Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

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Altior
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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 10 sept. 2017, 17:14

Des idées que j'ai retenue du sermon d'aujourd'hui.

-Il y a une différence entre les hérésies du passé et l'hérésie moderniste. Les hérésies d'avant, comme l'arianisme, l'iconoclasme, le protestantisme avaient quelque chose de fort, elle avaient du nerf, elle avaient un contour clair. Par contre, l'hérésie moderniste est molle, il s'agit d'un affaiblissement général de la foi. C'est cette décomposition qui la rend molle et sans contour précis, comme un aliment ou une nourriture qui devient déchue, elle se ramollit. Il s'agit plutôt d'une apostasie générale que d'une hérésie.

-la cause principale de cette apostasie générale est la mauvaise pastorale faite visiblement depuis 50 ans. Mais, moins visible, la subversion fait son travail de sape depuis plus longtemps, car St Pie X tire la sonnette dans son chef d'œuvre Pascendi, qui garde toute son actualité.

-cette mauvaise pastorale a, à son tour, une cause. C'est le manque de caté. Même là où elle se fait encore, ou plutôt où elle fait semblant de se faire, la caté de nos jours est tributaire à l'enseignement républicain.

-la devise de la République, «Liberté, Égalité, Fraternité» est bien la devise des maçons. Si c'est vrai que la France a des racines catholiques, c'est tout aussi vrai que la République a des racines maçonniques.

-dans l'enseignement, et, par ricochet, dans la caté, l'expression de cette devise est que l'enfant n'est plus enseigné, mais laissé découvrir. Il n'y a plus d'enseignants, mais d'animateurs. La religion n'est plus ce dépôt de foi, ce trésor qui est censé de passer de ceux qui savent vers ceux qui ne savent pas. Non, enseignants et élèves, c'est l'égalité. Personne n'a plus de nom, simplement un prénom (fraternité). Et alors si la religion doit être découverte et non pas apprise, chacun découvre autre chose, d'où le fait que chacun a sa religion à soi (liberté).

-le signe le plus visible et criant de cette apostasie générale qui est le modernisme est la crise des vocations. Il y a 50-60 ans, en Vendée il y a avait autour de mille séminaristes. Environ 750 étaient dans les petits séminaires, et 250 dans les grands séminaires. Presque tous qui étaient dans les grands séminaires allaient à la prêtrise. Maintenant leur nombre est à demi. Mais ce n'est pas le nombre en Vendée, c'est dans toute la France.

-ce que ceux qui gouvernent l'État et l'Église préparent par cette apostasie lente, par cet enseignement qui n'est plus un, par cette caté en voie de disparition et qui aboutit à une fausse religion est simplement l'esclavage. L'esclavage de demain. Notre esclavage. Tout esclavage doit passer d'abord par un lavage de cerveaux.

-les erreurs de pastorale et de caté sont une explication, mais pas exclusive, de cette crise de vocation. Une autre est le fait que les familles ont moins d'enfants. Avant, la plupart des prêtres, tout comme la plupart des saints provenaient des familles nombreuses. Vraiment nombreuse, tendis qu'aujourd'hui toute famille qui a 3 enfants se voit déclarée famille nombreuse. Mais les musulmans, les maîtres de demain, eux, ont beaucoup d'enfants. Ils se préparent aussi. une des voies de cette préparation est par la démographie, qui aboutit au grand remplacement.

-devant cette réalité dont le ciel nous a averti par pas mal de révélations privées, on peut avoir l'impression qu'il n'y a rien à faire. Eh bien, c'est exactement le désespoir que les forces du mal cherchent à obtenir. Si tout est perdu, alors pourquoi lutter ?

-une analogie: nous sommes dans une grotte. Du noir partout, c'est la nuit la plus complète, nous ne savons plus où est l'entrée, ni comment nous sommes entrés là-bas. Eh bien, que peut faire cette nuit contre une simple torche de poche ? Une torche, et les ténèbres reculent. D'autant plus elles reculeront devant la lumière qui est la foi en Jésus Christ. Mais encore faut-il ne pas laisser Dieu seul. Il a promis la victoire à son peuple élu, ils l'a aidé par beaucoup de miracles, mais le peuple élu a dû lutter et cela même contre des adversaires largement plus nombreux et plus forts. Dieu a aidé Jeanne d'Arc et les siens, mais finalement ce sont eux qui ont mené la lutte contre l'ennemi envahisseur.

-nos armes sont des armes surnaturelles. Nos armes sont les sacrements, la prière, les dévotions, les pénitences. Pour la victoire, ce n'est pas assez de faire le minimum syndical prescrit. Ce n'est pas assez d'aller une fois par semaine à l'Église et de se confesser une fois par mois. Pour cela ce n'est pas suffisant de faire la prière de soir en famille, il faut faire le chapelet en famille, le chapelet chaque jour. Pour cela, il faut bien profiter des indulgences, il faut aller en retraites et bien utiliser toutes les armes que notre sainte mère, l'Église, nous met à disposition.

-chacun a son rôle. Nous sommes comme les pierre d'un digue. Que peut faire une pierre seule ? Rien. Mais l'ensemble, avec chaque pierre à sa place tenant bien, peut bien tenir l'eau. Ce qui se passe si une pierre chute ? Alors il y aura un petit écoulement d'eau à travers le digue. Puis, si les pierres autours de celle qui a chuté ne tiennent pas, et c'est ainsi que les choses se passent d'habitude, le trou se voit élargi. Le courent d'eau gagne en force, il va entrainer de plus en plus facilement d'autres pierres et le moment de l'écroulement du digue n'est pas loin.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Nanimo » dim. 10 sept. 2017, 19:46

(... ) chacun a son rôle. Nous sommes comme les pierre d'un digue. Que peut faire une pierre seule ? Rien. Mais l'ensemble, avec chaque pierre à sa place tenant bien, peut bien tenir l'eau. Ce qui se passe si une pierre chute ? Alors il y aura un petit écoulement d'eau à travers le digue. Puis, si les pierres autours de celle qui a chuté ne tiennent pas, et c'est ainsi que les choses se passent d'habitude, le trou se voit élargi. Le courent d'eau gagne en force, il va entrainer de plus en plus facilement d'autres pierres et le moment de l'écroulement du digue n'est pas loin.
Chacun a son rôle dans la chrétienté, c'est comme cela que je le vois aussi.

Maintenant, ce qui se passe si une pierre chute? Oui, il y aura un petit écoulement d'eau, mais les catholiques forment une masse bien plus diverse que celle de leurs ancêtres (regardez seulement la fréquentation de ce forum; il n'y a pas d'uniformité) et on peut espérer, qu'il y en aura parmi nous qui seront spécialistes du colmatage.
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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar nano » dim. 10 sept. 2017, 23:06

bonsoir

Tout être humain, quelle que soit l'époque, la culture, le lieu, a besoin de reconnaissance, de tendresse, d'affection, etc. C'est dans sa nature d'avoir besoin d'amour, de même que la capacité à en donner. L'Apôtre (Rm 13, 8-10) nous le rappelle : "tu aimeras ton prochain comme toi-même (...) donc le plein accomplissement de la Loi, c'est l'amour" (encore faut-il savoir s'aimer soi-même). Le Seigneur nous donne donc l'exemple : "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés", c'est-à-dire en donnant sa vie.
Aucun athlète ne bat de record ni ne gagne de médailles sans s'entraîner longuement et constamment. Il a pour cela besoin d'un entraîneur, qui va savoir souligner ses progrès et lui faire travailler sur ses défauts. Les Saints sont nos modèles, ceux qui ont les records, comme St Maximilien Kolbe, qui a sacrifié sa vie en échange de celle de quelqu'un qu'il ne connaissait pas. Nous sommes, en paroisse, comme dans un stade, où nous nous entraînons à cet amour. C'est le premier lieu ou nous devons mettre en œuvre ce commandement, c'est-à-dire un lieu où celui qui tombe doit trouver quelqu'un pour le relever. Nous devons être les uns pour les autres des entraîneurs, ce à quoi l’Évangile du jour nous invite (Mt 18, 15-20 : "s'il t'écoute, tu auras gagné ton frère"). Le célébrant fait l'inventaire de toutes les démarches mises en place (parcours Alpha, etc.) où nous pouvons nous accueillir les uns les autres pour faire entre nous l'expérience de cet amour et nous accorder sur ce que nous devons demander au Père au nom du Christ.
Car notre mission de chrétiens est plus grande. Nous sommes 300, il reste donc dans notre quartier 14700 frères à gagner, à qui nous devons faire connaître cet amour.

Pour tout vous dire, à cause de cela, l'analogie de la digue (tout du moins ce que j'en crois comprendre) me met mal à l'aise. Plutôt que nous barricader entre nous contre l'esprit du monde (en vain car toute digue, comme toute construction, finit par céder un jour), notre mission n'est-elle pas d'être le torrent (d'amour ?) qui emporte les digues que Satan met entre les hommes et le Royaume ?

Autre question : ne sommes-nous que deux à apprendre des choses au sermon le dimanche ? :siffle:

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Cinci » lun. 11 sept. 2017, 18:57

Vous ne vous en doutiez pas, nano, mais vous êtes ici en terre païenne. Personne n'a vu de prêtre depuis dix ans au moins. O.K. à part Altior, si vous voulez.

:hypocrite:

C'est pourquoi il faut tout réinventer.

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Re: Qu'est-ce que j'ai appris ce dimanche au sermon?

Message non lupar Altior » dim. 17 sept. 2017, 16:07

L'homélie de ce jour, partant des mots de l'Épitre (Hébreux 11: 35 sqq) a été centré sur la vie et la mort de Saint Maurice, car on a eu la solennité de Saint Maurice (et de ses compganons), patron principal du diocèse d'Angers.

J'ai retenu que St Maurice et ses compagnons étaient militaires dans une des plus fortes légion romaine. Mais, parce qu'ils on refusé d'encenser les dieux païens, ils ont été arrêté et on leur a coupé la tête.
Encore plus frappant fut le cas de Saint Candide, qui devrait être dans le même endroit pour rendre le même culte. Mais il était en retard. Une fois arrivés, lui aussi avec ses compagnons, ils trouve les soldats païens faisant la fête. Il demande quelles sont les raisons d'un tel festin inattendu et on lui dit qu'il s'agit d'avoir juste coupé la tête à ces chiens de chrétiens qui refusent de brûler le grain d'enceins pour «nos dieux». Alors, Saint Candide trouve que c'est normal, car lui aussi il est chrétien et lui aussi aurait refusé de rendre culte aux idoles. Eh bien, il est devenu, ainsi, lui aussi un témoin de Jésus, car il a subi le même sort que Saint Maurice.

De toutes les moments de la Passion de notre Seigneur, peut-être le plus significatif est celui de la flagellation. Après cette atrocité, son corps était couvert de blessures, tout comme le corps des lépreux. La lèpre était vue comme signe extérieur des péchés. Notre Seigneur a voulu pas seulement prendre sur lui nos péchés, mais avoir aussi ce signe extérieur.

En cela aussi les chrétiens suivent notre Seigneur. Par leur martyre, dont rappelle les couleurs rouges des vêtements liturgiques qu'on a eu aujourd'hui. C'est là le sens de la Sainte Messe: le Sacrifice de notre Seigneur, auquel chacun nous sommes appelés à ajouter notre sacrifice. À cet appel a répondu Saint Maurice et ses compagnons, Saint Candide et ses compagnons et des milliers d'autres martyrs de la foi. C'est leur Messe a eux, ce sont eux qui ont été, sur le pas de notre Seigneur, les agneaux de Dieu.

«Eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre» dit l'Apôtre. À cette question, prêtres et fidèles doivent ajouter la leur: Est-ce que nous, les prêtres, sommes-nous dignes d'officier le Saint Sacrifice ? Ainsi, le prêtre est appelé, en faisant la Messe chaque jour, à vivre la Passion chaque jour. D'une façon éminente à cette question a répondu un prêtre que nous fêterons prochainement: padre Pio. Lui, il s'arrêtait au moment de la Messe qui correspond à l'agonie. Il vivait l'agonie, il vivait la Passion, il était là.
Padre Pio a eu une vision très précoce, en 1913. Il priait à un crucifix quand Jésus lui a parlé et il a parlé à Jésus. Il apprend que Jésus souffre beaucoup, que pas seulement il a souffert à la Passion, mais il souffre maintenant. Concernant les prêtres qui font le Saint Sacrifice indignement, Jésus dit qu'il sont des bouchers. C'est terrible, pour un prêtre, de penser qu'il pourrait être, à cause de ses péchés, à cause de son indignité, le boucher de Jésus. Cette pensée terrible Padre Pio l'a connue, car il considérait qu'il est petit, qu'il est indigne. Un autre grand stigmatisé, Saint François d'Assise considérait pareillement, raison pour laquelle il a refusé la prêtrise et il est mort diacre.

Kyrie, eleison!


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