Le célibat assumé, un chemin de sainteté

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Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar AdoramusTe » ven. 10 août 2018, 13:54

Un article Jacques-Hubert Sautel dans la Revue Résurrection N. 165-166.

http://www.revue-resurrection.org/Le-ce ... -chemin-de
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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Bassmeg » mar. 25 sept. 2018, 13:28

Celibat militant...

Rejet de l Autre et de l inconnu.

Peur d etre aimé puis abandonné, peur d aimer.

Ces themes sont ils liés? J ai un peu l impression, non?

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar AdoramusTe » mar. 25 sept. 2018, 13:33

Celibat militant...

Rejet de l Autre et de l inconnu.

Peur d etre aimé puis abandonné, peur d aimer.

Ces themes sont ils liés? J ai un peu l impression, non?
C'est ce qui ressort de l'article à votre avis ?
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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Bassmeg » mar. 25 sept. 2018, 13:50

Celibat militant...

Rejet de l Autre et de l inconnu.

Peur d etre aimé puis abandonné, peur d aimer.

Ces themes sont ils liés? J ai un peu l impression, non?
C'est ce qui ressort de l'article à votre avis ?
J en ai eu presque l impression, pour tout dire.
J ai eu l impression de lire certains de mes amis celibataires malgré eux tentant de positiver leur celibat et de se faire croire a eux meme que c est une situation choisie et enviable.
Alors qu en fait, ils sont juste tous seuls comme des pommes de terre qui se déssechent oubliés et qu ils le savent parfaitement en realité.

Je comprends vraiment pas cette histoire de célibat. Si c etait autre chose que du mal etre, mais qu en realité, ce serait une sitution agreable et enviable,
pourquoi alors ne pas aller au bout de l idée et cesser en meme temps toute relation d amitié?
Les celibataires ne sont pas plus saints que le reste de la population.
Au contraire. Il suffit de sortir en ville un samedi soir pour le constater.
Ou de lire un peu les livres d histoire.

(ici, une longue liste des celibataires les moins saints du monde...
hitler, kemper, bundy, mussolini, weinstein...)

La sainteté et le celibat ne sont pas correllés a mon avis. Au contraire.

Boris II
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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Boris II » mar. 25 sept. 2018, 14:20

Houlala, Bassmeg, votre lecture :oops:

J'ai parfois l'impression que Nevermind7 et Bassmeg ne font qu'un...

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar AdoramusTe » mar. 25 sept. 2018, 14:55

Je comprends vraiment pas cette histoire de célibat. Si c etait autre chose que du mal etre, mais qu en realité, ce serait une sitution agreable et enviable,
pourquoi alors ne pas aller au bout de l idée et cesser en meme temps toute relation d amitié?
Les celibataires ne sont pas plus saints que le reste de la population.
...
La sainteté et le celibat ne sont pas correllés a mon avis. Au contraire.
Je doute que vous ayez lu l'article car ce n'est pas du tout ce qui y est dit.
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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar zelie » mar. 25 sept. 2018, 15:35

Je suis assez d'accord. Ni le célibat, ni la virginité ne sont intrinsèquement lié à la sainteté.
La seule condition de la sainteté est l'amour pour Jésus, qui nous pousse à des actes héroïques de lutte contre nous-mêmes; ceux que Jésus nous demandent, pas ceux que nous nous aurions choisis pour épater la galerie. Il y a des tas de chemin de sainteté chez les non-abstinents !

Le célibat, quasiment toujours subit quel que soit sa forme et sa survenue, est une marque de solitude affective, et relève de la souffrance. Pas toujours certes, mais très souvent, assez pour qu’on puisse quasiment le généraliser. Les gens ordinaires qui se retrouvent célibataires subissent un état qu'ils n'ont pas choisis et ça ne le fait pas sauter au plafond... L'auteur cité fait une revue des différents célibats, en ce sens qu'il répertorie toutes les circonstances de survenue des périodes de la vie où quelqu'un peut se retrouver seul. On sent bien derrière ses mots, ses superlatifs, toute l'étendue d'une douleur aigue de la solitude de celui qui ne peut partager son quotidien. J'ai même eu l'impression que l'auteur s'est senti "obligé" de souligner « l'héroïsme » du célibataire pour conforter sa vision orientée des choses qui veut que dans certains cas, il "faut", par fidélité chrétienne, persister dans un état célibataire... ça pose la question de la fidélité extérieure et de la fidélité intérieure...
Ce porte-à-faux sous-jacent est typiquement de notre époque; on a du mal avec le célibat parce qu'on a du mal à accepter ce qu'il dit de l'être. Ce n'est pas tant le célibat, factuel, qui interroge, c'est ce qu'il nous renvoie et que nous ne pouvons plus supporter de voir. Et on pourrait extrapoler cela à tout ce qui nous effraie : la pauvreté, la fragilité, le manque, la dépression, etc. On ne peut plus supporter de voir, même dans une dose modérée, la solitude, la souffrance, le malheur, l'impuissance de l'homme, parce qu'on est trop faibles devant ces choses qui nous dépassent, nous heurtent trop dans notre souhait obstiné du bonheur "auquel on a droit", du "tout, tout de suite". Manquer de plénitude est devenu un péché, remarquer que d’autres vont manquer de plénitude pour le restant de leurs jours est presque une insulte…
Tacitement, on prend alors conscience que la solitude décrite dans l’article n'est pas l'apanage du seul célibat, et qu'elle nous concerne tous bien plus profondément que nous voudrions bien l'admettre, toutes conditions de vie confondues. Les penseurs de notre temps la relie à ce monde moderne qui ne cesse de nous harceler de sa promesse de monts et merveille, mais moi je me demande si elle n’est pas juste constitutive du plan divin pour l’homme. Jésus, qui a vécu, disons-le, une « VDM » en son temps, harcelé, sans cesse poursuivi par les interpellations pharisaïques n’ayant pour but que de « l’annuler », n’a-t-il pas dit que le « serviteur n’était pas plus que le maître » ? Sans même avoir recours à Jésus, a-t-il existé, une seule fois, un être humain dont la vie n’ait pas été traversée par la douleur ? La solitude, la souffrance traversent la vie de chacun de nous ; pour certains, c’est plus visible, pour d’autres moins. Certains souffrent mille morts, certains souffrent moins. Cela paraît injuste, mais dans un optique divine, on ne sait pas le pourquoi et le comment de ceux qui souffrent beaucoup, et il ne nous est pas donné de le savoir ; c’est juste quelque chose entre l’âme et Dieu, qui ne regardent qu’eux seuls.
Dans l’optique que la souffrance, le fait d’être ou de sentir seul, fragile, est intrinsèque à notre passage sur terre. On peut s’interroger dessus : pourquoi doit-on faire l’expérience ici-bas de la souffrance, de la faiblesse, de la petitesse ? Comment, dans ce chemin de vie, tirer au mieux parti de tout ce que nous avons à expérimenter qui ne nous rassure pas, qui nous tire si loin hors de notre confort ?

D’autre part, je me demande même si ce n'est pas pour toutes ces raisons-là, que les détracteurs de l'Eglise hurlent au scandale de la virginité dès qu’un vent de panique s’empare du Vatican. Comme par exemple le recours systématique à l’abolition du célibat des prêtres au moindre désordre pédophile ou révélation de sexualité homosexuelle d’un prêtre. Comme si les deux (virginité promise donc due et pédophilie) étaient liées, ce qui à mon sens constitue une problématique biaisée, donc à interroger. Mais là ça ferait trop long et c’est limite hors sujet, ou du moins sujet à trop de glissements. C’en est presque dommage, car je trouve que le célibat des prêtres est un vrai sujet : c’est vital pour nous chrétiens, de remettre en perspective les raisons profondes de la fidélité et de l’amour pour Jésus au cœur de nos chemins missionnaires, face à une société qui les comprendra d’autant moins qu’on ne les lui ré-expliquera pas.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Bassmeg » mar. 25 sept. 2018, 17:18

Houlala, Bassmeg, votre lecture :oops:

J'ai parfois l'impression que Nevermind7 et Bassmeg ne font qu'un...
Qu une?
Ben non, en fait. On partage certaines idées. Pas toutes, loin de la.
Si il me lit, je le salue au passage.

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Bassmeg » mar. 25 sept. 2018, 17:33

Je comprends vraiment pas cette histoire de célibat. Si c etait autre chose que du mal etre, mais qu en realité, ce serait une sitution agreable et enviable,
pourquoi alors ne pas aller au bout de l idée et cesser en meme temps toute relation d amitié?
Les celibataires ne sont pas plus saints que le reste de la population.
...
La sainteté et le celibat ne sont pas correllés a mon avis. Au contraire.
Je doute que vous ayez lu l'article car ce n'est pas du tout ce qui y est dit.
Vous pouvez doutez tout votre saoul. J ai bel et bien lu cet article.
Il pretend lier sainteté et célibat, ce que je me propose de refuter.

Plein de non celibataires sont des gens admirables.
Plein de celibataires sont l exact inverse d un saint.

En lisant cet article, j ai eu l impression de lire les posts de ce mouvement appellé INCEL.
Dans le fond, je suis sure que l auteur de cet article aimerait etre aimé et aimer a son tour.
Comme n importe qui sur cette terre.

Pour une raison qui m echappe, certaines personnes n y arrivent pas.
Ca cause de la souffrance, c est normal.

A ca, il y a deux reactions possibles.
Soit on souffre betement,
soit on se retourne et on en prend son parti pour gerer cette frustation.

Dans ce dernier cas, il est commun de s inventer une cause superieur pour justifier cette esseulement.
-"J ai trop de travail en ce moment"
-"Je suis déja en couple avec une divinité"
-"etre en couple me freinerait dans mon avancée spirituelle"
-"le celibat est le chemin qui m amenera vers la sainteté"
Et caetera et caetera.

Ce ne sont que des faux fuyants visant a amoindrir une frustration psychologique et sexuelle. Désolée d etre franche.
Franchement, entre etre saint et seul a vie,
ou moins saint, mais en couple,
moi, j ai pas a reflechir pour choisir.

Maintenant, si certains celibataires veulent se faire croire que leur celibat, c est le chemin vers la sainteté, pas de souci.
Au vu des courbes démographiques, je trouve bien que certains décident d eux meme de s exclure du pool génétique humain.
Cela dit, certains celibataires revendiqués ont fait quand meme beaucoup de dégats.
Du coup, je suis pas sure que le célibat soit le chemin vers la sainteté.

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar Archidiacre » mar. 25 sept. 2018, 19:34

Houlala, Bassmeg, votre lecture :oops:

J'ai parfois l'impression que Nevermind7 et Bassmeg ne font qu'un...
Je trouve que leurs comportements se ressemblent beaucoup pour être honnête, mais c'est fréquent sur les forum de religion, où il y a toujours quelques "habitués" acides. [hors sujet]

A part ça, voici une étude montrant ce qui déterminerait la bonne expérience (ou non) du célibat chez les prêtres: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25617141 (c'est bien la pratique religieuse qui ressort le plus)
Chaîne Youtube: https://www.youtube.com/c/Archidiacre

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Re: Le célibat assumé, un chemin de sainteté

Message non lupar AdoramusTe » mar. 25 sept. 2018, 20:59

Maintenant, si certains celibataires veulent se faire croire que leur celibat, c est le chemin vers la sainteté, pas de souci.
Au vu des courbes démographiques, je trouve bien que certains décident d eux meme de s exclure du pool génétique humain.
Cela dit, certains celibataires revendiqués ont fait quand meme beaucoup de dégats.
Du coup, je suis pas sure que le célibat soit le chemin vers la sainteté.
Vous n'avez rien compris à l'article. Il est bien dit dans le titre « un chemin de sainteté » et non pas « le chemin de sainteté ».
Si je peux résumer : comment faire d'un célibat un chemin de sainteté en l'assumant.

Il n'y a aucune éloge du célibat comme voie de sainteté préférentielle. D'ailleurs, l'auteur dit bien que rien n'empêche à moment donné que la situation change en vue du mariage dans la mesure où il n'y a pas consécration.
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