Sauvé de justesse

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Sauvé de justesse

Message non lupar Theogene » mer. 17 août 2016, 20:16

Chers frères et sœurs salut,
Je voudrais partager avec vous mon témoignage au sujet de la manière dont Dieu m’a sauvé alors que j’étais au bord du désespoir.

Tout a commencé alors que j’avais 24 ans au moment où j’étais étudiant à l’université. A cette époque, j’étais catholique modéré mais un jour je ressentis en moi une forte envie de me rapprocher plus de Dieu. Après y avoir suffisamment réfléchi, l’idée me vint à l’esprit d’adhérer à un mouvement d’action catholique ; ce que je trouvais comme un grand appui dans cette entreprise. Je m’enquis alors de ce genre de mouvements auprès d’étudiants que je trouvais être des catholiques fervents. Après avoir collecté des informations sur différents groupes de prière opérant au sein du campus universitaire, je pris la décision d’adhérer à la Légion de Marie ou des réunions se tenaient hebdomadairement.

Je commençais ainsi d’assister à des réunions périodiques tout en participant aux activités apostoliques sans encombre jusqu’au jour où je fus informé qu’il était temps de prononcer ma promesse légionnaire (celle-ci a lieu après trois mois d’adhésion, ou six mois si le membre pense avoir besoin d’un peu plus de temps). Certains autres nouveaux membres demandèrent trois mois additionnels pour se préparer suffisamment, mais moi et quelques autres membres trouvâmes suffisants les trois mois passés. Une sœur du groupe se chargea de me préparer pour le chemin sur lequel je m’engageai. C’est alors qu’à mi-chemin la bataille commença.
Tout d’abord, je commençais par entendre des voix sporadiques pendant la prière ou au moment des retraites ; ces voix prononçaient des mots impudiques, ce qui me mettait en état de confusion totale ignorant leur origine alors que les autres personnes autour de moi n’avaient rien entendu. La fréquence de ces voix se mit à augmenter jusqu’à être totalement submergé de voix. Par après, de nouvelles voix insultant Dieu et tout ce qui a trait au ciel se mirent à se faire entendre. La vie était devenue insupportable pour moi. Le jour de prononcer la promesse légionnaire arriva, et intérieurement quelque chose me suggérait de m’abstenir de le faire mais une autre idée me poussait à poursuivre la marche. Je prononçais ainsi ma promesse mais très difficilement puisque je luttais contre des voix qui répétaient les mots que je disais mais en sens inverse. La situation était tellement grave que je ne pouvais plus prier en silence ; chaque jour, je devais trouvais l’occasion d’être seul dans ma chambre et dire le chapelet et les autres prières à hautes voix pour essayer de contourner ces voix invisibles.
Tout en tentant de lutter contre les voix inconnues une nouvelle épreuve survint : c’est celle des images. En croisant une personne ou en jetant un coup d’œil sur une image d’une personne, une autre image plus rapide qu’un éclair s’affichait sur mon cerveau montrant la personne vue toute nue. Ceci me terrorisait, et je mettais à secouer la tête constamment et violemment pour pouvoir chasser ces images démoniaques. Lorsqu’arrivait le moment de la réunion pour la prière du groupe ou lorsque l’heure de la messe approchait, je me sentais envahi d’une très grande peur qui me paralysait puisque je savais que c’était une lutte intense contre des voix et des images qui m’attendait.
La révision de mes notes de cours était devenue un grand fardeau pour moi étant donné que je devais le faire silencieusement alors que les voix continuaient sans relâche. Je perdis progressivement la joie, l’appétit et je ne parvenais plus à avoir du sommeil puisque j’étais envahi par des voix et des images incessantes. Et les courts moments où je parvenais à m’endormir, je faisais face à des rêves terribles : saletés de toilette, serpents énormes et horribles, … je sentais mon cœur come enveloppé dans quelque chose rempli de peur et d’obscurité. J’avais l’impression que tout avait changé : environnement, gens, etc. Je me résolus à mobiliser une grande force spirituelle pour livrer une lutte soutenue contre l’ennemi, car j’étais persuadé que c’est le diable qui m’avait attaqué pour me maintenir dans l’inertie spirituelle. Je pris donc la décision de consacrer le repos de midi à la récitation du rosaire en vue de pouvoir me libérer de l’emprise du malin. Mais plus je récitais le rosaire, plus les voix se moquaient de moi et insultaient les habitants du Ciel.
Dans ses blasphèmes, le diable utilisait comme stratégie les mots écrits dans Luc chapitre 3, versets 28 & 29 : « Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu'ils auront proférés; mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il est coupable d'un péché éternel. » En fait, le diable tachait de m’attribuer ses blasphèmes, voulant me faire comprendre que je ne méritais pas de pardon auprès de Dieu et que par conséquent il était inutile de continuer à prier.
Un de mes amis s’approcha de moi et me demanda ce qui n’allait pas parce que, disait-il, ça se voyait que j’avais un problème caché. Malheureusement pour moi je ne savais pas comment expliquer la situation à travers laquelle je passais. Je lui répondis que je n’avais pas de problème et il partit sans pour autant être convaincu.
Malgré mes rosaires, la situation ne faisait qu’empirer et je commençais à désespérer puisque chaque jour qui s’écoulait était pour moi un enfer. Je me sentais guidé par deux consciences : l’une me demandant de garder foi en la vie, l’autre me poussa au désespoir. Ce qui m’inquiétait le plus, c’est que le côté négatif de ma conscience prenait de plus en plus de l’ascendance. En mon cœur je demandais à Dieu pourquoi cela m’arrivait alors que je venais de m’engager à suivre ses voies et à Le servir. Je Lui demandais s’Il m’avait abandonné alors qu’auparavant Il répondait à mes prières tout en étant un mauvais chrétien.
Et un jour, au moment des lectures dominicales, j’entendis ces mots du livre du prophète Isaie chapitre 49, verset 15 : «Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point.» Ces mots étaient prononcés avec une telle intensité que je sentis qu’ils étaient adressés à moi. Ils me donnèrent un peu de réconfort mais mon ennemi accentua la lutte.
Je priais donc Dieu et lui demandant de bien vouloir m’accorder la mort plutôt que de continuer à entendre des insultes contre son Nom très saint. Je me mis ainsi à compter les jour pensant quitter le monder dans une semaine. Au bout de sept jours, je me retrouvais vivant et mon désespoir augmenta. La mauvaise conscience commença de me suggérer le suicide sous trois formes :
1. Me jeter dans les pneus d’un camion en pleine vitesse
2. Avaler une surdose de médicaments
3. Me faire électrocuter.
J’allais voir un des dirigeants de mon groupe de prière pour tenter de lui expliquer mon cas, je faisais ceci parce que je sentais que j’étais sur le point d’arrêter de fréquenter le groupe de prière et je voulais ainsi le prévenir d’avance. Il m’écouta attentivement et ne parut pas comprendre, mais il me donna un conseil important qui fut le point de départ de ma guérison. Dans les environs du campus se trouvaient les prêtres de l’ordre du Carmel et il me proposa d’aller voir l’un d’eux pour en parler. Il prit rendez-vous lui-même et m’informa le jour de la rencontre. Arrivé là, il se retira et me laissa m’entretenir avec le prêtre après la confession. Le prêtre, à son tour, me conseilla de faire l’adoration le plus souvent possible ne fut-ce qu’un court instant ; ce que je commençais aussitôt.
Une fois rentré, je m’assis quelque part le soir dans une salle d’étude en train de réviser mes notes de cours et je sentis une joie immense envahir mon cœur. Moi qui avais perdu la joie il y avait longtemps, j’étais sur le point d’exploser de joie ; c’était comme si des flammes de joie dansaient dans mon cœur. Même si les vois continuaient de parler, la joie que je ressentais minimisait leur effet. C’était la première fois que cela m’arrivait dans ma vie. Je fis une prière dans mon cœur demanda à Dieu de me laisser toujours dans cette joie. Cela dura environ deux heures et elle commença à baisser graduellement jusqu’à s’éteindre. Mais je restais fortifié. Et l’espoir se mit à renaitre en moi. Je continuais de pratiquer l’adoration de la sainte Eucharistie aussi souvent que je le pouvais, et cela contribua énormément à ma fortification.
Le même légionnaire dont j’ai parlé m’indiqua un charismatique qui avait le don de prier pour les malades et me conseilla d’entrer en contact avec lui. Je m’y rendis et au cours de la prière organisée dans une église devant le saint Sacrement, j’étais secoué par une force invisible et je sentais des choses sortir de moi donnant la sensation de plusieurs piqures d’aiguilles. Je les sentais sortir par les yeux, les dents et tout le long de mon corps. A l’issue de la séance de prière il me recommanda vivement de ne pas céder au chantage de l’ennemi, et il me fit savoir qu’en tant que baptisé, j’avais reçu le pouvoir de chasser les démons ; qu’à chaque fois que je sentirai leurs attaques venir que je devais les chasser au nom de Jésus.
Depuis ce jour je commençai une longue délivrance qui finit par me libérer de l’emprise de l’ennemi. Même aujourd’hui, il arrive de faire face à ces attaques mais dès que je les ressens, je contrattaque et les pousse immédiatement au nom de Jésus. Je remercie le Seigneur qui a sauvé ma vie et qui m’a fait recouvrer la joie et l’espoir moi qui étais au bord du suicide. Cette expérience m’a fait découvrir des trésors immenses cachés dans l’adoration de la sainte Eucharistie et la récitation du Chapelet.
Dans la confusion qui a failli causer ma perte, aussi bien physique que spirituelle, j’avais pensé dans mon cœur que si Dieu me délivrait, je témoignerais en faveur de ses bienfaits pensant que cela pourrait être utile aux autres qui rencontreraient les mêmes difficultés que moi. Je livre donc ce témoignage pour accomplir ce vœu.
Que Dieu vous bénisse.

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