Les visions de Maria Valtorta

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Raistlin
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Raistlin » mer. 29 avr. 2009, 9:50

Bonjour Valtortiste91,
Ce qui est surprenant c'est qu'aussi bien Marie d'Agréda (la Cité Mystique de Dieu), qu'Anne-Catherine Emmerich (La Douloureuse Passion) que Maria Valtorta, reportent tous un même détail (alors qu'elles ne s'influencent pas par ailleurs)
Est-ce si sûr que ça ? :incertain:

La valeur théologique : Oui, l'article commentant la mise à l'Index se gausse des discours théologiques qui, selon le journaliste, seraient de la qualité des meilleurs exégètes de son temps. Peut-être avez-vous lu aussi (ci-dessus) l'estimation qu'en fait le P. Roschini.
On ne peut, en tous cas, attribuer cette hauteur (ou esbrouffe selon les convictions) à Maria Valtorta. Reste à creuser ce point : c'est un sujet en soi.
Sobriété de l'Évangile dites-vous ? L'article 514 du CEC le dit bien "Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles. Presque rien n’est dit sur sa vie à Nazareth, et même une grande part de sa vie publique n’est pas relatée (cf. Jean 20, 30). Ce qui a été écrit dans les Évangiles, l’a été " pour que vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom " (Jean 20, 31)". Jean lui-même conclue son évangile : "Jésus a fait encore bien d’autres choses: si on les écrivait une à une, le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on écrirait."
Tous les actes de Jésus, selon l'Église et les Écritures, ne sont pas reportés dans les Évangiles. Vous savez aussi, que selon Galates 1,8-9, ce n'est pas de raconter d'autres détails qui est passible d'anathèmes, mais de raconter un AUTRE évangile.
Plusieurs passages de l'Évangile indiquent aussi que les têtes dures des apôtres demandaient à revenir sur la même chose.
Oui, mais la difficulté n'est pas levée : pouvez-vous imaginer Jésus ou Marie faisant de grands commentaires théologiques qui soient passés à la trappe des évangiles ou de la Tradition ?

Honnêtement, je trouve ça louche. Car justement, l'Eglise n'a cessé d'approfondir au cours des siècles le mystère de son Seigneur. Or si on en croit Maria Valtorta, beaucoup aurait été dit dès le départ et l'Eglise aurait été alors frappée... d'amnésie.

L'obéissance. Vous savez qu'en matière de foi, selon l'Église catholique, les Papes disposent de l'infaillibilité. C'est sur la foi de l'avis de Pie XII (qui avait lu personnellement Maria Valtorta) que les ouvrages ont été publiées.
Attention, l'infaillibilité du pape ne s'exprime que dans des conditions bien précises et les avis personnels des papes ne sauraient être frappés du sceau de l'infaillibilité.

Dans ce cas bien précis, l'infaillibilité de Pie XII ne s'applique pas.

Bien à vous,
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Pneumatis
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Pneumatis » mer. 29 avr. 2009, 10:05

Bonjour,
Mgr Tettamanzzi ne dit pas qu'il s'agit d'un "roman", terme connoté de fiction, et qui exprime votre opinion personnelle du moment.
Oui j'interprète, pour clarifier le propos que, dans vos commentaires sur cet imprimatur, vous avez totalement occulté : "les formes littéraires dont s'est servi l'auteure pour raconter, à sa manière, la vie de Jésus" ne dit pas autre chose. C'est un devoir, selon les mots de Mgr Tettamanzi. Et lorsque vous décidez de penser que ces textes sont inspirés par Jésus lui-même, vous allez contre ce devoir, puisque vous ne le considérez plus comme le récit de Maria Valtorta, mais comme celui de Jésus, et ses dictées et ses visions non plus comme une forme littéraire, mais comme la réalité. En outre, comment pouvez-vous croire qu'il ait une origine surnaturelle quand, d'après cette recommandation, ON NE PEUT PAS CROIRE à une origine surnaturelle ? En effet, Mgr Tettamanzzi n'a pas dit "on ne peut pas croire... sauf peut-être vous, et vous, et vous".

Votre interprétation basée sur le fait qu'il ne dit pas "ON NE DOIT PAS" tient du sauvetage désespéré : pour une croyance on ne parle simplement pas de devoir. En effet, on ne croit pas par devoir, mais par grâce ou éventuellement par élan personnel. L'intelligence ne se commande pas à grand renfort d'autorité ecclésiastique. Quand on dit qu'on NE PEUT PAS croire, on dit que l'idée dont on parle ne peut être acceptée par l'intelligence en cohérence avec tout ce qui la fonde, et en particulier ici la foi catholique. On dit simplement que cette croyance est contraire à la raison et contraire à la foi. Sans quoi il aurait dit "on peut croire".
Il y a une similitude entre ce que demande officiellement Mgr Tettamanzzi, ce que dit le CEC dans ses § 66 et 67 (à noter qu'il ne parle pas QUE des révélations privées reconnues), et ce que commente le Cardinal Ratzinger dans son commentaire théologique à propos du 3ème secret de Fatima (une révélation privée qui n'a aucune obligation de foi) le 26 juin 2000. Je vous en rappelle sa conclusion :"Comment peut-on classer les "révélations privées" de manière correcte à partir de l'Écriture ?
Le problème c'est que l'œuvre de Maria Valtorta n'est pas reconnue comme une "Révélation privée". Une révélation, par définition, est quelque chose de surnaturel comme on vous l'a déjà dit plus haut (d'autres que moi d'ailleurs). Si l'Eglise ne considère pas l'œuvre de M.V. comme une révélation privée, les articles de C.E.C. que vous citez ne s'applique pas à son œuvre, pas plus que le commentaire du Cardinal Ratzinger. C'est ce que je voulais dire dans mes précédents messages. Vous appliquez ces propos à une chose à laquelle ils ne s'appliquent pas. Attention, car c'est une forme de détournement.

Ensuite je dois reconnaitre la valeur de votre témoignage : il est très important de reconnaitre la qualité d'une oeuvre à ses fruits. Mais cela suppose aussi de prendre du recul, tel que le fait l'Eglise qui ne reconnait pas les visions de Maria Valtorta. Au minimum, nous sommes appelés à la même prudence.
Maintenant si vous pensez que sur les plans "théologique, exégétique, historique, archéologique, géographique, sociologique ..." il existe une erreur dans l'oeuvre de Maria Valtorta, je suis prêt à l'examiner.
Et bien, si vous avez bien lu nos échanges précédents, en fait il vous en a été cité des erreurs. Pour ma part, j'ai remarqué celles-ci :

- date du martyr d'Etienne (an 31) qui ne colle pas avec ce qu'en dit Maria d'Agreda (dont les révélations ont été reconnues quant à elle), d'après votre propre site d'ailleurs, ni ce qu'en dit l'archéologie biblique. Maintenant c'est peut-être juste un erreur de votre site.

- lapidation d'Etienne : représentation populaire moderne qui ne colle pas avec ce que l'histoire du judaïsme antique nous enseigne

- découverte du tombeau par les apôtres : ne colle pas avec l'archéologie biblique, l'exégèse des textes anciens et les études scientifiques sur le Saint Suaire

J'ajoute, par rapport aux témoignages que vous citez, que celui de la voyante de Medjugorje est suspect :

- sur le plan théologique : dire qu'un livre est "LA VERITE", sachant que Jésus est la Vérité, c'est simplement dire que ce livre est l'oeuvre de Jésus. C'est d'ailleurs ce que vous dites aussi. Si donc c'est l'oeuvre de Dieu, le livre est parole de Dieu, il faut donc immédiatement l'ajouter au canon des Ecritures. C'est contradictoire avec ce que nous en dit le Canon. C'est quand même autre chose de dire que le livre est "une vision inspirée". Là pas de problème théologique majeur, l'histoire en connait plein. Mais une parole qui soit LA VERITE il n'y en a qu'une et c'est celle qui nous est proposé dans le canon des Ecritures

- sur le plan doctrinal, cette affirmation s'oppose au jugement de Mgr Tettamanzzi, puisque par la bouche de cette voyante, Notre Dame aurait dit "IL FAUT LIRE l'oeuvre de Maria Valtorta", et non pas "on peut", ... Ca ressemble à une injonction et un devoir d'obligation parfaitement en opposition avec les recommandations de l'Eglise

- sur le plan des faits : les erreurs de descriptions que je vous ai décrit juste avant invalide définitivement cette affirmation de la voyante de Medjugorje.

Voilà, vous ne souhaitez peut-être pas le voir, mais il y a bien deux positions qui s'opposent l'une à l'autre. Et celle de l'Eglise, loin d'être ambigüe, ne laisse aucun doute dans ces recommandations. Vous choisissez librement de ne pas suivre ces recommandations en croyant à une origine surnaturelle de ce récit. Si vous pensez le contraire répondez simplement par oui ou par non à ces 2 affirmations de Mgr Tettamanzzi

- Pouvez-vous considérer les "visions" et "dictées" de MV comme d'origine surnaturelle ? OUI/NON (Mgr Tettamanzzi dit ON NE PEUT PAS)

- Les considérez-vous simplement comme les formes littéraires dont s'est servi l'auteure pour raconter, à sa manière, la vie de Jésus ? OUI/NON (Mgr Tettamanzzi dit qu'ELLES LE DOIVENT)

Voilà, je suis désolé d'être si insistant, mais je crois décelé des incohérences dans votre démarche concernant Maria Valtorta et j'estime qu'il est important de vous le communiquer.
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 10:41

Est-ce si sûr que ça ? :incertain:
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Oui, mais la difficulté n'est pas levée : pouvez-vous imaginer Jésus ou Marie faisant de grands commentaires théologiques qui soient passés à la trappe des évangiles ou de la Tradition ?
Honnêtement, je trouve ça louche. Car justement, l'Eglise n'a cessé d'approfondir au cours des siècles le mystère de son Seigneur. Or si on en croit Maria Valtorta, beaucoup aurait été dit dès le départ et l'Eglise aurait été alors frappée... d'amnésie.
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Attention, l'infaillibilité du pape ne s'exprime que dans des conditions bien précises et les avis personnels des papes ne sauraient être frappés du sceau de l'infaillibilité. Dans ce cas bien précis, l'infaillibilité de Pie XII ne s'applique pas.
L'influence réciproque Je travaille depuis plus de deux ans avec un théologien, auteur de 160 livres sur divers sujets dont ceux-là. Dans un récent numéro de "Chrétiens magazine" il parle ainsi de ces travaux :"Depuis longtemps, je m'interrogeais sur la vie révélée de Jésus ou de Marie [...] (il s'agit de Marie d'Agréda, Anne-Catherine Emmerich, Maria Valtorta et d'autres) C'est alors que j'ai entrepris avec M. (...Valtortiste91...) une analyse comparative. Il abordait en positif, et moi selon l'esprit critique recommandé par le Saint-Siège qui avait mis à l'Index la vie de Jésus par Maria Valtorta au lendemain de la mort de Pie XII. Notre étude comparative, méthodique et minutieuse a progressé dans un accord parfait malgré la distance de nos positions initiales. Je retiendrais ici ce qui concerne Maria Valtorta. Elle émerge et se recommande à bien des titres".

Vous vous retrouverez donc dans la prudence et la réserve de ce théologien (vous trouverez sans peine de qui il s'agit puisque son témoignage figure en début de file) qui n'hésite pourtant pas à recommander Maria Valtorta. C'est lui qui émet ce jugement sur la non influence réciproque (de même qu'il n'y a pas influence des apocryphes les plus connus).

La théologie Vous n'êtes pas sans ignorer que la théologie et les dogmes évolus. Le dernier date de 1950 (sauf erreur). On peut développer le point du Paraclet qui redit à l'Eglise ce que Jésus a dit, de même que ce que dit l'Église dans le CEC § 66 et 67, mais on s'éloignerait. Si Maria Valtorta fait montre d'une théologie à la hauteur de la somme des théologiens de son époque (dixit l'article critique de l'Osservatore Romano), c'est qu'il y a un problème :
- soit une laïque sans instructions spéciales a pu faire montre d'un niveau qui surpasse les plus éminents théologiens. Pourquoi et comment ?
- soit il y a eu tricherie et manipulations : les passages concernés ont été écrits sournoisement par des théologiens, mais ce ne serait pas œuvre de Satan puisque les discours sont théologiquement corrects. Pourquoi et comment ?
- soit il y a réellement inspiration du seul qui soit le théologien des théologiens : "l'esprit de Jésus" lui-même comme dit le Bienheureux G. Allegra.
Ma réponse est sans ambiguïté, vous vous en doutez.
Le cas n'est pas isolé : les révélations privées, dans l'histoire, ont précédées ou confortées les vérités théologiques (cas de Lourdes ou de Sœur Faustine Kowalska (do,t les écrits furent condamnés par le Saint-Office) par exemple).
-----------------------------------
Mettre un réserve sur l'infaillibilité des Papes en matière de foi est non seulement une affaire de textes de références (il faut que j'en fasse un résumé) mais encore une question de logique :
- Si le Pape dispose seul du magistère infaillible (Lumen Gentium § 18), il ne peut pas recommander, comme le fait PIE XII, la publication d'un ouvrage - qu'il a lu - et qui contient exclusivement des scènes de l'Evangile. Faire cela à propos d'une œuvre nuisible ou dangereuse pour la foi et l'Eglise serait incompatible avec son ministère, car cette œuvre touche à l'unique révélation.
- De même Paul VI ne peut cautionner l'apologie d'une œuvre, pourtant récemment mise à l'index, touchant ce même dépôt de la foi et l'unique révélation.
Ces deux Papes, s'il y avait danger pour la Foi et l'Eglise, n'auraient JAMAIS porté appui à Maria Valtorta. Aucun ne dit, à l'inverse, "jetez au feu les évangiles, maintenant il y a mieux et plus moderne", on s'en doute.
De même le Cardinal Ratzinger n'a jamais interdit la publication des œuvres de Maria Valtorta. Aucun de ses textes ne peut aller dans ce sens. Il a seulement défendu la prudence pastorale : attention à ce que des esprits naïfs n'en arrivent à confondre l'œuvre de Maria Valtorta avec l'unique révélation.
---------------------------------
Je le répète, l'enfer n'attend pas ceux qui n'auront pas lu Maria Valtorta, mais il est important de ne pas barrer la route (l'éclairer, oui, l'interdire, non) à ceux qui, comme moi, on entrepris le grand pèlerinage dans le temps à la suite de Jésus sur les routes de Palestine.

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 11:02

Voilà, je suis désolé d'être si insistant, mais je crois décelé des incohérences dans votre démarche concernant Maria Valtorta et j'estime qu'il est important de vous le communiquer.
Les points historiques que vous soulevez méritent plus d'attention car vous les résumez sans les sourcer. Je cite généralement les sources sur lesquelles je m'appuie, y compris pour la date du martyr d'Etienne. C'est donc à reprendre isolément.

Pour le reste - et pour faire le lien avec le post précédent - je vous pose les questions suivantes :

- Pensez-vous que Pie XII disant à trois interlocuteurs dont un supérieur d'ordre, : "Publiez l'œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront" a eu tort sachant que cette œuvre parlait explicitement et uniquement des scènes de l'Evangile ? OUI/NON

- Pensez-vous que PAUL VI faisant transmettre ses félicitations et sa caution pour une apologie d'une œuvre récemment mise à l'index, a commis une erreur grave puisque l'œuvre en question décrivait des scènes de l'Evangile et qu'il n'exprime aucune réserve dans cette lettre ? OUI/NON

- Pensez-vous que le Cardinal Ratzinger a eu tort de laisser à Mgr G. Siri, archevêque de Gênes le choix de la réponse à apporter sur les œuvres de MV, alors qu'elle serait un faux ? OUI/NON

- Pensez-vous que le CEI soit en contradiction avec les opinions ci-dessus exprimées ? OUI/NON

Quant à ma réponse, je vous la répète : elle se trouve tout a fait résumée dans les huit témoignages que je vous ai mis en ligne au début de cette file. Notamment, l'opinion du Vénérable G. Allegra : "je pense que "L'évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta vient de l'esprit de Jésus" et que je rejoins les propos de Mgr Carinci : "il me vient tout à fait spontanément le désir de remercier le Seigneur de nous avoir donné par l'intermédiaire de cette femme qui a tant souffert, qui est clouée au lit, une œuvre littérairement sublime, doctrinalement et spirituellement si élevée, accessible et profonde, attirante à la lecture".

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Invité » mer. 29 avr. 2009, 11:10

Quand un auteur prend le risque de faire publier un livre, ce livre ne lui appartient plus, il appartient au lecteur qui en fait ce qu'il veut. Il peut y voir une révélation, un témoignage, des propos délirants, une oeuvre scientifique etc......... Et pour l'Eglise elle peut dire si elle s'y reconnait ou si elle ne s'y reconnait pas et à quelles conditions......
Pour ma part, dans le monde tel que nous le vivons, je me méfie de tous les courants qui s'annoncent comme révélation. Cela fait appel à l'irraisonné, à l'émotion, au merveilleux. il vaut mieux passer beaucoup plus de temps à travailler les évangiles. L'incarnation de Jésus nous montre que nous avons besoin d'intermédiaires et que les révélations en direct ne sont pas les voies ordinaires de l'explicitation de la révélation.
Si certaines personnes tirent profit de toute cette publication, tant mieux pour elles

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Raistlin » mer. 29 avr. 2009, 11:21

La théologie Vous n'êtes pas sans ignorer que la théologie et les dogmes évolus. Le dernier date de 1950 (sauf erreur). On peut développer le point du Paraclet qui redit à l'Eglise ce que Jésus a dit, de même que ce que dit l'Église dans le CEC § 66 et 67, mais on s'éloignerait. Si Maria Valtorta fait montre d'une théologie à la hauteur de la somme des théologiens de son époque (dixit l'article critique de l'Osservatore Romano), c'est qu'il y a un problème :
- soit une laïque sans instructions spéciales a pu faire montre d'un niveau qui surpasse les plus éminents théologiens. Pourquoi et comment ?
- soit il y a eu tricherie et manipulations : les passages concernés ont été écrits sournoisement par des théologiens, mais ce ne serait pas œuvre de Satan puisque les discours sont théologiquement corrects. Pourquoi et comment ?
- soit il y a réellement inspiration du seul qui soit le théologien des théologiens : "l'esprit de Jésus" lui-même comme dit le Bienheureux G. Allegra.
Ma réponse est sans ambiguïté, vous vous en doutez.
Le cas n'est pas isolé : les révélations privées, dans l'histoire, ont précédées ou confortées les vérités théologiques (cas de Lourdes ou de Sœur Faustine Kowalska (do,t les écrits furent condamnés par le Saint-Office) par exemple).
Non, vous mélangez les choses : le cas de Lourdes est différent. Jamais Bernadette Soubirous n'a prétendu que la sainte Vierge avait déclaré aux Apôtres être l'Immaculée conception !

Je ne dis pas que les récits de Maria Valtorta contiennent des erreurs théologiques, je dis que mettre de grands exposés théologiques dans la bouche du Christ et de la Sainte Vierge, voilà qui me semble absurde pour la raison suivante : l'Eglise n'a gardé aucune trace de ces développements théologiques et aurait donc du attendre des siècles pour les "retrouver".

Quant à l'oeuvre de Satan, il faut en effet s'interroger. Satan étant bien plus intelligent que nous, je doute que sa seule technique soit de prêcher l'hérésie à des catholiques convaincus (ce serait assez grossier). En revanche, remettre en cause la confiance que portent les catholiques envers la sainte Eglise, voilà qui est plus malin. Or étant donné que les écrits de Maria Valtorta ne sont pas reconnus par l'Eglise, qu'ils ont même été interdits mais que les défenseurs de ces écrits ont jugé bon de passer outre, et que cependant certains continuent de les tenir comme véridiques, il y a matière en effet à s'interroger.
Un autre exemple du même acabit : Medjugorje. Je me demande ce qui se passera si d'aventure l'Eglise condamne ces apparitions. Tous ceux qui vénèrent ce lieu se plieront-ils de bonne grâce aux directives de l'Eglise ? J'en doute compte tenu de la ferveur que ces apparitions suscitent.

Bref, mon but n'est pas de dire que les écrits de Maria Valtorta sont d'origine satanique, je n'en sais rien. Cependant leur origine divine est plus que contestable et, surtout, l'Eglise s'est désolidarisée de ces visions, leur refusant une reconnaissance officielle. Jusqu'à ce qu'il y ait un jugement différent de l'Eglise, il me semble qu'un bon catholique se doit d'être prudent avec les "visions" de Maria Valtorta, et d'écouter l'Eglise plutôt que son propre avis.

Ainsi, je vous pose la question cher Valtortise91 : si demain l'Eglise devait définitivement classer les visions de Maria Valtorta comme n'étant pas d'origine divine (heu, c'est pas déjà fait ? :incertain: ), vous soumettriez-vous ?

Mettre un réserve sur l'infaillibilité des Papes en matière de foi est non seulement une affaire de textes de références (il faut que j'en fasse un résumé) mais encore une question de logique :
- Si le Pape dispose seul du magistère infaillible (Lumen Gentium § 18), il ne peut pas recommander, comme le fait PIE XII, la publication d'un ouvrage - qu'il a lu - et qui contient exclusivement des scènes de l'Evangile. Faire cela à propos d'une œuvre nuisible ou dangereuse pour la foi et l'Eglise serait incompatible avec son ministère, car cette œuvre touche à l'unique révélation.
- De même Paul VI ne peut cautionner l'apologie d'une œuvre, pourtant récemment mise à l'index, touchant ce même dépôt de la foi et l'unique révélation.
Ces deux Papes, s'il y avait danger pour la Foi et l'Eglise, n'auraient JAMAIS porté appui à Maria Valtorta. Aucun ne dit, à l'inverse, "jetez au feu les évangiles, maintenant il y a mieux et plus moderne", on s'en doute.
De même le Cardinal Ratzinger n'a jamais interdit la publication des œuvres de Maria Valtorta. Aucun de ses textes ne peut aller dans ce sens. Il a seulement défendu la prudence pastorale : attention à ce que des esprits naïfs n'en arrivent à confondre l'œuvre de Maria Valtorta avec l'unique révélation.
Mais je ne dis pas que les écrits de Maria Valtorta sont hérétiques : ils peuvent être très bien de jolis romans théologiques... sans pour autant être historiquement exacts.

Ainsi, Pie XII ne commet pas d'erreur en les autorisant. Mais il ne leur donne aucun cas une légitimité historique en usant de son charisme d'infaillibilité.

Cordialement,
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Pneumatis » mer. 29 avr. 2009, 12:11

Re,

Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qu'à dit Raistlin, sinon répondre à vos questions et vous préciser mes sources.

Mes sources par rapport au erreurs historiques :

1/ Date du martyr d'Etienne

Sur votre site vous indiquez :
- date de la résurrection selon MV : 7 avril de l'an 30
- date du martyr d'Etienne selon MV : fin de l'année 31 ou début de l'année 32, soit 20 à 22 mois après

Toujours sur votre site vous indiquez :
- ce qu'en dit Maria d'Agreda (attestée par l'Eglise catholique) : "Saint Étienne mourut neuf mois après la Passion et la mort de notre Sauveur Jésus-Christ, le vingt-six décembre, le même jour que la sainte Église célèbre son martyre"

Si donc VOS sources sont exactes, permettez-moi d'y voir ici une contradiction élémentaire.

2/ Problèmes avec la résurrection du Seigneur

Les sources sont :
- les travaux effectués sur le Linceul de Turin (je ne peux vous en dire plus, mais d'autres comme Fée Violine pourront vous aiguiller)
- les travaux de Pierre Perrier que j'ai cité dans un message précédent dans ce fil (cf. Les colliers évangéliques), se référant également à des recherches sur le Linceul de Turin, ainsi qu'à ses 30 années d'archéologie biblique au service de l'Eglise.

J'ajoute que j'ai avancé un argument simplement théologique indiquant que du stricte point de vue de l'herméneutique la vision de Maria Valtorta ne va pas dans le sens des Evangiles, puisqu'elle dénature le témoignage de l'évangéliste Jean sur ce qu'il a trouvé dans le tombeau et ce pourquoi il le décrit avec tant de précision : afin que nous croyions ! (cf. encore une fois mon précédent message sur ce point, et l'extrait du livre de Pierre Perrier dont je me suis inspiré)

---------------------------------------------------------------------------
Pour répondre à vos question :
- Pensez-vous que Pie XII disant à trois interlocuteurs dont un supérieur d'ordre, : "Publiez l'œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront" a eu tort sachant que cette œuvre parlait explicitement et uniquement des scènes de l'Evangile ? OUI/NON
NON. Je pense qu'il aurait pu dire pareil avec n'importe quel bouquin. Y compris avec le Da Vinci Code. Quand on lit, on comprend que c'est de la fiction, il n'y a pas besoin d'une opinion de l'Eglise sur cette question.
- Pensez-vous que PAUL VI faisant transmettre ses félicitations et sa caution pour une apologie d'une œuvre récemment mise à l'index, a commis une erreur grave puisque l'œuvre en question décrivait des scènes de l'Evangile et qu'il n'exprime aucune réserve dans cette lettre ? OUI/NON
Si la richesse théologique est au rendez-vous, pourquoi pas. Comme l'a dit un de ceux qui ont condamner l'ouvrage, sa bonne foi a pu être surprise. L'infaillibilité ne s'applique pas dans ce cas : autant que je sache il n'a publié aucun document magistériel allant dans ce sens, et l'infaillibilité ne s'applique qu'au magistère il me semble. Vous le savez bien, d'ailleurs puisque sur votre site, en parlant de la mise à l'index vous utilisez le même argument :

Il (l'index) émanait d'un dicastère de l'Église, le Saint-Office, [3] mais non de son magistère infaillible réservé au seul Pape (ce qui aurait rendu impossible son abolition).
- Pensez-vous que le Cardinal Ratzinger a eu tort de laisser à Mgr G. Siri, archevêque de Gênes le choix de la réponse à apporter sur les œuvres de MV, alors qu'elle serait un faux ? OUI/NON
NON : Si il lui laisse le choix c'est qu'il lui fait suffisamment confiance. Encore une fois, il faut distinguer le contenu de sa prétention à être une révélation.
- Pensez-vous que le CEI soit en contradiction avec les opinions ci-dessus exprimées ? OUI/NON
NON. La CEI donne son avis, non pas sur le contenu de l'oeuvre, comme le font les avis qui précèdent, mais sur l'origine "surnaturelle", ce sur quoi les autres ne se sont pas prononcé.

Je constate par contre que vous n'avez pas répondu à mes questions par OUI ou par NON, ce qui rend confuse votre opinion directe sur les propos de la CEI.

Après, pour commenter les illustres soutiens que vous citez, vous savez, je travaille personnellement à l'écriture d'ouvrages de théologie et d'exégèse, et j'aimerai évidemment qu'un jour mes futurs ouvrages bénéficient d'une telle reconnaissance de personnes illustres comme par exemple le Pape ou d'autres exégètes. Pour autant, je ne prétendrais pas que mes œuvres me sont dictées par Jésus. Vous saisissez la nuance ?
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Pneumatis » mer. 29 avr. 2009, 13:39

Un autre exemple du même accabit : Medjugorge. Je me demande ce qui se passera si d'aventure l'Eglise condamne ces apparitions. Tous ceux qui vénèrent ce lieu se plieront-ils de bonne grâce aux directives de l'Eglise ? J'en doute compte tenu de la ferveur que ces apparitions suscitent.
Moi j'avoue que c'est vraiment cette question qui me mets mal à l'aise. En effet quand on voit la ferveur de toutes ces personnes qui s'accrochent à ces manifestations extraordinaires, on a du mal à croire au fait que tout cela n'entre pas en concurrence avec les Evangiles dans le cœur de ces personnes. C'est une véritable folie. Bien sur ça ne permets pas de juger de l'authenticité ou pas des apparitions, mais pour ce qui est du C.E.C. et de ses recommandations, j'ai quelques doutes sur le choix qui serait fait par certains entre le "triste et terne catéchisme de tous les jours" et "l'extraodinaire de Medjugorje".

Et pourtant, sur Medjugorje, voici la position officielle de l'Eglise depuis 2007 :
« Pendant la visite ad limina apostolorum des évêques de la région de Toscane, qui a eu lieu du 16 au 20 avril 2007, nous avons eu une réunion à la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi avec son secrétaire, Mgr Angelo Amato, qui, alors qu’il parlait avec nous des apparitions de Medjugorje, nous a invités à rendre publique l’homélie de l'évêque de Mostar du 15 juin 2006, prononcée à la paroisse St-Jacques à Medjugorje (voir ci-dessous), pour éclairer le phénomène religieux lié à ce lieu. Répondant à cette invitation, nous la faisons connaître, et surtout nous demandons aux prêtres de la lire soigneusement et d’en tirer les conséquences nécessaires pour que nos fidèles soient correctement éclairés. »
Extrait de l’homélie de S. Exc. Mgr Ratko Peric,
évêque de Mostar,
à Medjugorje, le 15 juin 2006,
à l'occasion de la solennité du Corps et du Sang du Christ.
« Premièrement, le fait qu'une personne fasse une humble confession et reçoive la sainte communion, ici dans cette église paroissiale, et qu’elle se sente renouvelée spirituellement grâce au pardon de Dieu doit inviter chaque croyant sans exception à reconnaître et rendre à Dieu une juste louange, car il est la source de toutes grâces. En même temps, cette personne fera attention de ne pas tirer de cet état de grâce une conclusion illogique et incohérente : “Je me suis confessé. Je me sens bien maintenant et je suis converti. Par conséquent la Vierge apparaît à Medjugorje !” Ce croyant et ce pénitent est malgré tout dans l’obligation de se rendre à la confession, de recevoir les autres sacrements, d’observer les commandements, que des apparitions privées soient reconnues ou non.

Deuxièmement, je serais un ministre irresponsable du Mystère du Corps et du Sang du Christ, si aujourd'hui je n’informais pas publiquement, de ce lieu et aussi en cette occasion, toutes les personnes intéressées aussi bien dans le monde entier, que dans cette Église locale de Mostar-Duvno, il existe ici quelque chose qui ressemble à un schisme.

Un certain nombre de prêtres, qui ont été expulsés de l'ordre franciscain OFM par le généralat de l'ordre, du fait de leur désobéissance au Saint-Père, ont conservé par la force pendant des années des églises paroissiales et des cures ainsi que des propriétés d’Église. Ils n’ont pas seulement exercé illégalement dans ces paroisses, mais ils ont également administré des sacrements sacrilèges, et d’autres invalides, comme la confession et la confirmation, et ils ont aussi participé à des mariages invalides. Ce type de comportement anti-ecclésial nous choque tous. En même temps, le scandale de l’administration sacrilège des sacrements, particulièrement du Très Saint Corps du Christ doit choquer tous les fidèles ainsi que ceux qui confessent leur péché à ces prêtres de manière invalide, ou participent à des liturgies sacrilèges. Nous prions le Seigneur que ce scandale et ce schisme soient déracinés aussitôt que possible du milieu de nous.

Troisièmement, je suis sincèrement reconnaissant au Très Saint-Père le pape Jean Paul II de sainte mémoire, et au pape régnant Benoît XVI, qui ont toujours respecté les jugements des évêques de Mostar-Duvno, le précédent aussi bien que l’actuel, pour ce qui concerne les prétendues “apparitions” et les “messages” de Medjugorje, tout en reconnaissant le droit du Saint-Père de délivrer une décision finale sur ces événements. Les jugements des évêques, après toutes les investigations canoniques faites jusqu'ici, peuvent être résumés par les points suivants : Medjugorje est une paroisse catholique dans laquelle des activités liturgiques et pastorales sont effectuées, exactement comme dans toutes les autres paroisses de ce diocèse de Mostar-Duvno. Personne, exceptées les autorités officielles de l’Église, n’est alors autorisée à attribuer le titre formel de “sanctuaire” à ce lieu.
Sur la base des investigations de l’Église réalisée sur les événements de Medjugorje, il ne peut pas être déterminé que ces événements impliquent des apparitions ou des révélations surnaturelles. Ceci signifie que jusqu'à maintenant, l'Église n’a pas accepté, ni comme surnaturelle ni comme mariale, une quelconque de ces apparitions.
Les prêtres qui administrent canoniquement cette paroisse de Medjugorje ou ceux qui viennent comme visiteurs, ne sont pas autorisés à exprimer leurs opinions privées contraire à la position officielle de l'Église sur les prétendues “apparitions” et “messages”, pendant les célébrations des sacrements, ni pendant d'autres actes communs de piété, ni dans les médias catholiques.
Les fidèles catholiques sont non seulement exempts de toute obligation de croire en l’authenticité des “apparitions” mais ils doivent également savoir que les pèlerinages d'Église ne sont pas permis, qu’ils soient officiels ou privés, particuliers ou en groupes, ou venant d'autres paroisses, si ces pèlerinages présupposent l'authenticité des “apparitions” ou si en les entreprenant, ils tentent de certifier ces “apparitions”.En tant qu'évêque du lieu, je maintiens que concernant les événements de Medjugorje, sur la base des investigations et de l’expérience acquise jusqu'ici, tout au long de ces 25 dernières années, l'Église n'a pas confirmé une seule “apparition” comme étant authentiquement celle de la Madone. Le fait que pendant ces 25 dernières années on ait parlé de dizaines de milliers d'“apparitions” ne donne aucune authenticité à ces événements. Notre pape actuel, que j'ai rencontré lors d’une audience le 24 février de cette année, a observé, selon ses propres paroles, qu’à la Congrégation pour la doctrine de la foi, ils se sont toujours interrogés sur le fait que ces “apparitions” puissent être considérées comme authentiques par les fidèles catholiques. Elles semblent particulièrement ne pas être authentiques quand on est informé à l'avance que ces prétendues “apparitions” se produiront : À l’une des “voyantes” le 18 mars de chaque année, mais de plus elle bénéficiera également d’une “apparition” le 2 de chaque mois, avec des “messages” sur lesquels vous pouvez compter, en fonction de procédures établies.
Le second voyant bénéficiera d’une apparition chaque jour de l'année, et comme si ce n'était pas suffisant, une “apparition” spéciale supplémentaire le 25 de chaque mois avec une sorte de message public que l’on attend selon, la procédure habituelle.
Le troisième voyant bénéficiera d’une “apparition” le 25 décembre, le jour de Noël, avec un message semblable à ceux déjà mentionnés.
Le quatrième voyant bénéficiera d’une “apparition” le 8 septembre de chaque année avec un message spécial.
Les deux autres voyants bénéficieront des mêmes apparitions, chaque jour avec des “messages” qui peuvent être prévus puisqu'ils sont des variations sur le même thème. Ce fait, ainsi que la pléthore de prétendues apparitions, messages, secrets et signes, ne renforcent pas la foi, mais nous convainquent plutôt qu’en tout ceci il n'y a rien d’authentique, ni de vérité confirmée.Par conséquent j'invite sérieusement ceux qui se prétendent être des “voyants”, aussi bien que les personnes derrière les “messages”, à faire montre d’une obéissance ecclésiale et à cesser ces manifestations publiques et la diffusion des messages dans cette paroisse. De cette façon ils montreront leur nécessaire adhésion à l'Église, en ne faisant pas primer des “apparitions” privées ou des paroles privées sur la position officielle de l'Église. Notre foi est une affaire sérieuse et responsable. L'Église est également une institution sérieuse et responsable !

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, la plus grande détentrice des dons de l'Esprit Saint, qui à travers le même Saint-Esprit a conçu dans son corps et a donné naissance à la seconde personne de la Trinité, Jésus-Christ, qui nous donne son Très Saint Corps et Sang pour la vie éternelle, puisse-t-il — lui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie — nous aider pour que la vérité sur la Sainte Vierge, sa Mère et la Mère de l'Église, Siège de la Sagesse et Miroir de Justice, puisse briller de tout son éclat dans cette paroisse et ce diocèse, sans même une once de manque de foi, et en accord complet avec les enseignements constants et la pratique de l'Église. Amen [© Trad. fr. Libertepolitique.com]. »

***

L’homélie de l’évêque de Mostar est la position officielle de l’Église. Elle n’implique pas — il faut y insister — que, comme dans beaucoup de cas analogues, par exemple à San Damiano, les grâces de conversion reçues par les pèlerins ne soient pas authentiques. Même si elle n’apparaît pas, la Vierge peut donner ses grâces à ses enfants sincères mais abusés par d’autres.

Il est possible aussi que la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour des raisons pastorales, ne se prononce jamais de sa propre initiative par un décret. Mais en indiquant de manière officielle à des évêques italiens qui lui pose la question que sa position est celle de l’évêque de Mostar, et en leur demandant de faire connaître sa réponse, elle indique de manière très claire que son décret confirmerait le jugement de l’évêque de Mostar. Il est en effet exceptionnel que dans ces matières, la position de Rome contredise celle de l’évêque, qui est elle-même le fruit de plusieurs enquêtes conduites selon les normes en vigueur dans l’Église.
Ce même évêque du lieu, Mgr Ratko Peric, avait écrit 10 ans auparavant, à "Famille chrétienne", une lettre qui n'était pas considéré comme la position officielle de l'Eglise, mais qui disait :
ma conviction et position n'est pas seulement "Non constat de supernaturalitate" mais également celle de "constat de non supernaturalitate" des apparitions ou révélations de Medjugorje
L'Eglise est toujours prudente car les grâces de conversion, comme le témoignage de Valtortiste91, peuvent être réelles dans ces contextes de fausses révélations : cela ne rend pas pour autant les révélations surnaturelles.
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Ayatollah Popeyafanjani » mer. 29 avr. 2009, 13:39

Quant à l'oeuvre de Satan, il faut en effet s'interroger. Satan étant bien plus intelligent que nous, je doute que sa seule technique soit de prêcher l'hérésie à des catholiques convaincus (ce serait assez grossier). En revanche, remettre en cause la confiance que portent les catholiques envers la sainte Eglise, voilà qui est plus malin. Or étant donné que les écrits de Maria Valtorta ne sont pas reconnus par l'Eglise, qu'ils ont même été interdits mais que les défenseurs de ces écrits ont jugé bon de passer outre, et que cependant certains continuent de les tenir comme véridiques, il y a matière en effet à s'interroger.


Auquel cas, l'obédience satanique n'est pas chez MV mais chez V91.


Bref, mon but n'est pas de dire que les écrits de Maria Valtorta sont d'origine satanique, je n'en sais rien. Cependant leur origine divine est plus que contestable et, surtout, l'Eglise s'est désolidarisée de ces visions, leur refusant une reconnaissance officielle. Jusqu'à ce qu'il y ait un jugement différent de l'Eglise, il me semble qu'un bon catholique se doit d'être prudent avec les "visions" de Maria Valtorta, et d'écouter l'Eglise plutôt que son propre avis.


Pie XII ayant autorisé la publication, mais sans se déterminer sur l'origine surnaturelle des propos de VM, est douteux que ceux-ci soient d'orgine préternaturelle satanique. Il parait plus juste de penser, à la suite de la CEI, qu'il s'agit d'une oeuvre purement humaine. Précisons : une oeuvre édifiante pour le lecteur, encore que le procédé littéraire consistant à se prétendre voyant quant on ne l'est pas peut, ici, légitimement passer pour une escroquerie.


Ainsi, je vous pose la question chère Valtortise91 : si demain l'Eglise devait définitivement classer les visions de Maria Valtorta comme n'étant pas d'origine divine (heu, c'est pas déjà fait ? :incertain: ), vous soumettriez-vous ?
C'est déjà classé. Ce n'est pas définitif mais prudentiel. Ce jugement ressort du canon 753 donc n'exige ni l'assentiment de foi, ni l'assentiment religieux et prudent de l'intelligence et de la volonté, mais l'adhésion révérentielle de l'esprit.


Mettre un réserve sur l'infaillibilité des Papes en matière de foi est non seulement une affaire de textes de références (il faut que j'en fasse un résumé) mais encore une question de logique : Si le Pape dispose seul du magistère infaillible (Lumen Gentium § 18), il ne peut pas recommander, comme le fait PIE XII, la publication d'un ouvrage - qu'il a lu - et qui contient exclusivement des scènes de l'Evangile. Faire cela à propos d'une œuvre nuisible ou dangereuse pour la foi et l'Eglise serait incompatible avec son ministère, car cette œuvre touche à l'unique révélation.
Désolé de vous contredire, mais votre propos est théologiquement erroné et contraire à la foi catholique. Est théologiquement erroné d'étendre l'infaillibilité pontificale à l'ensemble des enseignements et affirmations du Pape. La preuve en est : 1° l'existence de contradictions formelles au sein du magistère pontifical simplement ordinaire ; 2° le fait que des Papes ont admis qu'un Pape pouvait errer dans la foi. Cette extension est encore contraire à la foi catholique [Propos supprimés. Cordialement. Raistlin]. En effet, l'Église est infaillible en ses lois générales (en tant que ces lois sont exemptes d'erreur). Or, si le canon 749 §1 oblige à l'assentiment de foi quant aux enseignements pontificaux définitifs (et ce terme à un sens technique très précis, explicité par la Congrégation pour la doctrine de la foi, Note doctrinale du 29.6.1998), le canon 752 ne requiert que l'assentiment religieux et prudent aux autres enseignements pontificaux. Aux termes de la loi de l'Église, tous les enseignements pontificaux ne sont donc pas marqués du sceau de l'infaillibilité.

Bref, les arguments théologiques que vous donnez pour refuser d'assentir aux jugements des Pasteurs légitimes (CEI) sont aussi fumeux que vos arguments canoniques (cf. l'imprimatur conditionnel). Vous n'avez pas l'esprit filial d'obéissance. L'Église est-elle encore votre Mère ?


De même Paul VI ne peut cautionner l'apologie d'une œuvre, pourtant récemment mise à l'index, touchant ce même dépôt de la foi et l'unique révélation. Ces deux Papes, s'il y avait danger pour la Foi et l'Eglise, n'auraient JAMAIS porté appui à Maria Valtorta.
D'abord, des Papes scandaleux, l'Église en a connu un paquet. Ensuite, des Papes hérétiques, elle en a connu au moins un. Enfin, ni Paul VI ni Pie XII n'ont affirmé que MV était une véritable voyante.

:irma:



:p

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 14:01

Quant à l'oeuvre de Satan, il faut en effet s'interroger. Satan étant bien plus intelligent que nous, je doute que sa seule technique soit de prêcher l'hérésie à des catholiques convaincus (ce serait assez grossier). En revanche, remettre en cause la confiance que portent les catholiques envers la sainte Eglise, voilà qui est plus malin. Or étant donné que les écrits de Maria Valtorta ne sont pas reconnus par l'Eglise, qu'ils ont même été interdits mais que les défenseurs de ces écrits ont jugé bon de passer outre, et que cependant certains continuent de les tenir comme véridiques, il y a matière en effet à s'interroger.
Un autre exemple du même accabit : Medjugorge. Je me demande ce qui se passera si d'aventure l'Eglise condamne ces apparitions. Tous ceux qui vénèrent ce lieu se plieront-ils de bonne grâce aux directives de l'Eglise ? J'en doute compte tenu de la ferveur que ces apparitions suscitent.

Bref, mon but n'est pas de dire que les écrits de Maria Valtorta sont d'origine satanique, je n'en sais rien. Cependant leur origine divine est plus que contestable et, surtout, l'Eglise s'est désolidarisée de ces visions, leur refusant une reconnaissance officielle. Jusqu'à ce qu'il y ait un jugement différent de l'Eglise, il me semble qu'un bon catholique se doit d'être prudent avec les "visions" de Maria Valtorta, et d'écouter l'Eglise plutôt que son propre avis.

Ainsi, je vous pose la question cher Valtortise91 : si demain l'Eglise devait définitivement classer les visions de Maria Valtorta comme n'étant pas d'origine divine (heu, c'est pas déjà fait ? , vous soumettriez-vous ?
Vous voilà donc prêt à prononcer l'anathème.
Je vous renvoie donc sur l'application de vos propres critères au cas suivant :

Voici une condamnation :
"En 1958, le Saint-Siège condamna les écrits de soeur Faustine Kowalska, morte en 1938 et interdit l'ostentation du portrait miraculeux."
L'archevêque de Cracovie, toutefois, autorisa les religieuses à laisser le dessin original accroché dans leur chapelle".

Que pensez-vous de cette désobéissance flagrante ? Que pensez-vous de l'attitude ouvertement provocatrice de ce prélat ?

"Finalement on mena sur la vie et le journal de sœur Faustina une nouvelle enquête à la suite de laquelle la dévotion à la Miséricorde divine fut de nouveau autorisée. Faustina fut béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000".

Le dimanche de la Miséricorde divine est célébré le premier dimanche après Pâques.

Vous pouvez aussi lire ce à côté de quoi vous seriez passé

Qu'auriez-vous dit à ce prélat qui a passé outre à la condamnation officielle du Saint-Office pour nous donner cette fête ?

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Pneumatis » mer. 29 avr. 2009, 14:04

Qu'auriez-vous dit à ce prélat qui a passé outre à la condamnation officielle du Saint-Office pour nous donner cette fête ?
Que le fait qu'il ait raison sur l'authenticité des miracles du portrait ne l'autorisait pas à désobéir à sa Sainte Mère l'Eglise ! Non mais on va où là ?

Moi je crois que j'ai la Vérité sur un sujet, et pourtant l'Eglise me dit le contraire, donc j'ai le droit de désobéir ?
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 14:22

Mais je ne dis pas que les écrits de Maria Valtorta sont hérétiques : ils peuvent être très bien de jolis romans théologiques... sans pour autant être historiquement exacts. Ainsi, Pie XII ne commet pas d'erreur en les autorisant. Mais il ne leur donne aucun cas une légitimité historique en usant de son charisme d'infaillibilité.
Je ne partages pas votre opinion selon laquelle un Pape ait pu jouer avec le feu et autoriser une publication dangereuse ou ambigüe.
Je ne partages pas non plus l'insouciance que vous prêtez à Paul VI.

J'ai une autre vision du Saint-Père.

Ceci dit, j'attendrais très sereinement la condamnation hypothétique de Medjugorje par le ministère infaillible ou celle des œuvres de Maria Valtorta.

En attendant je me conforterais au document publié en conclusion des travaux du Concile Vatican II :
"Ce Catéchisme a pour but de présenter un exposé organique et synthétique des contenus essentiels et fondamentaux de la doctrine catholique tant sur la foi que sur la morale, à la lumière du Concile Vatican II et de l’ensemble de la Tradition de l’Église. Ses sources principales sont l’Écriture Sainte, les saints Pères, la liturgie et le Magistère de l’Église." dit Jean-Paul II

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 14:23

Qu'auriez-vous dit à ce prélat qui a passé outre à la condamnation officielle du Saint-Office pour nous donner cette fête ?
Que le fait qu'il ait raison sur l'authenticité des miracles du portrait ne l'autorisait pas à désobéir à sa Sainte Mère l'Eglise ! Non mais on va où là ? Moi je crois que j'ai la Vérité sur un sujet, et pourtant l'Eglise me dit le contraire, donc j'ai le droit de désobéir ?
Ce prélat qui a désobéi est JEAN-PAUL II. Il n'atait pas encore revêtu du ministère infaillible pourtant.

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » mer. 29 avr. 2009, 14:27

Rassurez-vous, je ne me prends pas pour Jean-Paul II et je n'ai pas l'intention de passer outre à des interdictions ... quand elle existent. :)

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Pneumatis » mer. 29 avr. 2009, 14:28

Voici une condamnation :
"En 1958, le Saint-Siège condamna les écrits de soeur Faustine Kowalska, morte en 1938 et interdit l'ostentation du portrait miraculeux."
L'archevêque de Cracovie, toutefois, autorisa les religieuses à laisser le dessin original accroché dans leur chapelle".

Que pensez-vous de cette désobéissance flagrante ? Que pensez-vous de l'attitude ouvertement provocatrice de ce prélat ?
Bon après vérification, vos sources sont mauvaises (Wikipedia, vous savez...). Il n'y a pas désobéissance car les événements sont anachroniques. A propos de la biographie du confesseur de Sainte Faustine :
L’Archevêque de Vilnius, Mgr Romuald Jałbrzykowski, a donné son accord pour que le tableau de Jésus Miséricordieux soit vénéré dans l’église Saint Michel dont l’abbé Sopoćko était recteur, mais il avait des doutes sur les visions de Sœur Faustine qu’il avait même connue personnellement.
Il ne s'agit pas de l'archevêque de Cracovie, mais de Vilnius et celui-ci a donné cette autorisation bien avant la guerre, bien avant 1958 et donc bien avant toute condamnation par le Saint Siège. Donc a moins que le jugement de désobéissance soit rétroactif.

Sur ce qui s'est passé après, dans les années 50 :
L’abbé Sopoćko essayait de refréner les excès. En 1954, il obtint de la Conférence Episcopale de Pologne, l’approbation de la version officielle du tableau de Jésus Miséricordieux. Il critiqua certaines publications, mais le mal était fait. Les évêques ont interdit quelques expressions du culte de la Divine Miséricorde. On est arrivé ainsi à la notification de la Suprême Congrégation du Saint Office, émise le 6 mars 1959, qui défendait de le diffuser selon la forme proposée par Sœur Faustine Kowalska. L’abbé Sopoćko n’en a pas été surpris. « Sœur Faustine l’avait prévu », dira-t-il à quelques proches. Il considérait la décision du Saint-Siège comme providentielle pour purifier le culte des éléments impropres. L’interdiction sera levée le 15 avril 1978 quand les équivoques seront clarifiées à la lumière des documents authentiques, tandis que la dévotion, grâce aux études promues entre-temps, sera fondée sur des bases théologiques sûres. Le mérite principal en revient au Cardinal Karol Wojtyła. Le 5 octobre 1966, il a ouvert le procès diocésain pour la béatification de Sœur Faustine. Ensuite, monté sur la Chaire de Pierre, il la proclamera bienheureuse et sainte. L’abbé Sopoćko a été l’un des principaux témoins entendus au cours de l’enquête diocésaine. Déjà en 1948, il avait demandé à l’Archevêque de Cracovie de l’époque, le Cardinal Sapieha, de recueillir la documentation sur Sœur Faustine en vue du procès de béatification.
De toute façon, rien ne justifie la désobéissance à la Sainte Mère l'Eglise, fusse de la part d'un évêque.
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