Pourquoi prier le rosaire ?

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
Règles du forum
Forum d'échanges et de partage sur la spiritualité chrétienne
jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8543
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

La puissance du Rosaire

Message non lupar jean_droit » jeu. 11 sept. 2014, 10:05

Le Rosaire et Benoît XVI; Lu dans Aleteia :
Dix réflexions de Benoît XVI sur le Rosaire

Pourquoi prier le rosaire ? N’est-ce pas trop répétitif ? Ecoutons ce que le Pape Benoît XVI nous dit sur cette belle e jour, nombreux sont celles et ceux qui prient les mystères du Rosaire. Partout se partage et se transmet cette belle prière où Marie accompagne et console son peuple. Voici ce que le Pape Benoît XVI nous dit à ce sujet :

Pourquoi prier le rosaire ?

1. "Le Rosaire n'est pas une pratique reléguée au passé, comme une prière d'un autre temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Rosaire connaît, au contraire, un nouveau printemps."

2. "Le Rosaire est sans aucun doute un des signes les plus éloquents de l'amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour sa mère Marie."

3. "Dans le monde actuel qui est si fragmenté, cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge, qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu'Il faisait et disait."

4. "Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l'histoire du salut ; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ."

5. "Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus. On place Jésus au cœur de notre vie, de notre temps, de nos villes, à travers la contemplation et la méditation de ses saints mystères de joie, de lumière, de douleur et de gloire."

6. "Que Marie nous aide à accueillir en nous la grâce qui émane de ses mystères, afin qu'à travers nous elle puisse "irriguer" la société, à partir de nos relations au quotidien, et la purifier de si nombreuses forces négatives en l'ouvrant à la nouveauté de Dieu."

7. "Le Rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d'un manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque Ave Maria."

8. "Le chapelet, lorsqu’il n’est pas une répétition mécanique de formules traditionnelles, est une méditation biblique qui nous fait reparcourir les événements de la vie du Seigneur en compagnie de la Bienheureuse Vierge, en les conservant, comme Elle, dans notre cœur."

9. "Que cette bonne habitude ne cesse pas; qu’elle se poursuive même avec un plus grand zèle, afin que, à l’école de Marie, la lampe de la foi brille toujours plus dans le cœur des chrétiens et dans leurs maisons."

10. (Dans la prière du Rosaire), je vous confie les intentions les plus urgentes de mon ministère, les nécessités de l'Eglise, les grands problèmes de l'humanité : la paix dans le monde, l'unité des chrétiens, le dialogue entre toutes les cultures."


Phrases extraites des discours du Pape à l’occasion de l’ouverture et de la clôture du mois de Marie (mai 2009)

jean_droit
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 8543
Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
Localisation : Périgord

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar jean_droit » jeu. 11 sept. 2014, 10:14

Et, aussi, dans Belgicatho :

http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more

Début article :
Le rosaire, un remède aux maux de notre société ?

Les "Cahiers Libres" publient une interview de Jean-Michel Castaing :

“Un rosaire pour le troisième millénaire” Interview de Jean-Michel Castaing

Jean-Michel Castaing vient de publier le livre Un rosaire pour le troisième millénaire. Il a accepté de répondre aux questions des Cahiers Libres.

Pourquoi estimez-vous que la prière du rosaire est particulièrement pertinente pour notre époque ?

JMC : Nous traversons une grave crise anthropologique, touchant les modèles de notre compréhension de l’homme.

Surtout dans les pays occidentaux. Pour aller vite, disons que nous ne savons plus ce qu’est, ou qui est, l’homme. On l’a constaté notamment avec le projet de loi dit « mariage pour tous ». Mais je pourrais citer bien d’autres exemples. Dès lors il m’a paru urgent de trouver un contre-feu à cette crise. Je me suis rendu compte que s’il existe une prière qui s’appuie justement sur ce qu’est l’homme, c’est bien le Rosaire.

De plus je reste convaincu que nous ne sortirons de cette impasse culturelle que par le haut. Tous les rafistolages idéologiques ne serviront de rien en cette affaire. Justement, le Rosaire nous donne de contempler le plan de notre rédemption à travers le personnage de l’homme parfait, Jésus. Contrairement à une idée reçue, le « héros » principal de cette prière n’est pas Marie, mais son fils. C’est particulièrement évident avec la série des mystères douloureux.

Je suis donc parti du postulat suivant : si nous voulons nous rendre compte de ce qui ne va pas avec l’homme dans la postmodernité, mieux vaut partir de ce qu’est l’homme en sa plénitude : le Christ. Car le Christ est vrai homme et vrai Dieu.

Que vous preniez les interrogations liées au corps, à la tension entre ancrage culturel particulier et mondialisation, à la fête ou au divertissement qui en est la caricature, à la place de l’image, du glamour, des nouvelles formes de socialisation au travers des réseaux sociaux, ou bien les thèmes de l’amour, de la solidarité, ou ceux, plus inquiétants, de l’occultisme ou de la tentation de bâtir une cité totalitaire, sur tous ces terrains le Rosaire a son mot à dire. Il balaye un champ de problématiques stupéfiant dans sa variété.

Comment le rosaire peut-il être un remède aux maux de notre société ?

Les maux de notre société ne tombent pas du ciel. La plupart naissent de l’idée que nous nous faisons de l’homme.

Même la mondialisation culturelle et marchande, qui semble être un processus échappant à tout contrôle, voire même à toute préméditation, est portée par des soubassements idéologiques.

C’est donc au niveau des idées, des a priori idéologiques, que se joue la lutte pacifique contre les aliénations dont notre monde est porteur. Comme je le soulignais précédemment, sur ces points les enseignements du Rosaire sont décisifs.

Surtout, le Rosaire est une prière : par lui nous obtenons la grâce de Dieu nous permettant de résister aux tentations insidieuses de ce monde de facilités qui, loin de résoudre les problèmes, les aggravent. Face au maelström culturel que nous subissons, le secours divin ne sera pas de trop !

Car telle est ma conviction que seul un tel secours sera en mesure de nous extraire des aliénations véhiculées par la postmodernité. Le mal est trop profond, d’autant plus qu’il trouve en nous des alliés pour le proroger !

Le rosaire est une prière très répandue dans l’Eglise, et pourtant elle semble mal connue. Pourquoi ?

Les mentalités se sont focalisées sur la répétition des « Je vous salue Marie », sans tenir compte des vingt mystères évangéliques qui sont la substance de cette prière. « Le Rosaire ? Ah oui ! Les litanies sans fin ! ». On a retenu ces répétitions, sans s’apercevoir qu’elles permettaient de méditer sur des scènes décisives d’évangiles, ou sur des points fondamentaux de la foi (comme l’Assomption).

.......

Avatar de l’utilisateur
MariaMagdala
Rector provinciæ
Rector provinciæ
Messages : 501
Inscription : jeu. 22 sept. 2011, 20:10

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar MariaMagdala » ven. 19 sept. 2014, 13:47

Le rosaire est une priere assez complete mais complexe...

Je m'explique, j'ai deja voulu aller a des priere publiques (j'entends pas publiques, des groupes de personnes qui le prie avant la messe, ou alors dans des sanctuaires) du chapelet et a chaque fois, il y a des variantes et des autres prieres entre les "je vous salue" et les "notre pere". Ca change a chaque lieu different ce qui fait que je ne sais pas comment le prier seule alors que j'ai un livre dessus...

Je ne comprends pas bien ces variations. Je ne parle pas des differents mysteres, j'ai bien compris ces notions :) :)
" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
[/color]

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » ven. 19 sept. 2014, 19:47

Le rosaire est une priere assez complete mais complexe...

Je m'explique, j'ai deja voulu aller a des prieres publiques (j'entends par publiques, des groupes de personnes qui le prient avant la messe, ou alors dans des sanctuaires) du chapelet et a chaque fois, il y a des variantes et des autres prieres entre les "je vous salue" et les "notre pere". Ca change a chaque lieu different ce qui fait que je ne sais pas comment le prier seule alors que j'ai un livre dessus...

Je ne comprends pas bien ces variations. Je ne parle pas des differents mysteres, j'ai bien compris ces notions :) :)
Moi par contre je me demande toujours pourquoi se faire tant de soucis sur les formes "extérieures" de la prière, sans qu'on voie très bien le lien avec les attitudes intérieures ( ce que Dieu regarde en fin de compte) qu'on devrait avoir? j'entends par attitudes intérieures, les pensées précises quand on dit le rosaire, les émotions à exciter, les imaginations à rechercher etc. Car c'est ça qui fait à mon avis la prière, sinon je crois qu'on rabâche.
Je suis un peu déçu dans ce sens dans les débats que je lis, que ce soit les débats sur la liturgie ou les débats sur les dévotions comme le rosaire, car il y a très peu de partage sur l'expérience intérieure, ainsi que sur les fruits obtenus.

Avatar de l’utilisateur
Anne
Prætor
Prætor
Messages : 7078
Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
Conviction : Catholique romaine
Localisation : Provincia Quebecensis

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Anne » sam. 20 sept. 2014, 4:19

@kisito:

Peut-être parce qu'il s'agit d'expériences personnelles qui sont difficiles à partager de par leur complexité ou encore parce que les mots peuvent tout simplement manquer pour les décrire.

Perso, il y a des moments où il me semble que ma prière est plus "efficace", d'autres où je peux ressentir un bien-être relaxant, d'autres où mon esprit ne fait que divaguer. Il peut arriver que tout ça se produise dans une seule et même récitation !

Le Rosaire, ou la récitation du chapelet, peut être un "outil" de communication. Il y a des gens pour qui c'est facile, d'autres non. Il y a des gens qui abandonnent, d'autres qui persévèrent pour éventuellement en retirer un "bienfait" qui les encouragera à continuer. Il y a des gens qui affirment que ce n'est pas pour eux, que c'est nul, emm..., mais qui y reviennent plus tard et pour qui le "déclic" se produit (comme moi :siffle: ). Il y en a qui ont besoin "d'un cadre" (formes extérieures) qui les sécurise et qui les conduit à un était méditatif.

Tout ça n'a rien d'un exercice prévisible. Donc, les attitudes peuvent prendre différentes formes sans qu'il y en ait forcément de mauvaises. De toutes façons, on reconnaîtra l'arbre à ses fruits.

Je ne vois pas comment on peut juger de "l'efficacité" de la prière d'autrui... Ou même de la sienne, la plupart du temps, puisqu'il peut y avoir un délai de réponse ou qu'on reçoive même une réponse différente (fruit obtenu) de ce qu'on attendait : avec de la chance, on pourra faire le lien, mais je crois que bien souvent les subtilités de ce qui arrive nous échappent !

De plus, rationnellement, beaucoup de gens hésitent à faire un lien de cause à effet. D'autres n'osent pas en parler par peur d'être ridiculisés.

Et il peut y avoir une certaine pudeur à partager ces expériences tant elles sont intimes...

@MariaMagdala:

Votre incompréhension est bien légitime. Il existe une multitude de formes sous lesquelles on peut prier le chapelet ou le Rosaire !

Sur ce site, on en trouve une panoplie :
http://notredamedesneiges.over-blog.com ... 43553.html (Faut "butiner" !)

Certains s'adressent à des saints particuliers (par exemple Saint Joseph, Sainte Jeanne d'Arc), d'autres nous viennent de différentes traditions, d'autres encore ont des fonctions spécifiques ou permettent de méditer des aspects précis (par exemple les Plaies du Seigneur, le Calvaire). Autrement dit, chacun peut y trouver son compte ! ;)

Donc, selon la personne qui anime la récitation la forme peut changer. Si j'avais à en diriger un, j'irais sans doute avec la Couronne Angélique.

C'est pourquoi vous voyez tant de médiations différentes !

J'espère que ceci vous aidera un peu... :>
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » sam. 20 sept. 2014, 8:04

@kisito:

Peut-être parce qu'il s'agit d'expériences personnelles qui sont difficiles à partager de par leur complexité ou encore parce que les mots peuvent tout simplement manquer pour les décrire.

Perso, il y a des moments où il me semble que ma prière est plus "efficace", d'autres où je peux ressentir un bien-être relaxant, d'autres où mon esprit ne fait que divaguer. Il peut arriver que tout ça se produise dans une seule et même récitation !
Salut Anne, et que la paix de notre Seigneur soit avec toi.

Merci pour votre réponse que je trouve juste, mais si j'ai évoqué ce problème de partage de l'expérience intérieure, c'est parce que, auparavant, je n'avais jamais su concrètement ce que signifie méditer le rosaire en le récitant, et j'avais très peu de témoignage là dessus, et je trouvais cela étrange car la méditation est quand même "l'âme" du rosaire, et cela faisait que je n'arrivais jamais à faire le chapelet, c'était une vraie torture pour moi. Toutefois quand finalement j'ai su que méditer le rosaire signifie être par moment distrait pendant qu'on récite à condition que sa distraction porte sur la contemplation des scènes du mystère, sur des réflexions sur ces scènes, dans le but d'exciter notre émerveillement devant Dieu, d'exciter notre amour de Dieu, de contempler aussi l'étendue de notre misère, et tout cela nous conduisant à demander la grâce d'imiter ce qu'on a contemplé, le rosaire est devenu pour moi presque un régal.
J'en ai parlé à une personne, et elle m'a elle même dit: "ouff, je crois que de cette façon le rosaire ne sera plus une prière ennuyeuse pour moi!". C'est vrai cela peut ne pas convenir à tout le monde, mais cela peut être une aide pour d'autres

Autre expérience que j'ai eue dans le rosaire. On peut faire du rosaire une prière non répétitive, si sa forme répétitive nous ennuie. Par exemple en récitant, lorsqu'on dit "vous êtes bénie entre toutes les femmes", on peut sur chaque grain contempler un titre de bénédiction distinct de Marie (étoile de la mer, porte du ciel tjrs ouverte, aurore, etc etc) et en le faisant quand on a une dévotion pour Marie, cette contemplation variée des gloires de Marie produit une joie intérieure.

Bref voilà un peu ce que j'entends par partager l'expérience intérieure, car l'expérience intime d'une personne peut aider une autre personne à mieux prier.

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » sam. 20 sept. 2014, 10:00

Je ne vois pas comment on peut juger de "l'efficacité" de la prière d'autrui... Ou même de la sienne, la plupart du temps, puisqu'il peut y avoir un délai de réponse ou qu'on reçoive même une réponse différente (fruit obtenu) de ce qu'on attendait :
Ce que j'entends par fruit d'une prière c'est un comportement immédiat que l'on a à cause de la prière que l'on vient de faire. La parabole du trésor caché résume à mon avis ce que devrait être une prière méditative:

Le Royaume des Cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache et, dans sa joie, il s'en va et met en vente tout ce qu'il a, et il achète ce champ

A travers la prière méditative, on recherche à être émerveillé par Dieu qui est notre trésor, on s'excite à le désirer, à être ébloui par Lui de façon que toute autre chose pour nous n'ait plus de valeur, et après notre prière, on cache ce trésor ainsi trouvé au fond de notre cœur, donc Dieu et toute sa splendeur l'occupe totalement (les soucis du monde disparaissent totalement de notre coeur), puis on s'engage dans nos activités séculières en étant excité par une seule chose: "comment imiter Jésus afin d'acheter le champ que j'ai contemplé dans ma prière?", c'est la façon dont nous nous engageons immédiatement dans le "monde" grâce à la prière qu'on vient de faire que j'appelle "fruit de la prière". Donc en parlant de fruit de la prière, je ne parlais pas d'un bien ou d'une grâce que Dieu va faire apparaître dans notre vie même si ceux ci peuvent aussi être appelés "fruit" d'une prière. Mais concernant ce deuxième type de "fruit", on ne doit pas oublier que Dieu nous demandera des comptes en fonction de ce qu'on a reçu, donc plutôt que de nous réjouir d'avoir reçu tel bien ou telle grâce de Dieu, on devrait beaucoup plus se préoccuper des fruits que l'on a produits après avoir reçu ces grâces, car on en rendra compte.

Avatar de l’utilisateur
MariaMagdala
Rector provinciæ
Rector provinciæ
Messages : 501
Inscription : jeu. 22 sept. 2011, 20:10

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar MariaMagdala » sam. 20 sept. 2014, 18:18


Moi par contre je me demande toujours pourquoi se faire tant de soucis sur les formes "extérieures" de la prière, sans qu'on voie très bien le lien avec les attitudes intérieures ( ce que Dieu regarde en fin de compte) qu'on devrait avoir? j'entends par attitudes intérieures, les pensées précises quand on dit le rosaire, les émotions à exciter, les imaginations à rechercher etc. Car c'est ça qui fait à mon avis la prière, sinon je crois qu'on rabâche.
Je suis un peu déçu dans ce sens dans les débats que je lis, que ce soit les débats sur la liturgie ou les débats sur les dévotions comme le rosaire, car il y a très peu de partage sur l'expérience intérieure, ainsi que sur les fruits obtenus.
Pourquoi se faire tant de soucis? Qui parle de soucis? Je priais regulierement ce que je pensais etre le chapelet.... Je prenais mon chapelet et disais les "notre pere" et les "je vous salue", sans avoir entendu parler des mysteres. Je retirais de cette priere, un grand calme et un etat presque meditatif. Mon esprit recitait ces prieres sans meme avoir a y penser reellement, c'est difficile a exprimer.

Puis j'ai entendu parler des mysteres, il est evident que les fruits a en attendre sont totalement differents. Mais comment "mediter" ces mysteres sans que personne nous le montre?

Seule je fais comme je veux au final... Mais la vie du chretien n'est pas dans la solitude....

Les formes exterieures sont importantes pour les activites de groupe, comme ca tout le monde a des reperes... c'est pour ca que chaque pretre ne fait pas la Messe a sa guise non?
Pour vous, c'est peut etre normal et vous etes au dessus de tout ca, mais pour les novices dans la matiere de mon genre, c'est loin d'etre evident. Et ces pauvres debutants ont besoin d'aide pour se lancer.



A Anne, merci pour votre reponse et votre lien :)
" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
[/color]

Avatar de l’utilisateur
Anne
Prætor
Prætor
Messages : 7078
Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
Conviction : Catholique romaine
Localisation : Provincia Quebecensis

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Anne » dim. 21 sept. 2014, 6:31


A travers la prière méditative, on recherche à être émerveillé par Dieu qui est notre trésor, on s'excite à le désirer, à être éblouie par Lui de façon que tout autre chose pour nous n'ait plus de valeur, et après notre prière, on cache ce trésor ainsi trouvé au fond de notre cœur, donc Dieu et toute sa splendeur l' occupe totalement (les soucis du monde disparaissent totalement de notre coeur), puis on s'engage dans nos activités séculières en étant exciter par une seule chose: "comment imiter Jésus afin d'acheter le champ que j'ai contemplé dans ma prière?", c'est la façon dont nous, nous engageons immédiatement dans le "monde" grâce à la prière qu'on vient de faire que j'appelle "fruit de la prière". Donc en parlant de fruit de la prière, je ne parlais pas d'un bien ou d'une grâce que Dieu va faire apparaître dans notre vie même si ceux ci peuvent tout aussi être appelé "fruit" d'une prière. Mais concernant ce deuxième type de "fruit", on ne doit pas oublier que Dieu nous demandera des comptes en fonction de ce qu'on a reçu, donc plutôt que de nous réjouir d'avoir reçu tel bien ou telle grâce de Dieu, on devrait beaucoup plus se préoccuper des fruits que l'on a produit après avoir reçu ces grâces, car on en rendra compte.
La prière peut-être est différente pour chacun, kisito, et tous n'ont pas la même approche, le même but, la même finalité, le même vécu, la même expérience. La prière de demande n'est pas inférieure à la prière méditative : nombre de psaumes en témoignent. La prière, c'est quelque chose entre Dieu et le priant. C'est à lui d'en juger la pertinence. Étrangement, je suis certaine qu'Il est à même de tenir compte de l'état d'esprit ou de "l'expertise" de celui ou celle qui prend le temps de lui adresser la parole.

Par ailleurs, la réjouissance et l'engagement n'ont pas à s'exclure mutuellement.

En passant, un néophyte lisant votre dernière phrase prendrait certainement ses jambes à son cou...
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » dim. 21 sept. 2014, 7:08

La prière peut-être est différente pour chacun, kisito, et tous n'ont pas la même approche, le même but, la même finalité, le même vécu, la même expérience. La prière de demande n'est pas inférieure à la prière méditative : nombre de psaumes en témoignent. La prière, c'est quelque chose entre Dieu et le priant. C'est à lui d'en juger la pertinence. Étrangement, je suis certaine qu'Il est à même de tenir compte de l'état d'esprit ou de "l'expertise" de celui ou celle qui prend le temps de lui adresser la parole.

Par ailleurs, la réjouissance et l'engagement n'ont pas à s'exclure mutuellement.

En passant, un néophyte lisant votre dernière phrase prendrait certainement ses jambes à son cou...
Je parlais uniquement de la prière méditative, la méditation a pour finalité la contemplation, et lorsqu'on contemple c'est pour aimer ce qu'on a contemplé. En quelque sorte ce n'est pas évident de mener naturellement nos activités séculières étant "connecté" à Dieu, nous sommes naturellement connecté au monde, au préoccupation du monde. Et le but de la méditation est justement, qu'au sortis de la méditation d'être connecté à Dieu et déconnecté des mondanités.
Vous parlez de néophyte tout dépend de ce qu'on apprend d'entré de jeu à un néophyte. Il suffit qu'on lui dise clairement que la finalité de la méditation est de s'engager "dans le monde" en étant "connecté" à Dieu et "déconnecté" du monde. Là lorsqu'il va vouloir méditer il saura que c'est pour cette finalité, sinon il ne médite pas, il fait d'autre forme de prière.

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » dim. 21 sept. 2014, 7:24

La prière de demande n'est pas inférieure à la prière méditative : nombre de psaumes en témoignent. La prière, c'est quelque chose entre Dieu et le priant. C'est à lui d'en juger la pertinence.
Pour demander des biens convenables à Dieu, on devrait d'abord chercher à le contempler. En effet lorsque quelqu'un par exemple demande à Dieu la santé, c'est parce-que sa santé est une préoccupation première pour lui.
Quand on contemple Dieu, on tombe amoureux de Lui, Dieu occupe en priorité notre cœur, donc notre préoccupation première n'est plus notre santé, ou notre bien être, mais la gloire de Dieu, et ce qui fait que nos demandes changent. On ne demande plus à Dieu ce qui convient à notre bien être actuel, mais on Lui demande des grâces pour le glorifier, et le glorifier peut consister à retrouver la santé ou à rester malade, mais là n'est plus fondamentalement notre préoccupation.

C'est vrai la prière c'est entre Dieu et le priant, mais l'expérience de cette relation peut (doit) être partagé. Heureusement que Jésus n'avait pas dit à ses disciples qui lui demandaient comment prier, que sa prière c'est quelque chose de privé entre Lui ( Jésus) et son Père. Non la prière est une expérience très riche qu'on doit partager. En partageant cette expérience, cela peut être inutile pour certaine personne avec qui on n'a pas la même affinité spirituelle, mais cela peut être une aide pour d'autres.

Avatar de l’utilisateur
Anne
Prætor
Prætor
Messages : 7078
Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
Conviction : Catholique romaine
Localisation : Provincia Quebecensis

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Anne » lun. 22 sept. 2014, 6:43

Bon, ben, je vois que c'est vous l'expert !

Ça donne l'impression qu'il n'y a pas de place pour une approche graduelle ou même pour le cheminement personnel dans la pratique de la prière. C'est comme vous dites que ça doit être et pas autrement: tout, tout de suite quoi; courir avant même de savoir marcher; tout ou rien ?

Ainsi, devant la puissance de votre argumentaire, étant donné que je viens de prendre conscience que je suis "dans le champ" dans mon approche et ma perception de ce que peut être "aussi" la prière, je vais donc désister et laisser ça à ceux qui, comme vous, s'y connaissent ! ;) Car j'en suis encore, manifestement, à "La prière pour les nuls" !

:ciao:

P.S. Il s'en trouve pour dire que la contemplation est un don de Dieu qui est accordé à Sa convenance, au moment de Son choix... et à qui il lui plaît, il va sans dire !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

Belin
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1876
Inscription : lun. 16 juin 2008, 18:28

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Belin » lun. 22 sept. 2014, 9:07

Bon, ben, je vois que c'est vous l'expert !

Ça donne l'impression qu'il n'y a pas de place pour une approche graduelle ou même pour le cheminement personnel dans la pratique de la prière. C'est comme vous dites que ça doit être et pas autrement: tout, tout de suite quoi; courir avant même de savoir marcher; tout ou rien ?
Ne confondons pas l'objectif et la finalité. L'objectif de la médiation est la contemplation, mais chacun peut avoir sa méthode de médiation, chacun peut avoir son cheminement, et c'est justement l'absence de témoignages sur l'expérience de tout un chacun que je déplore. Je n'ai jamais dis qu'on a tous les mêmes méthodes de méditation.
Et une fois de plus je ne parle que de la prière méditative et contemplative, je ne comprend pas pourquoi depuis vous faites allusion à une prétendu unique façon de prier que j'aurais évoqué.

Je résume:
- mon propos n'est pas de dire comment on doit prier;
- je ne donne que la finalité de la prière méditative on peut faire du rosaire une prière méditative en passant) à savoir la contemplation);
- Chacun a son cheminement pour méditer mais la finalité est la même;
- je crois qu'il est bon de partager son expérience dans la méditation;

J'espère que cette fois-ci, je me suis fais comprendre.

Fraternellement

Avatar de l’utilisateur
Anne
Prætor
Prætor
Messages : 7078
Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
Conviction : Catholique romaine
Localisation : Provincia Quebecensis

Re: Le Rosaire et Benoît XVI

Message non lupar Anne » mar. 23 sept. 2014, 1:41

En effet, c'est beaucoup plus clair ainsi ! Merci d'avoir précisé ! :)
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10

Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 2738
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

La puissance du Rosaire

Message non lupar AdoramusTe » jeu. 31 mars 2016, 16:09

Le père exorciste Gabriele Amorth nous invite à méditer les paroles des papes.

Le père Gabriele Amorth est probablement l’exorciste le plus connu au monde. Dans l’introduction de son dernier livre «Il mio rosario » (Ed. San Paolo, Italie), il écrit : « Je pense que le Rosaire est la prière la plus puissante ». Le père Amorth a consacré une grande partie de ses écrits à la question des exorcismes et à la figure du diable. Aujourd’hui à la retraite, âgé de 90 ans, il décide enfin de nous révéler la source de sa force intérieure. Il la trouve dans la prière quotidienne du Chapelet et la méditation des vingt mystères. Une prière qui l’a soutenu dans son combat quotidien contre les manifestations les plus subtiles du mal, durant de longues années de travail au service du diocèse de Rome.
La suite ici : http://fr.aleteia.org/2016/03/29/la-pui ... u-rosaire/
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est


Revenir vers « Spiritualité »



Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 5 invités