Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » lun. 20 nov. 2017, 1:07

Vous avez raison, Suliko, plusieurs sources le confirme. Il s'agit de la reine Isabelle de Portugal, devenue impératrice (la femme de Charles Quint), morte à l'âge de 36 ans.
Mea culpa pour cette confusion.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 26 nov. 2017, 23:22

Un métier pas comme les autres est le métier de...paysan. À la différence d'un salarié, qui a un revenu constant chaque mois, un paysan travaille une année pour arriver à la récolte. Plus encore, cette récolte n'est pas sûre. Alors, il doit prévoir. La récolte dépend certainement de son travail, de son savoir. Mais elle dépend aussi des circonstances qu'il ne peut pas contrôler. Un temps de sècheresse et tout peut être compromis. Une tempête avec grêle dans le mauvais moment et son maïs devient un épinard inutilisable. Le paysan doit faire des provisions pour le cas où sa récolte, si promettante, serait exposé à un orage juste avant le moment de la récolte.
C'est pareil pour le chrétien. Les résultats de son travail dépendent largement de la quantité et de la qualité de son travail. Mais ce n'est pas tout, car il dépend aussi des circonstances qu'il ne peut pas contrôler, car hors de son choix. Nous ne choisissons pas de naître garçons ou filles, nous ne choisissons pas d'être hommes ou femmes: croire dans la théorie du genre est une pure folie. Le genre est si profondément encrée dans notre être, qu'on peut prendre toute cellule, peu importe laquelle, on l'examine et on se rend bien compte qu'il s'agit d'une cellule de homme ou d'une cellule de femme. On ne choisit pas d'être nés dans une famille riche ou pauvre. On ne choisit pas dans quel endroit du monde on voit le jour. Généralement, le chrétien ne choisit pas son point de départ. Il ne choisit pas même tout son équipement de randonnée, car il y a dans cet équipement une partie qui ne dépend pas de son choix. Ce qu'il choisit, c'est le trajet et le point d'arrivée. J'ai vu, parmi mes ouailles, des jeunes de très bonne famille. Ils ont reçu dès leurs enfance tout ce que leur âme a besoin. Ils ont reçu une caté de bonne qualité, un enseignement plein de fondamentaux solides. Ils étaient des servants d'autel, à cet autel, ici. Puis, tout d'un coup, tout a changé. Ils se sont éloignés de Dieu, ils ont choisi le monde, ils ne veulent plus rien savoir de ce que, jadis, leur était cher au cœur. Leur départ était excellent, leur trajet était prometteur. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait de leur récolte ? Un mauvais choix: ils ont choisi la mort de leurs âmes. Par contre, j'ai connu des jeunes élevés dans un milieu athée, voire franchement hostile à tout ce qui touche la religion. Un jour, ils ont découvert Dieu, devant le même autel. Ils ne L'ont plus abandonné depuis. Ils ont mis de l'ordre dans leurs vies, ils ne peuvent plus même concevoir une vie sans Dieu. Leur récolte sera abondante.
Dans la lecture d'aujourd'hui, nous avons vu ce que notre Seigneur nous enseigne. La fin du monde aura bien lieu. Pour tous ceux qui sommes ici il y a une certitude: nous serons témoins de la fin du monde. Car c'est ça la mort: la fin du monde. Notre monde sera parti. Et après ? Eh bien, après c'est le moment de la récolte. Cultivez bien votre terre, désherbez, faites l'arrosage à temps! Faites des provisions du vrai avoir, car ces provisions-là vous seront utiles pendant les orages, car on ne sait pas ce que la vie nous réserve. N'oubliez jamais que, si nous ne choisissons pas notre point de départ, nous choisissons le point d'arrivée.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 24 déc. 2017, 14:42

L'homélie de ce jour (24 décembre) a été centrée sur le message de l'ange pour St Joseph. Nous voyons que St Joseph est dans le trouble: la Sainte Vierge, revenue de sa Visitation de trois mois pendant laquelle elle a fait œuvre de charité en s'occupant de la maison de sa cousine qui devrait accoucher à un âge avancé, maintenant, que l'enfant Jean est né, est de retour. La nouvelle que la Vierge Marie est enceinte est bien un coup de tonnerre pour St Joseph. Il ne met pas en doute sa fidélité, ni sa virginité, il se rend compte qu'un mystère doit être derrière toute cette histoire, mais il ne se rend pas compte lequel. Il se trouve dans la tourmente. Dieu le laisse réfléchir selon les lumières de sa raison. Le résultat de cette réflexion est la décision de «rompre secrètement avec elle». Alors, Dieu lui envoie un message. Dieu éclaircit St Joseph lui montrant qui est le vrai père et qui est le fils: «c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». En même temps, Dieu lui montre ce qu'il doit faire. Car «tu lui donneras le nom de Jésus» a une signification précise pour Joseph, élevé dans la tradition judaïque. Saint Joseph comprend qu'il est appelé non à répudier la Sainte Vierge secrètement, mais se marier avec elle et faire l'office de père, car celui qui donne le nom à l'enfant est bien le chef de la famille, le père.

Notons que la manière choisie par Dieu de communiquer cela est par un rève. Ce n'est pas le seul cas dans la Bible. Pour nous, qui vivons dans une tradition occidentale, plus rationnelle et moins enclin vers l'interprétation des songes, Dieu choisit plus rarement cette manière de Se manifester. Mais, pour un juif, c'est autre chose. Les prêtres sont confrontés souvent aux musulmans qui viennent vers eux avec un désir de conversion. Selon l'expérience pastorale et mystique de nos prêtres, chez les musulmans, l'apparition d'un appel du vrai Dieu dans un rève est une modalité extrèmement fréquente d'appel à la conversion. Il faut que nous ne moquions jamais et ne jamais prendre à la légère un musulman qui nous raconte cela, car il pourrait s'agir d'un vrai rêve envoyé par Dieu.

On pourrait se poser la question: mais où est la Sainte Vierge dans tout ce trouble par lequel St Joseph passe ? Pourquoi elle ne parle pas, car elle est déjà au courent de l'identité de Celui qui est dans son sein, tout comme de la modalité surnaturelle de l'avoir conçu. Avec quelques mots, elle aurait pu dissiper tout trouble et toute question. Le silence de la Sainte Vierge est pesant dans cette histoire. Eh bien, elle se tait par humilité. Elle a eu ses doutes à elle, elle a reçu de la part de Dieu, par son ange, les clarifications nécessaires. Maintenant il n'y a aucun doute, pour elle, que Dieu va clarifier tout cela pour son fiancé aussi. Ce n'est pas son rôle. Nous voyons ici l'humilité de la Sainte Vierge. Car la vrai humilité n'est pas de se rabaisser, mais de tenir l'état dans lequel Dieu a choisi de nous attribuer et de faire le devoir qui incumbe à cet état.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 14 janv. 2018, 20:45

L'homélie d'aujourd'hui a été centrée par la lecture de l'Évangile de Saint Jean concernant l'épisode des noces de Cana. J'ai appris trois choses:

1. Selon l'avis de plusieurs auteurs de confiance, l'époux était un neveu de Saint Joseph. Autrement dit, la Saint Vierge était la tente (par alliance) de l'époux.
2. L'opinion véhiculée par les modernistes, selon laquelle l'épisode de Cana marque le début de la mission publique de Notre Seigneur n'est pas traditionnelle. Selon l'enseignement catholique traditionnel, le début de la mission publique de Notre Seigneur a eu lieu quelques mois plus tard, au Temple. Il reste vrai que, à l'occasion des noces de Cana, Notre Seigneur fait un miracle public, car sa Mère lui en avait demandé. Seulement il arrive que, pour qu'il puisse obéir, il doit faire jouer sa divinité.
3. Le miracle public de Cana est un miracle de transsubstantiation. Jésus change une substance (l'eau) en une autre substance (le vin). C'est un miracle préparatoire, afin que nous croyons. Car, si nous arrivons à croire que Jésus a réellement changé l'eau en vin, alors nous pourrons plus facilement croire que, dans le cadre d'un autre festin, il fera un autre miracle de transsubstantiation, cette fois pour changer le vin en son précieux Sang. L'épisode de Cana est une allégorie de l'épisode de la Cène.

Laudetur Iesus Christus!

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar TREBLA » Hier, 18:50

Cher Altior,

Merci pour vos contributions.
Altior : dim. 14 janv. 2018

L'homélie d'aujourd'hui a été centrée par la lecture de l'Évangile de Saint Jean concernant l'épisode des noces de Cana. J'ai appris trois choses:
[...]
3. Le miracle public de Cana est un miracle de transsubstantiation. Jésus change une substance (l'eau) en une autre substance (le vin).
[...]
Laudetur Iesus Christus!
Voici la définition officielle du terme "transsubstantiation" :
Transsubstantiation

Dans la théologie catholique, c’est la doctrine selon laquelle au cours de l’eucharistie, au moment de la consécration, les espèces du pain et du vin deviennent le Corps et le Sang du Christ tout en conservant les caractéristiques physiques et les apparences originales.

Église catholique en France
Vous constatez correctement que « Jésus change une substance (l'eau) en une autre substance (le vin). »
Dès que le maître du festin eut goûté l'eau changée en vin (il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient), il interpella l'époux et lui dit: "Tout homme sert d'abord le bon vin, et après qu'on a bu abondamment, le moins bon; mais toi, tu as gardé le bon jusqu'à ce moment." (Jean 2, 9-10)
L'eau a-t-elle conservé « les caractéristiques physiques et les apparences originales » ?

Question : Le maître du festin aurait-il seulement cru qu'il buvait du vin tout en buvant de l'eau (conservant les caractéristiques physiques et les apparences originales) ?
Réponse : Jamais de la vie !

Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui (Jean 2, 11).

Le maître du festin n'a pas dit : "Tout homme sert d'abord [la bonne eau], et après qu'on a bu abondamment, [la moins bonne], car l'eau n'avait pas conservé les caractéristiques physiques et les apparences originales.

Donc le maître du festin a dit : "Tout homme sert d'abord le bon vin, et après qu'on a bu abondamment, le moins bon; mais toi, tu as gardé le bon jusqu'à ce moment." (Jean 2, 10)

Le miracle public de Cana ne correspond pas à la définition catholique du terme "transsubstantiation."

Que le Seigneur vous bénisse.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » Hier, 23:15

Le miracle public de Cana ne correspond pas à la définition catholique du terme "transsubstantiation."
Cher Trebla,

Dans la défibition de la transsubstantiation que vous citez, le fait que la substance B garde les accidents de la substance A est irrélévant. Si je pouvais changer l'argent fondu en mercure, j'aurais fait une transsubstantiation, quoique le mercure aurait gardé l'aspect, la fluidité, l'éclat de l'argent fondu.

Je ne veux pas contribuer à détourner ce fil vers les disputes inter-confessionnelles, car le point de vu des protestants sur la question est largement connu. D'ailleurs, lorsque j'ai tissu ce fil, je ne l'ai pas conçu comme un fil de débat, mais de partage. Par exemple, dans votre cas, vous pouvez contribuer par nous raconter quesque vous avez appris au dernier sermon dans l'église/temple/maison de prière que vous fréquentez.

Bien à vous,
A.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar TREBLA » Aujourd’hui, 0:00

Cher Altior,

Merci pour votre réponse.
Altior : mar. 16 janv. 2018
Trebla : mar. 16 janv. 2018

Le miracle public de Cana ne correspond pas à la définition catholique du terme "transsubstantiation."
Cher Trebla,

Dans la définition de la transsubstantiation que vous citez, le fait que la substance B garde les accidents de la substance A est irrélévant. Si je pouvais changer l'argent fondu en mercure, j'aurais fait une transsubstantiation, quoique le mercure aurait gardé l'aspect, la fluidité, l'éclat de l'argent fondu.

Je ne veux pas contribuer à détourner ce fil vers les disputes inter-confessionnelles, car le point de vu des protestants sur la question est largement connu. D'ailleurs, lorsque j'ai tissu ce fil, je ne l'ai pas conçu comme un fil de débat, mais de partage. Par exemple, dans votre cas, vous pouvez contribuer par nous raconter quesque vous avez appris au dernier sermon dans l'église/temple/maison de prière que vous fréquentez.

Bien à vous,
A.
Je ne veux pas non plus « contribuer à détourner ce fil vers les disputes inter-confessionnelles. »

La "transsubstantiation" n'est pas un terme scientifique. Il s'agit d'un terme purement ecclésiastique, c'est-à-dire un terme qui concerne l'Église, le clergé.

Selon LAROUSSE, la "transsubstantiation" est le « changement de la substance du pain et du vin opéré au cours de la messe, à l'eucharistie, par la consécration en la substance du corps et du sang de Jésus-Christ (ne subsistent du pain et du vin que les apparences) ».

Lorsque Jésus a changé l'eau en vin, il n'a pas célébré la messe. Jésus a changé l'eau (oxyde dihydrogéné) en vin.

La composition du vin :
- eau (oxyde dihydrogéné)
- alcool éthylique (CH3-CH2OH)
- acide tartrique (COOH-CHOH-CHOH-COOH)
... et ainsi de suite ...

L'eau changée en vin n'avait plus les caractéristiques physiques et les apparences originales.

Donc, le miracle public de Cana ne correspond pas à la définition catholique du terme "transsubstantiation."

Que le Seigneur vous bénisse.


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