Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Progresser dans sa foi

Message non lupar etienne lorant » mar. 13 nov. 2018, 11:58

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé,  tu dis ce qui est conforme à l’enseignement de la saine doctrine. Que les hommes âgés soient sobres, dignes de respect, pondérés, et solides dans la foi, la charité et la persévérance.  De même, que les femmes âgées mènent une vie sainte, ne soient pas médisantes, ni esclaves de la boisson, et qu’elles soient de bon conseil,  pour apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants,  à être raisonnables et pures, bonnes maîtresses de maison, aimables, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas exposée au blasphème. Les jeunes aussi, exhorte-les à être raisonnables en toutes choses. Toi-même, sois un modèle par ta façon de bien agir, par un enseignement sans défaut et digne de respect, par la solidité inattaquable de ta parole, pour la plus grande confusion de l’adversaire, qui ne trouvera aucune critique à faire sur nous. Car la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.  Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,  attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.   Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.
     
(Ps 36 (37), 3-4, 18.23, 27.29)
R/ Le salut des justes vient du Seigneur. (cf. Ps 36, 39a)
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l’homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Quand le Seigneur conduit les pas de l’homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
Les justes posséderont la terre
et toujours l’habiteront.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes,lui dira à son retour des champs: “Viens vite prendre place à table”?  Ne lui dira-t-il pas plutôt:“Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?  Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres?  De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites: “Nous sommes de simples serviteurs:nous n’avons fait que notre devoir” »
          Cy  Aelf, Paris


Une bonne vie sur la terre, c'est bien souvent une vie qui demeure cachée dans le cœur du Seigneur. Il y a parmi nous des hommes et des femmes dont on n'entend jamais rien dire, qui ne se plaignent que très rarement, au point que l'on se fie à leur réaction lorsque tel ou tel événement se produisent:  car avec un seul haussement d'épaule, ils manifestent ici la bêtise sans s'y attarder- ou bien, tout au contraire bien lorsqu'ils disent quelque chose, on se sent pressé d'entendre ce qu'ils ont à dire car ils semblent pouvoir distinguer facilement le faux du vrai et s'expriment en conséquence.  Et sans jamais avoir cherché un auditoire, on les écoute de bon cœur.

Il existe encore de bonnes personnes qui ont ce talent de dire ce que l'on espérait entendre :  et nous attribuons au hasard d'avoir compris ce qui nous échappait  mais qui nous permet d'avancer.  Dans une école  d'enfants turbulents, tel jeune instituteur est parvenu à obtenir le silence... mais aussi de meilleurs résultats que ses prédécesseurs.  Tout le monde s'étonnait du calme et des bons résultats qu'il obtenait, sans infliger punitions et retenues... Pressé par ses collègues de leur "fournir" la recette contre le chahut, il répondit tout simplement de petites cartes de visite non imprimées sur lesquels étaient inscrits des "bons points" numérotés de 1 à  10.   Et les enfants s'étaient pris au jeu ... d'autant que le plus turbulent des "cancres" rêvait de posséder de ces cartes !

Et devenus adultes, n’avions-nous jamais prix exemple de telle et telle personnes capables de rassurer tout le monde par sa seule présence ?  De même, la timidité peut se révéler le propre de celles et ceux qui recherche non pas seulement ce qui est bon,  mais également ce qui est meilleur ! Vivre sa foi, c'est avancer et progresser dans la foi de confiance absolue...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Vers la foi de confiance absolue

Message non lupar etienne lorant » mer. 14 nov. 2018, 11:44

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite
Bien-aimé, rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ; qu’ils n’insultent personne, ne soient pas violents, mais bienveillants, montrant une douceur constante à l’égard de tous les hommes.   Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de convoitises et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et la jalousie, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres.   Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.  Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur,   afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.


Psaume (22 (23), 1-2a, 2b-3, 4, 5, 6)
R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer. (cf. 22, 1)
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là,  Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance  et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »   A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.  L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.  Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.  Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu !»   Jésus lui dit :
« Relève-toi et va :
ta foi t’a sauvé. »


  –Cy Aelf,  Paris


Nous avons, d'une part la foi, l'adhésion pleine et entière au dessein, au projet de Dieu sur les âmes et c'est ce qui est requis en vue du salut. Mais il y a mieux encore - et c'est une foi de confiance absolue. Accomplir tout de qui est prescrit, c'est ce qui est juste, c'est pratiquer la justice envers Dieu et le prochain. Mais il y a mieux encore et c'est d'entrer intimement dans le projet divin. Quiconque saisit cela passe au-delà de la justice pour entrer dans la pleine amitié divine, celle-là même que saint Paul enseigne à son disciple qu'il considère comme son fils - et cette foi emplie de reconnaissance et d'émerveillement que le Samaritain - l'étranger, l'hérétique aux yeux des juifs - manifeste envers le Seigneur.

C'est encore d'amour qu'il est question dans les textes du jour. Pour chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur espère non pas seulement ce qui est dû, mais encore et surtout : l'adhésion du cœur, la reconnaissance, le désir de partager avec autrui, de le faire entrer dans l'intimité de Dieu. La nuance est d'importance car, jusqu'à la venue du Christ, le rapport à la divinité était uniquement de l'ordre de l'obéissance absolue.

Or, qui fut le premier des êtres humains qui passa de l'ancienne à la nouvelle alliance, de l'obéissance absolue à la grâce pleine et entière ? C'est la Vierge Marie lorsque le Magnificat qui jaillit de toutes de son cœur immaculé. Si nous avions en nous un cœur tout reconnaissant de l'oeuvre divine -- nous ne craindrions plus rien et nous pourrions vivre chaque minute dans une immense et merveilleuse allégresse...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Le Royaume ? Ici et maintenant !

Message non lupar etienne lorant » jeu. 15 nov. 2018, 11:31

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon
Bien-aimé, ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi, frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos. Certes, j’ai dans le Christ toute liberté de parole pour te prescrire ce qu’il faut faire, mais je préfère t’adresser une demande au nom de la charité:moi, Paul, tel que je suis, un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus, j’ai quelque chose à te demander pour  Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ. Cet Onésime (dont le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi. Je te le renvoie, lui qui est comme mon cœur. Je l’aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l’Évangile. Mais je n’ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par contrainte mais volontiers. S’il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,  non plus comme un esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé: il l’est vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur. Si donc tu estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi. S’il t’a fait du tort ou s’il te doit quelque chose,
mets cela sur mon compte.  Moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main: c’est moi qui te rembourserai.
Je n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi, et cette dette, c’est toi-même. Oui, frère, donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur,fais que mon cœur trouve du repos dans le Christ.


(Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10)
R/ Heureux qui s’appuie
sur le Seigneur notre Dieu.
Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit: «La venue du règne de Dieu n’est pas observable. On ne dira pas d: “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous.» Puis il dit aux disciples: Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas. En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là. Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.
»

     Cy Aelf, Paeiq

De nos jours encore, il y a des chrétiens qui espèrent et attendent le retour du Christ dans sa gloire.  Ils se nourrissent  de prophéties modernes, récentes et qui se bousculent l'une l'autre et décrivent toutes sortes d'événements extraordinaires. C'est ainsi qu'une "voyante" moderne (dont je ne donnerai pas le nom!), s'est mise à publier des livres entiers de messages "apocalyptiques. La fin du mode est proche, il y aura trois jours de ténèbres durant lesquels il faudra s'enfermer chez soi avec des provisions de nourriture et de boissons et surtout ne pas ouvrir les portes, car les démons essaieront d'entrer les maisons... Or, ce type de lectures n'aboutit qu'à une seule chose: une foi de la peur, de la crainte du prochain, une croyance dévoyée en "craintes et tremblements !"  Mais en tout cela: la crainte chasse la charité, la pitié, la miséricorde, l'amour et finalement: la foi de confiance en Dieu...

Mais les signes tels qu'ils sont manifestés par saint Paul envers Philémon et Onésime, voici ce dont nous faisons bien de nous laisser inspirer !  

Notre prêtre s'est donc inspiré de relire l'éloge que saint Paul fit de la charité - texte bouleversant et dont la force est toute contenue dans la charité :

"Quand je parlerais les langues des hommes et des Anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.bEt quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est point envieux ; l’amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point sont intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal, il ne se réjouit point de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ; il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

L’amour ne passe jamais.
"



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Il n'est rien de mieux que de veiller

Message non lupar etienne lorant » ven. 16 nov. 2018, 0:29

Lecture de la deuxième lettre de saint Jean
Moi, l’Ancien, à la Dame élue de Dieu, et à ses enfants, que j’aime en vérité. J’ai eu beaucoup de joie à trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père. Et maintenant, Dame élue, je t’adresse une demande: aimons-nous les uns les autres. – Ce que je t’écris là n’est pas un commandement nouveau, nous l’avions depuis le commencement. Or l’amour, c’est que nous marchions selon ses commandements. Tel est le commandement selon lequel vous devez marcher, comme, depuis le commencement, vous l’avez appris. Beaucoup d’imposteurs se sont répandus dans le monde, ils refusent de proclamer que Jésus Christ est venu dans la chair; celui qui agit ainsi est l’imposteur et l’anti-Christ. Prenez garde à vous-mêmes, pour ne pas perdre le fruit de notre travail, mais pour recevoir intégralement votre salaire. Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l’enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient à cet enseignement,
celui-là reste attaché au Père et au Fils.


(Ps 118 (119), 1-2, 10-11, 17-18)
R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !

De tout mon cœur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Dans mon cœur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples: «Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. Il en était de même dans les jours de Loth: on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait; mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. Rappelez-vous la femme de Loth. Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. Je vous le dis: Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit: l’une sera prise, l’autre laissée. Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain: l’une sera prise, l’autre laissée. » Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent: « Où donc,
Seigneur ? » Il leur répondit: « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les corbeaux
.


Cy Aelf, Paris


Nul ne connaît ni le jour ni l'heure. Et c'est pour cela qu'il nous faut veiller en tout temps. Le monde avec toutes ses distractions ses prétentions à la diversité, au choix d'une manière d'être et de vivre, tant selon nos pensées, nos possessions, nos goûts et nos désirs... Tout cela nous éloigne de ce Royaume qui doit s'édifier s'édifie chaque jour en nous-mêmes.

Comme le temps est court ! A peine avons - peine avons nous conçu une manière de vive selon nos pensées et nos goûts que se présente un obstacle qui nous oblige à réviser nos rêves et nos ambitions. "Tout passe, tout casse, tout lasse" dit le proverbe. Et c'est bien de cette constations que nous devons, dès le nouveau jour qui naît, nous remettre en marche vers le Royaume. L'existence sur la terre est le lieu de la mise à l'épreuve, car ce que nous vivons nous prépare à ce que nous serons demain. Il nous faut veiller en tout temps et ne cesser de nous convertir.

Heureux sommes-nous si, au plus intime de nous-mêmes, nous continuons de nous remettre en question afin de nous corriger encore ! C'est le bon chemin, le chemin resserré - qui aboutit dans le Royaume !


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Prier pour ce dont nous avons besoin

Message non lupar etienne lorant » sam. 17 nov. 2018, 11:23

Lecture de la troisième lettre de saint Jean
Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et particulièrement pour des étrangers. En présence de l’Église, bils ont rendu témoignage à ta charité; tu feras bien de faciliter leur voyage d’une manière digne de Dieu. Car c’est pour son nom qu’ils se sont mis en route sans rien recevoir des païens. Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes pour être des collaborateurs de la vérité.

(Ps 111 (112), 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Heureux qui craint le Seigneur.
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison :
à jamais se maintiendra sa justice.
Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager: «Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.  Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander:“Rends-moi justice contre mon adversaire.”  Longtemps il refusa; puis il se dit: “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !  Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?  Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »


     Cy Aelf,  Paris


Les lectures de ce matin m'ont rappelé les trois années passées à prier pour "ce dont j'avais besoin"... . Et tout d'un coup, comme je pensais, dépité, qu'il n'y aurait de place pour moi que celle de paroissiens, j'ai ressenti que j'étais en danger de retomber dans l'existence d'avant la conversion... Ce qui signifierait concrètement faire comme tout un chacun en supportant de vivre et de "travailler pour vivre." Mais rien de plus.
 
L'expérience de conversion n'aurait donc mené à rien?  Mais afin de ne pas tomber en tentation - de  "vie mondaine",  je me suis mis à prier, indéfiniment, afin qu'il y ait "quelque chose pour moi"...  je découvris la neuvaine irrésistible de Padre Pio qui s'achevait par un cri : "Jésus j'ai confiance en Toi "!

C'est ainsi, au bout de trois années de confusion , tout d'un coup,  me fut proposé de suivre - par correspondance, durant trois années, la théologie de la Miséricorde divine. Celle-ci  était accompagnée d'une "vérification continuelle" sur la manière de vivre et de se comporter envers autrui, notre prochain, quel qu'il soit.  A partir de ce moment-là , je me suis senti "réconcilié" avec le monde, le travail , mais avec cette attention multipliée envers toutes les personnes que je rencontrerais...

Le texte de l’Évangile correspond tout à fait à la nécessité de prier, prier encore,  pour obtenir tout ce dontnous avons besoin.  Tant il est vrai que le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes !!!




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La miséricorde continuée

Message non lupar etienne lorant » lun. 19 nov. 2018, 11:34

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean, apôtre
Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange. Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche. Jean, aux sept Églises qui sont en Asie mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône. J’ai entendu le Seigneur qui me disait: À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris: Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d’or:Je connais tes actions, ta peine, ta persévérance, je sais que tu ne peux supporter les malfaisants; tu as mis à l’épreuve ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas; tu as découvert qu’ils étaient menteurs. tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine. Mais j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné. Eh bien, rappelle-toi d’où tu es tombé, convertis-toi, reviens à tes premières actions.

(Ps 1, 1-2, 3, 4.6)
R/ Au vainqueur, je donnerai
de goûter à l’arbre de la vie. (Ap 2, 7)
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria: « Jésus, fils de David, prends pitié de moi !» Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: «Fils de David, prends pitié de moi !» Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit: « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.



– Cy Aelf, Paris


C'est une belle action de se convertir ! C'est un bonheur de reconnaître en nous l'oeuvre accomplie par la miséricorde divine. C'est en reconnaissant nos fautes que nous nous soulageons des poids et des murs qui empêchent et freinent une conversion continuée. C'est une constante dans l'histoire des hommes : ils reconnaissent la vérité, ils renoncent et disent à eux-mêmes: "Une telle chose, je m'en passerai désormais pour ne plus retomber". Et le temps passe: la tentation s'est éloignée, la grâce l'a emportée. On vit de nouveau de la grâce et l'on avance... Mais voici que se présente une occasion déjà connue qui ressemble beaucoup à une ancienne tentation. Gare à nous-même si, d'emblée nous ne la rejetons pas de suite, avec force. Hélas, notre conscience est si souvent "malléable" ! Notre adversaire revient, il sème le doute en nous et adoucit notre vigilance et notre perspicacité par des allures de "moindre mal" : "Cet écart de conduite, dit la conscience perturbée, n'est-ce pas une occasion de vaincre de nouveau ? " La vérité est qu'il faut chasser - par un surcroît d’humilité - le retour des tentations. En quelque sorte, il nous faut affiner le travail de notre conscience et devenir prudent par la foi. Le mieux, pour ne pas reculer, c'est d'avancer plus vite !

L'aveugle de l’Évangile du jour nous invite à saisir toute occasion de faire le bien. Souvenons-nous des bonnes actions que nous avons pu accomplir en état de grâce. Lors du sacrement de confession- réconciliation, il nous est proposé de vaincre le mal hante et tente les consciences affaiblies. Rien de tel qu'un beau geste et une belle action pour renverser - par la grâce d'une bonne action - ce que la conscience, agressée par le désir, nous suggérait de faire !

Souvenons-nous de que Pierre lui-même fut chassé par Jésus et traité de "Satan", parce qu'il s'opposait au sacrifice - au dont- intégral de Lui-même - que le Seigneur accomplirait ... Dans le temps que nous vivons, un temps où "Mammon" - l'esprit des richesses - nous suggère de limiter nos bons gestes envers la multitude des nouveaux pauvres - réagissons par de nouveaux signes de pitié - puisque pitié et piété se répondent l'une à l'autre !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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De la contrition à la joie parfaite

Message non lupar etienne lorant » mar. 20 nov. 2018, 12:13

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai entendu le Seigneur qui me disait : À l’ange de l’Église qui est à Sardes, écris : Ainsi parle celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais ta conduite, je sais que ton nom est celui d’un vivant, mais tu es mort.  Sois vigilant, raffermis ce qui te reste et qui allait mourir,  car je n’ai pas trouvé que tes actes soient parfaits devant mon Dieu.Eh bien, rappelle-toi ce que tu as reçu et entendu, garde-le et convertis-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne pourras savoir à quelle heure je  viendrai te surprendre. À Sardes, pourtant, tu en as qui n’ont pas sali leurs vêtements; habillés de blanc, ils marcheront avec moi, car ils en sont dignes. Ainsi, le vainqueur portera des vêtements blancs; jamais je n’effacerai son nom du livre de la vie; son nom, je le proclamerai devant mon Père et devant ses anges.   Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.  À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris: Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu:  je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.  Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu ! Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies. Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi. Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.  Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.    Celui qui a des oreilles,
qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.


(Ps 14 (15), 1a.2, 3bc-4ab, 4d.5)
R/ Le vainqueur, je lui donnerai de siéger
avec moi sur mon Trône. (Ap 3, 21)
Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son cœur.

Il ne fait pas de tort à son frère
et n’outrage pas son prochain.
À ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.

il ne reprend pas sa parole.
Il prête son argent sans intérêt,
n’accepte rien qui nuise à l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là,  entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche.  Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.  Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui allait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit: « Zachée, descends vite: aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » Vite, il descendit et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : «Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »  Zachée, debout, s’adressa au Seigneur: «Voici, Seigneur: je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » Alors Jésus dit à son sujet: «Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham.  En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »


           – Cy Aelf, Paris

Afin de mieux vivre, il nous faut nous reconnaître quels sont nos bons et nos mauvais penchants.   Ce proverbe dit bien: "Souvent l'homme du côté où il penche" - l'on dit encore : "L'enfer est pavé de bonnes intentions. "Quel était l'état de l'âme du collecteur d'impôt ?  Il était troublé dans sa conscience.
D'une part, il s'était servi de sa position pour se venger des moqueries dont il faisait l'objet de la part de ses contribuables, du fait de sa petite taille.  Mais sa conscience était malheureuse et il se rendait bien compte que les "revanches" qu'il pouvait tirer du fait de sa position ne combleraient jamais ce désir que nous connaissons tous: être bien reconnu et apprécié par notre entourage. Avant même sa conversion, il était désireux que "tout change pour un mieux".  Mais hélas comment faire ?  C'est ici qu'intervient l'Esprit saint, le Messager de la conversion qui seul possède ce pouvoir de changer la contrition profonde, dans les larmes, en une source de Joie et de délivrance intérieure.

Chacune et chacun d'entre nous sommes invités à vivre cette fantastique expérience de la conversion.  Il ne s'agit pas tellement des gestes qui accompagnent l'irruption de la Joie, mais  c'est déjà comme c'est comme une résurrection: le passé est mort, la vie est revenue... Lorsque saint François s'est converti, il s'est mis à se dépouiller de ses riches vêtements ...  comme pour mieux goûter la fraîcheur ou la douceur. S'il m'est possible d'assurer cela, je témoigne que ma propre petite conversion m'aura conduit à marcher en sandales jusqu'à fin octobre car j'éprouvais ce mystère: plus un homme est proche du sol, plus son âme est proche des Cieux  !




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Le Royaume est au milieu de nous

Message non lupar etienne lorant » mer. 21 nov. 2018, 11:16

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, après cela, j’ai vu: et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant: « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. » Aussitôt je fus saisi en esprit. Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un. Celui qui siège a l’aspect d’une pierre de jaspe ou de cornaline ; il y a, tout autour du Trône, un halo de lumière, avec des reflets d’émeraude. Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes,
où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.
Et du Trône sortent des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, et sept torches enflammées brûlent devant le Trône : ce sont les sept esprits de Dieu. Devant le Trône, il y a comme une mer, aussi transparente que du cristal. Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière.
Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol. Les quatre Vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire :
« Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers,
Celui qui était, qui est et qui vient. » Lorsque les Vivants rendent gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le Trône, lui qui vit pour les siècles des siècles, les vingt-quatre Anciens se jettent devant celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant: « Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance.
C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit :
il fut créé. »



(Ps 150, 1-2, 3-4, 5-6)
R/ Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu,
le Souverain de l’univers ! (Ap 4, 8)
Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même. Voici donc ce qu’il dit: « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.” Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.” Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté. Le premier se présenta et dit: “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.” Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.” Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.” À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.” Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise; je l’ai gardée enveloppée dans un linge. En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.” Le roi lui déclara: “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé; alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.” Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.” On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus ! – Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” » Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem
.


– Acclamons la Parole de Dieu.

Est-il vraiment possible de décrire le Royaume de Dieu dont le pouvoir est tout sauf visible ? Comment parler de Dieu, comment se le représenter, Lui qui demeure dont l'invisible est sa demeure ? Il convient mieux de parler de l'état de l'être et, à partir de là, essayer d'approcher ce que peut être l'absolu. Et cependant, l on restera devant une toile blanche, immaculée dont le mystère consiste à éveiller l'Esprit au-delà de la matière.
Jamais les créatures ne sauraient rendre compte totalement des mystères divins, jamais l'on ne pourra "peindre" l'absolu !

Cependant, la première chose qui nous rapproche de cet absolu, nous avons appris que c'est un amour parfait, une présence bienveillante au cœur du monde, un réconfort pour les âmes qui cherchent à rencontrer le Seigneur afin de guérir de leurs plaies intimes. Comment donc entrer dans le Royaume ? C'est en devenant autres que ce que les instincts et les désirs nous suggèrent. Notre prêtre avait regardé un reportage sur un domaine donnant sur la mer, en un endroit où la nature a été - semble-t-il, de toutes agression du modernisme. Un lieu préservé de tous bruits mécaniques et comme "un pan de parados" qui aurait survécu au premier déluge... De fait, les images sur l'écran donnaient une idée - du moins humaine, de ce que pourrait être un paradis... Sauf que ce lieu "magique" n'est déjà réservé qu'aux plus riches des hommes sur la planète !!!

Ce qui nous rapproche de la félicité parfaite, ce n'est pas un décor, mais c'est l'état de notre être. "Le Royaume de Dieu, dit le Seigneur, ne le cherchez pas car il est "au milieu de vous". Et la plus belle plage que l'on puisse admirer est celle d'un abandon total dans la foi en Dieu...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La pesanteur et la grâce

Message non lupar etienne lorant » jeu. 22 nov. 2018, 12:45

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône, un livre en forme de rouleau, écrit au-dedans et à l’extérieur, scellé de sept sceaux. Puis j’ai vu un ange plein de force, qui proclamait d’une voix puissante : « Qui donc est digne d’ouvrir le Livre et d’en briser les sceaux ? » Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, ne pouvait ouvrir le Livre et regarder. Je pleurais beaucoup, parce que personne n’avait été trouvé digne d’ouvrir le Livre et de regarder. Mais l’un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. » Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre. Il s’avança et prit le Livre dans la main droite de celui qui siégeait sur le Trône. Quand l’Agneau eut pris le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se jetèrent à ses pieds. Ils tenaient chacun une cithare et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints. Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne, de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation. Pour notre Dieu, tu en as fait un royaume et des prêtres : ils régneront sur la terre. »

(Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)
R/ Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.


Évangile selon saint Matthieu
En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux. Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ; ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait.
»

– Cy Aelf, Paris

Quel sera le critère du jugement par lequel les hommes, de toutes les générations et de tous les peuples seront-ils jugés ? Ils seront jugés sur le fait d'avoir reconnu la possibilité d'être sauvé et de l'avoir rejetée.
Chacune et chacun d'entre nous, au moins une fois dans leur vie ont connu des situations où ils ont invoqué Dieu le jour où ils se sont retrouvé dans des situations telles qu'ils ont été conduits à crier vers Dieu, quand bien même ils n'ont n’auront pas été éduqués dans une quelconque religion fondée sur l'existence d'un esprit supérieur et créateur de l’univers. Les premiers à faire ainsi - et c'est extraordinaire - ce ne sont pas les vieillards en fin de vie, mais ce sont bien: les amoureux ! Ils pourront démentir par la suite qu'ils se soient adressés à la divinité, c'est simplement qu'ils auront voulu cacher à eux-mêmes le fait d'avoir lancé cet appel.

C'est que la foi en Dieu est totalement liée à l'amour, c'est-à-dire à cette fantastique et merveilleuses capacité d'aimer et de connaître ce qui nous rend heureuses et heureux, que ce soit dans la simple contemplation d'un d'un lever ou d'un coucher de ciel, dans le sentiment merveilleux d'avoir accompli une vraie bonne action, mais encore : dans le chagrin qui nous pousse à nous rappeler la vie et aussi la fin de nos proches parents.
En vérité, comme ils sont sombres et malheureux les athées qui ne croient qu'en l'existence sur la terre !

Comme notre prêtre parlait ainsi, je me suis souvenu, pour ma part, d'une étudiante rencontrée lors d'un séjour d'étude à l'étranger. Seule parmi tous les autres participants, Dominique avait attiré mon attentions par l'extrême attention qu'elle portait à la simple traversée d'une chaussée. Non contente de marcher "dans les clous" et avoir regardé à droite et à gauche, elle attendait qu'une autre personne traverse... Cela m'avait frappé et comme je lui avais posé la question, elle me répondit à ma grande stupéfaction : "C'est que nous sommes notre corps, il faut faire très attention !"

Cette expérience, je ne l'ai connue qu'une seule fois durant l'adolescence. Mais cela m'a vraiment bien servi, car les jours où j'au rencontré des circonstances dangereuses et difficiles: le "service militaire obligatoire" je n'ai jamais - jamais au grand jamais ! - cru être simplement un corps animé doué d'un cerveau.. Eh bien, il nous faut prier à l'intention de ces athées pathologique qui demeurent dans la conscience non d'être vivants mais d'être mortels ! Très souvent, je pense à Simone Veil - qui est au Panthéon en France et qui, après avoir vécu dans les camps de la mort, fut aussi l'auteur de la loi sur l'interruption de grossesse. Ah, combien les êtres très intelligents, peuvent hélas demeurer obtus à la foi ! Puisse le Seigneur se manifester à eux et leur insuffler la foi !


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La foi maîtrise l'instinct

Message non lupar etienne lorant » ven. 23 nov. 2018, 11:08

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, la voix que j’avais entendue, venant du ciel, me parla de nouveau et me dit : « Va prendre le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre.»  Je m’avançai vers l’ange pour lui demander de me donner le petit livre. Il me dit : « Prends, et dévore-le; il remplira tes entrailles d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel.»  Je pris le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai.Dans ma bouche il était doux comme le miel,mais, quand je l’eus mangé, il remplit mes entrailles d’amertume.   Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »
   
(Ps 118 (119), 14.24, 72.103, 111.131)
R/ Qu’elle est douce à mon palais, ta promesse ! (Ps 118, 103a)
Je trouve dans la voie de tes exigences
plus de joie que dans toutes les richesses.
Je trouve mon plaisir en tes exigences :
ce sont elles qui me conseillent.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent.
Qu’elle est douce à mon palais ta promesse :
le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes exigences resteront mon héritage,
la joie de mon cœur.
La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, entré dans le Temple, Jésus se mit à en expulser les vendeurs. Il leur déclarait: « Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits.»  Et il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les grands prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir, mais ils ne trouvaient pas ce qu’ils pourraient faire; en effet, le peuple tout entier, suspendu à ses lèvres, l’écoutait.


           – Cy Aelf, Paris

Le ventre, c'est le siège des émotions, ainsi que les "entrailles". On dit encore : "avoir des tripes" pour désigner un courage instinctif, une forme réaction innée qui font qu'un homme peut se sauver d'un péril en dépassant le courage.  Ainsi sont des hommes qui, ne sachant pas nager se sont tout de même sauvés de la noyade par un décharnement d'énergie.  C'est également cette force instinctive qui peut entraîner une émeute:  ce n'est plus une action dominée, précise, calculée, mesurée  - mais un déchaînement de force animale.  Si nous nous croyons capables de dominer l'instinct, c'est que nous n'avons pas encore connu des situations "critiques" !

Eh bien:  le "petit livre", c'est à dire l’Évangile,  qu'il nous faut l'avaler tout entier, en faire notre substance essentielle, notre énergie première.  Et ce n'est pas simple de défier nos peurs par la foi,  il y faut une adhésion profonde qui dépasse le raisonnement et domine sur les instincts.  C'est une foi cultivée et exercée qui permet de passer au-delà de la logique "binaire" (le noir et le blanc) pour trouver le siège de la vérité tout entière...
Eurêka, s'exclame le chercheur, car il a trouvé. Une foi bien vivante, c'est ce qui a permis à saint Paul ,d'être mordu par un serpent sans en souffrir. Or, l'instinct non maîtrisé est bien comme un serpent venimeux car il distille non la crainte mais la panique !

C'est bien une rage non raisonnée, une fureur à peine contrôlée, qui emportent les pharisiens dans ce passage de l’Évangile - mais leur colère  assassine est contrecarrée par une émotion : la peur de se faire lyncher par la foule qui suit le Seigneur.    "Que votre Oui soit Oui et que votre Non soit bien Non,  tout le reste vient du diable, dit encore le Seigneur !



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Tous sont vivants !

Message non lupar etienne lorant » sam. 24 nov. 2018, 11:48

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai entendu une voix qui disait: « Les deux témoins chargés de prophétiser, ce sont eux les deux oliviers, les deux chandeliers, qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. Si quelqu’un veut leur faire du mal, un feu jaillit de leur bouche et dévore leurs ennemis; oui, celui qui voudra leur faire du mal, c’est ainsi qu’il doit mourir.  Ces deux témoins ont le pouvoir de fermer le ciel, pour que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prophétie. Ils ont aussi le pouvoir de changer l’eau en sang et de frapper la terre de toutes sortes de fléaux, aussi souvent qu’ils le voudront. Mais, quand ils auront achevé leur témoignage, la Bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera mourir. Leurs cadavres restent sur la place de la grande ville, qu’on appelle, au sens figuré, Sodome et l’Égypte, là où leur Seigneur aussi a été crucifié.   De tous les peuples, tribus, langues et nations, on vient regarder leurs cadavres pendant trois jours et demi,
sans qu’il soit permis de les mettre au tombeau.  Les habitants de la terre s’en réjouissent, ils sont dans la joie, ils échangent des présents; ces deux prophètes, en effet, avaient causé bien du tourment aux habitants de la terre.  Mais, après ces trois jours et demi, un souffle de vie venu de Dieu entra en eux: ils se dressèrent sur leurs pieds, et une grande crainte tomba sur ceux qui les regardaient. Alors les deux témoins entendirent
une voix forte venant du ciel, qui leur disait : « Montez jusqu’ici ! » Et ils montèrent au ciel dans la nuée,
sous le regard de leurs ennemis.
[/i]

(Ps 143 (144), 1, 2, 9-10)
R/ Béni soit le Seigneur, mon rocher ! (Ps 143, 1a)
Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m’entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m’abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l’épée meurtrière David, ton serviteur.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.     Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;  de même le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi.  Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »  Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu
et enfants de la résurrection.  Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur  le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »  Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. » . Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit
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           – Cy  Aelf,  Paris

Des tribulations, des guerres et des cataclysmes,  les hommes de toutes les générations en ont connues, cela se poursuit. En dépit des des deux guerres mondiales, les, les folies meurtrières ont continué. Combien de régimes, en Europe, en Asie, en Afrique, partout dans le monde, ne se sont-ils pas imposés par le sang versé ?
Et cela se poursuit, puisque les hommes, plutôt que de se convertir, se laissent entraîner par leurs propres  démons.

Mais l'issue finale, l'issue définitive est manifestée dans cette courte parole du Seigneur :  "Tous vivent pour Lui"  Et de notre temps encore, il existe de multiples témoignages, dans toutes les cultures, des témoignages de "la vie après la vie" (titre de l'ouvrage publié par Raymond Moody et encore :  les "thanatonautes" témoignent partout. Il faut avoir lu le témoignage d'Elisabeth Kübler-Ross,  qui est à l'origine des "soins palliatifs". Mais plus simplement encore ce mot de l’Évangile du jour: "Tous vivent en Lui".

A ce propos, notre prêtre a dénoncé "ces grands riches" qui désirent vivre "la fin des temps" afin de demeurer riches jusque dans l'éternité !  Tout personnellement,  je me remémore l'extraordinaire figure de mon père défunt.  Durant des semaines, un médecin avait tenté de le "rattraper" en lui infligeant des sondes nutritives dans l'estomac et en le "ligotant" de part et d'autre de son lit, car mon père, Gabriel  arrachait les "sondes nutritives.  Tous les membres de la famille ayant dénoncé l'acharnement thérapeutique,  il remit son  âme à Dieu.   Toute la famille pourrait encore témoigner:  dans la mort, son visage avait recouvré sa forme tout à fait normale et nous sommes deux à nous être exclamés en même temps : "On jurerait qu'il dort et qu'il va ouvrir ses paupières pour nous dire au-revoir...    




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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Plus proche de la terre - plus proche des Cieux

Message non lupar etienne lorant » lun. 26 nov. 2018, 12:19

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu: et voici que l’Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l’Agneau et celui de son Père.  Et j’ai entendu une voix venant du ciel comme la voix des grandes eaux ou celle d’un fort coup de tonnerre ;
mais cette voix que j’entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et ’accompagnent sur leur cithare. Ils chantent un cantique nouveau devant le Trône, et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va; ils ont été pris d’entre les hommes,
achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau. Dans leur bouche, on n’a pas trouvé de mensonge;
ils sont sans taches.

Psaume 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor. Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie. Alors il déclara: « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres. Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »
   
           Cy Aelf,  Paris


L'intelligence ne sert de rien pour connaître Dieu. Ce qui peut servir, c'est la plus profonde humilité. Ce qui nous permet d'accéder à une forme d'amitié de l'âme envers le Seigneur, c'est une très grande humilité. Pour avoir découvert ce mystère de la Joie, saint François s'est dépouillé de ses vêtements afin de mieux "revêtir le Christ".

Dans les premiers jours de ma conversion, je me suis retrouvé, sans bien comprendre, en train de retirer mes grosses bottines de marche pour des sandalettes, mais sans chaussettes. Car j'avais ce sentiment nouveau :"Plus l'homme est proche du sol, plus proche de la terre, plus son esprit et son âme sont proches de Dieu. Et jusqu'en novembre de cette année-là, je me suis promené en sandales ses, car quelque chose en moi me disait: "Plus le corps de l'homme est proche du sol, et plus son âme est proche de Dieu" Toutes les "valeurs" du monde avaient été renversées". Je ne comprenais pas bien ce que je vivais et d'ailleurs, je ne cherchais pas à comprendre. Vivre était devenu rendre grâce ! C'est plus tard que je me suis rendu compte : c'est la plus grande humilité qui permet d'accéder à la grâce. Marie Madeleine a ressenti cela lorsqu'elle s'est mise à laver les pieds Jésus.

La logique de Dieu n'est pas la nôtre : "Celui qui veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur" Et encore : celui qui veut être le plus grand - qu'il soit votre esclave!

Alléluia !


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Espérer contre toute espérance -

Message non lupar etienne lorant » mar. 27 nov. 2018, 11:44

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu : et voici une nuée blanche, et sur cette nuée, quelqu’un siégeait, qui semblait un Fils d’homme. Il avait sur la tête une couronne d’or et, à la main, une faucille aiguisée. Un autre ange sortit du Sanctuaire. Il cria d’une voix forte à celui qui siégeait sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne: elle est venue, l’heure de la moisson, car la moisson de la terre se dessèche. »  Alors, celui qui siégeait sur la nuée jeta la faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.Puis un autre ange sortit du Sanctuaire qui est dans le ciel; il avait, lui aussi, une faucille aiguisée. Un autre ange encore sortit, venant de l’autel; il avait pouvoir sur le feu. Il interpella d’une voix forte celui qui avait la faucille aiguisée : « Lance ta faucille aiguisée,et vendange les grappes de la vigne sur la terre, car les raisins sont mûrs. » L’ange, alors, jeta la faucille sur la terre, il vendangea la vigne de la terre et jeta la vendange dans la cuve immense de la fureur de Dieu.
 

(Ps 95 (96), 10, 11-12a, 12b-13ab, 13bcd)
R/ Il vient, le Seigneur,
il vient pour juger la terre. (cf. Ps 95, 13)
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Le Seigneur vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara: « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver? » Jésus répondit: « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront  “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !   Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »
     .


    Cy  Aelf,  Paris

Les textes sur la "fin des temps ne lassent pas de jeter le doute dans l'esprit des faibles. Or, ces faibles sont souvent ceux qui possèdent beaucoup et qui vivent sur la terre  comme une fuite en avant: il faut toujours plus pour échapper au sort des pauvres sur la terre. Parmi nous, il y a des "chevaliers d'entreprise", des riches qui continuent d'amasser et d'acheter des terrains à bâtir et des fermages. Ils emploient des financiers chargés d'augmenter leur patrimoine, ils flairent les bonnes affaires mais ils craignent pour leur avenir bien plus que les gens ordinaires -  salariés, ouvriers, petits indépendants.

Je connais un couple très catholique qui désormais, devenus très âgés, se sont lancés un jour dans la lecture des prophètes de notre temps. Ces prophètes de notre temps ont  fait ériger une croix de sept mètres trente-huit à  l'arrière de leur maison et ils possèdent tous les livres que la voyante a publié.  Ils sont dévots et  ne manquent pas une seule Eucharistie, mais lorsqu'ils vous convient à un repas en ville, ils choisissent le restaurant qui correspond à l'estimation qu'ils se font de leur invité: un notaire, un entrepreneur, un banquier, un édile local, etc.  Moi qui n'étais que simple petit bouquiniste,  j'ai eu le tort de leur vanter l'attrait de ce type de commerce en période de crise...  et c'est ainsi qu'ils ont ouvert les premiers "grands espaces" de la vente d'articles d'occasion, qui évidemment  m'ont  obligé à me renouveler sans cesse, mais sans jamais  retrouver les gains des dix premières années...

Peu à peu, j'ai repris mes distances avec les lectures des "prophètes modernes", car je me mettais à craindre  Dieu plus qu'à l'aimer. De plus, je me mettrais à douter -  avec une angoisse qui ne cessait pas de me poursuivre.  Et cela, jusqu'au jour où j'ai rencontré un prêtre rédemptoriste qui m'a renvoyé en m'engageant  d'aimer chaque journée ainsi que de regarder vers les plus simples des hommes et des femmes.  Et j'ai recouvré la Joie de "tout aimer" ...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Rien n'est impossible à Dieu

Message non lupar etienne lorant » mer. 28 nov. 2018, 13:44

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean
Moi, Jean, j’ai vu dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux: sept anges qui détiennent sept fléaux; ce sont les derniers, puisque s’achève avec eux la fureur de Dieu. J’ai vu comme une mer de cristal, mêlée de feu, et ceux qui sont victorieux de la Bête, de son image, et du chiffre qui correspond à son nom: ils se tiennent debout sur cette mer de cristal, ils ont en main les cithares de Dieu. Ils chantent le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau. Ils disent: « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins  Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint ! Oui, toutes les nations viendront  et se prosterneront devant toi ; oui, ils sont manifestés, tes jugements. »[/i]
     
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 7-8, 9)
R/ Grandes, merveilleuses, tes œuvres,
Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! (Ap 15, 3b)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie.

À la face du Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre,
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,
à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.  C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.  Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.    Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.   Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.  C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie.


             Cy Aelf, Paris

Quelqu'un parmi nous a-t-il déjà été moqué en raison de sa foi?   Qu'il s'en réjouisse, car c'est pour son plus son grand bonheur.  Lorsque Jésus déclare : "Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la joue gauche",  il  nous montre comment la cohérence de notre foi nous ouvre les portes du Royaume  - dès le temps de notre existence sur la terre. Le Royaume, il est ici et maintenant, inutile d'avoir une montre, si c'est pour rencontrer Dieu.  En effet, c'est Lui-même qui vous a insufflé le désir de cette rencontre.

Mettez-vous en marche et vous ferez le tour de la terre sans même avoir ressenti la moindre fatigue.  Souvenons-nous, un peu après la résurrection du Chris, de ce disciple qui rencontre un étranger qui montait montait vers Jérusalem afin de mieux connaître ce Dieu unique qu'adore les juifs.  Et voici qu'il rencontre en chemin un des disciples de Jésus qui se met à lui rapporter tous les événements qui venaient de se produire avec la mort et la résurrection de Jésus. Il se fit baptiser aussitôt et put retourner dans son pays pour qu'il devienne le tout premier des  missionnaires !

Et, plus proche de nous, saint Padre Pio,  sans quitter son monastère, parvint à se manifester à ses supérieurs à Rome afin de pouvoir accomplir l'oeuvre que Dieu lui avait confiée - car rien n'est impossible à Dieu.








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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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