La fainéantise, un péché ?

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Laurent L.
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Re: La fainéantise, un péché ?

Message non lupar Laurent L. » mar. 03 août 2010, 0:02

Bonsoir !

Le temps passé à buller est du temps qu'on aurait pu utiliser pour prier, aider, etc. La distraction est nécessaire, mais pas au point de négliger Dieu et le prochain ou bien soi-même, si l'on manque de sommeil ou si on reste tout le temps enfermé.
Par ailleurs, ne dit-on pas que l'oisiveté est la mère de tous les vices ?

Un des remèdes pratiques efficaces est de s'engager à participer à des activités communes : groupe de prière, bénévolat, etc. Cela évite de remettre l'ouvrage à plus tard comme lorsqu'on n'est pas soumis à la contrainte, car d'autres personnes comptent sur nous.

Lors d'une conférence sur l'oraison, un prêtre avait répondu à l'objection "je n'ai pas le temps" par quelque chose comme : "on n'a jamais le temps ; le temps, il faut le prendre". Cela rejoint le message d'Anonymus.

Bien à vous,
Laurent, faignasse patentée. :oops:

CHAPITRE VI. De la paresse, et des remèdes à y opposer.

Le sixième combat se livre contre la paresse. Il est dans la nature de ce vice d'engendrer le dégoût du bien, de produire en l’âme l'engourdissement et de plonger l'esprit dans la tristesse. Il rend enclin au sommeil et à la dissipation, inspire l'horreur de la retraite , l'ennui de la solitude , le mépris et le dédain de ses frères, et ne se plaît en aucun travail , surtout si c'est un travail spirituel, et quelquefois même il porte à s'occuper de quelque oeuvre manuelle afin d'avoir un prétexte de laisser de côté les exercices de l'esprit, l'oraison et autres pratiques semblables. Les conséquences d'un tel vice sont la malice, la joie à former des projets pervers , le désespoir, la pusillanimité, la rancune ou la haine invétérée, la nonchalance dans tout ce qui concerne les commandements de Dieu , et l'effusion de l’âme sur ce qui est défendu.

Le remède souverain contre la paresse, c’est de ne jamais se laisser aller à l'ennui , de courir au-devant en le combattant courageusement , et de le vaincre par le travail. Cependant chacun peul varier ses occupations : tantôt prier, tantôt lire, tantôt méditer, etc. Si une chose ne plaît pas, on peut en faire une autre, et agir vis-à-vis de soi comme on agit vis-à-vis d'un malade dont le goût est gâté et à qui l'on offre toutes sortes d'aliments. Un travail manuel également varié sert aussi contre cet ennui du coeur, et à ce travail vient se joindre, comme un puissant auxiliaire, la componction. En effet, celui qui pleure sur lui-même, dit saint Jean Climaque, ne sait ce que c'est que la paresse (1). Que ce tyran soit donc enchaîné par le souvenir de nos offenses et de nos crimes; qu'il soit mis à mort par le travail des mains et par la méditation sérieuse des récompenses futures.


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