Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

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Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 06 août 2017, 23:29

Année après année les péricopes de l'Évangile se répètent. Il arrive que des unes nous les savons déjà par cœur. Néanmoins, la profondeur de la parole de Dieu qui est le Livre Saint, conjuguée avec le savoir faire et le savoir expliquer de nos prêtres, donne comme résultat une homélie qui n'est jamais répétitive, jamais ennuyante. Chaque Dimanche le prêtre sait jeter une autre lumière, toujours surprenante, sur un texte que nous eûmes pensé qu'il ne puisse pas nous réserver des surprises.
Eh bien, dans ce fil je vous invite de partager ce que l'homélie que vos oreilles viennent d'écouter vous apporte de nouveau. Qu'est-ce que vous ne saviez pas il y a une semaine, pour le savoir maintenant ?

Pour commencer, je vais faire mention des deux choses que j'ai appris ce jour. L'homélie a été centrée sur la péricope de la Transfiguration. Le prêtre a débuté par poser la question de bon sens: la Transfiguration, cela sert à quoi ? Le contexte biblique est clair. Après avoir fait maintes guérisons qui témoignent de Sa puissance, notre Seigneur annonce une nouvelle ahurissante pour ses disciples. Le Fils de l'Homme doit souffrir. Les grands du moment, les prêtres du temple, les docteurs de la loi le haïront. Ils vont Le juger. Il va mourir. Les Apôtres sont ébranlés, ils se posent des questions, ils doutent. Et alors, l'épisode de la Transfiguration vient pour fondre leurs doutes comme la neige fond au soleil, car il leur montre d'une façon éclatante qu'Il est bien Dieu.
Et cela sert aussi de nos jours. La prochaine fois quand un juif, un musulman, un témoin de Jéhovah nous posera la question «quelles preuves bibliques nous avons que Jésus est Dieu?», il faut ouvrir avec lui la Bible à la page qui décrit la Transfiguration.

La deuxième chose: quoique Pierre constate la divinité de Jésus avec ses propres yeux, il commet une erreur (analysée en détail par St Jean Chrysostome dans un ouvrage). Pierre pense que la consolation que les apôtres reçoivent pourrait être permanente. Il s'invite et il invite Dieu à mettre là-haut trois tentes pour y demeurer. C'est confondre le voyage avec sa destination. Car vivre en permanence en vision béatifique n'est pas possible dans cette vie où nous sommes pèlerins dans le dessert de la terre, mais seulement à sa fin, quand nous arriverons à son bout et à son but: la Terre Promise.

Nous aussi nous recevons lorsque les mauvaises nouvelles nous frappent, lorsque nous doutons de la toute-puissance de Jésus, des consolation de Sa part. Eh bien, ces consolations sont des dons qu'il nous fait pour avancer, pas pour tarder. Car la consolation éternelle nous la recevrons au bout du chemin avec Lui. C'est alors qu'il mettra notre tente aussi, pour nous réjouir pour toujours de Son rayonnement.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » mar. 15 août 2017, 14:29

Aujourd'hui, l'homélie m'a appris que le 15 Août n'est pas seulement la fête de l'Assomption, la plus importante fête de notre chère mère. C'est aussi la fête nationale de la France. Si 14 juillet est la fête de la république, 15 Août est la fête de la France et cela date depuis Louis XIII qui a consacré notre pays à la Sainte Vierge de l'Assomption.

Puis, j'ai été éclairé avec une réponse à une question qui depuis longtemps me mettait en difficulté, sinon en contrariété. On lit dans l'Évangile que notre Seigneur s'adresse a Sa sainte mère en utilisant l'appellatif «femme!». J'avais toujours trouvé cela un peu rude. Si un jeune de ce temps-la, voire même de nos jours, osait parler ainsi a sa mère il risquerait une claque. Et pour cause! Alors comment ça ce fait que le doux Jésus parle ainsi ? Je sentais bien qu'il faut qu'il y ait une explication, car rien n'est mis par hasard dans le Livre, toutefois l'explication je ne la voyais pas.

Cela jusqu'aujourd'hui. Eh bien Jésus utilise deux fois cet appellatif. Au début et à la fin de Sa mission publique. Et il fait cela pour nous révéler que la Sainte Vierge est la nouvelle Eve, chose que l'Apôtre explique plus en détail et qui sera développée dans l'époque patristique par toute une théologie.

La première fois notre Seigneur appelle Sa mère par «femme!» («Eve») à l'occasion des noces de Cana. Alors, la Sainte Vierge intervient car il n'y avait plus de vin. «Femme, mon heure n'est pas encore venue!». Toutefois, Il s'exécute. Pas avant que Marie dise aux autres, antitype de la première communauté chrétienne: «Faites tout ce qu'Il vous demandera». Eve n'avait pas obéi à Dieu, mais voilà, Dieu obéit à Eve. La première Eve avait incité Adam (le premier homme) de faire ce que Dieu avait interdit. La nouvelle Eve demande de faire ce que Dieu demande qu'on fasse.

La deuxième fois notre Seigneur utilise cet appellatif sur la croix, quand tout ce qu'Il devrait faire été accompli. «Femme, voilà ton fils!» Il s'agit de l'Apôtre Jean, mais par lui tous nous sommes les fils et les fille de Marie. Tous qui nous acceptons qu'elle soit notre mère, car immédiatement Jésus tourne et dit «Voici ta mère!».

Mais est-ce que nous acceptons qu'elle soit notre mère ? Est-ce que nous obéissons ? Malheureusement, non. On parle beaucoup cette année des apparitions de Fatima. Là-bas, la Sainte Vierge a demandé que la Russie soit consacrée à son cœur immaculé par le Pape et les évêques. Pourtant, depuis 100 ans, l'Église n'a pas obéi. Deux fois le Pape a dit qu'il fait ce que Notre Dame lui a demandé de faire. Mais il ne l'a pas fait. Car la première fois la Russie a été consacré, mais par le Pape seul. La deuxième fois le Pape a été avec ses évêques, mais il n'a pas mentionné la Russie. Pourtant, ce que la Sainte Vierge a demandé n'était pas si compliqué. C'était une chose très claire.

Mais ce n'est pas tout ce que la Sainte Vierge a demandé à Fatima. Elle a demandé aussi la pratique de la dévotion des premiers cinq samedis des mois. Eh bien, avez-vous entendu qu'on fasse, dans les paroisses de France, la promotion de cette dévotion ? Non. Pas seulement le Pape n'obéit pas à la Mère de l'Église, mais nous, les prêtres non plus.

Maintenant, après avoir vu si le Pape et les évêques obéissent et si les prêtres obéissent voyons si vous, vous tous obéissez. Chacun doit se poser la question. La Sainte Vierge a insisté, à Fatima et pas seulement, qu'on fasse le chapelet chaque jour. Eh bien, le faisons-nous ? Elle a parlé de la confession une fois par mois, surtout les samedis. Vous vous confessez une fois par mois, surtout les samedis, vous ? N'oublions pas en ce jour de l'Assomption, en ce jour de la France: la Sainte Vierge interviendra en notre faveur, elle est notre mère, à condition que nous soyons ses fils et ses filles.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 27 août 2017, 11:42

L'homélie d'aujourd'hui a été au sujet des vêtements, de la façon de s'habiller.
La façon de s'habiller est plus importante que l'on ne pense. La première chose que nous voyons chez quelqu'un est comment il est habillé. Les vêtements des chrétiens est modeste, c'est à dire ils gardent la mesure du bon sens. Le chrétien donne une grande importance à la façon dont il est habillé, parce que c'est une façon de rendre témoignage public à Dieu. Dieu parle souvent de la nécessité de lui rendre témoignage public. Il y a plusieurs endroits dans la Bible où on voit ça, mais le premier qui me vient à l'esprit est la demande de ne pas tenir la lumière sous le boisseau. Exactement le contraire c'est la laïcité. La laïcité, telle elle est comprise aujourd'hui, n'empêche personne de prier chez soi et de se rendre même à l'église chaque Dimanche. Mais, quand on arrive au témoignage public de la foi, alors les choses changent.

Si le désir de rendre publique leur témoignage de l'Évangile est une raison de s'habiller comme des chrétiens, ce n'est pas la seule. Il y a aussi la conscience que ceux qui ont la foi vive ont d'être en permanence vus par Dieu et c'est pour cela aussi qu'ils s'habillent ainsi, pour plaire à Dieu. Surtout pendant la prière en famille et d'autant plus quand on va à l'église.

Les chrétiens hommes doivent s'habiller de manière sobre. Les pantalons courts sont pour aller à la mer, les jeans sont pour quand on fait de l'élevage. Et en tout cas ce ne sont pas pour aller à la Messe. Pour aller à la Messe, il faut des pantalons repassés, chemise, cravate et veste. «Mais ce sont seulement les escrocs et les politiques qui s'habillent ainsi de nos jours!». J'ai entendu souvent cette objection. Eh bien, je répond que ce n'est pas parce que les loups se déguisent en brebis qu'il faudrait que les brebis renoncent à leurs toisons.

Le même conseil pour les chrétiennes aussi, pour les femmes et les filles. Pour elles, le tentation de s'habiller en immodestie est encore plus grande. En plus, il y a de nos jours la tentation de s'habiller comme les hommes. Si, plus récemment, on voit des hommes aussi qui se font percer les oreilles, sinon le nez, la tentation pour les femmes de porter des vêtements comme les hommes date depuis plusieurs dizaines d'années. Ce n'est pas parce qu'on a vu les PDG femmes habillés en deux pièces pantalon et cravate qu'on doit faire pareil. Dieu a fait nos ancêtres homme et femme. Dans toutes le cultures, dès que les gens se détachent de la vie sauvage, on voit comme les vêtements deviennent différents selon le genre de celui qui les porte. Par contre, les vêtements unisexe on les voit seulement dans les cultures pré-civilisationnelles. Pour les femmes, les pantalons sont éventuellement pour les travaux à la maison, pour les pique-niques au plus ou bien quand on fait du sport. Porter des vêtements féminins (jupe, robe) n'est pas tout: encore faut-il qu'elles soit modestes. Dans la vie quotidienne, surtout dans la vie publique et d'autant plus à l'église. Une jupe doit couvrir les genoux, une blouse doit couvrir les épaules. Se couvrir, modestement, la tête est de rigueur dans l'église, où le centre de toute l'attention doit être Dieu.

On dit souvent que l'habit ne fait pas le moine. Et c'est très juste. Mais tout aussi juste est que le moine qui renonce à ses habits n'est pas sur la bonne voie.

Si les chrétiens qui ont la foi vivante peuvent être reconnus d'après leurs vêtements, les païens aussi peuvent être reconnus de cette manière. Vous voyez bien comme leur vêtement les trahit. Le plus on avance vers le paganisme, le plus les vêtement se clochardisent. Et ce n'est pas parce que les païens sont des clochards, pas du tout! Mais si leurs jeans sont encore trop sobres, alors il faut les couper. Si les chrétiens mettent leurs meilleurs vêtements le Dimanche, c'est le contraire pour les païens. Si au boulot on les oblige, pendant la semaine, de porter des vêtements sobres, si samedi soir il ne s'habillent pas n'importe comment, eh bien, dimanche matin est le bon moment, pour eux, d'utiliser les torchons de la garde-robe en guise de vêtement. Et vous pensez qu'il sont libres ? Eh bien, regardez ce qui se passe dès l'âge du collège dans les écoles laïques où on a supprimé l'uniforme. Ils sont plus uniformisés qu'à époque de l'uniforme. Tous les élèves sont en tee-shirt, jeans et baskets. Pas même, les tennis sont maintenant à la mode, car c'est plus clochard. Et gare a celui qui ose venir en pantalons repassés, qui ose porter des chossures dignes! Pas même les chaussettes ne sont pas tolérés dans le monde païen qui nous prêche la tolérance. Vous croyez que c'est votre foi qui les énerve ? Pas du tout, si vous parlez de la Sainte Trinité il s'en fichent. Mais dès que vous osez parler morale et dès que vous vous habillez de façon modeste, ils devient hostiles ou, dans le meilleur des cas, ils ne comprennent pas.

Osez, chers frêres et sœurs! Osez être différents des païens: ne vous habillez pas pour plaire au monde, mais pour plaire à Dieu.

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Message non lupar Alizee » dim. 27 août 2017, 12:29

Cette homelie aurait mis très mal à l'aise la première lectrice ce matin, habillée en salopette jean rasdeff. Une jeune. Et bien je préfère qu'elle vienne comme ça que pas du tout.

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Message non lupar Suliko » dim. 27 août 2017, 13:42

rasdeff
Excusez mon ignorance, mais que signifie ce terme ?

Ce détail mis à part, l'homélie entendue par Altior est tout simplement pleine de bon sens. D'ailleurs, les règles vestimentaires, à l'église et en dehors, se sont bien assouplies depuis quelques décennies. Ma grand-mère m'a un jour racontée que lorsqu'elle était jeune, il eût été mal vu d'aller à la messe sans chaussettes, les jambes ne devant en rien être montrées.
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar saperlipopette » lun. 28 août 2017, 20:58

Par contre, les vêtements unisexe on les voit seulement dans les cultures pré-civilisationnelles. Pour les femmes, les pantalons sont éventuellement pour les travaux à la maison, pour les pique-niques au plus ou bien quand on fait du sport. Porter des vêtements féminins (jupe, robe) n'est pas tout: encore faut-il qu'elles soit modestes. Dans la vie quotidienne, surtout dans la vie publique et d'autant plus à l'église. Une jupe doit couvrir les genoux, une blouse doit couvrir les épaules. Se couvrir, modestement, la tête est de rigueur dans l'église, où le centre de toute l'attention doit être Dieu.
Certes, il faut différencier l'habillement masculin et féminin.

Mais les pantalons ne sont pas forcément masculins. Un pantalon féminin peut être très élégant et dans le sens de la modestie chrétienne. Auparavant, femmes et hommes portaient des sortes de robes. Les habits n'étaient pourtant pas unisexes, car les robes de femmes et d'hommes n'avaient pas les mêmes coupes.

Quant à la longueur des jupes, si les minijupes sont l'évident symbole d'une certaine impudeur, des longueurs normales (légèrement au-dessus du genou) ne sont pas diaboliques. Le Padre Pio réclamait 20 cm au-dessous du genou, d'autres acceptent 10 cm... Se focaliser sur les cm est absurde! Je ne dis pas que le Padre Pio avait tort, parce qu'aller se confesser à cette époque dans cette tenue relevait plus de la provocation qu'à notre époque où personne ne le conçoit ainsi.
C'est dire que la décence dépend aussi de l'époque. Il ne s'agit pas de relativisme, mais de symbole, parce que le vêtement est surtout histoire de symbole, d'image qu'on veut donner de soi: une jupe légèrement au-dessus du genou, si elle représente la concupiscence à l'époque du Curé D'Ars, est considéré comme normale pour la notre. On en porte sans idée d'indécence ou de provocation.
Ad Majorem Dei Gloriam

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar saperlipopette » lun. 28 août 2017, 21:06

En plus c'est facile à dire pour les hommes: toutes les femmes en jupe! Est-ce que montrer ses cheveux ne seraient pas indécent aussi? Allez, tous en burka! :boxe:

Mais je suis globalement d'accord avec votre message.
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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Suliko » lun. 28 août 2017, 21:46

Mais les pantalons ne sont pas forcément masculins.
Oui et non. Les pantalons traditionnels portés sous une tunique plus ou moins longue, dans des pays tels que le Pakistan, l'Inde, le Vietnam, etc..., sont certes féminins, mais ce n'est sans doute pas à ce genre de pantalons que faisait allusion le curé d'Altior.
Se focaliser sur les cm est absurde! Je ne dis pas que le Padre Pio avait tort, parce qu'aller se confesser à cette époque dans cette tenue relevait plus de la provocation qu'à notre époque où personne ne le conçoit ainsi.
Pas sûr... Le padre Pio est mort en 1968, et à cette époque, les jupes n'allant pas plus bas que les genoux étaient déjà courantes (généralement avec des collants, certes !). D'ailleurs, si le padre refoulait tant de femmes du confessionnal, c'est bien parce que beaucoup portaient tout naturellement des tenues que le monde jugeait déjà normales, mais pas lui.
Concernant le relativisme, il faudrait tout de même remarquer que jusqu'au début du siècle passé, les femmes couvraient intégralement leurs jambes. Ce fut la règles pendant des siècles. Donc, finalement, dire qu'une jupe légèrement au-dessus des genoux est pour vous normal, c'est malgré tout avouer que ce ne fut pas le cas pendant la très grande majorité de notre histoire. On ne peut nier un phénomène de dévoilement massif du corps de la femme depuis grosso modo un siècle. Et ce qui est embêtant, c'est que la plupart des chrétiens ne se rendent plus compte de l'enjeu de la modestie, tellement ils sont habitués aux tenues plus ou moins immodestes. Quant à moi, je ne pense pas que ce qui fut la règle implicite pendant tous les siècles de chrétienté serait devenu de peu de valeur sous prétexte que la très grande majorité des gens s'est habituée à l'immodestie généralisée.
Les règles vestimentaires instaurées dans des paroisses traditionnelles, telles qu'à la FSSPX, ne sont pas terriblement strictes (bien moins que celles du padre Pio, par exemple), alors pourquoi ne pas s'y soumettre par amour pour Dieu ? Cela ne paie pas de mines...
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Alizee » lun. 28 août 2017, 21:48

Suliko,
Rasdef = au ras des fesses, très court quoi

Et la suite logique est : Takataté = tu n'as qu'à tâter

Dimanche je suis allée en trottinette à la messe. Certains ont jeté des regards désapprobateurs. Qu'y a-t-il d'indécent à cela ? (Non' je n'étais ni en baskets ni survêtement mais en robe de longueur décente !)

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Kerniou » mar. 29 août 2017, 4:12

La tenue à l'Eglise est en effet importante. En ce moment, dans les magasins, les femmes ne trouvent que des jupes courtes parce que c'est la mode ... Pour avoir un jupe plus longue pour les femmes plutôt grandes et/ou âgées, il faut chercher ou les faire soi-même ... encore faut-il savoir coudre ...
Pour les pantalons, il faut faire avec la coupe proposée ... Le dictat de la mode reste très prégnant ... Une jupe au dessus du genou arrive à mi-cuisses quand on s'asseoit ...
Entre les décolletés plongeants, les pantalons moulants et les jupes courtes, il n'est pas toujours aisé de concilier les vêtements féminins de confection et la tenue adéquate pour aller à l'église ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Suliko » jeu. 31 août 2017, 10:16

Suliko,
Rasdef = au ras des fesses, très court quoi
C'est bien ce à quoi je pensais, mais j'avais peur d'être ridicule. Il me paraît en effet tout à fait impensable qu'une jeune fille croyante ait perdu à ce point tout sens de la pudeur et ne comprenne pas instinctivement qu'on ne porte pas de tels habits, et encore moins à la messe et devant tout le monde !¨
Bon, chez les traditionalistes, les laïques ne lisent pas les Écritures, donc cela règle partiellement le problème ! D'ailleurs, il me semble que c'est un abus que de permettre aux simples fidèles (non clercs) de pénétrer dans le chœur. C'est un endroit particulier de l'église.

Kerniou,

Je vous rejoins sur le fait qu'il est loin d'être facile de trouver des vêtements pudiques, surtout lorsque l'on n'habite pas dans une plus ou moins grande ville. Mais c'est néanmoins possible. Il y a par exemple la possibilité de commander ses vêtements sur internet.
L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait:"N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi." Mais l'autre, le reprenant, déclara:"Tu n'as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine! Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait:"Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume." Et il lui dit:"En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis."

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar nano » jeu. 31 août 2017, 12:18

L'homélie d'aujourd'hui a été au sujet des vêtements, de la façon de s'habiller.
La façon de s'habiller est plus importante que l'on ne pense.
Spoiler!
La première chose que nous voyons chez quelqu'un est comment il est habillé. Les vêtements des chrétiens est modeste, c'est à dire ils gardent la mesure du bon sens. Le chrétien donne une grande importance à la façon dont il est habillé, parce que c'est une façon de rendre témoignage public à Dieu. Dieu parle souvent de la nécessité de lui rendre témoignage public. Il y a plusieurs endroits dans la Bible où on voit ça, mais le premier qui me vient à l'esprit est la demande de ne pas tenir la lumière sous le boisseau. Exactement le contraire c'est la laïcité. La laïcité, telle elle est comprise aujourd'hui, n'empêche personne de prier chez soi et de se rendre même à l'église chaque Dimanche. Mais, quand on arrive au témoignage public de la foi, alors les choses changent.

Si le désir de rendre publique leur témoignage de l'Évangile est une raison de s'habiller comme des chrétiens, ce n'est pas la seule. Il y a aussi la conscience que ceux qui ont la foi vive ont d'être en permanence vus par Dieu et c'est pour cela aussi qu'ils s'habillent ainsi, pour plaire à Dieu. Surtout pendant la prière en famille et d'autant plus quand on va à l'église.

Les chrétiens hommes doivent s'habiller de manière sobre. Les pantalons courts sont pour aller à la mer, les jeans sont pour quand on fait de l'élevage. Et en tout cas ce ne sont pas pour aller à la Messe. Pour aller à la Messe, il faut des pantalons repassés, chemise, cravate et veste. «Mais ce sont seulement les escrocs et les politiques qui s'habillent ainsi de nos jours!». J'ai entendu souvent cette objection. Eh bien, je répond que ce n'est pas parce que les loups se déguisent en brebis qu'il faudrait que les brebis renoncent à leurs toisons.

Le même conseil pour les chrétiennes aussi, pour les femmes et les filles. Pour elles, le tentation de s'habiller en immodestie est encore plus grande. En plus, il y a de nos jours la tentation de s'habiller comme les hommes. Si, plus récemment, on voit des hommes aussi qui se font percer les oreilles, sinon le nez, la tentation pour les femmes de porter des vêtements comme les hommes date depuis plusieurs dizaines d'années. Ce n'est pas parce qu'on a vu les PDG femmes habillés en deux pièces pantalon et cravate qu'on doit faire pareil. Dieu a fait nos ancêtres homme et femme. Dans toutes le cultures, dès que les gens se détachent de la vie sauvage, on voit comme les vêtements deviennent différents selon le genre de celui qui les porte. Par contre, les vêtements unisexe on les voit seulement dans les cultures pré-civilisationnelles. Pour les femmes, les pantalons sont éventuellement pour les travaux à la maison, pour les pique-niques au plus ou bien quand on fait du sport. Porter des vêtements féminins (jupe, robe) n'est pas tout: encore faut-il qu'elles soit modestes. Dans la vie quotidienne, surtout dans la vie publique et d'autant plus à l'église. Une jupe doit couvrir les genoux, une blouse doit couvrir les épaules. Se couvrir, modestement, la tête est de rigueur dans l'église, où le centre de toute l'attention doit être Dieu.

On dit souvent que l'habit ne fait pas le moine. Et c'est très juste. Mais tout aussi juste est que le moine qui renonce à ses habits n'est pas sur la bonne voie.

Si les chrétiens qui ont la foi vivante peuvent être reconnus d'après leurs vêtements, les païens aussi peuvent être reconnus de cette manière. Vous voyez bien comme leur vêtement les trahit. Le plus on avance vers le paganisme, le plus les vêtement se clochardisent. Et ce n'est pas parce que les païens sont des clochards, pas du tout! Mais si leurs jeans sont encore trop sobres, alors il faut les couper. Si les chrétiens mettent leurs meilleurs vêtements le Dimanche, c'est le contraire pour les païens. Si au boulot on les oblige, pendant la semaine, de porter des vêtements sobres, si samedi soir il ne s'habillent pas n'importe comment, eh bien, dimanche matin est le bon moment, pour eux, d'utiliser les torchons de la garde-robe en guise de vêtement. Et vous pensez qu'il sont libres ? Eh bien, regardez ce qui se passe dès l'âge du collège dans les écoles laïques où on a supprimé l'uniforme. Ils sont plus uniformisés qu'à époque de l'uniforme. Tous les élèves sont en tee-shirt, jeans et baskets. Pas même, les tennis sont maintenant à la mode, car c'est plus clochard. Et gare a celui qui ose venir en pantalons repassés, qui ose porter des chossures dignes! Pas même les chaussettes ne sont pas tolérés dans le monde païen qui nous prêche la tolérance. Vous croyez que c'est votre foi qui les énerve ? Pas du tout, si vous parlez de la Sainte Trinité il s'en fichent. Mais dès que vous osez parler morale et dès que vous vous habillez de façon modeste, ils devient hostiles ou, dans le meilleur des cas, ils ne comprennent pas.

Osez, chers frêres et sœurs! Osez être différents des païens: ne vous habillez pas pour plaire au monde, mais pour plaire à Dieu.
[A lire au 97° degré, au moins ...]

Bonjour,

quelle joie d'apprendre, par une telle homélie, qu'il est, en ce bas monde, au moins une paroisse où l'un des plus grand problèmes soit la façon de s'habiller !! chez nous pauvres pécheurs, on nous parle de comment bien aimer Dieu et son prochain, reconnaître et rejeter le péché, annoncer l’Évangile, le mettre en application dans notre vie ... et ce, tous les dimanches, à croire que ça aie du mal à rentrer !

Oui vraiment, ravi de savoir qu'il y a des endroits où la péricope du jour, pourtant fondatrice de l’Église Catholique et Apostolique, véritable pierre angulaire de l'autorité magistérielle, soit, de même que son annonce par le prophète et sa prédication par l'apôtre - le lien étant moins évident - , si bien assimilée par tous, qu'elle puisse être totalement éclipsée pour parler ... chiffons !

Heureux aussi le prédicateur, qui ne commet donc, pour se permettre un tel discours, aucun écart avec les normes concernant son propre vêtement litur... ah mais oui, suis-je bête, et à côté de la plaque, vous fréquentez peut-être une paroisse pratiquant la FERM - bien plus rigoureuse à ce sujet - dont les lectures sont différentes ??!! attendez voir ... bah non pourtant, le premier commandement, et le bon Samaritain ...

Blague à part, oui le sujet est important et mérite certainement d'être rappelé. Mais le pauvre pécheur aveugle et insensé que je suis (sans second degré cette fois, vraiment) percevrait certainement mieux une telle homélie si elle était reliée à la péricope "du vêtement de noce" (Mt XXII, qui dans la FORM tombe dans quelques semaines à peine), et idéalement, donnée en évitant le plus possible- et de manière à éviter aux fidèles - de tomber sous le coup de Mt XXIII 26 ...

Paix sur vous !

[Ajout postérieur, retour au 97° degré voire plus]
Dimanche je suis allée en trottinette à la messe. Certains ont jeté des regards désapprobateurs. Qu'y a-t-il d'indécent à cela ?
Ne vous-a-t-on pas prévenue que la trottinette n'était pas un moyen de transport chrétien ?

La seule façon éprouvée par la Tradition de se rendre à la Sainte Messe, la seule pratiquée pendant près de 2000 ans de christianisme, c'est à pied, comme en pèlerinage. Quasiment tous les Saints n'ont été à la Messe que comme ça. Cela permet d'égrener sereinement un dizainier par exemple, ou méditer, tout en marchant, sur les lectures du jour.

L'automobile, apparue récemment, peut être un moyen digne de s'approcher de l'autel. Elle permet d'éviter la souillure des vêtements dominicaux par la saleté de la route ou la sueur. Cependant, comme pour ceux-ci, on rejettera les carrosseries sales ou éraflées et les couleurs tape-à-l’œil. On ne diffusera pas non plus de musique païenne dans l'autoradio.

Le vélo demande plus d'attention. Il y a vélo et vélo. Il faut exclure les vélos de course ou de montagne (VTT), qui ne sont pas des moyens de déplacement mais de loisir, loisir pratiqué par les païens le dimanche matin au détriment de la Sainte Messe, qui plus est. Ne prenez pas le risque qu'on vous prenne pour l'un des leurs, seul le vélo de ville (de type "hollandais") est acceptable. Il devra être muni de tous les équipements (garde-boue, carter de chaîne ...) permettant de préserver les vêtements dominicaux. Comme eux, il sera sobre et digne, mais discret pour ne pas inciter les passants au péché de vol quand il sera garé, bien évidemment, à l'extérieur de l'église.

Laissons donc les deux roues motorisés aux satanistes amateurs de rock'n'roll, et les trottinettes aux enfants ou aux bobos barbus. Les transports en commun, c'est pour aller au travail, pas à l'église.

Enfin, rappelons que rentrer à cheval dans une église est un privilège réservé aux nobles, mais tombé en désuétude.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 03 sept. 2017, 14:00

Pour bâtir une grande construction, on peut avoir les meilleurs artisans et les ouvriers les plus dévoués. Les meilleurs maçons, les meilleurs plombiers, le meilleur électricien. Si on n'a pas un bon architecte, un vrai maître d'œuvre, l'édifice ne tiendra pas. Et il e tiendra pas en dépit de ses murs de bonne résistance, de ses installations de top. On ne construit pas une cathédrale comme un abri de jardin. Finalement, quel est l'apport décisif qu'un bons architecte, et lui seul, peut amener pour le succès de l'édifice ? C'est une vision unitaire. C'est la chose qui fait que le tout forme un ensamble.
Saint Pie X a été un grand réformateur. Il a reformé la Messe, il a reformé la chant, il a réuni et reformé les différents canons (un œuvre d'une complexité immense), il a fondé des séminaires, l'institut biblique de Rome, il a été le fer de lance dans la lutte contre le modernisme, contre le laïcisme, contre le naturalisme, les plaies qui déchiraient l'Église de son temps comme dans le nôtre, il a permis et encouragé la communion fréquente et dès l'âge de l'enfance. Comment a t-il réussi ce travail gigantesque ? Sans doute, il a eu ses bon artisans. Mais ses bons artisans ont travaillé ensemble sous sa férule. Il a apporté à l'édifice cette vision unitaire sans laquelle la cathédrale ne tient pas. Cette vision unitaire de Saint Pie X a été annoncé publiquement, dès le début de son pontificat, par sa devise qui visait de tout restaurer en Christ: Omnia instaurare in Christo. Nous avons la tendance de séparer les choses. Nous faisons les murs, puis les travaux de plomberie. Nous faisons la prière et nous allons à l'église, puis nous faisons telle autre chose, puis telle autre. Notre boulot, notre jardinage, notre loisir. Ce n'est pas cela avoir une vision unitaire. Une vision unitaire c'est avoir la même idée directrice qui transperce chacune de nos activités.

Prions pour que St Pie X nous prête sa devise. Sa vision unitaire. Omnia instaurare in Christo. C'est comme ça que nous réussirons à batir notre cathédrale. La cathédrale de notre vie.


@Nano: Je vous invite fraternellement à faire mieux que de vous moquer des sermons que nous écoutons le Dimanche. Venir, mettre sur la table, partager avec nous ce que VOUS vous avez appris.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar nano » dim. 03 sept. 2017, 22:56

Cher Altior, à me relire effectivement j'y ai été un peu fort, et remercie le Créateur pour la bienveillance qu'Il a mise en vous. Bien que j'aimerais être un agneau docile à l'unique berger (et non pas un mouton de Panurge !), je suis parfois un bourrin bien plus sensible à la carotte du Salut qu'aux coups de bâton moralisateurs, pourtant parfois nécessaires.

La péricope d’Évangile lue ce jour (Mt 16, 21-27) ne fait en fait qu'une avec celle de dimanche dernier (la profession de foi de Pierre). Comme il était alors dans une autre paroisse, le célébrant du jour a commencé par revenir assez longuement sur celle-ci, les deux formant un passage repris dans les quatre Évangiles, ce qui marque son importance. Pierre est le premier à professer Jésus non seulement comme le Messie que les Juifs attendaient, mais bien au-delà, le Fils de Dieu. Ce après quoi, Jésus lui déclare "tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église (1), et les puissances de la mort ne l'emporteront pas sur elle". 2000 ans plus tard, les puissances de la mort luttent toujours ...

Quand Jésus annonce aux disciples sa Passion, Pierre se pose en protecteur. C'est inouï : Pierre veut sauver Jésus ! Mais en fait, il cherche à s'interposer entre le Seigneur et sa croix ; entre le Fils de Dieu et sa Résurrection ! C'est ce qui lui vaut, en quelques versets, de passer de "ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux", à "passe derrière moi, Satan". Satan en effet se passerait bien de la Passion, et surtout, de la Résurrection. "Passe derrière moi, Satan", c'est le fameux "vade retro Satanas". Dans notre pensée, "vade retro" évoque l'idée de reculer, de s'éloigner, "ôte-toi de mon chemin". Or le texte grec se traduit bien par "passe derrière moi", c'est-à-dire, mets-toi à ma suite, suis mon Évangile. Comme ce serait facile si Satan se mettait à la suite du Christ !

C'est là que ça devient dur. Car non seulement pour aller vers le Royaume nous devons porter nos croix (tant au sens des peines que nous subissons en ce monde, que du renoncement à nous-mêmes à l'image du Seigneur), mais Satan tantôt s'interpose entre nous et nos croix (les tentations du monde), tantôt les alourdit inutilement pour nous en décourager. Comme le prophète (Jr 20, 7-9) qui était découragé, laissons-nous séduire par le Seigneur, en engageant, comme nous y exhorte l'apôtre, (Rm 12, 1-2) toute notre personne.

(1) il y a quelques années, j'avais entendu ou lu que la pierre sur laquelle le Christ bâtit son Église n'est pas l'Apôtre, mais sa profession de foi.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar prodigal » lun. 04 sept. 2017, 9:44

Cher Altior, à me relire effectivement j'y ai été un peu fort (nano)
C'est un peu vrai mais personnellement j'ai trouvé ça très drôle et pertinent. La correction fraternelle par l'humour, cela me paraît une bonne idée.
En mode sérieux, ce n'est pas mal non plus. Je trouve ce fil intéressant et bien parti, merci à vous deux et aux autres participants. :ciao:
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