La multiplication des pains

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La multiplication des pains

Message non lu par etienne lorant » sam. 28 juil. 2012, 19:23

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,1-15.
Jésus était passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Je ne savais pas sur quoi porterait mon attention - ou plutôt serait attirée mon attention, en cette messe anticipée du dimanche. J'y suis venu en souffrant de nouveau de la sciatique après avoir soulevé ma mère ce midi pour la faire passer de son fauteuil électrique à son fauteuil roulant : c'est l'été, le personnel manque cruellement dans les maisons de repos. Il faut donc suppléer à ce manque et songer surtout à donner à boire. Je ne suis guère étonné qu'il y ait eu deux décès parmi les résidents, cette semaine - ils sont morts plus sûrement d'indifférence que de vieillesse et de maladie.

Tout d'un coup, comme je songeais ainsi durant l'homélie - car j'étais distrait par mes sombres pensées, il m'est apparu que cette multiplication des pains est bien sûr une préfiguration de l'Eucharistie, mais elle l'est, au début et à la fin, ce que je n'avais guère entrevu jusqu'à ce jour.

Ainsi, les cinq pains et les deux poissons ne représentent pas la richesse de nos offrandes, mais leur pauvreté. Ce qui signifie que Dieu ne peut donner qu'à ceux qui se reconnaissent pauvres. Et le retrait rapide de Jésus dans la montagne (c'est-à-dire auprès du Père) ne fait que le confirmer. Il est rendu nécessaire à cause de la faiblesse de notre nature, laquelle à peine rassasiée, voudrait bien s'emparer du Seigneur pour en faire un roi - un roi, certes, mais un roi qui nous servirait chaque jour.

Bernanos avait bien dit cela : "Il est plus facile que l’on croit de se haïr ! La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n'importe lequel des membres souffrant de Jésus-Christ"...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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L'image du banquet

Message non lu par etienne lorant » mer. 05 déc. 2012, 17:31

Le mercredi de la 1e semaine de l'Avent

Livre d'Isaïe 25,6-10.
Ce jour-là, le Seigneur, Dieu de l'univers, préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Il enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations.
Il détruira la mort pour toujours. Le Seigneur essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l'humiliation de son peuple ; c'est lui qui l'a promis.
Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c'est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.


Psaume 23(22),1-2ab.3.4.5.6.
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit.
De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue ; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit : « J'ai pitié de cette foule : depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun ; ils pourraient défaillir en route. »
Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim ? »
Jésus leur dit : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent à leur faim ; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines.


L'image du banquet, employée par Isaïe dans la première lecture, est beaucoup moins familière aujourd'hui qu'elle a pu l'être autrefois. Mais au moins jusqu'à la fin du moyen-âge, on se donnait rendez-vous à la fête d'untel saint, sur la grand place d'une localité et le premier arrivé attendait les autres, parfois plusieurs jours; et les retrouvailles donnaient lieu à de grandes réjouissances. Pas de téléphone, pas d'internet et le courrier manuscrit servait simplement pour fixer le rendez-vous. Le banquet n'était pas seulement un repas, mais une fête de retrouvailles et de nouvelles rencontres, une occasion joyeuse et que l'on faisait durer d'autant que les occasions étaient rares.

Dans ma famille, je me souviens que l'on se retrouvait dans une grande salle lors des communions ou des mariages. Un peu guindés aux début, les invités finissaient toujours par trouver des terrains de discussion et les plats passaient vite. Mais plus rien de tout cela n'existe. Désormais, seule la proche famille est invitée, un restaurant suffit, et lors des funérailles, un plat froid et des petits pains garnis font l'affaire... rares ceux et celles qui cherchent à prolonger la rencontre, il y a tant obligations vaines ! Mais sur la montagne du Seigneur, les "viandes grasses" et les "vins capitaux" ne sont bien sûr que les aspects visibles de la fête où le Maître de cérémonie viendra essuyer toutes les larmes et combler tous les besoins.

Dans l’Évangile, la multiplication des pains et des poissons, en surabondance par rapport aux besoins réels - et qui suit la guérison des malades, confirme que le Seigneur est d'ores-et-déjà parmi nous. Mais il faudra attendre l'institution de l' Eucharistie pour véritablement fonder et perpétuer la Rencontre des âmes avec le Sauveur. Même après des dizaines d'années de pratique quotidienne, c'est toujours une surprise pour moi de découvrir que ma journée ne peut commencer qu'ainsi... "Ce n'est pas rationnel", proteste ma raison. Mais s'il est un jour mauvais, c'est celui où j'ai manqué ma messe en traînant au lit volontairement. Pour un quart d'heure de paresse, c'est comme si je retrouvais l'accablante nécessité de réussir ma journée, de la 'remporter' par mes propres forces. Tandis que la messe me donne littéralement chacune de mes journées comme une nouvelle occasion de vie et de partage. L'Eucharistie me rend pleinement homme en ce sens que le souci premier de mon coeur n'est même pas la rencontre d'une personne aimée, mais d'aimer quoi que je fasse: que je range un livre, que j'écrive, que je serve un client ou que je prie.

Ainsi, le Royaume de Dieu est bien présent dans mon quotidien. S'il ne l'est pas pour vous... ah, comme je plains ceux et celles (j'en rencontre des dizaines sur une journée !) qui n'ont pour se sustenter que des pensées de satisfactions matérielles, c'est-à-dire charnelles, de tous les appétits. Avant ma conversion, j'ai pu vivre ainsi... à présent, je ne le pourrais plus.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Mesure et raison - Amour et démesure

Message non lu par etienne lorant » mar. 08 janv. 2013, 10:57

Mardi du temps de Noël après l'Epiphanie

Première lettre de saint Jean 4,7-10.
Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu. Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment Dieu a manifesté son amour parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. Voici à quoi se reconnaît l'amour : ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, c'est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils qui est la victime offerte pour nos péchés.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,34-44.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
Déjà l'heure était avancée ; ses disciples s'étaient approchés et lui disaient : « L'endroit est désert et il est déjà tard. Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs s'acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien avez-vous de pains ? Allez voir. » S'étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte.
Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Tous mangèrent à leur faim. Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.


J'ai placé dans le titre un condensé de tout ce que j'ai reçu comme grâces ce matin - et j'ai vraiment reçu beaucoup... ce qui en réalité me gêne un peu parce que je n'en suis pas digne à mes propres yeux.

L’Épître de saint Jean donne en quelques mots à peine l'essentiel de notre foi. La différence entre l'amour de Dieu et l'amour de l'homme, c'est que l'amour humain est mesuré - et cette mesure, la plupart du temps est la raison. Tandis que l'amour de Dieu est sans mesure et n'est pas limité. Ainsi quiconque veut aimer dans le Christ ne doit plus s'appuyer sur sa raison et sa propre mesure de jugement, mais sur l'amour de Dieu.
(Et chacun de nous sait comme c'est difficile, n'est-ce pas ?)

C'est donc la raison qui pousse les disciples à dire à Jésus de renvoyer la foule, car il se fait tard et ces gens doivent manger. Il faut le reconnaître : c'est une très bonne et belle intention qui a poussé les disciples à demander au Seigneur de mettre fin à son enseignement afin que ses auditeurs puissent aller se sustenter. Cela procède d'un amour à la mesure humaine, fondé sur l'observation, le calcul ("le salaire de deux cents journées !") et le simple bon sens.

Mais en présence de Jésus, ce que nous estimons comme allant de soi, ce qui est justement "le simple bon sens" est encore un obstacle à la foi. A la foi en l'Amour et en cet Amour qui peut tout. Quiconque franchit le pas de l'amour limité par le bon sens à l'amour en Dieu, qui est sans limite, pourra, j'en suis sûr, accomplir des miracles lui aussi (car en réalité, ce n'est pas lui qui les accomplira).

Un exemple tiré de la vie de saint Jean Bosco. Un jour qu'il venait d'ouvrir un nouvel orphelinat, il se trouvait à la fenêtre du nouveau bâtiment pour surveiller des travaux en cours. La Soeur qui l'accompagnait comme secrétaire vient lui dire: "Mon Père, deux cents enfants sont en route pour loger ici cette nuit, et nous n'avons rien à leur donner !" Et Don Bosco se retourne : "Il ne reste plus d'argent ?" La Soeur sort de sa poche un petit billet et répond : "Voilà, cinq francs, c'est tout ce que nous avons !" Mais à la stupéfaction de la religieuse, il lui prend le billet des mains, se penche à la fenêtre et lâche dans le vent le billet qui est emporté aussitôt. "Mais que faîtes-vous ?", reprend la religieuse. "Eh bien, ma Soeur, vous le voyez bien: je sème !"
Et une heure plus tard les deux cents orphelins arrivèrent en camions. Par une autre entrée arrivait au même moment un camion chargé de pains. Les pains provenaient d'une grosse boulangerie de la région dont une commande avait été annulée, bien que payée d'avance. Le boulanger connaissait l'oeuvre de Don Bosco et il avait songé à lui; tout cela c'était passé justement à l'heure où le saint s'était débarrassé des cinq francs que lui avait tendu la Soeur.

De nombreux saints ont accompli des miracles semblables. Cela n'a rien d'extraordinaire, Jésus lui même l'a dit : "Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai." (Jn, 14, 12-13)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Dimanche : Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, so

Message non lu par etienne lorant » sam. 01 juin 2013, 17:57

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26.
Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9,11b-17.
La foule s'en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. »
Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. » Ils obéirent et firent asseoir tout le monde.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

Cy Aelf, Paris

Les textes de la liturgie de ce dimanche ne reprennent aucun des récits de la dernière cène, telle qu'elle est rapportée dans les Evangiles. Ces textes de la veillée de Pâques paraissent à première vue les plus cohérents et, pourtant, quelle richesse dans le choix de l'épître de saint Paul et du récit de la multiplication des pains !

Car, en cette fête, c'est bien à la contemplation du présent de chaque fidèle (mais un présent qui reprend le passé et confine à l'éternité !) que nous sommes invités. Comment mieux l'exprimer ? Chacun d'entre nous est un de ces cinq mille hommes et femmes qui écoutent l'enseignement du Seigneur et qui ne sont pas renvoyés sans avoir été pleinement associés à la Pâque du Seigneur. Et chacun d'entre nous, en communiant, rappelle et proclame la mort et la résurrection du Christ, jusqu'à son dernier avènement.

L'Eucharistie est pour moi une nourriture non seulement pour mon âme mais aussi pour mon corps. Après ma conversion, je n'ai guère été étonné de découvrir que l'hostie, durant des années, fut la seule et unique nourriture de Marthe Robin, tout comme de la bienheurese A.C. Emmerich. Car l'hostie m'a toujours apporté joie et force.

Ces deux mots de "joie" et de "force", je les emploie très souvent, car ils rendent bien l'état dans lequel je sors de chaque célébration. Joie pour l'esprit, force pour le corps. C'est la joie qui pousse au partage sur les lectures, c'est la force qui me permet de traverser de très longues périodes de silence à mon travail. De la joie et de la force découlent également la résistance aux tentations, et l'incitation à prier le chapelet. Une heure de libre ? Une heure de solitude, une heure de tentation ? J'ai mon chapelet sur moi, je le saisis, je suis réconforté.


Textes :

"Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel; car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain. Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif." (Jean 6; 30)


Jésus à l'âme souffrante dans le Petit Journal de sainte Faustine (PJ 1487)

- Seigneur: que faire si je suis repoussée et rejetée par les gens. particulièrement par ceux sur lesquels j'ai le droit de compter. et cela aux moments où j'en ai le plus besoin?

- Jésus: Mon enfant, prends la résolution de ne jamais t'appuyer sur les gens. Tu feras de grandes choses si tu t'abandonnes entièrement à ma volonté et que tu dis: non point comme je le veux, mais selon Ta volonté, ô Dieu, qu'il en soit ainsi. Sache que ces paroles prononcées du fond du coeur élèvent l'âme en un instant, au sommet de la sainteté. Pour une telle âme, j'ai une prédilection particulière, une telle âme me rend grande gloire, une telle âme emplit le ciel du parfum de sa vertu; mais sache que cette force que tu as en toi pour supporter la souffrance tu la dois à la fréquente sainte Communion, viens donc souvent à cette source de miséricorde et puises-y avec le vase de la confiance tout ce dont tu as besoin.
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Re: Dimanche : Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Message non lu par jean_droit » sam. 01 juin 2013, 22:01

Pange lingua

Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d'une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde

Fils d'une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d'ici-bas
Par une action incomparable :

La nuit de la dernière Cène,
A table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s'offrit
En nourriture aux douze Apôtres.

Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain;
Le sang du Christ devient boisson;
Nos sens étant limités,
C'est la foi seule qui suffit
Pour affermir les cœurs sincères.

Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s'effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !

Au Père et au Fils qu'il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
A l'Esprit qui des deux procède soit rendue même louange. Amen.

P. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel, (T.P. Allélulia)
R. Un pain délicieux, (T.P. Alléluia).

Oraison.

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d'un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption.
Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

Saint Thomas d'Aquin

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Re: Dimanche : Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Message non lu par jean_droit » sam. 01 juin 2013, 22:07

Une procession du Très Saint Sacrement en Italie.

Très beau reportage photo dans le message.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=723185
Depuis le XIII ème siècle et encore en ce jeudi de la Fête Dieu, l'archevêque arborant le Très Saint Sacrement dans son ostensoir parcourt à cheval, sous un dais, les rues de la cité de Brindisi, tandis que la foule jette des fleurs sur le passage du cortège, que sur le port, tous les navires actionnent leurs sirènes et que toutes les cloches de la ville sonnent.

L'épreuve infligée à l'archevêque, pas forcément cavalier, est également notable car la procession dure plusieurs heures.

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La Parole, pain de vie

Message non lu par etienne lorant » lun. 05 août 2013, 9:40

1ère lecture : Moïse accablé par sa charge (Nb 11, 4b-15)

Lecture du livre des Nombres


Les fils d'Israël marchaient à travers le désert ; ils gémissaient constamment : « Ah ! qui donc nous donnera de la viande à manger ? Nous nous rappelons encore le poisson que nous mangions pour rien en Égypte, et les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l'ail ! Maintenant nous ne pouvons plus rien avaler ; nous ne voyons jamais rien que de la manne ! »
La manne était comme des grains d'anis, elle ressemblait à de l'ambre jaune. Le peuple se dispersait pour la recueillir ; puis on la broyait sous la meule, ou on l'écrasait au pilon ; enfin on la cuisait dans la marmite et on en faisait des galettes. Elle avait le goût d'un gâteau à l'huile. Elle descendait sur le camp pendant la nuit, à l'heure où descend la rosée.
Moïse entendit gémir le peuple, groupé par familles, chacun à l'entrée de sa tente. Le Seigneur s'enflamma d'une grande colère. Moïse le prit très mal, et dit au Seigneur : « Pourquoi traiter si mal ton serviteur ? Pourquoi n'ai-je pas trouvé grâce à tes yeux ? Pourquoi m'as-tu imposé le fardeau de tout ce peuple ? Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l'ai enfanté, pour que tu me dises : 'Comme on porte un nourrisson, porte ce peuple dans tes bras jusqu'au pays que j'ai promis par serment à tes pères' ? Où puis-je trouver de la viande pour en donner à tout ce peuple, quand ils viennent pleurer près de moi en disant : 'Donne-nous de la viande à manger' ? Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c'est un fardeau trop lourd pour moi. Si c'est ainsi que tu me traites, fais-moi plutôt mourir ! Ah ! Si je pouvais trouver grâce à tes yeux et voir la fin de mon malheur !
»
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Quand il apprit la mort de Jean Baptiste, Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes. Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.



Le lien entre les deux textes proposés par la Liturgie aujourd'hui, paraît simple à établir: dans les deux cas, une foule se tient dans un lieu désert et tous ont besoin de nourriture. Mais la comparaison peut s'arrêter là: les juifs dans le désert, ne cessent de récriminer contre Dieu et contre Moïse qui, lui-même, n'en peut plus et voudrait bien mourir pour être déchargé du fardeau d'un peuple rebelle.

Tandis que, dans l'Evangile, le peuple, déjà subjugué par les miracles et les paroles de Jésus, qui les touchent tous et toutes dans leurs coeurs directement, courent d'eux-mêmes à la recherche de Jésus. Lorsqu'ils l'ont trouvé, ce n'est pas de nourriture matérielle ni de boisson qu'ils viennent se sustenter mais des paroles de grâce qui sortent de sa bouche. N'avez-vous jamais entendu l'expression qui dit "Je buvais ses paroles comme du petit laid ? Ou bien encore: "Rien qu'à l'entendre j'ai recouvré mes forces ?" Parce que Jésus est là, ils obtiendront à la fois les paroles et la nourriture terrestre.

Quelle conclusion en tirer ? Celle-ci en tout premier lieu : la présence du Seigneur est à elle seule source de vie - et de vie abondante. Les juifs dans le désert ne voient et n'entendent que Moïse. Mais à partir du moment où le Christ paraît tout devient abondance de grâces. Chacun en reçoit sa part selon son besoin, en sorte que tous sont rassasiés.

Ces textes me touchent tout particulièrement, puisque moi-même, je suis passé d'une foi de raison et de compréhension, à une foi toute vivante, et le jour de ma conversion, j'avais espéré que ce fut le dernier de mon existence terrestre - sauf si je me mettais à mon tour à témoigner que Jésus est vraiment nourriture, tant pour le corps que pour l'esprit.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Thibaultlgr
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Re: La multiplication des pains

Message non lu par Thibaultlgr » mer. 22 avr. 2020, 15:50

Pensez-vous que Dieu a fait apparaître du pain en le déplaçant d'un endroit à un autre ou est-ce qu'il le crée par magie ?

[Cette question a été abordée le 9 mars 2010 dans un autre sujet du forum :]

viewtopic.php?f=92&t=12587&p=118927&hil ... on#p118927

pierrot2
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Re: La multiplication des pains

Message non lu par pierrot2 » mer. 22 avr. 2020, 21:46

Bonjour Thibault,
Thibaultlgr a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 15:50
Pensez-vous que Dieu a fait apparaître du pain en le déplaçant d'un endroit à un autre ou est-ce qu'il le crée par magie ?
Je n'ai aucune idée de la manière dont il a procédé. Pour dire cela, j'aurais pu vous épargner de me lire.

J'ajoute que je découvre grâce à vous Etienne, dont je viens de lire en entier la méditation de ce haut de page 2. Merci à vous Etienne; votre réflexion met du sens sur ce miracle parmi les plus mystérieux.

Pour les miracles, en effet, Thibault, je ne vais pas plus loin dans la réflexion que de chercher du sens à ceux-ci. C'est déjà ça, vous ne pensez pas?

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par Altior » jeu. 23 avr. 2020, 7:41

Bonjour, Thibault!
Thibaultlgr a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 15:50
Pensez-vous que Dieu a fait apparaître du pain en le déplaçant d'un endroit à un autre ou est-ce qu'il le crée par magie ?
Il est exclu qu'il s'agisse d'apparition par déplacement, car il est écrit qu'au final les miettes qui sont restées ont rempli douze gros paniers. Comme Dieu n'est pas magicien, il s'agit de création ex nihilo. On constate la même chose lors de beaucoup de miracles eucharistiques. Lors de la transsubstatiation visible, ce qu'on voit dépasse largement en volume les espèces avant d'être consacrées.

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par cmoi » jeu. 23 avr. 2020, 7:47

Altior a écrit :
jeu. 23 avr. 2020, 7:41
Bonjour, Thibault!
Thibaultlgr a écrit :
mer. 22 avr. 2020, 15:50
Pensez-vous que Dieu a fait apparaître du pain en le déplaçant d'un endroit à un autre ou est-ce qu'il le crée par magie ?
Il est exclu qu'il s'agisse d'apparition par déplacement, car il est écrit qu'au final les miettes qui sont restées ont rempli douze gros paniers. Comme Dieu n'est pas magicien, il s'agit de création ex nihilo. On constate la même chose lors de beaucoup de miracles eucharistiques. Lors de la transsubstatiation visible, ce qu'on voit dépasse largement en volume les espèces avant d'être consacrées.
Je pense comme vous, bien que je ne voie pas le rôle joué par les miettes sur la question...

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par Altior » jeu. 23 avr. 2020, 7:53

cmoi a écrit :
jeu. 23 avr. 2020, 7:47
je ne voie pas le rôle joué par les miettes sur la question...
Je suppose que le préopinant se posait la question du déplacement des cinq pains à tour de rôle. Bon, c'est vrai, s'il envisageait les pains se déplacer sur le champ depuis la boulangerie du village, alors les douze paniers de miettes s'expliquent...

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par cmoi » jeu. 23 avr. 2020, 8:00

Altior a écrit :
jeu. 23 avr. 2020, 7:53

Je suppose que le préopinant se posait la question du déplacement des cinq pains à tour de rôle. Bon, c'est vrai, s'il envisageait les pains se déplacer sur le champ depuis la boulangerie du village, alors les douze paniers de miettes s'expliquent...
:-D :-D :-D

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par Zenith » jeu. 23 avr. 2020, 8:26

Cela dit, pour 5000 hommes je crois, c'est curieux de ramasser des miettes ... mais je pense qu'il fallut que les apôtres et Jésus mangent après la foule :clown: Donc j'inclinerais plus que les 12 apôtres avaient un panier chacun et qu'au départ, Jésus rompit les pains dans les paniers, puis au fur et à mesure qu'ils le distribuèrent à la foule, les paniers se remplissaient de nouveau. Donc non, je me reprends, les miettes restantes étaient pour les apôtres et non Jésus. Celui-ci se réservant le privilège de manger 2 poissons, frais ou non. :clown:

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Re: La multiplication des pains

Message non lu par Zenith » jeu. 23 avr. 2020, 8:44

Cela dit, s'il n'y avait eu que des poissons lors de la "multiplication", imaginez une eucharistie distribuant des vérons séchés aux membres de l'Eglise :D

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