Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2009-2010)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Griffon
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Re: L'avenir inconnu

Message non lupar Griffon » dim. 03 oct. 2010, 19:32

C'est notre lot à tous, Petit Matthieu,
Et l'on ne devient pas saint en une fois.

Nous faisons la connaissance de Jésus, on tente un petit acte de confiance, ça marche, et.... on va un peu plus loin.
Ce n'est que petit à petit qu'on peut répondre à l'appel du Seigneur, et avancer en eau profonde. Mais c'est la seule route possible pour aller sur l'autre bord, là où se trouve le royaume des Cieux.

Ne soyez pas impatient avec vous-même.
Priez et faites donc confiance au Seigneur, il saura creuser en vous le chemin de la confiance.
Écoutez sainte Thérèse :
" Pour arriver au sommet de la montagne de l'amour,
Jésus ne demande pas de grandes choses : juste l'abandon et la reconnaissance. "

Oui, fiez-vous à Dieu, rappelez-vous que la foi est un don de Dieu.

Bonne semaine,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Anne
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Re: Changement de la force de gravité

Message non lupar Anne » lun. 04 oct. 2010, 2:58

Comme toujours, tes méditations suscitent la réflexion et font ressortir des éléments de l'Évangile que je n'avais pas perçu... Merci ! :>

En complément, un extrait de l'introduction à la messe d'aujourd'hui tirée du Prions en Église:
Juste un peu de foi et l'arbre de nos jours se transplantera dans l'océan de vie qu'est notre Dieu et notre Père.

Vous croyez votre foi petite ? Commencez par vous en servir ! Sortez-la de son tiroir, répandez-en un peu dans toutes vos journées. Assaisonnez-en toutes vos relations. Vous allez voir: un peu de foi et ça suffit...
Goerges Madore, p. 37, octobre 2010, vol. 45, no 10.
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

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Ces hommes qui marchent sur la mer

Message non lupar etienne lorant » lun. 04 oct. 2010, 9:38

A la suite de l'Evangile d'hier qui disait: "« La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.", et du partage que j'ai laissé: viewtopic.php?f=13&t=14746 - et encore, à l'occasion de la fête de saint François aujourd'hui, j'ai trouvé, à propos de la comparaison des disciples comme des hommes qui marchent sur la mer du monde (mais avec beaucoup de difficultés), ce texte de saint Paul confirme combien la vie de foi, dans le monde est exaltante, mais non exempte d'épreuves:

Epître aux Romains, chapitre 4

Au sujet des épreuves, Paul écrit:
Mais ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.
A tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps. En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle. Ainsi la mort fait son oeuvre en nous, et la vie en vous.

Au sujet de la foi et du renversement des perspectives, il écrit encore:
L'Écriture dit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c'est pourquoi nous parlons.
Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous.
Et tout ce qui nous arrive, c'est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu. C'est pourquoi nous ne perdons pas courage, et même si en nous l'homme extérieur va vers sa ruine, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu'elles nous préparent. Et notre regard ne s'attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar etienne lorant » lun. 04 oct. 2010, 14:35

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

Techniquement et en toute logique, le prochain qu'il faut aimer comme soi-même, c'est le Samaritain. Dans le sens que l'homme qu'il faut aimer d'un amour parfait, non, ce n'est pas l'homme battu qui gît au bord du chemin, mais c'est celui qui l'a sauvé !

Pas convaincu ? Revenons au début: 'Que dit la Loi ? Tu aimeras ton prochain comme toi-même.' Qui est le prochain de l'homme battu ? C'est l'homme qui a pris soin de lui. Alors toi aussi fais de même et aime comme toi-même l'homme qui a eu pitié de toi sans te connaître !

Cette parabole est d'une très grande subtilité, car au bilan, il s'agit bien sûr de pouvoir venir au secours du premier venu, 'mais et seulement mais' : à cause de Celui qui aime au-delà de tout ! Et donc, aimer son prochain comme soi-même équivaut bien à aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces !

Ô Dieu, qui a parcouru tes parvis ?
"Qui est comme Dieu ?"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar bereshit » lun. 04 oct. 2010, 15:58

Bonjour Étienne et tou(te)s,

Votre interprétation, si elle est intéressante, semble manquer la pointe de la parabole. En tous cas celle reconnue par des commentateurs Catholiques Romains, dans “La Bible Expliquée” et ”Comprendre la Parole. Commentaires bibliques des dimanches. Année C” d'André Beauchamp (Novalis, 2006). Lorsque le Christ dit au légiste de faire de même, il l'invite à devenir le prochain d'autrui. Plutôt que se demander “Qui est mon prochain”, il faudrait plutôt se demander “De qui suis-je le prochain” et agir en conséquence. Un commentaire de l'Église orthodoxe (in “The Ortodox Study Bible”, Thomas Nelson ed.), que retient aussi A. Beauchamp à propos d'une interprétation allégorique, fait du Samaritain un image du Christ (cf. Jn 8.48) qui se donne à tous pour le pardon des péchés du monde. Enfin, cette interprétation (“devenir le prochain d'autrui”) rejoindrait, il me semble, le récit sur le “Jugement dernier” (Mt 25.31ss) où le Christ met en exergue ce que l'on a fait pour autrui. En guise de conclusion, on se rejoint: savoir reconnaître Dieu à travers celui qui nous vient en aide et devenir soi-même le prochain de quelqu'un.

[Merci de respecter le vouvoiement de rigueur sur ce forum | Cordialement, Cgs ]
Bien cordialement,
François
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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar gerardh » lun. 04 oct. 2010, 22:06

________

Bonjour,

Cette inversion de conclusion nous montre que notre prochain, c'est Jésus. (En plus des autres prochains, bien sur)



_____________

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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar papillon » mar. 05 oct. 2010, 0:17

Cette inversion de conclusion nous montre que notre prochain, c'est Jésus. (En plus des autres prochains, bien sur)
Ne s'agit-il pas en fait de Le voir en chacun? Il n'y a pas le Seigneur "et" les autres. Le Seigneur, c'est les autres.
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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar bereshit » mar. 05 oct. 2010, 0:45

Ne s'agit-il pas en fait de Le voir en chacun? Il n'y a pas le Seigneur "et" les autres. Le Seigneur, c'est les autres.
Merci ;)
Bien cordialement,
François
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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar etienne lorant » mar. 05 oct. 2010, 9:37

Cette inversion de conclusion nous montre que notre prochain, c'est Jésus. (En plus des autres prochains, bien sur)
Ne s'agit-il pas en fait de Le voir en chacun? Il n'y a pas le Seigneur "et" les autres. Le Seigneur, c'est les autres.
Eh bien, c'est ce que j'avais cru écrire ! :sonne:
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les deux commandements qui ne font qu'un

Message non lupar Fée Violine » mar. 05 oct. 2010, 9:57

Je ne pense pas que l'interprétation d'Étienne "manque la pointe de la parabole". Il y a longtemps en effet que les commentateurs ont vu dans le Samaritain une image du Christ, dans le blessé une image de l'homme pécheur, dans l'auberge une image de l'Église, et dans l'huile et le vin une image des sacrements.

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La prière donnée par Jésus

Message non lupar etienne lorant » mer. 06 oct. 2010, 10:43

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »

Les demandes du Notre Père sont assez simples. Et elles donnent en quelque sorte un condensé de la prière à laquelle Jésus voudrait nous voir tous nous adonner. Non pas en répétant à l'infini les demandes qui y sont énoncées, mais en les méditant aussi. Par exemple: que signifie pour l'homme la "sanctification" du nom du Père" ? J'ai lu quelques analyses sur le thème, mais je m'en tiends à ma méthode habituelle - qu'est-que cela veut dire, pour, moi, et aujourd'hui ? Sanctifier le nom de Dieu en qualité de Père, cela signifie d'abord pour moi: m'efforcer d'aimer comme Dieu aime, et comme Dieu demande aux hommes de L'aimer. Ce point de départ me renvoie à l'Evangile du bon Samaritain - il traîne encore dans ma tête ce matin. Le Samaritain est bien comme Dieu, car il ne fait pas de différence entre les personnes. Il a pitié de l'homme étendu à terre et, aussitôt, Il se met à son service. et il accomplit tout ce qui est en son pouvoir afin de le sauver de la mort. Par ailleurs, je ne dois jamais oublier que si le Père ne fait pas de différence entre les hommes, moi non plus, je ne peux en faire: et donc, je dois aimer mon ennemi, ou la personne qui me cause du mal, comme si c'était mon propre frère. Oh, comme cela est difficile ? Mais c'est justement parce que c'est difficile qu'il me faut prier : que ton nom soit sanctifié !

Demander la venue du règne de Dieu, dans la même optique, c'est demander que ma volonté soit ajustée autant que possible à celle du Père. Ou encore: c'est demander que mon amour pour le Père gandisse assez dans mon âme, de sorte que j'accomplirais plus naturellement tout ce qu'Il comande et aussi ce que l'Esprit inspire. Je n'oublie pas que ce règne, c'est aussi ma liberté. Car seul "Dieu en moi" a pu me délivrer de certaines entraves, dont la tabagie, mais aussi des convenances sociales, d'une pensée strictement centrée sur l'ego ? La venue du règne de Dieu, elle deviendra palpable par le fait qu'un certain dépouillement et et une attitude de détachement auront germé en moi.

Je ne continue pas avec les autres demandes ou bien j'en aurai pour deux pages entières.

Je trouve encore qu'il n'est pas superflu de s'attarder sur le début de cette lecture : "Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé..." Les disciples ont laissé prier Jésus en paix. Pour bien prier, il est donc nécessaire de prendre du recul. Outre cela, il est écrit non pas "Jésus priait", mais "Jésus était en prière". Pour moi, ce mot signifie que j'ai tout intérêt à demeurer dans l'esprit de la prière, quand je n'ai pas l'occasion de prier de façon traditionnelle. Et je sais que çà marche: il m'a parfois été donné, à cause de cet état intérieur de prière, de parvenir à lasser un importun comme j'en connais beaucoup, qui viennent chercher ici un auditoire pour leurs idées - mais je réponds le moin possible, car au fond de mon coeur je suis en train de prier afin que, justement, ils changent de point de vue !

Fête de mon saint patron, aujourd'hui. Saint Bruno, fondateur des Chartreux, puisses-tu guider ma prière aujourd'hui !.
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Le pain - spirituel - quotidien

Message non lupar etienne lorant » mer. 06 oct. 2010, 13:36

Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour (suite du commentaire de l'Evangile du 6 octobre)

Cette demande du Notre Père est, selon moi, valable autant pour le plan matériel que pour le plan spirituel. Le pain de chaque jour, c'est la nourriture nécessaire pour le corps - et c'est aussi la nourriture pour l'âme. La nourriture pour l'âme, je la trouve dans l'Eucharistie, et s'il n'y a pas d'Eucharistie, alors je la rechercherai dans un acte de miséricorde à accomplir. En effet, comme dit Jésus aux disciples : "J'ai une nourriture à manger que vous ne connaissez pas: ma nourriture, c'est d'accomplir la volonté de mon Père"... Or, la volonté du Père, c'est la Miséricorde.

Quand Jésus dit ses mots, Il revenait du puits de la Samaritaine. En effet, lui-même, le Verbe incarné, avait soif pour son corps - et c'est par ce chemin, tout simple qu'Il va convertir la femme que tous les Juifs condamnaient :« Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: Donne-moi à boire » (Jean 4 : 7). Pendant ce temps-là, les disciples sont partis chercher des provisions, mais ils retrouvent leur maître tout ragaillardi, rempli de l'Esprit Saint, à cause de cette femme, étrangère et pécheresse, à laquelle Il vient de faire miséricorde. Car la miséricorde vécue est véritablement une nourriture spirituelle - laquelle rejaillit aussi sur le corps qui en est le dépositaire. La Loi ne dit-ellle pas: "L'homme ne se nourrit pas que de pain, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu" ?

Ma nourriture personnelle, capable à elle seule, de réveiller mon coeur dans une ambiance autrement très triste et morne, je l'ai souvent trouvée dans la méditation. Car mon esprit y est comme réchauffé. Je commence avec froideur en me disant: je n'ai rien à écrire aujourd'hui, mais en réalité, ce que j'ai à écrire m'est donné au moment de l'écrire. Et à cet instant, c'est comme un feu qui me traverse: j'en éprouve de la joie et la joie est comme une nourriture.
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Re: Le pain - spirituel - quotidien

Message non lupar etienne lorant » mer. 06 oct. 2010, 15:14

Humilité de Jésus: il a soif, et il demande à boire à la Samaritaine, mais en même temps, il lui révèle que c'est qui a soif, beaucoup encore que lui-même !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: La prière donnée par Jésus

Message non lupar christiane » jeu. 07 oct. 2010, 4:30

BONNE FETE BRUNO.

Que le Seigneur t'accorde une foi de plus en plus enrichissante.

Porte-toi bien.
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Re: La prière donnée par Jésus

Message non lupar Luis » jeu. 07 oct. 2010, 12:45

Bonne fête !


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