Les visions de Maria Valtorta

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Raistlin
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Raistlin » mar. 14 mai 2013, 15:47

Bonjour,
Lisez le livre de jean françois lavère paru en 2012 "L'enigme valtorta". Il démontre magistralement que ces visions ne peuvent qu'êtres d'origine divine.


Je suis en train de lire l'oeuvre (j'en suis au tome 2). Ca me touche profondément :coeur:
Je ne suis pas familier de l'oeuvre de Maria Valtorta. Mais, j'aimerais vous poser une question : qu'en est-il de la concordance entre le Linceul de Turin et les écrits de Maria Valtorta sur la crucifxion ? En effet, il me semble que le Linceul de Turin est un bon critère pour juger de la véracité de certains faits qu'elle rapporte dans son oeuvre.

Autre point sur lequel j'aimerais attirer votre attention : il ne suffit pas qu'un individu fasse état de connaissances inexpliquées pour qu'on doive en conclure à l'origine divine de celles-ci. Le démon peut être tout autant un facteur d'explication. Si donc il est avéré que Maria Valtorta n'a rien inventé, il faut s'assurer que c'est Dieu qui en est la cause.

Cordialement,
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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar etienne lorant » mar. 14 mai 2013, 16:45

Mon directeur spirituel m'ayant opposé les visions d'Anne-Catherine Emmerich à celles de Maria Valtorta, je n'ai pas ouvert une page de cette dernière. A dire vrai, il y a déjà tant à découvrir et à lire chez A.C. Emmerich, que la lecture de Maria Valtorta ne m'a plus intéressé. Or, je crois qu'A.C. Emmerich fut déclarée bienheureuse. Que ce sont ses écrits qui ont permis de situer les restes de la maison de la Vierge Marie à Ephèse - où le pape Jean-Paul II se serait rendu pour prier. Qu'en est-il de Maria Valtorta ? Sa vie et son oeuvre font-elle l'objet d'une enquête en vue de béatification ?

Merci pour la réponse car je ne la connais pas.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » sam. 07 sept. 2013, 6:10

Mon directeur spirituel m'ayant opposé les visions d'Anne-Catherine Emmerich à celles de Maria Valtorta, je n'ai pas ouvert une page de cette dernière. A dire vrai, il y a déjà tant à découvrir et à lire chez A.C. Emmerich, que la lecture de Maria Valtorta ne m'a plus intéressé. Or, je crois qu'A.C. Emmerich fut déclarée bienheureuse. Que ce sont ses écrits qui ont permis de situer les restes de la maison de la Vierge Marie à Ephèse - où le pape Jean-Paul II se serait rendu pour prier. Qu'en est-il de Maria Valtorta ? Sa vie et son oeuvre font-elle l'objet d'une enquête en vue de béatification ? Merci pour la réponse car je ne la connais pas.
Anne-Catherine Emmerich ne fut déclarée Bienheureuse qu'en 2004, 180 ans après sa mort (1824) au terme de polémiques sur ses stigmates et ses visions. Elle le fut d'ailleurs pour ses mérites et non pour ses écrits qui, bien que profitables à lire, ne peuvent lui être attribués entièrement (source : cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, Osservatore Romano, 7 octobre 2004) . En effet, si les visions d'A.C. Emmerich sont authentiques - à n'en pas douter - elles ne furent pas retranscrites par elle, mais par Clemens Brentano, un poète ami de Goethe, qui, dans son enthousiasme, a induit des éléments dommageables à la vérité historique et à la pureté initiale qui demeure cependant inspirée par le Ciel.
Marie d'Agréda, quelques temps auparavant (XVIIème siècle) eut aussi à subir la polémique, parfois violente. Elle n'est que Vénérable bien que son cas fut défendu par cinq papes. Juridiquement son oeuvre (La Cité mystique de Dieu) - la première vision complète de la vie de la Vierge Marie - a la particularité d'être condamnée en Italie et en France, mais licite en Espagne et en Belgique. Là aussi, pour des raisons humaines, ses visions furent entachées sur le plan historique, mais garde toute leur valeur spirituelle.
Maria Valtorta, morte il y a 52 ans, a fait l'objet d'une demande en béatification initiée par les Servites de Marie de Florence. La demande n'a pas semblé opportune "du moins pour l'instant" (almeno per il momento) (source : Mgr Ennio Antonelli, archevêque de Toscane, 2 octobre 1992).
Cela n'empêche que sa messe de cinquantenaire a été célébrée à la Basilique de la Santissima Annunziata de Florence, siège des Servites de Marie où les restes de Maria Valtorta ont été transportés peu de temps après sa mort. La cérémonie fut présidée le 15 octobre 2011, par un ancien nonce apostolique, Mgr Pier Giacomo De Nicolò.
L'année suivante, Benoît XVI, dans sa dernière année de pontificat, a béatifié coup sur coup, deux fervents défenseurs de l'oeuvre de Maria Valtorta pourtant contestée en son temps.
L'intérêt de Maria Valtorta est sans doute l'authenticité historique car elle a écrite elle-même et immédiatement (au contraire de ses deux consœurs). Jean-François Lavère a fait le recensement de 10.000 données de l'oeuvre au plan botanique, zoologique, climatique, géographique, archéologique, historique, etc... et a conduit leur validation scientifique avec des moyens que ne possédait évidemment pas Maria Valtorta à son époque. Il a publié une partie de ses travaux en 2012 dans L'énigme Valtorta déjà cité.
Toutes ses oeuvres sont des révélations privées et ne peuvent être confondues avec la Révélation publique close à la mort de l'apôtre Jean, mais cela ne demeure pas moins autant de cadeaux du Ciel qui réactualisent constamment la vie de Jésus et de Marie.

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Re: Les visions de Maria Valtorta

Message non lupar Valtortiste91 » sam. 07 sept. 2013, 6:30

...Je ne suis pas familier de l'oeuvre de Maria Valtorta. Mais, j'aimerais vous poser une question : qu'en est-il de la concordance entre le Linceul de Turin et les écrits de Maria Valtorta sur la crucifxion ? En effet, il me semble que le Linceul de Turin est un bon critère pour juger de la véracité de certains faits qu'elle rapporte dans son oeuvre.
Autre point sur lequel j'aimerais attirer votre attention : il ne suffit pas qu'un individu fasse état de connaissances inexpliquées pour qu'on doive en conclure à l'origine divine de celles-ci. Le démon peut être tout autant un facteur d'explication. Si donc il est avéré que Maria Valtorta n'a rien inventé, il faut s'assurer que c'est Dieu qui en est la cause.
Les trois visionnaires citées ci-dessus - malgré les avatars de leurs œuvres - s'accordent sur des détails de la crucifixion qui corroborent le Linceul de Turin. Le premier clou a été enfoncé dans le poignet (espace de destot), mais pour le second, les pré-trous (nécessité technique qu'elles ignoraient) étant mal faits, les bourreaux ont du étirer le bras de Jésus avant de clouer, en désespoir de cause, le second clou dans la paume. Sur le Linceul de Turin on voit une main, mais l'autre est cachée. Cela correspond aussi à la vérité scientifique qu'on ne peut crucifier quelqu'un en clouant seulement ses paumes.
Autres détails, mais étrangers au Linceul : les trois visionnaires sont unanimes pour spécifier un détail cruel, mais que justifie le crucifiement : le renversement de la croix, avec le supplicié déjà cloué, afin de fixer les clous par derrière. A défaut, les soubresauts du supplicié risquaient le déclouement. On imagine Jésus écrasé sous la croix après la douleur du renversement.

Pour votre seconde question : l'oeuvre de Maria Valtorta a été lue par trois papes : Pie XII qui en recommanda la publication, Paul VI qui félicita publiquement l'auteur d'un ouvrage panégyrique sur elle et Jean-Paul II qui la lisait à titre personnel. On ignore si Benoît XVI en fut lecteur, mais il a béatifié l'année dernière deux promoteurs de l'oeuvre de Maria Valtorta. Il y a donc peu de craintes sur l'inspiration de cette révélation privée.

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Jésus écrivant dans le sable

Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 8:55

J'ai entendu quelque chose d'intéressant concernant le passage de Jésus qui dessine sur la sable... je pense que c'est vous qui parlez dans la vidéo... je n'avais jamais entendu cette hypothèse... y en a t-il d'autres...
C'est vrai que je me suis toujours demandé pourquoi il "dessinait"...
Je n'en ai pas le souvenir.
Moi, c'est lui :
Image
L'analyse sur ce qu'écrivait Jésus sur le sol lors de l'épisode de la femme adultère est développé par certains dont Jean-François Lavère quand il étudie l'épisode rapporté par Maria Valtorta.
La femme adultère selon Maria Valtorta

Voilà ce que nous en écrivions dans le "dictionnaire des personnages de l'Evangile, selon Maria Valtorta.

Femme adultère
C'est la femme anonyme de Jean 8, 1-11. Maria Valtorta précise : Jésus écrit avec le pied chaussé de sa sandale, il efface et il écrit plus loin, en tournant lentement sur Lui-même pour trouver de la place. On dirait un enfant qui s'amuse. Mais ce qu'il écrit, ce ne sont pas des mots pour rire. Il a écrit successivement : « Usurier … Fils irrespectueux … Fornicateur … Assassin », et une longue liste d'autres accusations 1.

Ses interlocuteurs insistent. Jésus lance alors l'apostrophe célèbre : « Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre 2 ».

Tous s'en vont progressivement pendant que Jésus continue d'écrire : « Pharisiens … Vipères … Tombeaux de pourriture … Menteurs … Traîtres … Ennemis de Dieu … Insulteurs de son Verbe ... ».

Puis il renvoie la femme adultère selon l'Évangile 2.

Dans une dictée, Jésus répond de façon voilée à l'interrogation de Maria Valtorta : « Tu veux savoir si ensuite elle s'est sauvée ? Ce n'est pas pour tous que j'ai été Sauveur. Certains n'ont pas eu la volonté d'être sauvés 3 ».
*

Pour saint Ambroise (IVème siècle) et Béde le vénérable (VIIIème siècle) Jésus inscrivait le nom de ses « lâches ennemis » sur le sol.
Seul semble-t-il, Saint Jérôme imagine que Jésus ait pu écrire sur le pavé du temple les péchés des cruels accusateurs : « Eorum, qui accusabant, peccata descripsit 5 ». Maria Valtorta rejoint saint Jérôme pour cette interprétation.
---------------------------------
(1) Tome 7, chapitre 189 /vo 494.1/7 – (2) Cf. Jean 8,7 – (3) Ib° v. 11 - (4) Tome 7, chapitre 790 /vo 494.5/7 – (5) Jérôme de Stridon : Contre Jovinien et Contre Pélage.

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Jésus écrivant dans le sable

Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 12:23

Bonjour, :)

Ceux qui liront comprendront.

Jésus et la femme adultère

Jean Chapitre 8
1 Jésus s'en alla sur la montagne des Oliviers; 2 Mais, dès le point du jour, il retourna dans le temple, et tout le peuple vint à lui. Et s'étant assis, il les enseignait. 3 Alors les Scribes et les Pharisiens lui amenèrent une femme surprise en adultère, et l'ayant fait avancer, ils dirent à Jésus: 4 "Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère." 5 Or Moïse, dans la Loi, nous a ordonné de lapider de telles personnes. Vous, donc, que dites-vous. 6 C'était pour l'éprouver qu'ils l'interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus, s'étant baissé, écrivait sur la terre avec le doigt. 7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit:" Que celui de vous qui est sans péché lui jette la première pierre." 8 Et s'étant baissé de nouveau, il écrivait sur la terre. 9 Ayant entendu cette parole, et se sentant repris par leur conscience, ils se retirèrent les uns après les autres, les plus âgés d'abord, puis tous les autres, de sorte que Jésus resta seul avec la femme qui était au milieu. 10 Alors Jésus s'étant relevé, et ne voyant plus que la femme, lui dit: "Femme, où sont ceux qui vous accusent? Est-ce que personne ne vous a condamnée? 11 Elle répondit: "Personne, Seigneur"; Jésus lui dit "Je ne vous condamne pas non plus. Allez, et ne péchez plus."

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 13:13

Bonjour vive jesus, :)
Ce que je retiens du texte, c'est qu'il lit dans les cœurs... ce qui est tout à fait normal. Qu'il trace des signes du doigt (les péchés des uns et des autres)
Oui, Jésus connaissait les pensées de ses interlocuteurs selon l'évangile.
et les efface de ses sandales pour ne pas les "graver"... si c'est une invention, une trouvaille, personnellement, je la trouve assez géniale...
En quoi c'est génial puisque cela est contraire à l'évangile? L'évangile précise que Jésus écrit avec son doigt. Saint Jean sait quand même de quoi il parle.

En plus je ne crois pas que Jésus écrivait ce que raconte Maria Valtorta, car Saint Jean n'en parle pas d'une part et d'autre part, lorsque Jésus a eu affaire à ceux qui voulait le lapider il n'était pas là à jouer comme un enfant, mais il les a qualifiés de fils du diable, avec un discours très virulent.

Je pense qu'on doit s'en tenir à ce que dit l'Eglise sur ces sujets car je ne vois pas ce qu'apportent ces détails inventés.

Si par la lecture de Maria Valtorta on est conduit au baptême, à l'évangile, à l'Église, cela aura été bénéfique pour ces personnes converties, et tant mieux.
Cette lecture des cœurs est connue chez les saints : dont le saint curé d'Ars et son contemporain Seraphim de Sarov, le saint de Koursk
Saint Padre Pio aussi. Mais en plus c'est dans l'évangile que Jésus lit dans les pensées, c'est pas un scoop !

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 13:42

...Remarquez, Mac, vous pouvez donner votre réflexion personnelle sur le fait que Jésus écrit dans le sable
C'est-à-dire?

Fraternellement. :coeur:

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 14:10

C'est-à-dire que j'attends votre réflexion personnelle...
Ah!
Je ne sais pas ce que Jésus écrivait sur le sable et imaginer est pour moi une perte de temps parce que cela peut être juste des gribouillis comme on en fait machinalement des fois. :)

Par contre, Jésus écrit avec le doigt, Il est donc plutôt accroupi ou assis donc pas du tout debout comme le laisserait supposer ce que raconte Maria Valtorta.

Après, le but du passage de la femme adultère dans l'évangile est axé sur le pardon, la miséricorde de Jésus, et sur ce point certainement que Maria Valtorta ne s'écarte pas de l'évangile. Je crois qu'une lecture intelligente de Maria Valtorta est nécessaire car je crois qu'elle a eut des visions. Il faut regarder ce qui rejoint l'évangile et ne pas tenir compte de tous les détails inventés. Peut-être que c'est comme cela qu'il faut aborder ces écrits.
Et puis pour la question du scoop, mettez-vous à la place de ceux qui découvrent tout... les lecteurs d'un forum viennent de tous horizons, ils peuvent venir tous les jours ou une seule fois...
Vous avez bien raison vivejésus, je suis d'accord. C'est pourquoi je dis que ces écrits peuvent être un moyen de conduire certains vers l'évangile et le baptême. C'est sans nul doute le but.

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Message non lupar Mac » dim. 22 mars 2015, 14:37

Tout à fait. Et Il n'y a pas de mal à inviter les lecteurs à croire que nous ressusciterons puisque c'est VRAI :clap: .

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 20:14

J'ai lu le passage en question 7.189. (Jésus, les pharisiens, l'adultère) et je dois bien reconnaître que c'est vraiment très beau.
Ça a très bien pu se passer comme ça. Sur ce, je vais me promener par cette belle matinée...
Proposez-m'en un deuxième, je le lirai à mon retour.
Décidément vous avez le cœur léger et joyeux. Qui s'en plaindrait ?

Il n'est pas si simple que cela de satisfaire votre demande, car je ne sais quel épisode peut parler à votre âme. Je sais cependant qu'elle saura se détourner si les épisodes de Maria Valtorta tentaient de vous distraire du cœur de Dieu. A l'inverse, votre âme aimera les lire s'ils en renvoient l'écho.

Il y a l'approche intellectuelle des visions de Maria Valtorta, ce n'est pas celle que je retiens, mais j'en parle dans un premier temps :
L’épisode de la mère cananéenne (Matthieu 15,21-28 - Marc 7,24-30) est toujours un exercice de haut vol pour le prêtre qui le commente. Jésus s’y montre d’une dureté incroyable envers une mère éplorée qui le supplie de guérir sa fille. Lui qui est « doux et humble de cœur » passe son chemin en comparant la femme à un (petit) chien.
On le dit prisonnier des préjugés de son époque, lui qui dans le sermon sur la montagne a démontré que l’aboutissement de la Loi était la miséricorde.
On pense qu’il découvre à cette occasion sa vocation de Messie universel, lui qui pourtant connaissait parfaitement les Écritures au point de soutenir à 13 ans, une conversation avec les plus grands docteurs de son époque.
Bref tant d’incohérences couvrent d’une zone d’ombre ce passage de l’Évangile, pourtant si lumineux dans Maria Valtorta : Jésus met en scène les propos et préjugés de ses apôtres perdus dans ce pays païen si peu accueillant.
La réponse éclatante de la mère cananéenne est une réponse cinglante qu’ils n’oublieront pas lorsqu’ils partiront évangéliser les contrées lointaines.
De même pour nous, apôtres en notre époque, la scène illustre ces prières que nous adressons si souvent pour les « brebis perdues », pour les autres qui ne sont pas comme-il-faut, qui n’ont pas les bonnes manières, ni les bons usages, ni les bons rites. Ces préjugés nous font oublier qu’il nous faut dépasser les barrières d’usage pour porter notre évangélisation à la dimension universelle du Salut.

C'est un des cas-types où la vision de Maria Valtorta rend aux épisodes de l’Évangile, leur simplicité évangélique. Leur conformité ne peut absolument être remis en cause.

La mère cananéenne selon Maria Valtorta
L'épisode lui-même se trouve en fin de chapitre.

Je parle d'un exemple intellectuel, car il parle au bon sens. D'autres parlent plus au coeur et à l'âme. Je vais tenter d'en choisir.

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 20:30

...En quoi c'est génial puisque cela est contraire à l'évangile? L'évangile précise que Jésus écrit avec son doigt. Saint Jean sait quand même de quoi il parle..
Apparemment Maria Valtorta aussi, car vous avez mal lu l'Un et l'autre.
Dans l'évangile de Jean, Jésus écrit deux fois : Jean 8, 4-6. La première fois avec son doigt, la seconde n'est pas précisée.
Dans la vision de Maria Valtorta, la première fois, conformément à l'Evangile, Jésus écrit avec son doigt : Il s'est penché, tout en restant assis, et avec un doigt il écrit sur les pierres du portique que la poussière soulevée par le vent couvre d'une couche de terre. Eux parlent, et Lui écrit. La femme adultère selon Maria Valtorta, page 220.
Où est le problème ?

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 20:36

...Saint Padre Pio aussi. Mais en plus c'est dans l'évangile que Jésus lit dans les pensées, c'est pas un scoop!
Donc, nous sommes d'accord, la vision de Maria Valtorta est tout à fait conforme à l'Evangile : où est le problème ?
C'est un approfondissement de l'Evangile pertinent qui rejoint l'analyse qu'en tirait saint Jérome de Stridon le traducteur de la Vulgate : "Eorum, qui accusabant, peccata descripsit".

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 20:48

Après que j'aie lu le passage de la femme adultère, j'étais rempli de paix. En général, lorsque cela se produit, il faut que je sorte. Et je suis allé prier dans la nature.
Alors, si la paix a accompagné votre première lecture, je peux proposer un deuxième extrait : Les béatitudes, élément central du Sermon sur la montagne.

Dans l'épisode de Maria Valtorta, Jésus n'énumère pas seulement les Béatitudes, il les développe. Pari risqué, voire impossible, pour quelqu'un qui puise dans son imagination un enseignement inventé de Jésus.

Ce deuxième épisode parle (ou ne parle pas) au cœur. Il est central dans le message de Jésus.

Les béatitudes, selon Maria Valtorta

Les béatitudes sont dans la deuxième partie du chapitre, le menu à gauche permet de s'y rendre rapidement.

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Message non lupar Valtortiste91 » dim. 22 mars 2015, 21:06

Le dernier épisode parle (ou ne parle pas) à l'âme : C'est celui de la mort de Jésus sur la croix.
Il est long, long comme une agonie, long comme l'épreuve qu'il faut partager pour déboucher sur la joie de Pâques.
Dans une dictée ultérieure, Jean, témoin de la Passion apporte d'autres détails, mais pour l'instant, celui-ci parle suffisamment.
Dans la journée, en travaillant (pour le Seigneur, qu'on se rassure), je me suis saturé de Divna Ljubojevic : dans ses différents cantiques, elle m'a entraîné au-delà de la Passion. Mais l'évocation du texte que vous allez (peut-être) lire me ravive les larmes qui prévalurent à ma conversion : les larmes qui sourcent devant tant d'amour et de compassion de tant d'indignité qui me pèse. Ces larmes qui élèvent quand on lève la tête vers le lieu "d'où viendra mon salut" (Psaume 120, hébreu 121).
Mais c'est mon émotion, ma sensibilité.
Je vous laisse avec cette vision.
La crucifixion, selon Maria Valtorta


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