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Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

Publié : dim. 28 juin 2020, 11:36
par Léon
Bonjour Zélie,

merci pour cette annonce de pélerinage marial à travers la France cet été.
Que ça fait du bien ce genre d'initiative !

Oui Marie va toucher les coeurs, et elle a déjà commencé d'ailleurs.
Rappelons-nous notre baptême de fils et filles de Dieu, et que nous sommes aussi spirituellement les fils et filles de Marie !
L'objectif de ce pélerinage, c'est d'honorer la sainte Mère de Dieu et de nous consacrer à Elle, Marie, alors osons-le !
Nous ne serons jamais déçu de son aide, sa protection et sa bienveillance pour nous accompagner sur le chemin de la foi.

Merci Marie de veiller sur nous et nous conduire activement vers le Ciel, ainsi que de semer l'Amour sur terre et l'union des coeurs de bonne volonté !
Pardon pour nos infidélités, nos faiblesses et nos hésitations et rends-nous forts comme l'Amour est fort !
Conduis-nous à Jésus pour l'aimer vraiment comme Il nous aime, et de réaliser sa divine volonté aussi simple soit-elle.
Garde nous du Mauvais et apprends-nous à aimer pour de vrai, ainsi qu'à élargir le royaume des cieux ici-bas pour les personnes qui ne connaissent pas encore Jésus, ne le cherche pas, ne l'aime pas encore.
Rends -nous vrais et disponibles pour Dieu et notre prochain, et fais de nous ce que tu veux, ce que Jésus veut.

Accepte l'offrande de nos personnes et de nos vies, pour les présenter simplement devant ton divin Fils, Jésus.
Et avec l'Esprit-Saint, remercie le Père céleste pour le don de la vie et du salut qu'il nous donne par le Christ, Jésus notre Sauveur et notre Dieu.

Bon dimanche à tous, et encore merci Zélie !

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

Publié : dim. 28 juin 2020, 11:57
par zelie
La période des vacances d'été est l'occasion de redécouvrir notre patrimoine catholique et national, surtout cette année...
Dans cette optique, et pour suivre l'idée du pèlerinage de M de Marie, qui est de suivre et d'honorer Marie, voici deux statues mariales...

Certains ont une statue de la liberté, perchée à 93 mètres d'altitude...



En France, on a deux statues de Marie Notre Dame de France, qui ont chacune une très belle histoire....




La statue du Puy en Velay, construite grâce aux canons refondus de la marine de Sébastopol, après la bataille gagnée par Napoléon III :


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dont voici l'histoire (de Wik....):

C'est un prédicateur jésuite, le Révérend Père Gustave-Xavier Lacroix de Ravignan (1795-1858), qui, le premier, a l'idée d'ériger une statue de la Sainte Vierge au sommet du « rocher Corneille ». Il en parle à l'abbé Théodore Combalot (1797-1873) lors d'une retraite au Puy, qui, enthousiasmé, expose aussitôt le projet aux prêtres du diocèse rassemblés en la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation le 26 juillet 1850. L’évêque du lieu, Mgr Auguste de Morlhon, accueille le projet avec engouement et, après diverses études préparatoires, crée le 5 mars 1853 une commission chargée de préparer et surveiller l'exécution des travaux. Ce « comité de l’œuvre de Notre-Dame de France » lance dans le même mois un concours européen, doté de trois mille francs, destiné à choisir le modèle de la statue et une souscription, le 16 juillet 1853, qui prend le relais des quêtes organisées dans tout le diocèse dès 1850.

Le concours rencontre un succès inespéré, puisque des artistes de toute l'Europe envoient leur propositions. C'est finalement pas moins de 53 (ou 54) maquettes qui sont présentées et exposées au public pendant une semaine dans une salle de l'hôtel de ville du Puy. Le 8 novembre 1853, le jury présidé par Mgr de Morlhon vote à bulletins secrets pour le modèle de Jean-Marie Bonnassieux.

Dès lors, les travaux peuvent commencer et, le 10 décembre 1854, la première pierre est posée. Mais, malgré le succès de la souscription — qui rapportera en tout 325 000 francs —, des difficultés financières se font sentir, menaçant tout le projet. Le 5 septembre 1855, Mgr de Morlhon se rend alors à Paris pour plaider cette cause auprès de l'Empereur Napoléon III. En plus d'obtenir de lui un don de 10 000 francs, l'évêque le convainc — sur l'inspiration du maréchal Pélissier — d'offrir les canons qui seront capturés si le siège de Sébastopol, alors en cours, réussit et que la paix revient. Trois jours plus tard la ville tombe. Le 30 mars 1856, la paix est signée, et, vingt jours après, l'Empereur livre — conformément à sa promesse — 150 000 kilos de fonte de fer provenant des canons de marine de Sébastopol.

En mars 1856, la fonte de la statue commence à Givors dans les Hauts-Fourneaux de la Société des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Givors E. Prénat & Cie. Lorsque la statue se dressa au milieu de l'usine dans son grand échafaudage de bois, on vint l'admirer de toute part. L'affluence fut même telle que, pour éviter l'encombrement, monsieur Prénat se vit obligé de n'admettre dans ses ateliers que sur présentation d'un billet d'entrée. La somme recueillie permit l'achat de la première cloche de l'église du Canal. En hommage à cette œuvre, monsieur Eustache Prénat obtint du Pape Pie IX la décoration de Saint-Sylvestre. Les travaux du piédestal, qui n'avaient guère avancé depuis la pose de la première pierre, reprennent alors. Le 28 juillet 1859, les premiers éléments de la statue arrivent au Puy, où ils sont peu à peu assemblés.

Le 12 septembre 1860, la statue, enfin achevée, est bénie solennellement par Mgr de Morlhon en présence de près de 120 000 fidèles. Elle est alors la plus grande statue au monde, avant d'être détrônée en 1886 par la statue de la Liberté.

N'empêche que la statue de la Vierge culmine à 757 mètres d'altitude, ce qui est beaucoup plus haut que la statue de la liberté, qui ne s'élève qu'à 93 mètres de haut, socle compris!

La statue représente la Vierge Marie couronnée d'étoiles, se tenant debout sur un demi globe terrestre où elle écrase du pied un serpent, et tenant sur son bras droit l'Enfant Jésus qui bénit la ville et la France.

Elle mesure 16 mètres, pour une circonférence de 17 m. Les pieds de la Vierge font chacun 1,92 m, son avant-bras 3,75 m, sa main de 1,56 m et le pourtour de la tête de l'Enfant Jésus 4,80 m.

Sa masse totale est estimée à 835 tonnes, dont 680 pour le piédestal, 110 pour la statue — dont 1,1 tonne pour la tête de l'Enfant-Jésus et 600 kilos pour son bras qui bénit la ville — et 45 pour son revêtement. Elle est creuse et comporte un escalier intérieur... comme quoi les constructeurs de la statue de la liberté n'ont rien inventé...

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suite post suivant.

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

Publié : dim. 28 juin 2020, 12:11
par zelie
La deuxième statue de Marie Notre Dame de France est aux environs de Paris, a été érigée en 1988 après bien des péripéties, voici son histoire : (du site https://www.notre-dame-de-france.com/la ... re-projet/)



Au début du XXe siècle vivait à La Courneuve, en Seine Saint Denis, un saint prêtre qui s’appelait le Père Lamy.

Très semblable au curé d’Ars, il était d’une grande humilité et il était courant qu’il « reçoive » la visite de la Très Sainte Vierge Marie.

Un jour, Celle-ci lui demanda de créer un congrégation à qui il donnerait le nom de « Congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie »

Edmond Fricoteaux (+ 2007), très attaché au Père Lamy et qui, souvent, se recueillait sur la tombe, lui demanda dans sa prière, tout d’abord de faire naître en lui un Amour immodéré de la Sainte Vierge, puis, cet Amour étant né, de lui inspirer une ou des actions qui le rendrait digne d’être, à titre laïque un serviteur de Jésus et de Marie.

Il voulait en quelque sorte faire un « cadeau à la Vierge Marie, sa « nouvelle Bien-Aimée »

C’est ainsi qu’en 1985, il eut l’idée de faire ériger une statue monumentale de la Très Sainte Vierge, en bordure d’un grand axe routier.

Edmond Fricoteaux entra successivement en rapport, avec le maire de la commune où il avait géographiquement situé l’installation de Notre Dame, puis avec le supérieur général des Serviteurs de Jésus et de Marie, le Père Stoecklin, et enfin l’Abbé Laurentin, connu pour ses nombreux écrits sur la Sainte Vierge et les apparitions de Celle-ci dans le monde.

Le premier déclara être extrêmement favorable au projet.

Le second, pouvoir soutenir cette idée dès lors que lÉvêque du Diocèse où se trouverait le lieu choisi donnerait son accord, et le troisième précisa que pour une telle oeuvre, il vaudrait mieux ériger la statue d’une Vierge à l’enfant plutôt qu’une statue de Vierge seule.

Edmond Fricoteaux, promoteur du projet, craignit à l’énoncé de cette réserve, que la présence de l’Enfant ne permette à la Vierge, qu’il avait déjà imaginée, d’être couronnée de ses douze étoiles; la tête de l’Enfant Jésus ne risquait-elle pas ou de gêner la mise en place de celles-ci ou d’en cacher quelques-unes ?

Le Père Laurentin désigna alors l’un de ses amis qui disait-il, était un spécialiste des « douze étoiles ».

Edmond Fricoteaux, l’inventeur du projet, téléphona immédiatement à ce spécialiste nommé Monsieur Antoine Legrand; interrogé, ce dernier s’étonna vivement des paroles du Père Laurentin ; il ne comprenait rien à cette histoire d’étoiles, expert qu’il était, et ce depuis 50 ans du Linceul de Turin! ….

Cependant, piqué de curiosité, il s’informa des raisons qui motivaient cet appel.

Ayant écouté le récit (que vous venez de lire), sans un instant l’interrompre il déclara : « la statue existe ».

Son interlocuteur, sur l’instant, ne comprit pas le sens de son affirmation et lui précisa que ce n’était pas le cas; il avait l’intention de la faire sculpter par un artiste français ou italien.

Antoine Legrand répliqua que cela n’était nécessaire et confirma, avec une certaine autorité dans la voix, que la statue à ériger « existait »; il précisa immédiatement:

Qu’il s’agissait d’une statue appelée « Notre Dame de France » œuvre du sculpteur Roger de Villiers.
Qu’elle surplombait le pavillon pontifical, lors de l’exposition universelle de 1937.
Que les autres pavillons des Nations ayant été démolis, le Pavillon pontifical avait pu être conservé sous le nom de « pavillon marial » durant une année supplémentaire.
Qu’au cours de la cérémonie ayant précédé la démolition du Pavillon marial, en novembre 1938, l’Archevêque de Paris, son Éminence le Cardinal Verdier, avait émis le vœu que l’on érige la « statue lumineuse » sur une colline proche de Paris.
Qu’une souscription nationale avait été immédiatement lancée pour ce faire, que le projet s’était trouvé sans suite avec l’arrivée de la guerre de 1939, et que depuis la statue avait disparu.
Mais que l’on devrait bien la retrouver si l’on s’en donnait la peine.
Edmond Fricoteaux, malgré la beauté de cette histoire, répondit à Monsieur Legrand qu’hélas, il était plus que probable que « Notre Dame de France » ne « fasse pas l’affaire » car il voulait absolument une Vierge à l’Enfant et, qui plus est, très grande.

Il lui fut répliqué que la statue de Notre Dame de France était non seulement une Vierge à l’Enfant, mais que, particularité très forte, cette Vierge offrait son enfant au monde en le présentant vers le haut, bras tendus sur le monde; quant à la taille, il interrogea son interlocuteur sur la dimension envisagée; celui-ci, gêné de devoir couper court à ce joli récit, lui répondit qu’il fallait, eu égard à la distance de l’emplacement où elle serait érigée, une statue de 7 mètres.

Antoine Legrand répondit en riant que c’était très précisément la grandeur de la statue.

Dès lors, la recherche fut active, elle débuta dans les bâtiments des chantiers du Cardinal et se poursuivit auprès de l’association des Artistes chrétiens.

Puis, après vingt appels téléphoniques, ne laissant apparaître aucune trace de cette statue en apparence définitivement perdue, la petite-fille du grand physicien Edouard Branly, fille de l’architecte Tournon, lui-même auteur des plans et responsable de la construction du Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial, déclara savoir où la trouver; elle gisait, depuis quatre ans en pièces détachées, dans les sous-sols d’une école publique de la vile d’Amiens dans la Somme.

Cette statue, ayant manqué son érection de 1938, avait finalement été placée au sommet de la tour jouxtant une église de la ville d’Amiens, elle-même reconstruite par son père l’architecte Tournon avec des dommages de guerre et selon les plans de l’ancien pavillon pontifical. (Eglise saint Honoré)

En avril 1982, (donc très peu de temps avant que notre chrétien ait été inspiré par le Père Lamy pour que soit érigée une grande statue à la gloire de la Très Sainte Vierge), un photographe, qui regardait la statue avec son téléobjectif, avait décelé des fissures et des affaissements qui révélaient à court terme, un fort danger d’effondrement ou de chute.

Il prévint le curé responsable de l’église; celui-ci fit appeler sur l’instant le maire et, dès le lendemain, avec une grande grue venue spécialement pour elle, la statue de Notre Dame de France était déposée, « descendue du ciel », comme l’expliquait dans son article à « la une » un important quotidien régional, le Courrier Picard du 22 avril 1982.

Le devis des travaux de réparation rendit impossible tout projet de réinstallation.

Sur la demande qu’en fit l’Evêque du lieu, le conseil municipal d’Amiens délibéra, acquiesçant au transfert de la statue pour qu’elle reçoive l’affectation, objet du voeu du Cardinal Archevêque de Paris.

Il y eut encore un grand nombre de péripéties aussi étonnantes qu’extraordinaires !


La Plaine de France, sur le bord de la route nationale numéro 1, à Baillet-en France, premier village depuis Paris à porter le doux complément « en France », où les cultures aux tons variés forment une immense palette de peinture a accueilli la Vierge monumentale de Notre-Dame de France; sa statue sur son piédestal de vingt-cinq mètres a jailli au coeur des frondaisons d’un petit bois lui faisant un coussin de verdure, au carrefour de très nombreuses et importantes voies de communication.

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Le 15 octobre 1988, sous un ciel d’une rare luminosité, le Cardinal Lustiger accompagné de sept évêques dont Monseigneur Antonetti, nonce apostolique et Monseigneur Rousset, évêque du diocèse de Pontoise, en présence de 52 000 fidèles venus de tous les coins de l’hexagone, au cours d’une splendide journée dont chacun garde le merveilleux souvenir, présidait la cérémonie solennelle de bénédiction.

Ce fut l’une des manifestations mariales les plus importantes de cette fin de siècle.

La bénédiction de Notre Dame de France attira 52 000 personnes à Baillet en France pour une journée de prière et de joie, sous un soleil printanier.

Une procession partit du Sacré Cœur de Montmartre derrière une statue de la Vierge Marie.

La nationale 1 avait été exceptionnellement fermée pour cette occasion.

A cause de l’enthousiasme de la foule, le Cardinal Lustiger mit vingt minutes pour arriver jusqu’à l’estrade !


La journée se conclut par une illumination de la statue, un feu d’artifice et une veillée de prière.

Plus de 3000 lettres de remerciement arriveront dans les jours suivants.

La Confrérie est née de cet événement qui a rassemblé autour de Marie des personnes de tous mouvements d’Eglise.

Ainsi très précisément 50 années ( 1938-1988 durée d’un jubilée) après avoir été prononcé, le voeu de Monseigneur l’Archevêque de Paris, le Cardinal Verdier s’était réalisé.

Cette érection coïncida en outre avec l’Année dédiée à Marie par sa Sainteté le Pape Jean Paul II et la célébration du 350 ième anniversaire du voeu de Louis XIII confiant la France à Notre Dame et la faisant Reine de France.

Elle était l’aboutissement des prières d’un très grand nombre et le résultat des offrandes de 25 000 souscriptions dont les bulletins reposent aujourd’hui dans le socle de béton pesant 180 tonnes qui fut coulé pour soutenir l’édifice et la Vierge « portant haut l’Enfant bras ouverts sur le monde »

L’érection de Notre Dame de France et la cérémonie présidée par son Eminence le Cardinal Lustiger correspondirent à une explosion de joie et d’Amour consacrant sûrement « Le retour de la France et des Français à Marie » début de la réponse aux interrogations que nous fit au Bourget le Pape Jean Paul II en 1981 : « Oui Saint Père, nous nous souvenons des promesses de notre Baptême et nous voulons, comme par le passé, avec notre Mère, la Très Sainte Vierge Marie, Reine de France, porter l’évangile du Christ dans le monde entier ».

Et, depuis, pour concrétiser ce retour et ce solennel engagement, sur une initiation née d’une ardente prière au pied de Notre Dame à Baillet en France et de l’adoration devant le Saint Sacrement en la basilique de Lisieux, il y eut et il y a le grand mouvement de « Vierges pèlerines », visitation d’amour entreprise par Marie.


le carillon de 50 cloches qui entourent la statue:
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Le site est très intéressant et révèle encore d'autres péripéties de ce projet, mais je ne pouvais pas tout mettre! Je rappelle le lien :

https://www.notre-dame-de-france.com/le ... de-france/

Re: Marie, mère du Christ, lumière de nos vies

Publié : dim. 28 juin 2020, 12:16
par zelie
Merci !
Merci beaucoup Léon de votre message, il ne s'est affiché qu'une fois que j'ai eu posté les messages sur les statues, c'est pourquoi je ne peux vous remercier qu'ici.

Comme vous le dites si bien, si Marie est Mère des chrétiens, c'est bien que nous sommes ses fils et filles, et oui, ce genre d'initiative fait un bien fou!
Bon dimanche à vous aussi!