SOS sur le point de céder à l'avortement

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zelie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar zelie » jeu. 28 juin 2018, 12:33

Je continue ici mon message. Mais c'est étonnant le nombre de bugs de mon message précédent: ça ne m'est jamais arrivé autant depuis que je viens sur ce forum, et ça fait 11 ans que je le fréquente!

Je suis tellement de l'avis de Cendrine, qui nous livre un témoignage fin et sincère. Qui peut dire à l'heure actuelle que vos parents finalement ne vous aideront pas bien plus qu'il n'y parait au premier abord, où Cendrine a bien raison de pointer qu'en première instance, en situation de panique, même un parent aimant fait et fait faire n'importe quoi. Et que le calme revenu, on ré-envisage toujours les choses, et on accueille toujours son enfant, on ne le laisse jamais tomber. Je ne connais aucun grand-parent pas complètement gaga de son petit-enfant... La vie reprend toujours ses droits si on lui laisse sa chance.

Il se peut que pour le jeune père tout ne soit pas aussi rose, mais il se peut aussi que tout ne soit pas noir et perdu, au moins dans le fait d'assumer sa paternité. Mais peu importe le résultat, si cela résulte d'une entente sincère et à l'écoute de l'autre. Restez persuadée qu'au dessus de tout cela il y a Dieu, qui amènera un père à votre enfant si vous le lui demandez humblement dans la prière, surtout faite par une maman courageuse qui choisit de tout lui confier, de tout lui abandonner, pour qu'Il porte à sa façon et à son heure la suite de cette histoire.

Un prêtre un jour, dans un reportage, livrait un témoignage édifiant: il avait marié religieusement un jeune couple de chrétiens pratiquants, dûment formés par une longue préparation au mariage faite par le prêtre. On peut donc dire qu'ils avaient réfléchi, mûri ensemble un vrai projet de famille, bref qu'ils étaient préparés. Sur ce, la jeune épousée tombe enceinte... de triplés. Et monsieur se barre illico, ne voulant plus entendre parler de la jeune maman. Vous voyez l'état de la jeune femme... Aidée par le prêtre, elle se plonge dans la prière pour que Dieu ramène un père à ses enfants, et dans son esprit, bien sûr, ce père ne pouvait être que son mari enfui pour lequel elle gardait un vraie tendresse et un pardon acquis. Ben non. Elle a rencontré rapidement un autre jeune homme, qui l'a épousée et a élevé ses trois enfants et a été leur véritable père.

Je ne dis pas que toutes les histoires ont des fins aussi roses. Mais que par la prière, on peut obtenir beaucoup, même si ce beaucoup est déroutant, et on peut surtout, pour l'immédiat, ramener la paix en nous, la paix du coeur de celui qui sait qu'il n'est plus seul pour porter ses soucis.
Si vous le pouvez, parlez à une amie capable de comprendre ce que vous passez, trouvez une oreille attentive qui saura accueillir tous vos doutes et vos questionnements; peut-être votre maman si vous êtes proches, après qu'elle ait accepté votre état? Comprenez qu'en vous déchargeant du trop-plein émotionnel qui vous encombre, vous allez vous sentir mieux, respirer enfin, et petit à petit dégager du temps de qualité pour être disponible à votre bébé, qui est tellement lié à vous qu'il réagit pour l'instant comme s'il était une partie de vous. Quand vous souffrez, il souffre, quand vous chantez, il chante. Il a besoin de sa maman, de l'amour de sa maman, et vous aussi vous avez besoin de d'autres prennent soin de vous. Allez vers ces autres, n'hésitez pas à demander leur compréhension et leur amour (parents, famillle) et sollicitez toutes les aides (prêtres, groupes, associations).

Nous sommes tous de tout coeur avec vous, je vous ai porté dans la prière de mon groupe dès que je vous ai lue et je continuerai.

Que Dieu vous reçoive sur Son Coeur et vous en fasse ressentir toute la suavité, qu'Il vous bénisse et vous accompagne,
Zélie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar mjustine » jeu. 28 juin 2018, 13:15

Bonjour MJustine,

Je viens juste de voir votre message. J'ai maintenant 46 ans, et, quand j'avais 19 ans il m'est arrivé la même chose qu'à vous (à ceci près que c'est après un viol que je suis devenue enceinte). J'étais chez mes parents, étudiante, et quand ma mère l'a appris elle ne m'a pas laissé le choix, c'était tout de suite rendez-vous dans un centre d'avortement (assez ironiquement d'ailleurs, dans la clinique où je suis née...).

Tout "s'est bien passé" si on peut dire. J'ai repris ma vie, j'ai rencontré un homme, eu un enfant, devenue artiste dessinatrice, etc etc... A ceci près que 20 ans après je me suis mise à dessiner un bébé qui me regardait. C'est tombé sur moi comme une bombe. A l'époque j'étais anti-chrétienne et je n'éprouvais aucune contrition, mais je me suis demandée où était allée l'âme de cet enfant, j'ai pensé au nid douillet qu'avait été mon corps pour lui, j'ai cherché le mot de "curetage" sur Internet car c'est comme ça qu'on l'a arraché à moi (j'étais presque à la fin du troisième mois de grossesse). Il aurait aujourd'hui 27 ans et pas un jour ne passe sans que je lui demande pardon et pas un ne passe sans que j'espère le retrouver au Ciel. Dans quel état son âme est-elle ? Pourrons-nous nous voir un jour ?

On m'a présenté cet avortement comme automatique, évident, que cela résoudrait un problème, mais je me souviens de la tendresse que j'éprouvais déjà pour cet enfant dans mon ventre, il m'intriguait, me faisait un peu peur aussi, mais je l'ai aimé en secret l'espace de quelques jours. Jamais l'amour n'a été mentionné, une grand-mère peut-elle mettre des conditions à l'amour pour ses petits enfants ? Peut être que la vie n'aurait pas été aussi confortable qu'elle l'avait été en avortant, mais à quoi bon un confort et une opulence extérieure si à l'intérieur on est torturé par la mort d'un innocent ? Je ne sais pas ce qui se serait passé si ma mère m'avait laissé le choix, à l'époque je n'avais pas la foi, mais je me dis que la vie est toujours la plus forte quand c'est l'amour et la confiance qui priment sur l'argent et les conventions sociales.

Maintenant que j'ai la foi, je me dis que n'importe quoi de dur aurait pu m'arriver si j'avais marché main dans la main avec Jésus.

Vos parents ont peur, votre ami aussi, vous aussi, et c'est bien normal, car c'est l'inconnu devant vous, mais si vous avez un moyen de rappeler qu'une nouvelle vie remplie d'amour n'est pas un danger, qu'avec la foi vous vous sentez forte, vous pouvez peut être faire réfléchir un peu plus vos proches ? Des catholiques ne devraient pas avoir peur de la vie ! Ou bien est-ce que l'argent compte davantage ?

Nous sommes avec vous quoi qu'il arrive. :coeur:

Merci pour votre beau message Cendrine.

J'imagine que la situation a dû être très compliquée pour vous, je ne sais pas si j'aurais été dans le même état d'esprit si ma grossesse était due à un viol... Votre mère a certainement voulu vous protéger, élever seule un enfant issu d'un viol doit être difficile à vivre...
Moi aussi j'ai peur, on me dit que je ne pourrai pas poursuivre mes études, que je n'aurai rien à offrir à ce bébé, etc.
Pourtant je pense que d'une certaine manière je l'aime déjà également, d'autant plus qu'il est issu d'un acte d'amour dans mon cas, c'est pour cela je me refuse de le regretter.
Concernant mes proches (ma famille du moins), ils ne sont plus si catégoriques. Ils ont décidé d'accepter mon choix, quel qu'il soit, et de m'accompagner.
Pour moi l'argent n'est vraiment pas le plus important, j'ai plutôt peur de ne pas pouvoir lui offrir un foyer avec deux parents aimants, indépendamment du côté matériel. Mon ami semble vraiment catégorique...

Carolus
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar Carolus » jeu. 28 juin 2018, 13:31

Je vous remercie de votre témoignage sincère, chère Cendrine.

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar mjustine » jeu. 28 juin 2018, 23:22

Chère Zélie,

Votre message m'a énormément touchée.

Tout d'abord car j'ai dit pas plus tard qu'aujourd'hui à mes parents que mourir semblerait être le plus simple pour moi à l'heure actuelle. Vous semblez lire dans mes pensées! Ils m'ont répondu que j'exagérais toujours tout, qu'en partant si défaitiste la vie ne m'offrirait jamais rien, etc. Ils ont décidé d'accepter mes choix, mais ils manquent certainement de compréhension à mon égard.

Je pense avoir besoin de me tourner vers Dieu pour puiser un peu de courage... Il est vrai que je prie beaucoup moins ces derniers temps, mon esprit étant trop focalisé sur la panique et la culpabilité, alors qu'auparavant je priais Dieu très souvent en remerciements pour les belles choses de la vie ou en demandant un peu d'aide dans des situations bien moins compliquées..

Ensuite j'aimerais vous remercier pour votre soutien, les belles choses que vous dites sont bien loin de l'image que je me fais de moi-même, et me met de ce fait un peu de baume au coeur...

Enfin, je vous remercie pour les différents liens que je vais m'empresser de lire.

elenos
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar elenos » sam. 30 juin 2018, 23:29

Chère MJustine

(de la part d’un père)
Sachez que tous ceux qui ont lu vos messages vous aiment et prient pour vous

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar zelie » mar. 03 juil. 2018, 9:16

C'est exactement ça, merci Elenos d'avoir si bien résumé nous tous ici!
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar JCNDA » mer. 04 juil. 2018, 6:50

Bonjour Justine,
Je pense avoir besoin de me tourner vers Dieu pour puiser un peu de courage... Il est vrai que je prie beaucoup moins ces derniers temps, mon esprit étant trop focalisé sur la panique et la culpabilité, alors qu'auparavant je priais Dieu très souvent en remerciements pour les belles choses de la vie ou en demandant un peu d'aide dans des situations bien moins compliquées..
Cendrine, vous a raconté la perte d'un petit être innocent.
Ma femme et moi, nous avons perdu une fille, lorsqu'elle était à 5 mois de grossesse. La naissance d'un bébé mort est aussi éprouvante qu'une naissance à 9 mois.

Vous écrivez que votre esprit est focalisé sur la panique et la culpabilité. Je vous rappelle que si votre compagnon avait accepté votre grossesse, vous auriez apprécié tous les deux ces moments de partage avec le futur bébé. [...]Lorsqu'on donne la vie, on ne peut la reprendre sur un coup de tête. Je suis désolé, on ne fuit pas dans ces circonstances.

Ma femme et moi, nous avons supporté la perte d'un enfant car nous étions ensemble. Dieu, nous a donné un enfant mort-né afin de nous montrer que la vie est fragile et certains projets ne peuvent pas se réaliser. Nous ne décidons pas de notre avenir. On voulions un garçon et une fille et nous avons eu deux garçons, point. Cependant deux garçons, c'est bien aussi.

Si vous décidez de l'avenir de votre enfant, faites-le de manière intelligente car vous pourriez le regretter. Maintenant, vous pouvez avoir un enfant, mais que peut-être, cela sera le dernier. Attention, on ne décide pas.
Bon courage.
"Car Yahweh connait la voie du juste, mais la voie des pécheurs mène à la ruine."
L’abbé Augustin Crampon

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar zelie » mer. 04 juil. 2018, 17:43

Chère Marie-Justine,

Votre réponse à vous m'a beaucoup touchée. D'abord parce qu'apparemment vous percutez très vite les choses et les personnes. C'est un grand don de Dieu, et une admirable qualité quand on la cultive et qu'on la met au service de Dieu.

Vous décrivez fort bien l'état psychologique de vos parents; ils sont encore réactionnels (sous le choc de la nouvelle) et pas relationnels (dans la relation profonde et véritable). Ca viendra. Ça viendra d'autant plus vite selon votre attitude; il va falloir les prendre un tout petit peu en charge pendant quelques temps; ce n'est pas compliqué, ça passe par deux aspects: d'une part, être ferme et claire sur votre position, pour les aider à faire le deuil d'une situation, celle qu'il ont connu jusqu'à maintenant: "fifille fait des études brillantes et tout roule, on se casse pas la tête". Affirmer une position c'est juste la dire et la redire gentiment à chaque sollicitation, sans agacement ni effondrement; mais ne jamais laisser place au doute et au retour en arrière chez son interlocuteur.

Et d'autre part, être douce, apaisante, rassurante, patiente et gentille; à leurs yeux, vous avez quelque chose à vous faire "pardonner", une trahison de leurs fantasmes, de leurs espérances; vous devez être rassurante, aimante, proche de leurs préoccupations. Ils se sentent pour l'instant trahis parce qu'ils sont encore incapables d'intégrer que dans une situation familiale, c'est tout le monde qui est concerné quand un membre sort des clous; ça viendra ça aussi. Et ça viendra d'autant plus facilement que vous serez cohérente et mature. En un mot, comprenez-les. (Ah, mature, pour les parents, ça passe par serviable et concernée par ce qui se passe à la maison; l'ado qui comprend ça manipule ses parents comme des marionnettes (j'en connais!)). Vous leur imposez une situation stressante complètement contre leur gré, contre leurs avis et contre leurs projets… parlez beaucoup avec eux pour qu’ils se sentent entendus et compris dans leur désarroi si vous voulez qu’ils comprennent et entendent votre désarroi.

Oui, je vois ce que vous devez vous dire: c'est vous qui avez besoin d'être rassurée, écoutée, cocoonée; c'est vous la première concernée... Mais la vie est ainsi faite, que si même dans un moment d'anéantissement, on arrive à sortir de soi un pas vers l'autre, on améliore sa situation bien mieux qu'en faisant le contraire... Et oui, tout ça demande beaucoup de recul et de maturité à marche forcée pour une si jeune personne... et le risque d'une situation où en besoin urgent d'aide on se retrouve obligé d'aider les autres moins atteints que soi peut provoquer aussi des souffrances durables, un peu difficiles à digérer... mais tout cela passe aussi. L’idée c’est de rester soi-même, claire et durable sur votre ligne de conduite ; c’est cela qui forcera dans quelques mois l’admiration et la fierté de vos proches.

C'est pour cela que pour l'instant, je ne saurais trop vous conseiller de vous rapprocher d'une amie, d'un prêtre, d'une congrégation ou d'un groupe de prière, bref de n'importe qui de bien intentionné qui pourrait recueillir vos soucis, vos trop-pleins, vos craintes, le temps que tout se tasse et rentre dans l'ordre avec vos parents. Ne restez pas seule avec toutes ces vagues de chagrin, de déception et de peur qui vous tombent dessus. Je vous dirais bien d'essayer de voir une psychologue, mais je ne sais pas si financièrement ce serait possible? Le tout est surtout de pouvoir se débriefer complètement, se soulager psychologiquement, ne pas laisser la mayonnaise des émotions délétères se cristalliser en vous. Parlez à quelqu'un. Ma chère Marie-Justine, prenez soin de vous, faites vous ce premier cadeau : ayez le courage de demander de l'aide, ne laissez pas la peur d'être jugée vous couper des autres et de leur aide.

Le deuxième cadeau à se faire, c’est de se tourner vers Dieu ; vous avez tellement raison d'aller chercher votre ressourcement en Dieu, c'est vital, et je suis très, très contente pour vous que vous y recouriez. Je sais bien que dans les moments pénibles, il y a des prières qui ont un goût de cendres. C'est bien sûr notre état de tristesse profonde -parfois pas bien identifiée- qui provoque cela; le tout c'est de perdurer, de revenir, encore et encore, à la prière. Installer une routine de prière chaque jour aide infiniment à se sentir proche de Dieu, soutenue par Lui, en lien avec Lui -sans y perdre trop d’énergie à se perdre dans le « comment faire »-.

Je me rappelle dans mes moments d’écrasement, avoir tellement eu du mal à prier, tellement mon esprit était accaparé, disponible qu'aux pleurs et aux peurs corrosives, que j'ai laissé tomber les prières classiques pour une autre façon de faire; dans un moment calme, j'ai laissé mon coeur être touché par des prières que je trouvais belles, ou qui me "parlaient" (mais courtes, très faciles à mémoriser). Et chaque matin de ma vie, je me réveille devant l'image de Jésus (une grande!) je lui dis bonjour, une ou deux phrases du quotidien (je suis fatiguée, merci pour la journée que tu me donnes, aujourd'hui je vais faire ça, etc...) et je me prépare pour partir travailler. Dès que je suis dans ma voiture, c'est automatique, je déroule mes prières choisies ; si je reste à la maison, je les dis dès que je suis habillée, installée dans le silence et le recueillement, (qui dans ce cas-là peut se prolonger).

Au début, installer une routine, ça prend un peu de temps, mais ensuite, ça vient tout seul, ça se rappelle à notre esprit de lui-même; je crois même que c'est mon ange qui me les remet en mémoire! Pour moi, commencer la journée avec Jésus change tout dans la journée, ça me porte parce que je me le rappelle quand je retombe dans un trop plein de soucis, et j'ai trouvé là une façon de fonctionner qui me permet de surmonter les crises inévitables de la vie. A coté de cette forme courte, se plonger en Dieu comme je vous le décris dans mon précédent post est infiniment enrichissant et à mon sens, nécessaire. Les deux façons de prier se complètent. Trouvez chez vous la façon de prier qui vous correspond, car il y a autant de façon de prier qu'il y a de personnes.

Tout ce que vous ne pourriez pas dire même à une amie, vous pouvez le dire à Dieu; la part de colère et de déception qui vous envahit parfois devant les réactions de vos proches, devant la défection (la trahison?) de votre compagnon, le sentiment de colère envers soi-même, envers son corps, le ressenti d'anéantissement et de trahison diffus qui tourne dans la tête, le travail d’acceptation de votre état...

En ce qui concerne ce jeune compagnon, laissez-le faire et agir comme il l'entend, concentrez-vous sur vous et votre bébé. Il reviendra peut-être voir et connaître son enfant, il ne reviendra peut-être pas. Sachez simplement que la vie fait bien les choses; les absents ne sont finalement jamais nécessaires, car les constructions affectives de votre enfant se feront ailleurs, et les vôtres aussi. Il se peut que pour l’instant vous n’arriviez pas à pardonner et à dépasser ce qu’il vous a fait, au plus profond de vous ? Si c’est le cas, essayez au moins de ne pas nourrir de rancune, dans le temps, quand le chagrin fera inévitablement place à une colère sourde ; essayez de ne pas le « maudire » dans votre for intérieur… ne vous empoisonnez pas pour lui !

Pour l'instant confiez-le à Dieu dans la prière, demandez-Lui à Lui, Jésus, de s'occuper personnellement de votre situation, de tout ce qui vous tombe dessus, de votre ami, de votre état de d’inquiétude, de l'état de choc de vos parents, de la cohésion de votre famille, de tous ce qui vous cerne et de toutes les personnes que vous allez devoir côtoyer, rencontrer pour vous accompagner médicalement, spirituellement, affectivement. Savez-vous que Jésus à l'oreille tellement fine qu'à l'instant même ou dans votre esprit, vous dites son nom, Il est là, près de vous, pour vous assister? Et que c'est même pour cela que Marie, sa maman, a expliqué à Fatima et à la Salette qu'il ne faut pas jurer, car Dieu est là au moment même où son nom est dit ou pensé, même dans un juron qu'on n'avait pas l'intention réelle de lui adresser au départ? Parce que Dieu est un "être" sensible au-delà de tout ce qu'on peut imaginer? (sensible au sens de dévoué et d'empressé dans Son Amour, pas mièvre ou pusillanime).

Je voudrais aussi, un instant, vous parler de votre ange gardien. Je sais, tout le monde rigole quand j'en parle. Je ne parle pas des anges médiatiques issus des imaginations « new-wave » fertiles, je suis au contraire quelqu'un de sérieux et je ne parle que des anges dont Jésus Lui-même fait état :

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux" Matthieu, 18:10.

C'est donc de foi de parler et de croire que chacun de nous a un ange gardien dévoué à notre cause, présent à chaque instant de notre vie, du début à la fin; Jean-Paul II, PieXI et d’autres papes en avaient parlé dans leurs allocutions. Vous avez actuellement deux anges au moins qui vous accompagnent: le vôtre et celui de votre enfant. Mettez ces anges au travail; parlez-leur, invitez-les à vous rejoindre dans la prière, et vous en arriverez vite à inviter tous les anges de vos proches à prier avec vous, pour le bien de tous. Demandez à Jésus de pouvoir les utiliser, car ils ne feront que ce qui est conforme à la Volonté Divine; mais vous, demandez beaucoup, demandez tout ce que vous pouvez imaginer, chaque jour, à chaque instant. Jésus fera le tri et vous guidera, jour après jour vers ce que Lui voit de votre situation. La mission de maman, le courage au quotidien, l’unité de la famille, comment faire ceci ou cela, mettre en vous une pensée de paix, chasser la tristesse, être éclairée, toutes ces choses, ainsi que les vertus qui peuvent aider à dépasser une situation, on peut les demander à Jésus avec l’aide de son ange ! Comme je vous le disais plus haut, demandez beaucoup !

"Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable." 1 Jean 3:22

« Ne contristez pas votre ange gardien. Demandez beaucoup ! Demandez pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde, pour vos familles, pour vos voisins, pour ceux qui se recommandent à vos prières. Demandez, demandez pour beaucoup de choses, mais pas seulement pour vous-même, mais aussi pour tous les autres. » (allocution de Jésus pendant la Messe, dans « Visions de Catalina pendant la Sainte Messe », éditions Rassemblement à Son Image, -imprimatur OK-).

Par exemple, plus jeune, quand je savais que je devais rencontrer quelqu'un de décisif ou m'expliquer avec mes parents, j'envoyais un moment avant mon ange voir l'ange de la personne à rencontrer et convaincre, pour qu'ils s'entendent entre anges et m'aide à ce que je sois accueillie et accueillante, à faire passer mon message ou à obtenir ce dont j'avais besoin. Combien de fois j’ai obtenu plus que je l’espérais au départ ainsi! Je me suis aperçue 30 ans plus tard que c'est un truc que le Pape Jean XXIII utilisait aussi!

Je lui demande même de m'aider à retrouver mes clés, comment aider mes enfants, m’accompagner dans un long voyage, organiser mon ménage quand je suis dépassée par les hordes adolescentes qui déferlent pire que des Wisigoths, des toutes petites choses du quotidien, mais toujours avec respect et acceptation de ce qu'il en ressortira. Bon j’arrête là ; je voulais juste vous faire jeter un œil sur cette grâce de Dieu : avoir qu’on a un ange et ne pas lui demander de l’aide, c’est un peu dommage à mon sens, mais après chacun fait comme il le sent.

Voilà pour cette fois, chère Marie-Justine, âme courageuse qui se laisse toucher par le doigt de Dieu, et qui sur sa foi en Lui résiste à tout un monde d'abattement, de facilité et d’hédonisme. Vous savez, vous pouvez aussi prier pour demander à Dieu qu’il vous inspire un grand amour pour votre enfant, une grande complicité, une grande proximité qui vous aideront à comprendre comment un bébé « commmunique » avec sa maman, et de pouvoir vivre ce moment unique où bébé et vous êtes un dans la joie et la plénitude, en faisant circuler l’énergie de l’amour entre vous deux !

Ah, j’allais oublier ; j’ai connu une jeune fille de 23 ans enceinte qui a validé son master 1 alors qu’elle devait accoucher en mai/juin (et une autre a accouché en avril). Et elle y est arrivée. Si vous vous le sentez, vous pouvez encore valider un semestre ou une année durant le temps où vous êtes enceinte (après, ça dépend de vos études et de l’aide de la famille). Vous avez encore beaucoup d’années à faire pour finir votre parcours ?

Que Saint Joseph, modèle des pères, guide votre ami et vos parents vers la Volonté de Dieu,
Que Maman Marie vous fasse sentir toute sa tendresse et sa puissante protection,
Que Jésus soit votre refuge et votre ami le plus proche, et que vos anges soient votre bouclier…

Bien à vous,

Zélie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar mjustine » ven. 06 juil. 2018, 10:31

Chère Zélie,

Merci pour vos messages toujours pleins d'encouragements et de bonté.
Je me suis un peu isolée ces derniers jours, loin de mes parents. J'ai beaucoup pleuré et prié aussi (probablement maladroitement), après ça j'ai eu la chance de recevoir un message très touchant de mon petit frère ainsi qu'un de mon père aujourd'hui à mon réveil...
Les hommes ne sont pas très bavards dans ma famille, je suis donc agréablement surprise... J'avais beaucoup argumenté avec ma mère, ma soeur et ma tante.

Je me suis confiée à une amie de qui je suis habituellement très proche, mais j'ai beaucoup de mal en ce moment, je suis devenue agressive, j'ai parfois l'impression de préférer pleurer seule dans mon coin que d'être confrontée à des personnes qui ne me comprennent pas.

Concernant mes études il me reste normalement deux ans (le Master), j'aimerais essayer de passer la première année, mais je ne sais pas si j'en serai capable (examens en décembre et mai avec un terme prévu fin janvier?).
Quoi qu'il en soit j'ai déjà réservé mon logement universitaire pour la rentrée, donc je pense que je n'ai rien à perdre à tenter de faire de mon mieux...

zelie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar zelie » ven. 06 juil. 2018, 14:58

Chère Marie-Justine,

C'est normal de finir agressive, vous êtes en trop plein de tempête émotionnelle. Votre famille revient vers vous, c'est bien, prenez la balle au bond.

Pour ce qui est de vos études, savez-vous que vous avez le droit à une année de césure, peut-être à une suspension, le temps de pouvoir vous y remettre (une coupure d'un an par exemple). Pour cela prenez contact dès que vous le pourrez, à la rentrée, avec le service scolarité/admission de votre université dès la rentrée, pour savoir ce qui est le plus avantageux pour vous; commencer le master et suspendre, ou ne pas le commencer et reprendre après un an d'arrêt.
https://www.cidj.com/etudes-formations- ... se-prepare

Si vous faites un an d'arrêt, et que bébé nait le 30 janvier, il aura 7 mois à la prochaine rentrée et vous verrez qu'un enfant de cet âge peut sans problème s'adapter à une mamie, une nounou, et vous aurez eu le temps d'apprendre à vous connaître tous les deux, et vous de complètement récupérer au niveau santé et énergie. Par contre, étudier pendant des mois avec le bébé qui ne fait pas ses nuits... c'est plus aléatoire (?). Alors que dès qu'il fait ses nuits (après 3 mois) il dort comme une souche dès 19/20 heures et vous avez vos soirées pour bosser (je pense que beaucoup de femmes ont connu les études avec un bébé, je ne dois pas être la seule, si d'autres pouvaient témoigner...).

https://www.letudiant.fr/trendy/vie-etu ... cours.html

https://www.studyrama.com/vie-etudiante ... -fac-27632

https://www.reussirmavie.net/Etudiante- ... a2444.html

https://petite-vivi.fr/2016/10/05/maman ... l-ai-fait/

Pour cette fois, je suis obligée de vous laisser on m'appelle, mais je reviendrais vous lire. Tenez bon dans la confiance en Dieu et en l'avenir, nous sommes nombreux à vous porter dans la prière, et je vous ai spécialement portée dans mon groupe où tout le monde a prié pour vous cette semaine,

Zélie
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Valérie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar Valérie » ven. 06 juil. 2018, 20:20

Bonjour Justine,

À 20 ans j'avais un copain. Pendant quelques jours, j'ai oublié de prendre ma pilule. Quand je m'en suis rendue compte, j'ai couru à la pharmacie pour prendre la pilule du lendemain parce que je savais que si je tombais enceinte, mon copain serait en furie et que je n'aurai pas le courage d'avorter. Je n'étais absolument pas croyante à l'époque, donc je n'ai pas hésité.

Il y a quelques mois, donc dix ans plus tard, en retournant vers Dieu, j'ai réalisé l'ampleur de mon geste. J'étais effondré. J'ai tellement pleurer et trembler. Ça a d'ailleurs été le sujet de ma première confession. Et j'ai réalisé, qu' aujourd'hui, j'ai fini mes études un master et je suis sans emploi après six mois. Je n'ai plus de copain, il est partie quelques mois après cet événement. Et à 30 ans, je n'ai pas d'enfants ce qui me déchire le cœur. Je ne sais pas si je serai tombé enceinte sans cette pilule, mais si c'est le cas, j'aurai au moins la douceur de voir cet enfant rire.

Ma très chère Justine, à lire vos messages votre décision est déjà prise. Si vous vous faites avorter malgré votre volonté vous en souffrirez. Je ne connais pas les ressources d'aide dans votre pays, mais il y en a assurément. Pour vos études, je connais plusieurs femmes qui font des études pendant leur grossesse ou après. Parlez en avec vos enseignants. Expliquez leur la situation et ils seront assurément accommodants. Les messages de votre petit frère et votre père sont réconfortants, Cela montre qu'ils seront probablement là pour vous.

Peu importe votre décision, je vous soutiendrai. Vous pouvez m'écrire en pv dans les moments de crise et de doute.

Valérie

zelie
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar zelie » sam. 07 juil. 2018, 11:29

Chère Marie-Justine,

Je suis ravie pour vous que votre papa et votre frère soient là pour vous, confiez-vous à eux, appuyez-vous sur eux; faites un câlin à votre papa si c'est pas un bavard; des fois les choses sont plus parlantes sans mots. Continuer à rassurer votre maman, vous verrez, une maman qui va devenir mamie ça devient automatiquement gaga.

je reviens un instant sur votre agressivité. C'est normal d'en arriver là, quand la sensation d'usure due au stress commence à durer. Je ne sais pas quel rapport vous avez au sport, mais c'est le moment d'en faire, car c'est la meilleure façon qui soit donnée à l'homme pour évacuer tous les stress, toutes les fatigues. Les piscines, les plages sont excellentes pour cela. Je me rappelle, quand à votre âge je suis tombée enceinte, je faisais de la spéléo, de la grande randonnée, de l'escalade et de l'athlétisme, que forcément j'ai arrêtés progressivement, mais j'ai entendu parler de filles qui couraient ou dansaient quasiment jusqu'à la fin de la grossesse (moi je marchais seulement, jusqu'à la fin). Le tout c'est d'éviter les chocs brutaux. La piscine et la danse ont eu un effet délassant merveilleux sur moi. Selon les capacités de votre ville, ou si vous avez une voiture, profitez des vacances pour rechercher un ressourcement. Mais... ne restez pas trop souvent seule loin de votre entourage; des fois, rester seul, c'est l'occasion de partir dans les tours de la moulinette qui vous fait tout voir de manière désespérante. Se ressourcer dans le calme et le silence ce n'est pas fuir tout et tout le monde.
Une autre chose qui ressource aussi très bien c'est de sortir entre copines. Vous verrez, une fois qu'elles auront compris que votre choix est fait, les choses rouleront, et elles seront là pour vous. Mes filles après une année chargée vont souvent faire un tour à Barcelone, Madrid, Porto, Zurich ou Berlin, ou en Corse. N'y a-t-il pas prêt de chez vous un endroit sympa, qui se prête à une activité que vous aimez faire, ou que vous aimeriez tant faire mais que vous n'avez encore jamais fait, pour que vous puissiez vous y livrer au moins une fois? Un parc d'attraction, un restau, un zoo, une ferme, un cinéma, un stage de danse ou de théâtre, un endroit de pleine nature où vous pouvez aller marcher, que sais-je?

L'important est de prendre conscience que pour se calmer, il faut focaliser votre attention et voter énergie sur autre chose que vos soucis, qui vous accaparent trop; il faut changer d'air, changer de préoccupation, se ressourcer en expériences positives avec rires, amitié et compréhension, de se décentrer en s'occupant d'autrui ou de soi mais autrement, et cela va bien plus loin que simplement se dire "calme-toi, calme toi" au moment où on se sent craquer. Tout cela parce que si le cerveau déconnecte du souci pendant un moment, il permet à tout une système de neuromédiateurs calmants d'agir enfin; c'est comme s'il fallait couper une boucle chaude sur un ordinateur, en le déconnectant. Là c'est pareil, mais c'est votre cerveau qu'il faut aérer. Et pour que le système neuro-cérébral calmant opère, il faut vivre des expériences positives qui le déclenchent.
Je me rappelle, à un moment de ma vie, où j'étais effondrée par un deuil impossible, mes parents m'on amenée visiter un jardin-parc que je ne voulais pas visiter, mais tant pis je les y ai suivis, avec mon dernier bébé, qui me rappelait sans cesse une grande part de mes soucis. Toute la visite, j'avais l'impression que j'allais imploser en larmes, je refoulais tout ce que je pouvais, je ressentais une amertume telle que je voulais mourir, une douleur sourde ne cessait de me scier l'âme et le corps, jusqu'à ma bouche qui traînait un goût de sable, et pourtant... Quand je suis rentrée à la maison, quelques images rassérénantes de verdure me sont restées dans l'esprit, un petit quelque chose d'enfin moins corrosif était entré en moi; j'ai pris conscience que si je m'accrochais et renouvelait l'expérience, j'arriverais à endiguer la tristesse venimeuse qui avait pris corps en moi, qu'il fallait que je me fasse violence, que je ne reste pas trop seule, et que chaque jour, il fallait que je sorte de chez moi au moins pour aller marcher 30 minutes le matin, ou faire du vélo, un truc dehors quoi.
En ce moment c'est l'été, c'est l'occasion d'engranger des souvenirs positifs. Chère Marie-Justine, prenez conscience d'une chose: votre vie ne sera pleine et belle que de ce que vous y aurez mis dedans; il y a les grandes choses que l'on fait, comme ce courage qui vous a fait choisir la vie envers et contre tout, mais il est primordial aussi de privilégier tous les petits moments du quotidien qu'on a tant envie de laisser filer pour tomber dans les larmes ou le désespoir, dans la paralysie d'une journée entière; ce sont tous les petits instants de sociabilisation, de sortie hors de chez soi, de plaisir d'acheter des chaussures sympas ou d'aller prendre un café dehors qui vont remplir de paix, de plénitude et de joie le ressenti de votre grossesse. Parce qu'encore une fois, ce sont tous ces petits moments mis bout à bout qui vont jouer le rôle de déconnecteurs du cerveau. Ne regardez pas la télé, allez plutôt au cinéma...

D'autre part, avant 14 semaines de grossesse, il faut déclarer sa grossesse à la CPAM (la sécurité sociale). En clair, vous allez voir un médecin généraliste et il vous donnera des papiers que vous remplirez et enverrez à votre CPAM ou à votre MNEF, LMDE, etc.

http://www.doctissimo.fr/html/grossesse ... ssesse.htm

mais surtout:
https://www.ameli.fr/assure/droits-dema ... /grossesse

En outre, si vous optez pour un ajournement des études d'un an, et que le service scolarité/admission de votre université est encore ouvert, allez les voir pour commencer à vous renseigner sur toutes les démarches, car votre déclaration de grossesse se fait à la CPAM si vous n'êtes pas étudiante, mais à la MNEF ou LMDE ou autre si vous êtes étudiante.
Si donc vous optez pour une suspension d'études, il faut que vous alliez vous inscrire à la CPAM la plus proche, ça se fait sur rendez-vous (vous appelez, ils vous donnent un rendez-vous, et vous leur dites que vous arrêtez les études). Une fois que vous aurez eu ce premier contact, votre grossesse pourra leur être déclarée. C'est vraiment pas compliqué, mais il faut bien prendre avec soi tous les documents demandés pour ne pas retarder le dossier.

https://sante-pratique-paris.fr/dossier ... e-sociale/

https://www.ameli.fr/paris/assure/droit ... ans-emploi

(AMELI c'est le site de la CPAM, le dernier lien c'est la caisse CPAM de Paris).

la page déclaration de grossesse du site:
https://www.ameli.fr/paris/assure/droit ... e-adoption

Mettez vos parents dans le coup pour vous guider dans ces démarches. C'est simple, pas compliqué, mais quand on ne les connait pas, c'est toujours moins facile.
Et mettez vos deux anges au boulot, pour qu'ils vous guident, vous éclairent et vous aident! Mettez aussi dans le coup tous les anges de votre famille et ceux des fonctionnaires sur lesquels vous allez tomber!

Chère Marie-Justine, à me lire ne vous noyez pas dans un verre d'eau. Respirez, prenez confiance en vous, ces démarches sont simples, et toute le monde les fait tous les jours; en plus, nous sommes tous avec vous, vous n'êtes pas seule, et même nos anges vous accompagneront dans tout ce que vous aurez à faire.
Vous pouvez poser ici toutes les questions qui vous préoccupent sur votre grossesse, les démarches, même si vous voulez qu'on vous les ré-explique plusieurs fois!
COURAGE Marie-Justine, nous sommes tous avec vous, nous prions pour vous, nous vous portons dans notre coeur!

Que vos anges vous guident dans la paix et la confiance en vous et en Dieu,

Zélie

PS: quand je sens que je vais partir en vrille, je prie Saint Joseph de tout prendre en charge; c'est incroyable aussi d'efficacité!

Que Saint Joseph vous inspire, vous, vos proches, et vos prochains interlocuteurs. Qu'il vous protège et vous aide!
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar mjustine » ven. 13 juil. 2018, 11:38

Merci à tous,

J'ai eu peur jusqu'à la date buttoir de céder à la panique ou à la pression.
J'ai passé ce cap maintenant, j'ai encore peur mais je suis heureuse d'avoir fait le bon choix.
Je vais maintenant me plonger dans la paperasse pour les déclarations, rendez-vous, etc. Merci Zélie pour vos précieuses recherches qui m'aideront certainement!
Je tenais vraiment à tous vous remercier pour votre soutien et vos conseils, en espérant me rapprocher encore de Dieu à l'avenir pour devenir une bonne mère.

:coeur:

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Cendrine
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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar Cendrine » ven. 13 juil. 2018, 13:17

Deo Gratias !
en espérant me rapprocher encore de Dieu à l'avenir pour devenir une bonne mère.

Mais vous êtes déjà une bonne mère mjustine, vous nous en donnez une magnifique illustration ! :)

N'hésitez pas à rester parmi nous pour partager ce qui vous tient à cœur ou vous préoccupe, il est à parier que nous avons déjà tous une pensée attendrie pour votre silhouette de future maman... ;) :coeur:

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Re: SOS sur le point de céder à l'avortement

Message non lupar Carhaix » ven. 13 juil. 2018, 14:11

Merci à tous,

J'ai eu peur jusqu'à la date buttoir de céder à la panique ou à la pression.
J'ai passé ce cap maintenant, j'ai encore peur mais je suis heureuse d'avoir fait le bon choix.
Je vais maintenant me plonger dans la paperasse pour les déclarations, rendez-vous, etc. Merci Zélie pour vos précieuses recherches qui m'aideront certainement!
Je tenais vraiment à tous vous remercier pour votre soutien et vos conseils, en espérant me rapprocher encore de Dieu à l'avenir pour devenir une bonne mère.

:coeur:
Super !


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