Méditations pour la période de Carême

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Re: Carême 2016

Message non lupar Fée Violine » sam. 26 mars 2016, 21:44

Son règne arrive


La parole de Dieu

« Les femmes trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. »
Évangile selon saint Luc, chapitre 24, versets 2 & 3

La méditation (fr. David Macaire)
Il n’y a pas grand-chose à faire aujourd’hui. À Jérusalem, c’est le sabbat, la commémoration hebdomadaire du repos divin. Après que tout a été accompli, Dieu s’est reposé. De même, le Fils de l’homme repose au tombeau. L’œuvre du salut, plus admirable encore que l’œuvre de la création, mérite ce grand calme du Samedi saint. Seul le repos apaise le cœur. L’Église aussi, comme les disciples, attend, les yeux fermés.
De fait, il n’y a pas grand-chose à voir dans la nuit. Les saintes femmes attendront le jour pour visiter et embaumer le corps de celui qu’elles aiment, mais le spectacle risque d’être bien triste dans la pénombre du tombeau, elles se dépêcheront. Et pourtant, seule cette nuit permet de voir… Il n’est pas prévu qu’elles s’attardent, elles se tairont, car la mort semble avoir le dernier mot. D’ailleurs, il n’y a pas grand-chose à dire ce matin. Tout a été dit : le Verbe est venu, le Verbe est né, le Verbe a parlé, le Verbe a souffert, le Verbe est mort… Qu’ajouter encore à la plénitude de la révélation ? Seul le silence permet d’entendre.
Rien à faire, rien à voir et rien à dire : le mouvement de l’histoire est comme arrêté. Mais celui du cœur et de l’esprit est d’autant plus en ébullition. Et si repos, nuit ou silence sont une ambiance de mort pour certains, ils signalent le temps de l’espérance pour d’autres. Ceux qui croient que, dans le repos, la vie entre en mouvement ; que la lumière jaillit de la nuit et qu’un cri de victoire viendra transpercer le silence. Tout est en devenir : la vie arrive, le règne de la Miséricorde arrive.

Méditation enregistrée dans les studios de Radio Saint Louis (Martinique)

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Début de carême 2018

Message non lupar Fée Violine » dim. 18 févr. 2018, 22:58

Carême dans la ville, la méditation du jour :
http://go.communaute.retraitedanslavill ... NnqmuBDkN0
En pays de dissemblance

Dieu dit: «Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance.»
Livre de la Genèse, chapitre 1, verset 26

Frère Adrien Candiard,
Couvent du Caire

Dieu a créé l’homme à son image, c’est la Bible qui le dit. En un peu moins beau tout de même, ai-je souvent envie d’ajouter en écoutant les informations. À travers ses guerres, sa violence, son égoïsme, l’homme ne donne pas toujours à voir en lui la face resplendissante de Dieu.
En nettement moins beau, décidément, me dis-je en secouant la tête devant mon miroir. Car si je me sens loin, Dieu merci, des criminels ou des bourreaux qui peuplent les journaux, je ne suis pas bien sûr de refléter beaucoup mieux son visage.
Il y a mon péché, qui m’humilie à force de répétition ; il y a mes petites mesquineries, mon horizon trop étroit, que je ne sais pas élargir ; il y a ma résignation, surtout, à n’être pas un saint, mon manque d’envie, parfois mon découragement. Rien de bien dramatique, sans doute. Mais je suppose que Dieu est autrement plus présentable. « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance », avait-il dit ; pourtant, si je sens bien qu’il y a en moi quelque chose de plus grand que moi, quelque chose de divin, je constate également que bien souvent, je ne suis pas à la hauteur.
Cette dissonance en moi, des théologiens anciens l’ont expliquée ainsi : dans notre chute, nous avons conservé en nous l’image de Dieu, mais nous avons perdu la ressemblance. Nous laisser relever, cela consiste justement à retrouver cette ressemblance. Car en la perdant, je me suis perdu moi-même. « Cela ne me ressemble pas », c’est ce que je dis quand j’ai fait quelque chose dont j’ai honte.
Et parfois, j’ai l’impression de ne plus tellement me ressembler.
C’est pour cela que le Christ, en ce début de carême, nous invite à le suivre au désert. Pas pour fuir les hommes, encore moins pour me fuir moi-même, mais pour retrouver les chemins de l’intimité avec Dieu, le temps passé à écouter sa parole ou simplement à être avec lui dans tout ce qui occupe mon quotidien.
Car c’est cette intimité qui me rendra cette ressemblance, comme deux vieux amis qui n’ont pas du tout les mêmes traits, mais qui finissent par partager, après des années de familiarité, le même inimitable sourire.

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Début de carême 2018

Message non lupar Fée Violine » lun. 19 févr. 2018, 23:49

Carême dans la ville, méditation du jour :

À mon image
Petits enfants, gardez-vous des idoles.
Première lettre de saint Jean, chapitre 5, verset 21

Frère Adrien Candiard,
Couvent du Caire

J’avais seize ans lorsque je décidai de faire ma première retraite, seul, dans une abbaye où je ne connaissais personne. J’avais seize ans, et des idées tranchées – sur la politique, la beauté, le sens de la vie – comme on peut n’en avoir qu’à cet âge ; Dieu était, me semblait-il, la clef de voûte de ces convictions. Ce que ces jours de silence me firent voir, c’est que Dieu n’acceptait pas de jouer le rôle que je lui réservais.
Il refusait de n’être qu’un concept, une idée ou le garant de mes certitudes. Non que ces convictions fussent fausses (il y en a beaucoup auxquelles, vingt ans plus tard, je n’ai pas renoncé), mais Dieu m’invitait à une aventure autrement plus exaltante que la clôture de mon système : commencer à connaître le Dieu Vivant.
Et la première étape, dont je ne suis jamais tout à fait sorti, c’était d’abandonner le Dieu que j’avais fabriqué à mon image.
Car il est tentant, si je peine à ressembler à Dieu, de faire en sorte que lui me ressemble. La Bible appelle cela l’idolâtrie. Il ne s’agit pas seulement des cultes des sociétés anciennes qui adoraient des statues, ni même du risque d’idolâtrer l’argent ou le dernier smartphone.
Il s’agit bien plus souvent de la tentation d’avoir un Dieu qui me ressemble, de droite, de gauche, amateur de football ou de chant grégorien, qui vient simplement rehausser de son prestige divin mes opinions...
Retrouver la ressemblance avec le Dieu Vivant, c’est d’abord accepter de faire silence, d’abandonner mes tentatives de m’approprier Dieu pour me mettre à son écoute, et accepter de me laisser surprendre.

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Re: Début de carême 2018

Message non lupar Fée Violine » mar. 20 févr. 2018, 12:04

méditation du 20 février
Gardien de la porte ouverte
"Alors Dieu prononça toutes les paroles que voici: “Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage.“
Livre de l’Exode, chapitre 20, versets 1 et 2

Frère Adrien Candiard,
Couvent du Caire

« Il se prend pour Dieu le Père, celui-là ! » En général, quelqu’un qui se comporte comme s’il était Dieu n’est pas très agréable à fréquenter : il abuse de son autorité et donne des ordres à tout le monde. Il est vrai que Dieu aussi nous a donné des commandements – comme les fameux « Dix commandements ».
Est-ce en cela que nous devrions lui ressembler ?
Il est utile de remarquer que, dans cette page célèbre, Dieu commence par se présenter : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. » Avant d’être le Dieu qui commande, il est le Dieu qui libère.
Il ne lance pas ses commandements à la cantonade, à n’importe qui : il s’adresse au peuple qu’il vient de faire sortir de l’esclavage. Cela donne le sens de ces commandements : nous maintenir dans cette liberté et nous éviter une servitude bien plus impitoyable que l’esclavage de Pharaon – celle du péché. Tous les pécheurs voient de quoi je parle : trop souvent, l’habitude, la colère, mon envie du moment, me font agir autrement que je le voudrais. Personne ne me contraint, et pourtant je ne fais pas ce que je veux profondément. Il n’est pas si facile d’être libre.
Dieu refuse aussi bien de s’en laver les mains, sous prétexte de respecter notre liberté, que de vouloir à notre place. Il choisit de nous aider à être nous-mêmes, à le vouloir vraiment. Retrouver la ressemblance avec le Dieu du Sinaï, c’est, dans mon couple, ma famille, mes amitiés, ma communauté, dans la société, me faire le gardien de la liberté de l’autre, du mystère de l’autre, du mystère qu’est l’autre.

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Re: Méditations pour la période de Carême

Message non lupar Fée Violine » sam. 24 févr. 2018, 2:28

En trois dimensions
Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.
Livre du Lévitique, chapitre 19, verset 2

Frère Adrien Candiard,
Couvent du Caire

« Sainteté ! Que de saints sont ratés en ton nom ! »*, se désolait Madeleine Delbrêl, grande figure spirituelle du XXe siècle. C’est que cette sainteté peut être le lieu d’un grand malentendu. Pour beaucoup, l’objectif semble trop ambitieux, parce qu’il suppose qu’il faut pour cela réaliser d’inaccessibles miracles. Mais il peut aussi sembler un peu inquiétant : s’il s’agit d’être parfait, sans défaut, n’allons-nous pas finir comme des saints de vitrail qui n’existent qu’en deux dimensions, des visages impersonnels, des personnalités bien lisses et un peu transparentes ?
C’est qu’on fait de la sainteté une forme de perfection, un idéal de pureté qui n’a plus grand-chose à voir avec la réalité de notre vie. Et qui n’a pas grand-chose à voir non plus avec la véritable sainteté. Car la sainteté chrétienne n’est rien d’autre que la vie avec Dieu, c’est-à-dire l’entrée de Dieu dans ma vie concrète, avec ses chagrins d’amour et ses allergies au poil de chat, ses espoirs de promotion et ses tartes aux pommes réussies, ses cris d’enfants et sa solitude.
C’est la joie de la présence de Dieu que rien ne peut nous ravir. Partager la sainteté de Dieu, ce n’est rien d’autre que partager sa joie. Il n’y a pas de raison pour que cette joie m’empêche d’être moi-même : au contraire, si ma vie n’est pas ma vie mais une espèce de rêverie éthérée, elle ne peut plus exister. La ressemblance avec le Dieu crucifié ne se fait pas au prix de l’effacement de mes propres traits, car retrouver la ressemblance, à la suite des saints, c’est laisser le sourire de Dieu illuminer mon visage.

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Re: Méditations pour la période de Carême

Message non lupar Fée Violine » lun. 26 févr. 2018, 16:55

Le monde est stone
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Évangile selon saint Marc, chapitre 9, verset 8

Audrey,
Fidèle de Retraite dans la Ville

Le monde est stone, pierre qui parfois broie la vie des enfants. Emmurée dans ce silence où j’avais trop crié, j’étais écrasée par ce poids de honte de n’avoir jamais pu, jamais su me défendre. M’étendre sur le sol et mourir, il ne restait que cela. Sans plainte, sans révolte. Simplement m’éteindre, reposer, enfin. J’avais treize ans.
« Tandis qu’en moi mon âme défaillait, je me suis souvenu du Seigneur. »* Mon regard, qui se lève du sol, se pose sur la crèche de Noël, et cette certitude alors : je n’ai pas le droit. Pas le droit de céder à la mort où tout menait, m’enserrant comme un filet. Dieu, là. Son regard dans le mien, présence qui échappe à tout mot, désarme la mort, repousse le néant. Je ne comprends pas, mais c’est assez pour reprendre le chemin.
Les années passent. Les murs du silence confinent la vie, à la fois protègent et emprisonnent. Et ces chaînes aux pieds, que mon regard ne veut, ne peut pas voir. « Mais tu veux au fond de moi la vérité. »** Tu le veux par amour pour moi, Seigneur. Cette vérité, c’est toi. Rencontre vivante, intime fulgurance dans le temps arrêté. « Il a fendu le rocher : les eaux ont ruisselé ! »*** Et soudain, la chair sait en cette faim de Dieu qui la prend au corps, ce qu’elle a toujours confusément cherché. Instant de grâce où tout est donné.
Et une vie pour le déployer. Rouvrir la blessure, présenter à Dieu cette douleur nue, intacte, plaie béante qu’effleure son infinie tendresse. Et la grâce de la confiance donnée, le silence brisé, la honte enlevée d’être dite. Les murs tombent, pierres roulées, et la vie qui inonde, les larmes et la joie. S’engager avec Dieu sur les chemins du passé, du pardon libérateur, comme en Terre promise.
Et puis un jour, regarder en arrière en toute douleur et voir le Christ là, seul, à mes côtés. Expérience de transfiguration, bouleversante, qui saisit l’être tout entier, où l’on sait que seul, on ne l’a jamais été. Ma vie à sa lumière. Elle abolit les comment, les pourquoi. Présence qui seule fait sens. Dieu, mon rocher.


*Livre de Jonas ch.2, v. 8
** Psaume 50 v. 8
***Livre d'Isaïe ch. 48, v. 21

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Re: Méditations pour la période de Carême

Message non lupar Fée Violine » jeu. 01 mars 2018, 18:09

Médicament de l’autre
Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé.
Lecture de saint Paul Apôtre aux Romains chapitre 5, verset 20

Killian,
Communauté Cenacolo

Une enfance compliquée entre parents séparés, dialogues inexistants, et questions sans réponses qui mène à un sentiment d’abandon et de solitude. Situation banale dans le monde actuel. Mais au milieu de tout cela, un enfant en quête de bonheur.
En grandissant, forgé par les mauvaises décisions et les erreurs de parcours, me voilà lancé sur l’autoroute du faux bonheur. Illusion qui semble remplir un vide. Petit à petit, l’autoroute se transforme en impasse. La drogue, souvent. Descente dans l’obscurité. Est-ce la fin ?
Dans la nuit, une main se tend. Je n’avais presque plus de volonté. Poussé par mes proches, j’arrive au Cenacolo. J’y rencontre des gens qui ont les mêmes problèmes que moi et qui ont trouvé la force de changer. On y travaille dur – potager, foins, maçonnerie – mais jamais seul. On s’entraide gratuitement. Des amitiés vraies se nouent ; on se découvre médicament de l’autre. On prie souvent. Peu à peu, je m’engage dans la prière par une réponse personnelle.
Dans le regard de mes proches, je découvre que je change : caractère, rapports avec ma famille, manière de m’exprimer, de me comporter. Ma volonté s’affermit. « Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé. »
Au milieu de rien, l’espoir est né. Quelle est cette main qui m’a relevé ? On peut l’appeler foi, prière, ou encore providence. Moi, je préfère l’appeler Dieu. Il a entendu mon cri de désespoir, et y a répondu. Un passage difficile, des épreuves, des doutes, des luttes... pour au final atteindre le but initial : le bonheur, le bonheur vrai.

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Re: Méditations pour la période de Carême

Message non lupar Fée Violine » dim. 04 mars 2018, 20:21

Miséricorde dans ma chair
Pose-moi comme un sceau sur ton cœur.
Cantique des cantiques chapitre 8, verset 6

Camille,
Fraternité de la résurrection de Lazare Béthanie

Il m’a relevée, il m’a fait renaître. Le Vivant est descendu aux racines de mon être. Là où personne ne pouvait aller, en ce lieu profond il m’a rencontrée. J’avais perdu les clefs de ma vie, comment user de ma liberté ? J’étais née, j’avais grandi, marché sous le soleil, puis l’orage et la pluie. Nuit. Un silence sur ma vie. Sortir, questionner le monde, rassembler les âges et les années, interroger la science, les mages et les sorciers… « Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » « Je l’ai cherché ; je ne l’ai pas trouvé. »* Être brûlée du désir de la vérité, et parfois mourir de ne pas trouver… J’ai soif et je crie : « Qui pourra abreuver celle que le monde entier ne saurait combler ? »
Silence… Puis là, derrière mon mur, une présence. Un prêtre prononce sur moi le nom inconnu de Jésus. Les cieux se déchirent, ma tête se relève, la grâce m’enivre, je me retrouve à terre. Mes larmes dans la poussière. Jésus me libérant de l’enfer. L’abîme de ma soif rencontre l’abîme de sa passion. Miséricorde dans ma chair.
Fille de la nuit et de ses adeptes, je deviens épouse du Christ et de ses préceptes. Pécheresse devenue princesse. Ma vie un soir dans les poubelles, le lendemain déposée sur l’autel, Jésus est passé. Il m’a relevée.
À 18 ans je reçois le baptême. Résurrection. Feu sur ma vie. Confirmation. Dieu vivant en moi. Vivre en lui. Toujours. Chanter pour mes frères. Ceux qui sont dans les épines, les fers, les rues, la glace. Solidaire du péché et de la grâce. Dans l’abîme comme dans la gloire, le louer, ne jamais perdre espoir. Dieu plus fort que la mort. Sa miséricorde régnera pour l’éternité !

* Cantique des cantiques, ch. 3, v. 2-3


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