Epreuve dans le divorce et l'échec scolaire

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InVinoVeritas
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Epreuve dans le divorce et l'échec scolaire

Message non lupar InVinoVeritas » sam. 05 mai 2018, 13:06

Bonjour à tous, je suis étudiant en classes préparatoires et vit actuellement une épreuve. Le divorce de mes parents, qui eu lieu au moment des concours. Le plus dur a été de réaliser que ma mère m'a manipulé contre mon père en le faisant diable Incarné pendant 5 ans. Mon père est issu d'une famille catholique espagnole et n'a jamais voulu le mal autour de lui. Ce sont plusieurs années de ma vie qui tombent et un mur qui se dresse. Soutenez-moi mes frères dans l'épreuve et priez pour que Dieu me guide vers la lumière je vous en prie. Que la paix triomphe au lieu de la division. :roule:

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Apocalypse21
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Re: Epreuve dans le divorce et l'échec scolaire

Message non lupar Apocalypse21 » mar. 08 mai 2018, 16:05

C'est toujours difficile un divorce alors encore plus quand on manipule. Je prierai pour vous ce soir aux Vêpres et je vous souhaite bonne chance pour vos examens!

Julien
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Apocalypse 21,1

zelie
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Re: Epreuve dans le divorce et l'échec scolaire

Message non lupar zelie » mar. 15 mai 2018, 23:02

Cher jeune homme,
in vino pas veritas par contre. Le divorce des parents est toujours un moment difficile pour les enfants, car les enfants, même adultes, ont besoin pour se forger une personnalité complète d'une triangulation relationnelle dans la famille, et cette triangulation nécessite les deux parents. Alors si le triangle affectif se fissure, c'est toujours terrible. En plus actuellement, vous devriez être tout à vos révisions, et votre attention est prise en otage dans une belle prise de tête. Certes, vu de l'extérieur, on pourrait penser que vos parents auraient pu attendre deux mois de plus que vos examens soient passés, mais il y a une règle dans les séparations: c'est jamais le bon moment, et c'est toujours dans un moment de tension familiale que tout pète. L'accalmie ne fait jamais péter une famille, c'est pour ça que vos parents se repoussent à un moment où il n'aurait pas fallu. J'ai connu un jeune qui s'est trouvé à gérer un suicide manqué à 5 jours du bac, je vous dis pas l'état de ce pauvre jeune et les conséquences!

Pour vous, dans l'immédiat, il faut récupérer de l'énergie et de la disponibilité à vos révisions, c'est le plus important.
Vous pouvez vous dire que vos parents ne cesseront jamais d'être vos parents, et que si leur couple conjugal se sépare, le couple parental lui ne se séparera jamais.
Vous pouvez aussi les laisser à leur déchirements: ne prenez pas parti. Papa souffre, maman aussi. Maman est pas gentille, papa non plus. Maman diabolise papa, mais papa ne diabolise-t-il pas maman insidieusement, infra-verbalement? Qu'en savez-vous exactement? Donc laissez-les à leurs disputes, et s'ils viennent vous chercher, renvoyez-les sans ambages à leurs problèmes, qui ne sont pas les vôtres et ne le seront jamais. Ne vous appropriez pas leur vision des choses, ne les laissez pas vous persuader de ne pas aimer l'un par loyauté à l'autre. Aimez les deux, voyez les deux, ne jugez personne. Mettez cette distance entre le couple conjugal qu'ils forment et ne soyez avec l'un et l'autre que le fils adulte, pas autre chose. Ni ami, ni complice, ni otage. Le fils, point. Qui aime papa, qui aime maman, et qui ne parle pas de couple avec ses parents. Et qui a bien compris que quoi qu'en dise papa, maman, s'ils décident de se séparer, c'est aussi parce qu'ils ont bien réfléchi et qu'ils savent qu'ils sauront rebondir chacun de leur coté, et que les peurs liées au lendemain, c'est à eux de les gérer, et pas à vous tenir avec ce genre de peurs (ou autres peurs, hein).
Et ne vous gênez pas pour leur demander un minimum d'empathie et de respect pour ce que vous vous vivez en ce moment, qu'ils pourraient peut-être penser à la mettre en veilleuse deux mois pour vous laisser à vos examens, et se montrer devant vous apaisés et respectueux l'un envers l'autre, ne serait-ce que pour au moins vous protéger de leur catastrophe si bien couvée; parfois, c'est comme ça, il faut la parole d'un enfant qui n'hésite pas à demander un "stop" pour que les parents enfin pensent à se regarder agir et se calment. Chose qu'ils ne pensent pas à faire d'eux mêmes dans un moment de bouleversement, parce qu'ils sont comme tous, simplement humains.

Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de courage et de maturité, de prise de recul sur cette situation. Comprenez bien que cette situation, même si elle vous paraît actuellement sans issue supportable, en aura en fait une, qui sera nettement plus supportable que l'actuelle et nettement plus sécurisante, réconfortante, stable, et du coup épanouissante. Vous verrez vos parents se reconstruire, aller bien, sourire à la vie, et dans la sécurité qu'ils auront mis en place, vous y trouverez votre place; le chamboulement est grand, mais son temps est court.
Ressourcez-vous dans la prière, le recueillement méditatif, la lecture sainte qui fait tant de bien, et ouvre tant de portes sur le lâcher-prise.
Que Jésus, par votre ange, soit votre secours et votre refuge dans ce moment mouvementé, qui ne dure qu'un instant, et se dissipe très vite.
Confiez vos parents à Maman Marie, et laissez la faire; même si vous ne voyez rien venir, soyez assuré que pas une prière ne se perd, jamais, et que la situation évoluera toujours de façon à faire avancer spirituellement tout un chacun, vos parents y compris.
Je vous porterai dans ma prière,
Zélie
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre


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