Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2017-2018)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12691
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Cheminement et vocation

Message non lupar etienne lorant » sam. 13 janv. 2018, 18:19

Le samedi de la 1re semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 9,1-4.10c.17-19.10,1.
Il y avait dans la tribu de Benjamin un homme appelé Kish, fils d’Abiel, fils de Ceror, fils de Becorath, fils d’Afiah, fils d’un Benjaminite. C’était un homme de valeur. Il avait un fils appelé Saül, qui était jeune et beau. Aucun fils d’Israël n’était plus beau que lui, et il dépassait tout le monde de plus d’une tête. Les ânesses appartenant à Kish, père de Saül, s’étaient égarées. Kish dit à son fils Saül: « Prends donc avec toi l’un des serviteurs, et pars à la recherche des ânesses. » Ils traversèrent la montagne d’Éphraïm, ils traversèrent le pays de Shalisha sans les trouver; ils traversèrent le pays de Shaalim: elles n’y étaient pas ; ils traversèrent le pays de Benjamin sans les trouver. Alors ils allèrent à la ville où se trouvait l’homme de Dieu. Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur l’avertit : « Voilà l’homme dont je t’ai parlé ; c’est lui qui exercera le pouvoir sur mon peuple. » Saül aborda Samuel à l’entrée de la ville et lui dit : « Indique-moi, je t’en prie, où est la maison du voyant. » Samuel répondit à Saül : « C’est moi le voyant. Monte devant moi au lieu sacré. Vous mangerez aujourd’hui avec moi. Demain matin, je te laisserai partir et je te renseignerai sur tout ce qui te préoccupe. Alors, Samuel prit la fiole d’huile et la répandit sur la tête de Saül ; puis il l’embrassa et lui dit : « N’est-ce pas le Seigneur qui te donne l’onction comme chef sur son héritage ?


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,13-17.
En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer; toute la foule venait à lui, et il les enseignait.En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples: «Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs!» Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Toutes les vocations passent par un cheminement. Et dans les textes bibliques, ce chemine-ment est tout à fait concret: on quitte sa maison, son travail, ses habitudes et l'on part sans très bien savoir que réserve la prochaine étape. L'important, c'est que l'on sort de chez soi, de son travail et de ses habitudes et que l'on se mette en marche sans vraiment savoir ce que l'on va trouver. Il en va de même en en notre temps:  il est très courant qu'en cherchant l'activité qui nous paraissait la plus évidente, on s'en retrouve dérouté mais de façon heureuse. Dans mon cas personnel, j'avais songé à donner cours de français dans un établissement quelconque de la région. Mais en attendant d'être appelé, j’ai assisté une commerçante dans son travail.

Elle vendait toutes sortes d'articles en solde. Un jour, elle acquit un stock de plusieurs caisses de livres en format de poche, mais ne sachant pas comment biens les présenter, les classer selon le thème, ou bien encore: répondre aux questions de la clientèle, c'est moi qui m'en suit chargé. Et quelques mois plus tard, j'ai ouvert mon propre magasin.

La vocation de Saul fut aussi l’aboutissement d'une "mise en route" dont il ne pouvait pas dire où celle-ci le conduirait. Il ne savait pas ce que pourrait lui apporter de suivre Jésus, sauf qu'il sentait bien que cette occasion de changer de vie ne se représenterait pas une seconde fois. Il fut comme un homme qui se jette à l'eau, sans avoir appris une forme de nage performante, mais qui avait pleine confiance.



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12691
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Dimanche 14 janvier 2018 s

Message non lupar etienne lorant » dim. 14 janv. 2018, 23:13

Comme il est rare qu'un texte comme celui-ci soit bien récité, bien lu - on ne peut désirer que autre chose que le partager:









.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12691
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

A vin nouveau, outre neuve

Message non lupar etienne lorant » lun. 15 janv. 2018, 19:32

Premier livre de Samuel 15,16-23.
En ces jours-là, Samuel dit à Saül« Assez! Je vais t’apprendre ce que le Seigneur m’a dit pendant la nuit ». Saül lui dit«Parle.» Alors Samuel déclara: «Toi qui reconnaissais ta petitesse, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, puisque le Seigneur t’a donné l’onction comme roi sur Israël? Il t’a envoyé en campagne et t’a donné cet ordre: “Va, et voue à l’anathème ces impies d’Amalécites, fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination.” pourquoi n’as-tu pas obéi à la voix du Seigneur - Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin? Pourquoi Pourquoi s'as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur?» Saül répondit à Samuel:«Mais j’ai obéi à la voix du Seigneur! ! Je suis allé là où il m’envoyait, j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai voué Amalec à l’anathème. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’anathème, petit et gros bétail, pour l’offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, à Guilgal.»

Samuel répliqua: « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers. La révolte est un péché comme la divination; la rébellion est une faute comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté: tu ne seras plus roi ! »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,18-22.
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus: «Pourquoi, alors es disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas?  Jésus leur dit: «Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux  Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve  autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »

©Aelf, Paris


Dans la première lecture, que Dieu reproche Samuel d'avoir outrepassé consignes qui lui avait été données. Une fois la victoire acquise, il ne s'est pas contenté d'avoir vaincu, mais il s'est emparé des biens des vaincus, non comme un "homme de Dieu", mais comme un chef de guerre de son époque: le vainqueur pie le vaincu, torture, fusille, viole les femmes et se rend pire que l'ennemi qu'il a vaincu."Vae Victs !" Mais en agissant ainsi, tout au contrite d'apporter aux peuples une vision plus humaine de l'Histoire, on ne fait que renforcer les violences, multiplier les injustices, rendre des hommes esclaves, susciter des désirs de revanche et accroître la virulence des vengeances. De sorte que le cycle des guerres ne cesse jamais d'en susciter d'autres, avec l'usage de d'armes de plus en plus destructrices.
L'avant dernière guerre a vu l’apparition des gaz sur les champs de bataille - et la dernière la bombe atomique. La "guerre des étoiles" n'est certes pas qu'un film d'anticipation...

Jésus, quant a lui, emploie l'image du nouveau vin qu'on ne peut garder dans de vielles outres ou des vêtements usagés dont on se servirait pour cacher les défauts d'un vêtement neuf - c'est ridicule, mais en de nombreux domaines, la perversité des hommes les transporte jusque dans la folie... Notre prêtre a conclu en posant cette question: "Qui, parmi nous, s'est mis à pratiquer sa foi de mieux en mieux, en renouvelant toutes choses au cours de son existence, de son passage sur la terre, dans la chair ?   Que chacune et chacun d'entre nous prenne donc note, dans un carnet, ses "plus" et ses "moins" de sa vie de baptisé - quel est l'ennemi blessé que nous avons secouru ?


.




«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12691
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Pratique religieuse ou quête de sainteté ?

Message non lupar etienne lorant » mar. 16 janv. 2018, 14:05

Le mardi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 16,1-13.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Samuel : « Combien de temps encore seras-tu en deuil à cause de Saül ? Je l’ai rejeté pour qu’il ne règne plus sur Israël. Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Samuel répondit : « Comment faire ? Saül va le savoir, et il me tuera. » Le Seigneur reprit : « Emmène avec toi une génisse, et tu diras que tu viens offrir un sacrifice au Seigneur. Tu convoqueras Jessé au sacrifice ; je t’indiquerai moi-même ce que tu dois faire et tu me consacreras par l’onction celui que je te désignerai. » Samuel fit ce qu’avait dit le Seigneur. Quand il parvint à Bethléem, les anciens de la ville allèrent à sa rencontre en tremblant, et demandèrent : « Est-ce pour la paix que tu viens ? » Samuel répondit : « Oui, pour la paix. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous, et vous viendrez avec moi au sacrifice. » Il purifia Jessé et ses fils, et les convoqua au sacrifice. Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Jessé appela Abinadab et le présenta. Samuel,  dit : « Ce n’est pas lui non plus que le Seigneur a choisi.» Jessé présenta Shamma, mais Samuel dit: « Ce n’est pas lui non plus que le Seigneur a choisi.» Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit: « Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. » Alors Samuel dit à Jessé: «N’as-tu pas d’autres garçons ? » Jessé répondit: « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit à Jessé: « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas à table tant qu’il ne sera pas arrivé.» Jessé le fit  venir: le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau. Le Seigneur dit alors: « Lève-toi, donne-lui l’onction: c’est lui ! » Samuel prit la corne pleine d’huile, et lui donna l’onction au milieu de ses frères. L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là. Quant à Samuel, il se mit en route et s’en revint à Rama.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,23-28.
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens disaient:  Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis». Jésus leur dit: « N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux avec luiAu temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sauf les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore: « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

© AELF, Paris


Le lien entre la première et la seconde lecture peut paraître assez faible. Mais il repose tout entier sur la royauté. Il y a, en effet, deux formes de royauté: celle des hommes, selon leurs critères, et celle de Dieu. Les juifs ont réclamé a Samuel d'avoir un roi, afin d'être gouvernés "comme les autres".".  Ils ont beau être le peuple élu, c'est-à-dire le peuple choisi par Dieu parmi tous les peuples, ils nourrissent comme ambition d’être "comme les autres peuples.  Mais avant de les condamner, nous devons bien constater que chacun de nous, et en Eglise aussi, s'efforce le plus souvent d'être "comme les autres"...  Telle est la "pâte" humaine, tantôt cherchant l'exception, puis la conformité et  l'anonymat !

Telles sont les pensées humaines: elles sont le plus souvent confuses. Et lorsque les pharisiens réprimandent les disciples pour avoir transgressé la règle du repos du sabbat en arrachant quelques épis de blés, Jésus rétorque très simplement que le roi David avait fait bien plus en se nourrissant de pains destinés à l'offrande au temple.

La leçon principale à tirer des lectures de ce jour, c'est qu'il nous faut nous conduire, en Eglise comme en rue, comme au bureau, comme à l'usine... en tout temps et en tout lieu non pas en tenant compte de circonstances différentes, mais comme enfants de Dieu - lesquels ne jugent pas selon les apparences mais "en esprit et en vérité". Pour notre prêtre, les saintes et les saints sont des fidèles qui ont eu pour seule ambition de vivre non pas seulement selon la loi, mais en tout temps selon la grâce divine, c'est-à-dire selon les deux premiers commandements.  "Quels sont-ils ?" ....


.



«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 12691
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Combattre le mal en manifestant le bien

Message non lupar etienne lorant » Hier, 12:21

Le mercredi de la 2e semaine du temps ordinaire

Premier livre de Samuel 17,32-33.37.40-51.
En ces jours-là, David dit à Saül : « Que personne ne perde courage à cause de ce Philistin. Moi, ton serviteur, j’irai me battre avec lui. » Saül répondit à David : « Tu ne peux pas marcher contre ce Philistin pour lutter avec lui, car tu n’es qu’un enfant, et lui, c’est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » David insista : « Le Seigneur, qui m’a délivré des griffes du lion et de l’ours, me délivrera des mains de ce Philistin. » Alors Saül lui dit : « Va, et que le Seigneur soit avec toi ! » David prit en main son bâton, il se choisit dans le torrent cinq cailloux bien lisses et les mit dans son sac de berger, dans une poche ; puis, la fronde à la main, il s’avança vers le Philistin. Le Philistin se mit en marche et, précédé de son porte-bouclier, approcha de David. Lorsqu’il le vit, il le regarda avec mépris car c’était un jeune garçon ; il était roux et de belle apparence. Le Philistin lui dit : « Suis-je donc un chien, pour que tu viennes contre moi avec un bâton ? » Puis il le maudit en invoquant ses dieux. Il dit à David : « Viens vers moi, que je te donne en pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages ! » David lui répondit : « Tu viens contre moi avec épée, lance et javelot, mais moi, je viens contre toi avec le nom du Seigneur des armées, le Dieu des troupes d’Israël que tu as défié. Aujourd’hui le Seigneur va te livrer entre mes mains, je vais t’abattre, te trancher la tête, donner aujourd’hui même les cadavres de l’armée philistine aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre. Toute la terre saura qu’il y a un Dieu pour Israël, et tous ces gens rassemblés sauront que le Seigneur ne donne la victoire ni par l’épée ni par la lance, mais que le Seigneur est maître du combat, et qu’il vous livre entre nos mains. » Goliath s’était dressé, s’était mis en marche et s’approchait à la rencontre de David. Celui-ci s’élança et courut vers les lignes des ennemis à la rencontre du Philistin. Il plongea la main dans son sac, et en retira un caillou qu’il lança avec sa fronde. Il atteignit le Philistin au front, le caillou s’y enfonça, et Goliath tomba face contre terre. Ainsi David triompha du Philistin avec une fronde et un caillou : quand il frappa le Philistin et le mit à mort, il n’avait pas d’épée à la main. Mais David courut ; arrivé près du Philistin, il lui prit son épée, qu’il tira du fourreau, et le tua en lui coupant la tête. Quand les Philistins virent que leur héros était mort, ils prirent la fuite.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,1-6.
En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans la synagogue; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « tends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.


Les textes de ce jour nous rassurent et nous disent de ne pas craindre dans les périodes plus difficiles de notre vie sur la terre. Ne craignos pas ces temps pénibles que nous vivons du fait de ces crises interminables qui traversent le monde.  C'est le péché que nous devons craindre en premier.

La victoire inespérée du jeune David contre un géant, champion de guerre, ressemble bien à la victoire contre les tentations auxquelles nous sommes soumis. de temps à autre. S'il est une tentation qui peut très bien avoir sur nous la puissance d'un géant de guerre, c'est bien la crainte de l'avenir, la peur de venir à manquer, c'est l'angoisse de ne pas venir à bout d'un travail avec succès - et c'est, encore: la maladie et la vieillesse. Des étudiants craintifs, quelle que soit la qualité de leur préparation, éprouvent  des angoisses aussi puissantes que celles qui accompagnent la maladie... Si l'angoisse paralyse parfois, c'est qu'il faut s'appliquer de manière positive. Ainsi, pour le jeune David, venu avec sa fronde et sa jeunesse, la cible énorme que constituait le géant était d'autant plus facile à vaincre du fait de son poids l'empêcherait de se déplacer rapidement.  Que l'on se souvienne aussi des mots de Jésus: "Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui,  c’est celui-là que vous devez craindre."

L’Évangile de ce jour nous montre Jésus désarmer en partie la haine de ses adversaires. Car en ordonnant à l'homme de tendre sa main atrophiée, il ne l'a pas touché. Techniquement, Jésus n'a pas accompli un geste médical, mais c'est le malade qui s'est guéri lui-même. Mais la fureur assassine des conduit ses adversaires à s'allier avec les partisans d'Hérode - qu'ils détestent tout autant.  De même en ce monde : le mal entraîne le mal, mais le bien se retire dans la paix du cœur et de l'âme - belle homélie ce matin !





.
Autre commentaire que j'ai pu lire - probablement protestant mais très belle et riche méditation !



.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )


Revenir vers « Méditations »



Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 7 invités