Les peines qui communient entre elles

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Barbarus
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Les peines qui communient entre elles

Message non lupar Invité » ven. 18 avr. 2008, 16:09

l est 15h10. Dans ma vie passée, c'est-à-dire avant hier, c'est l'heure approximative à laquelle j'appelais chez moi. Mais chez moi, il n'y a plus personne à appeler... Et autant j'ai la volonté de tenir bon, de relancer ma vie - avec l'aide de Dieu, autant je me sens affaibli et désarçonné de constater que je n'ai personne à qui parler.

Pourtant, si. Il y a cette voisine, toute retournée par le viol dont elle a été victime de par son propre époux, après douze ans de mariage... du fait du manque d'attention qu'elle lui prêtait... à cause de la maladie de sa seconde fille, etc. J'ai appris cette histoire de sa propre bouche alors que mon père agonisait, et nos malheurs personnels ont fait craquer la couche de glace habituelle, "moderne", qui gèle habituellement les relations entre voisins (dans le genre: "tu existes, mais je ne te connais pas.")

J'ai immédiatement "accroché" à cette misère, car il y a des douleurs morales, à un certain niveau de peine, qui communiquent entre elles, de l'une à l'autre, et pratiquement d'elles-mêmes, comme s'il s'agissait d'une nécessité vitale, d'un courant d'électricité. "L'enfer, écrit Bernanos, c'est de ne plus aimer" - mais aimer, au niveau le plus bas, le plus commun, signifie simplement : éprouver de la sympathie immédiate, être ému, être touché de compassion. Et finalement, en "sun-pathos", on trouve le mot grec qui correspond à compassion: souffrir-avec, communion de souffrance.

N'y aurait-il pas dans chaque souffrance une potentialité cachée de l'amour de Dieu ? Il faudrait l'explorer...

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