Petites Soeurs de Bethléem

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar alephbeth » lun. 01 déc. 2014, 17:20

Effectivement ce n'est pas très important mais l'évêque de Lyon a bien deux sœurs à Bethléem, l'une de ses sœurs ainées, et la benjamine des 11 enfants de la famille Barbarin.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar mellissa » lun. 01 déc. 2014, 17:37

Il est difficile pour moi de répondre à ces questions.
Je comprend parfaitement. Mais déjà ce que vous dites nous éclaire beaucoup.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar mellissa » lun. 01 déc. 2014, 21:48

Le comble pour Ines de Warren, l'auteur de "cet amour que le monde oublie" serait que sa jeune soeur (qui était artiste... sans doute séduite elle aussi par la beauté clinquante de Bethléem) subisse une crise marialo-pathogène et prenne la direction de la sortie. Elle se retrouverait avec un livre lourd à porter. Ce n'est pas un risque mineur vu le turn-over important dans cette communauté. Il y a parait-il une longue liste de soeurs en crise chez les soeurs de Bethléem.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar AncienBethléem » mar. 02 déc. 2014, 13:03

[Je voudrais souligner cette phrase, parce que, selon les témoignages, ce point n'a pas l'air d'être pris en compte:

Ils leur laisseront, notamment quant au sacrement de pénitence et à la direction spirituelle, une juste liberté

Une fois, j’ai demandé à une supérieure pourquoi il était impossible de parler avec un prêtre.
Elle m’a répondu qu’au début de la communauté, des prêtres avaient autorisé des soeurs, lors de confessions, à dormir sur la planche, à jeuner, à …, alors que Sœur Marie n’était pas d’accord. Elle m’a dit que les gens de l’extérieur, même prêtres, ne savaient pas ce que nous vivions, qu’ils n’avaient pas notre vocation.
De nombreuses années auparavant, ma première prieure, Maîtresse des Novices, nous avait dit qu’il fallait apprendre à se confesser discrètement, en faisant attention à ce que l’on disait. Elle expliquait d’un air brave que nous, nous étions « libres ». Cela m’avait un peu interloquée : Je m’étais demandé de quelle nature était cette liberté, et qui était libre dans l’affaire.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar AncienBethléem » mar. 02 déc. 2014, 13:06

Pour le dire de façon simple, elles font semblant....
Je ne crois pas que l’on fasse semblant.
On ne fait pas semblant de se lever à trois heures du matin, de chanter l’office dans la nuit, de faire oraison dans une cellule souvent glacée, d’obéir à la cloche, d’obéir à tout, si possible sans mot dire, de tout faire pour bien faire.
Personne ne fait semblant, je n’ai vu personne faire semblant à Bethléem. On endure beaucoup.
Même Sœur Marie ne faisait pas semblant : Elle « cherchait », elle cherchait tous azimuts, dans un grand désordre, une grande confusion, une grande agitation, oui, mais elle ne faisait pas semblant. A sa façon, elle est allée le plus loin possible dans la fidélité à ce qu’elle a pensé devoir accomplir.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar AncienBethléem » mar. 02 déc. 2014, 13:10

Concernant le charisme de Bethléem (une spiritualité très désincarnée), cela ne requiert-t-il pas d'être plus vigilant sur le recrutement ? La question est : Y a-t-il un problème dans le discernement et de recrutement chez les Sœurs de Bethléem ? Par exemple sachant que toute les filles qui rentrent passent par le mois évangélique qui est une retraite d'un mois mais, d'après ce qu'on m'a dit, il y a très peu de silence et de solitude et beaucoup de fêtes avec des soirées et des grands buffets où l'on chante et on danse.
Le discernement ne doit-il pas se faire dans la solitude brute de la clôture d'un monastère ? Je pense que dès le début tout est biaisé.
Je trouve qu'il y a beaucoup de dégâts à cause de ça.
A moins que les choses aient beaucoup changé, je ne crois pas qu’il y ait des soirées dansantes pendant le mois évangélique :).
Mais c’est sûr, il n’y a pas, durant ce mois, une seule journée « normale », une journée qui permettrait de se rendre compte de ce qu’est la vie au monastère. En tout cas, il n’y en avait pas de mon temps. Personnellement, cela m’avait beaucoup surprise : Je pensais venir passer un mois avec les sœurs pour voir comment elles vivaient … Mais non !

Deux mois plus tard, je suis arrivée pour de bon. Je n’étais pas bien décidée à prendre l’habit, parce que j’aurais souhaité me rendre d’abord compte de la vie que l’on menait.
Mais Sœur Marie partait en voyage et elle voulait absolument me donner l’habit avant de partir. Il aurait été à peu près inconvenant de résister ; Et puis, j’aurais eu l’impression de résister à Dieu lui-même, de « mégoter », de faire « mesquin ».
J’ai donc pris l’habit 48 heures après mon arrivée.

Le mois évangélique est une grande catéchèse : En un mois, on parcourt toute l’année liturgique, tous les mystères du rosaire.
Les journées sont faites de très longues homélies, de grands offices colorés par le mystère du jour, et d’« ateliers de prière » colorés de même.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar mellissa » mar. 02 déc. 2014, 14:53

A moins que les choses aient beaucoup changé, je ne crois pas qu’il y ait des soirées dansantes pendant le mois évangélique
Mon amie ex-sœur m'a raconté qu'il y a bien certains soirs où c'est la grande fiesta. Un grand repas où se réunissent sœurs, frères et retraitants, filles et garçons. Ensuite tout le monde est invité à chanter dans sa langue d'origine avec des instrument de musique. En particulier les filles importées d'Afrique jouent des instruments de musique (tambourin, calebasse etc...) en accompagnant les chants. Ce sont des soirées de décompression car certaines filles sont tendues par cette semi-solitude et cette coupure avec le monde (1 mois c'est long).

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar chélidoine » mar. 02 déc. 2014, 17:55


Une fois, j’ai demandé à une supérieure pourquoi il était impossible de parler avec un prêtre.
Elle m’a répondu qu’au début de la communauté, des prêtres avaient autorisé des soeurs, lors de confessions, à dormir sur la planche, à jeuner, à …, alors que Sœur Marie n’était pas d’accord..
Les religieux font voeu d'obéissance aux supérieurs, pas aux confesseurs. Un confesseur ne peut pas donner la permission à un religieux de faire des mortifications que le supérieur n'autorise pas, ce n'est pas son rôle.
Par contre le vœu d'obéissance fait qu'on sacrifie sa volonté ; sa volonté, pas ses pensées ou ses opinions.



Elle m’a dit que les gens de l’extérieur, même prêtres, ne savaient pas ce que nous vivions, qu’ils n’avaient pas notre vocation..
Ce n'est pas pour autant qu'un prêtre n'est pas à même de donner des conseils pour la vie intérieure. Dans des couvents de contemplatifs, on ne trouve pas toujours de confesseur qui soit de la même famille spirituelle, ou même contemplatif, ou même religieux. Ça n'empêche pas ces prêtres d'être de bon conseil pour la vie spirituelle.
De nombreuses années auparavant, ma première prieure, Maîtresse des Novices, nous avait dit qu’il fallait apprendre à se confesser discrètement, en faisant attention à ce que l’on disait. Elle expliquait d’un air brave que nous, nous étions « libres ». Cela m’avait un peu interloquée : Je m’étais demandé de quelle nature était cette liberté, et qui était libre dans l’affaire.
Ce genre de "conseils" est un mauvais indice en ce qui concerne la liberté de conscience. Le charisme d'un institut ne prime pas sur le code de droit canonique.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar AncienBethléem » mer. 03 déc. 2014, 13:38

- "Par contre le vœu d'obéissance fait qu'on sacrifie sa volonté"

N’est-ce pas ainsi que l’on s’est retrouvé à obéir à de totales extravagances comme j’ai essayé de l’indiquer il y a quelques jours ?
J’avoue que cela m’est toujours resté comme une question à laquelle je n’ai pas de réponse, (sauf peut-être que des regards extérieurs un peu plus fréquents et approfondis auraient pu être salutaires ?).

- "sa volonté, pas ses pensées ou ses opinions"

Obéir en gardant une opinion négative sur ce que l’on fait, est-ce que, sur la durée, ce ne sera pas bien compliqué ?

- "Le charisme d'un institut ne prime pas sur le code de droit canonique"

Pour la question des confessions, il est arrivé un moment où l’on a adopté la coutume cartusienne, à savoir des confessions sans monition, ce qui évidemment réglait définitivement le problème. J’ai connu cette époque.
Je crois que le passage d’un confesseur extraordinaire à intervalles réguliers est obligatoire ( ?), et donc on a mis cela aussi en place. Mais ce confesseur ne fait pas non plus de monition …
C’est pourquoi, je voudrais savoir si les choses se passent de cette même façon en Chartreuse et, si oui, comment cela s’articule avec le code de droit canonique. En effet, il me semble que les chartreux sont au-dessus de tout soupçon de dérives, si bien que …

Merci beaucoup de votre aide.

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar chélidoine » mer. 03 déc. 2014, 18:23

- "Par contre le vœu d'obéissance fait qu'on sacrifie sa volonté"

N’est-ce pas ainsi que l’on s’est retrouvé à obéir à de totales extravagances comme j’ai essayé de l’indiquer il y a quelques jours ?
Extravagances, peut-être, péché, jamais.
Par exemple, si le supérieur vous dit de faire telle ou telle chose que vous jugez peccamineuse (mentir, ne pas être charitable, etc.) ne le faites pas. On ne peut pas vous obliger au péché ou à ce que vous estimez comme tel, au nom de l'obéissance.
Cela suppose que la conscience soit formée et aiguisée, et dans les cas cités plus haut, on n'y est pas du tout.
Il ne suffit pas de cocher la case : péché, pas péché, mais de réfléchir plus loin, et c'est bien ça qui semble miné : un mysticisme de mauvais aloi ne doit pas prendre le pas sur le bon sens élémentaire.
Par exemple, il ne faudrait pas obliger quelqu'un à manger un aliment auquel il est allergique au nom de l'obéissance, en comptant sur un miracle pour lui épargner d'être malade. C'est plus complexe que de cocher une case dans une liste. Dans un système où on va prôner la destruction de la personnalité, on oublie que pour aimer son prochain comme soi-même, il faut d'abord s'aimer soi-même et donc refuser des comportements auto-destructeur, ou auto-mutilant.
Pour la question des confessions, il est arrivé un moment où l’on a adopté la coutume cartusienne, à savoir des confessions sans monition, ce qui évidemment réglait définitivement le problème. J’ai connu cette époque.
Le dialogue entre le prêtre et le pénitent est-il permis, afin que le prêtre puisse se faire une idée de ce qu'il absout ?

Que se passe-t-il quand une confession se prolonge ?

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar AncienBethléem » jeu. 04 déc. 2014, 16:34

Merci beaucoup.
Je crois qu’en réalité, le problème à Bethléem, c’est qu’il n’y avait plus qu’un seul péché : Désobéir. Et c’est vrai, on n’existait plus, ou si peu …
En tout cas, c’est mon expérience.
Je crois que c’est pour cela que je suis partie. Comment faire profession quand on n’existe plus ? J’étais venue pour être en présence de Dieu. J’ai fini en présence de la prieure et définie par elle. C’était très dur et totalement absurde.
Il m’a fallu beaucoup de temps pour arriver à énoncer clairement ce que je viens d’écrire.


- "Le dialogue entre le prêtre et le pénitent est-il permis, afin que le prêtre puisse se faire une idée de ce qu'il absout ?"

Non, pas à ma connaissance.
En tout cas, dans l’expérience que j’ai eue des confessions « en silence », cela ne s’est jamais produit.
Au début, beaucoup de prêtres ont fait des remarques. Ils n’étaient pas d’accord. Encore moins lorsque la confession est devenue quotidienne : Ce qu’ils entendaient ne leur convenait pas du point de vue de l’usage que l’on faisait du sacrement. « Confessions de routine » a dit l’un d’entre eux (cité par Sœur Marie).
Sœur Marie en parlait beaucoup, disant qu’ils ne nous comprenaient pas, qu’ils n’avaient pas notre vocation. Du côté de la communauté, je n’ai jamais entendu exprimer quoi que ce soit au sujet de ces nouvelles dispositions.
L’agitation à ce sujet a pris fin lorsque nous avons eu des frères prêtres.


- "Que se passe-t-il quand une confession se prolonge ?"

Avec les confessions quotidiennes et totalement en silence, c’était ultra-rapide et je n’ai jamais vu de prolongation. C’était impensable, surtout avec les frères.
Avant, la prieure se serait alarmée, aurait fait des remarques générales en communauté et posé des questions à la sœur en lui rappelant que nous devions être discrète : J’ai observé la chose pour d’autres lors de mon noviciat.
Personnellement, j’ai toujours été discrète puisque c’est ce qu’on nous avait recommandé dès le départ et, même (pardon), je ne faisais pas attention à la monition parce qu’on nous avait également bien expliqué qu’elle n’avait pas de valeur sacramentelle.

A un moment, l’évêque du lieu, qui aimait beaucoup Bethléem, est venu confesser quelquefois. Il a ensuite dit à Sœur Marie qu’elle devait laisser les sœurs libres de communier ou non. Sœur Marie en a été très contrariée : Elle en a longtemps parlé en communauté.
Cela m’a frappée parce que, moi aussi, j’avais parfois eu le sentiment, sans rien en dire, de communier contre ma conscience : On faisait un cercle de communion où tout le monde s’avançait, c’était automatique.
Sœur Marie s’est beaucoup impatientée à ce sujet, elle disait que c’était des scrupules. Je n’ai jamais entendu quelqu’un d’autre dire quoi que ce soit à ce sujet.

Pour finir, on a demandé au célébrant de dire une phrase avant la communion : « Que ceux qui veulent communier, s’avancent, que les autres restent librement à leur place ». Mais il ne me semble pas avoir jamais vu personne rester à sa place.
Par contre, j’ai toujours vu que lorsqu’une sœur n’avait pas l’heure de jeûne, la sœur prieure lui disait d’y aller quand même, sans que la sœur ait rien demandé (je parle d’expérience).

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar chélidoine » jeu. 04 déc. 2014, 23:43



- "Le dialogue entre le prêtre et le pénitent est-il permis, afin que le prêtre puisse se faire une idée de ce qu'il absout ?"

Non, pas à ma connaissance.
En tout cas, dans l’expérience que j’ai eue des confessions « en silence », cela ne s’est jamais produit.
Au début, beaucoup de prêtres ont fait des remarques. Ils n’étaient pas d’accord. Encore moins lorsque la confession est devenue quotidienne : Ce qu’ils entendaient ne leur convenait pas du point de vue de l’usage que l’on faisait du sacrement. « Confessions de routine » a dit l’un d’entre eux (cité par Sœur Marie).
Sœur Marie en parlait beaucoup, disant qu’ils ne nous comprenaient pas, qu’ils n’avaient pas notre vocation. Du côté de la communauté, je n’ai jamais entendu exprimer quoi que ce soit au sujet de ces nouvelles dispositions.
L’agitation à ce sujet a pris fin lorsque nous avons eu des frères prêtres.
Y a-t-il un prêtre sur ce forum pour réagir au sujet de la manière dont on agit avec ce sacrement dans cette congrégation ?

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar mellissa » lun. 08 déc. 2014, 14:00

Ce sont des vidéos qui accrochent. les chants sont beaux, les paroles profondes. Tout est beau.

Maurizoool
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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar Maurizoool » lun. 08 déc. 2014, 14:33

Ce sont des vidéos qui accrochent. les chants sont beaux, les paroles profondes. Tout est beau.

Le contraire serait étonnant non ? Tout ce qui est en Dieu et pour Dieu doit être beau non ?

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Re: Petites Soeurs de Bethléem

Message non lupar Héraclius » lun. 08 déc. 2014, 18:56

Il est fascinant, je trouve, de voir que l'hétérodoxie fraye assez naturellement avec le sectarisme.

En tout cas, prions pour ces soeurs. :(
Deus illum exaltavit et donavit illi nomen super omne nomen ut in nomine Iesu omne genu flectat caelestium et terrestrium et infernorum.

"Seul l'Amour est digne de Foi" - Hans-Urs von Balthasar


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