Les Apparitions de Notre-Dame à Fátima

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Théophane
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Les Apparitions de Notre-Dame à Fátima

Message non lupar Théophane » sam. 13 mai 2006, 14:52

Les Apparitions de Notre-Dame de Fátima
Récit de Sœur Lucie


Le 13 mai 1917
Alors que je m’amusais avec Jacinthe et François, en haut de la pente de la Cova da Iria, à faire un petit mur autour d’un buisson, nous avons vu soudain comme un éclair. « Il vaut mieux retourner à la maison, dis-je à mes cousins. Voilà un éclair. Il pourrait venir un orage ». – « Oh ! Oui ! », répondirent-ils. Nous avons commencé à descendre la pente, en poussant les brebis dans la direction de la route. En arrivant plus ou moins au milieu de la pente, à peu près à la hauteur d’un grand chêne vert qu’il y avait là, nous avons vu un autre éclair et, quelques pas plus loin, sur un petit chêne vert, une Dame toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, et qui répandait de la lumière autour d’elle… Nous nous sommes arrêtés, surpris par l’apparition. Nous étions si près d’elle que nous nous trouvions dans la lumière qui l’environnait, ou qui émanait d’elle, peut-être à un mètre et demi de distance, plus ou moins. Alors, Notre-Dame nous dit :

- N’ayez pas peur ! Je ne vous ferai pas de mal.
- D’où êtes-vous ? Lui demandai-je.
- Je suis du Ciel.
- Et que voulez-vous de moi ?
- Je suis venue pour vous demander de venir ici six mois de suite, le 13 de chaque mois à cette même heure. Plus tard je vous dirai qui je suis, et ce que je veux. Ensuite je reviendrai encore ici une septième fois.
- Et moi, est-ce que j’irai au Ciel ?
- Oui, tu iras.
- Et Jacinthe ?
- Elle aussi.
- Et François ?
- Lui aussi, Mais il devra dire beaucoup de chapelets. Je me souviens alors d’avoir posé une question au sujet de deux jeunes filles qui étaient mortes depuis peu. Elles étaient mes amies, et elles venaient à la maison pour apprendre à tisser avec ma soeur aînée.
- Maria des Neves, est-elle déjà au Ciel ?
- Oui, elle y est. (il me semble qu’elle pouvait avoir à peu près 16 ans).
- Et Amélie ?
- Elle doit être au Purgatoire jusqu’à la fin du monde. (il me semble qu’elle pouvait avoir de 18 à 20 ans).
- Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?
- Oui, nous voulons bien !
- Vous aurez donc beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.

C’est en prononçant ces dernières paroles que Notre-Dame ouvrit les mains pour la première fois, et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elle, une lumière si intime que, pénétrant notre coeur, et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette lumière, plus clairement que l’on se voit dans le meilleur des miroirs. Alors, par une impulsion intérieure, qui nous était aussi communiquée, nous sommes tombés à genoux, et nous avons répété du fond du coeur. « O Très Sainte Trinité, je vous adore ! Mon Dieu, mon Dieu, je vous aime dans le Très Saint Sacrement ! ».
Après quelque temps, Notre-Dame ajouta : « Que l’on dise le chapelet tous les jours pour obtenir la paix et pour la fin de la guerre ! » Puis elle commença à s’élever doucement, en direction du Levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel.


Le 13 Juin 1917
Après avoir récité le chapelet avec Jacinthe et François, et avec les autres personnes présentes, je vis de nouveau le reflet de la lumière qui s’approchait (et que nous appelions l’éclair), puis, ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert, exactement comme au mois de mai
- Que voulez-vous de moi ? demandai-je.
- Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous disiez le chapelet tous les jours, et que vous appreniez à lire. Je dirai ensuite ce que je veux. Je demandais la guérison d’un malade.
- S’il se convertit, répondit Notre-Dame, il guérira dans l’année.
- Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.
- Oui, Jacinthe et François je les emmènerai bientôt, mais toi, tu resteras ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour se faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé.,
- Je vais rester ici toute seule ? demandai-je avec chagrin.
- Non, ma fille ! Cela te fait souffrir beaucoup? Ne te décourage pas ! Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Au moment où elle disait ces dernières paroles, elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la seconde fois, le reflet de cette lumière immense qui émanait d’elle. Nous nous y voyions comme submergés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel, et moi, dans celle qui se répandait sur la terre. Dans la paume de la main droite de Notre-Dame se trouvait un coeur entouré d’épines, qui paraissait s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Coeur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation. Voilà à quoi nous faisions allusion quand nous disions que Notre-Dame nous avait révélé un secret en juin. Notre-Dame ne nous avait pas ordonné, cette fois, de garder le secret, mais nous sentions que Dieu nous y poussait.


Le 13 juillet 1917
Quelque temps après notre arrivée, à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, au milieu d’une grande foule, en disant le chapelet, nous vîmes le reflet de la lumière accoutumée, et ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.

- Que voulez-vous de moi ? demandai-je.
- Je veux que l’on vienne ici le 13 du mois prochain, que l’on continue à dire le chapelet tous les jours, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule peut vous secourir.
- Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes, et de faire un miracle pour que tous croient que vous nous apparaissez.
- Que l’on continue à venir ici tous les mois. En octobre, je dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.
Ici je présentai quelques demandes à Notre-Dame, je ne me rappelle plus bien lesquelles. Ce que je me rappelle, c’est que Notre-Dame dit qu’il fallait réciter le chapelet pour obtenir ces grâces dans l’année. Elle poursuivit :
- Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : « O Jésus, c’est pour votre Amour, pour la conversion des pécheurs, et en réparation pour les péchés commis contre le Coeur Immaculé de Marie ».

En disant ces dernières paroles, elle ouvrit de nouveau les mains, comme les mois précédents. Le reflet de la lumière parut pénétrer la terre, et nous vîmes comme un océan de feu. Plongés dans ce feu nous voyions les démons et les âmes des damnés. Celles-ci étaient comme des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine. Elles flottaient d’elles-mêmes, avec des nuages de fumée, tombant de tous côtés semblables aux étincelles qu’on voit dans les grands incendies, sans poids, ni équilibre, au milieu de cris et gémissements de douleur et de désespoir, qui épouvantaient et faisaient trembler de peur. C’est à la vue de ce spectacle que j’ai dû jeter le cri que l’on dit avoir entendu de moi. Les démons se distinguaient des âmes des damnés par des formes horribles et répugnantes d’animaux extraordinaires et inconnus, mais transparentes, semblables à de noirs charbons embrasés. Effrayés, et comme pour demander secours, nous avons alors levé les yeux vers Notre-Dame qui nous dit avec bonté et tristesse :

- Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Coeur Immaculé. Si l’on fait ce que je vous dis, beaucoup âmes se sauveront, et on aura la Paix. La guerre va finir, Mais si l’on ne cesse pas d’offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. Quand vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne pour montrer qu’il va punir le monde de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine, et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis.
Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira, et on aura la paix. Sinon, la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Eglise. Les bons seront martyrisés. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. Plusieurs nations seront anéanties…
Finalement mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. Au Portugal sera conservé toujours le dogme de la foi, etc…
Cela, ne le dites à personne. A François, oui, vous pouvez le dire. Quand vous dites le chapelet, dites après chaque dizaine : « O mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’Enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, principalement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ! ».

Suivit un instant de silence, et je fis cette question :
- Vous ne me demanderez rien d’autre ?
- Non, aujourd’hui, je ne te demanderai rien d’autre.
Et, comme de coutume, elle commença à s’élever dans la direction du Levant, jusqu’au moment où elle disparut dans l’immensité du firmament.


Les 13 - 19 août 1917
Comme j’ai raconté ce qui s’est passé ce jour-là, je ne m’y arrête pas, et je passe à l’apparition qui eut lieu à mon avis le 15 à la fin de l’après-midi.
J’étais avec les brebis, en compagnie de François et de son frère Jean, au lieu appelé « Valinhos » et je sentis que quelque chose de surnaturel s’approchait, et nous enveloppait. Soupçonnant que Notre-Dame allait apparaître et regrettant que Jacinthe ne pas là pour la voir, je demandai à son frère Jean d’aller l’appeler. Comme il ne voulait pas y aller, je lui offris pour cela deux « vinteus », et il y alla en courant. Entre temps, je vis avec François le reflet de la lumière que nous appelions l’éclair. Jacinthe étant arrivée nous avons vu, un instant après, Notre-Dame au-dessus d’un chêne vert.

- Que voulez-vous de moi ? demandai-je.
- Je veux que vous continuiez à aller à la Cova da Iria le 13, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. Le dernier mois, je ferai le miracle, pour que tout le monde croie.
- Que voulez-vous que l’on fasse de l’argent que les gens laissent à la Cova da Iria ?
- Que l’on fasse deux brancards de procession. Tu porteras l’un avec Jacinthe et deux autres petites filles, vêtues de blanc. L’autre, c’est François qui le portera avec trois autres petits garçons. L’argent des brancards sera pour la fête de Notre-Dame du Rosaire et ce qui restera sera pour aider à construire une chapelle que l’on fera faire.
- Je voudrais vous demander la guérison de plusieurs malades.
- Oui, j’en guérirai quelques-uns durant l’année.
Elle prit alors un air plus triste et ajouta :
- Priez, priez beaucoup, et faites de sacrifices pour les pécheurs ! Il y a beaucoup d’âmes qui vont en enfer parce qu’il n’y a personne pour se sacrifier et prier pour elles.
Et, comme de coutume, elle commença à s’élever en direction du Levant.


Le 13 septembre 1917
Au moment où l’heure approchait, je suis allée là-bas avec Jacinthe et François, au milieu d’une foule de personnes, qui nous laissait avancer difficilement. Les chemins étaient remplis de monde... Enfin, nous sommes arrivés à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, et nous avons commencé à réciter le chapelet avec le peuple. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, et ensuite Notre-Dame sur le chêne vert. Elle nous dit :

- Que l’on continue à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. En octobre viendront aussi Notre-Seigneur, Notre-Dame des Douleurs, et Notre-Dame du Carmel, Saint Joseph avec l’Enfant Jésus, pour bénir le monde. « Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde. Portez-la seulement durant le jour ».
- On m’a prié, dis-je, de vous demander bien des choses : la guérison de plusieurs malades, d’un sourd-muet…
- Oui, j’en guérirai quelques-uns, les autres, non. En octobre je ferai le miracle pour que tout le monde croie.
Et commençant à s’élever dans les airs, elle disparut comme d’habitude.


Le 13 octobre 1917
Nous avons quitté la maison de bonne heure, pensant bien que le chemin serait long. Le peuple était là en foule. Il pleuvait à torrent. Ma mère, craignant que ce fut le dernier jour de ma vie, le coeur déchiré par l’inquiétude de ce qui allait arriver, avait voulu m’accompagner. Sur le chemin se reproduisaient les scènes du mois précédent, plus nombreuses et plus émouvantes. Même la boue des chemins n’empêchait pas ces gens de se mettre à genoux, dans une attitude humble et suppliante. Arrivés à la Cova da Iria, auprès du chêne vert, poussée par un mouvement intérieur, je demandai à la foule de fermer les parapluies pour réciter le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière et, ensuite, Notre-Dame sur le chêne vert.

- Que voulez-vous de moi demandai-je.
- Je veux te dire que l’on élève une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à dire le chapelet tous les jours. La guerre va finir, et les militaires reviendront bientôt chez eux.
- J’aurais beaucoup de choses à vous demander : de guérir plusieurs malades, de convertir les pécheurs…
- Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon de leurs péchés.
Notre-Dame prit alors un air plus triste :
- Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé !

Ouvrant les mains, elle les fit réfléchir alors sur le soleil. Et tandis qu’elle s’élevait, le reflet de sa propre lumière continuait à se projeter sur le soleil. Voici le motif pour lequel j’ai crié qu’on regarde le soleil. Mon but n’était pas d’appeler l’attention de la foule de ce côté. Je ne me rendais même pas compte de sa présence. Je le fis seulement, entraînée par un mouvement intérieur qui m’y poussait. Notre-Dame, une fois disparue dans l’immensité du firmament, nous avons vu, auprès du soleil, saint Joseph avec l’Enfant Jésus, et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes qu’ils faisaient de la main, en forme de croix. Peu après, cette apparition s’étant évanouie, j’ai vu Notre-Seigneur et Notre-Dame sous une forme qui donnait l’idée d’être Notre-Dame des Douleurs, Notre-Seigneur paraissait bénir le monde de la même manière que l’avait fait saint Joseph. Cette apparition disparut, et il me sembla voir encore Notre-Dame avec un aspect semblable à Notre-Dame du Carmel.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)

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Message non lupar L'Ange » dim. 28 mai 2006, 11:34

Ce sont de biens jolis témoignages. Il y a quelques jours j'ai vu une émission qui parlait justement entre autre de ces phénomènes, et j'ai été un peu étonnée de constater comment ceux-ci étaient présentés. On a un peu l'impression que les évènements dit "inexplicables" sont vus comme des phénomènes de foire et que le but est d'impressionner au maximum le grand public, sans chercher à en comprendre le sens et la signification. Car il y en a forcément...

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Théophane
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Message non lupar Théophane » mar. 30 mai 2006, 16:55

Chers Tous,

Me voilà de retour de Fátima, le cœur tout chargé d’émotions, de souvenirs impérissables, de rencontres merveilleuses, de grâces divines, et surtout… d’amour, un amour fou. J’ai vécu un pèlerinage tout à fait exceptionnel, sans doute l’un des plus beaux de toute ma vie. Permettez-moi de vous le raconter brièvement ; j’en parlerai peut-être davantage quand j’aurai plus de temps.

Notre groupe de pèlerins est arrivé le jour de l’Ascension vers midi. Nous avons été logés à l’intérieur même du sanctuaire, à la Casa Nossa Senhora do Carmo. Le service était impeccable, tout était parfait, et ma chambre était à quelques mètres seulement de la suite pontificale où Paul VI et Jean-Paul II avaient été logés. Pour aller à la basilique il suffisait simplement de sortir et de traverser une allée. Cela était beaucoup plus commode qu’à Lourdes où les hôtels sont en ville.

Je suis arrivé sur l’esplanade ; devant moi se trouvaient à quelques mètres la basilique et la chapelle des Apparitions. À cette vue j’ai été frappé d’une vive émotion et les larmes me sont montées aux yeux. Je suis alors tombé à genoux sur le sol et ces paroles sont spontanément montées de mon cœur jusqu’à mes lèvres : « Jésus je T’aime plus que tout, Seigneur je T’aime dans le très Saint Sacrement, merci Vierge Marie, merci mon Dieu de l’amour pour le Pape que Tu as mis dans mon cœur ! », et j’ai déposé un baiser sur les médailles de Benoît XVI et de Notre-Dame de Fátima que je porte autour du cou.

Je suis d’abord allé prier à la basilique, qui est une grande église, toute blanche, très sobre, et majestueuse. Je me suis recueilli avec beaucoup de ferveur sur les tombes des Bienheureux François et Jacinthe, ainsi que de Sœur Lucie, qui est retournée à Dieu il y a un peu plus d’un an.

Après cela je me suis rendu à la capelinha, la petite chapelle construite sur le lieu des Apparitions. L’après-midi s’est écoulée calmement, et vers le soir, quand il faisait moins chaud, j’ai fait le caminho da penitência, le chemin de la pénitence. Il s’agit d’une longue bande de marbre qui part du fond de l’esplanade et qui va jusqu’à la chapelle. On doit y avancer sur les genoux, ce que j’ai fait, tout en récitant le très Saint Rosaire. Vers la moitié du chemin, j’ai commencé à beaucoup souffrir, mais j’ai été très heureux de pouvoir moi aussi répondre à l’appel de Notre-Dame en me sacrifiant et en souffrant pour l’amour du Christ, pour la conversion des pécheurs, pour le Saint-Père, et en réparation des offenses commises contre le Cœur Immaculé de Marie. J’ai recommencé cet exercice le lendemain et le surlendemain ; mes genoux sont ensanglantés, mais ce fut sans aucune doute pour moi l’instant le plus fort de ce pèlerinage.

La procession du soir fut aussi très belle, mais je fus assez étonné de voir si peu de monde. Le lendemain nous fîmes le Chemin de Croix qui se trouve à deux kilomètres du sanctuaire. Nous vîmes également le cabeço où l’Ange du Portugal était apparu aux pastoureaux pour les préparer à la venue de la Mère de Dieu. J’ai également eu le bonheur d’aller à Aljustrel, le hameau où vivaient les enfant. J’ai vu la maison de Lucie ainsi que celle de Jacinthe et François, où se trouvait encore le lit où le petit berger était mort. Mais surtout, la Sainte Vierge me fit la grâce de rencontrer la nièce des deux enfants, une vieille dame très aimable, qui accepta avec beaucoup de gentillesse d’être photographiée. Ce fut pour moi une immense émotion que de me rendre dans cette petite maison portugaise, où le grand Saint Josémaría était entré quelques décennies plus tôt. L’après-midi j’assistai à la Messe à la basilique du sanctuaire.

Le samedi était le dernier jour de notre pèlerinage. Nous partîmes après le repas de midi, mais j’eus tout de même le temps le matin d’aller à la Messe, de prier le Rosaire, et de faire le chemin de pénitence. Je suis parti avec un peu de peine certes, mais le cœur comblé par la Vierge Marie. Notre groupe était très sympathique, très fervent et en même temps très convivial. Nous avons été un peu comme une famille, nous avons partagé des moments de rire, de prière, de partage, et la personne qui nous conduisait avait tout organisé à la perfection. J’ai eu aussi l’occasion de faire de l’apostolat dans notre groupe, et on m’a donné la parole afin d’expliquer un peu l’appel universel à la sainteté proclamé par le Concile Vatican II, et la recherche de Dieu dans la vie ordinaire et le travail. Ma « prédication » a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et j’ai aussi distribué le paquet d’images que j’avais emmené.

J’ai également rencontré des personnes très aimables qui m’ont laissé leur adresse, en particulier un prêtre du Brésil, et une commerçante de Fátima qui était de la famille de Maria des Neves, la jeune fille dont la Vierge avait parlé dans Sa première Apparition. J’ai acheté quelques souvenirs, des chapelets, des images, des médailles, trois jolies statues de la Vierge, quelques crucifix pour chez moi, quelques livres aussi.

Ce pèlerinage m’a beaucoup apporté. Je pourrais le résumer en disant qu’il m’a donné un plus grand amour pour la Vierge Marie, pour le Saint-Père, et avant tout pour le Christ dans le Saint-Sacrement et dans Sa Passion ; il a aussi mis en moi un plus ardent désir de sainteté, d’amour de Dieu et de mortification, et puis… une plus grande envie d’approfondir ma connaissance de la langue portugaise. Durant ces quelques jours, j’ai beaucoup prié, beaucoup souffert, mais surtout… beaucoup aimé. Pour tout cela, merci Vierge Marie, merci Notre-Dame de Fátima !

Bien amicalement à tous, en union de prières,

Théophane
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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Harfang
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13 mai, fête de Notre Dame de Fatima

Message non lupar Harfang » lun. 15 févr. 2010, 0:16

Bonjour,

Tout d'abord j'aimerais connaître la position de l'Église sur les apparitions de Fatima, les reconnait-elles ?


D'autre part, qu'est-ce que c'est que cette histoire de troisième secret toujours caché par le Vatican ?
A vrai dire je suis tombé sur cette page pour le moins déroutante :

:arrow: http://www.fatima.be/fr/fatima/secret/index.php

Mais bon... vu le ton sédévac' pris dans la rédaction de l'article, ça ne m'étonnerait pas que ça ne soit qu'un tissu de calomnies...

Paraît même que Jean-Paul Ier aurait été assassiné car il voulait révéler le troisième secret...

Un secret caché par le Vatican, un Pape assassiné, des complots d'ecclésiastiques... mais que fait Dan Brown ?! :exclamation:


Plus sérieusement, que doit-on vraiment savoir sur tout ça ?



Cordialement !
« O Crux Ave Spes Unica ! »
http://vidi-aquam.blogspot.com/

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Re: Les apparitions de Fatima et le troisième secret.

Message non lupar Invité » lun. 15 févr. 2010, 1:13

Bonsoir Harfang

quand vous aurez des réponses à vos questions ...
essayez de répondre à la mienne :

le soleil se précipite vers la terre (sans que personne ailleurs, à paris, Rome ou Tunis, s'en aperçoive, ah tiens ..? ) et sèche les vêtements et la boue (preuve que ce n'est pas une hallucination collective, ok) ...
mais , si toute la foule est sèche ... personne ne bronze ni ne prend de coup de soleil ...

Etrange chaleur ... sans UV ...
non ??

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Laurent L.
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Re: Les apparitions de Fatima et le troisième secret.

Message non lupar Laurent L. » lun. 15 févr. 2010, 3:57

Tout d'abord j'aimerais connaître la position de l'Église sur les apparitions de Fatima, les reconnait-elles ?
Bien sûr! Sœur Lucie dos Santos est morte en 2005, c'est elle qui a retranscrit les apparitions. Les bienheureux François et Jacinthe Marto, ses cousins, morts à l'âge de 10 ans ont été béatifiés par Jean-Paul II en l'an 2000.
ImageBienheureuse Jacinta Marto.
D'autre part, qu'est-ce que c'est que cette histoire de troisième secret toujours caché par le Vatican ?
Non, il n'est plus caché depuis 10 ans :-D :
« Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche ; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui ; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une voix forte : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ». Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu quelque chose de semblable, à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant, à un Évêque vêtu de Blanc, nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père.

(Nous vîmes) divers autres évêques, prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce ; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin ; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes.

Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu. »
Voici un texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi : http://www.vatican.va/roman_curia/congr ... ma_fr.html.
Un secret caché par le Vatican, un Pape assassiné, des complots d'ecclésiastiques... mais que fait Dan Brown ?!
Les sédévacantistes ont beaucoup d'imagination. :roule:

Harfang
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Re: Les apparitions de Fatima et le troisième secret.

Message non lupar Harfang » lun. 15 févr. 2010, 19:41

Ah d'accord, donc c'est juste qu'ils accusent ce secret d'être un faux pour attaquer le Vatican...


Merci Laurent L., encore une fois !



@ touriste : Euh... je ne vois pas où vous voulez en venir... :incertain:
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poche
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13 octobre Fin des apparitions de Notre Dame de Fatima

Message non lupar poche » ven. 14 févr. 2014, 9:08

En 1917, trois enfants ont déclaré qu'une dame apparut du ciel. Elle leur a promis un miracle pour que tous ceux qui étaient là puissent croire. était C'était le miracle du soleil qui a été vu par près de 70 000 personnes. Si nous ne croyons pas les enfants, au moins devrions-nous croire à la parole de ceux qui ont été témoins de l'événement.

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Re: les apparitions a fatima

Message non lupar Mac » ven. 14 févr. 2014, 23:59

Bonsoir, :)

Oui tout cela est paru dans la presse de l'époque.

Fraternellement. :coeur:

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Re: les apparitions a fatima

Message non lupar La Chouia » sam. 15 févr. 2014, 7:19

Bonjour,

Le 13 mai 2013 le pontificat du Pape François a été consacré à Notre Dame de Fatima à sa demande, et le 13 octobre 2013 il a consacré le monde au Cœur immaculé de Marie devant la Vierge de Fatima sur la place Saint-Pierre en présence de cent mille fidèles.

Vous pouvez trouver ici la position de notre Eglise sur Fatima et son message : Le message de Fatima - Vatican

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Re: les apparitions a fatima

Message non lupar Olivier C » mar. 18 févr. 2014, 19:14

À propos des révélations privée (et du message de Fatima en particulier), quelques considérations générales de la part d'un certain Ratzinger :

Les révélations privées – Joseph Ratzinger
Ἐμοὶ γὰρ τὸ ζῆν Χριστὸς καὶ τὸ ἀποθανεῖν κέρδος. < christus.fr >

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pierresuzanne
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Re: les apparition a fatima

Message non lupar pierresuzanne » mer. 21 déc. 2016, 20:47

Les enfants à Fatima ont vu aussi le ciel. Ils ont vu la Sainte Vierge. La magnificence de ce qu'ils ont vu a certainement suffi à les préparer à vivre l'expérience de l'enfer.

Dieu est bon, ne l'oublions pas. Il ne semble pas que ces enfants aient été traumatisés par cette vision. Ils y ont été préparés par la délicatesse de la Vierge.

Lors de leurs visions, ils ont appris le sacrifice, la prière, l'obéissance à Dieu. Ce chemin qui peut sembler enviable à certains : voir la Sainte Vierge ! Quel cadeau !
Ce chemin a pourtant un prix. Personnellement je n'envie pas ce genre de grâces surnaturelles. Désolé de paraitre sans élan mystique, mais je préfère la simple joie de la prière.
L'archéologie et la science peuvent-elles nous apprendre la vérité sur nos religions ?Télécharger gratuitement en copiant collant : https://onedrive.live.com/redir?resid=83935C97F75476A6!103&authkey=!AC2tYNawNpXvvR8&ithint=folder%2cpdf
HISTOIRE ILLUSTRÉE DES MONOTHÉISMES

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Prophéties de Fatima rédigées... en 1941 ?

Message non lupar Léa » jeu. 25 oct. 2018, 1:45

Bonjour,

J'entends depuis toujours parler des prophéties incroyablement précises faites aux petits enfants de Fatima en 1917 : annonces d'une seconde guerre mondiale qui commencerait sous le pape Pie XI (alors qu'ils ne pouvaient pas connaitre le nom du futur pape), mise en garde contre les erreurs de la Russie qui vont se répandre, annonce du grand signe dans le ciel, etc... ... L'accomplissement de toutes ces prophéties étant présenté comme preuves de la véracité des apparitions.

Or je découvre ce soir que le contenu de ces secrets n'aurait relaté par Soeur Lucie qu'en... 1941 !

Je ne comprends pas. En quoi est-ce miraculeux de prédire la seconde guerre mondiale, le communisme, ou le nom de Pie XI... en 1941 ??? :-@ Si au moins ces secrets-là avaient été révélés par les enfants en 1917, et gardés en lieu sûr par l'Eglise jusqu'en 1941... admettons. Pourquoi ne pas avoir ça tout révélé AVANT ? Puisque la Saint Vierge venait nous avertir que si le monde ne se convertissait pas, il y aurait une autre guerre mondiale, POURQUOI attendre qu'il soit trop tard pour révéler son avertissement ??

Tout ça me semble absurde et me chiffonne. Si quelqu'un a une explication, un éclairage ou un démenti là-dessus, ça me ferait vraiment, VRAIMENT plaisir...

Merci d'avance :coeur:

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Re: Les Apparitions de Notre-Dame à Fátima

Message non lupar Léa » jeu. 25 oct. 2018, 22:01

Merci ce joli témoignage, et ce rappel du déroulement des apparitions... Mais désolée, je bloque sur la date de révélation des prophéties, postérieure aux faits qu'elles sont supposés annoncer. :(

Wikipedia
"Dans son Troisième Mémoire du 31 août 1941 adressé à l'évêque de Leira-Fatima, sœur Lucie relate le premier secret.
Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprend la première révélation et y ajoute la seconde révélation.

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Re: Les Apparitions de Notre-Dame à Fátima

Message non lupar vivien » jeu. 25 oct. 2018, 22:32

Je ne comprends pas. En quoi est-ce miraculeux de prédire la seconde guerre mondiale, le communisme, ou le nom de Pie XI... en 1941 ??? :-
Le troisième message a été révélé en 2000, alors que Saint Jean Paul II a subi son attentat le 13 mai 1981. Ce n'est pas cela qui amoindrit la véracité des apparitions de Fatima. Dans le cas du troisième secret l’Église a choisit d'attendre avant de le révéler.

Sainte Lucie a prédit le miracle du soleil 2 mois avant qu'il ne se produise, en donnant le lieu, le jour et l'heure. Et cela s'est produit devant des milliers de témoins, incroyants comme croyants, personnes illettrées comme des savants, journalistes, etc; tout le monde savait où devait se produire le miracle, le jour et l'heure. Ce sont de vrais apparitions que l’Église a reconnu.

:coeur:


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