'était engagé, à savoir assister chaque jour à la messe. Pour lui permettre de répondre à ses aspirations, Dieu lui envoya deux anges, qui tantôt l'aidaient à pousser sa charrue, tantôt apparaissaient à ses côtés avec une seconde charrue tirée par deux bœufs d'une blancheur éclatante. La durée du travail s'en trouvait singulièrement réduite, et le laboureur pouvait aller tranquillement à l'église pour y faire ses dévotions, sans que le rendement en souffrît. Mort vers le milieu du XI° siècle, Isidore est – si l'on excepte Françoise Romaine, qui fut religieuse après son veuvage – le premier laïc canonisé (en 1622) suivant la procédure en vigueur depuis 1588, date de l'institution de la Congrégation des Rites, ancêtre de la Congrégation pour les causes des saints. Il est patron de Madrid.

Avec Felice Porri, natif de Cantalice, les anges procèdent autrement. Placé à l'âge de douze ans comme berger chez un certain Tullio Piccarelli, le garçonnet se distinguait par sa piété et son amour du silence. On lui reprochait de se tenir à l'écart des autres, mais il répondait en souriant : « Eh quoi, il faut nous faire saints ! » Pour assister à la messe, il confiait tout bonnement son troupeau à la Providence, assuré qu'il n'arriverait rien à ses bêtes. En effet, jamais aucune ne s'échappait ni ne causait le moindre dommage aux champs voisins. Intrigués, ses compagnons l'épièrent pour savoir de quoi il retournait. Ils le virent partir vers l'église, tandis qu'un pâtre mystérieux le remplaçait : son ange gardien. A l'âge de vingt-huit ans, Felice entra en qualité de convers chez les capucins, qui l'envoyèrent après son noviciat comme frère quêteur à Rome. Il s'y lia d'amitié avec saint Philippe Néri, et tous deux furent les figures les plus originales et les plus populaires de la Ville à cette époque, particulièrement chères au cœur des Romains. Fra Felice mourut en 1587, à l'âge de soixante-douze ans, en murmurant, le visage extasié : « Oh, oh, oh ! Je vois la Sainte Vierge et tous les anges du paradis ! » Il a été canonisé en 1712.

Il en existe beaucoup d'autres sur ce lien:

http://spiritualite-chretienne.com/ange ... ef-17.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Multiplication des pains (Aristide)

Message non lu par Anne » lun. 03 août 2009, 22:55

Loué soit Jésus Christ!!!!!!!! À jamais !!!!!!! 03/08/2009

Matthieu 14, 13-21

« Quand Jésus apprit la mort de Jean Baptiste, il parti en barque pour un endroit désert, à l’écart ».

Après ce triste événement, Jésus cherche un peu à se retirer du monde. Cela nous arrive aussi souvent, après avoir entendu ou vu un événement qui marque nos vies : nous décidons d’aller plus loin pour nous y recueillir et penser à notre vie et à ce qui nous attendra. Est-ce que cela nous donne du désespoir dans nos missions que Christ nous a confiées en pensant à ses événements ? Non, restons toujours forts en Christ, car Il veille sur nous et sait ce qui est bon pour nous!

La foule apprit le départ de Jésus et, quittant leurs villes, elle suivit à pied. Regardez cette foule qui n’a confiance qu'en Jésus Christ seul pour la faire sortir de leurs difficultés terrestres! Et Jésus, voyant cette foule, « fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes». C’est ainsi que, nous aussi, nous devrions nous accrocher à Christ, même quand nous ne sentons plus Sa présence dans nos vies, jusqu'à ce qu’Il tourne vers nous ses regards miséricordieux pour nous rendre heureux en répondant à nos besoins pour Sa gloire. Il faut croire en l’amour de Dieu, même quand tu ne le sens pas : crois en Dieu même quand Il se tait, car viendra un jour où Il t’écoutera…

Ensuite les disciples de Jésus lui disent : « L’endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter à manger ! » Les disciples de Jésus qui ont, eux, peur de la grande charge de nourrir toute cette foule, oublient qu’ils sont avec le Fils de Dieu qui peut tout!

Dans nos difficultés, n’oublions jamais avec qui nous cheminons : Jésus Christ qui peut transformer l’Impossible de notre vie en Possible. Et Jésus répond à ses disciples « Donnez-leur vous-même à manger. » Lui-même, sachant bien ce qu’Il fera, laisse toujours ses disciples faire des efforts. C’est aussi ainsi dans nos vies : Christ nous regarde faire des efforts, et quand nous arrivons à nos limites, Il se dit que puisque nous avons la volonté d'en faire, alors Il peut nous donner un coup de main pour que nous obtenions ce que nous voulons.

Voilà donc ce qui s’est passé : par l’effort de ses disciples, Il a béni et rompu les pains et les poissons qu’ils ont trouvés. Après cela, chacun mangea à sa faim et fut rassasié, jusqu’à ce qu’il en reste 12 paniers pleins. Cela prouve que quand Christ veut faire une grâce dans ta vie, après tous les efforts fournis personnellement, Il le fait en surabondance.

Demandons à l’Esprit Saint de nous venir en aide afin de ne pas mettre nos efforts de coté pour suivre Christ et recevoir les grâces nécessaires dans ce chemin de la foi.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Multiplication des pains (Aristide)

Message non lu par Anne » mer. 06 janv. 2010, 2:36

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! À jamais !!!!!!! 05/01/2010

Marc 6, 34-44

« Jésus voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. »

Christ nous montre toujours son amour pour nous, les créatures de Dieu. Il cherche par tous les moyens possibles à nous rendre heureux et toujours contents. Comme Il a pitié de cette foule, c’est de même qu’en ce jour Il a pitié de nous, les hommes de cette terre. En voyant notre manière de vivre, c’est comme si nous n’étions pas instruits de l’amour qu’Il a pour nous... Nous cherchons à nous faire plaisir à nous même, mais pas à Dieu. Or Lui cherche à nous faire plaisir en répondant à nos besoins, afin de vivre notre vie de chrétiens.

Est-ce que toi mon frère, et toi ma sœur, tu arrives à avoir pitié de ton prochain comme ton Maître Jésus Christ??? La pitié conduit au service, ce qui équivaut à ressentir de l'amour envers ton prochain. Comment avons-nous pitié de nos frères et de nos sœurs en difficulté: est-ce que nous nous moquons d’eux ??? Comme dans l’histoire du Pharisien et du Publicain dans le temple ??? Christ nous enseigne que notre pitié doit nous conduire au service, comme Lui-même l’a fait en enseignant cette foule longuement. Pourquoi leur enseigner ??? Pour connaître Dieu et faire sa volonté, car c’est écrit : « Ce n’est pas seulement du pain que tu vivras, mais de la parole de Dieu ».

Il les a instruits de cette parole de Dieu et il se faisait déjà tard. Les disciples de Jésus lui disaient : « L’endroit est désert et il est déjà tard. Renvoie-les, qu’ils aillent dans les fermes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. Il leur répondit : Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Christ ne fait jamais les choses à moitié : Il les a nourris spirituellement et Il veut les nourrir aussi physiquement. Quelle grâce pour nous que notre Seigneur achève toujours ses bonnes œuvres parmi nous, les hommes! Que fait l’homme quand il commence une bonne œuvre ??? Il s’arrête à mi-chemin quand il trouve que cela devient trop difficile pour lui d’avancer. Nous devrions toujours persévérer dans nos bonnes œuvres, tout en gardant foi en Christ, car Il nous aidera à les terminer pour sa gloire et pour le salut des hommes.

Donc, que fait Jésus : Il nourrit cette foule en multipliant cinq pains et deux poissons pour une foule de cinq milles hommes, sans compter les femmes et les enfants. Et même, il en restait encore après le repas : douze paniers pleins de morceaux! Pour quelqu’un qui cherche le bonheur de son prochain, c’est ainsi que la grâce de Dieu surabondera dans sa vie: par sa disponibilité au service du Christ en son frère ou sœur souffrants.

Demandons à l’Esprit Saint de nous aider à venir au secours des autres par AMOUR, en aidant les personnes dans le besoin par nos divers moyens, afin être semblables à notre Seigneur Jésus Christ.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Les forces pour le chemin

Message non lu par etienne lorant » sam. 13 févr. 2010, 18:06

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? »
Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi.
Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

J'ai toujours apprécié cette introduction de l'Infini dans le calcul : sept pains divisés par quatre mille donnent sept corbeilles de pains ! Et d'en tirer une conclusion très simple: là où l'égoïsme divise, la charité multplie. Il y aurait tant de textes à citer et à mettre en parallèle ! Par exemple: "Lorsqu'on n'a pas tout donné, on a rien donné !"



Dans ce passage de l'Evangile, il y a aussi une préfiguratiion de l'Eucharistie et l'Eucharistie est une vraie nourriture: l'Hostie rend des forces, mais aussi de la joie, au disciple qui peine, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit. L'Hostie renouvelle des forces pour accomplir la volonté du Père et ce n'est pas un hasard si, lors de la rencontre avec la Samaritaine, Jésus d'abord assoiffé et affamé, finalement retrouve son plein enthousiasme lorsqu'Il déclare aux douze: "J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. Ma nourriture, c'est d'accomplir la volonté de mon Père ! Cette déclaration sort de son divin coeur en louange de l'amour miséricordieux du Père, qui vient d'obtenir la conversion de la Samaritaine.

Merci, mon Dieu, merci toujours et merci en avance pour les grâces de joie et force vive que Tu m'accorderas encore pour aller jusqu'au bout !

En une occasion, qui a duré plusieurs heures cette semaine, je me suis levé le matin, non avec mes angoisses habituelles, mais en disant: "Seigneur, me voici, qu'il m'en soit fait en tout comme Tu veux". Je me suis aussitît trouvé si bien que je ne savais plus ce que j'avais projeté pour ma journée, ni même si je désirais bouger ou demeurer chez moi. Tout était parfaitement égal - le sentiment qui m'animait était aussi tranquille qu'un souffle de vent sur eaux parfaitement paisibles d'un lac de montagne. Je me serais bien pincé pour comme pour me réveiller, mais c'était vrai. Je me souviens encore de m'être dit: "Il faut que je partage ceci avec d'autres", mais non, pas cette fois, j'ai goûté ce parfum de Ciel pendant de longues minutes.
Je me suis rendu à la messe, j'ai communié, je suis revenu à mon travail... sans ressentir le moindre besoin... comme c'est étrange ! Oh, je sais bien que rien n'est plus proche du naturel que le surnaturel. Le surnaturel, il est comme ce film transparent, extrêment fin, qui est appliqué sur un écran d'ordinateur neuf... je ne l'ai ôté qu'au bout de trois jours, car je n'avais pas remarqué son existence. Une chose est sûre: il n'est pas possible d'obtenir de telles grâces en les cherchant pour elles-mêmes...

Je donnerais beaucoup afin d'accomplir aujourd'hui un acte de miséricorde. Car un geste quelconque qui relève une personne que l'on a vu souffrir... réconforte tout autant cette personne que celui qui a obtenu d'accomplir le geste: la Joie fait oublier les peurs, la faim, la fatigue...
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La douce épreuve de l'amour

Message non lu par etienne lorant » jeu. 22 avr. 2010, 17:33

On se souvient que la foi de l'apôtre Philippe avait été mise directement à l'épreuve par Jésus. Lors de la multiplication des pains et des poissons, la foule était nombreuse, elle avait faim, il devait y avoir parmi eux des enfants, mais aussi des vieillards et des malades. L'Evangile nous rappelle que Jésus se tournant vers son apôtre lui avait demandé directement: "Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger ?" L'Evangéliste nous dit : "Il parlait ainsi pour le mettre à l'épreuve, car lui savait bien ce qu'il allait faire..." Et en réalité, par la réponse qu'il fait, Philippe montre qu'il s'était déjà inquiété de la situation et qu'il avait déjà, dans le secret de sa conscience, évalué le montant exhorbitant de la dépense. Se croyait-il insondable aux yeux de son Maître ?

Comme j'en étais là de ma réflexion, l'évidence m'a frappée d'une manière absolue. La mise à l'épreuve de Philippe, le Seigneur ne l'a pas recherchée. Mais il s'est contenté de "voir" la préoccupation de Philippe dans son coeur afin de l'exprimer à haute voix devant tous. Et quelle émotion d'un seul coup ! Car je réalise pleinement ceci: si le Jésus que j'aime discerne pleinement le flot de mes pensées... je réalise aussi que non seulement mes bonnes mais aussi mes mauvaises pensées lui sont un livre perpétuellement ouvert.

Quelle confusion ! Mais s'il y a épreuve, elle se situe exactement ici: surpris dans mes pensées, ne suis-je pas tenté de tout cacher, de tout nier ? En définitive, non. J'ai eu le choix un court instant, mais finalement, non: ce n'est pas la gêne qui l'emporte, mais l'amour du Dieu vivant ! Ce sentiment soudain, comme je voudrais aussi le partager pleinement avec tous! C'est un sentiment très fort, très élevé, très pur en dépit de ma médiocrité. En effet, il en est de l'apôtre de Philippe comme de moi, comme de n'importe lequel ou laquelle d'entre nous. Quand Jean parle d'une épreuve pour Philippe, quelle merveilleuse épreuve que celle-là ! Car le Seigneur n'a pas relevé et dévoilé le doute de Philippe, Il ne s'est pas attardé sur la vanité du raisonnement humain ("Le salaire de deux cent journées n'y suffirait pas !"), mais ce qu'Il a montré à tous, c'est le souci et la réelle compassion éprouvée par son disciple devant la foule affamée. Il ne répond pas sur ce qu'il y a de petit en nous, mais il exalte le bien, le bon, la miséricorde.

Avec Thomas ce fut pareil. Jésus l'a rejoint dans la préoccupation de son coeur, là exactement où le débat de la foi et du doute avait lieu. De la même manière, Jésus avait rejoint Marie-Madeleine: "Il lui est beaucoup pardonné parce qu'elle a beaucoup aimé. Mais à qui aime peu, on pardonne peu !"... Que d'admirables mots, lorsqu'on s'implique soi-même - comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de conversions, mon Dieu !
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Jésus, confronté à notre manque de foi

Message non lu par etienne lorant » mer. 01 déc. 2010, 11:39

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue ; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai pitié de cette foule : depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun ; ils pourraient défaillir en route. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim ? » Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jésus, ce bon berger, décrit dans le Psaume, qui est tout à la fois plein de tendresse et de fermeté, de douceur et d'assurance, est ici montré dans l'Évangile au milieu de toutes ces brebis. Et chacune reçoit ce dont elle a besoin. Celui qui ne savait dire mot se met à parler, sa langue est déliée et son esprit s'est ouvert; celui qui ne pouvait marcher est relevé et tient fermement sur ses pieds; tous ceux qui sont aveugles peuvent voir. C'est ainsi que le Christ, du temps de son incarnation, a accompli tant et plus de miracles, et ces miracles sont pour nous aussi: car je fus un homme qui n'avais aucun talent pour écrire (ceux qui me connaissent maintenant en doutent, mais s'ils m'avaient connu à une certaine époque où j'étais si timide et enfermé que je ne me liais à personne...); je marchais certes mais avec un cœur boiteux - tantôt pour aimer, tantôt pour détester; et je voyais, certes, et j'étais donc responsable de toutes mes chutes. Il y a toujours deux niveaux dans l'Évangile, deux faces aux mêmes faits. Il y a l'évocation d'un moment passé, mais aussi tout l'avenir jusqu'à la fin des temps.

Et tous ont faim. C'est une chose d'être guéri, mais la vie continue, dès qu'il est né, le bébé crie sa faim ! L'évangéliste Jean, au chapitre 6, rapporte les mêmes événements, mais en les faisant précéder d'une petite note: "Jésus dit à Philippe: «Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger?» Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire." En effet, si le Seigneur est capable d'accomplir toutes sortes de miracles sur des hommes qui souffrent dans leur chair, il peut les nourrir aussi, c'est logique. C'est logique, mais pas évident: Jésus, le bon Pasteur, peut tout pour ses brebis, mais Il leur demande une chose, une seule: qu'elles aient foi en Lui : "Si vous aviez la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne: vas te jeter dans la mer et elle vous obéirait !" , mais Il pose aussi la question: "Le Fils de l'homme, lorsqu'Il reviendra dans sa gloire, trouvera-t-Il la foi sur la terre ?"

C'est toute la question. Mère Térésa, à un journaliste qui lui demandait : comment pouvez-vous imaginer que vous aller soigner et nourrir tant de monde dans ce ghetto de Calcutta ?, elle répondit tout simplement: "Dieu ne nous a jamais demandé de réussir, mais d'avoir foi en Lui." Sommes-nous tellement loin des temps évangéliques ? En réalité, nous sommes toujours en plein dedans, avec tous nos problèmes ... et notre manque de foi.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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Le Pain vivant descendu du ciel

Message non lu par etienne lorant » mar. 04 janv. 2011, 11:10

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,34-44.

Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. Déjà l'heure était avancée ; ses disciples s'étaient approchés et lui disaient : « L'endroit est désert et il est déjà tard.
Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs s'acheter de quoi manger. » Il leur répondit :« Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur donner à manger ? »Jésus leur demande : « Combien avez-vous de pains ? Allez voir. » S'étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte.
Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Tous mangèrent à leur faim. Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Ce qui est à craindre pour le corps, ce n'est pas le manque de nourriture, mais qu'il cesse d'être la demeure du Saint-Esprit. Preuve que les textes de l'Évangile sont assez riches pour alimenter les âmes durant des années, aujourd'hui, c'est sur cette pensée que s'est immédiatement focalisée mon attention.

Chaque Eucharistie transpose sur le plan spirituel ce qui s'est passé pour ces habitants de Galilée. Mais ils ne sont plus aussi nombreux, car qui ressent encore avoir une âme à nourrir ? Elle est là, cependant, mais dans quel état ! Depuis deux mois, je m'efforce de m'appliquer à vraiment vivre de la volonté du Père. J'ai passé le dernier dimanche à tout mettre en ordre dans ma maison et dans mes affaires, car je voudrais me tenir prêt à tout : j'attends le retour de mon Maître, et je ne veux pas être tranquille et jouir de ma situation comme si j'avais devant moi un grand nombre d'années.

Si nous sommes des êtres pour Dieu, nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher notre veille. Il nous faut encore aujourd'hui, ce matin, demander que s'accomplisse pour nous et en nous la volonté de Dieu. Nous devrions avoir faim et soif de rencontrer le Seigneur chaque jour au sein de nos journées, comme l'unique, essentiel et suprême Bien. Nous avons besoin de force et de joie - et comment entretenir notre âme dans cet état de jeunesse si nous n'avions plus l'Eucharistie ?
Je sais que cette question rencontre un souci qui est quasi général dont je ne connais pas la réponse. Cependant, si, j'ai tout de même la Parole qui a dit: 'L'homme ne se nourrit pas que de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu' - et cette autre, de la bouche de Jésus: 'J'ai une nourriture à manger que vous ne connaissez pas. Ma nourriture, c'est d'accomplir la volonté de mon Père'. A défaut de pouvoir encore participer à une messe, il est donc possible de nourrir nos âmes
par une tension perpétuelle vers la sainteté.

Je voudrais citer un texte du Cardinal Newman - qui répondrait sans doute mieux à l'interrogation formulée dans beaucoup de presbytères : comment attirer des jeunes à l'Église ? Mais le Cardinal répond tout autrement que des jeux scéniques et l'image de ce prêtre qui jouait de la guitare durant la messe, comme on me l'a décrit l'autre jour avec ce commentaire: c'est un prêtre très "charismatique" !

"La vraie raison pour laquelle on ne veut pas venir à cette Eucharistie est qu'on ne désire pas mener une vie chrétienne ; on ne désire pas promettre de mener une vie chrétienne ; on se doute que ce sacrement y oblige, qu'il oblige à vivre d'une façon beaucoup plus stricte et plus sérieuse qu'on ne le fait pour l'instant… Il y a dans la plupart des cas une répugnance à s'engager à se charger du joug du Christ ; une répugnance à renoncer pour de bon au service du péché ; un reste d'amour de ses aises, de la volonté propre, du refus de l'effort, des habitudes sensuelles, de la bonne opinion de gens qu'on ne respecte pas ; enfin, on doute de pouvoir tenir les bonnes résolutions, car on n'est pas trop sûr de leur sincérité. Voilà pourquoi on ne veut pas venir au Christ-Eucharistie pour avoir la vie ; on sait qu'Il ne se livre pas si on ne consent pas à se donner à Lui.
Cardinal John-Henry Newman (1801-1890)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Le Pain vivant descendu du ciel

Message non lu par etienne lorant » mar. 04 janv. 2011, 13:45

etienne lorant a écrit : Ce qui est à craindre pour le corps, ce n'est pas le manque de nourriture, mais qu'il cesse d'être la demeure du Saint-Esprit.
Mais par la suite, comme je recherchais une prière concernant la communion de désir, c'est sur ce texte du Cardinal Newman que je suis tombé et que j'ai retenu.
etienne lorant a écrit : "La vraie raison pour laquelle on ne veut pas venir à cette Eucharistie est qu'on ne désire pas mener une vie chrétienne ; on ne désire pas promettre de mener une vie chrétienne ; on se doute que ce sacrement y oblige, qu'il oblige à vivre d'une façon beaucoup plus stricte et plus sérieuse qu'on ne le fait pour l'instant… Il y a dans la plupart des cas une répugnance à s'engager à se charger du joug du Christ ; une répugnance à renoncer pour de bon au service du péché ; un reste d'amour de ses aises, de la volonté propre, du refus de l'effort, des habitudes sensuelles, de la bonne opinion de gens qu'on ne respecte pas ; enfin, on doute de pouvoir tenir les bonnes résolutions, car on n'est pas trop sûr de leur sincérité. Voilà pourquoi on ne veut pas venir au Christ-Eucharistie pour avoir la vie ; on sait qu'Il ne se livre pas si on ne consent pas à se donner à Lui.
Cardinal John-Henry Newman (1801-1890)
Mais ce n'était pas tout - car je n'avais pas lu la première lecture, or celle-ci rencontre bien ma première impression :

Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu.
Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés."

Et j'ai de la joie dans le cœur, car une fois encore, même si je n'ai pas pu me rendre à une messe - laquelle m'eût apporté la Joie, la grande, et la confiance de pouvoir rédiger quelque chose aujourd'hui !

La persévérance, voici ce qu'il nous faut à tous !
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Multiplication des pains (Aristide)

Message non lu par Anne » mer. 05 janv. 2011, 3:17

Loué soit Jésus Christ !!!!!!!!! À jamais !!!! 4/01/2011

Marc 6, 34-44

« En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut pris de pitié pour eux parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger, et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. »

L’amour de Dieu s’est manifesté aux hommes à travers son Fils unique, Jésus Christ. Et cet amour a fait ses preuves dans ses actes et ses paroles. Aujourd’hui, notre Seigneur Jésus Christ, dans l’évangile vient en aide à un peuple qui avait tellement besoin de lui. En voyant cette foule venir à lui, son amour envers eux l’a conduit vers la pitié, et la pitié vers l’action, en venant à leur secours car ils étaient comme un peuple sans chef.

Jésus Christ, qui est la lumière venue dans le monde, ne veut laisser personne dans les ténèbres. Dans notre vie actuelle, est-ce que nous arrivons à prendre pitié de nos frères et sœurs en difficulté ??? Ou nous moquons-nous d’eux ??? Prendre pitié d’une personne signifie partager sa douleur, ses peines et ses difficultés : c’est ce que notre Seigneur et Sauveur Jésus a fait. Et, comme nous sommes chrétiens, nous devons vivre à l’image de notre modèle, qui est Jésus, en venant en aide à chaque fois que nous le pouvons, pour sauver la vie des hommes en difficulté de ce monde.

La première chose que Jésus fait à cette foule, c’est de les nourrir de la parole de Dieu, car telle est la vraie nourriture qui peut sauver et libérer nos âmes de nos peines. Ensuite, Il leur donne à manger en multipliant cinq pains et deux poissons. Ce passage demande aux chrétiens d’évangéliser dans la charité, car la charité est la force des enfants de Dieu : donner sans compter et sans intérêt personnel.

Chrétiens, mon frère, ma sœur, l’amour du prochain doit te conduire vers le partage des peines, le partage de tes biens matériels et financiers pour être de dignes fils et filles de notre Seigneur Jésus Christ.

Demandons à l’Esprit Saint, en ce jour, de nous aider à avoir un cœur qui prend pitié des difficultés que traversent nos frères et sœurs afin de leur venir en aide par les moyens qui sont à notre disposition.

P.S. : Je profite de cette occasion pour souhaiter bonne et heureuse année à tous ceux et celles qui lisent mes méditations : mes meilleurs vœux de santé, de foi, de piété …et pour le reste de mes vœux, regardez dans l’épître aux Galates 5, 22.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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Multiplication des pains dans la montagne

Message non lu par stephlorant » ven. 06 mai 2011, 14:13

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à
manger ? »Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet
endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ;il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul,
dans la montagne.

(c) AELF 2011
http://www.aelf.org, le site officiel de la traduction française de la liturgie catholique


C'était quelques jours avant la Pâques, précise Jean. C'est une précision importante, car c'est à Jérusalem que Jésus va instituer l'Eucharistie. Dans le miracle qu'il va accomplir ici, dans la montagne, je vois déjà un signe "entre ciel et terre". Il va multiplier les pains et les poissons afin que chacun puisse manger à sa faim, et bientôt c'est lui-même qu'il livre car : "mon pain est la vraie nourriture et mon sang la vraie boisson".

Et le fait qu'ensuite, une fois rassasié, le peuple songe à s'emparer de Jésus pour le proclamer roi est tout aussi significatif à mes yeux: la foule se trompe de royauté, mais elle ne se trompe pas de roi. Le Christ est bien roi, mais il faudra qu'il s'écoule encore du temps avant que la nature de sa royauté paraisse. L'avez-vous remarqué ? Jean a écrit : "Jésus leva les yeux" plutôt que "Jésus baissa" les yeux - il a emmené ses disciples et la foule sur la montagne, mais lui-même ne s'est pas hissé au-dessus des autres, mais en-dessous.

La très grande humilité de Jésus me rappelle la très pauvre messe à laquelle j'ai assisté le dimanche de la Miséricorde divine. Nous n'étions que trois. Le prêtre n'a pas lu d'homélie. Cependant, lorsque j'ai communié, j'ai tout de même ressenti de la joie dans mon cœur. Et c'était bien la joie que j'étais venu chercher là, qui est aussi de la force pour continuer d'avancer.

Dernier petit point qui m'a frappé, la foule va redescendre de la montagne, et le Seigneur y demeurer. C'est une indication pour moi: il me faut monter, quitter la plaine, me dégager de mes habitudes et de mes soucis, je dois chercher à prendre de la hauteur par rapport aux événements de ma vie. Les mots de Jésus à Nicodème résonne encore à mes oreilles: "Ce qui est de la chair est chair, ce qui est de l'esprit est esprit ... il vous faut naître de nouveau".
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)

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Le repas eucharistique

Message non lu par stephlorant » dim. 31 juil. 2011, 19:43


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 14,13-21.
Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les-moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Pari
s

De tout ce passage, lu et reçu dans mon coeur une fois de plus, je ne retiens que ce dont j'ai eu besoin moi-même en ce dimanche : "En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux..." Et après avoir guéri les infirmes, il va leur donner à manger à tous. N'y a-t-il pas dans cette foule réunie autour de Jésus une image vraiment précise de la célébration de l'Eucharistie ? Oh certes, comme tant d'autres l'ont écrit avant moi, il m'est facile de l'écrire à mon tour ! Cependant, puisqu'il y a moyen de préciser, de détailler, je le ferai.

Jésus saisi de pitié, je le retrouve dans le Kyrie Eleison, par lequel nous implorons la pitié du Seigneur et du Christ en début de célébration. Ensuite, il y a la guérison des infirmes: c'est une guérison opérée par la Parole. Or, je considère que nous sommes tous 'infirmes', si l'on s'en réfère à l'origine du qualificatif: "Qui n'est pas ferme, solide, résistant." Ah, c'est tout à fait dans cet état que j'étais ce matin en arrivant ! Et la guérison s'opère par la Parole: dans la messe, ce sont les lectures et les prières. Enfin vient l'Eucharistie: il faut remarquer que dans le texte, c'est Jésus qui prend l'initiative, mais qui en délègue le pouvoir aux disciples: "Donnez-leur vous-mêmes à manger".

Mais j'ai omis quelque chose, un détail qui me touche profondément: Jésus les fait asseoir sur l'herbe. Si le texte en parle, c'est qu'il ne devait pas y avoir de l'herbe partout. Et donc, une remarque tout à fait inédite au sujet de ce texte déjà tant de fois exploré, c'est ce signe de tendresse, qui montre aussi que le Seigneur n'omet aucun détail: pour manger à sa faim et pour bien digérer, il est bon de s'asseoir et de prendre son temps. C'est sur ce point que je termine mon commentaire: ma messe a été bonne parce que j'en suis sorti recueilli, en éprouvant beaucoup de paix et une joie tranquille. A l'inverse, si je devais sortir d'une messe en étant nerveux et agressif, c'est certain que je n'étais pas prêt - mais depuis bien longtemps, je ne me souviens pas d'être sorti d'une messe dans un état pire que j'y étais entré ! Jésus, Tu nous donnes Ta paix, béni sois ton nom !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)

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Dieu répond à tous nos besoins

Message non lu par etienne lorant » sam. 11 févr. 2012, 19:31

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,1-10.
En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger.
Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? »
Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi.
Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Je reste fasciné par cette "arithmétique divine" qui fait que sept pains partagés entre quatre mille personnes font qu'à la fin sont récoltés sept corbeilles de pains. Autrement dit, sept divisé par quatre mille donne un résultat de beaucoup supérieur à sept. C'est qu'en réalité, quand le Seigneur divise, en réalité il multiplie. Du reste, tant d'exégètes savants se sont penchés sur les symboles contenus dans ce récit, que je ne souhaite pas ajouter mon commentaire personnel.

Si ce n'est, peut-être, que le pain est en lui-même un symbole puisqu'il peut à lui seul désigner tout ce dont l'homme a besoin. Lorsque nous prions le Notre Père, nous savons bien qu'à la demande : "Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour" correspondent tous les besoins corporels mais aussi spirituels de celui qui prie.

Aujourd'hui, j'ai reçu ce dont j'avais besoin aussi. Après avoir pris mon repas de midi avec ma mère, j'ai fait un détour par la maison. Je n'avais pas besoin de faire ce détour : il n'y a pas de distribution de courrier le samedi et je n'avais besoin de rien de particulier. Je m'y suis rendu sous le coup d'une inspiration très commune. Mais en ouvrant la porte, j'ai découvert une cascade d'eau dévalant les escaliers du premier étage, s'étalant dans une pièce contiguë de mon couloir, avat de continuer à se répandre par l'escalier qui conduit au sous-sol...
C'est une conduite d'eau du chauffe-eau de la salle de bains qui avait cédé. Non pas à cause du grand froid mais par simple vétusté. Or, une fuite de gaz aurait pu se produire aussi - mais j'avais coupé cette arrivée du gaz il y a quelques jours.

Je n'ai pas trouvé de plombier disponible, mais j'ai eu les renseignements dont j'avais besoin. Le circuit d'eau de la chaudière est isolé de celui que j'ai dû couper, et donc je m'en suis très bien tiré une fois de plus.

On me dira que ce commentaire d’Évangile est un peu comique, mais ceci demeure : je suis sain et sauf !

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La méthode de Jésus

Message non lu par etienne lorant » ven. 20 avr. 2012, 11:27

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.

C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire.

Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »

Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »

Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.




Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


De l'Evangile de ce jour, j'ai retenu surtout la mise à l'épreuve de Philippe par Jésus. Jésus interroge Philippe et lui demande comment faire, selon lui, pour donner à manger à la foule qui les a suivis et qui ne va pas tarder à ressentir la faim. Et Philippe de s'exclamer qu'il faudrait d'abord disposer d'une somme considérable... sans parler des difficultés que poseraient l'achat et le transport d'une quantité considérable de pains !

Pierre est plus pratique que Philippe: il a compté cinq pains d'orges et deux poissons.

La suite, nous la connaissons. Mais c'est la différence dans les réactions de l'un et l'autre disciple qui a éveillé mon attention. Moi non plus, comme Philippe, je ne vois pas du tout comment subvenir aux besoins des gens sans domicile fixes qui viennent parfois quémander à la boutique. Je ne connais pas les solutions à tous les problèmes que pose une société en crise permanente. Or, par la question posée, Jésus n'attend pas que l'on déborde d'activité et d'imagination pour trouver les moyens de répondre aux besoins d'autrui. Ce qu'il attend, c'est tout simplement : la confiance.

Pierre est plus proche que Philippe de cette solution de confiance. Il dit : "Nous n'avons rien, mais nous avons cinq pains d'orge et deux poissons. A présent si je relis le texte, je vois bien que ce dont le Seigneur a besoin et ce qu'il attend de nous, ce n'est pas que nous débordions d'énergie, de talents et d'activités multiples afin de rencontrer les besoins d'autrui. La vraie charité ne consiste donc pas à déployer des trésors d'imagination pour remédier aux problèmes de la société; mais le peu que l'on sait faire - même si cela paraît ridicule, accomplissons-le avec confiance.

Je voudrais citer ici la réponse que fit Mère Térésa à un journaliste venu d'Occident et qui avait soulevé exactement le même problème. Il lui avait dit : "Mais enfin, comment comptez-vous prendre soin de tous les miséreux de Calcutta ! Autant prendre un verre d'eau et essayer de vider la mer !" - Mais elle avait répondu ceci, qui est simple et tout à fait véritable: "Dieu ne nous demande pas de réussir, mais d'avoir foi en Lui" !

Il serait intéressant de fouiller dans les Mémoires de l'Abbé Pierre pour savoir ce qu'il en disait. Ou de reprendre une biographie de saint Vincent de Paul. Nous y retrouverions la même attitude pratique, au jour le jour, que dans ce passage de l’Évangile.

Le texte rapporte ensuite comment, après avoir été nourri, le peuple cherche à s'emparer de Jésus pour le faire roi et comment Jésus se retira dans la montagne pour y rester seul. Cette retraite nous donne une autre leçon: que ceux qui cherchent à faire le bien en ce monde, qu'ils évitent la popularité. La reconnaissance humaine, c'est carrément un piège du diable: est-ce que beaucoup d'hommes et de femmes qui avaient commencé une œuvre avec les meilleurs sentiments, n'ont pas fini par devenir des 'people' qui ont perdu tout charisme ? En leur donnant un salaire, le monde les a gâtés et ils ont perdu leur saveur d'origine.

Seigneur, enseigne-moi Tes voies !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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