Les livres d'inspiration chrétienne qui vous ont plu

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Exupère
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Les livres d'inspiration chrétienne qui vous ont plu

Message non lupar Exupère » ven. 26 août 2005, 11:24

Voici quel est notre Dieu
Cardinal Joseph Ratzinger
Entretiens avec Peter Seewald - Editeur: Plon/Mame


- Recueil d'une série d'entretiens sous la forme de questions-réponses, menés en 2001 par Peter Seewald (en Allemand) auprès du Cardinal Joseph Ratzinger au Monastère de Montecassino (Italie).

- Lecture agréable et facile, prose toujours très claire et dépouillée de celui qui est désormais Evèque de Rome.

- Benoît XVI y réaffirme sa foi, de façon claire et parfois émouvante, de façon raisonnée. Il revient sur les fondamentaux du credo chrétien, ceux du catéchisme catholique et les passe au crible des questions/critiques très contemporaines fournies par son interlocuteur. Celui-ci est n'est pas profane, est respectueux mais interroge sans fard, sur les fondamentaux. Sans illusion sur la crise de foi actuelle en Europe.

- Le Saint-Père se montre à la fois lucide sur les dérives de notre temps, les difficultés de l'Eglise sur notre continent, et résolument optimiste sur l'avenir de l'humanité. Il fait preuve d'une fois inébranlable et expose déjà clairement ce qui est le fil conducteur de son début de pontificat: la Résistance. Résistance Chrétienne en Europe, avec pour ambition sa re-évangélisation.


Bonne lecture, je me suis régalé,
Ex
- Quiconque donc écoute les paroles que je viens de prononcer et les met en pratique ressemblera à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc -
Mt 7, 24

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Christophe
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L'encyclique cachée de Pie XI - B. Suchecky et G. Passelecq

Message non lupar Christophe » sam. 01 oct. 2005, 20:58

L'encyclique cachée de Pie XI
Une occasion manquée de l'Eglise face a l'antisémitisme[/align]

[align=right]Bernard Suchecky & Georges Passelecq
Préface par Emile Poulat
Editions La Découverte (Octobre 1995)



[align=justify] :arrow: Quatrième page de couverture

En juin 1938, le pape Pie XI commande à trois jésuites, un américain, un allemand et un français, le projet d'une encyclique destinée à dénoncer le racisme et l'antisémitisme. Remis à Rome dès la fin de septembre de la même année, ce document ne sera pourtant ni publié, ni utilisé. Très malade, Pie XI meurt en février 1939. Le cardinal Pacelli lui succède sous le nom de Pie XII, et le Vatican se tait, alors même que se prépare l'extermination des Juifs d'Europe.

Le sort mystérieux de cette encyclique inaboutie de Pie XI, Humani Generis Unitas (L'unité du genre humain), en faisait un document mythique. Certains spécialistes doutaient même de son existence. Au terme d'une recherche longue et difficile, les auteurs ont retrouvé ce document exceptionnel. Il est ici reproduit dans son intégralité et accompagné de documents inédits et de commentaires qui en éclairent le sens et la portée.

A travers les portraits des acteurs de cette stupéfiante intrigue politico-religieuse et leur correspondance avec les instances vaticanes qui - selon l'un de ses rédacteurs - vont "enterrer" le projet d'encyclique, on entrevoit toute la gamme des audaces, des prudences et des aveuglements de l'Eglise des années trente. En retraçant les circonstances du déroulement de cet épisode et en l'inscrivant dans le contexte tragique de l'époque, Passelecq et Suchecky éclairent d'un jour nouveau la nature du rapport entre le Vatican, les régimes antisémites et les Juifs. Ils montrent que, malgré l'initiative courageuse d'un homme affaibli, Pie XI, l'Eglise a manqué une occasion cruciale de témoigner face à l'humanité et de balayer des préjugés enracinés dans une longue histoire.


:arrow: Les auteurs

Georges Passelecq, moine bénédictin à l'abbaye de Maredsous en Belgiqeu, ancien résistant et déporté, est vice-président de la Commission nationale catholique belge pour les relations avec le monde juif.

Bernard Suchecky est docteur en histoire de l'Ecole des Hautes études en sciences sociales et coauteur du film
Les Révolutionnaires du Yiddishland.


:arrow: Critique

Je renvoie à la critique formulée par la Revue d'Etudes Françaises, qui montre assez bien comment cet ouvrage historique qui présente un contenu original et de première importance manque parfois d'objectivité historique.
D'abord, l’objectivité historique est déjà mise en question par le titre qui formule un jugement caractéristique. Justement, les auteurs eux non plus ne savent pas exactement si la tombée dans l’oubli de ce document était une décision consciente ou si c’était plutôt dû aux mécanismes administratifs du système pratiqué depuis longtemps. La rédaction d’une encyclique se fait dans le plus grand secret. Outre le pape décédé, les trois rédacteurs jésuites : l’américain Paul La Farge, l’allemand Gustav Gundlach et le français Gustave Desbuquois, le général des jésuites, le père Ledochowski et le rédacteur en chef de l’Osservatore Romano étaient seuls tenus au courant de cette entreprise secrète. Le successeur, Pie XII n’avait pas eu le brouillon en main. Il n’existe aucune preuve que le projet d’encyclique aurait été «caché», comme le suggère le titre.

Secundo, le document n’était point une encyclique mais le projet d`une encyclique. Même s’il s’agissait de l’interdiction de la publication d’une oeuvre en cours d’impression, le titre aurait été imprécis vue qu`on n’appelle encyclique qu’une prise de position déjà rendue publique. [...]

Tertio, le titre suggère qu’avec cette encyclique l’Église catholique aurait pu porter un coup considérable à l’antisémitisme. Or, le projet avait été composé contre le racisme en général, et non pas spécialement contre l’antisémitisme.
http://www.btk.elte.hu/cief/Recherche_c ... rendus.pdf

Le grand intérêt de l'ouvrage est - sans aucun doute - la reproduction intégrale du projet d'encyclique, qui compte une centaine de page, dans sa version française, même si les historiens pointilleux resteront un peu sur leur faim.
De plus, le texte publié par les auteurs qui est, en effet, la version française de l’original, est raccourci par les trois jésuites. Rien ne nous indique que celui-ci ait été la version finale approuvée par le pape, trop longue pour une encyclique: elle est composée de 179 articles et occupe presque cent pages dans le livre (pp. 219-310). [...] Le projet d’encyclique avait été rédigé parallèlement, en trois langues différentes, par les trois jésuites. Il existait donc trois versions originales, dont les auteurs publient le texte français retrouvé, sans avoir donné pour autant des notes, des erreurs éventuelles de traduction et des commentaires des deux autres versions. Nous ne connaissons pas la pagination de l’original, ni les influences des divers théologiens-rédacteurs. Nous ignorons les différents brouillons, les transcriptions, les raccourcissements dont on ne connaît ni les motifs ni les auteurs. Nous n’allons pas savoir les dates de ces changements supposés.
http://www.btk.elte.hu/cief/Recherche_c ... rendus.pdf

Quoiqu'il en soit, le pape Pie XI n'aura pas attendu la finalisation de ce projet d'encyclique pour condamner l'antisémitisme, lui qui déclarait notamment, le 6 septembre 1938 : « Non, il n’est pas possible aux chrétiens de participer à l’antisémitisme. Nous reconnaissons à quiconque le droit de se défendre, de prendre les moyens de se protéger contre tout ce qui menace ses intérêts légitimes. Mais l’antisémitisme est inadmissible. Nous sommes spirituellement des Sémites. » (Allocution adressée aux pèlerins de la Radio Catholique belge).


Fraternellement en Jésus-Christ
Christophe[/align]

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[Fiche de lecture] Mgr Laneau - De deificatione justorum

Message non lupar VexillumRegis » sam. 15 avr. 2006, 15:19

[align=center]Mgr Louis Laneau, De la déification des justes, Genève, Ad Solem, 1993.

***
[/align]


Biographie.

[align=justify]Né à Montdoubleau près de Vendôme en 1637, Louis Laneau fit ses études en Sorbonne, séjournant au séminaire paroissial de son frère alors vicaire de Saint-Jacques de la Boucherie. Très tôt il choisit les missions étrangères et accompagne François Pallu à son évêché du Tonkin (1662-1664). Après le synode des missions tenu à Ayuthia au début de 1664, il reste au Siam auprès de Mgr de la Motte, y apprend le siamois, le cochinchinois, le portugais, et s’occupe du séminaire voulu par le synode. Libéré de la direction du séminaire en 1671, il se consacre à l’évangélisation d’Ayuthia. Le 25 mars 1674, le jour de Pâques, il est sacré évêque, succédant à Mgr Cotolendi, et devient chef de l’Eglise du Siam. L’après-midi même de son sacre on le voit visiter les pauvres, les prisonniers et soigner les malades. En 1684, à la mort de François Pallu, il hérite de la charge d’administrateur de toutes les missions d’Asie, de l’Inde au Japon. Emprisonné à Juthia de 1688 à 1690, il écrit le De Deificatione. Libéré, il achève l’ouvrage en 1693 et meurt en 1696.[/align]

Extraits de l'introduction.

[align=justify]Ce texte nous a semblé capital en ce qu’il témoigne de la fécondité de la théologie catholique latine et singulièrement de la présence souvent contestée dans celle-ci d’une véritable réflexion sur la notion de déification. C’est monnaie courante d’affirmer que la Chrétienté occidentale ou latine ignore, depuis saint augustin, la déification, au contraire centrale dans la perspective grecque. (...) la distinction de l’essence et des énergies dans la théologie orthodoxe et singulièrement palamite, l’absence de cette même distinction et l’affirmation corollaire de la vision de l’essence divine dans la théologie latine - entraînant, selon les théologiens orthodoxes, la perte de la notion de déification et l’infléchissement tout augustinien vers une théologie de la grâce - la réduction, encore du point de vue orthodoxe, de l’Incarnation à la Rédemption et par conséquent l’ignorance de sa dimension “déificatrice”. (...)

Or c’est précisément contre ces opinions surannées et cependant sans cesse répétées que l’ouvrage de Mgr Laneau nous semble s’inscrire en faux. Le De deificatione a ceci de particulièrement précieux qu’il est un vivant témoignage de la possibilité d’unir philosophie scolastique, théologie thomiste de la grâce et connaissance des Pères dans une théologie de la déification qui fonde une authentique mystique, l’ “exercice du Christ”, pour reprendre l’expression de Mgr Laneau. (...) Rien ne nous semble plus instructif que ces quelques chiffres : si saint Thomas est cité quinze fois d’une façon qui montre que Mgr Laneau a été formé à l’école thomiste, c’est saint Cyrille d’Alexandrie - dont on sait qu’il est considéré comme le principal docteur de la déification - qui détient la palme avec cinquante citations, devant... saint Augustin, dont les vingt-huit mentions devraient au moins faire soupçonner que sa pensée n’est pas imcompatible avec une méditation sur la déification. (...)

L’Occident latin aurait perdu la déification à cause de l’affirmation de la vision de l’essence divine, alors que la dictinction orthodoxe de l’essence incognoscible et des énergies incréées, qui est essentiellement l’oeuvre de saint Grégoire Palamas, assurerait la possibilité de cette vision et donc de la déification. Autrement dit, il s’agirait de limiter la vision pour assurer la déification. La théologie latine, faute d’avoir su établir cette limite salvatrice, aurait perdu en fait toute vision de Dieu, se trouvant dès lors condamnée à développer une doctrine compensatoire de la grâce. Nous ne prétendons certes pas nier que la grâce soit au coeur des préoccupations de la théologie latine et que la déification y soit un thème moins traité, mais mettre en évidence que la théologie de la grâce trouve son sens dans et par la déification. Significatrice à cet égard nous semble la réflexion sur la grâce, créée et incréée, des grands docteurs médiévaux, saint Albert, saint Bonaventure, saint Thomas, dont on voit bien, quoiqu’il ne multiplie pas leurs citations, qu’elle sous-tend l’oeuvre de Mgr Laneau. Pénétrant l’âme humaine, la grâce lui donne un nouvel être, l’introduit sur le chemin du retour à Dieu, la divinise en la rendant participante de la vie de la Sainte Trinité qui vient l’inhabiter et la dispose, déjà, par anticipation, à la vision béatifique promise aux élus. Il semble qu’on ait le tort trop souvent de ne considérer, dans la théologie de la grâce, que la grâce créée qui ne lui communique qu’une certaine participation à la vie divine. (...) Si la théologie de la grâce se réduisait à cela, les critiques habituelles seraient certes justifiées, et touchée du doigt l’absence d’une véritable théologie de la déification. Mais, précisément, c’est Dieu lui-même, ce sont les Personnes de la Sainte Trinité elles-mêmes qui sont données et procèdent, ou sont envoyées - nous sommes ici dans la théologie des “missions” - dans l’âme du juste, plaçant la créature raisonnable sur la voie du retour à Dieu. Remarquons déjà le fait que Mgr Laneau reviendra à maintes reprises sur cette inhabitation de la Trinité dans l’âme dont on voit qu’elle ne peut se séparer de la déification. C’est bien de grâce incréée qu’il s’agit là, d’une grâce qui rend l’âme capable de Dieu lui-même et non pas seulement, nous semble-t-il, de ses énergies incréées, puisqu’Il est Lui-même présent dans l‘âme, tel qu’Il est, “Per Essentiam, car Nous serons semblables à lui puisque nous le verrons tel qu’il est (1 Jn III, 2). (...)

Fausse opposition donc que celle de la théologie de la déification et de la théologie de la grâce, puisqu’aussi bien la réflexion sur la grâce n’est qu’un aspect de ce qui est aussi une théologie de l’inhabitation trinitaire, de l’union transformante et de la vision béatifique. Peut-être tout simplement problème de vocabulaire : que le catholique qui s’étonnerait de ne pas trouver mention de la déification dans l’index de son catéchisme ou de son manuel de théologie regarde donc à “justification”, à “vision béatifique”, à “inhabitation” et enfin à “union transformante”, à moins que cela ne se trouve à... “divinisation”, il trouvera là la substance de ce qu’il cherche, s’il le cherche en vérité. C’est, nous semble-t-il, cela dont témoigne Mgr Laneau. On nous permettra d’ajouter qu’une telle oeuvre, au-delà des divisions, pourrait être, en vérité, un trait d’union.[/align]

Extrait de l'oeuvre.

[align=justify]L’inhabitation ne doit pas être entendue comme cette présence de l’Esprit Saint par laquelle, en raison de l’immensité divine, il est présent en toutes choses, ni comme une présence résultant de l’opération ou de l’infusion de la grâce et des dons surnaturels, mais il faut l’entendre comme une union intérieure et réelle, et comme la descente de l’Esprit Saint dans l’âme, de telle sorte que les justes, outre la grâce et les dons dont il les orne, possèdent sa personne même, lui qui demeure et habite en eux. Ce qui est si sûr et constant que si, par impossible comme disent les théologiens, l’Esprit Saint n’était pas partout à cause de son immensité, il serait cependant présent dans l’âme des justes informée par la grâce : celle-ci l’incline en effet à la présence la plus parfaite à cette âme et, à cause de cela, il lui est uni aussi parfaitement qu’il est possible.

Cette union n’est pas seulement affective ou comparable à celle que nous pouvons avoir avec un objet de connaissance ou d’amour : cette double union peut en effet exister même entre des absents ; elle n’est pas non plus une union naturelle telle que celle qui existe entre le corps et l’âme, et encore moins une union métaphorique qui ne résiderait que dans les mots ou ne consisterait qu’en une pure analogie. Quelle sera-t-elle donc ? Elle est certes ineffable et dépasse de beaucoup notre entendement, et cependant elle est très vraie et très réelle. Par elle, la personne du Saint-Esprit, se communiquant elle-même à la personne du juste, la déifie et l’informe comme un principe de vie surnaturelle. C’est pourquoi les théologiens ne craignent pas de dire que cette union est comme une grossière imitation de l’union hypostatique
. (pp. 147-148)[/align]

En Christ,

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Les livres d'inspiration chrétienne qui vous ont plu

Message non lupar Buonavventura » lun. 04 sept. 2006, 13:17

Juste pour recommander la lecture de la Vie de Jésus de Henry Daniel-Rops.

J'ai découvert cet ourvage grâce à feue ma regrettée voisine qui l'avait lu dans sa jeunesse et avait tenu à me le remettre. Ce vieux livre des années 40, poussiéreux, les feuilles jaunies partant en lambeaux m'a fait découvrir avec passion la vie en Palestine du temps de Jésus et m'a permis de restituer la venue du Christ dans son contexte historique, politique, religieux et géographique. L'auteur met tout son talent d'écrivain pour nous mettre sur les traces de la vie de notre Seigneur.

Un complément utile à une (re)découverte de l'évangile.

Il est toujours disponible en version récente (et moins poussiéreuse), peut être trouvé sur internet, parfois en plusieurs tomes (l'ouvrage d'origine en format poche étant très épais).

Larmorencourt
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Message non lupar Larmorencourt » mar. 05 sept. 2006, 16:14

A lire aussi du même auteur, les 10 volumes sur L'histoire de l'église catholique
L'Eglise des apôtres et des martyrs
L'Eglise des temps barbares
L'eglise de la cathédrale et des croisades
La Renaissance et la Réforme
La Réforme catholique
L'Eglise des temps classiques
(Le siècle des grandes âmes et L'Ere des grands craquements)
L'Eglise des révolutions
Un combat pour Dieu
Ces chrétiens nos frères

De quoi se débarrasser des idées préconçues et du prêt-à-penser ambiant. De plus, ils sont disponibles à prix modique dans n'importe quel librairie de livres d'occasion.

Renaud
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L'Opus Dei, enquête sur le « monstre » - Patrice de Plunkett

Message non lupar Renaud » ven. 29 déc. 2006, 15:24

Ave Maria
Bonjour à tous,

J'ai lu en novembre passé (2006) cette excelente enquête: L'Opus Dei, enquête sur le monstre, éd. Preses de la renaissance, mai 2006) de Patrice de Plunkett

Les résultat de cette enquête des plus sérieuse et documentée est très surprenant, je ne peux en dire plus au risque de distordre le sujet, mais le contexte contemporain exige au moins une telle lecture pour prendre en compte un minimum ce qui "travaille" tant nos cervelles et garder les pieds sur Terre.

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Les Quatre Fléaux de Lanza del Vasto

Message non lupar Renaud » ven. 29 déc. 2006, 16:04

Ave Maria

Bonjour à tous,

Il y a dix à quinze ans, j'achetai dans ue brocante un livre d'occasion:
Les Quatre Fléaux, de Lanza del Vasto, éditions Denoël, (1959).

Je croyais l'avoir perdu et ne l'avais pas lu lorsque, il y a quelques semaines je le retrouvai alors que je n'y pensais plus. Et bien, c'est une bénédiction de l'avoir retrouvé! Je ne peux que recommander ce livre (on doit sûrement pouvoir le trouver assez facilement par les très performants systèmes de ventes de livres d'occasion par internet)

Par les hasards de la vie, je connu l'existence de Lanza del Vasto (1901-1981) par mon père. Dans sa jeunesse, mon père fut voisin, quelques temps, de Lanza del Vasto, mais je crois qu'il ne lut rien de lui, cependant, il m'en avait dit du bien. Un peu plus plus tard, une émission de radio où l'on citait un certain nombre de ses écrits attira mon attention. Un temps, j'ai cru que Lanza del Vasto était l'un de ces "sages" et "humanistes d'avant garde" au moins deux générations avant les "hippies", clamant: faites l'amour, pas la guerre! etc, et plus ou moins convertis à l'hindouisme, barbu et marchant pieds nus sur les sentiers en faisant attention de ne pas écraser les fourmis. Et bien pas du tout! Lanza del Vasto, très bon écrivain, philosophe très profond, philosophe accompli, vrai homme d'action, ami de Gandhi qu'il cotoya assez longtemps, eut un parcours très riche, ce fut un homme attachant. Ce qui m'a marqué le plus, c'est sa profondeur de vue, ses références classiques tant philosophiques que spirituelles et chrétiennes, la maîtrise de son sujet, son humilité, et son extraordinaire lucidité et claivoyance, entre autres, sur l'attitude et les comportements humains, et sa façon de faire toucher du doigt l'essence de l'attitude chrétienne. Lanza del Vasto, sans renier, que je sache, son approche de la spiritualité hindoue, revint au christianisme par, selon ses propos mêmes: "nécessité logique" après avoir lu Saint Augustin.

Je pense que Lanza del Vasto peut entre autres, apporter beaucoup à ceux qui fréquentent ce forum

Renaud

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Livres d'inspiration chrétienne

Message non lupar Christophe » lun. 29 janv. 2007, 21:17

- Matthieu GRIMPRET -

Dieu est dans l'isoloir
Politique et religions
Les retrouvailles que Marianne n'avait pas prévues


:arrow: L'auteur :

Matthieu Grimpret, 28 ans, vit entre Paris et la Vendée. Diplômé de Sciences Po Paris, professeur d’histoire, il a étudié la philosophie et la théologie au studium de la Castille (Var) et à l’Université St Thomas dans le Minnesota (États-Unis). Il rédige actuellement une thèse de doctorat sur la théologie politique de Stanley Hauerwas. Fondateur en l’an 2000 du premier portail catholique français, ChristiCity.com, il est l’auteur de deux livres sur la "génération JMJ"dont La Révolution de Dieu : jeune, catholique et heureux de l’être (Anne Carrière, 2000).


:arrow: Présentation de l'ouvrage :

« On ne ramène pas aisément dans leurs sacristies et leurs mosquées des clercs qu’on en a fait sortir pour dîner en ville – et à la table de la République encore. Les présidentiables ne s’intéresseront peut-être pas beaucoup aux religions – voire…–, mais les religions, elles, vont sans doute s’intéresser à la présidentielle. Discrètement ou bruyamment, c’est selon. Mais attentivement, c’est certain. »

Dans une présentation claire et documentée, Matthieu Grimpret nous livre un ouvrage qui est à la fois une enquête et un guide de l’« électeur religieux ». Qu’ont à dire les catholiques, les musulmans, les juifs, les protestants à la République française, notamment en ces temps de présidentielle ? Quel est le nouveau poids des religions dans l’arène publique ?
Aujourd’hui, la religion sort du domaine privé pour se placer au cœur du débat social, culturel et politique. On n’a jamais autant parlé de religion qu’en ce début de XXIe siècle, au point que les médias en ont fait une rubrique à part entière de l’information quotidienne. Car l’appartenance religieuse est bien le terreau sur lequel se nourrit le phénomène social majeur de ces dernières décennies : le communautarisme.

« Le multiculturalisme a remplacé le "mode de vie à la française", bien difficile à définir aujourd’hui. […] Même repliés sur leur hexagone, les Français n’échappent pas aux grandes vagues de transformation qui parcourent la planète. »

Un ouvrage riche qui permet de mesurer la situation politique de chaque religion et son évolution récente ou à venir, et qui dresse un tableau objectif de la France et des ses diverses composantes.

(Communiqué de presse)

Editions Presses de la Renaissance - Sortie le 18 janvier 2007 - 276 p. - 18 € - 140 x 225

:arrow: Extrait : cliquer ici et ici.

:arrow: Acheter sur le site Amazon.fr[/align]

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Jésus, le Maître de Nazareth - Alexandre Men

Message non lupar Exultate_domini » mer. 07 févr. 2007, 13:23

Jésus, le Maître de Nazareth, Alexandre Men

J'ai apprécié notamment ce livre, cette vie du Christ rédigée par Alexandre Men.
Celui-ci est né en 1935 à Moscou de père juif et de mère convertie au christianisme dans l'Eglise orthodoxe. Il étudie la biologie à l'université puis est ordonné prêtre. Il devient rapidement un point de référence pour l'intelligentsia moscovite comme pour le peuple des paroisses. Solidement ancré dans son Eglise, il est très ouvert à l'oecuménisme et au dialogue interreligieux.
Il a été le premier prêtre autorisé à enseigner la religion dans un lycée de l'Etat soviétique. Men a écrit et publié clandestinement de nombreux ouvrages qui sont une véritable catéchèse pour un monde déchristianisé.
Suspect aux yeux du KGB et des antisémites, il a été tué à coups de hache par des inconnus le 9 septembr 1990.
De fleurs et d'émeraudes dans les fraîches matinées cueillies nous ferons les guirlandes en ton amour fleuries, et avec un de mes cheveux entrelacées. (St Jean de la Croix)

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Jésus tel que je le connais

Message non lupar françois de Québec » dim. 29 juil. 2007, 20:53

Je voudrais recommander la lecture d'un livre de Soeur Emmanuelle intitulé :

Jésus tel que je le connais
disponible dans la collection "j'ai lu" isbn 2290328731
Ce livre est un magnifique témoignage d'un témoin de Jésus-Christ.
Dernière édition par françois de Québec le dim. 29 juil. 2007, 22:36, édité 1 fois.

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Message non lupar Louis » ven. 09 mai 2008, 13:53

LECTIO DIVINA à l'école de Marie est maintenant disponible sur notre site des éditions

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Livre sur le saint Curé d'Ars

Message non lupar jean_droit » mer. 10 févr. 2010, 11:53

France Catholique a entrepris de rééditer un livre concernant le saint curé d'Ars.
A chaque message internet il nous donne des nouvelles de ses efforts.
Grace à des pré-commandes il a pu mettre le livre en ré-édition.
Je pense le commander pour appuyer cette initiative.
Ce doit être une saine lecture pour le Carême.

http://www.france-catholique.fr/Le-livr ... ,4221.html

Le livre de Fabrègues sur le Curé d’Ars, sortie début mars
mardi 9 février 2010

Merci aux quelques amis du journal et de la famille de Fabrègues qui nous ont encouragés par quelques commandes hier matin. Nous avons remis les épreuves du livre à l’imprimeur aujourd’hui et nous attendons le livre dans trois semaines environ. Il sera le mois prochain en librairie. Vous pouvez le commander d’ici là pour permettre à cette pieuse opération de réussir.

A titre d’amicale curiosité, vous trouverez en pièce jointe (fichier PDF) un petit article de Georges Daix paru en 1957 dans l’éphémère revue « C’est-à-dire ».

Tarifs dégressifs - Souscription
1 exemplaire €14,90 2 exemplaires €26,00 3 exemplaires €36,00 4 exemplaires €44,00 5 exemplaires €50,00 10 exemplaires €95,00
Souscription avant 22/02/2010

jean_droit
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Re: Livre sur le saint Curé d'Ars

Message non lupar jean_droit » mer. 21 avr. 2010, 19:27

J'ai fini il y a quelque temps le livre sur le curé d'Ars.
Je vous en recommande la lecture.
France Catholique le propose toujours à l'achat.
http://www.france-catholique.fr/Le-Cure ... egues.html
Très intéressant article.
Ce qui m'a intéressé c'est cette volonté de l'auteur de rentrer dans la spiritualité du curé d'Ars.
Et, aussi, ce personnage hors du commun, apôtre de la radicalité.
Il me semble que son exemple est tout à fait actuel contrairement à ce que certains pensent.
Regardez : Quand il a été nommé à Ars il y avait 1 % de personnes qui allaient à la messe.
Au bout de quelques années l'église était remplie tous les dimanches.
Ce qui veut dire que rien n'est impossible avec l'aide du Seigneur.

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Re: Livre sur le saint Curé d'Ars

Message non lupar Mistral » jeu. 22 avr. 2010, 9:29

J'ai énormément de respect pour le saint Curé d'Arc. Quelle foi, quelle énergie, quelle vie de sacrifice et de dévotion ! Jean, je vais essayer de me procurer cet ouvrage. Et en passant un petit lien sur les sermons et les intuitions du Curé d'Arc, plein d'anecdotes :
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ars/table.htm
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)

"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)

"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)

jean_droit
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La messe du curé d'Ars

Message non lupar jean_droit » dim. 06 juin 2010, 18:03

Quelqu'un a-t-il lu le livre La messe du curé d'Ars ?
Qu'en pensez-vous ? Le Salon Beige, après d'autres sites, en parle. Le fait que monseigneur Aillet l'a préfacé est une bonne indication.
La communion selon le Saint Curé d'Ars

Guillaume d'Alançon a publié La Messe du saint curé d'Ars, préfacé par Mgr Aillet, dans lequel il reprend le déroulement de la messe à l'école de la vie de St Jean-Marie Vianney. Extrait :

"Communier c'est aussi adorer Dieu qui vient en soi. Et le geste qui signifie le mieux l'adoration, c'est l'agenouillement. Le Saint Curé n'imagine pas qu'on puisse Le recevoir autrement. Il recommande :

"Dieu, quel bonheur et quel honneur pour des misérables comme nous ! Nous devons lui témoigner un grand respect. Etre si misérable !... Mais nous espérons qu'Il aura tout de même pitié de nous. Après avoir dit vos actes, il faut offrir votre communion pour vous ou pour d'autres ; vous vous levez pour aller à la sainte Table avec beaucoup de modestie, ce qui annonce que vous allez faire quelque chose de grand ; vous vous mettez à genoux et vous vous efforcez de ranimer en vous la foi qui vous fasse sentir la grandeur de votre bonheur. Il faut que votre esprit et votre coeur soient tout à Dieu. Vous prenez bien garde de ne pas tourner la tête, vous tenez vos yeux à moitié fermés, les mains jointes, et vous dites votre : "Je confesse à Dieu". Si vous attendez pour communier, il faut vous exciter à un grand amour pour Jésus-Christ, en le priant bien humblement qu'Il daigne venir dans votre pauvre et misérable coeur. Après que vous avez eu le grand bonheur de communier, il faut vous lever avec modestie, retourner à votre place, vous mettre à genoux et ne pas prendre de suite un livre ou votre chapelet ; il faut vous entretenir un moment avec Jésus-Christ, que vous avez le bonheur d'avoir dans votre coeur, où, pendant un quart d'heure, Il est en corps et en âme, comme pendant sa vie mortelle. O bonheur infini !""


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