Comment bien vivre le Carême

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Comment bien vivre le Carême

Message non lupar jean_droit » jeu. 16 févr. 2006, 11:50

Bonjour mes frères,
Le Carême vient à grands pas. Pour moi il est, avec l'Avent, une des deux périodes fortes de l'année liturgique. Je voudrais que nous puissions discuter ensemble de notre façon de vivre le carême.
Que Dieu, qui est Père, Fils et Saint Esprit, nous bénisse !

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carême

Message non lupar Pierre-Luc » jeu. 23 févr. 2006, 12:39

En ce qui me concerne, je conçois le carême comme un synonyme de privation et de partage.
Bien sûr il est bon de se priver de certaines choses pendant la période de carême, mais je pense que l'aspect privatif sans le partage n'a aucune valeur régénératrice vis à vis de Dieu.
Je crois que n'importe quelle démarche spirituelle doit être bénéfique pour les autres.
Il me vient à l'esprit un passage de l'Epître de Saint Jacques où il nous est dit:
Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. (Jacques 2.17).
Le carême demande une action personnelle (privations), mais aussi un rayonnement de la foi à travers les oeuvres.
Fraternellement :)
Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. (St Jean 11.25).

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Message non lupar jean_droit » jeu. 23 févr. 2006, 13:31

Chaque année je me demande comment vais-je remplir mon Carême.

Je ne sais plus comment était fait le Carême « autrefois ».

Je me suis inspiré du Ramadan dont le but est très semblable.

Les piliers du Ramadan sont la prière, le jeune et la charité au sens large du terme. Vous me direz que cela n’a rien d’original et que ce sont, aussi, les composants du Carême.

Au niveau de la prière un certain nombre d’idées peuvent être utilisées :
- Réciter les Laudes et les Vêpres,
- Réciter l’Angélus et le Rosaire,
- Réciter le Benedicite
- Aller quotidiennement à la messe,
- Fêter comme il se doit le Mercredi des Cendres, l’Annonciation, les Rameaux.
- Suivre les offices de la Semaine Sainte

Au niveau du jeune, je pense, qu’en plus des obligations « canoniques » ( Mercredi des Cendres et Vendredi Saint ), on peut essayer de se priver de certains plaisirs.

Ces privations devraient nous permettre de faire œuvre de plus de « charité» :

- Je pense à la charité matérielle c’est à dire à l’aide que nous apportons aux plus démunis. Il me semble qu’il est préférable de le faire directement plutôt que de passer par des associations caritatives.

- Je pense à la charité spirituelle c’est à dire à la fraternité que nous devons accorder à chacun dans notre comportement quotidien et, d’abord, vers les plus faibles et ceux qui nous sont le plus éloignés ou avec lesquels nous sommes en conflit.

Bien d’autres idées peuvent êtres trouvées. A vous de nous en donner !

Personnellement j’aime beaucoup les « petits gestes » qui illuminent notre journée !

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Message non lupar jean_droit » lun. 27 févr. 2006, 16:52

Carême

A Saint Michel des Batignolles, à Paris, le père curé a expliqué un certain nombre d’actions prévues pour la période du Carême.
Mardi soir « Crêpes-Prières » et remise d’un carnet de carême.
Mercredi soir première partie d’une série de réunion sur la prière « Ecole Oraison », qui va durer tout le Carême.
A 21 heures messe supplémentaire avec imposition des cendres, bien sûr.
En plus des prières habituelles du Chapelet et de l’adoration du Saint Sacrement, des efforts demandés par le Secours Catholique et les Petites sœurs des pauvres, il a signalé une initiative amusante : accompagner dans l’abstinence, et le jeune, des alcooliques.
Vraiment, à Paris, la vie religieuse est très facilitée.
…………….
Parmi les idées qui m’ont été proposées est celle de faire une petite retraite, ne serait-ce qu’un week end.
……………
Bon Carême à tous !

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Message non lupar Hélène » mar. 28 févr. 2006, 15:12

Pour ma part, je vais suivre les pas du Seigneur au désert pour écouter ce qu'Il veut me dire dans le murmure de la brise légère... et jeûner : d'Internet (c'est pas que je vous aime pas :lol: ), de bruits inutiles (autour de moi - télé, musique, etc. - les bruits du monde, ceux dans ma tête :P vous savez ? La folle du logis qui court partout ?)...et bien sûr, pendant ce jêune, je me nourrirai de la prière, de lecture spirituelle et de méditations quotidiennes...

Je vous propose quelques nourritures spirituelles pour ce temps de carême : http://www.fsj.fr/Avec-toi-nous-irons-au-desert.html

Convertissons-nous et croyons à la Bonne Nouvelle...

À bientôt sur l'autre Rive : celle de la Résurrection ! :wub:
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Message non lupar Hélène » mar. 28 févr. 2006, 15:29

Pour ceux et celles qui se sentent incapables de jeûner de leur écran d'ordinateur, une retraite nous est proposée par les Dominicains sur Internet ! :)

http://www.retraitedanslaville.org/acc.php

Sans blague...ça semble très bien...

Hélène
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Message non lupar jean_droit » mar. 28 févr. 2006, 17:26

Eh bien très bon Carême, Hélène !
Merci pour les références données !

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Message non lupar jean_droit » mar. 28 févr. 2006, 17:28

Sur le site de catholique-paris il y a une entrée correspondant aux différentes manifestations prévues durant le Carême dans les différentes paroisses.

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Message de Benoît XVI à l'occasion du Carême

Message non lupar jean_droit » mer. 01 mars 2006, 9:00

Message de Benoît XVI pour le carême 2006
« Pèlerinage intérieur vers … la source de la miséricorde »

ROME, Mardi 28 février 2006 (ZENIT.org) – Nous re-publions ci-dessous le Message de Benoît XVI pour le Carême 2006.

Mgr Karel Kasteel, secrétaire du conseil pontifical Cor Unum, a confié à Zenit que ce message a été écrit par le pape l’été dernier, alors qu’il écrivait aussi son encyclique: c’est en quelque sorte un « résumé » par le pape lui-même de l’encyclique « Deus caritas est ».

Dans ce message pour le carême qui commence demain, mercredi 1er mars, mercredi des Cendres, Benoît XVI invite les fidèles à ce « pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde ».

MESSAGE DE SA SAINTETÉ LE PAPE BENOÎT XVI POUR LE CARÊME 2006

« Voyant les foules, Jésus eut pitié d’elles » (Mt 9, 36)

Chers frères et sœurs !

Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C’est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques. Même dans les «ravins de la mort» dont parle le Psalmiste (Ps 22 [23], 4), tandis que le tentateur nous pousse à désespérer ou à mettre une espérance illusoire dans l’œuvre de nos mains, Dieu nous garde et nous soutient. Oui, aujourd’hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d’amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l’obscurité de l’horreur l’emporte. Comme l’a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une «limite divine imposée au mal», c’est la miséricorde (Mémoire et identité, 4, Paris, 2005, pp. 35 ss.). C’est dans cette perspective que j’ai voulu placer au début de ce Message l’annotation évangélique selon laquelle, «voyant les foules, Jésus eut pitié d’elles» (Mt 9, 36). Dans cet esprit, je voudrais m’arrêter pour réfléchir sur une question très débattue parmi nos contemporains : la question du développement. Aujourd’hui encore le «regard» de compassion du Christ ne cesse de se poser sur les hommes et sur les peuples. Il les regarde sachant que le «projet» divin prévoit l’appel au salut. Jésus connaît les embûches qui s’opposent à ce projet et il est pris de compassion pour les foules : il décide de les défendre des loups, même au prix de sa vie. Par ce regard, Jésus embrasse les personnes et les multitudes, et il les remet toutes au Père, s’offrant lui-même en sacrifice d’expiation.

Éclairée par cette vérité pascale, l’Église sait que, pour promouvoir un développement plénier, il est nécessaire que notre «regard» sur l’homme soit à la mesure de celui du Christ. En effet, il n’est en aucune manière possible de dissocier la réponse aux besoins matériels et sociaux des hommes de la réponse aux désirs profonds de leur cœur. Il convient d’autant plus de souligner cela à notre époque de grandes transformations, où nous percevons de manière toujours plus vive et plus urgente notre responsabilité envers les pauvres du monde. Mon vénéré Prédécesseur, le Pape Paul VI, identifiait déjà avec précision les dommages du sous-développement comme étant un amoindrissement d’humanité. Dans cet esprit, il dénonçait dans l’Encyclique Populorum progressio «les carences matérielles de ceux qui sont privés du minimum vital, et les carences morales de ceux qui sont mutilés par l'égoïsme, […] les structures oppressives, qu'elles proviennent des abus de la possession ou des abus du pouvoir, de l'exploitation des travailleurs ou de l'injustice des transactions» (n. 21). Comme antidote à de tels maux, Paul VI suggérait non seulement «la considération accrue de la dignité d'autrui, l'orientation vers l'esprit de pauvreté, la coopération au bien commun, la volonté de paix», mais aussi, «la reconnaissance par l’homme des valeurs suprêmes et de Dieu, qui en est la source et le terme» (ibid.). Dans cette ligne le Pape n’hésitait pas à proposer «la foi, don de Dieu accueilli par la bonne volonté de l'homme, et l'unité dans la charité du Christ» (ibid.). Donc, le «regard» du Christ sur la foule nous incite à affirmer le véritable contenu de «l’humanisme intégral» qui, toujours selon Paul VI, consiste dans le «développement intégral de tout l'homme et de tous les hommes» (ibid., n. 42). C’est pourquoi la première contribution que l’Église offre au développement de l’homme et des peuples ne se concrétise pas en moyens matériels ou en solutions techniques, mais dans l’annonce de la vérité du Christ qui éduque les consciences et enseigne l’authentique dignité de la personne et du travail, en promouvant la formation d’une culture qui réponde vraiment à toutes les interrogations de l’homme.

Face aux terribles défis de la pauvreté d’une si grande part de l’humanité, l’indifférence et le repli sur son propre égoïsme se situent dans une opposition intolérable avec le «regard» du Christ. Avec la prière, le jeûne et l’aumône, que l’Église propose de manière spéciale dans le temps du Carême, sont des occasions propices pour se conformer à ce «regard». Les exemples des saints et les multiples expériences missionnaires qui caractérisent l’histoire de l’Église constituent des indications précieuses sur le meilleur moyen de soutenir le développement. Aujourd’hui encore, au temps de l’interdépendance globale, on peut constater qu’aucun projet économique, social ou politique ne remplace le don de soi à autrui, dans lequel s’exprime la charité. Celui qui agit selon cette logique évangélique vit la foi comme amitié avec le Dieu incarné et, comme Lui, se charge des besoins matériels et spirituels du prochain. Il le regarde comme un mystère incommensurable, digne d’une attention et d’un soin infinis. Il sait que celui qui ne donne pas Dieu donne trop peu, comme le disait la bienheureuse Teresa de Calcutta : «La première pauvreté des peuples est de ne pas connaître le Christ». Pour cela il faut faire découvrir Dieu dans le visage miséricordieux du Christ : hors de cette perspective, une civilisation ne se construit pas sur des bases solides.

Grâce à des hommes et à des femmes obéissant à l’Esprit Saint, sont nées dans l’Église de nombreuses œuvres de charité, destinées à promouvoir le développement : hôpitaux, universités, écoles de formation professionnelle, micro-réalisations. Ce sont des initiatives qui, bien avant celles de la société civile, ont montré que des personnes poussées par le message évangélique avaient une préoccupation sincère pour l’homme. Ces œuvres indiquent une voie pour guider encore aujourd’hui l’humanité vers une mondialisation dont le centre soit le bien véritable de l’homme et conduise ainsi à la paix authentique. Avec la même compassion que Jésus avait pour les foules, l’Église ressent aujourd’hui encore comme son devoir de demander à ceux qui détiennent des responsabilités politiques et qui ont entre leurs mains les leviers du pouvoir économique et financier de promouvoir un développement fondé sur le respect de la dignité de tout homme. Une importante authentification de cet effort consistera dans la liberté religieuse effective, entendue non pas simplement comme possibilité d’annoncer et de célébrer le Christ, mais aussi comme contribution à l’édification d’un monde animé par la charité. Dans cet effort, s’inscrit également la considération effective du rôle central que les valeurs religieuses authentiques jouent dans la vie de l’homme, en tant que réponse à ses interrogations les plus profondes et motivation éthique par rapport à ses responsabilités personnelles et sociales. Tels sont les critères sur la base desquels les chrétiens devront aussi apprendre à évaluer avec sagesse les programmes de ceux qui les gouvernent.

Nous ne pouvons pas ignorer que des erreurs ont été commises au cours de l’histoire par nombre de ceux qui se disaient disciples de Jésus. Souvent, face aux graves problèmes qui se posaient, ils ont pensé qu’il valait mieux d’abord améliorer la terre et ensuite penser au ciel. La tentation a été de croire que devant les urgences pressantes on devait en premier lieu pourvoir au changement des structures extérieures. Cela eut comme conséquence pour certains la transformation du christianisme en un moralisme, la substitution du croire par le faire. C’est pourquoi, mon Prédécesseur de vénérée mémoire, Jean-Paul II, observait avec raison : «Aujourd'hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une ‘sécularisation progressive du salut’, ce pourquoi on se bat pour l'homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral» (Encyclique Redemptoris missio, n. 11).

C’est justement à ce salut intégral que le Carême veut nous conduire en vue de la victoire du Christ sur tout mal qui opprime l’homme. En nous tournant vers le divin Maître, en nous convertissant à Lui, en faisant l’expérience de sa miséricorde grâce au sacrement de la Réconciliation, nous découvrirons un «regard» qui nous scrute dans les profondeurs et qui peut animer de nouveau les foules et chacun d’entre nous. Ce «regard» redonne confiance à ceux qui ne se renferment pas dans le scepticisme, en leur ouvrant la perspective de l’éternité bienheureuse. En fait, déjà dans l’histoire, même lorsque la haine semble dominer, le Seigneur ne manque jamais de manifester le témoignage lumineux de son amour. À Marie, «fontaine vive d’espérance» (Dante Alighieri, Le Paradis, XXXIII, 12), je confie notre chemin du Carême, pour qu’Elle nous conduise à son Fils. Je Lui confie spécialement les multitudes qui, aujourd’hui encore, éprouvées par la pauvreté, invoquent aide, soutien, compréhension. Dans ces sentiments, de grand cœur, j’accorde à tous une particulière Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 29 septembre 2005.

BENEDICTUS PP. XVI

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Message non lupar Théophane » mer. 01 mars 2006, 11:57

Selon moi la meilleure façon de vivre le saint temps du Carême est de jeûner, de mortifier son corps, de faire pénitence plus que d'habitude, de beaucoup prier et d'avoir également recours davantage au sacrement de la réconciliation. Le Chemin de Croix tous les vendredi est un très bon exercice.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)

Jean-Pierre DALIBOT
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Message non lupar Jean-Pierre DALIBOT » mer. 01 mars 2006, 12:50

[align=center]LE CARÊME[/align]UNE AUTRE FAÇON DE JEÛNER

ÉCHANGES INTERRELIGIEUX

PRIER ET PARTAGER
La religion des autres fait parfois peur et pourtant elle peut enrichir notre foi. En effet, par cet échange, nous renforçons nos croyances en les distinguant de celles des autres. Une meilleure appréhension de l'histoire des religions, des cultures qui les portent et des gens qui les confessent sont de nature à raffermir notre relation à Dieu et, pour ce qui nous concerne, notre identité de chrétien.
Dès lors, la différence devient une force sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour aller plus loin dans notre foi et dans notre relation à l'autre. Mais la différence peut aussi devenir destructrice, si chacun n'est pas respectueux d'autrui et de ses croyances.

LE JEÛNE:
Si le jeûne est un acte de privation, il est aussi un geste d'humilité devant Dieu, il nous ramène à ce que nous sommes, simplement des hommes et des femmes appartenant à la même humanité,"notre propre chair".
"Le jeûne que je préfère, n'est-ce pas ceci: dénouer les liens provenant de la méchanceté, détacher les courroies du joug, renvoyer libres ceux qui ployaient, bref que vous mettiez en pièces tous les jougs ! N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé ? Et encore, les pauvres sans abri tu les hébergeras, si tu vois quelqu'un nu te le couvriras: devant celui qui est ta propre chair tu ne te déroberas pas" (Es 58,6-7).

LA PRIÈRE:
La prière n'est pas réclamation, mais, là encore, un acte d'humilité devant Dieu à qui l'on reconnaît la toute puissance par notre sollicitation. Et en nous tournant vers le Seigneur, nous nous détournons de nous-mêmes, nous délaissons notre ego pour nous abandonner à Dieu en toute confiance, remplis d'espoir. Or, ce premier élan est comme un prélude à notre ouverture aux autres.
"Quand vous priez, ne rabâchez pas comme les païens ; ils s'imaginent que c'est à force de paroles qu'ils se feront exaucer. Ne leur ressemblez donc pas, car votre Père sait ce dont vous avez besoin, avant que vous lui demandiez" (Mt 6,7-14)

LE PARTAGE:

Le partage suppose l'altérité et la réciprocité car pour qu'il y ait partage, il faut un autre qui partage avec moi.
Il permet aussi de dépasser les différences en donnant à mon prochain autant de valeur qu'à moi-même, puisqu'en partageant je me prive pour lui. Dès lors, en me ramenant à la condition d'autrui et surtout de plus pauvre, je prends le chemin du Christ qui s'est fait homme.
" Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez recueilli; nu, et vous m'avez vêtu; malade, et vous m'avez visité; en prison et vous êtes venus à moi. (...)En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait !" (Mt 25,31-46).

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BON CARÊME

Message non lupar Jean-Pierre DALIBOT » mer. 01 mars 2006, 13:02

POUR LA PAROISSE ST-SIMON DU MOLLIENOIS.
Une proposition est faîte pour le CARÊME 2006

Mercredi 1er mars
Début du carême

LES DIMANCHES (méditations sur les thèmes suivant)

5/03 - 1er dimanche
* Jésus est tenté - Nous ne sommes pas faits pour le mal. Marc 1,12-15
12/03 - 2ème dimanche
* Jésus est transfiguré - Nous sommes faits pour la lumière ! Marc 2, 2-10
19/03 - 3ème dimanche
* Jésus chasse les marchands du Temple - Ne jamais désespérer de soi. Jean 2, 13-25
26/03 - 4ème dimanche
* Jésus vient pour les pécheurs - Ne jamais avoir peur de Dieu. Jean 3, 14-21
02/04 - 5ème dimanche
* L'heure de Jésus - Vivre pour les autres. Jean 12, 20-33
09/04 - Dimanche des rameaux
* Jésus Sauveur - Dieu est notre Père.
16/04 - Dimanche de la Résurrection
* Jésus est ressuscité - L'amour est plus fort que la mort.

LES JEUDIS (Temps de réflexion)
20h30 - Foyer St-Martin -67 r du Gl Leclerc - 80540 MOLLIENS-DREUIL
Une diversité de visions sur Jésus

jeudi 9 mars
Échange autour du film : L'ÉVANGILE selon St-MATTHIEU de PASOLINI

jeudi 23 mars
Échange autour du film : LA PASSION de Mel Gilson
(cette soirée n'est pas conseillée aux enfants et âmes sensibles)

jeudi 30 mars
Méditation par le Père Daniel LAMERAND - LES REGARDS DE JÉSUS

jeudi 6 avril
20h30 - Église de Molliens - CÉLÉBRATION PÉNITENTIELLE

jeudi 13 avril
19h - Église de Molliens - INSTITUTION DE L'EUCHARISTIE


Jeudi 20 avril

Chemin faisant à la rencontre des autres

- Mieux connaître le Secours Catholique
- Reportage sur le Burkina Faso avec Isabelle PIERRARD qui revient de ce pays avec des témoignages et photos

Voir les pages: Paroisse - Agenda
pour voir le programme des différentes rencontres http://www.jean-pierre-dalibot.net

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Les piliers du Carême

Message non lupar jean_droit » mer. 01 mars 2006, 13:15

Mon père, je suis d'accord avec votre analyse.
Comme je l'avais signalé au sujet du Ramadan le Carême me semble comporter :
- le jeune et / ou l'abstinence,
- la prière,
- la charité ( au sens de "Deus caritas est" ).
Ces différentes parties se répondent l'une l'autre.
Pour avoir paticipé de nombreuses années au Ramadan avec des amis musulmans ces trois axes du Carême me sont apparus comme également importants.
Mais, aussi, c'est un cheminement, avec Marie, mère de Dieu, vers Pâques.
J'ai bien aimé les mots de Benoît XVI : "Pèlerinage intérieur ".
Cet aspect dynamique des choses, comme le temps de l'Avent, nous rapporoche de Dieu et de notre prochain.

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Message non lupar Adnocturne » mer. 01 mars 2006, 14:59

Bonjours à tous,

Je suis nouveau sur ce site. A 26 ans aprés... oulà au minimum 10 année loin de l'Eglise, je vais profiter de ce Carême pour me "re-convertir". Ca tombe plutot pas mal c'est une temps favorable je pense. Donc pour moi c'est une premiere je vais faire Carême en adulte et réflichissant vraiment au but de ce temps.

Et ca me rend assez heureux je dois dire.

Pierre-Luc
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Re: CAREME

Message non lupar Pierre-Luc » jeu. 02 mars 2006, 9:01

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. (Epître de St Jacques 4.8).
Que votre démarche soit bénie abondamment et bon retour parmi les disciples du Seigneur. :clap:
Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. (St Jean 11.25).


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