Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Ouvrons nos cœurs à l'universalité

Message non lupar etienne lorant » jeu. 13 sept. 2018, 10:40

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive   Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait;  mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui. Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du  tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique. Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,  pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.  Mais tout le monde  n’a pas cette connaissance : certains, habitués jusqu’ici aux idoles,croient vénérer les idoles en mangeant de cette viande, et leur conscience, qui est faible, s’en trouve souillée.  Si l’un d’eux te voit, toi qui as cette connaissance, attablé dans le temple d’une idole, cet homme qui a la conscience faible ne sera-t-il pas encouragé à manger de la viande offerte aux idoles ?  Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le Christ est mort.  Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est faible, vous péchez contre le Christ lui-même.   C’est pourquoi, si une question d’aliments doit faire tomber mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
 

(Ps 138 (139), 1-3, 13-14ab, 23-24)
R/ Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité. (cf. Ps 138, 24b)
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’être étonnant que je suis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée ;
éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d’éternité
.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus déclarait à ses disciples: « Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.   À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.  Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.    Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.  Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour,quelle reconnaissance méritez-vous ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre  récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.    Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.  Donnez, et on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

           – Cy Aelf, Paris.

Aussi longtemps que nous gardons nos  habitudes et nos coutumes, comment pourrons nous adhérer pleinement au projet de salut qu'il nous est proposé ?  Les Corinthiens qui sont convertis auront quelques difficultés à franchir l'interdit qui pesait sur des viandes considérées comme étant impures.  On n'hésiteras pas à manger de l'agneau, du mouton et du veau, mais on refuse le porc -  mais pourquoi ? Parce que son apparence et sa véridicité nous dérangent ? Mais l'agneau, on le trouvera doux, aimable et simple, et est-ce sera une raison pour le sacrifier ?  Comment les juifs ont-il pu déclarer impure à la consommation une viande aussi grasse et abondante que la viande de porc ? Si ce n'est qu'une question d’apparence, c'est tout à fait ridicule.  Pour nourrir un homme, l'agneau n'apportera, certes qu'une quantité de viande peu de calories. Et d'un point de vue religieux, déclarer qu'un animal impur, c'est tout simplement faire offense au créateur...

De la même façon qu'il n'y pas d'hommes que l'on puisse désigner comme étant différent selon sa race. Mais puisque tout nous a été donné par Dieu,  nous devons, nous les humains doués d'intelligence, nous avons, nous aussi, à considérer l'universalité des desseins de Dieu.  S'il existe dans l'espace des créatures intelligentes, aurons-nous la sagesse de les considérer comme étant, tout comme nous-mêmes, des créatures Dieu ?  On peut du moins l'espérer...

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Au pieds d'un crucifix

Message non lupar etienne lorant » ven. 14 sept. 2018, 10:47

Lecture du livre des Nombres
En ces jours-là, en chemin à travers le désert, le peuple perdit courage.    Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »    Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.   Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,  et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât :
tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »  Moïse fit un serpent de bronze
et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent,
et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie
!

(Ps 77 (78), 3-4a.c, 34-35, 36-37, 38ab.39)
R/ N’oubliez pas les exploits du Seigneur ! (cf. Ps 77, 7b)
Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l’âge qui vient,
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur cœur n’était pas constant envers lui ;
ils n’étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s’en va sans retour.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :   « Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.   De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,  afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.    Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.   Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

       Cy Aelf, Paris


Les lectures de ce jour confirment bien que l'épisode du serpent de bronze est bien une préfiguration de la crucifixion de Jésus. Lorsque nous prions le Seigneurs en église, c'est non seulement en faveur du peuple de Dieu que nous prions, mais aussi pour nous-mêmes. Prier, c'est se confier à Dieu, sans exclure aucun domaine de notre existence.  Nous ne prions pas seulement pour notre bonheur sur la terre, mais également en faveur de nos proches. Nous prions lorsque nous traversons une période difficile - et pour les hommes sincères et droits, les occasions de prière sont aussi nombreuse que tout ce que le monde nous propose !

Aujourd'hui, pour ma part, je me suis souvenu des prières que j'avais adressée au Seigneur à un moment de ma vie où je ne parvenais plus à me suffire des "recettes de bonheur" en ce monde. J'étais quasiment trop lucide sur la capacité pour les hommes de connaître le bonheur. Il fallait d'abord trouver une activité qui permette un bon revenu tout en étant simple et agréable. Et non seulement cela, mais il fallait encore que toutes ces choses se justifient entre elles à l'examen de la conscience...   A l'évidence, on ne pouvait tout avoir et tout connaître !  Et puis, un jour, après un "Nième" échec sentimental,  j'ai fermé boutique (j'étais déjà bouquiniste), j'ai quitté la boutique en me disant :  "Je ne ferai plus rien sans savoir pourquoi l'homme est  malheureux.  J'avais emporté un texte philosophique, mais cette lecture n'avait fait que rendre plus sombre ma réflexion...  Il restait un chapelet, depuis longtemps abandonné dans un tiroir et je me mis à prier - il y avait si longtemps !   Mais à mon réveil,  j'ai ouvert les yeux et  j'ai vu le crucifix qu'on m'avait offert lors de ma communion solennelle.  C'était étrange, on eût dit que ce crucifix me regardait !
Et, l'instant d'après, je suis tombé à genoux, et je me suis mis à m'écrier à Jésus : "Non ! Non ! je ne veux pas que tu meures à cause de moi !  Je hoquetais, tant la contrition était puissante.  Mais un instant plus tard une telle Joie ma envahi que je me suis écrié : "Seigneur, laisse-moi mourir tout de suite !"

Il me fallut plusieurs mois pour que je change mes habitudes... et trois années de refus de la part de membres du clergé de s'impliquer afin que je puisse "faire ma théologie".  Et pourtant, Au début de l'année 2000, par correspondance avec le sanctuaire de la Miséricorde divine (Cracovie, Pologne), j'ai obtenu de suivre une théologie par correspondance.  C'est seulement de Pologne que j'ai pu étudier - mais sans pouvoir obtenir de diplôme, de documents à présenter à mon Évêque  et j'ai bien saisi que le Seigneur me voulait... tout simplement partout où  je serais...


Alléluia !



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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Samedi, jour de repos et de tentations

Message non lupar etienne lorant » sam. 15 sept. 2018, 10:41

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Mes bien-aimés, fuyez le culte des idoles.  Je vous parle comme à des personnes raisonnables ; jugez vous-mêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part à un seul pain.  Voyez ce qui se passe chez les Israélites : ceux qui mangent les victimes offertes sur l’autel de Dieu, e sont-ils pas en communion avec lui ? Je ne prétends pas que la viande offerte aux idoles ou que les idoles elles-mêmes représentent quoi que ce soi.   Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.  Vous ne pouvez pas boire à la coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons ; vous ne pouvez pas prendre part à la table du Seigneur et en même temps à celle des démons.     Voulons-nous provoquer l’ardeur jalouse du Seigneur ?
Sommes-nous plus forts que lui ?


(Ps 115 (116b), 12-13, 17-18)
R/ Seigneur, je t’offrirai
le sacrifice d’action de grâce. (Ps 115, 17a)
Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,]
oui, devant tout son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.  Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »  Puis il dit au disciple: « Voici  ta mère. » Et à partir de cette heure-là,le disciple la prit chez lui.


    Cy Aelf, Paris

Clairement, les lectures de ce jour encouragent les fidèles à se protéger du démon en invoquant Marie, car celle-ci rayonne tout entière de l'amour de Dieu. Elle est celle qui a cru à l'annonce de l'ange. Elle a gardé la foi de bout en bout, du commencement jusqu'à la fin.  Car même devant la croix, elle n'a pas douté.  Tous autant que nous sommes, nous ne cessons pas de douter. Nous craignons sans cesse pour nous-mêmes, qui considérons l'avenir avec angoisse. Ce samedi - c'est le bon jour cela -nous sommes invités à vivifier notre foi à la veille du dimanche. Et tout cela tombe bien, puisque c'est un jour chômé . Rien de tel pour se détourner  
des soucis et en faire "place nette" des soucis de notre temps. Que la "fièvre du samedi soir" semble professer le contraire, peu nous importe. Mais recherchons à rencontrer nos proches, à laisser notre esprit au repos des soucis de ce monde et de nos désirs, pour être d'autant plus ouvert à la grâce qui est à l'oeuvre en nous.

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Du repas et de l'Eucharistie

Message non lupar etienne lorant » lun. 17 sept. 2018, 10:01

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, puisque j’en suis à vous faire des recommandations, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien.   Tout d’abord, quand votre Église se réunit, j’entends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que c’est assez vrai, car il faut bien qu’il y ait parmi vous des groupes qui s’opposent, afin qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui ont une valeur éprouvée.  Donc, lorsque vous vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du Seigneur que vous prenez ;  en effet, chacun se précipite pour prendre son propre repas, et l’un reste affamé, tandis que l’autre a trop bu. N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? Méprisez-vous l’Église de Dieu au point d’humilier ceux qui n’ont rien ? Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas !  J’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,  puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »  Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »    Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Mes frères, quand vous vous réunissez pour ce repas,
attendez-vous les uns les autres.

 
(Ps 39 (40), 7-8a, 8b-9, 10, 17)
R/ Proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne. (1 Co 11, 26b)

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.

« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.

Mais tu seras l’allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, llorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm.  Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui. Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.  Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela. Il aime notre nation : c’est lui qui nous a construit la synagogue. » Jésus était en route avec eux, et déjà il n’était plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est pourquoi je ne me suis pas autorisé, moi-même, à venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guéri !  Moi, je suis quelqu’un de subordonné à une autorité, mais j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient ; et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. » Entendant cela, Jésus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! »   Revenus à la maison, les envoyés trouvèrent l’esclave en bonne santé.


           Cy Aelf, Paris

Nous communions parfois sous les deux espèces et parfois non, nous pouvons ne faire qu'assister à l'Office et nous agissons en plein respect du rite et selon notre conscience et notre disposition intérieure. Mais dans la primitive église, il n'en était certes pas comme de notre temps. On venait à l’Eucharistie comme à un vrai repas, semblable à celui de la dernière cène. Et nous nous souvenons du diacre Etienne dont il est dit qu'il "servait aux tables" - comme cela se pratique dans les réfectoires. Il nous est difficile de concevoir notre participation aux repas eucharistique de la primitive église. On y venait pour manger, pour ensemble un vrai repas. Ici, la bonne compréhension doit nous inspirer quelle nouveauté ce fut que ce partage en commun !

Et le lien à établir entre la première et la seconde lecture tient au profond respect manifesté par le centurion romain. Il a très bien saisi que faire entrer Jésus chez lui pourrait scandaliser les juifs qui assistaient à la scène - tout comme il devait être scandaleux, durant l'occupation allemande de voir un des hommes et des femmes côtoyer l'occupant ! Que l'on se souvienne de ces visages de femmes tondues et exposées à la vindicte populaire après la libération de Paris , a dit notre prêtre. Et de nous jours encore, nous ne faisons entrer chez nous, à la maison, pour un repas , que des personnes en qui nous avons confiance et que nous désirons honorer. Puisqu'une telle invitation est un honneur, puissions nous toujours considérer L’Eucharistie comme un signe de l’amour de Dieu qui nous fait grandir dans l'espérance...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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A l'imitation de Jésus-Christ

Message non lupar etienne lorant » mar. 18 sept. 2018, 10:51

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, prenons une comparaison: le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.  C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres.  Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.  Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses. Tout le monde évidemment n’est pas apôtre, tout le monde n’est pas prophète, ni chargé d’enseigner ; tout le monde n’a pas à faire des miracles,  à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.  Recherchez donc avec ardeur les dons les plus grands.

(Ps 99 (100), 1-2, 3, 4, 5)
R/ Nous sommes son peuple, son troupeau. (cf. Ps 99, 3c)
Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.
!

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer - c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. »   Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. »  Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.  La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »  Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région.

 

        Cy Aelf, Paris

A chacune et chacun d'entre nous, le Seigneur a fait don de talents particuliers qui peuvent servir l'Eglise, mais aussi : y attirer de nouveaux croyants, c'est-à-dire: des hommes et des femmes qui, voyant comment nous nous comportons selon les grâces reçues, ils se mettent, eux aussi, à participer eux aussi l'édification du Royaume.  Jésus avait bien déclaré : "Le royaume des cieux, ne le chercher pas : voici qu'il est au milieu de vous !" Le Royaume  est présent, non pas seulement par les papes, les évêques, les prêtres et les fidèles, mais il est présent par les hommes et les femmes qui, dans le temps de vie terrestre qui leur appartient,  auront commencer d'aimer comme Dieu aime - parce que Dieu est Amour...  Chacun de nous a reçu de Dieu ses propres talents qui manifestent l'amour de Dieu.

De haut en bas de l'échelle sociale, les talent reçus nous permettent d’œuvrer à l'édification du Royaume. Pour l’enseignant, ce sera de faire en sorte que tous ses élèves aient bien assimiler les matières du programme; pour l'ouvrier en usine, ce sera de connaître à fond la machine qu'il emploie afin d'en obtenir le meilleur rendement;  pour le policier -  il en  est un qui a récemment donné sa vie pour  mettre fin à un a un attentat terroriste et sauver la vie de plusieurs innocents. Que dire de la caissière de grande surface qui sourit
sourit à tous ?  Et les aides soignante dans les maisons de repos : leur quotidien n'est pas toujours très valorisant mais elles gardent le sourire. Et nous pourrions nous inclure nous mêmes dans toutes les ""BA"-que la vie en société ne manque pas de fournir.  

Tous autant que nous sommes, nous sommes appelés à servir...


https://fr.zenit.org/articles/france-le ... s-eveques/

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Signes de conversion

Message non lupar etienne lorant » jeu. 20 sept. 2018, 10:23

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, C’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ;il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres,voilà ce que nous proclamons,
voilà ce que vous croyez.


(Ps 117 (118), 1-2, 16-17, 28.21)
R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t’exalte !
Je te rends grâce car tu m’as exaucé :
tu es pour moi le salut.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – Tu as raison », lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix !


Cy Aelf,Paris


Tandis que saint Paul rappelle aux Corinthiens ce en quoi ils ont mis leur foi et leur espérance, Jésus cite en exemple de profonde conversion les signes très concrets Marie Madeleine qui n'a pas hésité à s'humilier devant toute l'assemblée des notables présents. En quelque sorte, le Seigneur manifeste que ce ne sont pas tellement les usages et les rites, ni l’ordonnancement ni le cérémonial qui sanctifient les croyants, mais c'est bien un bouleversement complet de l'être tout entier. L'image la plus forte est celle du baise-pieds et par les larmes. Pourquoi donc les convertis, hommes et femmes, s'effondrent-ils sur le sol ? C'est qu'ils ont bien saisi que leur conversion - avec ces pleurs de contrition qui se sont mués en larmes de joie parfaite. Il ne s'agit pas d'un signe religieux, mais d'une reconnaissance intime et profonde d'une sorte de résurrection entrevue : "Voici celui que je fus, mais voici que j'ai "revêtu le Christ"!

A partir de la conversion doivent aussi apparaître de nombreux changements dans la manière de vivre. L'apôtre Paul insiste sur ce point, car l'adhésion au Christ serait rendue inopérante si on ne fait qu'en multipliant les rites - mais il faut chercher constamment à renouveler sans cesse des signes de conversion: changer d'attitude, chasser les préjugés, rester ferme tout en étant souple. Beaucoup font chaque jour un petit bilan de leurs journées afin de reconnaître les "plus et les moins" comme font les sportifs qui cherchent à s'améliorer dans la pratique de leur sport. Le même saint Paul ne cite-t-il pas la course du stade en vue de la récompense du vainqueur, la couronne de laurier ? Puissions - nous regarder vers le but !


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
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Un bouleversement pour le bonheur

Message non lupar etienne lorant » ven. 21 sept. 2018, 10:53

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens
Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte à vous conduire d’une manière digne de votre vocation : ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous. À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ. Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent. e cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplie et que se construise le corps du Christ jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.


(Ps 18 (19), 2-3, 4-5ab)
R/ Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du màonde.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »


Cy Aelf, Paris

Demeurons attentifs attentifs afin de continuer de vivre selon la foi que nous avons reçue comme un trésor à auquel nous pouvons ajouter encore. Veiller dans la foi, c'est être attentif à ce que nous faisons chaque jour et au jour le rouge. C'est, tout en même temps veiller sur nous-même et prêter attention à ceux qui entourent. Cette démarche nous permettra de ne jamais être distrait de l'amour de Dieu et nous évitera de tomber dans le péché. C'est ce que l'apôtre Paul demande aux Corinthiens : qu'ils ne se retournent jamais sur un bien qu'ils ont pu accomplir, afin de demeurer prêt à attentifs à d'autres œuvres. En effet, si la foi ne demeure qu'un projet réjouissant, si nous la croyons définitivement acquise ... c'est déjà céder à l’Adversaire. A l'inverse, si nous faisons le bien prix de nos efforts, de nos renoncements , alors oui, nous sommes sur la ligne droite et nous vivons l'harmonie à restaurer entre la terre et le ciel, entre Dieu et l'homme.

C'est à partir d'une telle prédisposition intérieure que Matthieu, collecteur d'impôt, riche mais divisé en conscience et dans son cœur que le collecteur d'impôt va renoncer à lui même et se convertir. D'où la réponse adressée aux Pharisiens. En réalité, Matthieu a été guéri du trouble auquel le soumettait sa propre conscience conscience. En effet, nul ne peut se convertir sans avoir été "harcelé" par sa propre conscience. Et ce mouvement procure une joie telle que l'on ne peut la garder pour soi-même - toute expérience de conversion fait passer de l'hombre à la lumière, du toute à la certitude, des remords à la joie. Heureux les convertis !

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Pédagogie de l'amour de Dieu

Message non lupar etienne lorant » sam. 22 sept. 2018, 10:49

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
Frères, quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ?  – Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord; et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.  Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable   ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance; ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ;  car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.

L’Écriture dit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.  Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique; ensuite seulement vient le spirituel.  Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.  Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel,
ainsi les hommes seront du ciel. Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile,
de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.


(Ps 55 (56), 4.5b.10, 11a.12, 13-14ab)
R/ Je marcherai à la face de Dieu
dans la lumière des vivants. (cf. Ps 55, 14c)

Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi.
sur Dieu, je prends appui :
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus,
il dit dans une parabole :  « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent,et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il I en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre,
qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit :
Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.  Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu.  Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.  Il y a ceux qui sont dans les pierres :lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie,
et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre,ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »


         Cy Aelf, Paris

Nous tous sommes bienheureux d'avoir été éduqués dès notre enfance par des parents qui nous ont montré comment vivre.  Il s'agissait moins d'un langage d'autorité qu'un apprentissage par l'image. Ce fut une éducation par l'exemple beaucoup plus que par les ordres donnés; par des "bravo !" que par des remarques sévères. Je me souviens avoir protesté un jour devant mon père : "Si tu veux me frapper, retire d'abord ton alliance, parce que tu me fais mal !". Il répondit : "A présent, tu es un homme et tu te corrigeras toi-même, je te fais confiance" - et la confiance de mon père fit mieux pour moi qu'un bulletin de bonne conduite.

Pour qu'un message porte des fruits, il faut un langage clair qui se manifeste par l'exemple.  En continuant d'évoquer des souvenirs, notre prêtre a mentionné les "cartes de bons points" distribuées ici et là aux enfants qui découvraient l'école. Et c'est "bons points" étaient intiment plus efficaces que des bonnets d’ânes !

La parole de Dieu est destinée à tous les hommes et tous ceux qui l'accueillent avec cœur s'en réjouissent et leur confère le désir de faire le bien. Les hommes et les femmes qui ont bénéficié d'une telle compréhension de l'amour de Dieu, se mettront presque à la recherche d'une occasion de faire le bien.  Les "petits gestes" a dit notre prêtre font souvent plus de bien à ceux qui s'y exercent qu'à ceux qui en bénéficient ...

Mais à l'inverse, il y a les âmes qui négligent puis rejettent la grâce offerte à tous.  Ce que l'on a devient plus important que ce que l'on est.  Les richesses en ce monde, du fait du souci qu'elles occasionnent, peuvent aboutir à des formes d'aliénation mentale - là où la grâce divine permet  toutes choses bonnes en tout temps...


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


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