Le célibat, encore et toujours...

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Giuseppe
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Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Giuseppe » jeu. 08 mars 2018, 11:40

Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur le site et, pour être franc, je ne me suis inscrit que pour vous faire part de ce témoignage et recueillir quelques conseils. Je sais que le sujet a été mille fois abordé sur ce forum, et qu’il est même actuellement discuté, mais cela fait un moment que je songe à en parler ici et il me semble que c’est le moment.

Je suis enseignant dans une grande ville française et, dans le même temps, j’écris un doctorat. J’ai été baptisé à la naissance mais, comme la plupart des familles françaises, je ne viens pas d’un milieu pratiquant ni, à vrai dire, catholique, sinon « culturellement ». Je me suis converti, au sens où je suis retourné à la religion, vers la vingtaine, à l’issue de mes études en classes préparatoires. J’ai reçu la Confirmation et j’ai depuis fait la religion le centre de mon existence.

Après cette succincte présentation, j’en viens à « mon » problème, en fait partagé par grand nombre de nos contemporains et de nos frères en Christ : le célibat subi. Sauf à être hédoniste, carriériste, cynique ou apathique, tout jeune homme se dirigeant vers la trentaine aspire à des projets très conventionnels : prendre femme et fonder une famille. Ce qui fut une quasi-formalité pour toutes les générations antérieures est devenue pour nous un parcours du combattant dont je jauge chaque jour la violence. A l’approche de mes 28 ans, je n’ai connu que deux relations amoureuses, une courte et une plus longue, avec une promesse d’engagement qui ne fut pas tenue. Mais ces relations remontent déjà à loin, et depuis maintenant plusieurs années je cherche à pouvoir me marier, afin de devenir autre chose qu’un prof’ célibataire frustré.

Sauf que la situation dans l’Église est compliquée. Dans mes jeunes années de catholique, la difficulté a été double. Il y eut d’abord les difficultés sociologiques : disons-le tout net, depuis la déchristianisation massive de la France à partir XIXe siècle, il reste majoritairement de catholiques les classes sociales supérieures, et dans la jeunesse catholique que je fréquente (qui n’a par ailleurs rien de versaillaise), il y a surtout ce qu’on appelle la bourgeoisie. Vous me direz que ç’a n’a aucune importante, et l’amour chrétien véritable s’en moque bien. Je suis d’accord. Sauf que dans les faits, j’ai remarqué que la maîtrise des codes sociaux bourgeois était indispensable pour intégrer des cercles d’amitiés catholiques et, corolaires, y nouer des relations. Il n’est pas toujours évident pour les catholiques de passer outre le souci de distinction. Ensuite, il y a les difficultés d’ordre ecclésiologique. Je suis profondément attaché à la Tradition de l’Église, et je ne suis revenu au catholicisme que parce que la liturgie traditionnelle (j’entends pré-1962) et la doctrine des Pères m’ont montré le Christ. J’ai pourtant fréquenté des établissements privés catholiques diocésains toute ma jeunesse, donc j’ai eu le droit au catéchisme et aux « temps forts » obligatoires (prétendument des messes). On m’a dit depuis que le rite Paul VI ne se résumait pas à ces mascarades, mais sachez que cette pastorale désastreuse et ces pratiques liturgiques terribles m’ont tenu éloigné de l’Église pendant toute mon adolescence. Sorti du lycée, et découvrant la Tradition, il m’a semblé évident que c’était dans ce sacré absolu que Dieu avait pu se tenir si longtemps dans le cœur des Occidentaux. Or, les traditionalistes, en France, forment une communauté restreinte, même en prenant une définition large (FSSPX + communautés ralliées (FSSP, IBP) + « tradis » diocésains). Car, en plus d’être des milieux assez fermés, on ne trouve pas des paroisses célébrant selon le rite Saint-Pie V à tous les coins de rue. Pour revenir au sujet initial, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de défiance vis-à-vis de ce rite, et les relations amoureuses que j’ai évoquées plus haut le regardaient comme « intégriste » et « passéiste ». En dépit des compromis possibles, il est difficile de s’engager à vie avec une personne qui n’est pas attirée par ce qui fait le centre de sa Foi. Surtout quand à cela s’ajoute des différences majeures de point de vue, comme une opinion très favorable ou très défavorable des actions et paroles de notre Saint-Père actuel – pour avoir connu cela, ces dissensions sont plus fortes encore que les désaccords politiques !
Plus vieux, je suis maintenant davantage armé pour éviter ces deux difficultés : je maîtrise mieux les codes des milieux catholiques et, niveau idées, j’ai mis de l’eau dans mon vin. De fait, sauf à être très intégré dans les réseaux traditionalistes par sa famille, ou introduit par des amis, il est difficile d’y faire son nid. Il y a donc peu de chance que je noue une relation là-bas. J’anticipe dès lors des réponses que vous pourriez me faire, à juste titre. Pour se sortir du célibat, il ne suffit pas de prendre des résolutions : il faut agir. Il faut se bouger et ne pas attendre que cela nous tombe tout cuit dans le bec. Rien de plus juste.

Effectivement, pendant longtemps je ne me suis absolument pas préoccupé de mon avenir matrimonial, la jeunesse ayant d’autres préoccupations. Mais depuis quelques années, étant actif, voyant mes amis se marier et moi-même me sentant prêt à cette aventure, je tente de « forcer » le destin. Non pas que je voulais sauter sur la première occasion venue, mais je me suis dit : en cherchant un peu, je trouverais sans doute. Aide-toi et le Ciel t’aidera, dit-on. Ici commence ma longue recherche : j’ai tout d’abord « épuisé » les possibilités de mes réseaux d’amitiés. Une fois sorti des études, les rencontres se font plus rares et, en vieillissant, on devient plus sélectif et plus exigeant sur les critères d’amitié. Mais on garde souvent de nos années estudiantines une somme de contacts, et il n’est jamais trop tard pour les réactiver. En vain : les amis partent, s’éloignent – ou sont déjà mariés ! J’ai tenté ensuite de me socialiser d’avantage dans ma paroisse : j’ai tenté de mondaniser sur le parvis, j’ai ensuite fréquenté l’aumônerie. Toujours rien. Écrivant régulièrement sur un site de réflexion catholique, j’ai poursuivi ma recherche en fréquentant davantage ses rédacteurs. À chaque invitation je me rendais, me disant : ne désespérons pas, chaque occasion de rencontrer des gens est une opportunité à saisir. Rien de neuf. Mais nous n’avons pas qu’une vie religieuse ou paroissiale. Dans le même temps, j’ai donc tenté de rencontrer des gens dans mon milieu professionnel. Il faut vous rendre compte à quel point j’étais rendu : j’avais déjà accepté l’idée de me marier avec une fille non-traditionaliste, mais il fallait absolument ce que cette fille soit catholique, de près ou de loin. Pour moi les raisons étaient autant spirituelles que pratiques : j’avais pu observer les difficultés conjugales de couples aux croyances différentes, et je ne voulais surtout pas reproduire ce modèle, assez conflictuel. Mais voyant que, du côté des catholiques, j’étais toujours seul, j’ai accepté ma situation et, me disant que Dieu voulait peut-être que mon zèle de converti profite à une fille hors de l’Église, j’ai commencé à m’ouvrir à ce type de relations. Dans le milieu enseignant et, plus généralement, de la recherche, la majorité écrasante est d’une tendance idéologique franchement hostile à l’Église et au catholicisme… Je m’en suis bien vite rendu compte, et dès que les sujets profonds, un peu sérieux, sont abordés, l’incompréhension surgit. Malgré toute ma diplomatie, la parole se durcit rapidement. Il est des sujets sur lesquels les « modernes » sont d’une intransigeance rappelant celle des Inquisiteurs en leur temps. Ces sujets portent, évidemment, sur des questions morales ou éthiques (l’avortement, le mariage etc.). La discussion est quasiment impossible : la position catholique, même noyée sous une rhétorique conciliante et casuistique, leur est une agression immédiate. En outre, dans les bibliothèques, il n’est pas question de séduire, le lieu n’étant pas adaptée. Dans d’autres situations, bars ou soirées, où j’ai pu effectivement être abordé, les filles ne songent pas à l’engagement et sont surtout à la recherche d’une relation frivole. J’étais donc bloqué : toutes mes « recherches » de l’âme sœur avaient échoués. Alors, aux grands maux les grands remèdes : j’ai décidé de sauter le pas en m’inscrivant sur des sites de rencontre chrétiens. Je sais que la pratique est de plus en plus répandue, qu’elle n’a rien de honteuse, mais vous n’imaginez pas à quel point cette décision me fut une blessure à l’orgueil. Et, justement, je crois que toute cette « aventure » a été une manière pour Dieu de le détruire. J’avais toujours considéré ces sites comme les « cimetières des éléphants », le dernier recours des gens désespérés, des gens qui avaient « échoué » dans la vraie vie. J’ai été châtié en devenant moi-même ce « raté ». Mais les résultats, là encore, ne furent pas au rendez-vous. Les rendez-vous sont possibles, même gratuitement (car j’ai toujours refusé de payer pour ce genre de services). Mes les deux rendez-vous que j’ai obtenus furent des crève-cœurs, car jamais il n’y eut réciprocité. Soit elle m’avait plu mais je ne fus pas payé de retour ; soit j’avais plu mais je ne donnais pas suite. Je finissais par me désinscrire de ces sites, mes espoirs s’étant éteint.

Félicitations à tous ceux qui ont lu jusque-là ce récit très « égotiste »... Mais comme je vis cette situation avec de plus en plus de difficulté, je me suis proposé d’exposer ici quelques-uns de ses aspects – pour mon propre réconfort, et pour celui des lecteurs qui, nous lisant, se reconnaîtront peut-être.

Certains s’interrogeront peut-être de savoir pourquoi je vis si mal le célibat à mon âge. On a en effet pu me dire : tu es encore jeune, il est inutile de se presser et de prendre le risque d’un mauvais choix. À cela, deux choses : déjà qu’à l’approche de la trentaine, beaucoup de catholiques sont déjà mariés et avec des enfants ; ensuite que la question de l’âge est très relative selon les personnes. Certains se sentent prêts au mariage à 25 ans, d’autres à 35 ans. Dans mon cas, étant actif et installé à 28 ans, et ayant déjà bien profité de mon célibat, la solitude me semble absurde et sans intérêt. En tant que catholique, je pense que le célibat, s’il n’est pas consacré ou sacerdotal, est parfaitement contre-nature. Un laïc doit se marier et procréer, c’est le plan voulu par Dieu. Et à cela s’ajoute, bien sûr, le manque affectif, qu’on peut connaître à tout âge. D’autres s’interrogeront peut-être sur quelque chose de plus tabou, mais mes exigences sont loin d’être impossibles. Comme tout le monde je recherche avant tout quelqu’un qui me corresponde. D’autre part, et c’est assez amusant de l’écrire, mais je ne suis pas laid. Je le précise tout en étant convaincu que la question de la beauté est somme toute assez secondaire pour un garçon. Une fille est immédiatement jugée et appréciée sur ce critère. Un homme, pour peu qu’il ait du charme, de l’assurance et de la conversation, sera moins pénalisé de ce côté-là. C’est pour cette raison que j’ai souvent vu des filles ravissantes aux bras d’hommes plutôt laids, mais que je n’ai pour le moment jamais vu l’inverse.

Je retiens de tout ceci la leçon suivante : il est inutile de « chercher » activement une femme. Dieu seul décide. Il pourra vous la faire rencontrer même si vous êtes anachorète au moment de votre seul sortie annuelle, comme Il vous la refusera malgré vos sorties quotidiennes et vos implications paroissiales. La seule solution est de prier et d’espérer. De nos jours il n’y a rien d’autre à faire.
Si cependant vous avez des conseils pratiques, je suis preneur, mais je me demande bien ce que je pourrais faire de plus – à part prier davantage. Ce qui m’intéresserait, en revanche, c’est d’avoir vos témoignages sur la question matrimoniale. Le mariage me semble quelque chose de si lointain et de si impossible que je suis curieux de savoir comment les utilisateurs du forum ont quitté le célibat.

Merci à tous, d’avance, pour vos réponses.
Dernière édition par Giuseppe le jeu. 08 mars 2018, 12:46, édité 1 fois.

gerardh
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Re: La célibat, encore et toujours...

Message non lupar gerardh » jeu. 08 mars 2018, 12:41

_________

Bonjour,

J'ai tout lu : votre réflexion est approfondie. Trop peut-être ...

Je retiendrais, en l'approuvant, votre avant-dernier alinéa : "Je retiens de tout ceci la leçon suivante : il est inutile de « chercher » activement une femme. Dieu seul décide. Il pourra vous la faire rencontrer même si vous êtes anachorète au moment de votre seul sortie annuelle, comme Il vous la refusera malgré vos sorties quotidiennes et vos implications paroissiales. La seule solution est de prier et d’espérer. De nos jours il n’y a rien d’autre à faire".

Il est bon de rechercher la volonté de Dieu. Mais pas forcément quant au mariage car ce serait déjà en un sens, orienter vos prières. Cela dit on ne peut pas vous désapprouver de rechercher l'âme-soeur. Mais vous insistez beaucoup, trop peut-être sur cette seule option, et de plus vous souhaitez un exaucement rapide, ce qui n'est peut-être pas le plan de Dieu.

Cela dit c'est bien de soliciter des conseils. Outre les conseils via l'ordinateur, il y a peut-être aussi les conseils in vivo. Pourquoi pas un prêtre, mais il ne sera peut-être pas le mieux placé pour vous conseiller. Voyez plutôt des couples chrétiens.

En attendant relisez Philippiens 4, versets 4 à 9.

__________

phil
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar phil » jeu. 08 mars 2018, 17:23

je pense tout le contraire .
C'est de voir du monde, de créer de nouveaux réseaux qui vont vous permettre de rencontres des femmes.
vous êtes allé sur des sites de rencontres ? et après 2 rdvs vous stoppez tout ? qui dit que la troisième n'aurait pas été la bonne ?
je trouve cela rapide.

Pour des trentenaires célibataires, c'est plus compliqué de trouver l'amour car on a fini la vie étudiante (propice aux rencontres) et les cercles d'amis se restreignent et sont composés d'amis en couple la plupart du temps.
Attendre qu'on vous apporte votre femme sur un plateau d'argent n'est pas la bonne solution .... vous risquez d'attendre longtemps .

Sortez, allez au ciné, allez au restaurant, retournez sur votre site de rencontre (ces sites ne sont plus pour les ratés, ou les seconds choix)

invité0
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar invité0 » ven. 09 mars 2018, 2:09

Bonjour Giuseppe,

Bienvenu et merci de vous ouvrir à nous avec tant de franchise, de concision et avec des constatations très pertinentes.
Je retiens de tout ceci la leçon suivante : il est inutile de « chercher » activement une femme. Dieu seul décide.
Au contraire : Il est primordial de chercher activement et sans se décourager. Un jeune homme de ma connaissance a jeûné tout le carême au pain et à l’eau pour obtenir la grâce de trouver une épouse. "Aide-toi et le Ciel t'aidera", dit le proverbe. Ce n'est pas parce que nous croyons en Dieu que nous sommes dispensés de faire des efforts. Priez avec ténacité (notamment des neuvaines à la sainte Vierge, connues pour leur efficacité) tout en cherchant activement. Dieu fera le reste... si toutefois, comme l'ont souligné les intervenants précédents, c'est Sa volonté que vous soyez marié. Dieu vous destine peut-être à autre chose que le mariage, ce dont vous n'êtes pas conscient présentement mais qui pourrait se dévoiler à vous en temps voulu.

Où trouver une épouse ?

D'après les informations qui me parviennent depuis dix ans, la fréquentation des hauts lieux de pèlerinages ("hauts lieux" car beaucoup de monde = plus d'opportunités) semble être un excellent moyen pour rencontrer son épouse/époux. Un couple de mes connaissances s'est rencontré à Lourdes (Français tous deux). Lui était venu en simple pèlerin d'un jour, elle s’était portée bénévole pendant son séjour de trois jours pour pousser les fauteuils roulants des malades) L'autre couple s'est rencontré à Medjugorje (elle Française, lui Anglais catholique).

Je termine en vous rappelant qu'il est écrit dans la Bible que certains hommes ne sont pas destinés à se marier :

Matthieu 19.9,12
"Et je vous dis que quiconque répudiera sa femme, non pour cause de fornication, et en épousera une autre, commet un adultère ; et celui qui épouse une femme répudiée, commet un adultère. Ses disciples lui disent, Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il ne convient pas de se marier. Mais il leur dit : Tous ne reçoivent pas cette parole, mais ceux à qui il est donné ; car il y a des eunuques qui sont nés tels dès le ventre de leur mère ; et il y a des eunuques qui ont été faits eunuques par les hommes ; et il y a des eunuques qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le Royaume des cieux. Que celui qui peut le recevoir, le reçoive."


Ne vous découragez pas et ne laissez pas la situation que vous vivez présentement entamer votre moral et vous affliger. Présentez en toute circonstance un visage amène. Un air désabusé ou morose n'a jamais attiré aucune femme.

invité2
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar invité2 » ven. 09 mars 2018, 14:08

je pense tout le contraire .
C'est de voir du monde, de créer de nouveaux réseaux qui vont vous permettre de rencontres des femmes.
vous êtes allé sur des sites de rencontres ? et après 2 rdvs vous stoppez tout ? qui dit que la troisième n'aurait pas été la bonne ?
je trouve cela rapide.
(....)
Sortez, allez au ciné, allez au restaurant, retournez sur votre site de rencontre (ces sites ne sont plus pour les ratés, ou les seconds choix) Phil
Je rajouterai qu'il ne faut pas juger trop vite. Dans les cafés et les soirées, les filles ne sont pas toujours en recherche de relation frivole ! Qu'en savez-vous ? Aimer rire et danser n'est pas un signe de frivolité mais plutôt de joie de vivre. Si une personne vous attire, creusez, prenez le temps de voir plus loin, sans jugement hâtif. La plupart des filles recherchent l'amour et vous pouvez très bien rencontrer une fille qui partage vos valeurs même si elle n'est pas (encore) chrétienne.

D'après votre belle écriture et ce que vous nous dites de vous, vous avez beaucoup d'atouts. Perséverez.

Comme on vous l'a dit, les lieux de pélerinage sont une bonne idée. Trois lieux me paraissent particulièrement fertiles :

le forum des jeunes à Paray le Monial
Le chemin de Compostelle en juillet et aout.
Le tro-breiz organisé la première semaine d'aout en Bretagne.

Vous pouvez aussi mettre à profit le temps que vous avez (vous êtes très jeune !) pour prendre le temps de comprendre ce qu'une femme attend d'un homme. Les livre de John Gray "Les hommes viennent de mars, les femmes de vénus" et "Mars et Vénus se rencontrent" sont une excellente entrée en matière sur le sujet.

En union de prière,

Invitée2

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Kerniou
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Kerniou » ven. 09 mars 2018, 17:47

Vous pouvez, aussi, intégrer une chorale, participer aux équipes liturgiques de votre paroisse ou d'une autre, faire partie de la conférence Saint Vincent de Paul, vous inscrire au Secours Catholique etc...
Et ... si vous n'y rencontrez pas la femme de votre vie, au moins aurez-vous rencontré des gens sympathiques et généreux qui partagent vos idées ...
bon courage et tenez nous au courant ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Giuseppe » sam. 10 mars 2018, 19:09

Bonjour,

Merci beaucoup pour toutes vos réponses, remarques et conseils. J’ai été heureux de voir que mon long message avait été lu ! Vous avez pris la peine de me répondre avec réflexion et attention, et je vous en remercie pour cela.

Je retiens que, en effet (c’était l’idée de Gerardh, et aussi de Invité0), il ne faut sans doute pas se crisper sur la question matrimoniale, la question du couple. Si Dieu me maintient aussi longtemps dans le célibat, malgré tous mes efforts et malgré, comme le remarque avec gentillesse Invité2, mes atouts, c’est peut-être que Dieu ne me veut pas dans cette voie, et qu’il me réserve autre chose. Comme tout jeune catholique, je me suis évidemment posé la question de la vocation. Je ne pense pas y être appelé mais, sait-on jamais, personne n’est à l’abri d’une épiphanie paulinienne…

@phil
Si je peux me permettre, vous n’avez visiblement pas lu l’intégralité de mon post (je reconnais qu’il est fort long et donne davantage envie de le survoler). Si je conclus de cette façon, c’est que les longs paragraphes qui précèdent cette conclusion racontent précisément comme j’ai fait en sorte de « voir du monde et créer de nouveaux réseaux », comme vous le dites. Vous dites : « Attendre qu'on vous apporte votre femme sur un plateau d'argent n'est pas la bonne solution .... vous risquez d'attendre longtemps . »Or j’ai précisément écrit ceci (mais vous ne l’avez pas lu) : « J’anticipe dès lors des réponses que vous pourriez me faire, à juste titre. Pour se sortir du célibat, il ne suffit pas de prendre des résolutions : il faut agir. Il faut se bouger et ne pas attendre que cela nous tombe tout cuit dans le bec. Rien de plus juste. » La suite raconte en toute logique que j’ai tout fait pour m’en sortir, de la façon dont vous me le conseillez. Mais tout ayant échoué, j’ai conclu en disant qu’il était inutile de chercher aussi activement, comme je l’ai fait, quelqu’un. Ce qui ne veut pas dire que je vais cesser de sortir, et m’enfermer. Je ne le peux tout simplement pas, parce que c’est la vie ! Quant au site de rencontre, j’ai essayé plus longuement que le temps de deux rendez-vous, je vous rassure. J’ai eu ces rendez-vous en de très long mois, car les opportunités sont très rares. Il faut dire que c’est le seul site de rencontre chrétien/catholique entièrement gratuit. Mais, de fait, les échanges sont difficiles. Presque personne ne met de photos, et un rendez-vous est presque certain d’échouer si on s’y rend à l’aveugle. J’ai eu beaucoup de contacts, et tout s’est avéré décevant ou très compliqué.

@Invité0
Là encore, c’est amusant, parce que j’ai précisément écrit dans mon post le dicton que vous me rappelez : Aide-toi et le Ciel t’aidera. Je suis tout à fait d’accord. Je ne sais pas si je suis assez vaillant pour jeûner tout le Carême au pain et à l’eau pour cela, comme l’a fait votre connaissance, mais je comprends tout à fait qu’on en arrive à de telles extrémités. Votre dernier conseil est très juste, et il est peut-être le plus difficile à appliquer quand on est un peu désespéré sur la question !

@Invitée2
C’est juste, il ne faut pas être catégorique. Mais étant un catholique converti assez tardif, j’ai une certaine expérience du monde « moderne », sans religion, notamment chez les jeunes… Les filles peuvent avoir évidemment un bon fond, mais sur les questions de fond qui importent à un catholique (du moins dans une perspective traditionelle), c’est tout de même très difficile d’avoir une vision commune de la vie : la pratique religieuse, le mariage, les enfants (peu veulent en avoir), l’éducation religieuse n’en parlons pas…



Je vous remercie tous à nouveau pour vos réponses. Rassurez-vous : je ne désespère pas, et je continue à « chercher », du moins à être réceptif aux opportunités qui pourrait s’offrir à moi (la séduction ne serait-elle pas la science du kairos ?). Mais il faut aussi, pour ne pas désespérer et ne pas culpabiliser, admettre qu’il y a quelque chose qui n’est pas de notre ressort et nous dépasse infiniment. Il faut être un peu résigné. J’ai été amusé par votre demande, Kerniou, de vous « tenir au courant » : avec plaisir ! Mais je doute fort que ma situation change bientôt. Ou alors, si je me marie dans un, deux ou trois ans, je déterre ce topic, et j’annonce la bonne nouvelle, si jamais d’anciens lecteurs du forum se souviennent de ce témoignage !

Encore merci et bonne continuation à tous,

In Christo +

Giuseppe

Invité0
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Invité0 » sam. 10 mars 2018, 21:48

Mais étant un catholique converti assez tardif
Là est peut-être la cause.

Il se peut que vous ne soyez pas suffisamment "mûr" au yeux de Dieu pour le grand sacrement du mariage (28 ans, c'est encore très jeune de nos jours, même si vous pensez le contraire). Peut-être Dieu voit-Il présentement en vous des obstacles au mariage. Peut-être veut-Il vous y préparez davantage ? Faire grandir votre foi, la révéler à vous d'un manière plus profonde, et faire sauter les obstacles. Quand Dieu vous jugera prêt, Il mettra sur votre chemin celle qu'Il vous destine, n'en doutez pas. Ou alors, ce stade de maturité spirituelle auquel vous serez parvenu, vous fera-il peut-être choisir la prêtrise ou la vie monacale.

Patience donc. J'avais, comme vous, cité le proverbe "Aide-toi et le Ciel t'aidera". En voici un autre : "Tout vient à point à qui sait attendre". Demandez à Dieu de vous donner la force de patienter avec confiance et sans amertume.

Valérie
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Valérie » dim. 11 mars 2018, 0:29

Bonjour à vous,

Je ne peux que prier pour vous. Je suis dans la même situation.

UDP,
Valérie

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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Socrate d'Aquin » mar. 13 mars 2018, 1:31

Bonsoir Giuseppe.

Je serai bref: votre témoignage m'a beaucoup touché.

Si je puis me permettre un conseil (avec le respect que cela implique, car je suis sensiblement plus jeune que vous), je dirais deux choses:

D'abord, je vous assure de ma prière pour vous.

Ensuite, vous avez raison de ne pas "tout laisser à Dieu", comme si Dieu devait tout faire à notre place. La sagesse populaire dit "aide-toi et le Ciel t'aidera" et elle a raison. Si vous vous sentez appelé à fonder une famille, utilisez vos relations et investissez-vous dans des activités qui vous plaisent. La France ne manque pas de jeunes chrétiennes cherchant l'amour, que ce soit dans le mariage ou dans la vie consacrée (j'en sais quelque chose).
D'autre part, si ce n'est pas indiscret... avez-vous envisagé le sacerdoce ou la vie religieuse ?

Dans tous les cas, je prie pour vous.
Sicut enim maius est illuminare quam lucere solum, ita maius est contemplata aliis tradere quam solum contemplari.
De même qu'il est meilleur d'illuminer que de briller seulement, de même est-il meilleur de transmettre à autrui ce que l'on a contemplé que de contempler seulement.

S. Thomas d'Aquin, Somme de théologie, IIa IIae, q.188, a.6, r.

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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Alizee » mar. 13 mars 2018, 12:00

Bonjour !
J'étais longtemps dans votre cas. J'ai dû attendre mes 33 ans avant de rencontrer celui qui est devenu mon mari.
Plus on vieillit plus on désespère : beaucoup d'amis déjà en couple voire en famille, une certaine pression sociale et une exigence intérieure. Et plus ça se ressent en face. C'est un cercle vicieux.
On ressent douloureusement notre faiblesse, on ne maîtrise pas grand chose, voire rien car on reçoit tout. Non pas ce que je veux mais ce que Tu veux. Facile à dire tout les jours mais difficile à vivre dans le concret. Cela éprouve notre confiance en Dieu. C'est une souffrance comme une autre.
Je suis profondément convaincu que la situation s'éclaircit quand on fait le deuil de sa vie rêvée. Qu'on ne sort pas uniquement parce que on pourrait y rencontrer quelqu'un. Si on n'y prend pas un plaisir gratuit on ne préservera pas.
C'est difficile mais il faut renverser la vapeur. Ne pas se demander si l'autre pourrait me rendre heureux mais plutôt qu'ai-je à lui offrir pour le rendre heureux ? C'est décapant. Quelqu'un qui cherche à me faire du bien qui recherche mon bonheur va m'attirer.
Je me suis convertie après mon mariage. Mon mari n'est pas croyant. C'est difficile au quotidien, mais ca oblige au témoignage, tout le temps envers et malgré toutes les moqueries. Là encore on expérimente notre faiblesse. On se pose un tas de questions. Quel peut être le projet de Dieu pour notre couple ?
Est-ce vraiment sa volonté que l'on soit ensemble ? Ca va loin dans la remise en question. Mais tout couple connaît ses difficultés, aucun n'y échappe. Il faut les affronter, avec l'aide de Dieu. Ceci dit, je pense qu'il est plus aisé de le faire pour un couple authentiquement chretien. Cela élimine quelques sources de conflits et aide à persévérer. En résumé je pense que vous avez raison de faire de la religion un critère de choix.

Et j'ai un peu ri, pardonnez-moi, mais chez les filles on dit pareil :les garçons cherchent une aventure d'un soir et ne sont pas très partants pour avoir des enfants...

Bonne route vers le bonheur

Giuseppe
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Giuseppe » mar. 13 mars 2018, 14:33

Bonjour,
Merci beaucoup à vous tous pour vos messages.

@Invité0
C'est une bonne réflexion. Mais, dans ce cas précis, si Dieu ne me juge pas assez mûr pour le mariage, c'est que je suis à Ses yeux particulier et plus estimable que d'autres... En effet, je connais beaucoup de gens, pourtant catholiques de pratique et sans doute de foi, qui se sont mariés jeunes sans en avoir la maturité suffisante... Patience, comme vous dîtes, et surtout, comme vous le précisez, il est important de demander avec la patience, la confiance et la joie. Comme le précise Alizée, c'est un cercle vicieux : "plus on vieillit, plus on désespère."

@Valérie
En UDP également

@Socrated'Aquin
Un pseudo amusant! Je suis "philosophe" également... Je fais allusion à vos questions dans mon précédent post du samedi 10 mars et le premier du sujet : j'ai épuisé toutes mes relations possibles pour tenter de trouver l'opportunité. Je me suis également investi, mais peut-être pas suffisamment, et sans doute pas aux bons endroits. Vous avez raison : il y a partout des célibataires chrétiens qui attendent de pouvoir fonder un foyer, mais il faut les "débusquer". J'ai deux de mes bons amis qui sont également dans ma situation. Pour l'un des deux, son investissement paroissial et artistique, en plus de son métier, ne lui a toujours pas permis de trouver quelqu'un. Il faut dire que, en France, pour peu qu'on s'écarte des grandes villes, les opportunités deviennent rarissimes, la pratique religieuse devenant inexistante. Dans son cas, la Picardie lui est un désert de ce point de vue là... Quant à la vocation, je ne me suis jusqu'à présent pas senti une vocation, mais, comme je disais, on n'est jamais à l'abri d'une épiphanie paulinienne... En fait, l'idée du sacerdoce ne me dérangerait pas dans l'idée, mais je suis terrifié à l'idée d'être envoyé prêcher l'Evangile dans une paroisse rurale où il ne se trouve plus de paroissiens, sinon deux grands-mères... c'est malheureusement l'état de la plupart des diocèses de France, où les vocations se comptent sur quelques doigts... Cette réflexion vous prouve une chose : c'est que je n'ai pas la vocation, sinon je ne serais pas effrayé à l'idée de prêcher à des pierres et des oiseaux. Un prêtre se sent appelé en toute circonstance. Comme beaucoup de jeunes catholiques, la vie sacerdotale et/ou monastique attire, mais encore faut-il avoir la conviction intérieure et surnaturelle que nous sommes effectivement appelés par le Christ sur cette voie. Ce n'est, je le crains, pas le cas. Merci pour votre attention.

@Alizee
Merci beaucoup pour votre message, très intéressant. On sent votre expérience, et je partage tout à fait votre analyse. Déjà le fait que le cercle vicieux à vivre à mesure que l'on vieillit est difficile. C'est une souffrance, parmi d'autres, mais c'en est une. Ensuite, je suis d'accord : il faut abandonner les vaines espérances, les attentes romantiques, les relations idéalisées. Mes deux précédentes relations m'ont vacciné de cette idée. Les passions sont trop souvent tendues vers l'auto-destruction : ses promesses ne dépassent pas le stade du sentiment, et dès qu'il s'évanouit, il n'arrive pas à se transformer en un amour raisonnable et stable, et il renie son engagement. A vrai dire, je ne serais même pas contre l'idée d'un mariage de raison, si toutefois les deux personnes sont dans le même état d'esprit et s'estiment beaucoup mutuellement. Enfin, merci pour votre dernier constat, honnête et sincère. Cela me confirme dans l'idée qu'il faut privilégier, si Dieu le veut, la recherche d'un conjoint de la même confession que soi.

Elric
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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Elric » mar. 13 mars 2018, 14:54

Bonjour Giuseppe.

Je pense que la première chose à faire est de clarifier ce que vous souhaitez réellement.
Est-ce vous conformer à l’image du bon croyant que vous vous êtes faite, ou est-ce pouvoir fonder une famille et vivre sereinement votre foi.
Dieu vous a fait naître en un temps et un lieu donné. Il ne vous appartient pas à vous seul de changer tout cela. Si nous sommes tous appelés à la sainteté, veillez à ne pas pécher non plus par excès de rigorisme, en pensant que votre mortification plaira à dieu plus que votre bonheur (et je parle de bonheur réel, pas de simple jouissance). Ce qui plait à dieu c’est un esprit brisé et broyé, pas un esprit de marathonien qui pense que le salut s’achète en suivant le christ non pas par humilité, mais par orgueil.
L’image de la femme idéale (pour vous) que Dieu vous servirait sur un plateau n’existe pas, vous en avez bien conscience. Aimer son prochain, cela passe aussi par accepter le fait que votre future épouse sera peut-être mondaine, non pratiquante, et que votre mission n’est pas forcément de la ramener coûte que coûte sur les bancs de l'Eglise. Je conçois votre attachement à une pratique « traditionnelle », mais veillez à ne pas en faire une idole. Si elle vous aide dans votre foi, c’est très bien, si elle vous coupe de votre prochain, de la possibilité de fonder une famille, alors c’est qu’elle ne porte pas les fruits attendus par Dieu.
J’entends bien les difficultés qui peuvent apparaître lorsqu’on n’est pas exactement sur la même longueur d’onde en terme de pratique religieuse, mais elles ne sont pas plus grandes que celles qui apparaitront avec les difficultés de la vie (et elles sont même généralement bien moindre). De plus, vous vous apercevrez assez rapidement, si vous êtes honnête avec vous-même, si ça colle ou non. Et de ce côté-là, l’âge est plutôt un avantage. On rationalise plus, surtout quand on a déjà eu des expériences amoureuses comme c’est votre cas, à trente ans qu’à quinze.
En parlant de vos expériences passées, vous avez un sacré avantage de votre côté par rapport à ceux qui ont votre âge et n’ont jamais connu personne. Vous n’avez pas cette blessure narcissique, vous savez que vous avez déjà plu, donc que vous pouvez plaire, fondamentalement.
Personnellement, je vous encouragerai à tenter de nouveau les sites de rencontres en étant moins restrictifs dans vos recherches. Surtout, priez. La réponse ne viendra pas forcément de la manière dont vous l’attendez, pas forcément quand vous l’attendrez, mais elle viendra. Priez, et ne fermez pas la porte à l’autre au prétexte qu’il ne pratique pas. Laissez-vous cette chance, mais bien entendu sans vous mentir ni tricher avec vous-même.

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Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Cendrine » mer. 14 mars 2018, 11:13

Bonjour Giuseppe,

Je n'apporterai rien de plus que ce qui vous a été répondu plus haut et que vous-même détenez comme moyens intérieurs et extérieurs, mais je voudrais juste partager une petite annonce que vous connaissez peut-être déjà : celle du père de Joseph Ratzinger notre bien-aimé Pape émérite Benoît XVI.

Voici le lien : https://fr.aleteia.org/2017/10/13/lhist ... e-annonce/

Cela ne vous sera pas très utile en soi, mais peut-être serez-vous rassuré de voir que le temps long regorge souvent de surprises divines... :)

Vous serez dans mes prières.

Raja
Barbarus
Barbarus

Re: Le célibat, encore et toujours...

Message non lupar Raja » dim. 08 avr. 2018, 13:08

Bonjour Giuseppe,

Alors, surtout ne vous découragez pas et abandonnez-vous à la volonté de Dieu. Fiat voluntas tuas. Tout est grâce et ce temps d'attente est un temps de maturation peut-être nécessaire.

Priez bien les saints époux (Martin et autres), et demandez humblement à Dieu de faire sa volonté, dans le mariage ou le célibat si Il le veut. Arrivez à ce détachement intérieur. Ensuite, vu votre attrait pour le mariage il semble que ce soit votre vocation car c'est sans doute un désir profond de fonder une famille, mais après tout, ce n'est qu'un moyen pour marcher à deux vers Dieu vers la sainteté, et non une fin en soi.

Je comprends votre souhait que ce soit une catholique pratiquante, rien que pour l'éducation des enfants dans la foi cela semble raisonnable, mais ne fixez pas de barrière sur le côté "tradi" ou pas, qui n'est pas l'essentiel. Demandez à Dieu de vous conduire vers celle qui vous est destinée et ayez confiance en la providence de Dieu, tout en ne relâchant pas vos efforts. :)

Voilà voilà, bon courage à vous, et je compatis à votre souffrance car aujourd'hui nous catholiques sommes une minorité presque en voie de disparition, surtout en province.


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