Les visions de Maria Valtorta

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Mac
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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 21:49

Dans la vision de Maria Valtorta, la première fois, conformément à l'Evangile, Jésus écrit avec son doigt : Il s'est penché, tout en restant assis, et avec un doigt il écrit sur les pierres du portique que la poussière soulevée par le vent couvre d'une couche de terre. Eux parlent, et Lui écrit. La femme adultère selon Maria Valtorta, page 220.
Où est le problème ?
Le problème c'est que, selon l'évangile, Jésus n'a pas écrit avec son pied en étant dans la position debout.
La première fois selon Saint Jean, Jésus s'est abaissé pour écrire sur la terre, et la seconde fois Jésus s'est abaissé aussi.

Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt. 7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit:" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre." 8 Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre. 9

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 22:04

Le problème c'est que, selon l'évangile, Jésus n'a pas écrit avec son pied en étant dans la position debout.
La première fois selon Saint Jean, Jésus s'est abaissé pour écrire sur la terre, et la seconde fois Jésus s'est abaissé aussi.

Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt. 7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit:" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre." 8 Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre. 9
Cela c'est l'évangile de Jean, complété par l'évangile de Mac.
Personnellement je ne vois aucune incompatibilité, vraiment aucune, entre les trois versets de l'évangile de Jean et la vision de Maria Valtorta d'autant plus que vous avez avoué, sur incitation de vive jésus ! que cela était conforme au reste de l'Evangile.

Ce qui vous manque, c'est de lire attentivement le texte de Maria Valtorta, mais vous n'êtes pas obligé de le faire, mais ils collent parfaitement.

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 22:27

Cela c'est l'évangile de Jean complété par l'évangile de Mac.
Ben non je n'ai rien rajouté à l'évangile de Saint Jean. Saint Jean dit que Jésus s'est abaissé deux fois pour écrire donc Il n'est pas debout.Or selon ce que vous dites : "Maria Valtorta précise : Jésus écrit avec le pied chaussé de sa sandale, il efface et il écrit plus loin, en tournant lentement sur Lui-même pour trouver de la place. " Vous voyez bien que cela ne correspond pas à ce que dit Saint Jean.
Personnellement je ne vois aucune incompatibilité, vraiment aucune, entre les trois versets de l'évangile de Jean et la vision de Maria Valtorta d'autant plus que vous avez avoué, sur incitation de vive jésus ! que cela était conforme au reste de l'Evangile.
Je n'ai pas dit que cela était conforme à l'évangile, mais qu'il fallait regarder le fond de l'enseignement de Maria Valtorta pour savoir si cela est conforme à l'enseignement de Jésus, car manifestement les détails des scènes ne collent pas. Pour quelqu'un qui connaît un peu l'évangile ces détails contradictoires sautent aux yeux. Donc peut-être faut-il s'attacher à analyser le fond et voir sa conformité à l'évangile.
Ce qui vous manque, c'est de lire attentivement le texte de Maria Valtorta, mais vous n'êtes pas obligé de le faire, mais ils collent parfaitement.
Il ne suffit pas de dire que cela colle pour que cela colle. Si Jésus s'abaisse deux fois pour écrire c'est qu'Il n'est pas à tourner sur lui-même à écrire avec Son pied. Comme je vous l'ai dit, si cette lecture vous aide à aller vers l'évangile, tant mieux, mais ce n'est pas l'évangile surtout que les détails ne collent pas, ce qui me conduit à penser qu'il faille peut-être une lecture bien plus intelligente de Maria Valtorta.

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 22:38

...Ben non je n'ai rien rajouté à l'évangile de Saint Jean. Saint Jean dit que Jésus s'est abaissé deux fois pour écrire donc Il n'est pas debout.Or selon ce que vous dites : "Maria Valtorta précise : Jésus écrit avec le pied chaussé de sa sandale, il efface et il écrit plus loin, en tournant lentement sur Lui-même pour trouver de la place. " Vous voyez bien que cela ne correspond pas à ce que dit Saint Jean.
... mais dans le texte de Maria Valtorta il est assis, pas debout comme vous l'imaginez et écrit avec sa sandale dans cette position. De même que vous n'aviez pas lu que, dans un premier temps, il écrivait avec le doigt, comme dans l'Evangile. Quand il écrit avec le bout de sa chaussure, il est donc abaissé, comme le précise saint Jean. Le faire debout serait écrire à cloche-pied.

C'est ensuite qu'il se lève, comme dit l'Evangile.
La femme adultère, selon Maria Valtorta, page 221

La prochaine fois, si ce n'est pas clair, je fais un tableau comparatif.
Bien cordialement.

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 22:44

.. ce qui me conduit à penser qu'il faille peu être une lecture bien plus intelligente de Maria Valtorta....
Certainement, et plus précise par la même occasion, comme l'Evangile : on en a jamais fini.
:)

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 22:58

... mais dans le texte de Maria Valtorta il est assis, pas debout comme vous l'imaginez et écrit avec sa sandale dans cette position. De même que vous n'aviez pas lu que, dans un premier temps, il écrivait avec le doigt, comme dans l'Evangile. Quand il écrit avec le bout de sa chaussure, il est donc abaissé, comme le précise saint Jean. Le faire debout serait écrire à cloche-pied.
C'est ensuite qu'il se lève, comme dit l'Evangile.
Effectivement dans le passage que vous avez posté, Jésus se lève en deux fois comme en Saint Jean.

Fraternellement. :coeur:

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Message non lupar Valtortiste91 » lun. 23 mars 2015, 11:38

...Pourquoi, dans le récit de la femme adultère, l'évangéliste ne dit-il pas ce que Jésus écrivait ? Car il est certain que l'information (plausible) éclaire considérablement le texte...
Au fond, comment peut-on être certain que les écrits viennent de Maria Valtorta ? N'ont-ils pas été patiemment écrits par quelques théologiens ?
Une petite image que j'ai trouvée sur la page Facebook des augustines de Malestroit.
ressuscite.jpg
Image : Trop drôle ! Excellent.
-----------------------------------------
Sur la première question, je ne peux répondre. Je constate seulement que St Jérôme de Stridon (fin du IVème siècle) tenait pour l'explication retenue dans Maria Valtorta. Il est le premier traducteur de la Bible en latin (la Vulgate) et donc au contact de nombreuses sources dont il ne retenu qu'une partie, le reste étant jugé apocryphe (entaché).
Pour l'oubli de saint Jean, j'extrapole, personnellement, sa douceur qui le poussait à ne stigmatiser personne. Dans l'épisode de la résurrection de Lazare, la Haute-société se déplace (preuve que Lazare, ami de Jésus, était un personnage puissant). À lire l’Évangile, on peut croire qu'ils étaient tous compatissants, mais ce sont les mêmes qui condamnent Jésus peu après et le pousse à l'exil à Ephraïm.
-----------------------------------------
Sur la deuxième question, ce sont les commissaires du Saint-Office qui condamnèrent Maria Valtorta qui se la posèrent. Ils croient discerner en sous-main l'intervention de quelques "confrères" (avec lesquels régnait la plus sourde compétition dans cette période pré-conciliaire).
Ainsi, tel Balaam voulant maudire les tentes d'Israël qui ne put que les bénir, ces commissaires vantent, malgré eux, le haut niveau théologique de l'oeuvre de Maria Valtorta :
"Jésus est loquace à l’extrême, en véritable publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à faire des exposés de théologie dans les termes mêmes qu’emploierait un professeur de nos jours". Maria Valtorta était-elle de ce niveau ou avait-elle un "team" capable d'élaborer cette oeuvre ?
Plus loin :
"la très sainte Vierge a la faconde d’une propagandiste moderne ; elle est présente partout, toujours prête à donner des leçons d’une théologie mariale mise à jour selon les plus récentes études des spécialistes actuels en la matière." Mêmes questions.

La réponse vient de sa vie : elle écrit à Viareggio, alitée, en pleine guerre. Ses écrits sont présentés
sur l'initiative de son confesseur qui n'avait rien du profil requis, ni théologique, ni exégétique, ni scientifique.
Quand ces écrits arrivent à Rome, avant d'être présentés au Pape, ils sont examinées par plusieurs professeurs de théologie, ou d'exégèses biblique qui ne trouvent rien à redire : tout au contraire ! Ils en saluent la pertinence. Certains sont de renom, proches de Pie XII récemment défunt (1958). Les commissaires du Saint-Office s'en moquent également : "malgré les personnalités illustres (dont l'incontestable bonne foi a été surprise) qui ont apporté leur appui à la publication, le Saint-Office a cru nécessaire de la mettre dans l'Index des Livres prohibés".
Le décret de mise à l'Index

Maria Valtorta n'avait pas le niveau requis d'études ou la documentation (et surtout pas Internet qui permet toutes les expertises actuelles). Sa mère la cantonnait aux "messes basses" sans sermons. Elle connaissait les quatre évangiles, lus sur le tard, mais ne reçut sa première Bible qu'à 47 ans, sur l'initiative de son confesseur, au tout début des visions.
D'emblée elle écrit des catéchèses où elle commentent Isaïe, Jérémie, .... mais aussi Abdias que quasiment personne ne connaît : c'est pourtant aussi la Parole de Dieu. Elle démontre une parfaite connaissance de la Septante, bible du temps du Christ.
Le charisme théologique de Maria Valtorta

L'oeuvre de Maria Valtorta se divise en deux grands blocs : la vie monumentale de Jésus, publiée sous le titre "L’Évangile tel qu'il m'a été révélé". C'est son oeuvre la plus connue, la plus diffusée. Et toute une série de catéchèses pour notre temps.
Panorama de l'oeuvre de Maria Valtorta.
Dernière édition par Valtortiste91 le lun. 23 mars 2015, 11:45, édité 1 fois.

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Message non lupar Valtortiste91 » lun. 23 mars 2015, 11:41

...Effectivement dans le passage que vous avez posté, Jésus se lève en deux fois comme en Saint Jean...
L'extrait du "dictionnaire" que j'ai publié était ambigu dans sa brièveté. Je m'en excuse.
Cette imprécision a tout de suite captée votre attention, vive et bien au courant de l’Évangile.
Désolé pour cet impair.

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Message non lupar Valtortiste91 » lun. 23 mars 2015, 22:24

Plus l'heure de l'expiation approchait et plus je sentais le Père s'éloigner. Toujours plus séparé du Père, mon Humanité se sentait moins soutenue par la Divinité de Dieu. Et j'en souffrais de toutes les manières.
La séparation d'avec Dieu amène avec elle la peur, elle amène avec elle l'attachement à la vie, elle amène avec elle la langueur, la lassitude, l'ennui. Plus elle est profonde et plus fortes sont ses conséquences. Quand elle est totale, elle amène au désespoir. Et plus celui qui, par suite d'un décret de Dieu, l'éprouve sans l'avoir méritée, plus il en souffre parce que l'esprit vivant sent la séparation d'avec Dieu comme une chair vivante sent l'amputation d'un membre. C'est un étonnement douloureux, accablant, que ne comprend pas celui qui ne l'a pas éprouvé. Je l'ai éprouvé. J'ai dû tout connaître pour pouvoir plaider sur tout sujet auprès du Père en votre faveur. Même vos désespoirs. Oh ! Je l'ai éprouvé ce que veut dire : "Je suis seul. Tous m'ont trahi, abandonné. Même le Père, même Dieu ne m'aide plus".
Et c'est pour cela que j'opère des prodiges mystérieux de grâce chez les pauvres cœurs que le désespoir accable et que je demande à mes privilégiés de boire mon calice si amer à l'expérience, pour que ceux, qui font naufrage dans la mer du désespoir, ne refusent pas la croix que je leur offre comme ancre de salut, mais qu'ils s'y accrochent et que je puisse les amener à la rive bienheureuse où ne vit que la paix.
Je parcours le site et je tombe sur ce passage. Il faut avouer qu'il y a de quoi méditer et nourrir sa vie spirituelle... À l'évidence, on n'est pas ici dans la mièvrerie. Ceux qui sont allés "au fond du trou" peuvent comprendre la force de certaines phrases.
http://www.maria-valtorta.org/Publicati ... 09-004.htm
Bigre, en effet !
Je suis passé sur ce texte sans en savourer la profondeur.
Je n'ai pas la résonance que ce texte produit en vous, si j'ai éprouvé ce "Dieu même ne m'aide plus", ce ne fut pas dans l'intensité, ni dans la longueur. Juste assez pour comprendre que certains puissent, dans l'épreuve, douter d'un Ciel silencieux et insensible à leur sort.
Mais il n'y avait pas conjointement ce "Je suis seul. Tous m'ont trahi, abandonné", seulement les épreuves presque banales de la vie.
C'était si petit ! Petitesse qui s'accroît chaque fois que je lis ces références de Jésus aux "âmes privilégiées", les âmes victimes comme nous les avons évoqué qui accepte de monter sur la Croix avec Jésus, selon la parole de saint Paul "Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église" Colossiens 1, 24.
Je suis au service d'une d'entre elles, souvent des femmes d'ailleurs, mais je ne peux partager ce chemin, comme je ne peux partager les pas de votre vie autrement qu'en esprit et en petitesse.
La force de l'humanité qui traverse l'épreuve, la force des coeurs qui s'ouvrent à cette occasion, la force de ce ministère de la compassion est une grande chose : il sauve des vies et, à son paroxysme, l'humanité qui se laisse toucher.
Cela me fascine, comme l'inatteignable qui vous irradie cependant.
Dans mes relations avec la Vierge Marie (et les hommes me comprendront) il y a cette capacité à me chavirer le cœur en un instant, à me désarmer, à me rendre bon un instant.
Mais quel chemin a-t-elle du suivre pour cela !
------------------------------
Je vais lire plus complètement cette catéchèse et en profiter pour faire un brin de toilette à cette page que je n'avais pas touchée depuis longtemps.

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Message non lupar Valtortiste91 » mar. 24 mars 2015, 11:43

Lu d'autres choses dans la continuité du texte plus haut... je prends clairement parti pour dire que ces textes (M. Valtorta) sont une réflexion de très bonne qualité et qu'ils sont à même d'aider (certaines personnes) à progresser dans la vie spirituelle. C'est mon sentiment. Il n'engage que moi.
On peut toujours douter sur la question de savoir qui les a écrits. Mais pour moi, ce sont des textes chrétiens.
C'est comme ça que je les ressens...
"Publiez l'œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront". Pie XII, audience du 28 février 1948.

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Message non lupar Valtortiste91 » mar. 24 mars 2015, 13:28

... mais je ne parviens pas à me souvenir comment il se trouvait dans ma bibliothèque.
Vous avez un ange gardien facétieux ! :)

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Message non lupar Valtortiste91 » mar. 24 mars 2015, 17:15

Il a fort à faire avec moi ! J'en profite pour donner cette prière.
Prière à l'ange gardien SAINT Ange, préposé à la garde de mon âme misérable et de ma vie douloureuse, ne m'abandonne pas, pécheur que je suis, et ne t'éloigne pas de moi à cause de mon intempérance. Ne laisse pas le démon rusé s'emparer de moi par le moyen de ce corps mortel. Fortifie mon bras faible et débile, et conduis-moi dans la voie du salut. Oui, saint Ange de Dieu, gardien et protecteur de mon âme et de mon corps misérables, pardonne toutes les offenses que j'ai commises contre toi tous les jours de ma vie, et les péchés que j'ai pu commettre durant la journée passée.
Protège-moi en cette nuit et préserve-moi de toute tentation de l'ennemi, afin que je n'attire la colère de Dieu par aucun péché. Prie pour moi le Seigneur afin qu'il m'affermisse dans sa crainte et me rende digne de sa miséricorde, moi son serviteur.
Votre source est belle et source de belles choses. J'en ai trouvé trace dans le sud-ouest : encore une perle pour la journée.
Mais pour l'instant, mon casque audio m'envoie un chœur d'anges du monastère de Vavedenje.

Mon ange gardien m'intrigue d'une curiosité humaine : qui est-il ? quel est son aspect ? Quel fil à retordre je lui donne ? ... J'aurai vraiment beaucoup de joie à le voir pour le remercier.
Mais spirituellement je ne le prie pas comme cette prière m'y incite, du moins pas assez.
Pourtant, dans l'oeuvre dont je m'occupe, les anges gardiens sont nombreux sur notre chemin... les anges déchus aussi.
Il y a de très beaux passages sur eux et sur le séisme que fut la chute du plus beau d'entre eux : Lucifer et sa cour à l'aube des temps et sur la lutte qui les affrontent chez les individus et les nations.

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Message non lupar Valtortiste91 » mar. 24 mars 2015, 20:01

STANCES AU SAINT ANGE GARDIEN ...
Il y a de superbes perles dans des formulations qui me sont originales. Cela met en relief des particularités qui enrichissent l'âme.
Exemple, pour moi :
...Ange divin, mon représentant auprès de la Trinité Sainte ....
... céleste liturge du Seigneur des seigneurs ...
...toi qui as reçu de Dieu l'ordre et le pouvoir de garder mon âme...
...mon protecteur plein de bonté...

Je compare ce que vous nous dévoilez (ici et plus haut) à une découverte récente : celle de la liturgie luthérienne. Cela me fut permis lors d'un voyage en Allemagne du nord à l'occasion d'un concert conjoint (Ein Deutsches Requiem de Brahms en l’occurrence).
Spoiler!
Le dépouillement était d'une sévérité surprenante, aride. Il m'a été difficile de prier.
Pourtant, cette liturgie a généré de magnifiques œuvres musicales (Bach, Haendel, ...) qui subliment les Écritures.

Je compare aussi aux liturgies (catholiques cette fois) qu'importent de tous leurs horizons, les paroissiens que je côtoie : les "blacks" enthousiastes au sens étymologique (En Theos Amos : Dieu en nous). On dirait que leur joie éclate en trois mots : Jésus, Alleluia et Amen. L'âme ondule au rythme de leurs chants et de leurs balancements. Leurs corps sont prière.

Aux "tamouls" qui nous apportent leur sens inné de l'Immanence, Immanence dont je retrouve les frissons dans les chants orthodoxes que j'écoute. Dieu se fait alors sensitivement présent au milieu de ceux "qui sont réunis en son Nom". Chez la tamouls, le namasté, geste connu des mains jointes sur la tête, met en scène cette prosternation de l'être devant son Créateur. Dans les liturgies, ils tiennent souvent les rôles de servants de messe et les jeunes filles en saris développent la procession de l'offertoire avec fleurs et encens.

Cet "épiphanie" est riche d'enseignements et le tableau n'est pas complet bien sûr.

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Message non lupar etienne lorant » sam. 28 mars 2015, 17:00

Y aurait-il contradiction entre la lettre de la Conférence épiscopale italienne et ces témoignages divers et éminents ?
NON,
J'ai toujours considéré avec une grande tristesse que de nombreux catholiques, plutôt que de s'appliquer à rechercher dans la Bible les vérités qui les concernent directement et personnellement, pour en vivre ensuite au quotidien, s'attachent à des lectures qui distillent lentement mais régulièrement une angoisse profonde touchant à la Parousie. Pour ma part, j'ai pratiquement été contraint de feuilleter une revue publiée en Suisse et dont je ne citerai même pas le nom. A côté de textes remarquables, issus de la vie de grand(e)s saint(e)s - il y a de déjà de quoi passer de longues soirées d'hiver ! - se trouvent juxtaposés des "révélations actuelles" qui n'ont encore fait l'objet d'aucune enquête. Et de la sorte, le cœur du simple fidèle se retrouve tantôt dans la lumière, tantôt dans l'ombre, pour aboutir souvent dans de grandes ténèbres.

Ayant respiré la peur de l'avenir, ces pauvres âmes, plutôt que de s'attacher à aimer Dieu "de tout leur cœur, de toute leur âme et de toutes leurs forces - et leur prochain pour l'amour de Dieu" aboutissent à publier eux-mêmes des "prédictions" par des voyants auto-proclamés. Sur internet, çà pullule ! Et ces âmes toutes trempées d'angoisses et de peurs trouvent - évidemment - des échos de leurs lectures dans des événements relatés dans la presse.

En définitive, qui est le grand gagnant ? Le diable, Satan l'Adversaire... On croit encore en Dieu, mais on a peur de Lui. La crainte de Dieu est excellente, mais on n'aime pas vraiment quand le sentiment qui prime est la peur.

Si j'en parle ainsi, c'est parce que, moi le converti, qui ai tant et plus connu la Joie, ce don de l'Esprit-Saint qui permet aussi de tout affronter (on le voit bien dans le martyre d'Etienne)... j'ai un jour connu non plus la crainte révérencieuse de Dieu, mais la peur du châtiment. Et j'ai réalisé que si ne coupait pas de manière très déterminée dans mes lectures, je perdrais le don le plus merveilleux reçu de l'Esprit Saint.

De sorte qu'à côté des "témoignages divers et éminents", sur lesquels s'appuie Valtortiste91, pour moi-même je reconnais les écrits de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich dont je n'ai lu les écrits qu'APRES sa béatification en octobre 2004. Il y a déjà beaucoup à lire. J'ai lu également tout le "Petit Journal" de sainte Faustine... qui regorge de multiples visions et poussent à vivre intensément sa foi, sans peur, sans regarder en arrière, mais en recherchant la sainteté par une attitude de confiance totale en Jésus-Christ et la miséricorde envers le prochain.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Message non lupar Valtortiste91 » sam. 28 mars 2015, 17:59

Y aurait-il contradiction entre la lettre de la Conférence épiscopale italienne et ces témoignages divers et éminents ?NON,
...J'ai toujours considéré avec une grande tristesse que de nombreux catholiques, plutôt que de s'appliquer à rechercher dans la Bible les vérités qui les concernent directement et personnellement, pour en vivre ensuite au quotidien, s'attachent à des lectures qui distillent lentement mais régulièrement une angoisse profonde touchant à la Parousie. ....De sorte qu'à côté des "témoignages divers et éminents", sur lesquels s'appuie Valtortiste91, pour moi-même je reconnais les écrits de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich dont je n'ai lu les écrits qu'APRES sa béatification en octobre 2004. Il y a déjà beaucoup à lire. J'ai lu également tout le "Petit Journal" de sainte Faustine... qui regorge de multiples visions et poussent à vivre intensément sa foi, sans peur, sans regarder en arrière, mais en recherchant la sainteté par une attitude de confiance totale en Jésus-Christ et la miséricorde envers le prochain.
Cher etienne lorant, voilà un avis [...] fondé sur un survol de la question mêlé à quelques idées générales.

Premier poncif : "J'ai toujours considéré avec une grande tristesse que de nombreux catholiques, plutôt que de s'appliquer à rechercher dans la Bible les vérités qui les concernent directement et personnellement, pour en vivre ensuite au quotidien, s'attachent à des lectures qui distillent lentement mais régulièrement une angoisse profonde touchant à la Parousie".
En 2000 ans, l’arbre de l’Évangile a fleuri de mille façons, [...] :
- dans la tradition des Pères de l’Église qui mirent en lumière les trésors légués par les évangélistes mais n'en sont pas eux-mêmes et ne figurent pas dans la Bible,
- dans les actes du Magistère qui fondent l’authenticité de faits qui ne sont pas relatés dans l’Évangile, comme l’Assomption,
- dans les traditions liturgiques qui honorent, à la sixième station du chemin de croix, le voile de Véronique que nul récit néo-testamentaire ne rapporte,
- dans les révélations privées qui parsèment d’apparitions ou de communications du Ciel, le chemin de l’Église, etc.
- jusqu’aux homélies du dimanche qui actualisent l’éternelle parole et plus humblement la prière quotidienne qui met la vie du fidèle sous le regard direct de Dieu. Le tout n'étant pas la Bible, mais son application.
Vouloir exclure les écrits de Maria Valtorta, dès lors que nulle raison de foi ne s’y oppose, est donc développer une vue étriquée du dialogue que le Ciel entretient avec l’humanité en marche.
Les révélations privées et la Révélation publique sont ordonnées dans la marche du temps et des âmes.
- L'une exige notre foi, les autres nécessitent notre assentiment.
- L'une fonde la foi, les autres nous aident à en vivre.
- Dans l'une, Dieu lui-même nous parle, dans les autres il inspire « un appel authentique à l’Église ».
Révélation publique et révélations privées servent donc un même but, mais subordonnées les unes par rapport à l'autre.
Personnellement, je ne suis pas unijambiste.

Deuxième poncif : "s'attachent à des lectures qui distillent lentement mais régulièrement une angoisse profonde touchant à la Parousie"
Si vous pensez que L’Évangile dispense des angoisses parce qu'il parle "de la Parousie", c'est que vous l'avez ma lu, comme de nombreux autres passages de l'Ancien Testament (Ezéchiel, Daniel, ...) ou néo-testamentaires (Paul et l'Apocalypse).
Vous les avez mal lus car Jésus en les annonçant précise : « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre rédemption est proche. » Luc 21, 28

Troisième poncif : "pour moi-même je reconnais les écrits de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich dont je n'ai lu les écrits qu'APRES sa béatification en octobre 2004. Il y a déjà beaucoup à lire. J'ai lu également tout le "Petit Journal" de sainte Faustine... qui regorge de multiples visions et poussent à vivre intensément sa foi, sans peur, sans regarder en arrière, mais en recherchant la sainteté par une attitude de confiance totale en Jésus-Christ et la miséricorde envers le prochain".
[...]
1 - Si les visions d'A.C. Emmerich sont certainement authentiques, ses écrits ne peuvent lui être attribués selon la position officielle de l'Eglise (cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, Osservatore romano du 7 octobre 2004) :
"La bienheureuse Anne-Catherine Emmerick ne nous a laissé que trois lettres dont l’authenticité soit sûre. Les autres écrits, qui lui sont attribués par erreur, ont des origines diverses: les “visions” de la Passion du Christ ont été annotées, réélaborées très librement et sans contrôle par l’écrivain allemand Clemens Brentano et ont été publiées en 1833 sous le titre ''La douloureuse passion de Notre Seigneur Jésus-Christ''. […] Les œuvres en discussion ne peuvent donc pas être considérées comme des œuvres écrites ou dictées par Anne-Catherine Emmerick ni comme des transcriptions fidèles de ses déclarations et de ses récits, mais comme une œuvre littéraire de Brentano qui a procédé à de telles amplifications et manipulations qu’il est impossible d’établir quel est le véritable noyau attribuable à la bienheureuse".

2 - Les révélations de soeur Faustine ont été condamnées par l'Eglise en des termes sans ambiguïté :
Le 6 mars 1959, le Saint-Office publie le décret suivant : Qu’il soit rendu public que la Congrégation du Saint-Office, après avoir examiné les prétendues visions et révélations de Sœur Faustine Kowalska, de l’institut de Notre-Dame de la Miséricorde, décédée en 1938 près de Cracovie, a décidé ce qui suit : Il faut interdire la diffusion des images et des écrits qui présentent la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par ladite Sœur Faustine. Il est requis de la prudence des évêques de devoir faire disparaître lesdites images qui ont éventuellement déjà été exposées au culte.
Et si vous pouvez lire aujourd'hui l'une et l'autre, c'est parce que certains n'ont pas eu vos a priori, et ont fait ce que l'Eglise incite à faire :
Dans son commentaire du secret de Fatima, le Cardinal Ratzinger concluait : "Le critère pour la vérité et pour la valeur d'une révélation privée est donc son orientation vers le Christ lui-même. Saint Paul écrit : "N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais discernez la valeur de toute chose, ce qui est bien, gardez-le"[1 Thessaloniciens 5,19-21.]. À toutes les époques est donné à l'Église le charisme de prophétie, qui doit être examiné, mais ne peut être déprécié[Cardinal J. Ratzinger : Commentaire théologique sur le 3ème secret de Fatima, 26 juin 2000]".
[...]
Pour le reste, j'ai suffisamment étudié et publié sur le sujet pour discerner et apprécier aussi bien Maria Valtorta [...] que sainte Faustine, la vénérable Marie d'Agréda ou la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich.
[...]
Bien cordialement.


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