Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:41

De 8h à 9h
Barabbas préféré à Jésus.
La flagellation

Commencer avec la prière préparatoire

Mon Jésus tourmenté, mon pauvre coeur te suit au milieu de tes anxiétés et de tes peines. Te voyant vêtu comme un fou et sachant que tu es la Sagesse infinie qui donnes le discernement à tous, mon coeur tombe en délire et dit: «Comment! Jésus fou? Jésus malfaiteur?»

Mon Jésus, Sainteté sans pareille, te voilà de nouveau devant Pilate. Et lui, te voyant si mal en point, vêtu comme un fou, et constatant que tu n'as pas été condamné par Hérode, il est encore plus indigné contre les Juifs; il se convainc davantage de ton innocence et ne veut pas te condamner. Mais voulant toutefois donner quelque satisfaction aux Juifs pour apaiser leur haine et la soif ardente qu'ils ont de ton Sang, il te présente aux côtés de Barabbas. Mais les Juifs crient: «Nous ne voulons pas que Jésus soit libéré, mais Barabbas. Que Jésus de Nazareth soit crucifié!»

Ô comble de l'ingratitude humaine! Un peuple auquel tu a fait tant de bien te fait maintenant passer après un grand malfaiteur et te condamne au supplice de la croix! Ne sachant que faire pour les calmer, Pilate te condamne à la flagellation! Mon Jésus, mon coeur se brise en voyant qu'on a préféré une créature à ta divine Personne.

Tandis que les Juifs cherchent à te faire mourir dans l'ignominie, toi, tu penses à donner la vie à tous et il semble que tu dises: «Père Saint, regarde ton Fils vêtu comme un fou, qui répare la folie de tant de créatures quand elles tombent dans le péché! Que ce vêtement blanc soit devant toi pour la disculpation de beaucoup d'âmes qui revêtent le vêtement pitoyable de la faute. Vois, ô Père, la haine et la rage qu'ils ont contre moi leur font perdre la raison et les rendent assoiffées de mon Sang. Je veux réparer toutes les haines, les vengeances, les colères, les homicides, et, par mes Prières, obtenir pour tous la lumière de la raison et de la foi.

«Regarde-moi encore, ô mon Père: aurait-on pu me faire une plus grande insulte? Ils m'ont fait passer après un grand malfaiteur. Je veux ainsi réparer pour toutes les fois qu'on nous fait passer en second, après de vils intérêts, la vanité, les plaisirs, les attachements, les honneurs mondains, les ripailles. Les créatures nous font passer après toutes sortes de niaiseries. Et moi, je suis prêt à accepter qu'on me fasse passer après Barabbas pour réparer toutes ces fautes!»

Comme elles sont réelles et incessantes nos décisions de faire passer Dieu en second, même chez ceux qui aiment Jésus! Ah! cherchons cet amour pur et fort qui fait passer tous et tout après Jésus, même notre vie.

Ô Jésus, je me sens remplie d'admiration à la vue de ton Amour si sublime au milieu de tant de peines, de ton Héroïsme au milieu de tant d'insultes. Tes Paroles et tes Réparations, comme autant de flèches, blessent mon coeur et, dans ma souffrance, je veux m'associer à tes Prières et à tes Réparations. Pas même un seul instant je ne veux me détacher de toi; sinon beaucoup de choses m'échapperaient de ce que tu fais.

Et que vois-je? Les soldats te conduisent tout près d'une colonne pour te flageller. Mon Amour, je te suis. Et toi, de ton Regard d'Amour, regarde-moi et donne-moi la force d'assister à cet atroce supplice!

Mon Jésus infiniment pur, tu es déjà tout près de la colonne et les soldats déchaînés te délient pour t'attacher à cette colonne. Mais cela ne suffit pas, ils te dépouillent de tes vêtements pour que le supplice de ton Corps infiniment saint soit plus cruel. Mon Amour et ma Vie, je me sens m'évanouir par la souffrance de te voir presque nu. Tu trembles de la tête aux pieds et ton Visage infiniment saint rougit par pudeur. Ta confusion et ton épuisement sont tels que, ne te tenant plus debout, tu es sur le point de t'écrouler par terre. Mais, dans le but de mieux te lier, et non pas pour t'aider, les soldats ne te laissent pas t'écrouler. Ils prennent les cordes et te lient les Bras si serrés qu'ils se gonflent immédiatement et que, de la pointe de tes Doigts, le Sang coule! Puis ils t'attachent à la colonne en faisant courir les cordes jusqu'à tes Pieds. Ils te lient si serré que tu ne peux faire aucun mouvement. Et ils font ainsi pour être plus libres de se déchaîner sur toi!

Mon Jésus, toi qui habilles toutes les choses créées, le soleil de lumière, le ciel d'étoiles, les plantes de feuilles, les oiseaux de plumes, te voilà dévêtu! Quelle effronterie! Et, plein d'Amour, tu me dit par la Lumière que transmettent tes Yeux: «Tais-toi, ô mon enfant. Il était nécessaire que je sois dépouillé afin de réparer pour beaucoup qui se dépouillent de toute pudeur, candeur et innocence, qui se dépouillent du bien et de ma Grâce, et se revêtent de laideur, vivant à la manière des brutes. Par la rougeur de ma Figure, je répare les malhonnêtetés, les mollesses et les plaisirs brutaux. Par conséquent, sois attentive à ce que je fais; prie et répare avec moi!»

Jésus torturé, ton Amour passe d'un excès à l'autre. Je vois que tes bourreaux prennent des fouets de corde et te battent sans pitié, à tel point que ton Corps infiniment saint devient tout livide. Comme ils poursuivent dans leur fureur, ton Sang précieux coule sur le sol. Mais cela ne leur suffit pas, deux autres bourreaux prennent la relève avec cette fois des chaînes de fer crochu. Aux premiers coups, tes Chairs, broyées et blessées, se déchirent davantage et tombent en lambeaux sur le sol, et tes Os se découvrent. Ton Sang coule à flots, tellement qu'il forme une flaque au pied de la colonne. Mon Jésus, mon Amour dépouillé, tandis que tu subis cette tempête indescriptible de coups, j'embrasse tes Pieds divins afin de pouvoir prendre part à tes Souffrances et d'être couverte de ton Sang précieux!

Ô Jésus, flagelle mon intelligence et mets en fuite toutes les pensées qui pourraient m'éloigner de toi. Flagelle mes yeux et, s'ils se tournent pour regarder les choses de la terre, fais en sorte qu'un coup de tes fouets les attire à n'admirer que toi. Le bruit de tes fouets parvient à mes oreilles, ô Jésus! Ô mon Roi bafoué, quand tu me verras écouter des choses qui me distraient de toi, fais en sorte qu'un coup de tes fouets me fasse écouter seulement ta divine Voix. Ô Jésus, flagelle mon visage et si un acte de complaisance naissait en moi, que les coups de tes fouets me détachent de la terre et me poussent à regarder seulement le Ciel. Ô Jésus, flagelle ma langue et mes lèvres, et si elles osaient prononcer des paroles qui ne soient pas d'amour, qui ne disent pas ta Gloire, fais en sorte que tes fouets me jettent du feu et des flammes pour me faire brûler d'amour.

Ô Jésus, flagelle mes mains afin que je ne fasse aucun mouvement et n'accomplisse aucune oeuvre qui ne soit marqués du sceau de ton Amour. Ô Jésus, que tes fouets frappent mes pieds, que je te prie de lier aux tiens, afin que je sois empêchée de faire des pas qui ne soient pas pour toi et qui n'attirent pas les autres à t'aimer. Ô Jésus, flagelle mon coeur avec ses tendances, ses affections et ses désirs, afin que chaque coup que je recevrai le blesse, et que ces coups fassent renaître en moi la vie de l'amour.

Mon Jésus, j'entends tes gémissements que n'entendent pas tes ennemis, car la tempête de leurs coups assourdit l'air environnant. Par ces gémissements, tu dis: «Vous tous qui m'aimez, venez apprendre l'héroïsme de l'Amour; venez noyer dans mon Sang la soif de vos passions, la soif de tant d'ambitions, de fumées, de plaisirs et de sensualités. Dans mon Sang, vous trouverez le remède à tous vos maux.

«Regarde-moi, Père, dans cette bourrasque de coups. Je suis blessé sur tout mon Corps, mais cela ne suffit pas. Je veux beaucoup de Plaies sur mon Corps pour préparer des chambres dans le Ciel de mon Humanité pour toutes les âmes, afin qu'elles trouvent en moi leur salut et qu'elles puissent ainsi passer au Ciel de ma Divinité. Mon Père, que chaque coup de ces fouets répare devant toi, à tour de rôle, les diverses sortes de péchés. Et que ces coups de fouet excusent ceux qui commettent le péché, qu'ils flagellent leurs passions, qu'ils leur parlent de mon Amour, tant et si bien qu'ils soient forcés de céder devant moi.»

Jésus, il est si grand l'Amour avec lequel tu souffres, que tu excites presque tes bourreaux à te battre davantage! Mon Jésus décharné, ton Amour m'écrase, me rend folle. Alors que ton Amour n'est pas fatigué, tes bourreaux, eux, sont épuisés et cessent leur terrible massacre. Ils coupent tes cordes et, presque mort, tu tombes dans la marre de ton propre Sang.

En voyant sur le sol les lambeaux de ta Chair, tu te sens mourir de douleur en y voyant les âmes réprouvées. Tu te meurs dans ton Sang, ô Jésus! Laisse-moi te prendre dans mes bras pour te restaurer au moins par mon amour. Je baise toutes tes Plaies, et par ces baisers j'enferme toutes les âmes en toi. Ainsi, aucune ne se perdra plus. Et toi, tu me bénis!

 

Réflexions et pratiques.

Pendant cette heure, Jésus est dépouillé de ses vêtements et soumis à toutes sortes de coups. Et nous, sommes-nous dépouillés de tout? Jésus est lié à la colonne; et nous, nous laissons-nous lier à son Amour? Par son Regard tendre, Jésus nous appelle à le délier. Ne voyons-nous pas en ce Regard qu'il a aussi un reproche à nous faire: celui d'avoir contribué à le lier? Pour le soulager, nous devons d'abord nous départir de nos propres chaînes pour pouvoir ensuite enlever celles des autres.

Nos chaînes, bien souvent, ne sont rien d'autre que de petits attachements à notre volonté, à notre amour-propre vexé, à nos petites vanités qui, s'entrelaçant, lient douloureusement notre aimable Jésus. Parfois, pris d'Amour pour notre pauvre âme, Jésus veut lui-même nous enlever nos chaînes. Quand nous nous lamentons parce que nous ne voulons pas être liés à Jésus, nous le contraignons, chagriné, à se retirer.

À travers ses Souffrances, notre Jésus martyrisé répare nos péchés contre la modestie. Et nous, sommes-nous purs dans nos regards, nos paroles et nos affections, de sorte que nous n'ajoutions pas d'autres coups sur son Corps innocent? Sommes-nous toujours attachés à Jésus de sorte que nous nous trouvions prêts à le défendre quand les créatures le frappent par leurs offenses?

Mon Jésus enchaîné, que tes chaînes soient les miennes, de sorte que je te sente toujours en moi, et que tu me sentes toujours en toi.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:43

De 9h à 10h
Le couronnement d'épines.
La condamnation à mort.

Commencer avec la prière préparatoire

Jesús es condenado a Muerte.

Mon Jésus, Amour infini, plus je te regarde et plus je vois combien tu souffres. Tu es tout lacéré; il n'y a aucune partie saine en ton Corps. Les bourreaux sont furieux de voir que malgré tant de Souffrances, tu les regardes toujours avec Amour. Et ton Regard amoureux, formant un doux enchantement, recherche de nouvelles Souffrances. Tes bourreaux, non seulement parce qu'ils sont cruels, mais aussi forcés à leur insu par ton Amour, te mettent sur pied pour t'infliger de nouveaux tourments. Mais toi, à bout de forces, tu tombes de nouveau dans ton Sang. Et c'est à coups de pied et en te poussant que les bourreaux, irrités, te font parvenir au lieu où ils te couronneront d'épines. Mon Amour, si tu ne me soutiens pas de ton Regard, je ne pourrai pas continuer à te voir ainsi torturé.

Je sens des frissons dans mes os, j'ai le coeur qui bat, je me sens mourir: «Jésus, Jésus, aide-moi!» Et toi, tu sembles me dire: «Mon enfant, courage, ne perds rien de ce que je souffre, sois attentive à mes Enseignements. Je dois refaire l'homme en toutes choses. Ses fautes l'ont couronné d'opprobres et de confusion, si bien qu'il ne peut paraître devant ma Majesté; ses fautes l'ont déshonoré en lui faisant perdre tout droit aux honneurs et à la gloire. Par conséquent, je veux être couronné d'épines pour remettre sa couronne sur son front et lui restituer tous ses droits, son honneur et sa gloire. Mes épines seront devant mon Père réparations et disculpation pour ses nombreux péchés dans ses pensées, surtout pour son orgueil. Mes épines seront des sources de Lumière pour chaque intelligence créée, des voix de supplication pour qu'elles ne m'offensent plus. Toi, unis-toi à moi, prie et répare avec moi.»

Poursuivant dans leurs cruautés, tes ennemis te font asseoir, déposent sur toi une guenille de pourpre, prennent une couronne d'épines qu'ils viennent de fabriquer et, avec une furie infernale, la placent sur ta Tête adorable. Puis, à coups de bâton, ils te font pénétrer les épines dans la Tête. Les épines parviennent à tes Yeux et à tes Oreilles, pénètrent ton Crâne jusque derrière ta Nuque. Mon Amour, quel supplice, quelles souffrances incommensurables! Combien de morts cruelles ne subis-tu pas! Le Sang coule sur ton Visage: on ne voit que du Sang. Mais sous ces épines et ce Sang, on voit ton Visage infiniment saint rayonnant la Douceur, la Paix et l'Amour.

Poursuivant avec leurs moqueries, tes bourreaux te mettent un roseau à la Main en guise de sceptre et commencent leurs sarcasmes. Ils te saluent comme Roi des Juifs, battant ta couronne et te giflant. Et toi, tu te tais et répares les ambitions de ceux qui aspirent à régner, qui recherchent les dignités, qui, se trouvant en autorité et ne se comportant pas bien, causent la ruine des peuples et des âmes sur lesquelles ils ont autorité! Au moyen de ce roseau que tu tiens dans ta Main, doux Jésus, tu répares beaucoup d'oeuvres, peut-être bonnes en soi, mais vides d'esprit intérieur et faites même dans des intentions mauvaises. Par les insultes et les moqueries que tu subis, tu répares pour ceux qui profanent et ridiculisent les choses saintes.

Mon Roi Jésus, tes ennemis continuent leurs insultes. Il y a tellement de Sang qui coule de ta Tête qu'il en parvient jusque dans ta Bouche, t'empêchant de me faire entendre clairement ta Voix. Jésus, je veux mettre ma tête sous ces épines, afin de ressentir leurs piqûres. Ô Jésus, comme il est bon d'être avec toi, même au milieu de mille tourments!

Et tu sembles me dire: «Mon enfant, ces épines disent que je veux être Roi de chaque coeur, que c'est à moi que revient toute domination. Toi, prends ces épines et pique-toi le coeur, fais-en sortir tout ce qui ne m'appartient pas, et laisse une épine dans ton coeur comme rappel que c'est moi ton Roi, pour empêcher que quelque chose d'autre y entre. Va chez tous les coeurs et, en les piquant, fais-en sortir toute fumée d'orgueil, toute pourriture, et constitue-moi Roi de tous.»

Ô mon Amour, je te prie de me piquer les oreilles de tes épines, afin qu'elles puissent n'entendre que ta Voix; mes yeux pour qu'ils ne regardent que toi; ma bouche pour que ma langue reste muette par rapport à tout ce qui pourrait t'offenser et libre pour te louer et te bénir en toutes choses. Ô mon Roi, entoure-moi d'épines, et que ces épines me gardent toute attentive à toi.

Jésus, je veux essuyer ton Sang et le baiser, car je vois que tes ennemis te conduisent à Pilate, qui va te condamner à mort! Mon Amour, aide-moi à continuer de t'accompagner sur ton chemin douloureux. Mon coeur, qui a été blessé par ton Amour et transpercé par tes épines, ne peut vivre sans toi.

Et te voilà maintenant devant Pilate. Quel spectacle émouvant! Les Cieux sont saisis d'horreur et l'enfer tremble de peur et de rage! Ô ma Vie, je ne peux supporter de te voir dans un tel état, mais l'attirance de ton Amour m'amène à te regarder quand même, afin que je comprenne bien tes Souffrances. À travers mes larmes et mes soupirs d'amour, je te contemple.

Mon Jésus, tu es presque nu. Au lieu de tes vêtements, tu es revêtu de Sang. Tes Chairs sont déchirées, tes Os sont dénudés, et ton Visage infiniment saint est méconnaissable. Les épines enfoncées dans ta Tête t'arrivent jusqu'aux Yeux et au Visage. Ton Sang précieux s'écoule jusqu'à terre.

Mon Jésus, je ne te reconnais plus. Comme tu es mal en point! Tu es parvenu aux excès les plus profonds des humiliations et des tourments! Ah! je ne peux plus supporter cette vue si pénible. Je me sens mourir! Je voudrais te soustraire de la présence de Pilate pour t'enfermer dans mon coeur et te donner du repos. Je voudrais guérir tes Plaies par mon amour. Je voudrais inonder de ton Sang le monde entier pour atteindre toutes les âmes et te les amener comme tes conquêtes!

Ô patient Jésus, c'est avec difficulté qu'à travers les épines tu me regardes. Et tu me dis: «Mon enfant, viens entre mes Bras, appuie ta tête sur ma Poitrine, et tu percevras des Souffrances plus intenses et plus cruelles, car ce que tu vois à l'extérieur de mon Humanité n'est que l'écho de mes Peines intérieures. Prête attention aux Battements de mon Coeur et tu comprendras que je répare les injustices de ceux qui commandent, les oppressions qu'ils exercent sur les pauvres et les innocents, leur orgueil qui, pour obtenir des dignités, des fonctions ou la richesse, ne se gêne pas de désobéir aux lois élémentaires de leur conscience et d'écorcher leur prochain, fermant leurs yeux à la Lumière de la Vérité.

«Par ces épines, je veux briser leur orgueil, et par les trous qu'elles font dans ma Tête, je veux me frayer un chemin dans leur intelligence, pour tout y réorganiser selon la Lumière de la Vérité. En étant ainsi humilié devant ce juge injuste, je veux faire comprendre à tous que la seule vertu est celle qui rend l'homme maître de lui-même. Et j'enseigne à ceux qui commandent que la vertu unie au savoir honnête est la seule qui rend apte à gouverner et diriger les autres, tandis que les dignités sans la vertu sont des choses dangereuses et à déplorer. Mon enfant, fais écho à mes Réparations et continue à contempler mes Peines.»

Mon Amour, je vois que, te voyant si mal en point, Pilate frissonne et, impressionné, s'exclame: «Est-il possible qu'il y ait tant de cruauté dans des poitrines humaines? Ah! ce n'était pas ce que je voulais quand je l'ai condamné à être battu!» Et, voulant te libérer d'entre les mains de tes ennemis, tout humble et en détournant de toi son regard -- car il ne peut supporter la vue de ton horrible état --, il recommence à t'interroger: «Mais dis-moi, qu'as-tu fait? Ton peuple t'a remis entre mes mains: dis-moi, es-tu roi? Quel est ton royaume?»

Comme tu ne réponds pas à ses questions, Pilate ajoute: «Ne sais-tu pas qu'il est en mon pouvoir de te libérer ou de te condamner?» Alors, ô mon Amour, voulant faire resplendir dans l'intelligence de Pilate la Lumière de ta Vérité, tu réponds: «Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne te venait d'en haut; cependant, ceux qui m'ont remis entre tes mains ont commis un péché plus grave que le tien.» Alors, ému par la douceur de ta Voix, Pilate décide, le coeur tourmenté, de te montrer au peuple à partir de sa loge, espérant que les Juifs seraient pris de compassion en te voyant si défiguré, et qu'il pourrait ainsi te libérer.

Mon Jésus attristé, c'est avec difficulté que tu marches, courbé sous cette horrible couronne d'épines. Ton Sang marque tes Pas. Et en arrivant dehors, tu vois la foule en tumulte qui, anxieuse, attend ta condamnation. Pilate impose le silence pour ramener tout le monde à l'attention et se faire entendre de tous. Il prend avec dégoût les deux lambeaux de la pourpre qui te couvre la Poitrine et les Épaules, la soulève, afin que tous voient le piteux état dans lequel tu te trouves. À voix haute il dit: « Ecce Homo! Regardez-le, il n'a plus l'apparence d'un homme. Observez ses Plaies, on ne le reconnaît plus. S'il a fait du mal, il a déjà souffert assez, même trop. Moi, je regrette de l'avoir fait tant souffrir, laissons-le donc libre!»

À ces paroles, il se fait un silence profond au Ciel, sur terre et en enfer! Puis, comme d'une seule voix, j'entends le cri de tous: «Crucifie-le, crucifie-le! Nous le voulons mort!» Jésus, mon Amour, laisse-moi te soutenir, car je vois que tu vacilles sous tant d'accablement. Jésus, ma Vie, je vois que tu trembles. Ce cri de condamnation à mort pénètre ton Coeur. Et dans ces voix tu perçois la Voix de ton cher Père qui dit: «Mon Fils, je te veux mort, et mort crucifié!» Tu entends aussi ta Maman qui, malgré qu'elle en soit navrée, fait écho à ton cher Père en disant: «Fils, je te veux mort!» Les anges, les saints, l'enfer, tous, d'une voix unanime, crient: «Crucifie-le, crucifie-le.» Si bien qu'il n'y a aucune âme qui vive qui ne te veuille mort. Et, à ma plus grande horreur, moi aussi je me sens contrainte par une force suprême à crier: «Crucifie-le!» Mon Jésus, pardonne à la misérable pécheresse que je suis de te vouloir mort! Je te prie de me faire mourir avec toi.

Et toi, ô mon Jésus torturé, il semble que, ému par ma souffrance, tu me dises: «Mon enfant, serre-toi sur mon Coeur et prends part à mes Peines et à mes Réparations. Le moment est solennel: ou bien c'est ma mort, ou bien c'est la mort de toutes les créatures. En ce moment, deux courants se déversent dans mon Coeur; dans l'un il y a les âmes qui, si elles me veulent mort, c'est parce qu'elles veulent trouver en moi la Vie; et ainsi, comme j'accepte la mort à leur place, elles sont libérées de la condamnation éternelle et les portes du Ciel s'ouvrent à elles. Dans l'autre courant, il y a les âmes qui me veulent mort par haine et pour la confirmation de leur condamnation; mon Coeur en est lacéré et ressent la mort de chacune et les peines mêmes de l'enfer où elles se dirigent! Ah! mon Coeur ne supporte pas ces Souffrances cruelles et me fait répéter: pourquoi tant de Sang versé en vain? pourquoi mes Peines seront-elles inutiles pour tant d'âmes? Mon enfant, soutiens-moi, je n'en peux plus, prends part à mes Peines. Que ta vie soit une offrande continuelle pour sauver les âmes, pour adoucir mes tortures!»

Mon Jésus, tes Peines sont les miennes. Et je veux participer à tes Réparations. Je vois qu'aux cris de la foule, Pilate est stupéfait. Il se hâte de dire: «Comment, dois-je crucifier votre Roi? Moi, je ne trouve pas de faute en lui pour le condamner.» Et les Juifs crient en assourdissant l'air: «Nous n'avons pas d'autre roi que César. Si tu ne le condamnes pas, tu n'es pas l'ami de César. Crucifie-le! Crucifie-le!» Pilate, ne sachant que faire et craignant d'être déposé, se fait apporter une bassine d'eau et, se lavant les mains, dit: «Moi, je suis innocent du Sang de ce juste.» Et il te livre à la crucifixion.

Mais les Juifs ajoutent: «Que son Sang retombe sur nous et sur nos enfants!» Et, te voyant condamné, ils font la fête, battent des mains, sifflent, hurlent. Et toi, ô Jésus, tu répares pour ceux qui se trouvent dans les hauts rangs de la société et qui, mus par une vaine crainte et pour ne pas perdre leur poste, désobéissent aux lois les plus sacrées, ne se préoccupant pas de la ruine de peuples entiers, favorisant les impies et condamnant les innocents.

Tu répares aussi pour ceux qui, après leur faute, incitent diaboliquement la Colère divine à les punir. Et tandis que tu répares tout cela, ton Coeur saigne à cause de la Souffrance de voir ton peuple choisi marqué de la malédiction du Ciel qu'il vient lui-même d'appeler, la scellant de ton Sang qu'ils ont appelé sur leur propre tête! Ah! ton Coeur s'évanouit. Laisse-moi te soutenir, partageant tes Réparations et tes Peines.

Mais ton Amour te pousse plus avant, et, impatient, tu cherches la croix! Ma Vie, je te suivrai, mais, pour l'instant, repose-toi dans mes bras. Après, nous nous rendrons ensemble au Calvaire. Reste en moi et bénis-moi.

 

Réflexions et pratiques.

Jésus couronné d'épines est traité comme un roi de plaisanterie et soumis à des insultes et des Peines inouïes. Il répare ainsi nos péchés d'orgueil. Et nous, évitons-nous les pensées d'orgueil? Savons-nous attribuer à Dieu le bien que nous faisons? Savons-nous nous estimer inférieurs aux autres?

Savons-nous garder notre intelligence exempte de pensées frivoles? Souvent nous ne sommes pas réceptifs à la Grâce, parce que nous gardons notre intelligence occupée par des pensées frivoles. Et alors, comme notre intelligence n'est pas toute remplie de Dieu, le démon trouve la voie libre pour nous importuner; c'est un peu comme si c'était nous-mêmes qui fomentions nos tentations. Quand notre intelligence est remplie de Dieu, alors, ne trouvant pas en nous d'endroit où diriger ses tentations, le démon s'éloigne confus. Les pensées saintes ont tant de force contre le démon que, quand il veut s'approcher de nous, ces pensées, comme autant d'épées, le blessent et le font s'éloigner.

C'est donc à tort que nous nous lamentons quand notre intelligence est importunée par l'ennemi; c'est notre manque de vigilance qui l'incite à nous attaquer. C'est comme s'il espionnait notre intelligence pour y déceler des points faibles et monter à l'assaut. Alors, au lieu de soulager Jésus par nos saintes pensées et lui enlever ses épines, nous les lui pressons sur la Tête, et la Grâce ne peut présenter à notre intelligence de saintes inspirations.

Souvent nous faisons pire. Quand nous sentons le poids des tentations, au lieu de les présenter à Jésus pour les faire brûler au feu de son Amour, nous nous inquiétons, nous nous attristons, nous faisons des calculs, si bien que non seulement notre intelligence est occupée par les mauvaises pensées, mais encore notre être tout entier en est imprégné; et il faut presque un miracle de Jésus pour nous en libérer.

C'est comme si, à travers ses épines, Jésus nous regardait et nous disait: «Ah! mon enfant, c'est toi-même qui ne veux pas être proche de moi. Si seulement tu étais venu tout de suite à moi, je t'aurais aidé à te libérer des vexations de l'ennemi et tu ne m'aurais pas fait soupirer après toi. Je cherchais ta coopération pour me libérer d'épines, mais c'est en vain que je t'ai attendu, parce que tu étais occupé par le travail intense que ton ennemi t'avait donné. Oh! comme tu serais moins tenté si tout de suite tu venais dans mes Bras. Alors l'ennemi me craindrait moi-même, plutôt que toi, et c'est tout de suite qu'il te laisserait.» Mon Jésus, que tes épines enferment mes pensées dans ton Intelligence et empêchent l'ennemi de m'accabler de tentations. Quand Jésus se fait entendre dans notre intelligence et notre coeur, répondons-nous à ses Inspirations ou les oublions-nous rapidement?

Jésus est traité comme un roi de plaisanterie. Et nous, savons-nous respecter les choses saintes? Devant elles, savons-nous user de la révérence qui convient, comme si nous touchions à Jésus-Christ lui-même?

Mon Jésus couronné d'épines, fais que je ressente tes épines, afin que par leurs piqûres je comprenne combien tu souffres et que je sache te considérer comme mon Roi.

Debout dans la loge de Pilate, Jésus est condamné à mort par ce peuple qu'il a tant aimé et auquel il a fait tant de bien. Pour nous donner la vie, Jésus accepte de mourir à notre place. Et nous, sommes-nous prêts à accepter quelques peines pour que Jésus ne soit pas offensé et souffre moins? Comme Jésus souffrit extrêmement dans son Humanité, nous, qui devons continuer sa Vie sur terre, nous devons, au moyen de nos peines, le payer de retour. Savons-nous compatir aux peines que Jésus souffre à la vue des nombreuses âmes qui sont arrachées à son Coeur?

Les Juifs veulent que Jésus meure crucifié comme un infâme, afin que son nom soit effacé de la face de la terre. Et nous, voulons-nous vraiment que Jésus vive sur la terre? Par nos actions, nos exemples et nos pas, nous devons répandre les empreintes divines dans le monde pour que Jésus soit connu de tous. Par notre agir, nous devons faire en sorte que notre vie soit un écho de sa Vie, et que cet écho se fasse entendre d'un bout à l'autre de la terre. Sommes-nous prêts à donner notre vie pour que notre bien-aimé Jésus soit dédommagé de toutes les offenses qui lui sont faites, ou bien imitons-nous les Juifs en criant avec eux: «Qu'il soit crucifié!»?

Mon Jésus condamné, je veux, par amour pour toi, partager ta condamnation. Et pour te consoler, je veux continuellement déverser mon amour en toi et te déverser dans le coeur de toutes les créatures pour communiquer ta Vie à tous.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:44

De 10h à 11h
Jésus chargé de sa Croix et conduit au Calvaire
où on le dépouille de ses vêtements.

Commencer avec la prière préparatoire

Mon Jésus, Amour insatiable, je vois que tu ne te donnes pas un instant de répit. Je ressens tes Désirs ardents d'Amour. Ton Coeur bat fort et, à chaque Battement, je ressens tes éclatements et tes violences d'Amour. Ne pouvant contenir le feu qui te consume, tu te fatigues, tu gémis, tu soupires et, à chacun de tes gémissements, je t'entends dire: «Croix!» Chaque goutte de ton Sang proclame: «Croix!» Toutes tes Peines, dans lesquelles tu te noies comme dans une mer immense, répètent: «Croix!» Et tu t'exclames: «Ô Croix bien-aimée et si ardemment désirée, toi seule sauveras mes enfants. En toi je concentre tout mon Amour!»

Tes ennemis te font rentrer dans le prétoire et, voulant te faire endosser tes vêtements, t'enlèvent la pourpre dont tu es couvert. Mais quelle Souffrance! Il me serait plus facile de mourir que de te voir tant souffrir! Le vêtement s'accroche à ta couronne d'épines et ils ne peuvent l'enlever. Alors, avec une cruauté inhumaine, ils t'arrachent d'un seul coup et le vêtement et la couronne. Ce coup cruel brise plusieurs épines qui demeurent enfoncées dans ta Tête. Et ton Sang coule abondamment.

Tu gémis sous la douleur. Mais, ne se souciant pas de tes tortures, tes ennemis t'enfilent ton vêtement, et de nouveau te remettent la couronne. Et comme ils la pressent fortement sur ta Tête, les épines te parviennent jusqu'aux Yeux et aux Oreilles; si bien qu'il n'y a aucune partie de ta Tête infiniment sainte qui n'en ressente les douleurs. Ta Souffrance est si grande que tu vacilles, trembles de la tête aux pieds et que tu es sur le point de mourir. Et de tes Yeux languissants et pleins de Sang, c'est avec difficulté que tu me regardes pour me demander de l'aide dans cette détresse extrême.

Mon Jésus, Roi des Douleurs, laisse-moi te soutenir et te serrer sur mon coeur. Je voudrais prendre le feu qui te dévore pour réduire en cendres tes ennemis et te mettre à l'abri. Mais toi, tu ne veux pas, parce que tes Désirs de la Croix se font plus ardents, et que tu veux t'immoler sur elle immédiatement pour tous, même pour tes ennemis!

Mais tandis que je me serre sur ton Coeur et que toi tu te serres sur le mien, tu me dis: «Mon enfant, laisse-moi donner libre cours à mon Amour et, avec moi, répare pour ceux qui, tout en faisant le bien, me déshonorent. Ces Juifs me font reprendre mes vêtements pour me déconsidérer davantage devant le peuple, afin de le convaincre que je suis un malfaiteur. Apparemment, l'action de me vêtir est bonne mais, dans leur coeur, elle est mauvaise. Combien de gens font de bonnes oeuvres, administrent les sacrements ou les fréquentent, mais à des fins humaines, sinon carrément mauvaises.

«Le bien, quand il est mal fait, porte à la dureté. Je veux être couronné une deuxième fois, avec des Souffrances plus cruelles qu'à la première, pour briser cette dureté, et pour ainsi attirer les hommes à moi. Ah! mon enfant, ce deuxième couronnement m'est bien plus douloureux que le premier; je sens ma Tête comme si elle nageait dans les épines. Et à chaque mouvement que je fais ou à chaque choc qu'on me donne, ce sont autant de morts cruelles que je vis. Je répare ainsi pour ceux qui, au lieu de penser à leur propre sanctification, se dissipent et rejettent ma Grâce, tandis que moi, je gémis et désire ardemment leur salut. Ah! je fais tout pour aimer les créatures et celles-ci font tout pour m'offenser! Toi au moins, ne me laisse pas seul dans mes Peines et dans mes Réparations!»

Mon Bien torturé, avec toi je répare, avec toi je souffre. Là je vois que tes ennemis te font tomber dans un escalier. Et après, fiévreusement, ils te font arriver à la Croix, toute prête, qu'avec de si ardents Désirs tu cherches. C'est avec Amour que tu la regardes et que, d'un Pas assuré, tu t'approches pour t'en emparer. Mais d'abord, tu lui donnes un Baiser. Et tandis que ton Humanité infiniment sainte frissonne de joie, tu la regardes et en mesures la longueur et la largeur. Tu en établis une portion pour chaque créature. Tu en dotes suffisamment pour chacune, afin de la lier à la Divinité par le lien du mariage et pour la rendre héritière du Royaume des Cieux. Puis, ne pouvant contenir l'Amour avec lequel tu nous aimes, tu recommences à lui donner des Baisers et tu lui dis:

«Croix adorée, enfin je t'embrasse. Tu es le Désir ardent de mon Coeur, le martyre de mon Amour. Tu as tardé jusqu'à maintenant, tandis que c'était toujours vers toi que mes Pas se dirigeaient. Sainte Croix, c'est toi le but de mon existence ici-bas. En toi je concentre tout mon être, en toi je place tous mes enfants. Tu seras leur vie, leur lumière, leur défense, leur gardien et leur force; tu les secourras en toutes choses et tu me les amèneras glorieux au Ciel.

«Ô Croix, chaire de Sagesse, toi seule enseigneras la vraie sainteté, toi seule formeras les héros, les athlètes, les martyrs, les saints. Belle Croix, c'est toi mon Trône. Et tandis que je dois quitter cette terre, toi, tu seras toujours à moi. Je te donne en dot toutes les âmes; garde-les-moi, sauve-les-moi. Je te les confie!»

Et, anxieux, tu te la fais placer sur tes Épaules infiniment saintes. Ah! mon Jésus, ta Croix est trop légère pour ton Amour. Mais à son poids s'ajoute celui de nos fautes, aussi lourd que toute la terre. Ô mon Bien, tu te sens écrasé sous le poids de tant de fautes; ton Âme frémit d'horreur à leur vue et elle ressent la peine de chacune. Ta Sainteté est secouée devant tant de laideur et, par conséquent, en recevant la Croix sur tes Épaules, tu vacilles, le souffle te manque, et de ton Humanité infiniment sainte coule une sueur mortelle.

Mon Amour, mon âme ne supporte pas de te laisser seul. Je veux partager avec toi le poids de ta Croix et, pour soulever le poids de nos fautes, je me serre contre tes Pieds; je veux te donner au nom de toutes les créatures de l'amour pour quiconque ne t'aime pas, des louanges pour quiconque te méprise, des bénédictions, des remerciements, de l'obéissance pour tous. Mon Jésus, pour toutes les offenses que tu recevras, je veux t'offrir ma personne pour réparer. Je veux faire les actes opposés aux offenses que les créatures te font, et te consoler par mes baisers et mes actes d'amour continuels.

Mais je sais fort bien que je suis trop misérable et que j'ai besoin de toi pour pouvoir réparer vraiment. Par conséquent, je m'unis à ton Humanité infiniment sainte. J'unis mes pensées aux tiennes pour réparer mes pensées mauvaises et celles de tous, j'unis mes yeux aux tiens pour réparer les regards mauvais, ma bouche à la tienne pour réparer les blasphèmes et les conversations mauvaises, mon coeur au tien pour réparer les tendances, les affections et les désirs mauvais. En un mot, je veux réparer tout ce que répare ton Humanité infiniment sainte en m'unissant à ton Amour infini et au bien immense que tu fais à tous.

Mais je ne suis pas encore contente; je veux m'unir à ta Divinité. Je veux perdre mon néant dans ta Divinité et, ainsi, je pourrai tout te donner. Je te donne ton Amour pour éponger tes amertumes, ton Coeur en réparation de nos froideurs, de nos manques de réciprocité, de nos ingratitudes et de notre manque d'amour. Je te donne tes Harmonies pour te dédommager des outrages que tu reçois par les blasphèmes. Je te donne ta Beauté pour te dédommager de la laideur de notre âme quand elle est souillée par le péché. Je te donne ta Pureté pour te dédommager de nos manques de droiture d'intention et de la boue qui couvre tant d'âmes. Je te donne ton Ardeur pour brûler tous les péchés et réchauffer tous les coeurs, afin que tous t'aiment, et que personne ne t'offense plus. En somme, je te donne tout ce que tu es pour te donner une satisfaction totale, un Amour éternel et infini.

Mon Jésus infiniment patient, tu fais tes premiers Pas sous le poids immense de la Croix, et moi j'unis mes pas aux tiens. Et quand, faible, saigné à blanc et vacillant, tu seras sur le point de tomber, je serai à ton côté pour te soutenir; je te prêterai mes épaules pour partager avec toi le poids de la Croix. Ne me dédaigne pas, mais accepte-moi comme ta fidèle compagne.

Ô Jésus, je vois que tu répares pour tous ceux qui ne portent pas avec résignation leur croix, qui jurent, s'irritent, se suicident ou font des meurtres. Tu implores pour tous la résignation à leur propre croix. Mais tu te sens écrasé sous ta Croix. Tu en es à tes premiers Pas avec elle, et déjà tu tombes sous son poids. Et, en tombant, tu heurtes des pierres, les épines s'enfoncent davantage dans ta Tête, et toutes tes Plaies s'aggravent et laissent couler du Sang neuf. Et comme tu n'as pas la force de te relever, tes ennemis, irrités, cherchent à te remettre sur pied par des coups de pied et des bousculades.

Mon Amour tombé sous la Croix, laisse-moi t'aider à te remettre sur pied. Je t'embrasse, j'essuie ton Sang et je veux réparer pour ceux qui pèchent par ignorance ou fragilité. Je te prie d'aider ces âmes.

Jésus, ma Vie, à travers des Souffrances inouïes, tes ennemis sont arrivés à te remettre sur pied, et tandis que tu marches en chancelant, j'entends ton Souffle haletant; ton Coeur bat plus fort et de nouvelles Peines te transpercent; tu secoues la Tête pour te débarrasser les Yeux du Sang qui les remplit, et, anxieux, tu regardes. Ah! mon Jésus, j'ai tout compris: c'est ta Maman qui, comme une colombe plaintive, cherche à te rencontrer. Elle veut te dire une dernière parole et recevoir un dernier Regard de toi. Tu la vois qui, pénétrant dans la foule, veut à tout prix te voir, t'embrasser et te faire un dernier adieu. Et tu ressens son Coeur lacéré: tu es affligé de voir sa pâleur mortelle et toutes tes Peines qui, en vertu de son Amour pour toi, sont reproduites en elle. Si elle vit, c'est un pur miracle de ton Omnipotence. Tu fais des pas pour la rencontrer, mais c'est à grand peine que vous pouvez échanger un Regard! Quels transpercements dans vos deux Coeurs!

Les soldats s'en aperçoivent et, par des bousculades, ils empêchent que la Maman et le Fils communiquent ensemble. Elles sont telles vos Souffrances réciproques que, pétrifiée de Douleur, ta Maman est sur le point de succomber. Le fidèle Jean et les saintes femmes la soutiennent, tandis que toi, de nouveau, tu tombes sous le poids de la Croix. Alors, ce que ta Maman ne peut faire au moyen de son Corps parce qu'on l'en empêche, elle le fait au moyen de son Âme: elle entre en toi, fait sien le Vouloir de l'Éternel et, s'associant à toutes tes Peines, elle te fait office de Maman, elle te donne des Baisers, te refait, te soulage, et verse en toutes tes Plaies le baume de son Amour endolori!

Mon Jésus accablé de Douleurs, je m'unis à ta Maman affligée. Je veux faire miennes toutes tes Peines et, dans chaque goutte de ton Sang et dans chacune de tes Plaies, je veux te servir de maman. Avec elle, et avec toi-même, je veux réparer pour ceux qui font des rencontres dangereuses, qui s'exposent aux occasions de péché.

Mon Jésus, étant tombé de nouveau sous la Croix, tu gémis. Les soldats craignent que tu meures avant le temps sous le poids de tant de Souffrances et par la perte de tant de Sang. Néanmoins, c'est à coups de fouet et à coups de pied qu'avec beaucoup de mal ils parviennent à te ramener sur tes pieds. Et toi tu répares les chutes répétées dans le péché, les fautes graves commises par les diverses classes de personnes, et tu pries pour la conversion des pécheurs obstinés.

Mon Amour, tandis que je t'accompagne dans tes Réparations, je vois que tu suffoques sous le poids énorme de la Croix. Tu trembles de partout. Les épines, à cause des chocs incessants que tu reçois, pénètrent de plus en plus dans ta Tête. La lourde Croix s'enfonce de plus en plus dans ton Épaule; elle y fait une Plaie si profonde qu'elle en découvre les Os. À chacun de tes Pas, il semble que tu meures, ce qui te met dans la quasi-impossibilité d'aller de l'avant. Mais ton Amour, qui peut tout, t'en donne la force. Et alors que la Croix pénètre dans ton Épaule, tu répares pour les péchés cachés. Mon Jésus, laisse-moi mettre mon épaule sous la Croix pour te soulager, et laisse-moi réparer avec toi les péchés secrets.

De crainte que tu ne meures sous la Croix, tes ennemis obligent le Cyrénéen à t'aider à la porter. Il le fait de mauvais gré, en maugréant. Ce n'est pas par amour qu'il t'aide, mais parce qu'on l'y oblige. Dans ton Coeur se répercutent toutes les lamentations de ceux qui manquent de résignation dans la souffrance, et tu répares leurs révoltes, leurs colères, et leur mépris de la souffrance. Mais tu es affligé bien davantage quand tu vois que tes âmes consacrées te fuient, celles que tu appelles comme compagnes et aides dans ta Souffrance. Si tu les serres sur toi avec douleur, elles se dégagent pour aller à la recherche des plaisirs. Et ainsi elles te laissent seul à souffrir!

Mon Jésus, tandis que je répare avec toi, je te prie de me serrer dans tes Bras. Fais-le si fortement qu'il n'y ait aucune Peine que tu souffres et à laquelle je ne prenne part, afin que je sois transformée par ces peines et que je te dédommage pour l'abandon des créatures.

Mon Jésus, c'est à grand peine que, tout courbé, tu avances. Mais je vois que tu t'arrêtes et cherches du Regard. Mon Coeur, qu'est-ce c'est? Que veux-tu? Ah! c'est Véronique qui, ne craignant rien, s'amène avec courage et essuie ton Visage tout couvert de Sang. Et toi, en signe d'approbation, tu laisses imprimée sur son linge ta sainte Figure. Mon généreux Jésus, moi aussi je veux essuyer ta sainte Figure. Non pas avec un linge, mais je veux m'offrir tout moi-même pour te soulager, je veux entrer dans ton for intérieur et te donner, ô Jésus, battement de coeur pour Battement de Coeur, souffle pour Souffle, affection pour Affection, désir pour Désir. J'entends me plonger dans ton Intelligence infiniment sainte et, faisant défiler dans l'immensité de ta Volonté tous ces Battements de Coeur, Souffles, Affections et Désirs, je veux les multiplier à l'infini.

Je veux, ô mon Jésus, former des vagues de battements de coeur, afin qu'aucun battement mauvais ne se répercute dans ton Coeur et qu'ainsi soient adoucies tes amertumes intérieures. Je veux former des vagues de saintes affections et de saints désirs pour éloigner de toi toute affection mauvaise et tout désir mauvais qui pourraient attrister ton Coeur. Je veux, ô mon Jésus, former des vagues de saintes pensées, pour éloigner de toi toute pensée qui pourrait te déplaire. Je serai très attentive, ô Jésus, afin que rien ne t'afflige davantage et n'ajoute à tes Peines intérieures. Ô Jésus, que tout mon for intérieur nage dans l'immensité du tien. Ainsi je pourrai y trouver assez d'Amour et de Volonté pour faire en sorte que n'entre en toi rien qui te déplaise.

Ô mon Jésus, je te prie de sceller mes pensées dans les tiennes, ma volonté dans la tienne, mes désirs dans les tiens, mes affections dans les tiennes, mes sentiments dans les tiens, afin qu'une fois scellés, ils ne trouvent vie qu'en toi. Je te prie encore, ô mon Jésus, d'accepter mon pauvre corps que je veux réduire en pièces par amour pour toi, le réduire en parcelles extrêmement petites, pour les déposer sur chacune de tes Plaies.

Sur cette Plaie reliée aux nombreux blasphèmes des créatures, je mets, ô Jésus, une parcelle de mon corps pour qu'elle te dise toujours: «Je te bénis!» Sur cette Plaie reliée aux ingratitudes humaines, je mets une parcelle de mon corps pour te témoigner ma gratitude. Sur cette Plaie qui te fait tant souffrir à cause des froideurs et du manque d'amour de mes frères et soeurs humains, je mets beaucoup de parcelles de ma chair, pour qu'elles te disent toujours: «Je t'aime, je t'aime, je t'aime!» Sur cette Plaie reliée aux nombreuses irrévérences envers ta Personne infiniment sainte, je mets une parcelle de moi-même, pour qu'elle te dise toujours: «Je t'adore, je t'adore, je t'adore!»

Ô mon Jésus, c'est en toutes tes Plaies que je veux me diffuser. En tes Plaies envenimées par les nombreuses incrédulités, je veux que des parcelles de mon corps te disent toujours: «Je crois, je crois en toi, ô mon Jésus, ô mon Dieu, et en ta sainte Église, et je suis prête à donner ma vie pour témoigner de ma Foi!» Ô mon Jésus, je me plonge dans l'immensité de ta Volonté et, en la faisant mienne, je veux enfermer l'âme de chaque créature dans la puissance de ta Volonté infiniment sainte.

Ô Jésus, il me reste encore mon sang que je veux verser comme un baume guérissant sur tes Plaies, pour te soulager et te guérir complètement. Je veux encore, ô Jésus, faire défiler mes pensées dans le coeur des pécheurs, pour les gronder continuellement, afin qu'ils n'osent plus t'offenser. Et, par ton propre Sang, fais en sorte que tous cèdent devant mes humbles prières. Ainsi je pourrai les amener tous à ton Coeur!

Il y a une autre Grâce, ô mon Jésus, que je te demande: c'est qu'en tout ce que je vois, touche et sens, ce soit toujours toi que je vois, touche et sente; et que ton Image et ton Nom infiniment saints soient gravés dans chaque parcelle de mon être.

Voyant d'un mauvais oeil le geste de Véronique, tes ennemis te fouettent, te poussent et te remettent en marche. Mais quelques Pas plus loin, tu t'arrêtes encore. Même sous le poids de tant de Peines, ton Amour ne cesse pas d'être actif: voyant les saintes femmes qui pleurent à cause de tes Peines, tu t'oublies toi-même et les consoles en leur disant: «Filles, ne pleurez pas sur mes Peines, mais sur vos péchés et sur vos enfants.» Quel Enseignement sublime tu nous donnes, ô Jésus! Comme elle est douce, ta Parole! Mon Jésus, avec toi je répare les manques de charité, et je te demande la Grâce de m'oublier moi-même, pour que je ne me rappelle que de toi.

Mais, t'entendant parler, tes ennemis entrent en fureur, ils te tirent avec les cordes, te poussent avec tant de rage qu'ils te font tomber. Et, en tombant, tu heurtes des pierres. Le poids de la Croix t'écrase et tu te sens mourir! Laisse-moi te soutenir et protéger de mes mains ton Visage infiniment saint. Je vois que tu touches le sol et suffoques dans ton Sang. Voulant te remettre sur pied, tes ennemis te tirent avec les cordes et par les Cheveux et te donnent des coups de pied, mais tout cela en vain. Tu meurs, mon Jésus! Quelle peine! Mon coeur se brise de douleur!

C'est presque en te traînant qu'ils te conduisent au Calvaire. Tandis qu'ils te traînent, je sens que tu répares toutes les offenses des âmes consacrées qui te sont d'un grand poids, de sorte que tous tes efforts pour te relever sont inutiles! Et c'est ainsi que, traîné et foulé aux pieds, tu parviens au Calvaire, laissant sur ton passage une trace rouge de ton Sang précieux.

Mais ici, de nouvelles Souffrances t'attendent. De nouveau, les soldats t'arrachent tes vêtements et ta couronne d'épines. Ah! tu gémis en te sentant arracher les épines de la Tête. Et tandis qu'ils t'arrachent tes vêtements, ils arrachent aussi les Chairs lacérées qui y sont collées. Tes Plaies se déchirent, et c'est à ruisseaux que ton Sang coule. Elle est si grande ta Souffrance que, presque mort, tu t'écroules.

Mais personne n'a pitié de toi, ô mon Bien! Au contraire, dans une fureur bestiale, ils te remettent la couronne d'épines en la frappant fortement. À cause de toutes tes lacérations et du coup sec qu'ils donnent à tes Cheveux amassés dans le Sang coagulé, ta torture est extrême. Seuls les anges pourraient dire ce que tu souffres, tandis que, horrifiés, ils détournent leurs regards et pleurent.

Mon Jésus dépouillé, permets-moi de te serrer sur mon coeur pour te réchauffer, car je vois que tu trembles et qu'une sueur glacée de mort envahit ton Humanité. Comme je voudrais te donner ma vie et tout mon sang pour remplacer le tien, que tu as répandu pour me donner la vie.

Comme s'il me regardait de ses Yeux moribonds, Jésus semble me dire: «Mon enfant, combien me coûtent les âmes! C'est ici le lieu où je les attends toutes pour les sauver, où je veux réparer les péchés de ceux qui vont jusqu'à se dégrader au-dessous des bêtes et qui s'obstinent tellement à m'offenser qu'ils en viennent à ne plus pouvoir vivre sans pécher. Leur raison est devenue aveugle et ils pèchent comme des fous. Voilà pourquoi une troisième fois, on me couronne d'épines.

«Et par mon dépouillement, je répare pour ceux qui revêtent des vêtements indécents, pour les péchés contre la modestie, et pour ceux qui sont tellement liés aux richesses, aux honneurs et aux plaisirs, qu'ils s'en font des dieux. Ah! oui! chacune de ces offenses est une mort que je ressens, et si je ne meurs pas, c'est parce que la Volonté de mon Père Éternel le veut ainsi!»

Mon Bien dénudé, tandis qu'avec toi je répare, je te prie qu'au moyen de tes Mains infiniment saintes tu me dépouilles de tout et que tu ne permettes à aucune affection mauvaise d'entrer dans mon coeur. Veille sur lui, entoure-le de tes Peines, remplis-le de ton Amour. Que ma vie ne soit rien d'autre que la répétition de la tienne. Confirme par ta bénédiction mon dépouillement et donne-moi la force d'assister à ta douloureuse Crucifixion. Que je sois crucifiée avec toi!

 

Réflexions et pratiques.

Jésus porte sa Croix. Son Amour pour la Croix, son Désir anxieux de mourir sur elle pour sauver les âmes, sont immenses! Et nous, comme Jésus, aimons-nous la souffrance? Pouvons-nous dire que nos sentiments font écho à ses Sentiments divins, et que nous aussi, nous désirons notre croix?

Quand nous souffrons, avons-nous l'intention de nous faire les compagnons de Jésus pour alléger sa Croix? Comment l'accompagnons-nous? Et dans les insultes qu'il reçoit, sommes-nous toujours prêts à lui donner nos petites souffrances en soulagement des siennes?

Quand nous agissons, quand nous prions et quand, sous le poids de peines intérieures, nous ressentons de la difficulté dans nos souffrances, savons-nous les présenter à Jésus, afin que, comme un voile essuyant ses Sueurs et son Sang, elle le fortifie?

Ô mon Jésus, appelle-moi toujours près de toi, et sois toujours près de moi, pour que je te réconforte toujours au moyen de mes souffrances.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:46

De 11h à midi
La Crucifixion.

Commencer avec la prière préparatoire

Jésus, mon Amour; fatigués, mais non rassasiés de te tourmenter, tes ennemis te dépouillent de tes vêtements pour te crucifier. Ton Corps infiniment saint est si lacéré que tu as l'air d'un agneau écorché. Je vois que tu trembles de tous tes Membres. Mon coeur se serre de te voir saigner de toutes les parties de ton Corps!

Mais, ô indicible Souffrance, en t'enlevant tes vêtements, ils t'ont arraché une autre fois ta couronne d'épines. Puis, pour la troisième fois, ils te l'ont enfoncée sur la Tête, te faisant éprouver des Souffrances inouïes, ajoutant aux Blessures précédentes d'autres encore plus douloureuses. Ah! mon Jésus, lors de ce troisième couronnement d'épines, tu répares la perfidie de l'homme et son obstination dans le péché!

Mon Jésus, si l'Amour ne t'avait pas soutenu, tu serais certainement mort à cause de l'âpreté de la Souffrance que tu as endurée lors de ce troisième couronnement d'épines. Mais je vois que tu ne peux plus résister à la Souffrance et, les Yeux couverts de Sang, tu regardes pour voir s'il n'y aurait pas quelqu'un qui veuille te soutenir dans tant de Souffrances et de confusion.

Mon doux Bien, ma chère Vie, ici tu n'es pas seul comme la nuit dernière; il y a ta Maman affligée, qui, le Coeur transpercé par une intense Souffrance, subit autant de morts que tu souffres de Peines! Il y a aussi Marie Madeleine remplie d'amour et le fidèle Jean qui, à la vue de tes Peines, restent muets de douleur. Dis-moi, mon Amour, qui veux-tu pour te soutenir dans tant de Souffrances? De grâce, permets que je vienne, moi qui, plus que tous, ressens le besoin d'être près de toi en ces moments. Ta chère Maman et les autres me cèdent la place.

Et voilà, ô Jésus, que je m'approche de toi. Je t'embrasse et je te prie d'appuyer ta Tête sur mon épaule et de me faire ressentir les Blessures de tes épines en réparation de toutes les offenses commises dans les pensées des créatures. Mon Amour, de grâce, serre-moi sur toi; je veux baiser, une par une, les gouttes de Sang qui coulent sur ton saint Visage. Que chacune de ces gouttes soit une lumière pour chaque intelligence créée, afin qu'aucune ne t'offense par des pensées mauvaises.

Entre temps, mon Jésus, tu regardes la Croix que tes ennemis sont en train de te préparer. Tu entends les coups de marteau par lesquels ils font les trous pour enfoncer les clous qui te tiendront crucifié. Et ton Coeur bat très fort, tressaillant d'Ivresse divine. Il désire ardemment que tu t'étendes sur ce lit de douleur, pour sceller de ta mort le salut de nos âmes. Et je t'entends dire: «De grâce, ô Croix, reçois-moi vite dans tes Bras. Je suis impatient d'attendre! Sainte Croix, c'est sur toi que je viens tout accomplir. Vite, Croix, réalise le Désir ardent qui me consume de donner la vie aux âmes. Ne tarde pas, c'est avec anxiété que j'attends de m'étendre sur toi pour ouvrir le Ciel à tous mes enfants. Ô Croix, il est vrai que tu es mon martyre mais, sous peu, tu seras aussi ma victoire et mon triomphe le plus complet. Et c'est par toi que je donnerai de copieux héritages, victoires, triomphes et couronnes à mes enfants.»

Et tandis que Jésus parle ainsi, ses bourreaux lui ordonnent de s'étendre sur la Croix. Il leur obéit promptement, réparant ainsi nos désobéissances. Mon Amour, avant que tu t'étendes sur la Croix, permets-moi de te serrer plus fort sur mon coeur et de baiser tes Blessures sanglantes. Écoute, ô Jésus, je ne veux pas te laisser; avec toi je veux m'étendre sur la Croix et rester avec toi.

L'amour vrai ne supporte pas la séparation. Pardonne la hardiesse de mon amour et concède-moi de rester crucifiée avec toi. Et tu vois, mon tendre Amour, que je ne suis pas la seule qui te demande cela; il y a aussi ta Maman affligée, de même que l'inséparable Marie Madeleine et le bien-aimé Jean. Tous, nous te disons qu'il sera plus supportable de rester cloués avec toi sur ta Croix que de te voir crucifié seul! Par conséquent, avec toi je m'offre au Père Éternel, identifiée avec ta Volonté, avec ton Coeur, avec tes Réparations et avec toutes tes Souffrances.

Ah! Il semble que mon adorable Jésus me dise: «Mon enfant, tu as devancé mon Amour. Voici ma Volonté: que tous ceux qui m'aiment soient crucifiés avec moi. Ah! viens donc t'étendre avec moi sur la Croix et je te donnerai la vie par ma Vie. Tu seras la bien-aimée de mon Coeur!»

Et voici, mon doux Bien, que tu t'étends sur la Croix. Tu regardes avec Amour et Douceur tes bourreaux qui ont à la main les clous et les marteaux pour te clouer. Et tu leur fais une douce invitation pour réclamer ta Crucifixion. Avec une férocité inhumaine, ils te prennent la Main droite, fixent le clou sur la paume, et à coups de marteau l'enfoncent dans ta sainte Main, faisant sortir ce clou du côté opposé de la Croix. Elle est si grande ta Douleur que tu en trembles. La Lumière de tes beaux Yeux s'éclipse et ton Visage infiniment saint pâlit et a l'air de celui d'un mort.

Sainte Main droite de mon Jésus, je te donne un baiser, je compatis avec toi, je t'adore, et je te remercie pour moi et pour tous. Je te demande autant d'âmes que tu reçois de coups, pour que tu les libères de la condamnation éternelle. Je te prie de laver dans ton Sang infiniment précieux autant d'âmes que tu verses de gouttes de Sang. Ô mon Jésus, en raison de la Douleur cruelle que tu souffres, je te prie d'ouvrir le Ciel à tous et de bénir toutes les créatures. Que ta bénédiction appelle à la conversion tous les pécheurs et à la Lumière de la foi tous les hérétiques et les infidèles.

Ô Jésus, ma douce Vie, ton tourment ne fait que commencer. Maintenant que tes bourreaux ont fini de te clouer la Main droite, voici qu'avec une cruauté inouïe ils prennent ta Main gauche et la tirent si violemment pour la faire parvenir au trou déjà foré que les articulations de tes Bras et de tes Épaules en sont disloquées et, à cause de la force de cette Douleur, même tes Jambes deviennent raides et convulsives. Puis, avec férocité, comme pour ta Main droite, ils la clouent sur la Croix.

Ô Main gauche de mon Jésus, je te donne un baiser, je compatis avec toi, je t'adore, je te remercie et je te prie, en raison des coups que tu reçois et des cruelles Douleurs que tu subis, de permettre en ce moment aux âmes du purgatoire d'être libérées. Oui, ô Jésus, en raison du Sang que tu verses de cette Main, je te prie d'éteindre les flammes qui brûlent ces âmes. Que ce Sang les rafraîchisse et les soulage, et leur soit un bain salutaire pour les purifier de toute tache et les disposer à la vision béatifique.

Mon Amour et mon Tout, en raison de cette Douleur cuisante, je te prie de fermer l'enfer à toutes les âmes et de retenir les foudres de la Justice divine irritée par nos fautes! Fais en sorte, ô Jésus, que cette Justice divine se calme, qu'elle ne fasse pas pleuvoir les fléaux divins sur notre terre, et que s'ouvrent les trésors de la Miséricorde divine au profit de tous. Mon Jésus, entre tes Bras, je place le monde et toutes les générations humaines, et je te prie, ô mon doux Amour, par ton Sang versé, de ne refuser le pardon à personne et d'accorder à chacun le salut de son âme. N'exclus personne, ô Jésus!

Mon Amour, Jésus, tes ennemis poursuivent dans leurs atrocités. Avec une férocité diabolique, ils prennent tes Pieds infiniment saints, contractés par la grande Douleur éprouvée lors du clouage des Mains, et ils les tirent tant qu'en sont disloqués tes Genoux, tes Côtes et tous les Os de ta Poitrine. Mon coeur ne résiste pas, mon cher Bien; je vois tes beaux Yeux éclipsés et voilés par le Sang. Tes Lèvres livides se contorsionnent, tes Joues se creusent, tes Dents s'entrechoquent, tandis que ta Poitrine halète. Oh! mon Amour, combien volontiers je prendrais ta place pour t'épargner tant de Souffrance! Je veux, sur tous tes Membres, te donner pour tous un baume, un baiser, un réconfort, une réparation.

Mon Jésus, ils te mettent un Pied sur l'autre et y enfoncent un clou sans pointe. Saints Pieds de mon Jésus, je vous donne un baiser, je vous adore, je vous remercie et je vous prie, en raison des Douleurs extrêmes que vous souffrez et du Sang que vous versez, de renfermer toutes les âmes dans vos Plaies infiniment saintes.

Ô Jésus, ne dédaigne personne! Que tes clous clouent nos puissances, pour qu'elles ne s'éloignent pas de toi; qu'ils clouent notre coeur, afin qu'il soit toujours fixé au tien; qu'ils clouent tous nos sentiments, afin qu'ils n'adhèrent à aucun goût qui ne vienne de toi. Ô mon Jésus crucifié, je te vois tout ensanglanté comme si tu avais nagé dans un bain de Sang, ce Sang qui réclame continuellement des âmes. Par la puissance de ce Sang, ô Jésus, je te demande qu'aucune âme ne s'enfuie de toi!

Ô Jésus, je m'approche de ton Coeur torturé. Je vois que tu n'en peux plus, mais l'Amour crie encore plus fort: «Souffrances, Souffrances, encore des Souffrances!» Mon Jésus, je t'embrasse, je compatis avec toi, je t'adore et je te remercie pour moi et pour tous. Jésus, je veux appuyer ma tête sur ton Coeur pour ressentir ce que tu souffres durant ta douloureuse Crucifixion. Ah! s'il n'avait pas déjà été décrété qu'une lance te transpercera le Coeur, les flammes de ton Amour se frayeraient un chemin et le feraient éclater!

Ces flammes appellent les âmes remplies d'amour à établir leur demeure dans ton Coeur. Ô Jésus, par ton Sang infiniment précieux, je te demande la sainteté pour ces âmes. De grâce, ne les laisse jamais quitter ton Coeur. Multiplie les vocations des âmes victimes, pour qu'elles continuent ta Vie sur la terre. Ô Jésus, que les flammes de ton Coeur me brûlent et me consument, que ton Sang m'embellisse, que ton Amour me tienne toujours clouée à la Croix pour la souffrance et la réparation.

Ô mon Jésus, après t'avoir cloué les Mains et les Pieds, les bourreaux retournent la Croix pour river les clous, contraignant ainsi ton adorable Visage à toucher le sol. Et toi, tu donnes un Baiser à ce sol ensanglanté de ton Sang. Par ce Baiser, tu baises toutes les âmes et les lies à ton Amour, scellant leur salut. Ô Jésus, laisse-moi prendre ta place, et tandis que les bourreaux rivent les clous, fais en sorte que ces coups me blessent aussi et me clouent tout entière à ton Amour.

Mon Jésus, tandis que les épines s'enfoncent de plus en plus dans ta Tête, je veux t'offrir toutes mes pensées, afin que, comme des baisers affectueux, elles te consolent et adoucissent l'amertume de tes épines. Ta Langue est presque attachée à ton Palais à cause de l'amertume du fiel et de ta soif ardente. Pour étancher ta soif, ô mon Jésus, tu voudrais que tous les coeurs des créatures débordent d'amour. Mais, comme tu ne reçois pas cet amour, tu brûles de plus en plus. Mon doux Amour, je veux t'envoyer des fleuves d'amour, pour amoindrir l'amertume du fiel et de ta soif ardente.

Ô Jésus, je vois qu'à chaque mouvement que tu fais, les Plaies de tes Mains se déchirent davantage et la Douleur devient plus intense. Mon cher Bien, pour te dédommager de cette Souffrance et te calmer, je t'offre les oeuvres saintes de toutes les créatures. Ô Jésus, combien tu souffres dans tes Pieds infiniment saints! Tous les Mouvements de ton Corps infiniment sacré semblent se répercuter en eux et il n'y a personne près de toi pour te soutenir et adoucir quelque peu l'âpreté de tes Souffrances! Ma douce Vie, je voudrais réunir les pas des créatures de toutes les générations et te les envoyer tous, pour qu'ils viennent te consoler dans tes dures Peines.

Ô mon Jésus, comme il est torturé ton pauvre Coeur! Comment te réconforter dans tant de Souffrances? Je m'immergerai en toi, j'immergerai mon coeur dans le tien, mes désirs dans les tiens. J'unirai mon amour au tien, afin que, par ton feu, soit brûlé le coeur de toutes les créatures et détruits tous les amours profanes. Ton Coeur sacré en sera réconforté, et moi, à partir de maintenant, je promets de rester toujours clouée à ton Coeur infiniment amoureux par les clous de tes Désirs, de ton Amour et de ta Volonté. Ô mon Jésus, je veux être crucifiée en toi. Ne permets pas que je me décloue le moindrement, afin que je puisse t'aimer et réparer pour tous et calmer la Souffrance que te procurent les créatures par leurs fautes.

Mon bon Jésus, je vois que tes ennemis soulèvent le lourd bois de la Croix et le laissent tomber dans le trou prévu à cet effet. Et toi, mon doux Amour, tu es suspendu entre ciel et terre. En ce moment solennel, tu te tournes vers le Père et d'une Voix faible tu lui dis: «Père saint, me voici chargé de tous les péchés du monde; il n'y a pas de faute qui n'ait été versée sur moi. Par conséquent, ne décharge plus sur les hommes les fléaux de ta Justice divine, mais fais-le sur moi, ton Fils. Ô Père, permets-moi de lier toutes les âmes à cette Croix et, par mon Sang et mes Plaies, d'obtenir le pardon pour toutes.

«Ô Père, vois à quel état je suis réduit! En raison de cette Croix, en vertu de ces Souffrances, induis en tous une véritable conversion, la paix, le pardon et la sainteté. Coupe court à ta fureur contre la pauvre humanité, contre mes enfants; ils sont aveugles et ne savent pas ce qu'ils font. Vois à quel piteux état je suis réduit à cause d'eux. Si tu ne t'apitoies pas sur eux, que t'attendrisse au moins mon Visage souillé de crachats, couvert de Sang, livide et gonflé à cause des nombreuses gifles et des nombreux coups que j'ai reçus. Pitié, mon Père! C'était moi le plus beau de tous, et maintenant, je suis tout défiguré; je suis devenu l'abjection de tous. À tout prix, je veux sauver les pauvres créatures!»

Mon Jésus, est-il possible que tu nous aimes tant? Ton Amour broie mon coeur. Oh! je voudrais visiter toutes les créatures et leur montrer ton Visage si défiguré à cause d'elles, pour les émouvoir de compassion envers toi. Grâce à la Lumière que transmet ton Visage et à la Force ravissante de ton Amour, fais-leur comprendre qui tu es et qui sont les créatures qui osent t'offenser, afin qu'elles se prosternent devant toi, t'adorent et te glorifient.

Mon adorable Jésus crucifié, la créature irrite toujours la Justice divine en laissant sortir de sa bouche d'horribles blasphèmes, des imprécations, des malédictions et des conversations mauvaises. Ah! toutes ces voix assourdissent la terre et, pénétrant jusque dans les Cieux, accablent l'Ouïe divine. Oh! comme la Justice divine se sent poussée à lancer ses fléaux sur la terre! Oh! comme ces horribles blasphèmes provoquent la fureur divine contre les créatures!

Mais, ô Jésus, par ton Amour suprême, tu fais face à ces voix dissonantes et, de ta Voix omnipotente et créatrice, tu cries: «Miséricorde, Grâces et Amour pour les créatures!» Et pour apaiser l'indignation du Père, tu lui dis: «Mon Père, regarde-moi, n'écoute pas les voix des créatures, mais la mienne; c'est moi qui satisfais pour toutes. Je te prie de regarder la créature en moi. Si tu la regardes hors de moi, qu'en sera-t-il d'elle? Elle est faible, ignorante, capable de faire seulement le mal. Elle est remplie de toutes les misères. Pitié, pitié pour la pauvre créature! Moi je réponds d'elle par ma Langue rendue amère par le fiel, desséchée par la soif, brûlée par l'Amour.»

Mon Jésus attristé, ma voix, fondue dans la tienne, veut faire face à toutes ces offenses, à tous ces blasphèmes, pour pouvoir changer toutes les voix humaines en voix de bénédictions et de louanges.

Mon Jésus crucifié, devant ton grand Amour et ta grande Souffrance, la créature ne cède pas. Au contraire, te méprisant, elle commet faute après faute, faisant des sacrilèges énormes, des homicides, des suicides, des duels, des fraudes, des tromperies, des cruautés et des trahisons. Ah! toutes ces oeuvres mauvaises appesantissent le Bras de ton Père céleste, qui, ne pouvant soutenir le poids de tant de fautes, est sur le point de faire s'abattre la destruction sur la terre.

Et toi, ô mon Jésus, pour soustraire la créature à la Fureur divine, tu tends les Bras vers le Père, tu le désarmes et empêches que sa Justice ne suive son cours. Et pour le toucher de compassion envers la misérable humanité, tu lui dis de ta Voix la plus persuasive: «Mon Père, regarde ces Mains déchirées et ces clous qui les transpercent. Dans ces Mains je ressens les Souffrances atroces que me procurent toutes ces oeuvres mauvaises. N'es-tu pas content, ô Père, de mes Souffrances? Suis-je incapable de te satisfaire? Oui, mes Bras disloqués seront toujours des chaînes qui tiendront pressées sur moi les pauvres créatures, afin qu'elles ne m'échappent pas, à l'exception de celles qui me quitteront par la force. Mes Bras seront des chaînes amoureuses qui te retiendront, Père, pour t'empêcher de détruire les pauvres créatures. Au contraire, je t'attirerai de plus en plus près d'elles, pour que tu déverses sur elles tes Grâces de miséricorde!»

Mon Jésus, ton Amour est un doux enchantement pour moi et me pousse à faire ce que tu fais. Par conséquent, avec toi je veux empêcher, au prix de n'importe quelle souffrance, que la Justice divine ne suive son cours contre la pauvre Humanité. Par le Sang qui coule de tes Mains, je veux calmer la fureur de cette Justice. Permets que je dépose dans tes Bras les souffrances et les déchirements de tous les hommes, de tous les coeurs affligés et opprimés. Permets-moi de déposer toutes les créatures dans tes Bras, afin que toutes reviennent à ton Coeur. Permets que, par la puissance de tes Mains créatrices, j'arrête le déroulement de tant d'oeuvres mauvaises et que je détourne tous les gens de faire le mal.

Mon aimable Jésus crucifié, la créature veut boire jusqu'au fond la lie de la faute et court comme une folle sur la voie du mal; elle commet faute après faute, désobéit à tes Lois et se révolte contre toi. Et comme pour te faire une méchanceté supplémentaire, elle veut aller en enfer.

Oh! comme s'indigne la Majesté suprême! Et toi, ô mon Jésus, pour calmer le divin Père, tu lui fais voir ta sainte Humanité lacérée, disloquée, horriblement torturée; tu lui montres tes Pieds transpercés, tordus par l'atrocité des Souffrances. Et j'entends ta Voix, plus touchante que jamais qui, par la force de ton Amour et de ta Souffrance, veut vaincre la créature et triompher du Coeur paternel: «Mon Père, regarde-moi de la tête aux pieds: il n'y a aucune partie saine en moi; je n'ai plus d'endroit où me faire ouvrir d'autres plaies et me procurer d'autres Souffrances: si tu ne t'apaises pas à ce spectacle d'Amour, qu'est-ce qui pourra jamais te calmer? Ô créatures, si vous ne cédez pas devant tant d'Amour, quel espoir me reste-t-il de vous amener à la conversion? Mes Plaies et mon Sang seront toujours des chemins qui feront descendre du Ciel à la terre des Grâces de repentir, de pardon et de compassion pour tous!»

Mon Jésus, Amoureux crucifié, je vois que tu n'en peux plus. La tension horrible que tu subis sur la Croix, le grincement continu de tes Os qui se disloquent davantage à chaque petit Mouvement, tes Chairs qui se déchirent de plus en plus, la soif ardente qui te consume, les Peines intérieures qui t'abreuvent et, avec tout cela, l'ingratitude humaine qui, comme une vague impétueuse, pénètre jusque dans ton Coeur transpercé, t'oppriment tant que, ne résistant pas au poids de tant de martyres, ton Humanité infiniment sainte est sur le point de s'éteindre. Délirant d'Amour et de Souffrances, elle demande aide et pitié!

Jésus crucifié, est-il possible que toi qui gouvernes tout et donnes vie à tous, tu demandes de l'aide? Ah! comme je voudrais pénétrer dans chaque goutte de ton Sang et verser le mien pour soulager chacune de tes Plaies, pour apaiser et rendre moins douloureuse la piqûre de chaque épine. Je voudrais pénétrer dans chaque peine intérieure de ton Coeur pour soulager tes amertumes. Je voudrais te donner vie pour Vie. Si cela m'était possible, je voudrais te déclouer de la Croix pour me mettre à ta place. Mais je vois que je ne suis rien et ne peux rien, étant trop insignifiante. Ô Jésus, donne-moi ton propre être. Je prendrai vie en toi, et je te donnerai à toi-même. Ainsi je contenterai mes désirs les plus ardents.

Ô Jésus torturé, je vois que ton Humanité infiniment sainte est près de s'éteindre, non pour toi-même, mais pour accomplir notre Rédemption. Tu as besoin d'aide divine et tu te jettes dans les Bras de ton Père, lui demandant aide et secours. Oh! comme le divin Père s'attendrit à regarder l'horrible Souffrance de ton Humanité, la destruction terrible que la faute a fait sur tes Membres infiniment saints! Pour contenter tes ardents Désirs d'Amour, il te serre sur son Coeur paternel et te donne les secours nécessaires pour accomplir notre Rédemption. Et tandis qu'il te serre, tu ressens dans ton Coeur se répéter plus fortement les coups sur les clous, les morsures des fouets, les déchirements de tes Plaies, les piqûres des épines. Oh! comme le Père en est frappé! Comme il s'indigne de voir que toutes ces Peines te sont infligées jusque dans ton Coeur par des âmes qui te sont consacrées! Et dans sa Souffrance, il dit:

«Est-il possible, mon Fils, que pas même les âmes élues par toi soient toutes avec toi? Au contraire, il semble que ces âmes viennent dans ton Coeur pour t'attrister et te procurer une mort encore plus douloureuse. Et ce qui est pire, toutes ces Souffrances qu'elles te procurent sont couvertes d'hypocrisie. Ah! Fils, je ne peux plus contenir mon indignation devant l'ingratitude de ces âmes qui m'affligent plus que toutes les autres créatures ensemble!»

Mais toi, ô mon Jésus, triomphant de tout, tu défends même ces âmes, tu endigues par l'Amour immense de ton Coeur les vagues des amertumes et des blessures qu'elles te procurent et, pour apaiser le Père, tu lui dis: «Mon Père, regarde mon Coeur: que toutes ces Souffrances te satisfassent et que plus elles sont cruelles plus elles soient puissantes sur ton Coeur de Père pour leur obtenir Grâces, Lumière et Pardon. Mon Père, ne les rejette pas, elles seront mes défenseurs qui continueront ma Vie sur la terre.»

Ma Vie, ô mon Jésus crucifié, je vois que tu continues d'agoniser sur la Croix car, pour tout accomplir, ton Amour n'est pas encore satisfait. Moi aussi, je veux agoniser avec toi. Et vous tous, anges et saints, venez sur le mont Calvaire pour contempler les excès et les folies de l'Amour d'un Dieu! Ensemble, baisons ses Plaies sanglantes, adorons-les, soutenons ses Membres lacérés, et remercions-le de la Rédemption accomplie.

Jetons un regard sur la Mère affligée, qui ressent autant de Peines et de morts dans son Coeur immaculé qu'elle en voit chez son Fils Dieu. Ses propres vêtements sont imprégnés de Sang. Le mont Calvaire en est tout émaillé. Tous ensemble, prenons ce Sang, prions la Mère affligée de s'unir à nous, divisons entre nous le monde entier, et allons aider tous les gens. Aidons ceux en danger afin qu'ils ne périssent pas, ceux qui sont tombés afin qu'ils se relèvent, ceux qui sont sur le point de tomber afin qu'ils ne tombent pas. Donnons ce Sang à tous les aveugles, afin que resplendisse sur eux la Lumière de la Vérité.

En particulier, allons parmi les combattants, servons-leur de sentinelles vigilantes et, s'ils sont sur le point d'être atteints par les balles de l'ennemi, recevons-les dans nos bras pour les réconforter. Et s'ils sont abandonnés de tous, s'ils sont désespérés par leur triste sort, donnons-leur ce Sang, pour qu'ils se résignent et que leur soit adoucie l'atrocité de leurs souffrances. Et si nous en voyons qui sont sur le point de tomber en enfer, donnons-leur ce Sang divin, qui contient les Grâces de la Rédemption, et arrachons-les à Satan! Et tandis que je tiendrai Jésus serré sur mon coeur pour le défendre et tout réparer, je serrerai tous ces gens sur ton Coeur, afin que tous obtiennent la Grâce de la conversion, de la force et du salut.

Entre temps, je vois, ô Jésus, que le Sang coule à ruisseaux de tes Mains et de tes Pieds. Les anges, pleurant, font cercle autour de toi, admirant les prodiges de ton Amour. Je vois ta douce Maman au pied de la Croix, transpercée de Douleur, ta chère Marie Madeleine, ton bien-aimé Jean, tous pris par une extase de stupeur, d'amour et de douleur! Ô Jésus, je m'unis à toi, je me serre sur ta Croix, je prends toutes les gouttes de ton Sang et je les verse dans mon coeur.

Quand je verrai ta Justice irritée contre les pécheurs, alors, pour t'apaiser, je te montrerai ce Sang. Quand je voudrai la conversion d'âmes obstinées dans la faute, je te montrerai ce Sang et, à cause de lui, tu ne rejetteras pas ma prière, car j'aurai le gage de ton propre Sang dans mes mains. Et maintenant, mon Bien crucifié, au nom de toutes les générations passées, présentes et futures, avec ta Maman et avec tous les anges, je me prosterne devant toi et je te dis: «Nous t'adorons, ô Christ et nous te bénissons, car tu as racheté le monde par ta sainte Croix!»

 

Réflexions et pratiques.

Jésus crucifié obéit aux bourreaux; il accepte avec Amour toutes les insultes et les peines qu'ils lui infligent. En raison du grand Amour que Jésus ressentait pour nos âmes, il trouvait dans la Croix son lit de repos. Et nous, dans toutes nos peines, nous reposons-nous en lui? Par notre patience et notre amour, pouvons-nous dire que nous préparons un lit dans notre coeur pour Jésus?

Tandis que Jésus est crucifié, il n'y a en lui aucune partie tant interne qu'externe qui ne ressente une peine spéciale. Et nous, nous gardons-nous crucifiés avec lui, au moins par nos sens principaux? Quand nous prenons plaisir à une conversation vaine ou à un autre divertissement semblable, alors Jésus reste cloué à la Croix. Mais si ce même goût, nous le sacrifions par amour pour lui, alors nous déclouons Jésus et nous nous clouons nous-mêmes.

Gardons-nous toujours notre intelligence, notre coeur et tout notre être cloués par les clous de sa sainte Volonté? Tandis qu'il est crucifié, Jésus regarde avec Amour ses bourreaux. Et nous, par amour pour lui, regardons-nous avec amour ceux qui nous blessent?

Mon Jésus crucifié, que tes clous soient enfoncés dans mon coeur, afin qu'il n'y ait en moi aucun battement, aucune affection, aucun désir qui ne ressente les piqûres de ces clous. Et que le sang que versera mon coeur soit un baume qui soulage toutes tes Plaies.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:48

De midi à 13h
Première heure d'Agonie sur la Croix.

Commencer avec la prière préparatoire

La primera palabra:
« ¡Padre, perdónalos porque no saben lo que hacen! ».

Mon Bien crucifié, je te vois sur la Croix comme sur ton Trône de triomphe, en train de conquérir toute chose et tous les coeurs, et de les attirer à toi de telle manière que tous ressentent ton Pouvoir suprahumain. La nature, horrifiée par ton état, se prosterne devant toi et, en silence, attend des Paroles de toi, pour te rendre honneur et faire reconnaître ta domination. Le soleil, en pleurant, retire sa lumière, ne pouvant supporter de te voir dans cet état. L'enfer ressent de la terreur et, silencieux, attend. Tout est silence. Ta Maman affligée et tes fidèles sont muets et pétrifiés à la douloureuse vue de ton Humanité déchirée et disloquée. Silencieux, ils attendent une Parole de toi! Ton Humanité, qui gît dans un océan de Douleurs et dans les atroces Souffrances de ton Agonie sur la Croix, est silencieuse. On craint que d'une Respiration à l'autre tu ne meures!

Et quoi d'autre? Les Juifs perfides et tes bourreaux impitoyables qui, jusqu'à tout récemment, t'outrageaient, se moquaient de toi, te traitaient d'imposteur et de malfaiteur, les larrons qui te blasphémaient, tous se taisent maintenant; le remords les envahit, et s'il y a encore quelque insulte qu'ils essaient de te faire, elle meurt sur leurs lèvres.

Mais pénétrant dans ton for intérieur, je vois que ton Amour déborde et te tourmente plus encore que tes autres Souffrances. Tu ne peux le contenir. Contraint par cet Amour, tu parles comme ce Dieu que tu es, tu lèves tes Yeux mourants vers le Ciel et tu t'exclames d'une Voix forte et émouvante: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font!»

Et, de nouveau, tu te renfermes dans le silence, plongé dans des Souffrances inouïes. Jésus crucifié, tant d'Amour est-il possible? Ah! après tant de Souffrances et d'insultes, ta première Parole en est une de pardon: tu nous excuses devant le Père de tant de péchés! Cette Parole, tu la fais descendre dans tout coeur après la faute, et c'est toi le premier à offrir le Pardon. Mais beaucoup rejettent ce Pardon. Et alors ton Amour devient fou car, brûlant d'ardeur, il veut donner à tous le Pardon et le Baiser de paix!

À cette Parole de pardon, l'enfer tremble et te reconnaît pour Dieu, la nature et tous les hommes sont stupéfaits, et ils reconnaissent ta Divinité, ton Amour inextinguible. Silencieux, ils attendent pour voir jusqu'où cela ira. Et ce n'est pas seulement ta Voix, mais aussi ton Sang et tes Plaies qui crient à chaque coeur après le péché: «Viens dans mes Bras que je te pardonne; le sceau de mon Pardon est mon Sang.» Ô mon aimable Jésus, répète cette Parole à tous les pécheurs. Implore pour tous la Miséricorde divine. Applique à tous les mérites infinis de ton Sang infiniment précieux. Pour tous, continue à calmer la Justice divine. Donne ta Grâce à celui qui, se trouvant dans la situation de devoir pardonner, se sent incapable de le faire.

Mon Jésus crucifié, durant ces trois heures d'Agonie si amères, tu veux tout accomplir, et tandis que, silencieux, tu es sur cette Croix, je vois que dans ton for intérieur, tu veux satisfaire le Père en toutes choses. Tu le remercies à la place de tous, tu satisfais à la place de tous. Pour tous, tu demandes pardon et, pour tous, tu implores la Grâce qu'ils ne t'offensent plus jamais. Et pour obtenir tout cela du Père, tu récapitules devant lui toute ta Vie, du premier instant de ta Conception jusqu'à ton dernier Souffle. Mon Jésus, Amour infini, laisse-moi aussi récapituler toute ta Vie avec toi, avec ton inconsolable Maman, avec saint Jean et avec les saintes femmes.

Mon doux Jésus, je te remercie des nombreuses épines qui ont transpercé ton adorable Tête, des gouttes de Sang versées à cause d'elles, des coups reçus sur elles, des Cheveux qu'on t'a arrachés. Je te remercie pour tout le bien que tu as fait et tout le bien que tu nous as obtenu par tes Prières. Merci pour les lumières et les bonnes inspirations que tu nous as données. Merci pour toutes les fois que tu as pardonné nos péchés d'orgueil et d'amour-propre.

Je te demande pardon au nom de tous, ô mon Jésus, pour toutes les fois que nous t'avons couronné d'épines, pour toutes les gouttes de Sang que nous t'avons fait verser de ta Tête infiniment sainte, pour toutes les fois que nous n'avons pas répondu à tes inspirations. En raison de toutes ces Douleurs souffertes par toi, je te prie, ô bon Jésus, de nous obtenir la Grâce de ne plus jamais commettre de péchés dans nos pensées. Je veux encore t'offrir tout ce que tu as souffert dans ta Tête infiniment sainte pour te donner toute cette gloire que les créatures t'auraient donnée si elles avaient fait bon usage de leur intelligence.

«Louez le Seigneur tous les peuples, fêtez-le tous les pays! Fort est son Amour pour nous, pour toujours sa Vérité. Gloire au Père, ...» (Ps. 118)

J'adore, ô mon Jésus, tes Yeux infiniment saints, et je te remercie pour toutes les Larmes et tout le Sang qu'ils ont versés, pour les piqûres cruelles des épines, les insultes, les dérisions et les hontes supportées durant toute ta Passion. Je te demande pardon pour tous ceux qui se servent de leur vue pour t'offenser et t'outrager, et je te prie, en raison des Douleurs souffertes par tes Yeux infiniment sacrés, de nous donner la Grâce que plus personne ne t'offense par des regards mauvais. Je t'offre tout ce que tu as souffert par tes Yeux infiniment saints pour te donner toute cette Gloire que les créatures t'auraient donnée, si leurs regards avaient été fixés seulement sur le Ciel, sur la Divinité et sur toi, ô mon Jésus.

J'adore tes Oreilles infiniment saintes. Je te remercie de tout ce que tu as souffert tandis que, sur le Calvaire, les canailles t'accablaient les Oreilles par leurs cris et leurs moqueries. Je te demande pardon au nom de tous pour toutes les conversations mauvaises, et je te prie pour que les oreilles de tous les hommes s'ouvrent aux Vérités éternelles, aux appels de la Grâce, et que plus personne ne t'offense par le sens de l'ouïe. Je veux encore t'offrir tout ce que tu as souffert dans ton Ouïe infiniment sainte, pour te donner toute la Gloire que les créatures t'auraient donnée, si de cet organe elles avaient fait un saint usage.

J'adore ton Visage infiniment saint et je lui donne un baiser, ô mon Jésus, et je te remercie pour tout ce que tu as souffert à cause des crachats, des gifles et des moqueries, et pour toutes les fois que tu t'es laissé fouler aux pieds par tes ennemis. Je te demande pardon au nom de tous pour toutes les fois que l'on a osé t'offenser, et je te prie en raison de ces gifles et de ces crachats de faire en sorte que tous reconnaissent, louent et glorifient ta Divinité.

Ô mon Jésus, je veux aller partout dans le monde, de l'orient à l'occident, du midi au septentrion, pour unir toutes les voix des créatures et les changer en autant d'actes de louange, d'amour et d'adoration envers ta divine Personne. Je veux encore, ô mon Jésus, t'apporter le coeur de toutes les créatures, afin que tu remplisses chacun de ta Lumière, de ta Vérité et de ton Amour. Que chaque coeur soit rempli de compassion envers ta divine Personne. Et tandis que tu pardonneras à tous, je te prie de faire en sorte que plus personne ne t'offense, même au prix de mon sang. Je veux enfin t'offrir tout ce que tu as souffert dans ton Visage infiniment saint, pour te donner toute la Gloire que les créatures t'auraient donnée si personne ne t'avait offensé.

J'adore ta Bouche infiniment sainte et je te remercie pour tes premiers vagissements, pour le lait que tu as sucé, pour toutes les Paroles que tu as dites, pour les Baisers embrasés que tu as donnés à ta Très Sainte Mère, pour la nourriture que tu as prise, pour l'amertume du fiel et la soif ardente dont tu as souffert sur la Croix, pour les Prières que tu as élevées vers le Père. Je te demande pardon pour toutes les médisances et les conversations mauvaises des créatures, et pour tous les blasphèmes qu'elles profèrent. Je veux offrir tes saintes Conversations en réparation de leurs conversations mauvaises, la mortification de ton Goût en réparation de leurs gourmandises et de toutes les offenses qu'elles te font par le mauvais usage de leur langue. Je veux t'offrir tout ce que tu as souffert dans ta Bouche infiniment sainte, pour te donner toute la Gloire que les créatures t'auraient donnée si aucune n'avait osé t'offenser par le sens du goût et par l'abus de la langue.

Ô Jésus, je te remercie pour tout au nom de tous, et je t'adresse un hymne de remerciements éternels et infinis. Je veux, ô mon Jésus, t'offrir tout ce que tu as souffert dans ta Personne infiniment sainte, pour te donner toute la Gloire que t'auraient donnée toutes les créatures si elles avaient conformé leur vie à la tienne.

Je te remercie, ô Jésus, pour tout ce que tu as souffert dans tes Épaules infiniment saintes, pour tous les coups que tu as reçus, pour toutes les Plaies que tu t'es laissé ouvrir sur ton Corps infiniment sacré, pour toutes les gouttes de Sang que tu as versées. Je te demande pardon au nom de tous pour toutes les fois que par amour du confort nous t'avons offensé par des plaisirs illicites. Je t'offre ta douloureuse flagellation pour réparer tous les péchés commis avec nos sens, par amour pour les plaisirs sensibles, pour les satisfactions naturelles. Je t'offre tout ce que tu as souffert dans tes Épaules pour te donner toute la Gloire que les créatures t'auraient donnée si, en toutes choses, elles avaient cherché à te plaire à toi seul et à se réfugier à l'ombre de ta Protection divine.

Mon Jésus, je baise ton Pied gauche et je te remercie pour tous les Pas que tu as faits durant ta Vie mortelle et pour toutes les fois que tu t'es fatigué pour aller à la recherche d'âmes. Et je t'offre, ô mon Jésus, toutes mes actions, tous mes pas et tous mes mouvements, dans l'intention de te faire réparation pour tout et pour tous. Je te demande pardon pour ceux qui n'agissent pas dans une intention droite. J'unis mes actions à toutes celles que tu as accomplies dans ton Humanité infiniment sainte pour qu'elles soient divinisées et pour te donner toute la Gloire que t'auraient donnée les créatures si elles avaient agi saintement et avec des buts honnêtes.

Jésus, je baise ton Pied droit et je te remercie pour tout ce que tu as souffert pour moi, surtout en ces heures où tu étais suspendu à la Croix. Je te remercie pour la douleur atroce que te causaient les clous dans tes Plaies qui se déchiraient de plus en plus à cause du poids de ton Corps. Je te demande pardon pour toutes les rébellions et les désobéissances des créatures et je t'offre les douleurs de tes Pieds infiniment saints en réparation de ces offenses, pour te donner toute la Gloire que les créatures t'auraient donnée si en toutes choses elles t'avaient été soumises.

Ô mon Jésus, je baise ta Main gauche infiniment sainte et je te remercie pour tout ce que tu as souffert pour moi, pour toutes les fois que tu as calmé la Justice divine en satisfaisant pour tous!

Je baise ta Main droite et je te remercie pour tout le bien que tu as fait et que tu continues de faire pour tous, en particulier pour les Oeuvres de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification. Je te demande pardon au nom de tous, pour toutes les fois que nous avons manqué de reconnaissance pour tes Bienfaits. Pardon pour nos nombreuses oeuvres faites sans une intention droite. En réparation de ces offenses, je veux t'offrir toute la Perfection et la Sainteté de tes Oeuvres, pour te donner toute cette Gloire que les créatures t'auraient donnée si elles avaient répondu à tous tes Bienfaits.

Ô mon Jésus, je baise ton Coeur infiniment sacré et je te remercie pour tout ce que tu as souffert et désiré pour chaque créature, et pour le zèle dont tu as brûlé par Amour pour elles. Je te demande pardon pour nos nombreux désirs mauvais, nos affections et nos tendances mauvaises. Pardon, ô Jésus, pour les nombreuses âmes qui font passer l'amour des créatures avant ton Amour. Et pour te donner toute la Gloire qu'elles t'ont refusée, je t'offre tout ce qu'a fait et continue de faire ton Coeur infiniment adorable.

 

Réflexions et pratiques.

De midi à 13h, Jésus, élevé sur la Croix, reste suspendu sans toucher la terre. Et nous, cherchons-nous à vivre détachés du monde, des créatures et de tout ce qui goûte la terre? Tout doit concourir à former la croix sur laquelle nous devons nous étendre et rester suspendus comme Jésus, loin de tout ce qui est terre, afin que les créatures ne s'attachent pas à nous.

Jésus souffrant n'a d'autre lit que la Croix, d'autre soulagement que ses Plaies et les insultes. Et, par amour pour Jésus, arrivons-nous à trouver le repos dans la souffrance? Tout les choses que nous faisons et vivons, renfermons-les dans les Plaies de Jésus, trempons-les dans son Sang, et nous ne trouverons de réconfort que dans ses Souffrances. Si bien que ses Plaies seront les nôtres, son Sang agira continuellement en nous pour nous laver et nous embellir. Et ainsi nous obtiendrons n'importe quelle Grâce pour nous et pour le salut des âmes. Ayant le Sang de Jésus dans notre coeur, si nous commettons une faute, nous prierons Jésus de ne pas nous garder souillés en sa Présence, mais de nous laver de son Sang et de nous garder avec lui. Si nous nous sentons faibles, nous prierons Jésus de donner une portion de son Sang à notre âme, afin que son Sang nous donne force et courage.

Le doux Jésus prie pour ses bourreaux et même, il les excuse. Et nous, faisons-nous nôtre la Prière de Jésus pour excuser continuellement les pécheurs devant le Père et pour obtenir pour eux, par nos prières, sa Miséricorde, même pour ceux qui nous auraient personnellement offensés?

Tandis que nous prions, agissons et cheminons, n'oublions pas les pauvres âmes qui sont sur le point de rendre le dernier soupir. Portons-leur en guise d'aide et de réconfort les Prières et les Baisers de Jésus, pour qu'il les purifie et leur fasse prendre leur envol vers le Ciel.

Mon Jésus, c'est dans tes Plaies et dans ton Sang que je veux puiser la force de pouvoir reproduire en moi ta propre Vie. Et ainsi je pourrai obtenir pour tous, par mes prières, le bien que tu as fait.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 13:49

De 13h à 14h
Deuxième heure d'Agonie sur la Croix.

Commencer avec la prière préparatoire

Deuxième Parole:
« Aujourd'hui, tu seras avec moi au Paradis. ».

Mon Amour crucifié, tandis que je prie avec toi, la force de ton Amour séduisant et de tes Souffrances maintient mon regard fixé sur toi, mais mon coeur se brise de te voir tant souffrir. Tu es torturé par l'Amour et la Douleur, et les flammes qui te brûlent le Coeur sont si intenses quelles sont en train de te réduire en cendres. Ton Amour est plus fort que la mort même et, donnant libre cours à cet Amour, tu regardes le larron à ta droite et tu le dérobes à l'enfer: tu lui touches le coeur par ta Grâce et il devient tout transformé. Il reconnaît que tu es Dieu et, tout contrit, il te dit: «Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume.» Et toi, tu lui réponds sans hésiter: «Aujourd'hui même, tu seras avec moi dans le Paradis!» Tu en fais ainsi le premier triomphe de ton Amour.

Mais je vois que tu ne dérobes pas seulement le coeur du larron, mais que tu fais de même pour de nombreux mourants. Tu mets à leur disposition ton Sang, ton Amour, tes Mérites, et tu te sers de tous tes Stratagèmes et Astuces divins pour toucher leur coeur et les dérober à l'enfer. Mais ici aussi, ton Amour est contrarié! Combien de refus tranchants! Combien de fois on ne te fait pas confiance! Combien cèdent au désespoir!

Je veux, ô mon Jésus, réparer pour tous ceux qui désespèrent de ta divine Miséricorde au moment de leur mort. Mon doux Amour, inspire à tous la confiance en toi, en particulier à ceux qui se trouvent dans les étreintes de l'agonie. Et par cette Parole que tu as dite au larron, accorde-leur la Lumière, la force et l'aide pour qu'ils puissent mourir saintement et s'envoler vers le Ciel. Dans ton Corps infiniment saint, dans ton Sang, dans tes Plaies, place toutes les âmes, ô Jésus. En raison des mérites de ton Sang précieux, ne permets pas que même une seule âme soit perdue! Que ta Voix accompagnée de ton Sang répète à toutes: «Aujourd'hui, tu seras avec moi au Paradis!»

 

Troisième Parole:
Jésus dit à Marie: « Femme, voici ton fils! » 
Et à Jean: « Voici ta Mère! »

Mon Jésus martyrisé, tes Souffrances augmentent de plus en plus. Ah! sur cette Croix, tu es le vrai Roi des Douleurs. Au milieu de tant de Souffrances, aucune âme ne t'échappe: tu donnes à chacune ta propre Vie. Mais ton Amour se voit contrarié et méprisé par les créatures. On ne s'en soucie pas. Et comme il ne peut s'épancher, il devient plus intense. Il te procure des tortures indicibles. Dans ces tortures, il recherche ce qu'il pourrait donner d'autre à l'homme pour le vaincre. Et il te fait dire: «Tu vois, ô âme, combien je t'ai aimée; si tu ne veux pas avoir pitié de toi-même, aie au moins pitié de mon Amour!»

Voyant que tu n'as plus rien à donner aux créatures, leur ayant tout donné, tu tournes ton Regard suppliant vers ta Maman, elle qui, comme toi, se sent crucifiée à cause de tes Souffrances et de l'Amour qui la torture. Mère et Fils, vous vous entendez; et alors tu respires de satisfaction et de réconfort en sachant que tu peux donner ta Maman aux créatures. En associant Jean à tout le genre humain, tu dis à Marie d'une Voix remplie de tendresse: «Femme, voici ton fils!» et à Jean: «Voici ta Mère!» Et, dans un doux Coeur à Coeur, tu poursuis: «Ma Mère, je te confie tous mes enfants. Tout l'Amour que tu ressens pour moi, ressens-le pour eux! Que tous tes Égards et toutes tes Tendresses maternelles soient pour mes enfants. Toi, tu me les sauveras tous!» Et ta sainte Maman accepte.

Je veux ici, ô mon Jésus, réparer les offenses qui sont faites à ta Très Sainte Mère, les blasphèmes et les ingratitudes de tant de gens qui ne veulent pas reconnaître le grand Bienfait que tu as accordé à tous, en nous donnant Marie comme Mère.

Comment pouvons-nous te remercier d'un si grand Bienfait? Nous le ferons, ô Jésus, en t'offrant ton Sang, tes Plaies, l'Amour infini de ton Coeur! Ô Très Sainte Vierge, quel n'est pas ton choc en entendant la Voix du bon Jésus qui te donne à chacun de nous comme Mère!

Nous voulons te remercier, ô Vierge bénie, et pour te remercier comme tu le mérites, nous t'offrons les remerciements mêmes de ton Jésus. Ô douce Maman, sois notre Mère, prends soin de nous et ne permets jamais que nous t'offensions le moindrement. Tiens-nous toujours serrés sur Jésus. De tes Mains, lie-nous à lui, de sorte que nous ne puissions plus jamais nous séparer de lui. Pour tous, je veux réparer les offenses qui sont faites à ton Jésus et à toi, ma douce Maman!

Ô mon Jésus, tandis que tu es plongé dans tant de Souffrances, tu plaides encore plus la cause du salut des âmes. Moi, je ne serai pas indifférente à cela. Comme une colombe, je volerai sur tes Plaies, les baiserai, les soulagerai, et je me plongerai dans ton Sang pour pouvoir m'écrier avec toi: «Âmes, âmes!»

Jésus, je veux soutenir ta Tête transpercée et endolorie pour réparer et pour implorer ta Miséricorde, ton Amour et ton Pardon pour tous. Règne dans mon intelligence, ô mon Jésus, et guéris-la en vertu des épines qui te percent la Tête. Ne permets à aucune défaillance d'entrer dans mon intelligence.

Front majestueux de mon Bien, je te donne un baiser; attire toutes mes pensées à te contempler et à te comprendre.

Yeux infiniment doux de mon Jésus, bien que couverts de Sang, regardez-moi, regardez ma misère, regardez ma faiblesse, regardez mon pauvre coeur, et faites en sorte que je puisse éprouver les effets admirables du Regard divin.

Oreilles de mon Jésus, bien qu'accablées par les insultes et les blasphèmes, vous demeurez tout de même attentives à nous écouter. Entendez mes prières et ne dédaignez pas mes réparations. Oui, ô Jésus, écoute les supplications de mon coeur. Il se calmera quand tu l'auras rempli de ton Amour.

Visage infiniment beau de mon Jésus, montre-toi à moi, afin que de tous et de tout je détache mon pauvre coeur: que ta Beauté me fasse m'éprendre uniquement de toi et me tienne toujours ravie en toi.

Bouche infiniment suave de mon Jésus, parle-moi. Que résonne toujours ta Voix en mes oreilles et que la puissance de ta Parole détruise en moi tout ce qui n'est pas Volonté de Dieu, tout ce qui n'est pas Amour.

Ô Jésus, je tends mes bras vers ton Cou pour t'embrasser. Et toi-même, tends les tiens vers moi pour m'embrasser. De grâce, ô mon Bien, fais en sorte que cet embrassement d'Amour soit si étroit qu'aucune force humaine ne puisse nous dégager l'un de l'autre. Ainsi, j'appuierai mon visage sur ton Coeur, et, avec confiance, je te donnerai un baiser sur tes Lèvres et toi tu me donneras ton Baiser d'Amour. Ainsi tu me feras respirer ton Haleine infiniment douce, ton Amour, ton Vouloir, tes Souffrances et toute ta Vie divine.

Épaules infiniment saintes de mon Jésus, toujours fortes et constantes dans la Souffrance par Amour pour moi, donnez-moi la force morale, la constance et l'héroïsme dans la souffrance par amour pour vous. Ô Jésus, de grâce, ne permets pas que je sois inconstante dans l'amour: partage avec moi ton Immutabilité.

Poitrine enflammée de mon Jésus, donne-moi tes flammes: tu ne peux contenir ces flammes et mon coeur les cherche avec anxiété par l'entremise de ton Sang et de tes Plaies. Ce sont les flammes de ton Amour, ô Jésus, qui te tourmentent le plus. Ô mon Bien, partage-les avec moi. Cela ne te touche-t-il pas de compassion de voir une âme aussi pauvre de ton Amour?

Mains infiniment saintes de mon Jésus, vous qui avez créé le Ciel et la terre, vous voilà réduites à l'immobilité! Ô mon Jésus, continue ta création: ta création d'Amour. Crée en tout mon être une vie nouvelle, la Vie divine. Prononce tes Paroles créatrices sur mon pauvre coeur et rends-le totalement comme le tien.

Pieds saints de mon Jésus, ne me laissez jamais seule, mais faites en sorte que je coure toujours avec vous et que je ne fasse pas un seul pas loin de vous. Jésus, par mon amour et par mes réparations, je veux te soulager des Peines dont tu souffres dans tes Pieds infiniment saints.

Ô mon Jésus crucifié, j'adore ton Sang infiniment précieux. Je baise tes saintes Plaies une à une, voulant leur prodiguer tout mon amour, mes adorations et mes réparations les plus ardentes. Que ton Sang soit pour toutes les âmes lumière dans les ténèbres, réconfort dans la souffrance, force dans la faiblesse, pardon dans la faute, aide dans les tentations, protection dans les dangers, soutien dans la mort. Et qu'il soit les ailes qui transporteront les âmes de cette terre vers le Ciel.

Ô Jésus, c'est à toi que je viens! Dans ton Coeur je veux faire mon nid et ma demeure. De l'intérieur de ton Coeur, ô mon doux Amour, j'appellerai tous les gens à toi. Et si quelqu'un veut s'approcher pour t'offenser, j'exposerai ma poitrine et je ne permettrai pas qu'on te blesse. Au contraire, j'enfermerai cette personne dans ton Coeur, je lui parlerai de ton Amour et je changerai ses offenses en Amour. Ô Jésus, au grand jamais ne permets que je sorte de ton Coeur. Alimente-moi de tes flammes. Par ta Vie, donne-moi la vie, pour que je t'aime comme tu le désires si ardemment.

 

Quatrième Parole:
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? ».

Ô Jésus souffrant, tandis que, serrée sur ton Coeur, je m'abandonne en comptant tes Souffrances, je vois qu'un tremblement convulsif envahit ton Humanité infiniment sainte. Tes Membres se débattent comme s'ils voulaient se détacher l'un de l'autre. Et durant ces convulsions, tu cries avec force: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?» À ce cri, tous tremblent, les ténèbres deviennent plus épaisses, ta Maman pétrifiée pâlit et se sent très mal!

Ma Vie! mon Tout! mon Jésus! que vois-je? Ah! tu es tout proche de la mort! Tes Souffrances, qui t'ont toujours été fidèles, sont sur le point de te laisser. Après tant de Souffrances, c'est avec une Douleur immense que tu vois que beaucoup d'âmes ne sont pas incorporées à toi. Au contraire, tu vois que beaucoup seront perdues et tu ressens la douloureuse séparation d'avec elles. Et comme tu dois satisfaire la Justice divine même pour ces âmes, tu ressens la mort de chacune et les peines mêmes qu'elles souffriront en enfer. Et tu cries fort à toutes: «Ne m'abandonnez pas. Si vous voulez plus de Souffrances, je suis prêt, mais ne vous séparez pas de mon Humanité. C'est cela la Douleur des douleurs, la Mort des morts. Tout le reste me serait néant si m'était épargnée votre séparation d'avec moi! De grâce, pitié pour mon Sang, pour mes Plaies, pour ma Mort! Ne m'abandonnez pas!»

Mon Amour, combien je suis désolée! Tu t'essouffles! Ta Tête infiniment sainte tombe déjà sur ta Poitrine! La vie t'abandonne! Mon Amour, je me sens mourir avec toi! Moi aussi je veux crier avec toi: «Âmes, âmes!» Je ne veux pas me détacher de cette Croix, de tes Plaies, pour te procurer des âmes. Et si tu le veux, je descendrai dans le coeur des créatures, je les entourerai de tes Peines afin qu'elles ne m'échappent pas. Et si cela m'était possible, je voudrais me mettre devant la porte de l'enfer pour faire reculer les âmes qui s'y présentent et les amener à ton Coeur.

Ô mon Jésus, tu agonises et tu te tais. Et moi je pleure ta mort prochaine. Je compatis avec toi, je serre ton Coeur sur le mien, je lui donne un baiser et je le regarde avec toute la tendresse dont je suis capable. Et pour te donner un soulagement plus grand, je fais mienne la Tendresse divine, et c'est avec elle que je veux compatir avec toi. Je veux changer mon coeur en un fleuve de douceur et le verser dans le tien pour adoucir l'amertume que tu éprouves à cause de la perte des âmes.

Il est extrêmement douloureux, ton cri, ô mon Jésus; plus que l'abandon du Père, ce sont les âmes qui s'éloignent de toi qui font s'échapper de ton Coeur cette lamentation douloureuse: «Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?» Ô mon Jésus, augmente en tous la Grâce, afin que personne ne se perde. Que ma réparation soit au profit des âmes qui devraient se perdre, pour qu'elles soient sauvées.

Ô mon Jésus, par cet abandon extrême que tu ressens sur la Croix, je te prie de donner ton aide aux nombreuses âmes aimantes à qui tu demandes d'avoir pour compagnon ton Abandon, ce que tu fais en leur donnant la sensation d'être privées de ta présence, d'être plongées dans les ténèbres -- toi qui les portes pourtant si serrées sur ton Coeur. Ô Jésus, que les souffrances de ces âmes amènent beaucoup d'âmes près de toi et te soulagent dans ta Douleur.

 

Réflexions et pratiques.

Au bon larron, Jésus pardonne avec tant d'Amour que c'est immédiatement qu'il l'emmène avec lui au Paradis. Et nous, prions-nous pour l'âme des nombreux mourants qui ont besoin d'une prière, afin que pour eux se ferme l'enfer et s'ouvrent les portes du Ciel?

Les Peines de Jésus sur la Croix augmentent, mais oublieux de lui-même, il prie sans cesse pour nous. Il nous donne tout, y compris sa Très Sainte Mère, faisant d'elle le don le plus précieux dont disposait son Coeur. Et nous, savons-nous tout donner à Jésus?

En tout ce que nous faisons -- prières, actions, etc. -- avons-nous toujours l'intention d'absorber de l'Amour frais en nous, pour pouvoir ensuite tout redonner à Jésus? Nous devons absorber l'Amour pour le redonner, afin que tout ce que nous faisons porte l'empreinte de Jésus.

Quand le Seigneur nous donne de la ferveur, de la lumière ou de l'Amour, savons-nous nous en servir pour le bien des autres, pour favoriser leur conversion? Ou bien gardons-nous égoïstement pour nous seuls ces Grâces?

Ô mon Jésus, que chaque petite étincelle d'amour que je ressens dans mon coeur devienne un incendie qui consume le coeur de chaque créature et la conduise à ton Coeur.

Quel usage faisons-nous du grand don qu'il nous a fait de sa Maman? Faisons-nous nôtre l'Amour de Jésus, ses Tendresses et tout ce qu'il faisait, afin de contenter sa Maman? Pouvons-nous dire que notre divine Mère trouve en nous le contentement qu'elle trouvait en son divin Fils? Sommes-nous toujours unis à elle comme des enfants fidèles, lui obéissant et imitant ses vertus?

Pour pouvoir donner à Marie le contentement que lui donnait son Fils, faisons nôtre l'Amour que Jésus éprouvait envers sa Mère, la gloire, la tendresse et toutes les finesses d'Amour qu'il lui donnait continuellement, et disons-lui: «J'ai en moi Jésus et, pour te rendre contente et pour que tu puisses trouver en moi ce que tu trouvais en Jésus, je te donne tout. De plus, belle Maman, je veux donner à Jésus tous les contentements qu'il trouvait en toi et, pour ce faire, je veux entrer dans ton Coeur et prendre ton Amour, toutes tes Tendresses et tous tes Soins maternels pour les donner à Jésus. Douce Maman, que tes Mains maternelles soient les douces chaînes qui me tiennent lié à toi et à Jésus.»

Jésus ne s'épargne en rien. Nous aimant d'un Amour suprême, il veut nous sauver tous et, si c'était possible, il voudrait arracher à l'enfer toutes les âmes, même en subissant toutes leurs peines. Cependant, il voit que bien des âmes cherchent à se détacher de ses Bras. Alors, ne pouvant contenir sa Douleur, il s'exclame: «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?» Et nous, pouvons-nous dire que notre amour envers les âmes est semblable à celui de Jésus? Pouvons-nous dire que nos prières, nos peines et toutes nos actions, même les plus petites, sont unies aux Actions et aux Prières de Jésus pour arracher les âmes à l'enfer? Comment compatissons-nous avec Jésus dans son immense Douleur? Si notre vie pouvait se consumer en un holocauste continuel, cela ne serait pas suffisant pour compatir adéquatement à cette Douleur.

Chaque petite action que nous faisons en union avec Jésus, chaque petite peine que nous vivons en union avec lui peut servir à arracher des âmes des griffes de Satan pour qu'elles ne tombent pas en enfer. Si nous sommes unis à Jésus, nous avons en mains son propre Pouvoir. Et si, au contraire, nous ne faisons pas nos actions en union avec lui, elles ne serviront pas à empêcher ne fût-ce qu'une âme d'aller en enfer.

Mon Amour et mon Tout, tiens-moi serrée sur ton Coeur, afin que je ressente combien le pécheur t'afflige en se détachant de toi, et qu'ainsi je puisse faire ma part pour le ramener à toi. Ô Jésus, que ton Amour brûle mon coeur, afin que je puisse ressentir l'Amour que tu as pour les âmes. Quand je souffre des amertumes, alors, ô Jésus, donne libre cours à ta Justice sur moi et prends la satisfaction que tu veux. Mais le pécheur, ô Jésus, qu'il soit sauvé, et que mes peines soient un lien qui l'attache à toi, et que mon âme ait la consolation de voir ta Justice satisfaite.

 

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 15:48

De 15h à 16h
Jésus transpercé par la lance.
Sa déposition.

Commencer avec la prière préparatoire

Mon Jésus, quand tu as expiré, toute la nature a pleuré ta douloureuse mort, te reconnaissant pour son Créateur. Les anges, par milliers, volent autour de la Croix et pleurent ta mort. Ils t'adorent, toi notre vrai Dieu, et t'accompagnent aux limbes, où tu te rends pour combler de joie tant d'âmes qui, depuis des siècles, te désirent ardemment.

Mon Jésus mort, je ne sais pas comment me détacher de ta Croix, et je ne me rassasie pas de baiser tes Plaies infiniment saintes qui me disent avec éloquence combien tu m'aimes. À voir tes horribles déchirures, la profondeur de tes Plaies, si profondes qu'elles découvrent tes Os, je me sens mourir! Je voudrais tant pleurer sur ces Plaies que je les laverais de mes larmes. Je voudrais tant t'aimer que je te guérirais tout entier par mon amour et que je restituerais à ton Humanité méconnaissable sa Beauté originale. Je voudrais m'ouvrir les veines pour remplir les tiennes de mon sang et te ramener à la vie.

Ô mon Jésus, que ne peut pas faire l'Amour? L'Amour est Vie! Et moi, au moyen de mon amour, je veux te redonner la vie. Et si mon amour ne suffit pas, donne-moi ton propre Amour, et au moyen de cet Amour, je pourrai tout. Oui, je pourrai redonner Vie à ton Humanité infiniment sainte.

Ô mon doux Jésus, même mort, tu veux me témoigner ton Amour et me donner un refuge dans ton Coeur sacré. Poussé par une force suprême, un soldat, pour s'assurer de ta mort, te déchire le Coeur d'un coup lance, t'y ouvrant une Plaie profonde. Et toi, mon Amour, tu verses les dernières gouttes de sang et d'eau que contient ton Coeur embrasé. Ah! combien de choses me dit cette Plaie ouverte par l'Amour! Et si ta Bouche est muette, ton Coeur me parle et me dit:

«Mon enfant, après avoir tout donné, j'ai voulu, par ce coup de lance, ouvrir dans mon Coeur un refuge pour toutes les âmes. Mon Coeur ouvert, criera continuellement à tous: «Venez à moi si vous voulez être sauvés. En moi vous trouverez la sainteté, le soulagement dans les afflictions, la force dans la faiblesse, la paix dans les doutes, la compagnie dans la solitude.

«Ô âmes qui m'aimez, si vous voulez m'aimer vraiment, demeurez toujours dans ce Coeur. C'est ici que vous trouverez l'Amour vrai pour aimer et des flammes ardentes pour vous brûler et vous consumer d'Amour. Tout est concentré dans ce Coeur: c'est là que se trouvent les sacrements, la vie de mon Église, et la vie de toutes les âmes.

«En lui, je ressens aussi les profanations qui se font contre mon Église, les intrigues de ses ennemis, les flèches qu'ils lui décochent, mes enfants qu'ils piétinent. Car il n'y a pas d'offense que mon Coeur ne ressente. Par conséquent, mon enfant, que ta vie soit en mon Coeur. Défends-le, répare toutes les offenses contre lui, conduis-y tous les gens.»

Mon Jésus, puisque par Amour pour moi, tu t'es laissé blesser le Coeur par une lance, alors, de tes Mains, blesse mon coeur, mes affections, mes désirs et tout moi-même. Qu'il n'y ait rien en moi qui ne soit blessé par tes Mains amoureuses. Je m'unis aux Peines navrantes de notre chère Maman, qui, en voyant qu'on te déchire le Coeur, défaille de Douleur et d'Amour. Comme une colombe, elle vole en ton Coeur pour y occuper la première place, pour y être la première Réparatrice, la Reine, la Médiatrice entre toi et les créatures.

Avec ma Maman, je veux moi aussi voler dans ton Coeur afin de voir comment elle y répare les offenses des créatures. Ô mon Jésus, dans ton Coeur blessé, je trouverai la Vie, si bien que, peu importe ce que je ferai, mes actions y trouveront vie. Je ne donnerai plus de vie à mes pensées, mais si elles veulent la vie, je prendrai tes Pensées. Ma volonté n'aura plus de vie, mais si elle veut la vie, je prendrai ta Volonté. Mon amour n'aura plus de vie, mais s'il veut la vie, je prendrai ton Amour. Ô mon Jésus, toute ta Vie m'appartient: c'est ta Volonté.

Mon Jésus mort, je vois que tes disciples se dépêchent de te déposer de la Croix. Joseph et Nicodème qui, jusqu'à présent, étaient tes disciples en secret, eh bien, avec courage, sans craindre quoi que ce soit, veulent maintenant te donner une sépulture honorable. Ils prennent des marteaux et des tenailles pour accomplir le déclouement sacré et si triste, tandis que ta Mère, affligée, étend ses Bras maternels pour te recevoir sur son Sein.

Mon Jésus, tandis qu'ils te déclouent, je veux aider tes disciples à soutenir ton Corps infiniment saint. Au moyen des clous qu'ils t'enlèvent, cloue-moi tout entière sur toi. Avec ta sainte Mère, je veux t'adorer, t'embrasser, puis m'enfermer dans ton Coeur pour ne plus jamais en sortir.

 

Réflexions et pratiques.

Après sa mort, Jésus a voulu, par Amour pour nous, être blessé par une lance. Et nous, nous laissons-nous blesser en toutes choses par Jésus? Ou bien nous laissons-nous blesser par les créatures, par les plaisirs, par l'attachement à nous-mêmes?

Les froideurs, les obscurités, les mortifications internes et externes sont des blessures que le Seigneur présente à notre âme; si nous ne les recevons pas des Mains de Dieu, nous nous blessons nous-mêmes, et nos blessures activent nos passions, nos faiblesses, notre amour-propre et tous nos maux. Si, au contraire, nous les recevons comme des blessures aménagées en nous par Jésus, il y mettra son Amour, ses Vertus et sa Ressemblance, ce qui nous fera mériter ses Baisers, ses Caresses et tous les Stratagèmes de l'Amour divin. Ces blessures seront des voix qui l'appelleront et le contraindront à demeurer avec nous continuellement.

Ô mon Jésus, que ta lance soit le garde qui me défende de toute blessure provenant des créatures.

En quittant la Croix, Jésus est déposé dans les Bras de sa Maman. Et nous, déposons-nous dans les Mains de notre Maman nos doutes, nos anxiétés, nos craintes? Jésus reposa sur le Sein de sa sainte Mère. Et nous, faisons-nous reposer Jésus en nous en faisant disparaître nos craintes et nos agitations?

Ma Maman, de tes Mains maternelles enlève de mon coeur tout ce qui pourrait empêcher Jésus de reposer en moi.

Aurelie15072017
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par Aurelie15072017 » ven. 10 avr. 2020, 15:57

De 16h à 17h
La sépulture de Jésus.
La Désolation de Marie

Commencer avec la prière préparatoire

Von Jésus, la première à te recevoir sur son sein, une fois que tu as été dégagé de la Croix, fut ta Mère affligée. Ta Tête transpercée reposa doucement dans ses Bras.

Ô douce Maman, ne dédaigne pas de m'avoir en ta compagnie et fais qu'avec toi je puisse accomplir mes derniers devoirs envers mon bien-aimé Jésus. Ma Mère pleine de douceur, il est vrai que tu me surpasses dans l'amour et dans la délicatesse pour toucher à mon Jésus, mais moi, je m'efforcerai de t'imiter de mon mieux pour lui plaire en tout. Par conséquent, comme tu le fais si délicatement de tes Mains, je veux moi aussi, de mes mains, extraire toutes les épines qui entourent sa Tête adorée, et je veux unir mes profondes adorations aux tiennes.

Ô céleste Maman, tes Mains enlèvent le Sang coagulé des Yeux de Jésus, ces Yeux qui, un jour, donnaient la Lumière à tout le monde et qui, maintenant, sont obscurcis et éteints. Ô Maman, je m'unis à toi; ensemble donnons à ces Yeux divins un baiser et adorons-les profondément!

Je vois les Oreilles de mon Jésus trempées de Sang, écrasées par les gifles, lacérées par les épines. Donnons, ô Mère, nos adorations à ces Oreilles qui n'entendent plus et qui ont tant souffert, pour éveiller les âmes sourdes et obstinées aux appels de la Grâce.

Ô douce Maman, je vois que ton Visage est baigné de Larmes en voyant le Visage de Jésus, l'Affligé. J'unis ma douleur à la tienne. Ensemble, enlevons-lui la boue et les crachats qui l'ont à ce point déformé, et adorons ce Visage de divine Majesté qui faisait s'éprendre le Ciel et la terre, et qui, maintenant, ne donne plus signe de vie!

Ô douce Maman, donnons ensemble un baiser à la divine Bouche de Jésus qui, par la suavité de sa Parole a attiré tant d'âmes à son Coeur! Ô Mère, c'est avec ta propre Bouche que je veux baiser ses Lèvres livides et ensanglantées. Je les adore profondément.

Ô ma douce Maman, avec toi je veux donner des baisers à l'adorable Corps de mon Jésus, réduit tout entier en une effroyable Plaie. Comme toi, j'utilise mes mains pour remettre en place les morceaux de Chair qui pendent de son Corps. Adorons profondément ce Corps infiniment saint.

Baisons, ô Mère, ces Mains créatrices, qui ont fait tant de prodiges pour nous, ces Mains transpercées, contorsionnées, maintenant froides et raidies par la mort! Ô douce Maman, renfermons en leurs Blessures infiniment saintes le sort de toutes les âmes. À sa résurrection, Jésus les trouvera placées là par toi, et aucune ne sera perdue. Ô Mère, au nom de tous et avec tous, adorons ensemble ces précieuses Blessures.

Ô céleste Maman, te voilà en train de donner des Baisers aux Pieds de Jésus. Comme elles sont navrantes les Blessures de ces Pieds divins! Les clous ont enlevé une partie de la Chair et de la Peau et le poids du Corps infiniment sacré les a déchirés de manière horrible! Donnons ensemble un baiser à ces Blessures et adorons-les profondément. En elles, renfermons tous les pas des pécheurs afin que, quand ils marchent, ils entendent les Pas de Jésus derrière eux, et qu'ainsi ils n'osent pas l'offenser.

Je te vois, ô douce Maman, fixer du regard le Coeur ouvert de l'adorable Jésus. De grâce, ensevelis-moi en ce Coeur sacré. Et comme je posséderai ainsi le Coeur et la Vie de mon Bien-Aimé, j'y resterai cachée jusqu'à l'éternité. Donne-moi ton Amour, ô Maman, pour que je puisse aimer Jésus comme toi. Donne-moi ta Douleur pour que, comme toi, je puisse souffrir et plaider pour tous, et réparer toutes les offenses faites à ce Coeur!

Ô Maman, toi qui prépares Jésus pour l'ensevelissement, c'est de tes propres Mains que je veux être ensevelie avec lui, afin que je puisse ressusciter avec lui. Ainsi soit-il.

Et maintenant, c'est à toi aussi, ô Mère amoureuse, que je veux donner mon tribut filial. Je compatis beaucoup avec toi et, au moyen de toutes les effusions d'amour de mon coeur, je voudrais réunir tous les battements de coeur, tous les désirs, toute la vie des créatures et les déposer devant toi comme autant d'actes d'amour. Je compatis avec toi pour l'extrême Douleur que tu as soufferte en voyant Jésus couronné d'épines, torturé par les coups et les clous; aussi en voyant ces Yeux qui ne te regardent plus, ces Oreilles qui n'entendent plus ta Voix, cette Bouche qui ne te parle plus, ces Mains qui ne te caressent plus, ces Pieds qui ne te suivront plus. Je voudrais t'offrir le Coeur de ce même Jésus débordant d'Amour, pour compatir avec toi comme tu le mérites et pour donner un soulagement à tes Douleurs si cruelles.

 

Réflexions et pratiques.

Jésus est enseveli. Une pierre ferme le tombeau et empêche la Maman de continuer à regarder et admirer son Fils. Et nous, savons-nous nous dissimuler aux regards des créatures; sommes-nous indifférents à ce que tous nous oublient? Dans les choses saintes, sommes-nous dans une sainte indifférence, ne nous opposant à rien de ce que Dieu attend de nous? Notre regard est-il enseveli dans le Regard de Jésus, de sorte que nous ne regardions rien, sauf Jésus et ce qui émane de lui? Notre voix est-elle ensevelie dans la Voix de Jésus, de sorte que si nous parlons, nous ne parlions qu'avec la Langue de Jésus? Nos pas sont-ils ensevelis dans ceux de Jésus, de sorte que quand nous marchons, la seule empreinte que nous laissions soit celle des Pas de Jésus? Et notre coeur est-il enseveli dans celui de Jésus, de sorte que nous n'aimions et ne désirions que ce qu'aime et désire son Coeur?

Ma Maman, quand, pour le bien de mon âme, Jésus se dissimule à moi, donne-moi la Grâce que tu avais quand tu étais privée de sa Présence, afin que je puisse lui donner toute la gloire que tu lui as donnée quand on l'a déposé dans le sépulcre.

Ô Jésus, je veux te prier avec ta propre Voix. Et comme ta Voix pénétrait les Cieux et se répercutait dans la voix de tous, en particulier dans la mienne, que ma voix pénètre jusqu'aux Cieux pour te donner la gloire de ta propre Voix.

Mon Jésus, mon coeur palpite, mais je ne serai pas contente si tu ne le fais pas palpiter avec le tien. Avec tes Battements de Coeur, j'aimerai comme toi tu aimes. Je te donnerai l'amour de toutes les créatures, et nous n'entendrons qu'un cri: «Amour, Amour!» Ô mon Jésus, fais-toi honneur: en tout ce que je fais, mets-y l'empreinte de ton Pouvoir, de ton Amour et de ta Gloire.

 

La Désolation de Marie.

 

«Elles me coûtent trop, les âmes, elles me coûtent la Vie d'un Fils Dieu. Et moi, comme Corédemptrice et Mère, je les lie à toi, ô Croix.»

Maman souffrante, voilà que tu te disposes au sacrifice ultime de devoir donner la sépulture à ton Fils Jésus. Complètement résignée aux Vouloirs du Ciel, tu t'affaires près de lui. De tes propres Mains, tu le déposes dans le Sépulcre. Et tandis que tu arranges ses Membres et que tu es sur le point de lui faire ton dernier adieu et de lui donner ton dernier Baiser, tu sens ton Coeur s'arracher de ta Poitrine! L'Amour te cloue sur ses Membres, et, par la force de l'Amour et de la Douleur, tu te sens t'éteindre avec ton Fils éteint!

Pauvre Maman! Comment feras-tu sans Jésus qui était ta Vie, ton Tout? Et pourtant, le Vouloir de l'Éternel le veut ainsi. Tu es aux prises avec deux puissances insurmontables: ton Amour pour Jésus et le Vouloir divin. Ton Amour te cloue de telle sorte qu'il empêche la séparation, et le Vouloir divin s'impose et veut ce sacrifice. Pauvre Maman, comment feras-tu? Comme je compatis avec toi! De grâce, anges du Ciel, venez la soutenir auprès des Membres raidis de son Jésus, autrement elle mourra elle aussi!

Mais, ô prodige, tandis que tu sembles éteinte avec Jésus, j'entends ta Voix tremblante et entrecoupée de sanglots qui dit: «Fils, ô Bien-Aimé Fils, c'est le dernier soulagement qu'il me reste pour adoucir mes Peines: m'épancher sur les Plaies de ton Humanité infiniment sainte, les adorer, les baiser. Et maintenant, cela aussi, on me l'enlève. Le Vouloir divin le veut ainsi. Et moi, je me résigne. Mais sache, ô Fils, que même si c'est ce que je veux, j'en suis incapable. À la seule pensée de le faire, les forces me manquent et la vie me fuit. De grâce, ô Fils, pour que je puisse avoir la force d'effectuer l'amère séparation, permets-moi de me laisser toute ensevelie en toi et de prendre ta Vie en moi, tes Peines, tes Réparations, et tout ce que tu es. Ah! seul un échange de Vies entre toi et moi peut me donner la force d'accomplir le sacrifice de me séparer de toi!»

Maman affligée, tu penches ta Tête sur celle de Jésus, tu lui donnes des Baisers, et tu enfermes tes Pensées en les siennes. Oh! comme tu voudrais ranimer son Intelligence avec la tienne, pour ainsi lui donner Vie pour Vie!

Maman affligée, je te vois donner des Baisers aux Yeux éteints de Jésus. Oh! comme tu souffres de constater que Jésus ne te regarde plus! Combien de fois, en te regardant, ces Yeux divins te transportaient de joie et faisaient ressusciter ton Coeur! Maintenant qu'il ne te regarde plus, tu te sens mourir. Tu échanges tes Yeux avec ceux de Jésus et tu prends pour toi ses Larmes, l'amertume que lui procuraient les offenses des créatures, leurs insultes et leurs mépris.

Maman affligée, je te vois donner des Baisers à ses Oreilles infiniment saintes. Tu l'appelles et lui dis: «Mon Fils, est-il possible que tu ne m'écoutes plus, toi qui à chacun de mes appels joyeux, accourrais? Maintenant, je pleure, je t'appelle, et tu ne m'entends pas? Ah! l'Amour fortement ressenti est un cruel tyran. Toi, tu étais pour moi plus que ma propre Vie. Et maintenant, comment pourrais-je désormais survivre à tant de douleurs? Ô fils, je laisse mon Ouïe dans la tienne et je prends pour moi ce qu'ont souffert tes Oreilles infiniment saintes. Seules tes Peines et tes Douleurs peuvent me redonner vie.» Et pendant que tu dis cela, la douleur et les serrements que tu ressens au Coeur sont si grands que tu en perds la voix et restes sans mouvement. Ma pauvre Maman, ma pauvre Maman, comme je compatis avec toi! Combien de Morts cruelles ne subis-tu pas!

Maman souffrante, le Vouloir divin s'impose et te met en action. Ainsi tu regardes le Visage infiniment saint de ton Jésus, tu lui donnes des Baisers et t'exclames: «Fils adoré, comme tu es défiguré! Ah! si l'Amour ne m'indiquait pas que tu es mon Fils, ma Vie et mon Tout, je ne te reconnaîtrais pas. Ta Beauté originale s'est transformée en difformités; le teint rose de tes Joues pourprées s'est changé en bleus; la Lumière et la Grâce que transmettait ta belle Figure, qui comblait de joie ceux qui l'admiraient, se sont changées en pâleur de mort!

«Ah! Fils bien-aimé, à quel piteux état as-tu été réduit! Quel horrible ravage a fait le péché sur tes Membres infiniment saints! Oh! comme ton inséparable Maman voudrait te restituer ta Beauté première! Je veux échanger mon Visage avec le tien et prendre pour moi les gifles, les crachats, les mépris et tout ce que tu as souffert dans ton saint Visage. Ah! Fils, si tu me veux en vie, donne-moi tes Peines, autrement je mourrai!»

Ta Douleur est telle, ô Maman, qu'elle te paralyse, te coupe la parole, et que tu est comme éteinte auprès du Visage de ton Jésus. Pauvre Maman, comme je compatis avec toi! Mes saints anges, venez soutenir ma Maman. Sa Douleur immense l'inonde, la suffoque, et il ne lui reste ni vie ni force.

Mais, déchirant ces vagues de souffrances, le Vouloir divin te remet en vie. Tu donnes des Baisers sur la Bouche de Jésus et, ce faisant, tu sens tes Lèvres devenir amères à cause du fiel qui a rempli sa Bouche d'amertume. En sanglotant tu lui dis: «Mon Fils, dis une dernière Parole à ta Maman. Est-il possible que je ne puisse plus entendre ta Voix? Toutes les Paroles que tu m'as dites quand tu étais en vie, eh bien, comme autant de flèches, me blessent le Coeur de Douleur et d'Amour.

«Maintenant que je te vois muet, tes flèches se meuvent dans mon Coeur, me donnent de continuelles morts et me disent: "Tu ne l'entendras plus! Tu n'entendras plus son doux Accent, la mélodie de sa Parole créatrice, qui créait en toi autant de paradis qu'il prononçait de Paroles!" Ah! mon paradis est fini et je n'aurai plus rien d'autre que de l'amertume! Ah! Fils, je veux échanger ma Langue avec la tienne. Fais-moi ressentir ce que tu as souffert dans ta Bouche infiniment sainte, l'amertume du fiel et ta Soif ardente. Fais-moi aussi ressentir tes Réparations et tes Prières. Comme, au moyen de ta Langue, j'entendrai ta Voix, ma douleur sera plus supportable. Ta Mère souffrante pourra vivre par le moyen de tes Peines!»

Maman torturée, je vois que tu te hâtes, car ceux qui sont autour de toi veulent fermer le sépulcre. Alors tu prends les Mains de Jésus dans les tiennes, tu les baises, tu les serres sur ton Coeur, et tu fais tiennes leurs Blessures. Puis, fixant du regard ses Pieds et voyant la torture cruelle que les clous leur ont donnée, tu fais tienne ces Plaies et ces Pieds mêmes, pour courir au moyen d'eux après tous les pécheurs et les arracher à l'enfer.

Maman angoissée, je vois que tu adresses ton dernier adieu au Coeur transpercé de Jésus. C'est ici le dernier assaut que subit ton Coeur maternel, alors que tu le sens s'arracher de ta Poitrine par la véhémence de ton Amour et de ta Douleur. Il sent le besoin de faire sien le Coeur infiniment saint de Jésus, son Amour rejeté par tant de créatures, ses Douleurs, ses Blessures, de même que ses nombreux Désirs ardents non réalisés à cause des ingratitudes des créatures. Tu regardes avec étonnement la grande Blessure de ce Coeur, tu lui donnes des Baisers, tu en touches le Sang et, comme si tu en avais acquis la Vie, tu ressens la force de réaliser l'amère séparation. Et après avoir embrassé ton Jésus, tu permets qu'on ferme le sépulcre!

Maman souffrante, je te prie, en pleurant, de ne pas permettre pour le moment que Jésus soit soustrait à mes regards. Attends que d'abord je m'enferme en lui pour prendre sa Vie en moi. Si tu ne peux pas vivre sans Jésus, toi qui es l'Immaculée, la Sainte, la Comblée de Grâces, moi, je le peux encore bien moins, moi qui suis la faiblesse, la misère, un abîme de péchés. De grâce, Maman souffrante, ne me laisse pas seule. Prends-moi avec toi. Mais dépose-moi d'abord tout entière en Jésus. Et vide-moi complètement, afin que je puisse mettre Jésus tout entier en moi, comme tu l'as mis en toi.

Commence chez moi l'office maternel que Jésus t'a donné sur la Croix. Que mon extrême pauvreté fasse impression sur ton Coeur maternel et, de tes Mains maternelles, enferme-moi tout entière en Jésus, et enferme Jésus tout entier en moi. Enferme dans mon intelligence les Pensées de Jésus, afin que nulle autre pensée n'entre en moi. Enferme les Yeux de Jésus dans les miens, afin que rien ne puisse jamais échapper à mon regard; son Ouïe dans la mienne, pour que je l'écoute toujours et qu'en toutes choses j'accomplisse son Vouloir infiniment saint; son Visage dans le mien, afin que, admirant ce Visage si défiguré par Amour pour moi, je l'aime, je compatisse avec lui et le répare; sa Langue dans la mienne, pour que je parle, prie, et enseigne au moyen de la Langue de Jésus; ses Mains dans les miennes, afin que tout mouvement que je ferai et toute oeuvre que j'accomplirai prennent vie des Oeuvres et des Mouvements de Jésus; ses Pieds dans les miens, afin que tout pas que je ferai apporte la vie, le salut et la force aux créatures.

Maman affligée, permets que moi aussi je donne des baisers à son Coeur, que j'en touche le Sang infiniment précieux. Enfermant son Coeur dans le mien, fais en sorte que je puisse vivre de son Amour, de ses Désirs et de ses Peines. Et maintenant, prenant la Main droite raidie de Jésus, donne-moi par elle ta bénédiction, puis permets qu'on l'enferme de nouveau dans le tombeau.

La pierre ferme maintenant le sépulcre, et toi, torturée, tu la baises et, en pleurant, tu essaies de partir. Mais ta Douleur est si grande que tu restes pétrifiée! Ma Mère torturée et affligée, avec toi je fais mes adieux à Jésus. En pleurant, je compatis avec toi et je te tiens compagnie en ton amère désolation. Je veux me mettre à tes côtés pour donner à chacune de tes Respirations et de tes Douleurs une parole de réconfort, un regard de compassion. Je recueillerai tes Larmes, et si je te vois t'évanouir, je te soutiendrai de mes bras.

Avec un effort surhumain, tu te détaches du sépulcre et entreprends de retourner à Jérusalem par le même chemin que tu as suivi pour venir. À peine as-tu fait quelques pas que se présente à toi la Croix sur laquelle Jésus a tant souffert et est mort. Tu cours, tu l'embrasses, et en la voyant teintée de Sang, une à une se renouvellent dans ton Coeur les Douleurs que Jésus a souffertes sur elle. Ne pouvant contenir tant d'angoisse, tu t'exclames désolée:

«Ô Croix, pourquoi as-tu été si cruelle envers mon Fils? Oh! tu ne l'as épargné en rien! Tu as été inflexible! Tu ne m'as pas permis, à moi, sa Mère souffrante, de lui donner ne serait-ce qu'une gorgée d'eau quand il la demandait, alors qu'à sa Bouche desséchée on donna du fiel et du vinaigre! Ah! je sentais fondre mon Coeur transpercé et j'aurais voulu apprêter pour ses Lèvres mon Coeur liquéfié pour le désaltérer!

«Ô Croix à la fois cruelle et sainte, tu as été sanctifiée et divinisée au contact de mon Fils! Cette cruauté dont tu as fait usage envers lui, change-la en compassion pour les misérables mortels. En raison des Peines qu'il a souffertes sur toi, obtiens par ses Prières et ses Souffrances la force pour les âmes souffrantes. Qu'aucune d'entre elles ne se perde à cause des tribulations et des croix. Elles me coûtent trop, les âmes, elles me coûtent la Vie d'un Fils Dieu. Et moi, comme Corédemptrice et Mère, je les lie à toi, ô Croix, et c'est en te donnant des Baisers que je pars.»

Pauvre Maman, comme je compatis avec toi! À chaque Pas, tu souffres de nouvelles douleurs qui, rendant plus amers les flots qui t'inondent, te noient. Tu te sens mourir!

Et tu parviens à cet endroit où tu rencontras Jésus sous le poids énorme de la Croix, exténué, ruisselant de Sang, avec un faisceau d'épines sur la Tête, lesquelles, heurtant la Croix, pénétraient en dedans, lui donnant des douleurs extrêmes. Alors, rencontrant les tiens, les Regards de Jésus cherchaient de la pitié. Mais, pour vous priver tous les deux de tout soulagement, les soldats bousculèrent Jésus, le firent tomber, lui faisant verser du Sang nouveau.

Tu vois le terrain encore imprégné de son Sang et, comme tu te prosternes à terre et que tu baises ce Sang, je t'entends dire: «Mes anges, venez vous mettre de garde auprès de ce Sang, afin que pas une goutte ne soit foulée aux pieds et profanée.» Maman souffrante, laisse-moi te donner la main pour t'aider à te relever, car je te vois agoniser sur le Sang de ton Fils.

Pendant que tu marches, partout tu trouves des traces du Sang de Jésus et tu te souviens de ses Douleurs. Finalement, hâtant le pas, tu t'enfermes au Cénacle. Moi aussi je m'enferme au Cénacle, mais mon Cénacle est le Coeur infiniment saint de Jésus. Et de l'intérieur de son Coeur, je veux venir sur tes Genoux en cette heure de désolation si amère. Mon âme ne supporte pas de te laisser seule dans une si grande Douleur! Maman désolée, regarde, moi aussi je suis ton enfant et seule je ne peux, ni ne veux vivre. Prends-moi sur tes Genoux et presse-moi dans tes Bras maternels. Sers-moi de Maman, j'ai besoin d'un guide, d'aide, de soutien. Regarde ma pauvreté. Sur mes plaies, verse une de tes Larmes, et quand tu me verras distraite, serre-moi sur ton Coeur maternel et rafraîchis en moi la Vie de Jésus.

Ô Mère désolée, comme je compatis avec toi! Tes Douleurs sont effroyables! Je voudrais changer mon être en langue et en voix pour te dire ma compassion. Mais, pour tes nombreuses Douleurs, mes commisérations sont un néant. Par conséquent, j'appelle les anges et j'invoque la Très Sainte Trinité. Je les implore de mettre autour de toi leurs harmonies, leurs joies, leur beauté, pour calmer tes Douleurs intenses et compatir avec toi. Que les trois Personnes te prennent dans leurs Bras divins et changent en Amour toutes tes Peines.

Et maintenant, ô Mère désolée, en raison de tout ce que tu as souffert, je te demande une grâce toute spéciale. Je te prie, en raison de ta désolation amère, de venir m'assister au moment de ma mort, quand ma pauvre âme se trouvera seule, abandonnée de tous, parmi mille anxiétés et mille craintes. Viens en ce moment pour me tenir compagnie, comme tant de fois je t'ai tenue compagnie durant ma Vie. Viens m'assister, assieds-toi à mes côtés et mets l'ennemi en fuite. Lave mon âme au moyen de tes Larmes, couvre-moi du Sang de Jésus, fais-moi revêtir ses Mérites. Embellis-moi de ses Peines et de ses Oeuvres. Et en vertu des Peines de Jésus et des tiennes, fais que tous mes péchés soient effacés par un pardon total. Et quand mon âme quittera mon corps, reçois-moi dans tes Bras, mets-moi sous ton Manteau, cache-moi du regard de l'ennemi. De ton vol, porte-moi au Ciel et mets-moi dans les Bras de Jésus. Qu'il en soit ainsi, ma chère Maman!

Je te prie aussi de rendre la compagnie que je t'ai tenue aujourd'hui à tous les moribonds. Pour tous, sers de Mère. Ils sont dans des moments extrêmes où ils ont besoin de grands secours. Par conséquent, ne refuse à personne ton office maternel.

Un dernier mot en te laissant, ô douce Maman. Je te prie de m'enfermer dans le Coeur infiniment saint de Jésus. Et pendant que je baise ta Main maternelle, bénis-moi. Ainsi soit-il.

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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par zelie » sam. 25 juil. 2020, 19:04

Bonjour,
ce que vous nous avez partagé est très beau, mais pourriez-vous citer vos sources, de quelle révélation ou oeuvre s'agit-il? (qu'on puisse y avoir accès dans sa totalité!)
Je vous remercie cependant, car cela a dû être très long à copier !
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour

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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par ademimo » dim. 26 juil. 2020, 0:38

Je trouve problématique de remplacer systématiquement le mot "Mère" par le mot "Maman", qui ne revêt pas totalement la même signification. On ne peut pas confondre la Vierge Marie, notre Mère au Ciel, avec notre mère charnelle et terrestre. Sinon, à mon avis, on quitte le champ spirituel pour basculer dans quelque chose de plus douteux.

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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par cmoi » dim. 26 juil. 2020, 7:46

zelie a écrit :
sam. 25 juil. 2020, 19:04
Bonjour,
ce que vous nous avez partagé est très beau, mais pourriez-vous citer vos sources, de quelle révélation ou oeuvre s'agit-il? (qu'on puisse y avoir accès dans sa totalité!)
Je vous remercie cependant, car cela a dû être très long à copier !
Je crains chère Zélie qu'Aurélie ne vous lise jamais.. Elle est passée parmi nous telle une météore, avec une croix (dont hélas je connais bien le bois) plus grosse que ce que le regard peut embrasser, et un coeur débordant de franchise - et d'amour pour son Seigneur qui est aussi le nôtre...
Elle avait demandé même à ce que ses contributions soient effacées...

(Si vous avez le coeur bien accroché, relisez toutes ses contributions et vous comprendrez...)
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par zelie » dim. 26 juil. 2020, 11:45

Merci CMoi pour les précisions. Je n'ai pas tout lu, mais le peu que j'ai feuilleté témoigne effectivement d'une lourdeur particulière dans la vie de cette jeune femme. Elle porte beaucoup de choses pour une si jeune personne...

Mais j'aurai aimé savoir d'où sortent ses longues citations, si il y a un imprimatur ou s'il y a au moins un début de reconnaissance écclésiale, un évêque qui s'est positionné, etc. Quelque chose qui nous guide dans cette lecture, à commencer par savoir quelle figure chrétienne en est l'auteur ou le scribe. Sinon on ne va pas le lire ou le lire avec beaucoup de suspicion... Peut-être quelqu'un sur le site en a la moindre idée?
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par zelie » dim. 26 juil. 2020, 12:03

Après recherches, il semblerait que ces longues citations soient des copiés-collés de ce site : http://www.passioiesus.org/fr/horasdela ... bucion.htm

qui reprend l'intégralité de "Les Heures de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ" de Luisa Piccarreta, mystique en cours de canonisation.
Donc c'est bon, on peut les lire et les méditer sans retenue!

Image

Ce site s'est donné pour but de diffuser, par une traduction en 8 langues, cet ouvrage de Luisa Piccarreta, toutes disponibles sur le site, en glissant en haut à gauche sur la cartouche "Heures de la Passion".
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par cmoi » dim. 26 juil. 2020, 12:10

Chère Zélie,
Il me semble me souvenir que l'adresse mail qu'elle indique sur son profil était bien celle avec laquelle j'avais pu correspondre avec elle.
Je vérifierai, mais pour cela je dois utiliser un autre ordi (professionnel).
Je lui avais notamment envoyé l'oeuvre de Ste Thérèse de l'enfant Jésus...
Si vous avez parcouru ses post (nombreux sur une courte période), j'espère que vous aurez trouvé celui intitulé et qui porte sur "les messages de la Très Sainte Vierge Marie" : je suis sûr qu'il vous plaira même si ce sera sans doute beaucoup de choses déjà connues pour vous, aussi je n'ai pas osé vous le signaler déjà...

Je pense qu'elle doit être aujourd'hui baptisée...
Si vous lui écrivez, transmettez-lui mon souvenir et mes prières : si je ne devais les faire que pour un seul membre croisé ici, ce serait pour elle (désolé Zénith/Antoine/Hantouane/etc. mais réjouissez-vous : je vous crois moins en danger et en besoin qu'elle, encore...)
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Re: Les heures de la Sainte passion de Notre Seigneur

Message non lu par cmoi » dim. 26 juil. 2020, 12:15

Oups.. je n'avais pas lu votre dernier message publié pendant que j'écrivais le mien..
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