Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2016-2017)

Message non lupar etienne lorant » ven. 17 févr. 2017, 17:33

Le vendredi de la 6e semaine du temps ordinaire

Livre de la Genèse 11,1-9.
Ils dirent : « Allons ! Bâtissons-nous une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Faisons-nous un nom, pour ne pas être disséminés sur toute la surface de la terre. » Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous la même langue : s’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu’ils décideront. Allons ! Descendons, et là, embrouillons leur langue : qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres.» De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel, car c’est là que le Seigneur embrouilla la langue des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8,34-38.9,1.
En ce temps-là, appelant la foule avec ses disciples, Jésus leur dit : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier si c’est au prix de sa vie ? Que pourrait-il donner en échange de sa vie ? Celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Et il leur disait : « Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance. »

Cy Aelf, Paris


Réussir sa vie, c'est évidemment le désir de chaque être humain. Ce fut le mien aussi, et ce désir m'aura conduit jusqu'en Amérique, qui était, à mes yeux d'adolescent, le pays de toutes les réussites ! Un homme intelligent et astucieux ne pouvait que grimper les échelons rapidement ! Et durant mes jeunes années, j'ai vécu sur ce même schéma qu'avaient adopté aussi les hommes et les femmes de ma génération.

Cependant, il y avait quelque chose qui ne me réussissait pas, c'est bien de rencontrer l'amour, de me marier et de fonder une famille. Car sur ce terrain-là (tout aussi bien que sur celui des amitiés), rien n'était stable, rien ne semblait pouvoir durer. Et finalement, c'est par la rencontre du malheur - une sorte de pessimisme sévère, sans issue acceptable - que je me suis souvenu de mon passé d'enfant de chœur et que j'ai commencé à changer de dessein.

Je rejoins ici ce que nous a dit le prêtre à propos des ambitions démesurées des bâtisseurs de la tour de Babel. Les hommes sont-il fait pour "se réussir" ? Non, car la réussite véritable, c'est d'aimer en toute gratuité. Ce changement de projet de vie, c'est une conversion. La conversion à l'amour du Christ suscite une joie extraordinaire dans le cœur comme dans l’esprit, car le Seigneur vient lui-même nous guérir de nos rêveries de gloire, de richesse ou de pouvoir. Il vient et il fait "toutes choses nouvelles". Vivre sa foi n'épuise pas l'énergie, elle l'accroît au contraire.

Je plains très sincèrement les hommes et les femmes qui, comme moi, ont cherché la réussite et qui demeurent , encore aujourd'hui, confrontés au temps qui passe, à la fragilité, à l'oubli et à la solitude dans la vieillesse. Nous sommes donc tous bienheureuses et bienheureux de nous en remettre au Seigneur et de le suivre selon nos talents propres, quels qu'ils soient...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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La foi nous est donnée progressivement

Message non lupar etienne lorant » sam. 18 févr. 2017, 18:53

Le samedi de la 6e semaine du temps ordinaire

Lettre aux Hébreux 11,1-7.
Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, et donc ce qui est visible n’a pas son origine dans ce qui apparaît au regard. Grâce à la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice plus grand que celui de Caïn; à cause de sa foi, il fut déclaré juste : Dieu lui-même rendait témoignage à son offrande ; à cause de sa foi, bien qu’il soit mort, il parle encore. Grâce à la foi, Hénok fut retiré de ce monde, et il ne connut pas la mort ; personne ne le retrouva parce que Dieu l’avait retiré; avant cet événement, il avait été agréable à Dieu, l’Écriture en témoigne. Or, sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu; car, pour s’avancer vers lui, il faut croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. Grâce à la foi, Noé, averti de choses encore invisibles, accueillit cet oracle avec respect et construisit une arche pour le salut de sa famille. Sa foi condamnait le monde, et il reçut en héritage la justice qui s’obtient par la foi.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,2-13.
En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.» De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. . Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le !» Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». Ils l’interrogeaient : « Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » Jésus leur dit : « Certes, Élie vient d’abord pour remettre toute chose à sa place. Mais alors, pourquoi l’Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l’homme, qu’il souffrira beaucoup et sera méprisé ? Eh bien ! je vous le déclare : Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu, comme l’Écriture le dit à son sujet. »


La foi est une disposition de l'âme qui ne peut s'acquérir sans un effort - mais cet effort est le contraire de ce que le monde enseigne: on ne peut acquérir la foi comme on acquiert une connaissance, un art de faire, un métier, une langue étrangère.

La première lecture, ce matin, nous donne une piste de compréhension lorsqu'elle dit : "Ce qui est visible n’a pas son origine dans ce qui apparaît au regard". Étrange parole ! Mais en réalité, sans lumière, dans un noir absolu, rien ne peut apparaître au regard ! Il faut donc un mouvement sincère de l'âme afin de "voir la vérité" - la plupart des convertis et parmi les plus célèbres, ne seraient venus à la foi sans avoir d'abord goûté l'amertume, le désarroi profond, parfois même la tentation du suicide.

Ainsi, lorsque l'apôtre Pierre reconnaît Moïse et Élie dans l'épisode de la Transfiguration, c'est que sa foi lui a permis de les reconnaître. Et cette primauté de la foi dans la connaissance est encore affirmée lorsque l’Évangile nous dit que, sans la comprendre, tous restèrent attachés fermement à la parole de Jésus concernant sa résurrection.

De tels efforts pour "percer les mystères de Dieu" ne sont pas inutiles, mais ils ne sont pas non plus conseillés en tout temps. Il faut y ajouter une belle et simple confiance dans la vie qui passe ...

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Vers la prière incessante

Message non lupar etienne lorant » lun. 20 févr. 2017, 18:47

Le lundi de la 7e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Ecclésiastique 1,1-10.
Toute Sagesse vient du Seigneur, et demeure auprès de lui pour toujours. (...) La source de la sagesse, c’est la parole de Dieu au plus haut des cieux. Ses chemins sont les commandements éternels.
La racine de la sagesse, qui en a eu la révélation, et ses subtilités, qui en a eu la connaissance ?


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,14-29.
En ce temps-là, Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean, descendirent de la montagne; en rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda: « De quoi discutez-vous avec eux ? »

Quelqu’un dans la foule lui répondit: « Maître, je t’ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s’empare de lui n’importe où, il le jette par terre, l’enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit, mais ils n’en ont pas été capables.» Prenant la parole, Jésus leur dit :« Génération incroyante, combien de temps resterai-je auprès de vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi.» On le lui amena. Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ; l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père :« Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » Il répondit : « Depuis sa petite enfance. Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais si tu peux quelque chose, viens à notre secours, par compassion envers nous !»

Jésus lui déclara: « Pourquoi dire : “Si tu peux”… ? Tout est possible pour celui qui croit. » Aussitôt le père de l’enfant s’écria : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi !» Jésus vit que la foule s’attroupait; il menaça l’esprit impur, en lui disant : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! » Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions, l’esprit sortit. L’enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. » Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, ses disciples l’interrogèrent en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répondit : « Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir, sauf la prière.
»

Cy Aelf, Paris

De nouveau, selon son talent tout particulier, saint Marc témoigne d'un événement, tout en dépeignant d'autres personnages et en rapportant leurs pensées, leurs raisonnements et leurs jugements. De telle sorte que, dans ce passage, le lecteur peut se représenter la discussion entre les pharisiens et les autres disciples - ceux qui n'avaient pas été entraînés par Jésus dans la montagne. Et donc, puisque seuls Pierre, Jacques avaient été appelés à suivre Jésus dans la montagne, le lecture peut déduire que l'évangéliste Marc étaient de ceux qui s'étaient laissés prendre à discuter avec les pharisiens et s'étaient montrés incapables de guérir l'enfant frappé d'épilepsie. Et le fait qu'ils étaient entrer en discussion avec les notables du temple, nous montre que la foi se passe très bien de toute discussion.

Le lien qui peut être établi directement entre la réprimande du Seigneur et l'expulsion du démon est assez évident: car Jésus, quant à lui, n'entre jamais en discussion avec les ennemis de la foi. Chaque fois qu'il est pris à parti par des scribes ou des pharisiens, ses réponses sont courtes mais suffisamment fortes pour qu'ils ne peuvent que se retirer. (On se souvient de ceux qui voulaient lapider une femme adultère. Jésus n'avait rien dit sinon: "Que celui qui est pur et sans péché lui jette la première pierre !")

De même avec le démon représenté dans ce passage : Jésus se contente de menacer le démon et de ne plus jamais revenir. Mais au même moment, il donne un enseignement sur la prière. Pour échapper aux maux qui nous assaillent, il est nécessaire de prier en tout temps. En ce qui me concerne, j'ai toujours un chapelet en poche mais je ferais bien d'en augmenter l'usage !


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La voie de l'enfance spirituelle

Message non lupar etienne lorant » mar. 21 févr. 2017, 18:18

Le mardi de la 7e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Ecclésiastique 2,1-11.
Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve; fais-toi un cœur droit, et tiens bon; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber.
Vous qui craignez le Seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper.


Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
En ce temps-là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache,car il enseignait ses disciples en leur disant : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera.» Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demanda : «De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: «Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit: «Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »

Les deux premières lectures nous incitent à faire preuve de courage, en véritables baptisés et en adultes qui savent très bien que les épreuves ne manqueront pas sur leur route. Il faut donc chercher à marcher sans nous lasser et accepter aussi des épreuves, des renoncements et de porter des peines tant physiques que morales.

Or, dans l’Évangile de ce jour, à peine Jésus a-t-il annoncé qu'il serait mis à mort que ses disciples rivalisent déjà entre eux pour savoir qui, parmi eux, prendra la succession de leur maître ! Ils ont de l'ambition, mais la plus grande des ambitions serait plutôt d'accepter de porter sa propre croix chaque jour, en mobilisant toutes ses forces pour tracer un chemin bien droit sous le regard de Dieu.

Pourtant, ce n'est pas une image de lutte que donne Jésus pour se faire comprendre, mais il choisit l'image du petit enfant, lui qui est entièrement dépendant de ses parents pour vivre. C'est donc dans l'humilité et la foi de confiance absolue que nous avons à tracer notre chemin.

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Fête de la chaire de saint Pierre

Message non lupar etienne lorant » mer. 22 févr. 2017, 18:06

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.
Bien-aimés, les anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler: soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous;veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu; non par cupidité mais par dévouement; non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples: «Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ?» Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux.
»

Cy  Aelf, Paris

Si Pierre a été élu parmi les autres apôtres pour devenir le premier Pape, ce n'est pas du fait de son intelligence, ni de sa capacité à gouverner, lui qui fut simple pécheur sur le lac de Galilée - mais c'est du simple fait d'avoir été inspiré par Dieu. De sorte que son action et ses décisions, comme chef de l'Eglise naissante, lui ont été inspirées.

De bonnes choses surviennent dans la vie des hommes et des femmes, non pas du fait qu'ils ont agi par intelligence ou par la connaissance profonde des règles de la vie communautaire, mais tout simplement du fait qu'ils se sont laissés inspirer dans la prière.

Notre prêtre s'est efforcé de nous faire mieux comprendre la démarche qui consiste - dans telle ou telle situations, de ne plus se fier uniquement à la raison ou la logique, ou la prudence, mais simplement en se laissant guider dans la prière.

Il n'est pas  nécessaire d'être un ecclésiastique, ni un moine. Saint Etienne, le premier martyr, fut un simple serviteur qui œuvrait en servant des plats aux membres de la première communauté. Sauf qu'il s'est laissé inspirer par le témoignage de sa parole et peu après, par celui du don de sa vie.

Il en est de même pour chacune et chacun d'entre nous :  "La chair ne sert de rien, mais c'est l'Esprit qui vivifie" !

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A bon entendeur...

Message non lupar etienne lorant » Hier, 15:23

Le jeudi de la 7e semaine du temps ordinaire

Livre de l'Ecclésiastique 5,1-8.
Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas:«Elles me suffisent. » Ne te laisse pas entraîner par ton instinct et ta force à suivre les désirs de ton cœur.
Ne dis pas : « Qui m’en imposera ? », car le Seigneur ne manquerait pas de te châtier. Ne dis pas : « J’ai péché, et rien ne m’est arrivé », car le Seigneur sait attendre longtemps. Ne sois pas assuré du pardon au point d’entasser péché sur péché. Ne dis pas : « Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés », car, en lui, il y a pitié mais aussi colère; son indignation s’abattra sur les pécheurs. Ne tarde pas à te retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour ; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti. Ne t’appuie pas sur des richesses injustement acquises : elles ne te serviront de rien au jour de l’adversité.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,41-50.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
«Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas. […]Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds. […]Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. Chacun sera salé au feu. C’est une bonne chose que le sel; mais s’il cesse d’être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa saveur? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous. »


Cy Aelf, Paris

Les choix de la Liturgie sont aujourd'hui d'une telle clarté qu'il n'est guère besoin de les commenter. J'ai toutefois pris noté que l'Ecclésiastique fut un des derniers prophètes de l'Ancien Testament et que les auditeurs de Jésus ont certainement pu d'eux-mêmes établir ce lien.

Pour le reste, n'est-ce pas une occasion pour nous d'examiner notre propre conscience ?

Il est tout à fait clair que nous devons renoncer à tout ce que le monde (ou Mammon) nous propose comme mode de réussite. On peut très bien réussir dans l'existence, avoir son nom au Panthéon, être cité comme bienfaiteur de l'humanité - et souffrir au purgatoire ou en enfer. L'un n'empêche pas l'autre : être sorti vivant des camps de concentration et avoir, ensuite, fait voter une loi permettant d'avorter à sa guise... (ce cas précis m'a toujours hanté, je ne sais trop pourquoi, mais le contraste est très fort. )

Tout ce que le monde nous propose comme légitime recherche du bonheur, cela ne peut tenir bon que si cette forme de bonheur inclut l'enseignement déjà donné dans les Béatitudes. Si l'on construit son bonheur sur le malheur d'autrui, mieux vaut être malheureux tout au long de sa vie. Et comment renier sa propre conscience lorsqu'elle nous fait sentir que nous faisons le mal ?

Mieux vaut donc peiner ici-bas en recherchant ce qui plaît au Seigneur, plutôt que courir au précipice - souvenons-nous de ce troupeau de cochons que Jésus fit se noyer ...

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