Crise des vocations

« Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte » (2Tm 1.9)
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Crise des vocations

Message non lupar monachorum » ven. 09 juin 2006, 14:41

La vocation sacerdotale
Je viens de tomber sur un site ou l'on parle assez bien de la vocation religieuse et sacerdotale.

1. En quoi consiste la vocation ?

Au point de vue religieux, la vocation est un appel par Dieu. Le mot "vocation" vient du latin "vocare" qui signifie : appeler. L'appel de Dieu se manifeste de deux manières : d'une part par une aspiration personnelle intérieure et d'autre part par un appel extérieur de l'Église. L'appel de l'Église s'exprime par le besoin d'une communauté, l'interpellation d'un prêtre, et finalement par l'appel officiel de l'évêque.
L'appel de Dieu suppose des aptitudes suffisantes (morale, affective, intellectuelles... ) pour répondre à son appel. Dieu ne demande pas l'impossible

2. Comment connaître sa vocation ? Comment savoir si Dieu appelle ?

"Seigneur, que veux-tu que je fasse ? " Pour connaître sa vocation, il faut discerner si l'aspiration intérieure peut être reconnue comme venant de Dieu. L'appel de Dieu se reconnaît dans la prière et la méditation de la Parole de Dieu.
Discerner sa vocation n'est pas une chose facile. On a besoin d'une aide et d'un accompagnement spirituel.

3. Si un jeune se pose la question d’une vocation religieuse ou sacerdotale, qui peut l’aider à faire ce discernement ?

Il existe dans chaque diocèse un Service des vocations qui organise des rencontres régulières et des retraites pour les jeunes qui veulent réfléchir à l’orientation de leur vie. Il les aide à approfondir leur vie spirituelle, à trouver un accompagnateur, à partager avec d'autres qui font une recherche analogue. Les jeunes de plus de 18 ans sont invités à participer à un "groupe de recherche".

4. Comment les communautés chrétiennes sont-t-elles concernées par le problème des vocations ?

Chaque année il y a une Journée mondiale de prière pour les vocations le quatrième dimanche de Paques. A cette occasion, le pape Jean Paul II adresse un message à l'ensemble des chrétiens. Dans chaque paroisse, la communauté est invitée à prier pour les vocations et à réfléchir à sa responsabilité dans l'éveil des vocations.

5. Peut-on intervenir pour éveiller une vocation ?

Parfois c'est une parole qui éveille la pensée de la vocation. "T'es-tu posé la question de devenir prêtre ?" C'est souvent la parole d'un autre qui nous révèle nos désirs cachés, quand elle est respectueuse de la liberté. Un homme marié a dit :"Quand j'étais jeune j'ai pensé à être prêtre, mais personne ne me l'a demandé". Poser à un jeune la question de la vocation, c'est lui donner la possibilité de réfléchir sur ce qu'il veut faire de sa vie.

LA CRISE DES VOCATIONS

6. La crise des vocations en France

On parle beaucoup actuellement de la crise des vocations et de fait depuis 50 ans il y a une diminution notable des entrées dans les séminaires. Concernant les vocations en France, on peut distinguer trois périodes : de 1950 à 1974 un effondrement lié à l'évolution de la société française, de 1975 à 1995 une relative stabilité, depuis 1996 une baisse sensible résultant de l'évolution des mentalités. Actuellement, il y a en moyenne 164 entrées au séminaire chaque année.

7. Pourquoi y a-t-il actuellement une diminution du nombre des vocations ?

Les raisons de la diminution sont assez diverses. Il y a plusieurs facteurs qui contribuent à cette diminution : la baisse de la foi et de la pratique religieuse, la diminution et la transformation du monde rural, la disparition des petits séminaires, la quasi disparition des familles nombreuses, la transformation du statut social des prêtres, la crainte chez les jeunes de s'engager pour la vie. On constate une crise analogue des vocations chez les pasteurs protestants.
Cependant la diminution n'est pas générale, elle dépend des pays. En Afrique par exemple il y a une nette augmentation des entrées dans les séminaires.

COMMENT DEVENIR PRÊTRE ?

1. Quelles sont les démarches à faire pour recevoir une formation afin de devenir prêtre ? Comment entrer dans un séminaire ?

Si quelqu'un désire se préparer à être prêtre, il faut d'abord qu'il s'adresse au responsable du service des vocations de son diocèse. Avec lui, il peut mûrir son projet de vocation, souvent en participant à un "groupe de recherche". Il verra s'il s'oriente vers le sacerdoce diocésain ou vers un ordre religieux. Dans le cas du sacerdoce diocésain, c'est le responsable qui mettra en contact avec le supérieur du séminaire : ce peut être un séminaire diocésain (le plus souvent inter diocésain), un séminaire rattaché à un institut catholique ou un séminaire à Rome.
Avant d'entrer dans un séminaire, il est souhaitable d'avoir terminé ses études secondaires ou d'avoir une expérience professionnelle. Il faut aussi avoir un certain engagement pastoral dans une paroisse, une aumônerie ou un mouvement chrétien.

LA FORMATION DES PRÊTRES : séminaires, facultés de théologie, formation permanente.

2. Questions sur la formation actuelle des prêtres.

Les critiques diverses qui sont actuellement adressées aux prêtres conduisent à mettre en cause la qualité de leur formation, la valeur des séminaires actuels. Cette mise en cause va dans les sens les plus divers. Certains pensent que les séminaires ne sont pas assez ouverts sur la vie, trop coupés du monde. D'autres au contraire jugent que beaucoup de séminaires actuels ont abandonné certaines valeurs essentielles de formation spirituelle et d'exigence de vie. Une information objective sur la formation dans les séminaires peut répondre à certaines critiques.

3. Quelle formation reçoit-on dans un séminaire ?

Le pape Jean-Paul II, dans son Exhortation "Je vous donnerai des pasteurs" (Pastores dabo vobis), publiée à la suite du Synode des Évêques tenu à Rome en 1990, consacre le cinquième chapitre de cette exhortation à la formation des candidats au sacerdoce.
Les séminaristes reçoivent une formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale.

4. Formation humaine

Jean Paul II considère la formation humaine comme le "fondement de toute la formation sacerdotale".
" La formation humaine du prêtre revêt une importance particulière en raison de sa relation aux destinataires de sa mission. En effet, pour que son ministère soit humainement plus crédible et plus acceptable, il faut que le prêtre modèle sa personnalité humaine de façon à en faire un «pont» et non un obstacle pour les autres dans la rencontre avec Jésus Christ." "Il est nécessaire ...que le prêtre soit capable de connaître en profondeur l'esprit humain, d'avoir l'intuition des difficultés et des problèmes, de faciliter la rencontre et le dialogue, d'obtenir confiance et collaboration, d'exprimer des jugements sereins et objectifs."
"La formation à la maturité affective du candidat au sacerdoce s'inscrit dans ce contexte comme un élément important et décisif, véritable aboutissement de l'éducation à l'amour vrai et responsable. ... C'est à la compréhension et à la réalisation de cette «vérité» de l'amour humain que tend l'éducation sexuelle correctement comprise... Or l'éducation à l'amour responsable et la maturation affective de la personne sont absolument nécessaires à celui qui, comme le prêtre, est appelé au célibat... La vie communautaire du séminaire peut apporter une aide en vue de cette progression de l'éducation vers une liberté mûre et responsable"

5. Formation spirituelle

"La formation spirituelle constitue l'élément le plus important de l'éducation sacerdotale" (Jean Paul II, Pastores dabo vobis). Chaque jour, les séminaristes se retrouvent en communauté pour la célébration de l'eucharistie ainsi que pour la prière du matin (laudes) et du soir (vêpres). On leur demande de prendre un temps de prière personnelle avec la lecture méditée de la parole de Dieu.
Tout au long de l'année, des temps forts sont prévus : retraite d'une semaine, récollection. Chaque séminariste est accompagné par un Père spirituel, un "directeur de conscience" qu'il rencontre régulièrement. Chaque séminariste il fait parti aussi d'une équipe de partage.
La formation spirituelle comporte enfin un enseignement de la spiritualité et une découverte des grands auteurs spirituels.

6. Formation intellectuelle

Une formation intellectuelle solide et diversifiée est indispensable au prêtre pour remplir son ministère de transmission de la parole de Dieu dans la diversité des situations. Elle comporte l'étude de différentes disciplines : Écriture sainte (Ancien et Nouveau Testament), Théologie, Philosophie, Éthique, Histoire de l'Église, Liturgie, Droit canonique... Les séminaristes disposent d'une bibliothèque. En fin d'études ils passent habituellement le bac de théologie

7. Formation pastorale

La formation pastorale se réalise par des insertions apostoliques et pastorales dans une paroisse ou une aumônerie ou le séminariste exerce une responsabilité avec une équipe de prêtres et des laïcs. Cette insertion apostolique est un élément important du discernement de la vocation. En passant du 1er cycle au 2me cycle et à l'année diaconale, l'insertion progresse dans les responsabilités confiées et dans le temps passé au cour d'une semaine.
Les activités sont fort variées : catéchèse, animation liturgique, préparation au baptême et à la confirmation, visite des malades, participation à l'équipe pastorale. Les diacres exercent le ministère diaconal : célébration des baptêmes, des mariages et des obsèques, prédication dominicale. Ces différentes activités et expériences pastorales sont reprises et réfléchies avec un partage en équipe au séminaire.

8. Combien de temps dure la formation ? Quelles sont les étapes de cette formation ?

Les étapes de la formation diffèrent un peu selon les séminaires. Parfois avant le séminaire proprement dit, il y a une année de "propédeutique" qui est consacrée à la formation spirituelle.
La première étape au séminaire dure deux ans, on l'appelle "premier cycle". Elle permet au séminariste de vérifier son projet de vocation avec les prêtres responsables de sa formation et de discerner ou le Seigneur l'appelle, tout en commençant sa formation en vue du ministère.
Au terme de ce 1er cycle, certains séminaristes font un "stage", soit qu'ils soient trop jeunes ou qu'ils en sentent le besoin pour vérifier leur projet. Ce stage peut durer une ou plusieurs années et prendre des formes diverses (études profanes, travail professionnel, coopération ...) Pendant ce stage, ils restent en contact étroit avec le séminaire.
Le "second cycle" dure quatre ans, il a pour objectif la préparation immédiate au ministère. Au début de la première année les séminaristes sont admis officiellement parmi les candidats au sacerdoce. Ils sont ordonnés diacres à la fin de la troisième année. Ils sont alors "incardinés" c'est à dire rattachés officiellement au diocèse. A la fin de la quatrième année, souvent le 29 juin, fête de St Pierre et St Paul, ils sont ordonnés prêtre.
Dans certains séminaires, le "second cycle" dure trois ans et il est suivi d'une "année diaconale" qui à un régime nettement différent.

9. En quoi les séminaires actuels diffèrent-ils des séminaires d'avant le concile ?

Les séminaires actuels sont plus ouverts à l'extérieur. Les séminaristes participent à la vie des paroisses ou des aumôneries par leur "insertion pastorale", alors que précédemment ils sortaient très peu à l'extérieur du séminaire.
La formation pastorale se fait tout au long du séminaire. Précédemment le séminaire se concentrait sur la formation spirituelle et intellectuelle.
La vie en petit groupe est beaucoup plus importante : travail en groupe, partage spirituel en équipe. Précédemment, on insistait plus sur le silence que sur le partage.
Par suite de la réforme liturgique, les séminaristes participent beaucoup plus à la liturgie : préparation de la liturgie et intervention dans la célébration.

10. Les séminaires diocésains et inter diocésains en France

Par suite de la diminution du nombre des séminaristes, les séminaires diocésains se sont presque tous regroupés pour avoir des communautés plus nombreuses et plus vivantes et pour ne pas multiplier les corps professoraux. Il y a actuellement en France environ 20 séminaires.
En 1966, il y avait 4536 séminaristes dont 902 entrées en 1ère année
En 1980, il y avait 1161 séminaristes dont 258 entrées en 1ère année
En 2002, il y avait 831 séminaristes dont 116 entrées en 1ère année

11. Le séminaire St Sulpice

Le séminaire St Sulpice a été fondé en 1642 par M. Olier, curé de la paroisse Saint Sulpice à Paris, pour former des prêtres diocésains. Il est situé actuellement 33, rue Gal. Leclerc à Issy-les-Moulineaux dans la propriété qui a appartenu à Marguerite de Valois (la reine Margot. Il reçoit des séminaristes de la majorité des diocèses d'Ille de France, des diocèses de Haute-Normandie et de Champagne-Picardie. Il est animé principalement, depuis son origine, par "les prêtres de St Sulpice" appelé "sulpiciens".

Séminaire St Sulpice http://perso.wanadoo.fr/semissy/sem.htm

"La compagnie des prêtres de St Sulpice" est née du puissant mouvement de rénovation de l'Église de France au XVIIe siècle. Elle se réclame d'un grand courant spirituel dont les principaux représentants furent le Cardinal de Bérulle, le Père de Condren, Monsieur Vincent, saint Jean Eudes et Jean-Jacques Olier, et que l'on désigne sous le nom d'École française de spiritualité. Elle a pour priorité la formation des futurs prêtres. Elle a été amenée à prendre en charge peu à peu un nombre important de séminaires en France, puis s'est implantée au Canada, aux États-Unis, en Extrême-Orient, en Afrique et en Amérique latine.

La compagnie des prêtres de St Sulpice http://perso.wanadoo.fr/semissy/pss.htm

12. Les séminaires universitaires et les universités catholiques (facultés de philosophie et de théologie)

Les candidats au sacerdoce qui souhaitent avoir une formation intellectuelle plus poussée, peuvent, avec l'accord de leur évêque ou du responsable des vocations, aller dans un séminaire universitaire. Au séminaire, ils vivent en communauté et ils reçoivent une formation spirituelle et pastorale.
De plus, ils suivent les cours aux facultés de philosophie et de théologie qui font parti d’une Université (ou Institut) catholique. Leurs études sont couronnées par une licence de théologie. Il y a des universités catholiques et des séminaires universitaires à Paris, Lyon, Toulouse, Angers et Lille.
Ils peuvent aussi aller au Séminaire français de Rome et ils font leur formation intellectuelle dans une des facultés de philosophie et de théologie de Rome.

13. Directives du Vatican sur la formation des prêtres

Documents sur les directives du Vatican concernant la formation des prêtres
Paul VI et Jean Paul II ont attaché une grande importance à la formation des prêtres.
Paul VI a fait le Décret "Optatam totius" sur la formation des prêtres, (28 oct.1965) ou il donne des directives sur l'organisation des séminaires, la formation spirituelle, les études ecclésiastiques et la formation pastorale.
Jean Paul II, a fait une exhortation apostolique sur la formation sacerdotale, "Pastores dabo vobis", (25 mars 1992) concernant la vie spirituelle des prêtres, la formation des candidats au sacerdoce et la formation permanente des prêtres.

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Message non lupar jean_droit » ven. 21 juil. 2006, 11:46

Après la remarquable contribution de monachorum je vous joins un article d'un journal italien.
J'ai rencontré cet article dans ZENIT portugais ( qui est bien mieux que ZENIT français .... curieux ! ).
C'est donc une traduction automatique approximative.

.........................


Voies du manque de réponse à la vocation pour vie consacrée ROME, jeudi, 20 juillet 2006 (ZENIT.org). -

Le manque d'accompagnement reste comme une des raisons principales par lesquelles les jeunes ne suivent pas l'appel qu'ils ont une fois senti pour la vie consacrée.
Les pages du quotidien Italien "Avvenire" ont abordé ce mardi le sujet, en reproduisant les résultats d'une enquête - "Jeunes et vocations" - realiséee récemment par "Eurisko" (un institut italien) auprès de mille jeunes de 16 à 29 ans d'âge.
Dans l'étude on voit que dix pour cent de jeunes sentent une fois dans la vie la vocation à la prêtrise ou à la vie religieuse (masculine et féminine). Mais dans la plupart d'eux l'idée est abandonné après quelques mois. La raison d'autant vocations perdues se trouve dans d'autres statistiques : 71% des jeunes déclarent avoir connu des amis qui avaient le désir de se consacrer au Seigneur.
Pour 29% l'idée vient d'une expérience personnelle, comme la visite à un monastère, un pèlerinage ou un chant religieux.
Le quotidien souligne que beaucoup de jeunes expriment "beaucoup d'amertume dans l'abandon de l'appel à la vocation". Et il ajoute combien est influente dans les vocations perdues la pensée de renoncer aux certaines choses, par exemple, de se marier, auxquelles s'ajoute la crainte de la solitude.
L'archevëque de Cagliari - dans l'île italienne de la Sardaigne -, D. Giuseppe Mani, suggère aux jeunes cinq règles qui sont citées par "Avvenire"
Dans une lettre pastorale il indique :
Faire ce qui satisfait plus,
choisir ce qui coûte le plus,
préférer ce qui aide le plus,
choisir ce qui donne la paix au coeur,
consulter une personne adulte.
La question que le journal italien indique l'importance de l'attention pour l'accompagnement aux jeunes, donc une récente recherche du Recensement révèle que 70% des jeunes interviewés n'a pas su indiquer un homme ou une femme qui représentait un point de référence intellectuelle.
"Y a des crises de vocations aussi parce qu'y a des crises de guides dignes de confiance", commente le quotidien.

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Message non lupar Azuu » ven. 21 juil. 2006, 13:30

En faite, la crise chez les pasteurs est pratiquement la même, mais pour différentes raisons. Même si les pasteurs ont eu le droit d'être mariés, cela ne leur donne pas plus le goût de faire ce travail. Pastaeur est travail à temps PLUS que plein. Beaucoup de travail à la maison, en plus, souvent, d'un autre job. (Faut bien subvenir à ses besoins, parfois.) Ceux-ci ont souvent des familles à élever, et prendre les cours necessaires et prendre le temps necessaire à ce travail est peut-être trop leur demander... Être pasteur, c'est être là 24/24. Être informaticien s'arrête souvent à 17 heures.
<a href="http://www.jecrois.net">Je crois.net, là où les jeunes Catholiques ont leur place !
</a>

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Message non lupar jean_droit » ven. 21 juil. 2006, 13:36

Vous avez tout à fait raison.
Etre pasteur c'est une vocation et non un métier.
C'est accepter ce que dit le Christ de toute vie consacrée.
Dans le bulletin de l'église méthodiste on insistait sur la faiblesse des moyens matériels. Ëtre pasteur c'est accepter des sacrifices ...
C'est suivre le Christ !

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Message non lupar jean_droit » mer. 23 août 2006, 14:43

J’ai rencontré un futur séminariste d’un évêché de province.
Le sentiment qui domine en moi est la tristesse.
Dans ce diocèse il y a eu 20 prêtres décédés, l’année dernière, et une seule ordination !
Tant qu’au postulant il m’a l’air un peu seul.
Je me trompe, je le souhaite, mais c’est l’impression qu’il me donne.
Je me suis posé la question du soutien apporté dans les diocèses où il y a très peu ou épisodiquement des séminaristes.
Est-ce que les séminaires appartenant à des « fraternités » ne sont pas préférables dans ce cas ?
Remarque : Le site parisien mavocation.org est vraiment très bien fait.

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Pélerinage à Lisieux pour les vocations

Message non lupar jean_droit » jeu. 01 mars 2007, 11:46


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Message non lupar el Padrecito » jeu. 01 mars 2007, 13:36

Bonour à tous,

Etant séminariste, je vais vous partager un peu mon point de vue.

Les gens sont aujourd'hui ravis de voir des séminaristes, dans mon diocèse, nous ne sommes que cinq, mais le problème, c'est que pendant plusieurs années, peuple et pasteurs n'en ont plus voulu, pas tous, mais une partie; le résultat on le connaît. Aujourd'hui un renouveau commence à se faire, mais les séminaristes actuels sont comme les jeunes aujourd'hui soifs d'Absolu et non de tiédeur ou de relativisme.

Ce qui se passe aujourd'hui dans les séminaires, c'est qu'on a les restes d'une certaine époque qu'ils ont connu, cette époque est bien montrée dans la vidéo suivante http://www.ina.fr/archivespourtous/inde ... _notices=1
sur le site de l'INA.

Il faut quand même reconnaître qu'être père au séminaire n'est pas facile, donc prions pour les séminaristes, mais aussi et surtout pour leurs formateurs.
in Christo Rege.

Quentin.

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Message non lupar Charles-Edouard » jeu. 01 mars 2007, 13:56

Le savez vous?
1 âme d'un prêtre vaut 600 âme de laics!
C'est pour cela que les pretres sont autant attaquées!

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Message non lupar Boris » mer. 21 mars 2007, 14:04

Il est clair que beaucoup de familles (Versaillaises entre autres) veulent des prêtres dans les églises, des séminaristes dans les séminaires et les paroisses mais surtout pas dans leur famille !

Je dis cela en témoignage de discussions que j'ai entendu dans des retraites de la Communauté St Jean pour familles et où étaient présentes des familles Versaillaises et Paris XVI !
UdP,
Boris

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Message non lupar Raistlin » mer. 21 mars 2007, 14:40

Le savez vous?
1 âme d'un prêtre vaut 600 âme de laics!
Sans vouloir blasphémer, je ne savais pas que le Christ jouait au marchand avec les âmes à savoir combien chacune vaut. Et moi qui pensait que l'Amour divin était inconditionnel et le même pour tous... j'ai du louper un chapitre.

En Christ,

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Message non lupar Boris » mer. 21 mars 2007, 17:16

Et moi qui pensait que l'Amour divin était inconditionnel et le même pour tous... j'ai du louper un chapitre.
Pour être taquin : vous avez loupé le chapitre sur les pleurs et les grincements de dents (Mat XXV 30)
UdP,
Boris

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Pallier le manque de prêtres

Message non lupar jean_droit » mar. 24 avr. 2007, 16:50

Le paragraphe suivant de l'Exhortation Apostolique me parait intéressant à discuter :

Toujours ma même remarque : Dans ce paragraphe c'est le Synode qui s'exprime.

..............

Manque de prêtres et pastorale des vocations

25. À propos du lien entre Sacrement de l'Ordre et Eucharistie, le Synode s'est arrêté sur la situation difficile qui apparaît dans divers diocèses lorsqu'on doit faire face à la pénurie de prêtres. Cela se produit non seulement dans certaines zones de première évangélisation, mais également dans de nombreux pays de longue tradition chrétienne. Une plus juste répartition des prêtres contribuera certainement à la solution du problème. Un travail de large sensibilisation est donc nécessaire. Les Évêques impliqueront dans les nécessités pastorales les Instituts de Vie consacrée et les nouvelles réalités ecclésiales, dans le respect de leur charisme propre, et ils solliciteront tous les membres du clergé à une plus grande disponibilité pour servir l'Église là où il en est besoin, même au prix de sacrifices.

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Message non lupar jean_droit » mar. 24 avr. 2007, 17:11

Premiers commentaires :

Je considère que cette Exhortation peut être disséquée d'assez prêt car le texte a dû être lu et relu.

Ce qui a retenu mon attention c'est le fait que l'on parle de "certaines" zones de première évangélisation et de "nombreux" pays de longue tradition chrétienne. J'en déduis que le phénomène du manque de prête est, ou sera, surtout criant dans les "vieux" pays chrétiens. Cela correspond à mon ressenti : Les pays de première évangélisation sont dynamiques sur le plan des vocations. Même si des manques criants existent.

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« Une juste répartition des prêtres …. »

Message non lupar jean_droit » mar. 24 avr. 2007, 17:34

« Une juste répartition des prêtres …. ».

C’est évidemment une piste intéressante. Un laïc de l’archevêché de Paris m’a fait la même remarque comparant la relative richesse de Paris par rapport à d’autres évêchés, même ceux qui sont à la périphérie de Paris.

Avec quelques bémols.

D’abord on peut se demander s’il est toujours judicieux de dépouiller Paul pour rendre service à Jacques. On risque alors de faire un certain nivellement par « le bas ». Ne vaut-il pas mieux essayer d’essaimer à partir de positions fortes ?

Et puis je ne suis pas sûr que les évêchés tiennent vraiment à se dépouiller.

Un problème spécifique me préoccupe : Le soutien des populations d’immigrés et leur évangélisation éventuelle. Sachant que leur spiritualité est un peu différente de la notre ne serait-il pas judicieux « d’importer » des prêtres originaires des pays concernés ? J’ai l’impression, d’ailleurs, que cela se pratique de plus en plus. A Paris essentiellement avec les populations asiatiques. Mais je pense surtout à la banlieue parisienne ….

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Message non lupar jean_droit » mer. 25 avr. 2007, 10:20

Bonjour Seb,
Ta remarque est tout à fait intéressante mais j'avoue que je ne sais pas où trouver cette information.
Avec un bémol : Paris n'est que le 12ième de la France et non le tiers.
En vérité je ne me fais guère de soucis pour Paris.
C'est plutôt la couronne parisienne qui me semble poser problèmes :
Je ne pense pas que le clergé soit assez nombreux ( euphémisme ).
Le nombre d'églises doit être insuffisant ( euphémisme )
La population d'origine antillaise ou africaine est nombreuse et demande un soin tout particulier.
Ce devrait être une terre privilégiée d'Evangélisation que ce soit pour contrer le phénomène évangélique ou pour annoncer la Bonne Nouvelle aux musulmans.
Même si je ne les connais pas vraiment, j'ai l'impression que les diocèses de la couronne ne sont pas assez "équipé" pour relever ces défis.
Sommes toute être prêtre a Paris doit être "confortable" .... du moins bien plus "qu'ailleurs".


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